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REMERCIEMENT

De prime à bord, je tiens à remercier mes parents, mes frères et ma sœur pour tout ce
qu’ils ont fait pour moi.

Je remercie également le Cabinet AKESBI de m’avoir accordé l’occasion d’effectuer


mon stage. Je remercie l’ensemble des membres de cette organisation, en particulier, M.
Anasse, qui m’a piloté, informé et guidé avec beaucoup de patience et de gentillesse.

Je tiens aussi à remercier M. BELAMHITOU, enseignant chercheur à l’ENCG-T et


mon encadrant pédagogique.

Enfin, je remercie infiniment Mme Ahlame LAHBIBE qui n’a ménagé aucun effort de
m’encourager et me soutenir tout au long du stage.

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SOMMAIRE

Remerciement.................................................................................................................1
Introduction....................................................................................................................3

CHAPITRE I: DEMARCHE D'ANALYSE FINANCIERE


I. Analyse du compte de produits et charges (C.P.C.)....................................................6
I.1. Elaboration de l'état des soldes de gestion................................................................6
I.1.1. Analyse du Tableau de Formation des Résultats (T.F.R.)......................................7
I.1.2. Capacité d'autofinancement et l'autofinancement...................................................10
I.2. Principaux retraitements de l'état des soldes de gestion............................................12
I.3. Ratios d'activité et de rentabilité...............................................................................13
I.4. Effet de levier financier : analyse endettement – rentabilité......................................15

II. Analyse fonctionnelle du bilan..................................................................................16


II.1. Bilan comptable fonctionnel du plan comptable marocain......................................17
(Approche comptable)
II.2. Le F.R.F., le B.F.G. et la T.N...................................................................................18
II.3. Bilan fonctionnel (Approche économique):..............................................................19
Bilan comptable fonctionnel du P.C.M. près retraitements
II.4. Ratios d'analyse du bilan fonctionnel.......................................................................23

CHAPITRE II: CAS ORTHOMEX SARL


I. Analyse de l'activité et de la rentabilité.......................................................................28
I.1. Détermination des soldes intermédiaires de gestion..................................................28
I.2. Ratios d'activité et de rentabilité...............................................................................31

II. Ratios d'analyse du bilan fonctionnel.......................................................................35

Conclusion......................................................................................................................38
Annexes

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INTRODUCTION

L e stage constitue un pilier fondamental pour la formation de l'étudiant. C'est pour


cette raison que l'Ecole Nationale de Commerce et de Gestion - Tanger lui accorde
une importance particulière. Ainsi, l'étudiant apprend à mettre en place les méthodes et
les outils étudiés et essaie d'acquérir une modeste expérience dans le secteur d'activité
dans lequel opère l'entreprise hôte.

La conciliation Formation-Stage, dans le cadre du stage d'application, invite l'étudiant


à découvrir la pratique des organisations. Il s'agit, en effet, d'étudier un volet spécifique
d'une entreprise soit d'ordre commercial, financier ou technique, etc.

En l'occurrence, ce travail est le fruit d'une collaboration momentanée dans le Cabinet


AKESBI d'expertise comptable, une société à responsabilité limitée sise rue de Fès. Il
s'agit de mener une analyse financière sur le dossier de l'un de ses clients: société
ORTHOMEX.

Ce rapport de stage d'application serait structuré autour de deux chapitres capitaux.


Primo, un essai de présentation de la démarche d'analyse financière. Il serait question
de traiter:
• Des soldes intermédiaires de gestion;
• Des principaux ratios d'activité, de rentabilité, de solvabilité;
• De l'analyse fonctionnelle du bilan ainsi que les ratios corrélatifs.

Secundo, une étude de cas portant sur l'analyse des CPC et des bilans de la société
Orthomex durant trois exercices consécutifs (1997, 1998, 1999).

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CHAPITRE I : DEMARCHE D'ANALYSE FINANCIERE

L’analyse financière permet d’apprécier la santé financière de l’entreprise. Elle étudie


la structure financière, l'équilibre financier et la trésorerie, l'activité, la rentabilité et le
financement de l'entreprise.

L'analyse financière est effectuée soit a posteriori (données historiques et présentes),


soit a priori (prévisions).

La comptabilité est le système d'information sur lequel se base l'analyse financière.


Cette dernière porte sur les documents comptables de synthèse (Bilan, Compte de
Produits et Charges, Etat des Soldes de Gestion, Tableau de Financement, Etat des
Informations Complémentaires).

Les documents comptables présentent une image fidèle de l'entreprise. Ils sont les
documents les plus complets dont disposent les analystes pour juger une entreprise. Mais,
comme toutes les images (même fidèles), les documents comptables ne présentent qu'un
aspect de la réalité. Ils fournissent de très nombreuses images de l'entreprise à destination
d'utilisateurs internes et externes qui n'ont ni le même objectif ni le même regard
(Banquiers, Dirigeants, Associés ou Actionnaires, Expert comptable, Analystes
financiers,…). Les utilisateurs retraitent cette image à l'aide d'informations
complémentaires, l'interprètent, la comparent avec ou avec des normes de référence pour
mieux apprécier la réalité de la situation financière de l'entreprise.

En effet, l'analyse financière permet de:


• dégager des grandeurs, des résultats, des marges, des ratios et de les apprécier;
• fournir des informations sur l'évolution de l'activité et de la rentabilité, sur
l'évolution de la structure financière, de l'équilibre financier et de la trésorerie;
• d'interpréter ces informations, d'effectuer des comparaisons (entre plusieurs exercices
consécutifs et avec d'autres entreprises de même activité) et donc de prendre des
décisions en répondant aux questions suivantes: l'entreprise est-elle rentable? Sa structure

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financière et sa trésorerie sont-elles équilibrées? Quelles sont ses forces, ses faiblesses et
ses potentialités?.

Dans le développement qui suit, il sera traité le diagnostic financier dans son cadre
théorique. Dans un premier lieu, il y aurait une étude assez exhaustive des soldes
intermédiaires de gestion, des principaux retraitements afférents à l'analyse du CPC et des
ratios d'activité et de rentabilité. Dans un second lieu, on focaliserait l'attention sur le
bilan fonctionnel ainsi que les ratios permettant de se faire une appréciation sur la
structure financière et la solvabilité de l'entreprise, le délai de rotation des stocks, le délai
de paiement des clients et des fournisseurs, etc.

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I. ANALYSE DU COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES (C.P.C.)
I.1. ELABORATION DE L'ETAT DES SOLDES DE GESTION
(Etat des soldes de gestion comptable ou avant retraitements)
Deux concepts fondamentaux seront étudiés à savoir: les soldes intermédiaires de
gestion et la capacité d'autofinancement.
ETAT DES SOLDES DE GESTION (E.S.G.)
I. TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS
Exercice du …. au ….
EXERCICE EX. PREC.
1 Ventes de marchandises (en l'état).......................................................................................
2 - Achats revendus de marchandises.......................................................................................
I = MARGE BRUTE SUR VENTE EN L'ETAT.................................................................
II - PRODUCTION DE L'EXERCICE : (3 + 4 + 5)
3 Ventes de biens et services produits....................................................................................
4 Variation de stocks de produits...........................................................................................
5 Immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même ...............................................
III - CONSOMMATION DE L'EXERCICE : (6 + 7)
..............................................................................................................
.............................................................................................................................................
6 Achats consommés de matières et de fournitures................................................................
7 Autres charges externes.......................................................................................................
IV = VALEUR AJOUTEE : (I + II – III)
8 + Subventions d'exploitation...................................................................................................
9 - Impôts et taxes.....................................................................................................................
10 - Charges de personnel
..............................................................................................................
.............................................................................................................................................
V = EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE)...........................................................
Ou
= INSUFFISANCE BRUT D'EXPLOITATION (IBE)
..............................................................................................................
.............................................................................................................................................
11 + Autres produits d'exploitation..............................................................................................
12 - Autres charges d'exploitation...............................................................................................
13 + Reprises d'exploitation, transferts de charges......................................................................
14 - Dotations d'exploitation.......................................................................................................
VI = RESULTAT D'EXPLOITATION (+ ou -)......................................................................
VII ± RESULTAT FINANCIER................................................................................................
VIII = RESULTAT COURANT (+ ou -)
.................................................................................
.................................................................................
................................................................................................................
IX ± RESULTAT NON COURANT.........................................................................................
- Impôt sur les résultats..........................................................................................................
X = RESULTAT NET DE L'EXERCICE (+ ou -).................................................................

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II. CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT – AUTOFINANCEMENT

EXERCICE EX. PREC.


1 Résulta net de l'exercice......................................................................................................
*Bénéfice (+)
*Perte (-)
2 + Dotations d'exploitation (1).................................................................................................
3 + Dotations financières (1).....................................................................................................
4 + Dotations non courantes (1).................................................................................................
5 - Reprises d'exploitation (2)...................................................................................................
6 - Reprises financières (2).......................................................................................................
7 - Reprises non courantes (2) (3).............................................................................................
8 - Produits des cessions d'immobilisations..............................................................................
9 + Valeur nette d'amortissement des immobilisations cédées..................................................
I = CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT..........................................................................
10 - Distribution de bénéfices
..............................................................................................................

II = AUTOFINANCEMENT...................................................................................................
(1) A l'exclusion des dotations relatives aux actifs et passifs et circulants et à la trésorerie.
(2) A l'exclusion des reprises relatives aux actifs et passifs circulants et à la trésorerie.
(3) Y compris reprises sur subventions d'investissement.

I.1.1. Analyse du Tableau de Formation des Résultats (T.F.R.) : Tableau des Soldes
Intermédiaires de Gestion.

• Le compte de produits et charges permet de calculer différents "soldes


intermédiaires de gestion" qui caractérisent les étapes de la formation du résultat net de
l'exercice: (Marge brute sur ventes en l'état, Production de l'exercice, Valeur ajoutée,
Excédent brut d'exploitation, Résultat d'exploitation, Résultat financier, résultat courant,
Résultat non courant, Résultat net de l'exercice).

• Ces soldes intermédiaires de gestion sont présentés dans le tableau de formation des
résultats (1ère partie de l'Etat des Soldes de Gestion).

• Les soldes intermédiaires de gestion (S.I.G.) constituent un outil d'analyse de l'activité


et de la rentabilité de l'entreprise.

• Le calcul des S.I.G. permet:

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- d'apprécier la richesse créée ou générée par l'activité de l'entreprise;
- de montrer la répartition de cette richesse créée entre les salariés et les
organismes sociaux, l'Etat et les apporteurs de capitaux (propriétaires, prêteurs) et
l'entreprise elle-même;
- de comprendre la formation des résultats et de suivre dans le temps et dans
l'espace l'évolution de la performance et de la rentabilité de l'activité de l'entreprise.

• L'étude et l'analyse des soldes intermédiaires de gestion doit être effectuée après
retraitements (corrections) et complétée par le calcul et l'interprétation des ratios
d'activité et de rentabilité.

Les soldes intermédiaires de gestion du tableau de formation des résultats:


Soldes intermédiaires Signification, calcul et intérêt
de gestion
MARGE BRUTE SUR La marge brute sur vente ne concerne que les entreprises commerciales
ou la partie d'activité purement commerciale des entreprises
VENTES (EN L'ETAT)
industrielles (activité commerciale signifie l'achat et la vente de
marchandises en l'état, sans aucune transformation). Elle permet le
calcul du taux de marge (Taux de marge = Marge brute sur ventes /
Ventes de marchandises).
Marge brute sur ventes = Vente de marchandises – Achats revendus
de marchandises.
Ce calcul global étant toutefois plus significatif s'il est effectué pour
chaque catégorie de marchandises vendues. Les distorsions entre
l'évolution des prix de vente et des prix d'achat sont des facteurs qui
influencent le taux de marge brute sur vente.
L'évolution dans le temps de cet indicateur est à suivre et à surveiller
avec une grande attention car la moindre baisse du taux de marge
entraîne souvent des baisses considérables de résultat.
Le taux de marge d'une entreprise est à comparer avec le taux de marge
de la branche ou du secteur d'activité. Il permet à l'entreprise de se
situer et d'apprécier sa politique commerciale.

PRODUCTION DE La production de l'exercice concerne les entreprises industrielles ou


prestataires de services. C'est un indicateur qui permet d'évaluer le
L'EXERCICE
niveau d'activité de production de l'entreprise. Il reflète donc l'activité
productrice de la période, ce que l'entreprise a fabriqué et vendu
(Ventes de biens et services produits), ce qu'elle a fabriqué et qui reste
en stock (Variation des stocks des produits) et ce qu'elle a fabriqué pour
elle-même (Immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même.
Production de l'exercice = Ventes de biens et services produits ±
Variation des stocks de produits + Immobilisations produites par
l'entreprise pour elle-même.
L'évolution de cet indicateur est à analyser dans le temps et par rapport

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au secteur d'activité pour juger les effets de la politique de production,
commerciale et stockage.
VALEUR AJOUTEE La valeur ajoutée mesure le surplus de richesse créé par l'entreprise
dans l'exercice de son activité. C'est la différence entre la Production et
(V.A.)
la consommation de l'exercice. Pour les entreprises dont une partie (ou
la totalité) de l'activité est commerciale, la Marge brute sur vente (en
l'état) s'ajoute à la production de l'exercice.
Valeur ajoutée = Marge brute sur vente (en l'état) + Production de
l'exercice – Consommation de l'exercice.
La valeur ajoutée est un indicateur qui marque le rapprochement entre
la comptabilité privée et la comptabilité nationale (elle permet de relier
l'analyse macro-économique et l'analyse micro-économique). Elle
mesure, en effet, l'apport réel de l'entreprise à l'économie.
L'évolution dans le temps de cet indicateur (Taux de variation de la
valeur ajoutée par rapport à l'exercice précédent en pourcentage) permet
de mesurer la croissance ou la régression de l'entreprise. Le taux de
variation ou de croissance de la V.A. est à rapprocher du taux de
rentabilité financière de l'entreprise.
La V.A. mesure le degré d'intégration des activités de l'entreprise et la
richesse créée. L'intégration du processus de production augmente le
taux de la V.A. et le recours à la sous-traitance le diminue.
Taux de V.A. = V.A. / (Production + Ventes de marchandises).
La V.A.. permet d'analyser le partage ou la répartition des revenus au
sein de l'entreprise entre le personnel et les organismes sociaux
(Charges de personnel), l'Etat (Impôts et taxes + Impôts sur les résultats
– Subventions d'exploitation), les Prêteurs (Charges d'intérêt), les
Associés ou Actionnaires (Dividendes) et l'entreprise elle-même
(Dotations aux amortissements et aux provisions, Bénéfice mis en
réserves).
EXCEDENT BRUT L'excédent brut d'exploitation est un indicateur de rentabilité
D'EXPLOITATION économique. C'est la rémunération du facteur capital. L'E.B.E. est la
(E.B.E.) ressource générée par l'exploitation de l'entreprise indépendamment de
la politique d'investissement et de renouvellement des immobilisations
(dotations aux amortissements), de la politique de financement (charges
financières), de la politique fiscale (impôt sur les résultats) et des
éléments non courants. En ce sens, il est très utile dans les
comparaisons interentreprises.
E.B.E. = Valeur ajoutée + Subventions d'exploitation – Impôts et
taxes – Charges de personnel.
Si le solde est négatif, il s'agira d'une insuffisance brute d'exploitation
(I.B.E.).
L'E.B.E. permet de calculer:
- le taux de rentabilité des capitaux investis ou de rentabilité
économique (E.B.E. / Ressources permanentes ou stables);
- le poids des charges financières ou de l'endettement de l'entreprise
(Charges d'intérêt / E.B.E.);
- la part de richesse qui sert à rémunérer les apporteurs de capitaux et
à renouveler le capital investi (E.B.E. / V.A.);
- le taux de marge brute d'exploitation (E.B.E. / C.A. H.T.).
Notons que l'E.B.E. représente un flux de trésorerie potentiel générée
par l'exploitation. Il sert de base de calcul pour la capacité
d'autofinancement (C.A.F.), pour l'excédent de trésorerie d'exploitation
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et pour toutes les prévisions de la trésorerie.

RESULTAT Le résultat d'exploitation figure à la fois dans le compte de produits et


D'EXPLOITATI charges en liste (Résultat d'exploitation = Total produits d'exploitation –
ON Total charges d'exploitation) et dans l'état des soldes de gestion
(Résultat d'exploitation calculé à partir de l'E.B.E.).
Résultat d'exploitation = EBE + Autres produits d'exploitation –
Autres charges d'exploitation + Reprises d'exploitation – Transferts
de charges – Dotations d'exploitation.
Le résultat d'exploitation mesure les performances industrielles et
commerciales de l'entreprise indépendamment de sa politique financière
et des opérations non courantes. Il permet de calculer le taux de
rentabilité économique (Résultat d'exploitation / Actif économique).
RESULTAT Le résultat financier mesure la rentabilité des opérations financières.
FINANCIER C'est la différence entre les produits financiers et les charges
financières:
Résultat financier = Produits financiers – Charges financières.
RESULTAT Le résultat courant constitue la synthèse des opérations courantes,
COURANT ordinaires ou habituelles de l'entreprise (opérations d'exploitation et
opérations financières). Il mesure, en effet, la performance de l'activité
d'exploitation et financière de l'entreprise indépendamment des
opérations non courantes et de la politique fiscale.
Résultat courant = Résultat d'exploitation + Résultat financier.
Sa comparaison avec le résultat d'exploitation montre l'incidence de la
politique financière sur la formation du résultat.
RESULTAT NON Le résultat non courant mesure le résultat des opérations
COURANT exceptionnelles de l'entreprise. Ce résultat n'est pas censé se reproduire.
Il mérite un approfondissement s'il est significatif.
Résultat non courant = Produits non courants – charges non
courantes.
On peut calculer:
Résultat avant impôt = Résultat courant ± Résultat non courant.
RESULTAT NET DE Le résultat net de l'exercice est le dernier résultat obtenu en corrigeant
L'EXERCICE le résultat courant des opérations non courantes et déduisant l'impôt sur
le résultat. Il indique ce qui reste à la disposition de l'entreprise après
paiement de l'impôt sur les résultats.
Résultat net de l'exercice = Résultat courant + Résultat non courant –
Impôt sur les résultats.
Le résultat net de l'exercice permet de calculer la rentabilité financière
ou rentabilité des capitaux propres (Résultat net de l'exercice / Capitaux
propres).

I.1.2. La capacité d'autofinancement et l'autofinancement:


*La capacité d'autofinancement
• L'entreprise a des besoins de financement (par exemple pour financer l'acquisition
d'immobilisations, …). Pour financer ses besoins, l'entreprise dispose de ressources
externes (augmentation de capital par apports, emprunts, subventions d'investissement),
mais surtout elle génère grâce à son activité une capacité d'autofinancement;

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• La capacité d'autofinancement représentent donc les ressources internes générées par
l'activité de l'entreprise durant un exercice;

• La capacité d'autofinancement est un flux de trésorerie potentiel dégagé par l'activité


propre de l'entreprise au cours d'un exercice. Elle trouve sa source essentielle dans
l'excédent brut d'exploitation, excédent de trésorerie potentiel dégagé par les opérations
d'exploitation;

• La capacité d'autofinancement permet d'accroître les investissements, d'augmenter le


fonds de roulement, de rembourser les emprunts, de rémunérer les associés et de mesurer
l'indépendance financière de l'entreprise;

• La capacité d'autofinancement (C.A.F.) se calcule à l'aide de deux méthodes:

*Méthode additive (celle retenu par le plan comptable marocain) qui permet de
calculer la C.A.F. à partir du résultat net de l'exercice;

*Méthode soustractive qui permet de calculer la C.A.F. à partir de l'excédent brut


d'exploitation.

Calcul de la CAF à partir de l'EBE (Méthode soustractive)


EXERCICE EX. PRECEDENT
Excédent brut d'exploitation (E.B.E.)……………..
Ou
Insuffisance brut d'exploitation (I.B.E.)…………..
+ Autres produits d'exploitation…………………..
+ Reprises d'exploitation sur éléments circulants…
+ Transferts de charge (d'exploitation)……………
- Autres charges d'exploitation……………………
- Dotations d'exploitation sur éléments circulants...
+ Produits financiers (1)…………………………..

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- Charges financières (3)………………………….
+ Produits non courants (1) (2)……………………
- Charges non courants (3) (4)…………………….
- Impôt sur les résultats…………………………...
= CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT……..
(1) Sauf les reprises relatives au financement permanent et à l'actif immobilisé
(2) Sauf les produits des cessions d'immobilisations
(3) Sauf les valeurs nettes d'amortissement des immobilisations cédées
(4) Sauf les dotations relatives au financement permanent et à l'actif immobilisé

*L'autofinancement

L'autofinancement représente les ressources internes générées par l'activité et laissées


à la disposition de l'entreprise pour s'autofinancer:

Autofinancement = Capacité d'autofinancement – Distribution de bénéfices

I.2. PRINCIPAUX RETRAITEMENTS DE L'ETAT DES SOLDES DE GESTION


Les retraitements de l'état des soldes de gestion sont multiples et peuvent être résumés
comme suit:
Postes à retraiter Retraitements à effectuer
Redevances de crédit-bail Elles sont déduites des "Autres charges externes"
pour être ventilées en:
*Dotations d'exploitation aux amortissements;
*Charges financières (charges d'intérêt).
Rémunérations du personnel Elles sont déduites des "Autres charges externes"
extérieur à l'entreprise pour être réintégrer dans les "Charges de personnel".
Subventions d'exploitation Elles sont considérées comme compléments du prix
de vente et doivent à ce titre venir en accroissement
du chiffre d'affaires.
Transferts de charge Ils sont à déduire des charges (d'exploitation,
(d'exploitation, financières et non financières et non courantes) concernées. Ce
courantes) retraitement n'est cependant possible que si les
informations de l'ETIC sont disponibles.
La sous-traitance On reclasse les charges de sous-traitance en "Achats
de matières et fournitures" et en "Charges de
personnel".

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I.3. RATIOS D'ACTIVITE ET DE RENTABILITE
• Un ratio est un rapport entre deux grandeurs (ou postes du Bilan, du CPC,…)
significatives ayant pour but de donner des informations utiles à l'analyse financière. Les
postes du numérateur et du dénominateur de chaque ratio doivent être homogènes. Pour
permettre de porter un jugement, les ratios ne doivent pas être étudiés individuellement.
L'analyse des ratios d'une entreprise doit tenir compte de sa forme juridique, de son
organisation, de sa taille, de son activité, de ses ressources matérielles et humaines et de
son environnement. Les ratios d'une entreprise doivent être analysés dans le temps
(évolution durant trois exercices consécutifs) et dans l'espace (comparaison avec des
ratios d'autres entreprises de secteur d'activité identique) et par référence à des ratios
"standards". On distingue les ratios de structure, les ratios de liquidité et de
solvabilité, les ratios d'activité, les ratios de rentabilité et les ratios boursiers.

• L'étude des ratios d'activité et de rentabilité complète celle des soldes de gestion. Ces
ratios permettent de suivre et de mesurer l'évolution de l'activité, de la productivité, de la
rentabilité et des performances réalisées par une entreprise.

TABLEAU DES RATIOS D'ACTIVITE ET DE RENTABILITE


Branche, Secteur
Dénomination du ratio Formule N-2 N-1 N d'activité ou
Normes
Taux de croissance du CA (N) – CA (N – 1)

chiffre d'affaires (C.A.) CA (N - 1)


Taux de croissance de la P (N) – P (N - 1)
Production (P)
P (N - 1)

Taux de croissance de la VA (N) – VA (N - 1)


Valeur Ajoutée (V.A.)
VA (N - 1)

Taux de Valeur Ajoutée VA

Ventes de marchandises

Chiffre d'affaires par tête CA

Effectif

V.A. par tête (productivité VA


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du travail)
Effectif

Répartition de la V.A. (au Charges de personnel


personnel ou au facteur
VA
travail)
Répartition de la V.A. (à Impôts et taxes + IS - subv. d'exp.
l'Etat)
VA

Répartition de la V.A. (au


facteur capital)
VA

Répartition de la V.A. Charges d'intérêt


(aux organismes
VA
financiers ou aux
prêteurs)
Répartition de la V.A. Dividendes
(aux associés ou
VA
actionnaires)
Répartition de la V.A. Dotations aux amortissements
(aux amortissements)
VA
Répartition de la V.A. (à Autofinancement
l'autofinancement)
VA

Délai de rotation des Stock moyen de marchandises x 360


stocks de marchandises
Achats revendus de marchandises

Durée moyenne du crédit (Clients et cptes rat. – Clts. Créd.) x 360


Clients
Chiffre d'affaires T.T.C.
Durée moyenne du crédit (Feurs et cptes rat. – Feurs déb.) x 360
Fournisseurs
achats et autres charges externes T.T.C.

Rotation de l'actif CA

Actif total

Rotation des capitaux CA


propres
Capitaux propres

Poids de l'endettement (ou Charges financières


poids des charges
EBE
financières)
Taux de marge brute sur Marge brute sur vente

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vente Ventes de marchandises H.T.

Taux de marge brute EBE


d'exploitation
CA H.T.

Taux de rentabilité Résultat d'exploitation


commerciale
CA H.T.

Taux de marge nette Résultat net

CA H.T.

Taux de marge disponible Résultat courant

CA H.T.

Taux de rentabilité des EBE


ressources stables
Ressources stables

Taux de rentabilité Résultat d'exploitation


économique
Actif économique

Taux de rentabilité Résultat net de l'exercice


financière
Capitaux propres

I.4. EFFET DE LEVIER FINANCIER : ANALYSE ENDETTEMENT -


RENTABILITE
La recherche de l'indépendance et de la sécurité financières de l'entreprise est obtenue
par une réduction de l'endettement. Cependant, la croissance et la rentabilité de
l'entreprise sont facilitées par le recours à l'endettement. il est nécessaire d'établir un
équilibre permettant à l'entreprise de réaliser ses objectifs en rentabilisant ses capitaux
investis afin de rémunérer les apporteurs de fonds.

La rentabilité de l'entreprise se mesure à l'aide du taux de rentabilité économique et


du taux de rentabilité financière (ou taux de rentabilité des capitaux propres).
Le mécanisme du levier financier permet de mesurer l'effet positif ou négatif de
l'endettement sur la rentabilité de l'entreprise en comparant le coût de l'endettement (taux
d'intérêt des emprunts) au taux de rentabilité économique:

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*Taux de rentabilité économique > Taux d'intérêt des emprunts → Augmentation
du taux de rentabilité financière.
L'accroissement de l'endettement améliore le rentabilité financière de l'entreprise. L'effet
de levier financier joue dans un sens favorable.

*Taux de rentabilité économique < Taux d'intérêt des emprunts → Diminution


du taux de rentabilité financière.
L'accroissement de l'endettement diminue la rentabilité financière de l'entreprise. L'effet
de levier financier joue dans un sens défavorable.

*Taux de rentabilité économique = Taux d'intérêt des emprunts → Taux de


rentabilité financière maintenu.
Quelque soit le niveau de l'endettement, la rentabilité financière de l'entreprise reste
inchangée.

II. ANALYSE FONCTIONNELLE DU BILAN


• Le bilan est un document comptable qui représente la situation patrimoniale de
l'entreprise à une date donnée. Il regroupe:
- les ressources de l'entreprise, l'origine des fonds ou encore les moyens de
financement;
- les emplois, l'utilisation des fonds ou encore les besoins de financement.

• Le bilan comptable est l'outil de base de l'analyse financière. Une lecture simple du
bilan permet de mesurer le risque financier que prend la fournisseur de fonds (associés ou
actionnaires, banquiers, fournisseurs d'exploitation,…). Une lecture approfondie du bilan
permettra d'apprécier la structure et l'équilibre financiers, l'endettement et la rentabilité
financière de l'entreprise, et ce, en se basant sur d'autres ressources d'information
notamment l'ETIC.

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• L'analyse du bilan se révèle complexe et riche de renseignements. Pour mener à son
diagnostic financier, l'analyste qu'il soit externe (banquier, fournisseur, associé ou
actionnaire, client,…) ou interne (chef de l'entreprise, expert comptable, directeur
financier) se procura généralement des bilans successifs de plusieurs exercices fin de
dégager un tendance. La plupart des analystes travaillent sur des bilans après répartition.
Cependant, le Plan comptable adopte une approche sur des bilans avant répartition.

• L'étude du bilan peut se faire selon une approche fonctionnelle (optique de l'analyste
interne: Expert comptable) ou selon une approche patrimoniale (optique de l'analyste
externe: Banquier). L'expert comptable cherche à appréhender le fonctionnement de
l'entreprise. Il travaillent généralement à partir du système d'informations comptable régi
par le Plan comptable. Le banquier à travers une approche différente (non comptable)
cherche à apprécier la rentabilité, la structure financière et la solvabilité de l'entreprise.

Les deux approches fonctionnelle et patrimoniale ne s'opposent pas, tout dépend de


celui qui porte le regard sur l'entreprise. Ces approches sont parfois même
complémentaires.

II.1. BILAN COMPTABLE FONCTIONNEL DU PLAN COMPTABLE


MAROCAIN (Approche comptable)
Le bilan comptable du plan comptable marocain est un bilan fonctionnel. Il a pour but
d'expliquer le fonctionnement de l'entreprise. la présentation de ce bilan repose sur les
notions de cycles financiers (ou fonctions) et de stabilité des ressources et des emplois:
cycle d'investissement, cycle de financement, cycle d'exploitation, ressources stables,
ressources non stables (ou circulantes), emplois stables, emplois non stables (ou
circulants).

Dans ce cadre, le cycle d'exploitation est fondamental. Il génère un besoin financier


appelé Besoin de Financement Global (BFG).

BILAN COMPTABLE FONCTIONNEL DU P.C.M (en grandes masses)


17
Actif immobilisé Financement permanent

Actif circulant (hors trésorerie) Passif circulant (hors trésorerie)

Trésorerie - Actif Trésorerie - Passif

Actif Passif

II.2. LE FONDS DE ROULEMENT FONCTIONNEL (F.R.F.), LE BESOIN DE


FINANCEMENT GLOBAL (B.F.G.) ET LA TRESORERIE NETTE (T.N.)

*Fonds de roulement fonctionnel


Par le haut du bilan
Fonds de Roulement Fonctionnel = Financement Permanent – Actif immobilisé.
Par le bas du bilan
Fonds de Roulement Fonctionnel = Actif circulant (hors trésorerie) + Trésorerie (Actif)
– Passif circulant(hors trésorerie) – Trésorerie (Passif).

*Besoin de Financement Global


Besoin de Financement Global = Actif circulant (hors trésorerie) – Passif circulant (hors
trésorerie).

*Trésorerie Nette
Trésorerie Nette = Trésorerie (Actif) – Trésorerie (Passif)
Ou
Trésorerie Nette = Fonds de Roulement Fonctionnel – Besoin de Financement Global.
II.3. BILAN FONCTIONNEL (APPROCHE ECONOMIQUE): Bilan comptable
fonctionnel du P.C.M. près retraitements
Bilan fonctionnel après retraitements en grandes masses:

Actif immobilisé (ou Emplois stables) Financement permanent


Y compris crédit-bail (ou Ressources stables)

18
Actif circulant (H. Tré.) d'exploitation Passif circulant (H. Tré.) d'exploitation

Actif circulant (H. Tré.) hors exploitation Passif circulant (H. Tré.) hors exploitation

Trésorerie-Actif Trésorerie-Passif

Actif (Bilan fonctionnel) Passif (Bilan fonctionnel)

*L'Actif du bilan fonctionnel comprend:


- Les emplois stables (ou Actif immobilisé)
- Les emplois circulants : Actif circulant (H. Tré.) d'exploitation + Actif circulant (H.
Tré.) hors exploitation + Trésorerie-Actif.

*Le Passif du bilan fonctionnel comprend:


- Les ressources stables (ou Financement permanent);
- Les ressources circulantes : Passif circulant (H. Tré.) d'exploitation + Passif circulant
(H. Tré.) hors exploitation + Trésorerie-Passif.

N.B.:
- Il est possible dans cette présentation du bilan fonctionnel en grandes masses de
retenir l'actif immobilisé en brut et d'ajouter les amortissements et les provisions sur
l'actif immobilisé dans le financement permanent (Ressources propres). Cette
présentation est conforme aux principes du Plan comptable marocain (P.C.M.) retenus
pour le calcul de la capacité d'autofinancement (C.A.F.);

• Il possible également dans cette présentation de distinguer entre l'actif immobilisé


d'exploitation et l'actif immobilisé hors exploitation.
LES PRINCIPAUX RETRAITEMENTS A EFFECTUER POUR PASSER DU BILAN
COMPTABLE FONCTIONNEL DU P.C.M. (APPROCHE COMPTABLE) AU BILAN
FONCTIONNEL (APPROCHE ECONOMIQUE):
La décomposition de l'actif et du passif circulant (hors trésorerie) en éléments
d'exploitation et hors exploitation
Liés à l'exploitation Hors exploitation

19
ACTIF CIRCULANT (hors trésorerie)
. Stocks X
...............................................................................
X

. Fournisseurs débiteurs, avances et acomptes....... X

. Clients et comptes rattachés................................. X

. Personnel X
............................................................................... X X
X
. Comptes d'associés
............................................................................... X X
............................................................................... X
................................................................................
. Etat.......................................................................
. Autres débiteurs X
............................................................................... X
...............................................................................
............................................................................... X
................................................................................
X
. Comptes de régularisation-actif
............................................................................... X X
...............................................................................
............................................................................... X
................................................................................ X
. Titres et valeurs de placement X X
...............................................................................
X X
PASSIF CIRCULANT (hors trésorerie)
. Fournisseurs et comptes rattachés
...............................................................................

. Clients créditeurs, avances et acomptes


...............................................................................

. Personnel..............................................................
. Organismes sociaux..............................................
. Etat.......................................................................
. Comptes d'associés...............................................
. Autres créanciers..................................................
. Comptes de régularisation-passif.........................
. Autres provisions pour risques et charges............

20
Les retraitements des éléments hors bilan : le crédit-bail
Eléments hors Retraitements à effectuer
bilan
Crédit-bail • Assimilation de la valeur nette comptable de l'immobilisation
financée par le crédit-bail à un emplois stable (Actif
immobilisé);
• Assimilation de l'équivalent de la valeur nette de
l'immobilisation financée par crédit-bail à une ressource stable
(Financement permanent). Il s'agit d'un emprunt fictif
(initialement égale à la valeur d'origine, amorti sur la durée du
contrat du crédit-bail) à retenir net dans les dettes de
financement.

N.B.: Le crédit-bail doit être retraité également dans le Compte de produits et charges
(C.P.C.) et dans l'Etat des soldes de gestion (E.S.G.).

Bilan fonctionnel en grandes masses ou condensé (Actif)


EXERCICE EXERCICE Variation
Actif
Valeur % Valeur % Valeur %
Actif immobilisé ( ou Emplois stables)........................
Actif circulant (H. Tré.) + Trésorerie-Actif..............
(ou Emplois circulantes)
. Actif circulant (hors trésorerie)............................
- d'exploitation.................................................
- hors exploitation.............................................
. Trésorerie-actif.....................................................

Bilan fonctionnel en grandes masses ou condensé (Passif)

EXERCICE EXERCICE Variation


Actif
Valeur % Valeur % Valeur %
Financement permanent ( ou Ressources stables)......
Passif circulant (H. Tré.) + Trésorerie-Passif...........
(ou Ressources circulantes)
. Passif circulant (hors trésorerie)..........................
21
- d'exploitation.................................................
- hors exploitation.............................................
. Trésorerie-passif...................................................

Tableau d'équilibre financier (Approche fonctionnelle du bilan)


Exercice Exercice Variation
Valeur Valeur Valeur %
Financement permanent (Ressources stables)........
-
Actif immobilisé (Emplois stables)........................
=
Fonds de roulement fonctionnel (F.R.F.)...........
VERIFICATION
Emplois circulants..................................................
-
Ressources circulantes............................................
=
Fonds de roulement fonctionnel (F.R.F.)...........
Actif circulant (H. très.) d'exploitation..................
-
Passif circulant (H. très.) d'exploitation.................
=
Besoin de financement d'exploitation (B.F.E.). .
Actif circulant (H. très.) hors exploitation.............
-
Passif circulant (H. très.) hors exploitation............
=
Besoin de financement hors exploitation............
(B.F.H.E.)
Besoin de financement d'exploitation (B.F.E.)......
+
Besoin de financement hors exploitation...............
(B.F.H.E.)
=
Besoin de financement global (B.F.G.)...............
Trésorerie-Actif......................................................
-
Trésorerie-Passif.....................................................
=

Trésorerie nette (T.N.).........................................


VERIFICATION
Fonds de roulement fonctionnel (F.R.F.)...............
-
Besoin de financement global (B.F.G.)..................
=
Trésorerie nette (T.N.).........................................

22
RELATIONS EN F.R.F., B.F.G. ET T.N. (Situations d'équilibre financier)
ENTREPRISES A BESOINS DE FINANCEMENT
Les BFG constatés sont entièrement financés par des
BFG +
FRF + ressources permanentes (FRF +) dot l'importance permet de
TN +
dégager des disponibilités dont il convient de rechercher si
elles ne recouvrent pas un sous-emploi de capitaux.
Les BFG sont financés, partie par des ressources
FRF + permanente (FRF +), partie par un excédent des crédits
BFG +
bancaires courants (Trésorerie-passif) sur les disponibilités
TN - (Trésorerie-actif).

Les crédits bancaires courants (Trésorerie-passif) couvrent


FRF -
TN - une partie des actifs immobilisés, les BFG et les
disponibilités. Cette situation est mauvaise si elle n'est pas
BFG +
occasionnelle et exige de reconsidérer les structures de
financement.
ENTREPRISES A RESSOURCES DE FINANCMENT
Les ressources induites par le cycle d'exploitation s'ajoutent
FRF + à un excédent de ressources permanentes (FRF +) pour
TN + dégager un excédent de liquidités important dont il est utile
BFG - de juger s'il ne recouvre pas un sous-emploi de capitaux.

Les ressources issues du cycle d'exploitation couvrent un


FRF - excédent de liquidités, éventuellement excessives, mais
BFG - encore de l'actif immobilisé (FRF -). Les fournisseurs et les
TN + avances de la clientèle financent le cycle mais aussi une
partie des immobilisations. Un renforcement des ressource
stables est à examiner.
Les ressources permanentes ne couvrent qu'une partie de
BFG - l'actif immobilisé (FRF -) et leur insuffisance est compensée
FRF - par les fournisseurs, les avances de la clientèle et les crédits
TN - bancaires courants. La dépendance financière externe de
l'entreprise est grande et la structure des financements est à
revoir.

II.4. RATIOS D'ANALYSE DU BILAN FONCTIONNEL


Tableau des ratios d'analyse du bilan fonctionnel
NATURE DU RATIO FORMULE N- 2 N-1 N
Immobilisation de l'actif Actif immobilisé

23
Total Actif

Liquidité de l'actif Actif circulant (h.t.) + trésorerie-actif

Total Actif

Financement de l'actif immobilisé Financement permanent

Actif immobilisé

Autonomie financière Ressources propres

Endettement

Capacité de remboursement Dettes financières

CAF

Financement de l'actif circulant FRF


(H. trés.) et de la trésorerie-actif
par le FRF Actif circulant (h.t.) + trésorerie-actif

Financement du BFG par le FRF FRF

BFG

Financement du BFG par le TN TN

BFG

FRF en jours du chiffre d'affaires FRF x 360


(H.T.)
Chiffre d'affaires H.T.

BFG en jours du chiffre d'affaires BFG x 360


(H.T.)
Chiffre d'affaires H.T.

TN en jour du chiffre d'affaires TN x 360


(H.T.)
Chiffre d'affaires H.T.

Rotation des stocks Stock moyen de marchandises x 360

Achats revendus de marchandises

Durée moyenne du crédit clients (Clients et cptes rat. – Clts. Créd.) x 360

Chiffre d'affaires T.T.C.

Durée moyenne du crédit (Feurs et cptes rat. – Feurs déb.) x 360


fournisseurs
achats et autres charges externes T.T.C.

24
CHAPITRE II : CAS ORTHOMEX SARL

Au cours de mon stage, j'ai eu l'occasion de travailler sur plusieurs dossiers à la fois.
Les tâches qui m'ont été assignées consiste en la passation des écritures comptables, la
déclaration de la TVA et la comptabilité des salaires. Il s'agissait d'une diversité de
dossiers qui m'ont permis de se faire une idée générale sur les rouages et les mécanismes
comptables propres à des entreprises opérant dans différents secteurs d'activité. En fait,
parmi ces dossiers, figure celui de la société Orthomex.

L'étude ci-après a pour objet d'analyser la situation financière de cette organisation. La


démarche à emprunter s'articule autour de trois axes principaux :

 Analyse de l'activité et de la rentabilité (Soldes de gestion, ratios d'activité et de


rentabilité);

 Analyse de l'équilibre financier, de la trésorerie, de la solvabilité et du financement


(Grandeurs d'équilibre financier du bilan, ratios de structure, de liquidité, de
solvabilité, etc.);

 Note de synthèse du diagnostic financier.

ORTHOMEX est une société à responsabilité limitée au capital de cent mille de


Dirhams, sise au boulevard Med V Résidence Mandar Jamil et dont l'activité consiste en
la commercialisation des tissus pour confection. Les états financiers (Bilans et CPC) de
l'entreprise durant trois exercices (1997,1998 et 1999) sont donnés ci—dessous1.

1
Voir annexe I.
25
Bilan de la société ORTHOMEX SARL
ACTIF 31/12/1997 31/12/1998 31/12/1999
ACTIF IMMOBILISE (I)............................................. 5250,00 3500,00 1250,00
Immobilisations en non valeurs....................................... 7000,00 7000,00 7000,00
- Amortissements......................................................... - 1750,00 - 3500,00 - 5250,00
Immobilisations corporelles............................................
Immobilisations financières.............................................
ACTIF CIRCULANT (Hors trésorerie) (II)............... 74641,65 70380,10 12997,40
Stocks............................................................................... 35376,25 28933,70
. Marchandises............................................................... 35376,25 28933,70
Créances de l'actif circulant........................................... 39265,40 41446,40 12997,40
. Clients et comptes rattachés......................................... 26268,00 28449,00
. Divers débiteurs........................................................... 12997,40 12997,40 12997,40
TRESORERIE (III)....................................................... 10990,34 3689,50 32859,22
Trésorerie-Actif................................................................ 10990,34 3689,50 32859,22
. Banque, TG et CCP..................................................... 2792,46 272,46 272,46
. Caisse, régies d'avances et accréditifs......................... 8197,88 3417,04 32859,22
TOTAL GENERAL (I + II + III)................................. 90881,99 77569,60 49356,62
PASSIF 31/12/1997 31/12/1998 31/12/199
9
FINANCEMENT PERMANENT (I)........................... 68199,95 41982,39 31910,36
Capitaux propres............................................................. 68199,95 41982,39 31910,36
. Capital social............................................................... 10000,00 100000,00 100000,00
. Report à nouveau et résultat en instance d'affectation. 6064,25 - 31800,05 - 58017,61
. Résultat net de l'exercice............................................. - 37864,30 - 26217,56 - 10072,03
PASSIF CIRCULANT (Hors trésorerie) (II)............. 22682,04 35587,21 17446,26
Dettes du passif circulant................................................ 22682,04 35587,21 17446,26
. Fournisseurs et comptes rattachés............................... 2436,79
. Comptes d'associés...................................................... 12000,00 21908,00
. Créanciers divers......................................................... 7778,73 12874,81 17446,26
. Comptes de régularisation-passif................................. 466,52 804,40
TRESORERIE (III).......................................................
Trésorerie—passif............................................................
TOTAL GENERAL (I + II + III)................................. 90881,99 77569,60 49356,62
Compte de produits et charges de ORTHOMEX SARL

1997 1998 1999

26
PRODUITS COURANTS

Produits d'exploitation....................................................... 138333,34 117667,50 23191,67

138333,34 117667,50 23191,67


• Ventes de marchandises.................................................

Produits financiers.............................................................
TOTAL I 138333,34 117667,50 23191,67
CHARGES COURANTES

Charges d'exploitation....................................................... 175785,64 143768,26 33263,70

140502,19 109235,71 28933,70


• Achats revendus de marchandises..................................
685,60 800,56 - 170,00
• Achats consommés de matières et fournitures...............
12893,25 12348,44 300,00
• Autres charges externes..................................................
754,60 433,55
• Impôts et taxes................................................................
19200,00 19200,00 4500,00
• Charges de personnel...................................................... 1750,00 1750,00

• Dotations d'exploitation.................................................. 412,00 100,00

Charges financières............................................................
TOTAL II 176197,64 143868,26 33263,70
RESULTAT COURANT (TOTAL I – TOTAL II)......... - 37864,30 - 26200,00 - 10072,03
PRODUITS NON COURANTS (+)..................................

CHARGES NON COURANTES (-)................................ - 16,80

RESULTAT NON COURANT......................................... - 16,80


RESULTAT AVANT IMPOT........................................... - 37864,30 - 26217,56 - 10072,03
IMPOTS SUR LES RESULTATS...................................
RESULTAT NET............................................................... - 37864,30 - 26217,56 - 10072,03

I. ANALYSE DE L'ACTIVITE ET DE LA RENTABILITE

I.1. DETERMINATION DES SOLDES INTERMEDIAIRES DE GESTION

Les soldes intermédiaires de gestion sont calculés à partir de l'établissement de l'ESG.

27
ETAT DES SOLDES DE GESTION (E.S.G.)
I. TABLEAU DE FORMATION DES RESULTATS

31/12/97 31/12/98 31/12/99


1 Ventes de marchandises (en l'état).......................................................................................
138333,34 117667,50 23191,67
2
- Achats revendus de marchandises.......................................................................................
140502,19 109235,71 28933,70
I = MARGE BRUTE SUR VENTE EN L'ETAT.................................................................
- 2168,85 8431,79 - 5742,03
II - PRODUCTION DE L'EXERCICE : (3 + 4 + 5)
3 Ventes de biens et services produits....................................................................................
4
Variation de stocks de produits...........................................................................................
5
Immobilisations produites par l'entreprise pour elle-même ...............................................
III - CONSOMMATION DE L'EXERCICE : (6 + 7) 13578,85 13149,00 130,00
................................................................................................
.............................................................................................................................................
6 Achats consommés de matières et de fournitures................................................................
685,60 800,56 - 170,00
7
Autres charges externes.......................................................................................................
12893,25 12348,44 300,00
IV = VALEUR AJOUTEE : (I + II – III) - 15747,70 - 4717,21 - 5872,03
8 + Subventions d'exploitation...................................................................................................
9
- Impôts et taxes.....................................................................................................................
754,60 433,55
10
- Charges de personnel 19200,00 19200,00 4500,00
................................................................................................
.............................................................................................................................................
V = EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION (EBE)...........................................................
Ou
= INSUFFISANCE BRUT D'EXPLOITATION (IBE) - 35702,30 - 24350,76 - 10372,03
................................................................................................
.............................................................................................................................................
11 + Autres produits d'exploitation..............................................................................................
12
- Autres charges d'exploitation...............................................................................................
13
14
+ Reprises d'exploitation, transferts de charges......................................................................
- Dotations d'exploitation.......................................................................................................
1750,00 1750,00 1750,00
VI = RESULTAT D'EXPLOITATION (+ ou -)......................................................................
- 37452,03 - 26100,76 - 12122,03
VII ± RESULTAT FINANCIER................................................................................................
- 412,00 - 100,00
VIII = RESULTAT COURANT (+ ou -) - 37864,03 - 26200,76 - 12122,03
...................................................................
...................................................................
................................................................................................................
IX ± RESULTAT NON COURANT......................................................................................... - 16,80
- Impôt sur les résultats..........................................................................................................
X = RESULTAT NET DE L'EXERCICE (+ ou -).................................................................
- 37864,30 - 26217,56 - 12122,03

II. CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT – AUTOFINANCEMENT

31/12/97 31/12/98 31/12/99

28
1 Résulta net de l'exercice......................................................................................................
- 37864,30 - 26217,56 - 12122,03
*Bénéfice (+)
*Perte (-)
2 + Dotations d'exploitation (1).................................................................................................
1750,00 1750,00 1750,00
3 + Dotations financières (1).....................................................................................................
4 + Dotations non courantes (1).................................................................................................
5 - Reprises d'exploitation (2)...................................................................................................
6 - Reprises financières (2).......................................................................................................
7 - Reprises non courantes (2) (3).............................................................................................
8 - Produits des cessions d'immobilisations..............................................................................
9 + Valeur nette d'amortissement des immobilisations cédées..................................................

I = CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT..........................................................................
- 36114,30 - 24467,56 - 10372,03
10 - Distribution de bénéfices
................................................................................................

II = AUTOFINANCEMENT...................................................................................................
- 36114,30 - 24467,56 - 10372,03
1: A l'exclusion des dotations relatives aux actifs et passifs et circulants et à la trésorerie.
2: A l'exclusion des reprises relatives aux actifs et passifs circulants et à la trésorerie.
3: Y compris reprises sur subventions d'investissement.

Calcul de la CAF à partir de l'EBE (Méthode soustractive)


31/12/1997 31/12/1998 31/12/1999
Excédent brut d'exploitation (E.B.E.)................................................
Ou
Insuffisance brut d'exploitation (I.B.E.)............................................
- 35702,30 - 24350,76 - 10372,03
+ Autres produits d'exploitation........................................................
+ Reprises d'exploitation sur éléments circulants..............................
+ Transferts de charge (d'exploitation)..............................................
- Autres charges d'exploitation..........................................................
- Dotations d'exploitation sur éléments circulants.............................
+ Produits financiers (1)...................................................................
- Charges financières (3)................................................................... - 412,00 - 100,00
+ Produits non courants (1) (2).........................................................
- Charges non courants (3) (4).......................................................... -16,80
- Impôt sur les résultats.....................................................................
= CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT - 36114,30 - 24467,56 - 10372,03
1: Sauf les reprises relatives au financement permanent et à l'actif immobilisé
2: Sauf les produits des cessions d'immobilisations
3: Sauf les valeurs nettes d'amortissement des immobilisations cédées
4: Sauf les dotations relatives au financement permanent et à l'actif immobilisé

COMMENTAIRE:

29
Dans le présent cas, il s'agit de mener une comparaison dans le temps et plus
particulièrement entre trois exercices consécutifs de la société Orhomex.
Le commentaire ci-après tente d'analyser comparativement solde par solde en
respectant la logique de l'ESG.

• Marge brute sur vente (en l'état)


Sur les trois exercices, l'entreprise dégage des marges très différentes. En effet, la
société a enregistré une marge négative en 1997, soit –2168,85. Cette valeur a connu une
hausse légère en 1998 pour s'installer à 8431,79, toutefois, elle revient à la baisse
l'exercice suivant. Cette situation s'explique par une mauvaise maîtrise des achats
revendus.

• Valeur ajoutée
La valeur ajoutée est pratiquement négative pendant les trois exercices. Cette variation
est négative trouve son origine dans l'importance des autres charges externes.

• Insuffisance brute d'exploitation


Cet indicateur a connu une tendance à la baisse au fil des années, ceci est à la
réduction des impôts et taxes et à la compression des charges de personnel.

• Résultat d'exploitation
D'après ce solde, l'entreprise tend vers la réalisation de résultats de moins en moins
défavorables (et ce malgré le maintien de la même dotation des immobilisations en non
valeurs) avec toujours des contre-performances qui s'élèvent respectivement à -37452,03
(1997), -26100,76 (1998) et -12122,03.

• Résultat net de l'exercice


Selon cet indicateur, la société dégage des pertes essentiellement dues à la régression
du chiffre d'affaires et à l'augmentation des achats revendus de marchandises.

I.2. RATIOS D'ACTIVITE ET DE RENTABILITE

30
• Indicateurs de l'activité:
Dénomination du ratio Formule 1997 1998 1999
CA (N) – CA (N – 1)
Taux de croissance du
- 14,93 % - 80,29 %
chiffre d'affaires (C.A.) CA (N - 1)

Taux de croissance de la VA (N) – VA (N - 1)


Valeur Ajoutée (V.A.) 70,04 % - 24,48 %
VA (N - 1)

Taux de Valeur Ajoutée VA


- 11,38 % - 4,00 % - 25,32 %
Ventes de marchandises

Répartition de la V.A. (au Charges de personnel


personnel ou au facteur - 121,92 % - 407,02 % - 76,63 %
VA
travail)
Répartition de la V.A. (à Impôts et taxes + IS - subv. d'exp.
l'Etat) - 4,79 % - 9,19 %
VA

Répartition de la V.A. (au EBE


facteur capital) 2,26 % 516,21 %
VA

Répartition de la V.A. Charges d'intérêt


(aux organismes
VA - 2,61 % - 2,12 %
financiers ou aux
prêteurs)
Répartition de la V.A. Dividendes
(aux associés ou
VA
actionnaires)
Répartition de la V.A. Dotations aux amortissements
(aux amortissements) - 0,11 % - 37,10 % - 29,80 %
VA

Répartition de la V.A. (à Autofinancement


l'autofinancement) 229,33 % 518,68 % - 176,63 %
VA

COMMENTAIRE:
En se référant aux ratios ci-dessus, on relève que la société connaît effectivement des
difficultés au niveau de sa politique commerciale. En fait, le taux de croissance du chiffre
d'affaires ne cesse de baisser. S'il était de –14,93% en 1998, il a beaucoup dégringoler en
1999 puisqu'il s'évaluait à –80,29%. Pour ce qui est de du taux de la valeur ajoutée, son
sort est identique à celui de la croissance du chiffre d'affaires. après une légère

31
augmentation en 1998 de l'ordre de 4%, ce taux regagne la chute avec cette fois-ci une
contre-performance de –25,32%.

Sur le plan de la répartition de la valeur ajoutée, il n'y a rien de spécial à signaler car
ce rationnement devient insignificatif (à cause des variations négatives). Toutefois, il
convient de préciser que les parts de valeur ajoutée exigées par la rémunération du
personnel et l'autofinancement sont importantes.

• Analyse de la politique de stockage:

Dénomination du ratio Formule 1997 1998 1999


Délai de rotation des Stock moyen de marchandises x 360
stocks de marchandises 105 j 180 j
Achats revendus de marchandises

COMMENTAIRE:
Le délai de rotation des stocks de marchandises a augmenté entre 1998 et 1999 de 75
jours. Cette situation se traduit par la régression des ventes et la prolifération des achats
revendus.

• Analyse de la politique commerciale:

Dénomination du ratio Formule 1997 1998 1999


Durée moyenne du crédit (Clients et cptes rat. – Clts. Créd.) x 360
Clients 55 j 73 j 0j
Chiffre d'affaires T.T.C.

Durée moyenne du crédit (Feurs et cptes rat. – Feurs déb.) x 360


Fournisseurs 5j 0j 0j
Achats et autres charges externes T.T.C.

COMMENTAIRE:
La durée moyenne du crédit clients était de 55 jours en 1997, puis a haussé en 1998
(73 jours) pour s'annuler en 1999. Par ailleurs, la durée moyenne du crédit fournisseurs a
32
été de 5 jours en 1997 mais est quasiment nulle sur les exercices. Ce contexte n'est pas
favorable à l'entreprise surtout durant les deux premières années. Le décalage entre crédit
client et crédit fournisseur affecte énormément le cycle d'exploitation de la société.

• Rotation de l'actif et des capitaux propres

Dénomination du ratio Formule 1997 1998 1999


Rotation de l'actif CA
1,52 1,52 0,47
Actif total

Rotation des capitaux CA


propres 2,03 2,8 0,73
Capitaux propres

COMMENTAIRE:
D'une part, la rotation de l'actif est identique pour les exercices 1997 et 1998, soit 1,52
jours, cependant elle a reculé en 1999 pour s'installer à 0,47 jour. Ce recul s'explique par
la régression du chiffre d'affaires ainsi que par la diminution de l'actif circulant,
notamment les stocks et les dettes clients.

D'autre part, la rotation des capitaux propres a légèrement augmenté entre 1997 et
1998 puisqu'elle est passée de 2,03 à 2,8 jours. Cette tendance s'est inversée l'exercice
suivant alors qu'elle est seulement de 0,73 jour. Ce bouleversement s'explique par deux
facteurs principaux: les pertes successivement générées et la régression des ventes.

• Analyse de la rentabilité:

Dénomination du ratio Formule 1997 1998 1999


Taux de marge brute sur Marge brute sur vente
vente - 1,57 % 7,16 % - 24,76 %
Ventes de marchandises H.T.

Taux de marge brute EBE


d'exploitation - 25,81 % - 26,69 % - 44,72 %
CA H.T.

Taux de rentabilité Résultat d'exploitation - 27,07 % - 22,18 % - 52,27 %

33
commerciale CA H.T.

Taux de marge nette Résultat net


- 27,37 % - 22,28 % - 52,27 %
CA H.T.

Taux de marge disponible Résultat courant


- 27,37 % - 22,27 % - 52,27 %
CA H.T.

Taux de rentabilité des EBE


ressources stables - 52,35 % - 58,00 % - 32,50 %
Ressources stables

Taux de rentabilité Résultat d'exploitation


économique - 41,20 % - 33,65 % - 24,56 %
Actif économique

Taux de rentabilité Résultat net de l'exercice


financière - 55,52 % - 62,45 % - 38,00 %
Capitaux propres

COMMENTAIRE:
Les différents ratios sont négatifs ce qui incite donc à s'interroger sur la santé
financière de l'entreprise. En effet, pratiquement la totalité des grandeurs d'appréciation
sont négatives.

Du tableau précédent, on peut relever les points suivants:


- La variation du taux de marge brute est de - 4,46% entre 1998 et 1999 dont l'origine
est fondamentalement la mauvaise maîtrise des achats revendus;

- Le taux de rentabilité commerciale a excessivement dégringolé, il a enregistré une


variation négative de l'ordre de – 135,55% entre1997 et 1999;

- Le taux de rentabilité économique s'améliore de plus en plus, et en dépit de cette


amélioration, il demeure négatif (il passé de - 41,2% à - 24,56% entre 1997 et 1999);
- Le taux de rentabilité financière a enregistré respectivement - 55,52% en 1997, -
62,45% en 1998 et – 38% en 1999. C'est normal puisque les résultats nets sont
négatifs.

34
II. RATIOS D'ANALYSE DU BILAN FONCTIONNEL
Dans cette percée seront traités les principaux ratios et grandeurs d'équilibre financier
d'analyse du bilan fonctionnel:
- Grandeurs d'équilibre financier (FRF, BFR, TN);
- Structure de l'actif;
- Liquidité de l'actif;
- Ratios de couverture et fonds de roulement.

• Grandeurs d'équilibre financier

1997 1998 1999


FRF 62949,95 38482,39 30160,36
BFG 51959,61 34792,89 - 4448,86
TN 10990,34 3689,50 32859,22

COMMENTAIRE:
On se propose ici d'analyser grandeur par grandeur:

- Le Fonds de Roulement Fonctionnel ne cesse de diminuer à plus de la moitié et atteint


30160,36 en 1999 alors qu'était de 62949,95 en 1997, soit donc une variation de –
108,72%. Ce déclin est entraîné par les résultats déficitaires successifs;

- Le Besoin en Fonds de Roulement baisse progressivement et affiche une valeur


négative en 1999 (- 4448,86) due fondamentalement à la suppression des stocks et à la
réduction de la durée des crédits clients;

- La Trésorerie Nette baisse puis reprend la hausse à triple. Il s'agit essentiellement de


l'argent sur caisse.

• Structure de l'actif du bilan

NATURE DU RATIO FORMULE 1997 1998 1999


Immobilisation de l'actif Actif immobilisé 5,78 % 4,51 % 3,55 %

Total Actif
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COMMENTAIRE:
L'entreprise ne dispose pas d'immobilisations vu sa petite taille et son caractère
commercial. L'évolution régressive de l'immobilisation de l'actif est traduite
l'amortissement des immobilisations en non valeur induites à l'occasion de la création de
la société.

• Liquidité de l'actif

NATURE DU RATIO FORMULE 1997 1998 1999


Liquidité de l'actif Actif circulant (h.t.) + trésorerie-actif
94,22 % 95,49 % 92,91 %
Total Actif

COMMENTAIRE:
L'actif circulant et la trésorerie-actif représente plus de 90% de la valeur de l'actif.
cette liquidité s'interprète par la quasi-inexistence des immobilisations, ce qui peut être
défavorable pour la société, s'il veut contracter un crédit, auprès des banquiers qui exigent
notamment des garanties physiques.

• Ratios de couverture et fonds de roulement

NATURE DU RATIO FORMULE 1997 1998 1999


Financement de l'actif Financement permanent
immobilisé 1299,04 % 1199,50 % 1823,44 %
Actif immobilisé

Financement de l'actif FRF


circulant (H. trés.) et de la 73,51 % 51,95 % 65,77 %
Actif circulant (h.t.) + trésorerie-actif
trésorerie-actif par le FRF
Financement du BFG par FRF
le FRF 121,15 % 51,95 % - 677,93 %
BFG

Financement du BFG par TN


le TN 21,15 % 10,60 % - 738,60 %
BFG

FRF en jours du chiffre FRF x 360 164 j 118 j 468 j

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d'affaires (H.T.)
Chiffre d'affaires H.T.

BFG en jours du chiffre BFG x 360


d'affaires (H.T.) 135 j 106 j - 69 j
Chiffre d'affaires H.T.

TN en jour du chiffre TN x 360


d'affaires (H.T.) 29 j 11 j 510 j
Chiffre d'affaires H.T.

COMMENTAIRE:
- Le Financement Permanent finance largement l'actif immobilisé. Cette couverture est
passée de 1299,04% (1997) à 1823,44% (1999);

- Le FRF finance l'actif circulant et la trésorerie-actif à raison respectivement de


73,51% (1997), 51,95% (1998) et 65,77%. La baisse observée revient à la
dépréciation des capitaux propres (en raison des résultats déficitaires);

- Au terme des deux premiers exercices, le BFR est couvert par le FRF dans des
portions notablement disparates (121,15% et 51,95%). Tandis que la TN ne couvre
que 21,15% et 10,60%;

- Le FRF et la TN en jours du chiffre d'affaires se sont accrus respectivement à 468


jours et 510 jours après voir été seulement 118 jours et 11 jours en 1998 (baisse des
ventes).

CONCLUSION

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Un stage est une opportunité à saisir en vue de comprendre et vivre la réalité des
entreprises. Ce voyage momentané est censé permettre à l’étudiant de mettre en pratique
toutes les connaissances théoriques acquises.

A l’issue de cette petite expérience, il est demandé de rédiger un rapport. Ce dernier


représente la base d’évaluation pour l’encadrant pédagogique.

Un bon rapport ( pour ne pas dire un excellent rapport ) est celui dont les informations
sont riches, la structure est fascinante, le style est direct et simple. Mais pour pouvoir
élaborer un travail de qualité, impérativement, il faut disposer de ressources assez
suffisantes, de la collaboration des membres de la société où le stage est effectué, de la
transparence, et surtout, de considérer un stagiaire comme assistant et non pas un intrus
qui gêne les employés, les perturbe, et leur fait perdre leur temps précieux. Au contraire,
le stagiaire est venu, certes, pour apprendre et se frotter à la vie professionnelle, mais
aussi pour donner, aider et faciliter le travail des autres, et pourquoi pas, si certaines
conditions sont réunies, innover, créer, étudier, analyser, proposer, etc.

Malheureusement, la mentalité des chefs d’entreprises et des salariés eux-mêmes font


que le stage devient aride, stérile ou moins fertile. De ce qui précède découle
l’interrogation suivante : Comment préparer les Hommes de demain si l’environnement
est défavorable ?

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