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Emma Belhassen TD1

Ques%on 1 : L’ar%ste et l’ar%san.


Le mot Art vient de tekhnè en Grec donc technique, c’est une ac>vité qui produit
quelque chose venant s’ajouter à la nature. L’ar>ste crée un objet qui va servir de décora>on
alors que l’ar>san va créer un objet à des fins u>litaires. Les deux ont besoin d’apprendre est
d’avoir un talent pour créer. Le savoir-faire de l’ar>san et celui de l’ar>ste sont-ils le même ?

L’appari>on de ce que l’on appelle les beaux-arts et que l’on a opposés au travail
ar>sanal ne date que de quelques siècles. L’assimila>on entre l’ar>ste et l’ar>san se jus>fie
par des points communs entre leurs pra>ques par exemple ils produisent tous les deux une
œuvre (exemple: un lit pour l’ar>san, un tableau pour l’ar>ste) qu’ils produisent du début à
la fin en suivant des règles. Aristote dans L’art dans la Physique disait que « l’art était une
habileté acquise par appren>ssage et qui repose sur des connaissances empiriques ». Pour
faire de l’art il faut avoir des connaissances et un savoir-faire, par exemple à l’époque on
devait apprendre la perspec>ve et ou même comment u>liser les couleurs, les ar>stes
suivaient des cours et avaient des maitres qui leur enseignaient la manière de créer comme
Rodin avec Bourdelle ou GiacomeT. Pour l’ar>sanat il en va de même, l’ar>san doit
apprendre comment créer une table, il doit suivre les règles de construc>on. Il doit
également être capable de donner une forme aux matériaux.

Alain montre que l’ar>ste travail la ma>ère par exemple la pierre pour le sculpteur, la toile
pour le peintre tout comme l’ar>san qui travaille le bois. L’ar>ste peut donc être considéré
comme un ar>san. Mais il parle aussi de l’ar>san qui réalise un objet qu’il conçoit avec des
règles alors que l’ar>ste créer au fur et à mesure. Il y a l’idée d’un savoir-faire. Alain dit que
« l’idée précède et règle l’exécu>on ». L’’ar>ste a une intui>on de ce qu’il veut faire, mais il
ne sait pas d’avance ce que sera son œuvre par exemple l’écrivain commence à écrire mais
ne connais pas forcément toute l’oeuvre qu’il va écrire. Il n’y a pas de règles mais du hasard
et de l’improvisa>on. Aujourd’hui avec les mouvements qui existent comme l’art conceptuel,
c’est une pra>que qui dit que l’art est une idée pure, c’est une réflexion sur l’art en général et
son but qui remet en ques>on même le XVe siècle avec les « Cosa mental » de De Vinci,
toutes les oeuvres n’ont pas besoin d’être matérialisées. Pour les ar>stes toute la recherche
intellectuelle a plus de valeur que l’oeuvre finale. En cela nous pouvons reprendre ce qu’Alain
a dit sur l’ar>ste qui ne sait pas ce qu’il va créer, il a l’idée de créa>on, il a donc un talent
inné.

La différence entre l’ar>ste et l’ar>san et que l’ar>san fait quelque chose d’u>le
comme une table pour manger ou un lit pour dormir alors que la toile ou la sculpture de
l’ar>ste est décora>ve. L’œuvre de l’ar>ste n’a pas à être u>le, il fait ça pour le plaisir. Kant,
dans la Cri3que de la faculté de juger compare l’art à un « jeu », une ac>vité « agréable »
alors qu’il compare le travail de l’ar>san à l’ac>vité du « mercenaire », une ac>vité effectuée
non pas par plaisir mais en échange d’un salaire. Même si l’art a parfois eu une u>lité dans la
religion ou à la vie poli>que il peut y avoir une fonc>on de propagande, par exemple les
ar>stes ont pendant longtemps peint des moments de la Bible ou les oeuvres ont servi de
propagande pendant la guerre, depuis quelque temps l’art dans les mouvements tels que le
dadaïsme ou le groupe FLUXUS qui ont comme devise « l’art pour l’art » n’a plus de
significa>on.

Kant dans la cri>que de la faculté de juger parle du génie de l’ar>ste. Il y a trois critères,
l’ar>ste doit être capable de créer quelque chose d’original, le génie de l’ar>ste doit être
capable d’être un modèle pour d’autres créateurs et est suscep>ble d’être imité et le génie
de l’ar>ste ne sait pas lui-même d’où lui viennent les règles qu’il u>lise, la nature qui lui
dictait son acte créa>f. L’ar>san fabrique des objets qui remplissent une fonc>on spécifique
dans notre vie quo>dienne alors que l’ar>ste créé une œuvre qui a pour but de provoquer
une émo>on esthé>que. Quand nous regardons Le radeau de la Méduse de Géricault nous
n’avons pas la même émo>on que quand nous regardons un meuble. En effet le but de
l’ar>san est de créer quelque chose avec une fin u>le, qui va s’abimer avec le temps. Pour
l’ar>ste c’est le contraire ce qu’il créait n’a pas de fin, c’est un objet unique et irremplaçable.
C’est d’ailleurs la ques>on de la restaura>on des oeuvres qui ne s’applique pas à des objets
créer par l’ar>san. Une fois que notre lit est cassé nous le remplaçons par un autre alors
qu’une peinture qui s’abime passe par tout un processus de restaura>on de l’oeuvre car elle
est unique.

La dis>nc>on entre l’ar>ste et l’ar>san se fait donc. L’ar>ste est donc au-delà de la
simple habileté et du savoir-faire, il ne suit pas de règles, il imagine et s’inspire de son
quo>dien alors que l’ar>san assimile des règles pour fabriquer. L’ar>san exécute un projet
avec un but, une u>lité alors que l’ar>ste créé son œuvre à mesure qu’il la conçoit. L’oeuvre
d’art doit être belle, procurer une émo>on, elle est irremplaçable alors que l’objet fabriquer
par l’ar>san quant à lui s’abime et se reproduit. Aujourd’hui la ques>on de la beauté de
l’oeuvre d’art est tout autre, avec l’industrialisa>on l’ar>sanat est un mé>er qui se perd et qui
est beaucoup recherché. L’ar>san aujourd’hui est donc vu comme un ar>ste, les pièces qu’il
créer son unique avec par exemple les meubles Boulle.

Ques%on 2 : Vérité et mensonge au sens extra-moral.


Dans son texte Nietzsche parle de la vérité dans la société. La thèse du texte est que
la morale et les dogmes de la société sont mu>lants et l’ont doit s’en affranchir « par-delà le
bien et le mal » pour trouver la vérité. Pour réfléchir au texte nous ferons appel à deux
probléma>ques pourquoi les vérités sont-elles « des illusions dont on a oublié qu’elles le sont
(l.7) » ? Et en quoi l’homme est-il ici « sujet de la créa>on ar>s>que », et qu’a-t-il créé (l.
129) ?

La première idée du texte est que la vérité est une illusion dans laquelle l’Homme se
complaît, Nietzsche prend l’exemple des pièces de monnaies, la valeur d’une pièce de
monnaie qui n’est qu’un métal prend une importance s’il est estampillé par la société. Donc
la valeur de la pièce de monnaie n’est qu’une illusion donnée par la société. Pour sa seconde
idée Nietzsche parle des besoins sociaux. Il dit que la vérité n’est pas un besoin mais une
obliga>on sociétales donc la vérité c’est ce que dit la société et l’homme l’accepte comme
vérité par obliga>on mais pas par besoin. C’est tellement ancré en lui qu’il en oublie que
c’est un mensonge si bien que la personne qui ne se plierait pas aux concepts sociaux serait
celui qui ment. L’Homme ra>onnel est dominé par l’illusion de la raison fondé lui-même sur
des chimères, il en arrive à ne plus pouvoir supporter une autres vérité, il ne cherche plus à
l’intérieur de lui, il ne se fait plus confiance, la vérité lui vient de l’extérieur. L’idée de
Nietzsche est que la société a besoin de melre tout dans des catégories, de tout nommer,
tout ordonner et donc la vérité est une illusion puisqu’elle est dépourvu de sensa>ons. Les
catégories sont faites à par>r de concepts fragiles puisque ces concepts nient l’intui>on. Pour
Nietzsche la vérité a une valeur anthropomorphique c’est-à-dire que l'homme se place
comme s’il était le centre de l’univers alors qu’il fait par>e de l’univers. Celui qui cherche la
vérité en étant un spectateur n’ob>endra qu’une compréhension humaine de l’univers qui
n’aura qu’un sen>ment de vérité. Si l’Homme essaie de comprendre l’univers il en oublie ses
intui>ons et fait appel au ra>onnel et donc au concept donc à une vérité biaisée. Pour
Nietzsche dès que nous faisons appel à la raison nous sommes dans le faux.

Nietzsche pense que c’est par la capacité originelle de l’imagina>on humaine que l’homme
peut trouver à se libérer. La créa>on ar>s>que se défait de toutes obliga>ons, règles,
ra>onalités pour laisser parler l’imagina>on, l’intui>on et les sen>ments. Ce n’est que par
l’esthé>que que l’homme pourrait être en harmonie avec le monde puisqu’il laisse parler ses
sensa>ons, ses sen>ments. Dans l’art l’Homme s’oublie en tant que sujet. C’est quand
l’homme se défait de toutes les croyances de la société et qu’il laisse parler ses sen>ments et
ses sensa>ons donc dans la créa>on ar>s>que c’est seulement à ce moment-là qu’il peut
avoir une pleine conscience de lui-même et une percep>on du vrai. L’homme a admis que sa
percep>on du monde n’était pas celle des autres êtres vivants. Il serait absurde d’essayer de
savoir laquelle des deux serait juste puisque l’Homme devait se placer en objet. Puisqu’une
telle percep>on du monde est impossible il n’y a que par un rapport à l’esthé>que qu’on
arriverait à une possible vérité et il nous faut admelre qu’elle nous serait propre donc
incompréhensible par l’autre. Toutefois l’homme a réussit à créer une vérité ar>s>que
puisque à travers les généra>ons il a associé les mêmes dogmes à une oeuvre ar>s>que mais
là encore cele vérité n’est qu’une illusion puisqu’elle nie l’intui>on, le sen>ment.