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L’IMPORTANCE

DE LA MASTICATION

En naturopathie, on rappelle souvent l’importance de la mastication. Il s’agit


du premier maillon de la digestion, là où le travail commence.
Il n’est pas à négliger. En effet, ce qui nous intéresse dans un aliment, c’est sa
richesse en nutriments, et comment ils vont être absorbés par l’intestin, puis
assimilés par les cellules.
Mais si, dès l’entrée dans la bouche, premier site du tube digestif, l’aliment est
mal mastiqué, qu’en sera t’il de l’absorption ? Et de l’assimilation ?
Quels efforts devront fournir les autres organes du tube digestif pour arriver à
l’un des buts de l’alimentation : la nutrition cellulaire ?

Voici pour vous la liste des différents bénéfices d’une « bonne » mastication ,
tirés d’un document de Monsieur Daniel Kieffer, directeur du cénatho :

Bénéfice n° 1 :
Mécanique : Broyer les aliments pour alléger le travail musculaire de l’estomac.
Bénéfice n°2 :
Mécanique : Humidifier ou diluer les aliments pour favoriser le travail biochimique de
l’estomac et rendre possibles les bénéfices suivants.
Bénéfice n°3 :
Organoleptique : Une fois humidifiés, les aliments induisent une réaction gustative.
Ceci par leur saveur (acide, sucré, salé, amer, piquant), leurs arômes et leur texture.
Bénéfice n°4 :
Sensation de plaisir le cas échéant, mais aussi véritable exercice de mobilisation de la
volonté.
Bénéfice n°5 :
L’alpha-amylase dissocie les amidons en molécules plus petites, sans cette action, les
amidons ne pourront être assimilés par la cellule car non réduits à l’état d’oses.
Bénéfice n°6 :
Une mastication plus longue induit une sensation de satiété, donc une modération de
l’appétit, et par extension un effet amincissant.
Bénéfice n°7 :
Le lysozyme salivaire est antiseptique, donnée importante pour les personnes à risque
et pour les repas que l’on n’a pas préparé soit-même.
Bénéfice n°8 :
Programmation digestive : Les premières informations codent le bon déroulement des
actions enzymatiques à venir dans le tube digestif.

Pour toutes ces raisons, tout aliment devrait être mastiqué, quelque soit sa consistance : solide
ou liquide, pour en révéler toutes les saveurs et arômes, pour potentialiser le plaisir du repas,
pour faciliter la digestion.
Lorsqu’un aliment a été suffisamment mastiqué, il se délite tout seul en bouche.
Si la mastication est trop rapide ou inexistante, un nombre de mastication par bouchée pourra
être déterminé, sans que cela ne devienne source de stress ou de « fixation ».

D’après la formation professionnelle du CENATHO ALIMENTATION