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Mesdames, Messieurs les députés,

Chaque jour, un nombre infini de chats, chiens et autres animaux souffrent et meurent dans les
mains des personnes supposées prendre soin d’eux et les protéger. Les violences physiques ou
psychologiques, la négligence et la maltraitance sont une réalité quotidienne pour de nombreux
animaux. Leur seul espoir est qu’une personne bienveillante agisse avant qu’il ne soit trop tard.
Les « amasseurs » d’animaux ne sont pas des personnes qui possèdent un peu trop d’animaux –
ce sont des individus dont la maladie mentale ou la compulsion peuvent entraîner des
comportements criminels avec des conséquences terribles pour les animaux, leur propre famille et
leur voisinage. Les amasseurs existent pratiquement partout et on les trouve dans toutes les
catégories économiques et sociales, sexes et niveaux d’éducation. Une tendance de plus en plus
courante et inquiétante chez les amasseurs est de se faire passer pour un refuge ou un centre
d’accueil d’urgence. Des centaines d’animaux malades, affamés, blessés, mourants ou morts ont
été trouvés lors de perquisitions dans les locaux de ces amasseurs. Souvent, la cruauté des
personnes qui maltraitent des animaux ne connaît pas la barrière des espèces. Des recherches en
psychologie et criminologie démontrent que les agresseurs d’animaux ont tendance à répéter leurs
crimes et commettent des actes similaires avec des membres de leur propre espèce. Ce
phénomène est connu des services de polices et des travailleurs sociaux sous le nom du « lien ».
Pour la sécurité de tous, il est essentiel que les services de police traitent sérieusement les cas de
cruauté envers les animaux et s’assurent que ces agresseurs soient dûment poursuivis et
condamnés.
« Quelqu’un qui s’est habitué à considérer la vie de n’importe quelle créature vivante
comme sans valeur, finit par penser qu’une vie humaine ne vaut rien. »

– Albert Schweitzer, humanitaire, philosophe.


Les animaux sont aussi souvent victimes dans les foyers où règne la violence. Une étude réalisée
aux Pays-Bas a établi un lien entre les violences domestiques et la cruauté envers les animaux.
De nombreux agresseurs tentent de contrôler leurs victimes, telles que leur partenaire ou leur
conjoint, en menaçant, torturant ou en tuant les animaux de leur victime. L’organisation
néerlandaise Kadera a déterminé que la cruauté envers les animaux faisait partie de l’histoire de
55 % des victimes qui avaient trouvé refuge dans un foyer pour femmes battues ayant répondu à
l’enquête. De nombreuses victimes humaines de violence domestique sont réticentes à partir de
chez elle par peur de ce qui arriverait à leurs animaux si elles n’étaient pas là pour les protéger.
C’est pourquoi il est essentiel que les services sociaux, les organisations de protection animale et
les autorités gouvernementales travaillent ensemble pour protéger toutes les victimes de violence
domestique.

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