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I) Les discriminations

A) Discriminations négatives

a) Discriminations raciales

- Définitions au sens courant: C'est l'action d'isoler et de traiter


différament certains individus ou un groupe entier par rapport aux
autres ( discrimination sociale ou raciale). Elle consiste à restreindre
les droits de certains en leur appliquant un traitement spécifique
défavorable sans relation objective avec ce qui permet de déterminer
l'ensemble plus large. Qu'elle soit volontaire ou inconsciente, la
discrimination porte atteinte à l'égalité des droits, à l'égalité des
chances mais aussi à l'égalité des devoirs de chacun. Par exemple, elle
peut concerner la religion, la couleur de peau, sexe, apparence
physique, culture, style de vie...

- L'ONU dans le Pacte international des droits civils et politiques


condamne la discrimination: " Toutes personnes sont égales devant la
loi et ont droit sans discrimination à une égale protection de la loi. A
cet égard, la loi doit interdire toute discrimination et garantir à toutes
les personnes une protection égale et efficace contre toute
discrimination, notamment de race, de couleur, de sexe, de lanque, de
religion, d'opinion politique et de toute autre opinion, d'origine
nationale ou sociale, de fortune, de naissance, ou de toute autre
situation" (article 6).

En France, la définition légale est donnée par l'article 225-1 du code


pénal. Celui-ce définit une liste de critères qui entrent dans la
constitution d'un discrimination: " Constitue une dsicrimination, toute
distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur
origine, de leur sexe, de leur situation, de leur famille, de leur
grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur
état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques,
de leur moeurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs
opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance
ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une
nation, une race ou une religion déterminée".

De plus, l'article 225-2 du code pénal précise dans quelles situations la


discrimination effectueé est répréhensible.
La discrimination raciale est une atteinte au principe de l'égalité
suivant lequel " les hommes naissent et demeurent libres et égaux en
droit" ( article 1, Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de
1789). La discrimination raciale est inspirée par un état purement
ségrégationniste en raison de la race. Le racisme est une idéologie qui
affirme la supériorité d'un groupe racial sur les autres.

-Cette discrimination raciale peut se manifester dans les stades de


football, à l'intérieur même des clubs de football ou dans les
administrations régissant le football ( Ligue de football professionnel,
Fédération française de football, FIFA...).

Le football est le sport le plus populaire. La naissance du football au


XIX ème siècle s'inscrit dans un contexte où le discours racial est
prégnant, le sport a pour visée l'amélioration de la race. Le football
permet de rassembler à travers des valeurs universelles des joueurs de
différentes cultures, ethnies, religions et catégories sociaux-
professionnels. Mais le football est parfois entaché de discrimination
raciale en particulier dans dans les stades qui ne sont que le reflet de
la société, d'un malaise plus large et plus profond qui touche la société
dans sa globalité. Le racisme se manifeste de façon progressive dans
les stades de football, souvent de la part de supporter virulent que l'on
n'appele les hooligans. Cependant, les hooligans ne réprésentent pas
dans la totalité des racistes. Il y a une forte relation entre le football et
la question de la race. Les discriminations raciales sont le résultat de
cette idéologie ( stades, hooliganisme), idéologie fondée sur la
croyance qu'il existe une hierarchie entre les groupes humains, les
"races", comportement inspiré par cette idéologie. En effet, en Afrique
du Sud, à l'époque de l'Apartheid, un racisme institutionnalisé faisait
son effet où le football était laissé au noirs et aux métis tandis que la
société afrikaner faisait du rugby le sport national. Une des
manifestations du discours raciste est d'attribués des qualités
spécifiques à chaque race. En Grande Bretagne, quelques affaires ont
montré que, chez les entraineurs britanniques, on pensait assez
volontiers que les joueurs noirs manquaients de quelque-unes des
qualités physiques (" ils ne passent pas l'hiver"), morales (" ils
manquent de constance" ou techniques ( "ils sont trop individualistes")
pour devenir de véritable professionnels. Ainsi, le racisme se manifeste
par un système de théorie et de croyances individuelles ou collectives
selon lesquelles, il existe des "races" dans l'espèce humaine et une
hiérarchie entre elles. Les individus sont réduits à un ensemble de
critères identitaires considérés comme spécifiques et sur lesquels il est
porté des jugements de valeurs: inférieurs ou nuisibles. Le racisme a
un rapport spécifique avec l'histoire de chaque pays. Les pays
auparavants qui étaient les plus racistes sont ceux où se manisfestent
le plus le racisme dans les stades ( Italie et Allemagne).

Les terrains de football européens, souvent présentés comme mileu de


mixité social et ethnique sont, de plus en plus, pris d'assaut par des
groupes néo-nazis et fascistes où ne règnent que la haine de l'autre.
Beaucoup de joueurs de couleurs en particulier sont touchés par des
propos et gestes à caractères racistes dans les stades par les
supporters comme des cris de singes, saluts hitlériens, jets de bananes
et de cacahuètes ou encore insultes racistes et menaces. Ils peuvent
prendre d'autres formes comme des imprimés, affiches, gravures,
peintures, dessins ou emblêmes. Le caractère raciste peut se justifier
par le fait d'introduire, de porter ou d'exhiber des signes ou symboles
rappelant une idéologie raciste ou xénophobe( ex croix gamée ou la
main tendue). La situation en France ne semble pas aussi grave qu'elle
ne l'est dans certains stades européens (notamment italien), elle reste
cependant préoccupante. Aujourd’hui, le contexte est favorable à
l’augmentation de ce genre de propos avec la question des banlieues,
le repli communautaire, la peur de l'autre. Les problèmes sociétales se
répercutent et se retrouvent dans des stades ou normalement
devraient règnaient des autres valeurs. Chaque pays traite de manière
différente la question de la différence. En France, on est sur le modèle
de l’intégration, c’est une manière de traiter la différence qui n’est pas
celle adoptée par le modèle anglo-saxon. C’est un modèle basé sur la
différence culturelle entre les différentes communautés. Ce qui veut
dire que le racisme qu’il y a en France sera différent du racisme qu’il y
a en Allemagne ou en Angleterre. Si on prend le cas de l’Italie, c’est un
pays où pendant longtemps le racisme était interne. C’était le nord
contre le sud. Alors, la vague récente d’immigration africaine et nord-
africaine, le racisme va trouver là de nouvelles cibles. C’était un pays
d’émigration qui est devenu un pays d’immigration comme l’Espagne.

En France, le football est un sport qui assure la promotion sociale


d’individus. Nous avons une surreprésentation dans le monde du
football de populations qui par ailleurs sont plutôt moins bien
représentées dans le monde du travail ou dans le monde scolaire. A ce
niveau, il y a une possibilité de créer de la cohésion avec des gens
différents.
Une affaire qui a fait beaucoup entendu parler d'elle: l'affaire ou les
affaires Paolo Di Canio qui a effectué plusieurs durant sa carrière le
geste de la main tendu( joueur italien de la Lazio Rome). Ce joueur
affirme " je suis fasciste mais je ne suis pas raciste. Je fais le salut
romain pour saluer mes camarades et ceux qui partagent mes idées.
Ce bras tendu n'est pas une incitation à la violence ou à la haine
raciale". Il porte l'inscription "DVX" tatouée sur son bras signifiant Duce
en latin. Le championnat italien est celui qui est touché le plus par le
racisme dû certainement à son passé.

Plusieurs affaires de racisme dans les stades ont fait grand bruit:
Affaire Ouaddou, Pascal Chibonda, Samuel Eto'o, Roberto carlos eu
d'autres( Voix annexe)

- Le racisme n'a pas toujours lieu dans des lieux de rencontre comme
les stades de football mais peut être parfois exprimécpar certaines
instances dirigeantes de football. Effectivement, depuis le 20
novembre 2009, la Fédération Française de Football n'accorde plus de
licence aux mineurs étrangers. Les entreprises souhaitant s'inscrire à
un club affilié à la Fédération Française de Football doivent produire la
preuve qu'ils résident sur le territoire depuis moins de 5 ans. Certaines
ligues comme en Ile de France exigent aux jeunes une justification
d'activité professionnel pour au moins l'un des parents ( contrat de
travail ou attestation d'employeur), un permis de travail au moins d'un
des parents ( carte de séjour...), un justificatif officiel de résidence d'au
moins un des parents (quittance de loyer, EDF...), un justificatif
d'identité et de nationnalité des parents du joueur (carte d'identité,
passeport...) et un justificatif du lien de filiation ( extrait d'acte de
naissance). Dans le département d'Ils de France, 800 enfants se sont
vus refuser leurs premières licences en île de France. La Fédération
Française de Football renvoie la responsabilité de cette restriction à la
Fédération Internationale de Football (FIFA) qui interdit tout transfert
international de mineur sauf si ce dernier est résident depuis 5 ans
dans le club convoité. La Fifa demande tout premier enregistrement de
mineur dans un pays dont il n'est pas ressortissant ne peut avoir lieu
sans autorisation préalable de sa "commission du statut joueur". La
Fédération Française de Football irait donc bien au delà des règles de
la FIFA, dont certaines sont par ailleurs contestables au regard du droit
européen. La ligue des droits de l'homme a annoncée de saisir la
justice.
- Nous pouvons également remarquer indéniablement que les joueurs
africains ou jamaicains et encore moins les asiatiques occupent une
place faible dans le championnant anglais ou dans les équipes
nationales.

En France, les obstables à franchir quand on joue à haut niveau pour


un joueur africain ou maghrébin sont plus nombreuses. La sélection
des joueurs se fait en conformité à un style national. La racisme se
maniste également par le fait d'attribuer des qualités dans les gênes
comme, par exemple, en 1950, on posait le problème du joueur noir du
fait d'être noir qui était réputé "émotionnellement instable et enfin
quasi-pro". Des études ont été faites montrant l'augmentation des
actes à caractère raciste dont 90% sont constatés dans le sport du
football.

La discrimnation raciale dans les stades est ainsi en progression.


Cependant d'autres forment de disriminations négatives existent
comme l'homophobie.

b) Discrimination sexuelle

Cette discrimination ne touche pas seulement les stades c'est à dire


qu'elles ne sont pas commises seulement par les supporters mais
également par les entraineurs, les clubs de football, elle touche à la
fois les joueurs et les arbitres.

Tout d'abord, il est important de définir la notion homosexualité qui est


l'amour, l'attirance et, le cas échéant, la pratique de relations sexuelles
entre personnes du même sexe, selon une perspective
comportementaliste ou empirique. C'est également une orientation
sexuelle, selon une perspective psychologique ou sociologique. Le mot
s'applique indistinctement aux hommes et aux femmes.

L'homophobie est la peur de cette pratique. Elle est l'hostilité, explicite


ou implicite, envers des individus dont les préférences amoureuses ou
sexuelles concernent des individus de même sexe. Cette hostilité
relève de la peur, de la haine, de l'aversion ou encore de la
désapprobation envers l'homosexualité. L’homophobie désigne donc
les préjugés et la discrimination contre les homosexuels et
l'homosexualité.

Ces insultes, ce rejet, ce mépris, semblent avoir totalement intégré le


milieu du football et il en résulte un grand tabou sur la problématique
de l’homophobie dans le milieu du football professionnel et amateur.
Les plaintes pour insultes contre des homosexuels se multiplient sur
les terrains. Nul besoin d’avoir l’oreille très fine pour entendre des
propos homophobes dans un stade de football. Chaque fois que le
gardien de l’équipe visiteuse dégage le ballon, il essuie des insultes
sans équivoque criées par les spectateurs sans que cela gêne grand
monde. Il y a une normalisation a accepté ces propos, qui deviennent
de plus en plus banale aux yeux des supporters et ne prennent en
aucun cas conscience de la violence des mots. Selon Sylvain Ferez,
sociologue de la faculté de Montpellier, " Il est dans la culture du sport
de considérer l’homosexualité comme un repoussoir". A ce jour, un
seul acte à caractère homophobe a été condamné dans un stade de
football. Cela semble confirmer l’idée générale que ces actes et propos
seraient « normaux » et donc justifiés. Il existe bien une discrimination
envers les homosexuelles, qui sont rejettés du groupe principal ou
souvent montrés du doigt. le milieu du football n'inspire que le mépris
ou la peur d'être mis face à autrui. (annexe affaire paris foot gay). En
attendant, les stades résonnent toujours au son de chants
homophobes, et les blagues du même genre continuent à fleurir dans
les vestiaires. (Abdou, il y a une charte contre l'homophobie mais je
pense que c'est dans les sanctions). Et dans les annexes, tu met copier
coller pour chaque affaire que je met c'est facile). Une affaire importe
dont il est important de relever les points essentiels est l'affaire de
Paris Foot Gay. Les dirigeants du Paris Foot Gay ont demandé à leur
ligue, la Commission football loisirs (CFL), de prendre des sanctions à
l'encontre du Créteil Bébel après le refus de ce club de jouer un match,
dimanche 4 octobre, contre le PFG pour une raison de "principes. Le
clud de Créteil Bébel est une équipe musulmane refusant de jouer
contre le Paris Gay pour son nom qui n'exprime aucun neutralité. Le
Paris Gay montre son opposition claire et affirme qu'ils ont été victime
d'islamophobie.

Cependant, il est aussi à noter que le football féminin est en


progression mais celui-ci connait des barrières. En effet, il n'est pas
soutenu médiatiquement contrairement au football masculin. Les
matches sont peu médiatisés et connaissent un succès moindre. Ainsi,
le football féminin est encore très loin de posséder le même statut que
son homologue masculin. Cependant, la FIFA encourage le
développement du football féminin, multiplie les occasions offertes aux
joueuses, femmes entraîneurs, arbitres et fonctionnaires de prendre
part au jeu par le biais de cours et subventionne le football féminin.
Elle soutient la diffusion du jeu notamment grâce à des campagnes
d'information et aide les femmes à surmonter les obstacles sociaux et
culturels, contribuant ainsi à améliorer leur position dans la société
mais il est clair que le football féminin est discriminé par rapport aux
hommes. Le football en Finlande reste de loin le plus développé en
Europe.

Cette discrimination reste négative mais celle-ci est aussi une


discrimination positive parce que les femmes ne peuvent en aucun cas
jouer avec les hommes.