Vous êtes sur la page 1sur 75

MINISTÈRE DU DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL ET SCIENTIFIQUE

BUREAU DE RECHERCHES GÉOLOGIQUES ET MINIÈRES

SERVICE GÉOLOGIQUE NATIONAL


B.P. 6009 - 45 Orléans (02) - Tél.: (38) 66.06.60

LA PROSPECTION GÉOCHIMIQUE TACTIQUE

DU SECTEUR DE SAINT-SALVY (TARN) :

- Essais d'extraction à froid

- Analyses en multi-éléments

par

E. WILHELM

Département de GÉOPHYSIQUE
et de prospection GÉOCHIMIQUE
B.P. 6009 - 45 Orléans (02) - Tél.: (38) 66.06.60

71 SGN 362 GPH Juillet 1971


R E s u n E
H H H H H H

Une prospection géochimique tactique, analysée en multi-éléments,


2
et réalisée dans un secteur de 8 km entourant la structure minéralisée

en Pb-Zn de Saint-Salvy, a mis en évidence deux paragenèses géochimiques :

- Une association Pb-Ag-As-Sb, dont les différentes valeurs

anomales tracent le filon principal, ainsi que quelques structures annexes.

- Une association Zn-Cd-P-F, caractérisant une minéralisation

zincifère située au Sud du filon, et liée à certains niveaux sêdimentaires

englobant des formations à nodules phosphatés.

Des essais d'extraction à froid du plomb et du zinc par une attaque

modérée au moyen d'une solution de citrate d'ammonium à 10 %, ont défini

des zones d'anomalies significatives grossièrement superposables à celles

obtenues par l'attaque à chaud. L'application de cette méthode paraît

ainsi intéressante, et le rapport des contenus métalliques extraits à froid,

sur les contenus totaux, apportent des informations spécifiques sur l'origi¬

ne de l'anomalie décelée.

- Aucune anomalie de fuite n'a pu être mise en évidence dans

les formations tertiaires de recouvrement, à l'Ouest du prospect.

- Les résultats analytiques ont été traités par trois types d'ana¬

lyses factorielles, dans un but de méthodologie des traitements par ordina¬

teur des données géochimiques multivariables d'une prospection tactique.

Ces méthodes ont mis en évidence des facteurs, caractéristiques des paragenèses

géochimiques précitées. Un report automatique à l'aide de la table traçante

des coefficients de corrélation des échantillons avec les différents facteurs

ainsi extraits, aboutit à l'établissement de cartes "d' isofacteurs" ;

celles-ci correspondent à des cartes synthétiques définissant des zones

anomales corrélées à plusieurs éléments chimiques. L'analyse factorielle

paraît ainsi être un outil d'interprétation nouveau, efficace et économique,

applicable à un grand nombre d'échantillons.


SOMMAIRE

Pages

R E S U il E

I - LES BUTS DE L'ETUDE METHODOLOGIQUE 1

ir - LE CONTEXTE GEOLOGIQUE 1

III - LES MINERALISATIONS 3

IV - LA PROSPECTION GEOCHIMIQUE TACTIQUE 4

1 - Les études prél imi naires 4

2 - La maille des prélèvements 5

3 - Les résultats par élément chimique 5

V - LES ESSAIS D'EXTRACTION A FROID POUR Pb ET Zn 8

1 - Les essais préliminaires 9

2 - Résultats d'extraction à froid concernant l'ensemble

du prospect 11

VI - LES ANOMALIES DE FUITE 14

VII - LES ESSAIS D'ANALYSE FACTORIELLE 15

1 - Principes et description des méthodes utilisées 15

a - Analyses factorielles dites "d'Axes Principaux"... 16

b - Analyse factorielle en facteurs communs et spéci¬

fiques 18

2 - Résultats obtenus 19

a - Analyse des correspondances 19

b - Analyse factorielle en composantes principales.... 21

c -Analyses en facteurs communs et spécifiques 24

VIII - LA SYNTHESE DES RESULTATS OBTENUS 25

1 - Sur le plan de la prospection géochimique 25

2 - Sur le plan de la méthodologie du calcul statistique.. 27


I - LES BUTS DE L'ETUDE METHODOLOGIQUE

La prospection géochimique tactique en sols, effectuée sur le

prospect de Saint-Salvy [Tarn] avait trois objectifs :

- Etude des auréoles de dispersion des métaux et métalloïdes liés

à une structure minéralisée en plomb et zinc, par analogie avec les recher¬

ches méthodologiques réalisées sur les minéralisations filoniennes du horst

de Villefranche-de-Rouergue (rapport 71 GPH OOB, E. WILHELM].

- Essais d'extraction à froid pour plomb et zinc et recherche

d'éventuelles anomalies de fuite occasionnées par la structure, sous un

recouvrement argilo-sableux tertiaire.

- Méthodologie des outils de traitement automatique par ordina¬

teur de données géochimiques multivariables correspondant à une prospection

tactique.

II - LE CONTEXTE GEOLOGIQUE

La structure de Saint-Salvy se développe sur les communes de

Noaillac, Castres, Boissezon et Saint-Salvy. Elle se trouve à proximité de

la route départementale 66 à environ 10 km à l'Est de Castres [fig. 1].

Le filon, orienté E.NE-W.SW, est situé au Sud du massif granitique

du Sidobre j il recoupe les formations cambriennes du versant nord de la

riontagne Noire et il disparaît à l'Ouest sous les sables et argiles à

graviers de la bordure littorale éocène du golfe de Castres.

La stratigraphie du secteur peut être schématisée, d'après

F. BEZIAT et X. LECA [1971), de la manière suivante : on observe de bas

en haut :
- Un ensemble carbonaté de base : calcaires dolomitiques, dolomies

siliceuses, grès dolomitiques...

- Une série calcaroschisteuse dénommée série bleue ou série noire,

assimilée à la série de Viala ; elle débute à la base par une séquence

gréseuse. Sur le prospect, elle est représentée essentiellement par des

récurrences millimétriques de niveaux à nodules phosphatés, de niveaux

gréseux, et de niveaux calcaires. Sa puissance est estimée à 150 m, d'après

les données des sondages.

- Une série verte, schisto-gréseuse, à paradoxides de l'Acadien dé¬

butant à la base par une tendance gréseuse et micacée, et passant à des

termes plus schisteux à nodules calcaires au sommet.

- Une série supérieure gréseuse, appelée série jaune, assimilée

à l'Acadien supérieur et au Trémadoc.

Le métamorphisme régional de caractère épizonal cataclastique est

doublé près du granite du Sidobre par un métamorphisme de contact.

D'après une communication orale de M. BEZIAT, on serait en présence

d'un synclinal dissymétrique orienté NE-SW, à plongement vers le SW, et

déversé vers le SE. Sur ce flanc oriental, on peut observer des contacts

anormaux, notamment entre les séries vertes et bleues. Cette dernière série

montre une fermeture au Nord Est, avec un passage des calcaires de Viala à

des quartzites noirs souvent minéralisés vers la fermeture.

Les couches paraissent subhorizontales, mais largement ondulées,

et la schistosité est subverticale. Une étude structurale fine, en cours,

laisse pressentir trois phases tectoniques qui se succèdent ainsi :

- charriage des formations orientées E-W, vers le Nord ;

- plissement majeur à axe NE, contemporain de la mise en place

du granite du Sidobre ;

- déversement de l'ensemble des formations vers l'Est (axe N-S),

avec écaillage.
Il faut souligner la complexité tectonique du secteur filonien de

Saint-Salvy, par rapport à la zone NE où 1' écaillage est régulier. Cette

complexité est particulièrement mise en évidence par la divergence d'orienta¬

tion du filon de Saint-Salvy (N 80°} et de celui des Huttes, situé plus au

Sud, et orienté N 50° à N 70°. Ces deux structures sont reliées par des

accidents E-W, et l'ensemble des formations est cassé et décalé par des

failles N-S.

Les données stratigraphiques et structurales schématisées ci-dessus

font l'objet d'une étude de synthèse de la part de F. BEZIAT. Elles n'ont

pu, de ce fait, être reportées en tant que fonds géologiques sur les cartes

géochimiques présentées dans ce rapport. Nous nous sommes contentés de men¬

tionner les affleurements décrits par M. HALFON lors d'un levé géologique

de reconnaissance.

La morphologie du secteur de Saint-Salvy est contrastée, surtout

dans les formations sêdimentaires, au Sud de la structure.

Les sols sont normalement bien représentés. Ils peuvent être ratta¬

chés au type de sols bruns à tendance acide, à mull bien développé.

III - LES MINERALISATIONS

Les différentes études et travaux de sondage réalisés jusqu'à ce

jour ont permis de reconnaître :

- Une minéralisation filonienne à Pb-Zn de valeur économique.

La caisse filonienne apparaît comme un ensemble broyé de 20 m de puissance,

et de pendage sud (70° à 80°).

Dans la zone d'oxydation, on reconnaît essentiellement de la pyro-

morphite, accompagnée d'un peu de wulfénite et de cérusite, de quelques

mouches de blende dans du quartz, d'oxydes et d' hydroxydes de fer.

La zone sulfurée renferme de la pyrite, marcasite, blende, chalco¬

pyrite et chalcosine avec une gangue de quartz et de sidérose.


4 -

- Une minéralisation stratiforme, surtout zincifère, en liaison

avec deux niveaux gréseux, dont l'un serait situé à la base de la série

bleue, et l'autre a la base de la série verte. Les niveaux phosphatés,

situés entre ces deux horizons, peuvent également être minéralisés. On

note une zonalité entre le zinc et le plomb a partir du granite. En outre,

les premières études au microscope, réalisées par M. HALFON, et les analyses

des minerais ont montré des différences notables entre les sulfures du

filon et ceux des couches. Ainsi, les teneurs en argent sont plus fortes

dans le filon (présence d'argentite et même d'argent natif), que dans le

sédimentaire. La blende du filon contient du germanium en quantité notable

(1000 à 2000 ppm). Celle des strates est plus claire que celle du filon,

et elle contient du cadmium (auréole de greenockite).

IV - LA PROSPECTION GEOCHIMIQUE TACTIQUE

1 - Les études préliminaires

L'implantation de deux profils de reconnaissance P et P , recou¬

pant la structure de Saint-Salvy (fig. 1) a permis de sélectionner les élé¬

ments chimiques caractéristiques de la minéralisation. Les prélèvements,

effectués à des intervalles de 50 m le long de ces deux profils ont été

analysés pour 23 éléments, d'une part par le quantomètre (B, Sc, V, Mn,

Co, Ni, Cu, Zn, Ga, Sr, Y, Ag, Sn, Ba, Yb, Pb, Cd, Ge), d'autre part par

absorption atomique (Sb, Hg), et par colorimétrie ou "spot-test" (As, P, F).

Les coupes, reproduites en figure 2 donnent un aperçu des dis¬

persions des principaux métaux et métalloïdes révélant la structure minéra¬

lisée. Au Sud du profil 1, on peut observer des teneurs élevées en P, F,

Cd, Zn et même Ge, ce qui supposait l'existence d'une paragénèse minérale

différente de celle correspondant à la structure. Ces données justifiaient

2
l'extension de la prospectioi
prospection géochimique à une zone de 8 km encadrant

le filon principal (fig. 1).


2 - La maille des prélèvements

Les prélèvements géochimiques avaient été réalisés en 1969, afin

de minimiser les pollutions occasionnées par les gros travaux miniers qui

ont débuté par la suite.

Les sols ont été pris à 25 cm de profondeur, ce qui correspond

en moyenne à la base des composés humiques, et la maille d'échantillonnage

a été fixée à 100 x 100 m, avec un resserrement à 50 x 50 m aux alentours

de la structure. Néanmoins, et compte tenu des disponibilités budgétaires,

seuls les échantillons de la maille 200 x 200 m ont été analysés, et uni¬

quement pour les éléments suivants : Pb, Ag, Cu, Zn, Cd, Ba, B, Ge, au

quantomètre et Sb, As, F, P, Hg, par absorption atomique, colorimétrie

ou "spot-test". Nous disposions, en outre, mais pour les seuls éléments

Pb et Zn, des résultats analytiques correspondant aux échantillons centraux

de la maille 200 x 200 m, du fait des essais d'extraction à froid : ceux-ci

n'avaient pas pu être réalisés sur les échantillons initiaux, par suite de

leur épuisement.

3 - Les résultats par élément chimique

Les auréoles de dispersion de chaque élément analysé sont mises

en évidence par les cartes d'isoteneurs reproduites en annexe [figure 3 à

figure 14) .

Ces figures sont parlantes par elles-mêmes, et rendent superflu

tout commentaire détaillé. Résumons néanmoins les traits caractéristiques

mis en évidence.

La structure filonienne principale de Saint-Salvy est caractérisée

du point de vue géochimique, par de très fortes anomalies en Pb, Ag, As et

Sb. Cette association localise par ailleurs deux zones anomales, située

l'une au Nord de Fiallesuch (M 29 à Q 33) et l'autre plus ponctuelle au

Sud de Malacan [L 11). Par contre, la structure annexe (Q 25 à 0 31), orien¬

tée E-W, n'est pas mise en évidence par ces éléments.


Les contenus en plomb, à l'aplomb du filon, atteignent 1 %, ce

qui confirme l'existence de minéraux oxydés comme la pyromorphite. Les te¬

neurs maximales en Ag, As, Sb sont de 5 à 10 fois supérieures à celles

de leurs fonds géochimiques respectifs. A ce propos, nous avions calculé

au préalable, par ordinateur, les valeurs des moyennes, écarts-type ou

déviations géométriques correspondant à chaque élément, et exprimés en

valeurs naturelles et logarithmiques. Ces données sont reproduites au

tableau 1 ; celui-ci montre par ailleurs la tendance de la répartition

de la population de chaque élément ; celle-ci est représentée à l'aide

d'histogrammes tracés automatiquement par l'imprimante. Un exemple de

présentation est reproduit sur la figure 15.

Dans le cas de la prospection géochimique qui nous intéresse, ces

données statistiques ne nous ont pas été d'un grand secours pour la répar¬

tition des teneurs en groupes, car les échantillons anormaux sont trop

nombreux par rapport au restant de la population. Néanmoins, le calcul

des moyennes nous a renseigné sur l'ordre de grandeur des fonds géochimiques,

En fixant en première approximation les limites inférieures des

anomalies significatives au double du fond géochimique, on peut estimer

la dispersion du plomb à environ 250 m de part et d'autre de la partie

centrale de la structure ; celles de l'argent, de l'arsenic et de l'anti¬

moine sont de moins en moins étendues et ne dépassent guère 100 m. Cette

dispersion est facilitée par la position topographique en crête de la

structure. Notons par ailleurs que le prolongement vers le NE du filon

des Huttes est matérialisé au SE de la zone du prospect par des anomalies

faibles en Pb, Ag, As.

L'importance du lessivage superficiel, et la puissance de la

zone d'oxydation, dépassant 150 m, ne sont pas des conditions favorables

à l'existence et à la conservation d'une anomalie significative en zinc,

au voisinage immédiat du filon, car cet élément, de par son rayon ionique

et son potentiel d'oxydo-réduction, est plus mobile que les éléments

chimiques précités. L'anomalie géochimique filonienne en zinc est d'autant

moins parlante que des contenus plus élevés en zinc apparaissent à moins

de 200 m au Sud de la structure.


7 -

En effet, une paragénèse géochimique différente de celle de la

structure est mise en évidence au Sud du hameau de Brugayroux. Elle est

définie par des contenus nettement anormaux en Zn, Cd, P et F. La forme

et l'orientation de l'anomalie, conformes à la direction des formations

sêdimentaires NE-SW, ainsi que les corrélations existantes entre le zinc

et le cadmium d'une part, et le phosphore de l'autre, laissent supposer

l'existence d'une minéralisation disséminée au voisinage d'une formation

à nodules phosphatés. L'anomalie de ce type se prolonge vers le NE où

elle se superpose à la structure annexe déjà décrite ci-dessus. Les contenus

en zinc sont élevés et atteignent 6000 ppm j ceux en phosphore dépassent

localement le pourcent. De même, les teneurs anomales en Cd représentent

10 fois, voire même 20 fois celles du fond régional. Elles sont parfaite¬

ment corrélées à celles en zinc et confirment ainsi les résultats analy¬

tiques obtenus sur les blendes dispersées dans le sédimentaire. Remarquons

par ailleurs que le filon annexe, situé au Sud de la structure [Q 24 à

G) 26) est à l'origine d'une anomalie caractéristique en Zn. Les anomalies

en fluor sont moins contrastées que les précédentes ; le fluor pourrait

être exprimé, dans les formations phosphatées, sous forme de colophanite

(f luorapatite hydratée et carbonatêe). Notons également que la structure

principale de Saint-Salvy est jalonnée par quelques teneurs faiblement

anomales en P ; celles-ci ne peuvent être rapportées aux formations détri¬

tiques, mais sont expliquées par la pyromorphite superficielle.

Il est difficile de préciser l'importance des auréoles de disper¬

sion en zinc, cadmium, phosphore et fluor à partir des séries sêdimentaires

qui les contiennent, du fait de l'imprécision des limites géologiques.

Cette dispersion doit être inférieure à la maille d'échantillonnage, comme

semblent le confirmer les résultats d'extraction à froid décrits au chapitre V.

La zone sédimentaire située au Sud du hameau Malacan est signalée

par des teneurs plus élevées en bore.

Le cuivre accompagne, à l'état de traces, les minéralisations

exprimées.
- 8

Le mercure par contre ne peut être utilisé comme métal traceur,

ni de la structure, ni de la minéralisation stratiforme. Quelques valeurs

anomales apparaissent à l'Est et au Sud de Brugayroux, sans que leur signi¬

fication puisse être élucidée. Notons quand même que le fond géochimique

en mercure s'élève dans la partie SE du prospect, au voisinage du passage

du filon des Huttes.

L'analyse spectrale au quantomètre a mis également en évidence

des contenus anormaux en germanium, paraissant liés au zinc et au cadmium

sédimentaire (blende cadmifère et germanifère) . La structure n'est pas

marquée par cet élément, signalée cependant dans les blendes de la zone

sulfurée. Les teneurs en germanium sont malheureusement trop voisines du

seuil de sensibilité de la méthode analytique, et sont, de ce fait, trop

sensibles aux variations de matrice ; les valeurs sont groupées suivant

leur passage au quantomètre, et ne sont, par ailleurs, pas reproductibles.

En effet, les résultats obtenus sur les deux profils de reconnaissance P

et P accusent des teneurs allant jusqu'à 18 ppm Ge autour de la structure

alors qu'elles sont toutes inférieures à la limite de sensibilité (0,5 ppm)

lors des analyses de la totalité des échantillons du prospect dans le même

secteur.

Signalons d'autre part l'anomalie en baryum, dans la partie SE

du prospect. Elle est due au filon des Huttes qui contient de la barytine

exprimée j ce filon avait fait l'objet d'une ancienne exploitation artisa¬

nale pour cet élément.

V - LES ESSAIS D'EXTRACTION A FROID POUR Pb ET Zn

Une discussion générale portant sur la validité et l'intérêt de

la mise en oeuvre de l'extraction à froid des métaux contenus dans les sols

déborderait le cadre de ce rapport. Nous nous contenterons de rapporter

les résultats obtenus dans le secteur de Saint-Salvy.

La méthode d'extraction à froid consiste à attaquer les sols à

l'aide d'une attaque acide modérée et à froid, afin de ne mettre en solution

que les ions métalliques échangeables des sols. Cette méthode permet ainsi,

en général, de mettre en évidence les contenus anormaux métalliques remobi¬

lisés et transportés par les eaux de circulation, de surface ou souterraines.


- 9

à partir d'une minéralisation exprimée, et refixés faiblement et super¬

ficiellement au complexe adsorbant argilo-humique des sols. Elis peut

apporter ainsi des précisions sur le type d'auréole de dispersion auquel

on a affaire.

1 - Les essais préliminaires

L'influence des principaux facteurs déterminant les taux d'extrac¬

tion a été étudiée sur 20 échantillons de sols provenant des deux profils

11 et 13 du prospect.

Nous avons fait varier le type d'attaque [acides minéraux, orga¬

niques ou sols) ainsi que les temps de contact sol-solution d'attaque,

tout en maintenant sensiblement constants les facteurs concentration des

solutions et température. Le pH, par contre, était déterminé par la concen¬

tration de l'acide utilisé.

Chacun des 20 échantillons a été soumis aux 7 attaques suivantes :

- attaque totale à chaud (mélange d'acides perchlorique - nitrique-

chlorhydrique et reprise des insolubles par l'acide f luorhydrique) ;

- attaque au citrate d'ammonium 10 % à froid : contact 30 mn ;

- attaque à l'acétate d'ammonium N à froid : contact 30 mn j

attaque à l'acide nitrique N à froid contact 10 mn ;

attaque à l'acide citrique N à froid : contact 1 5 mn j

attaque à l'acide citrique N à froid contact 30 mn ;

attaque à l'acide citrique N à froid contact 60 mn.

Le plomb et le zinc ont été dosés dans les solutions d'attaque

par absorption atomique.


10

D'une manière générale, on peut dire que les réponses géochimiques

correspondant aux différentes extractions montrent une évolution analogue,

le pourcentage de métal extrait étant proportionnel à la force de l'acide

utilisé, ainsi qu'au temps de contact.

- Résultats pour le plomb (fig. 16)

C'est l'acide nitrique dilué qui met le plus de plomb en solution,

suivi par le citrate d'ammonium à 10 %, lui-même légèrement plus actif,

à temps de contact égal, que l'acide citrique normal. Le taux d'extraction

du plomb par l'acide citrique est proportionnel au temps d'agitation du

mélange sol-solution ; il tend à se stabiliser, et un plus grand nombre

de mesures serait nécessaire pour déterminer exactement le palier. Cependant,

un temps d'agitation trop long ne présente que peu d'intérêt sur le plan

pratique, car il rendrait la méthode difficilement opérationnelle, du moins

sur le terrain.

Les contenus en plomb échangés par l'acétate de sodium sont trop

faibles, comparés à la limite de sensibilité analytique, et cette méthode

d'attaque fournit des résultats insuffisamment contrastés.

- Résultats pour le zino (fig. 17)

Les résultats sont sensiblement voisins de ceux obtenus pour

le plomb i les teneurs extraites par chacune des attaques sont néanmoins

plus groupées, à l'exception de l'acétate d'ammonium, peu actif.

Le mode d'attaque n'intervient donc pas d'une manière décisive

dans l'exploitation des résultats obtenus par extraction à froid. Il est

cependant nécessaire d'adopter un type d'attaque constant et de l'appliquer

d'une manière identique pour tous les échantillons d'un même prospect j

de même, les valeurs absolues des contenus métalliques extraits à froid

interviennent moins que leur variation relative. Mais ce sera finalement

le rapport du métal extrait à froid sur le contenu métallique total qui

apportera le plus de renseignements sur le mode de fixation du métal dans

les sols, et par voie de conséquence, sur son origine.


- 11 -

Le tableau 2 reproduit les rapports Ex Pb/Pb et Ex Zn/Zn corres¬

pondant aux attaques par le citrate d'ammonium, l'acide nitrique et l'acide

citrique dilués. On remarque que les pourcentages de plomb extrait à

froid par rapport à la teneur totale, sont plus élevés au voisinage de

la structure et dans les secteurs nord des profils, qu'au sud. Cette ten¬

dance est moins perceptible pour le zinc.

Ainsi, l'auréole de dispersion du plomb échangeable, au voisinage

de la structure et surtout au Nord de celle-ci, serait due à des contenus

métalliques provenant du filon j ces contenus ont migré sous forme ionique

en solution et ont reprécipité, du moins en partie, sur le complexe absor¬

bant des sols. Nous sommes en présence d'une auréole géochimique de disper¬

sion secondaire du type épigénétique.

Par contre, les contenus anormaux de la partie sud seraient plu¬

tôt à rattacher à une minéralisation résiduelle exprimée, comme le laissent

supposer les échantillons C 11 et C 13 ¡ ceux-ci contiennent probablement

des oxydés de plomb mis en solution par l'acide nitrique. Dans ce cas,

l'anomalie géochimique est peu déplacée, et la dispersion secondaire peut

être assimilée à un modèle syngénétique.

Ces résultats préliminaires encourageants nous ont conduit à étendre

à l'ensemble des échantillons du prospect (maille 200 x 200 m) les essais

d'extraction à froid pour Pb et Zn.

Pour cela, nous avons choisi comme méthode d'attaque à froid

la solution de citrate d'ammonium à 10 % (temps de contact 30'). Cette

solution nous a permis de donner le meilleur contraste, et de plus, elle

est moins active vis-à-vis des minerais résiduels exprimés (oxydés et

sulfures], à cause de son pH élevé, que les solutions acides.

2 - Résultats d'extraction à froid concernant l'ensemble du prospect

- Plomb (fig. 18)

Des contenus anormaux en plomb localisent la structure principale,

ainsi que le secteur plus ponctuel situé au Sud de Malacan. Par contre,

la structure annexe de direction NE-SW [M 29 - Q 33), ainsi que l'extrémité

* Ex = Extraction à froid.
- 12 -

du filon des. Huttes, ne sont que faiblement révélées par l'extraction à

froid.

L'anomalie au SE de Brugayroux est à rattacher d'une part à une

dispersion dans la vallée de la Galoubre de la minéralisation filonienne

(I 23] ; elle paraît d'autre part être liée à un autre accident quartzeux

très localisé [G 20] . En outre, elle exprime les contenus en plomb liés

à la minéralisation sédimentaire zincifère.

Si l'on retient comme seuil d'anomalie la valeur de 20 ppm, l'au¬

réole de dispersion du plomb échangeable est d'une superficie sensiblement

équivalente à celle obtenue par attaque à chaud.

La cartographie des rapports des teneurs en plomb extraits à

froid sur les contenus totaux en plomb obtenus par attaque totale (Ex Pb/Pb)

[fig. 19) confirme les résultats déduits des profils P 11 et P 13.

En effet, dans la zone localisée au Nord de la structure, on met

en solution par attaque à froid 10 % à 25 % des contenus totaux en plomb.

Les forts pourcentages sont souvent observés au voisinage des résurgences de

la nappe au niveau des sources, ce qui illustre l'intervention des nappes

souterraines dans la migration ionique.

Près de la structure proprement dite, le taux d'extraction est de

l'ordre de 10 %, à l'exception des zones où le filon est affleurant ; là,

les oxydés de plomb, superficiels et altérés, passent partiellement en solu¬

tion, même par une attaque modérée, ce qui augmente le rapport Ex Pb/Pb. De

même, la majorité des échantillons prélevés dans le ravin de la Galoubre,

et quelques échantillons pris dans des ravins parallèles, recoupant la struc¬

ture, contiennent une proportion importante de plomb allochtone, faiblement

fixé, et provenant du lessivage du filon minéralisé. Par contre, les contenus

relativement élevés en plomb accompagnent la minéralisation zincifère stra¬

tiforme du secteur de Brugayroux, sont à peine mis en évidence par l'extrac¬

tion à froid.
- 13

- Zino (fig. 20)

Des caractéristiques équivalentes à celles du plomb sont obtenues

avec l'extraction à froid du zinc, bien que les contrastes soient moins nets

pour cet élément. La structure filonienne n'est pas marquée par des valeurs

anomales en zinc échangeable, compte tenu de la grande mobilité du métal,

de sa faible occurence superficielle sous forme de produits oxydés, et de

l'importance du relief, surtout au Sud du filon.

Par contre, la minéralisation sédimentaire est bien mise en évi¬

dence par cette méthode. Le taux d'extraction à froid par rapport aux conte¬

nus totaux en zinc y est bas (0,5 % à 1 %), comme l'illustre la figure 21.

Ainsi, les fortes valeurs obtenues en extraction à froid, liées aux faibles

valeurs du rapport Ex Zn/Zn caractérisent la minéralisation sédimentaire

presqu 'en place, exprimée principalement par des minéraux primaires (blende).

Par contre, les fortes valeurs obtenues par l'extraction à froid, auxquelles

correspondent des rapports Ex Zn/Zn plus élevés, ne peuvent être considérées

comme anomalies significatives. Elles sont à rattacher en général à une

reconcentration superficielle du zinc sur les particules argileuses des

zones de drainage, comme dans le ravin de la Galoubre, ou à l'Est de

Fiallesuch par exemple. L'anomalie de Pauzueroire pourrait être due, par

contre, à une source. Notons également une forte influence du profil topogra¬

phique sur les contenus en zinc échangeable (C 19, G 21).

Ainsi, l'origine d'une anomalie peut être précisée par une car¬

tographie des contenus métalliques faiblement liés aux sols et pouvant être

mis en solution sélectivement par une attaque modérée et à froid, superposée

à celles des teneurs totales. Cette méthode sera donc d'un secours non né¬

gligeable pour la sélection des anomalies significatives. Elle peut même,

dans certains cas, signaler l'occurence d'une minéralisation en profondeur,

non affleurante, mais partiellement lessivée par les eaux de circulation.

Dans un autre ordre d'idée, la détermination des contenus échan¬

geables d'un métal en traces peut se faire sur le terrain par un laboratoire

équipé pour des mesures colorimétriques. Les résultats obtenus, bien

qu'approximatifs du point de vue de leur valeur absolue, ont l'avantage


14

d'être fournis rapidement, ce qui facilite un contrôle immédiat sur le

terrain, ou même un échantillonnage à maille plus serrée dans les zones

anomales ainsi mises en évidence. De plus, ces résultats devront être

obligatoirement confrontés aux données obtenues au laboratoire par l'atta¬

que totale. Le rapport Ex M/M apportera des informations complémentaires

et inédites sur le type d'anomalie en présence.

VI - LES ANOMALIES DE FUITE

Le filon principal de Saint-Salvy se prolonge vers l'Ouest sous

la couverture tertiaire. Sa continuité n'est pas établie, et il est jalonné

sur le terrain par quelques rares affleurements. Il semble se mouler,

d'après les photographies aériennes, autour du granite du Sidobre, en direc¬

tion du NW.

Sur le prospect étudié, la structure matérialisée par des contenus

plus élevés en Pb-Ag-Sb-As s'arrête également au contact des formations

argilo-sableuses et gravillonnaires de l'Eocène. Aucune anomalie de fuite

n'est donc mise en évidence. Il est cependant fort possible que cette

absence totale de réponse géochimique sous un recouvrement de faible puis¬

sance puisse également s'expliquer par la disparition progressive de la

minéralisation filonienne vers l'Ouest.

Le recouvrement tertiaire, très irrégulier d'ailleurs, couvre éga¬

lement le prolongement occidental des formations gréseuses minéralisées,

et des formations phosphatées attenantes. Celles-ci apparaissent localement

en boutonnière au Sud de Malacan. Un contrôle rapide sur le terrain a montré

que le tracé des courbes isanomales en cadmium, phosphore et zinc, délimite

assez bien, à la précision de la maille d'échantillonnage, le contact des

séries primaires et éocènes. Celui-ci diffère sensiblement des limites carto¬

graphiées sur la carte géologique au 1/80 000 de Castres (fig. 1). Mais là

encore, aucune anomalie de fuite n'a pu être décelée, et cette formation

éocène forme un écran sérieux pour la dispersion "per ascensum" des ions

métalliques contenus dans les formations sous-jacentes.

De même, les résultats obtenus par extraction à froid dans les

zones à recouvrement tertiaire, ne sont pas plus sensibles et significatifs.


15

VII - LES ESSAIS D'ANALYSE FACTORIELLE

1 - Principes et description des méthodes utilisées

L'analyse en multi-éléments d'un grand nombre d'échantillons

géochimiques met à la disposition du géologue une importante masse de

données et d'informations qui, pour être utilisables, devront être ordon¬

nées et synthétisées.

Il est certes toujours possible d'effectuer manuellement, pour

un échantillonnage donné, un report et une cartographie distincte pour

chaque élément dosé, et de mettre ainsi en évidence, par superposition

des cartes obtenues, les anomalies significatives. Ce dépouillement manuel

devient d'un coût prohibitif, à mesure que le nombre d'échantillons augmente ;

de plus, il risque de laisser échapper des informations complémentaires

qui ne peuvent être obtenues que par un traitement automatique sur ordinateur.

Ainsi, dans un but méthodologique, nous avons utilisé les données

analytiques en multi-éléments du prospect de Saint-Salvy pour examiner et

définir, sur un exemple de prospection géochimique tactique, les moyens

de traitement automatique les mieux appropriés permettant de circonscrire

et de sélectionner les anomalies significatives. Cette étude fait suite

aux essais de traitement préalablement entrepris sur les résultats de la

prospection géochimique stratégique de Belle-Isle en Terre (J. BARBIER,

E. WILHELM, 71 SGN 307 GPH) et de la prospection semi-tactique de Valcroze

[J. BARBIER, 71 SGN 229 GPH).

L'intervention de l'ordinateur est primordiale pour la mise en

oeuvre des méthodes d'analyse factorielle, ayant pour but de dégager des

relations, soit entre échantillons, soit entre éléments chimiques, soit

même entre éléments et échantillons.

Nous nous consacrerons uniquement dans ce chapitre à l'exploitation

et à la comparaison des résultats fournis par différents types d'analyse

factorielle appliqués aux analyses géochimiques du prospect de Saint-Salvy,

et nous ne reviendrons pas sur l'élaboration automatique des données concer¬

nant la distribution de la population.


- 16

Les méthodes d'analyses factorielles ont été exposées dans un

rapport préliminaire (J. BARBIER, 71 SGN 230/GPH) et nous nous contenterons

de synthétiser ci-après le principe des trois méthodes employées.

L'analyse factorielle appliquée aux résultats de la prospection

géochimique se fonde sur la recherche de corrélations entre éléments

chimiques. Elle tend à réduire la dimension de l'espace initial défini

et fixé par un nombre de vecteurs équivalents au nombre d'éléments chimiques

dosés dans chaque échantillon, au moyen d'une approximation dont l'impor¬

tance est fonction des corrélations existantes (variance expliquée). Les

nouveaux vecteurs ainsi mis en évidence sont appelés facteurs, et leur

signifaction géochimique ou géologique devra être précisée. Chaque échantillon

est corrélé aux différents facteurs ainsi extraits, au moyen d'un coeffi¬

cient de corrélation ou de liaison également appelé facteur score.

Ainsi, une anomalie pourra être définie qualitativement par des

corrélations entre deux ou plusieurs éléments, qui ne s'expliquent pas par

leurs propriétés chimiques intrinsèques, mais qui évoquerait au contraire

une association minérale. L'analyse factorielle va permettre de définir

ce type d'anomalie, voire même de le cartographier.

a - Analyses factorielles dites "d'Axes Principaux"

On extrait des axes d'inertie à partir du système de points re¬

présentant les échantillons dans l'espace des éléments et on projette ces

points sur ces axes ou facteurs principaux. Les facteurs sont extraits

par ordre d'importance décroissante, chacun des facteur expliquant une

partie de la variance du système considéré. Ces méthodes sont donc, au

départ, purement descriptives.

Nous avons utilisé deux types d'analyses factorielles d'axes

principaux :
- 17 -

- Analyse factorielle en composantes principales

Cette méthode prend en compte, comme variables de base, les valeurs

soit réduites par rapport à la moyenne, soit centrées-réduites, des teneurs

se rapportant à la distribution d'un même élément chimique d'un échantillon¬

nage. Les axes principaux extraits sont orthogonaux, ce qui implique une

notion d'indépendance des variables, notion qui n'est pas conforme, en géné¬

ral, aux données géochimiques. Il est cependant possible de procéder à

une rotation d'axes orthogonaux [méthode VARIMAX), permettant une meilleure

coïncidence des axes d'inertie extraits avec la répartition initiale des

points dans l'espace des éléments. Cette rotation n'est valable que pour

les vecteurs, et non pour les individus ¡ elle ne se répercute pas sur

les coefficients de corrélation liant les échantillons aux facteurs, et

limite ainsi, pour le moment, l'utilisation de cette méthode.

- Analyse factorielle des correspondances

Cette méthode tend à concilier une représentation des échantillons

dans l'espace des éléments avec celle des éléments dans l'espace des

échantillons. En effet, les variables de départ, servant au calcul fac¬

torlel, font intervenir, outre la teneur d'un élément donné se rapportant

à un échantillon donné, la somme des teneurs de ce même élément correspondant

à la totalité de l'échantillonnage et la somme des teneurs des différents

éléments chimiques dosés dans l'échantillon considéré. Ainsi, et d'une

manière schématique, on peut dire que la nouvelle variable utilisée est

fonction de la teneur de l'élément comparé à la moyenne des teneurs de ce

même élément, et du profil géochimique de l'échantillon lui-même.

Cette méthode ne fait intervenir que des facteurs indépendants,

c'est-à-dire des axes orthogonaux.

Les 3 premiers axes d'inertie extraits par les analyses factorielles

d'Axes Principaux peuvent être représentés graphiquement à l'aide d'axes

orthogonaux. Cette représentation permet de visualiser la projection des

individus dans les plans définis par les axes, et d'étudier leur répartition ;

elle facilite ainsi la détermination de la signification géochimique ou

géologique des axes extraits. Un exemple de représentation graphique est

donné par les figures 22 et 23 .


18 -

b - Analyse factorielle en facteurs communs et spécifiques

Cette méthode postule, au départ, l'existence d'un modèle linéaire

tel que chaque variable soit expliquée par des facteurs "communs" et un

facteur "spécifique" qui lui est propre. Les facteurs communs peuvent être

choisis córreles ou non. La position des variables par rapport aux facteurs

est rendue optimale, comme pour l'analyse en composantes principales avec

rotation, par une rotation d'axes dans l'espace j dans le cas présent,

une méthode originale de rotation oblique a été mise au point par J. MALLET.

1971. La méthode d'analyse en facteurs communs et spécifiques, contrairement

à l'analyse par Axes Principaux, présente donc un caractère explicatif, à

partir de données admises a priori [existences de facteurs communs et pour¬

centage de variance expliquée). Les teneurs de base prises en compte sont

transformées en variables centrées réduites.

L'importance de la liaison d'un échantillon donné aux facteurs

ainsi définis est fixée par le coefficient de corrélation. Ce coefficient

peut être utilisé, de la même manière qu'une teneur, pour la cartographie ;

il caractérise non plus un élément, mais un facteur. On aboutit ainsi

à des cartes "d' isofacteurs" interprétables de la même manière que les

cartes "d'isoteneurs". Ces cartes "d' isofacteurs" correspondent en somme

à des cartes géochimiques synthétiques de plusieurs éléments initialement

córreles .

Les coupures des cartes d' isofacteurs sont faites en fonction de

la distribution des coefficients de corrélation qui peut être assimilée

à une distribution normale. Dans le cas de variables non centrées réduites

(analyse des correspondances], les coupures sont déterminées par un calcul

automatique donnant les moyennes et écarts-types des facteurs scores à

partir du fichier obtenu par l'analyse factorielle. Par ailleurs, les pro¬

grammes d'analyses factorielles en axes principaux permettent d'enchaîner

un report automatique des coefficients de corrélations, à l'aide de la

table traçante ; ceci a nécessité l'introduction préalable, à l'aide de

cartes perforées, des coordonnées géographiques des prélèvements géochimiques,

Le tracé automatique des courbes "d' isofacteurs" est cependant fait manuel¬

lement. La cartographie automatique des facteurs n'est pas réalisable, pour

le moment, dans le cas de l'analyse en facteurs communs et spécifiques.


- 19 -

2 - Résultats obtenus

Nous avons soumis les 230 échantillons du prospect de Saint-Salvy

aux trois types d'analyses factorielles décrits ci-dessus. De plus, nous

avons utilisé les données analytiques, soit en valeurs naturelles, soit

en valeurs logarithmiques, soit même en valeurs pondérées. Cependant, nous

n'avons exécuté qu'un seul report automatique par type d'analyse factorielle.

D'autre part, une série d'analyses factorielles préliminaires prenait en

compte, outre les éléments chimiques déjà cités, quatre indices de variation

des éléments majeurs tels Fe, Si, Ca, Mg. Ces indices avaient été estimés,

à titre d'essai, à partir du signal brut donné par le quantomètre pour ces

éléments, par comparaison avec la réponse spectrale obtenue pour le sol de

référence (matrice). L'extrapolation des données ne paraît pas linéaire,

et les variations des indices sont faibles et peu caractéristiques, à

l'exception de celles du magnésium dont les fortes valeurs localisent assez

bien les séries dolomitiques. Ces données n'ont qu'une incidence faible

sur les résultats de l'analyse factorielle, et nous n'en tiendrons pas

compte lors de l'exploitation des résultats.

a - Analyse des correspondances

Un premier passage sur machine a pris en compte les teneurs ana¬

lytiques exprimées en valeurs naturelles.

Variables les mieux corrélées a:oec chaque facteur (tableau 2)

facteur 1 : Pb, Ag, (As) s'opposant à P, Cd

facteur 2 : Cd, P, Zn s'opposant à (Hg) , (Ba)

facteur 3 : P s'opposant à Zn, (Ag)

facteur 4 : mal défini

facteur 5 : Hg.

Ces résultats sont voisins de ceux obtenus lors du second passage,

et seront discutés par la suite.

Lors d'un deuxième passage sur machine, nous avons affecté les

teneurs de certains éléments d'un coefficient de pondération, ce qui a

permis de ramener les valeurs moyennes de chaque élément dosé à un même

ordre de grandeur, en valeur absolue. Les teneurs en As, Sb, Ag, Cd ont

ainsi été pondérées.


- 20 -

Variables les mieux corrélées avec chaque facteur (tableau 4)

facteur 1 : Cd, P, (Zn) s'opposant à Pb, (As, Ag)

facteur 2 : Pb s'opposant à Ba, Hg

facteur 3 : (P) , (Pb) s'opposant à (Ag) , (Zn)

facteur 4 : Hg

facteur 5 : mal défini.

Les figures 24, 25 et 26 correspondent aux reports automatiques

des coefficients de liaison [numéro de l'échantillon, coefficient de liaison

et classe] et au tracé des courbes "d' isofacteurs" pour les trois premiers

facteurs.

Le facteur 1 délimite d'une manière sélective, les deux types

de minéralisations existentes :

- la structure caractérisée par Pb, As, Ag

- le sédimentaire défini par Cd, P, Zn.

Le facteur 2 affine la localisation filonienne à l'aide du plomb.

Les anomalies Pb de la minéralisation sédimentaire sont également faiblement

exprimées. Les corrélations inverses de ce facteur avec Ba + Hg peuvent

s'expliquer par le passage au SE du prospect du filon des Huttes, ainsi

que par les valeurs élevées en Ba dans la zone de Malacan (M-l?, 7-9).

Le facteur 3 associe Pb-P s'opposant à Ag-Zn. Il concerne cepen¬

dant moins de 8 % de la variance expliquée. Si l'association Pb-P peut

s'expliquer par la pyromorphite localisée dans la zone filonienne subaf¬

fleurante, celle en Ag-Zn serait plutôt due à la minéralisation zincifère

et argentifère lessivée à partir de la structure j elle est concentrée au

Sud de la structure, mais en dehors de la zone stratiforme minéralisée.

Cette association est à rapprocher des résultats d'analyses des carottes

de sondage, montrant que les blendes de la structure renfermaient 5 à 10 fois

plus d'argent que les blendes sêdimentaires.


- 21

Les résultats du premier passage sur machine sont grossièrement

équivalents à ceux résumés ci-dessus. On remarque néanmoins que les facteurs

scores sont inversés pour les deux premiers facteurs. Ceci est dû à l'in¬

troduction des coefficients de pondération. Ces derniers augmentent le poids

de certaines teneurs, ce qui se répercute sur les variables prises en

compte par l'analyse factorielle, servant au calcul des coefficients de

corrélations [voir page 17).

Ces différences sont somme toute minimes. Elles ne justifient

pas l'introduction des coefficients de pondération.

L'utilisation des analyses des correspondances soulève une seconde

remarque : certains facteurs sont souvent córreles à des groupes de variables

dont les significations géochimiques ou géologiques sont distinctes, voire

même opposées, ce qui se traduit par des facteurs scores inverses. Des

échantillons, liés simultanément aux deux pôles, et córreles inversement

à un même facteur, peuvent ainsi passer inaperçus. Tel est le cas, par exem¬

ple pour le facteur 1, de la structure annexe d'orientation NE-SW [M 29 - Q 33]

qui est masquée par la minéralisation sédimentaire qui s'y superpose. De

même, le facteur 2 ne met pas en évidence le passage du filon des Huttes,

caractérisé par Pb, et par Ba, dont les coefficients de corrélations s'oppo¬

sent.

Cette superposition de différentes caractéristiques géochimiques

exprimées par un même facteur est un handicap pour la réalisation et l'in¬

terprétation des cartes "d' isofacteurs" définis par l'analyse des correspon¬

dances.

b - Analyse factorielle en composantes principales

ïeA. gCLá-óútge. ¿u/i mxchAnO. : On utilise les valeurs naturelles et une analyse

sans rotation des facteurs.

Variables les mieux corrélées avec chaque facteur (tableau 5)

facteur 1 Zn, F, Cd, P, Sb (Hg)

facteur 2 P, Cd, (F) s'opposent à As

facteur 3 Pb, Ag, Sb, As

facteur 4 Hg

facteur 5 Hg (Ba).
22

On retrouve dans les 3 premiers facteurs les distinctions entre

minéralisations sêdimentaires et filoniennes. Le mercure, par contre, est

mis en avant par le fait qu'il n'est corrélé avec aucun autre élément.

2ènie. g¿i44^?'_4'^ macJUiie. : On se sert des valeurs logarithmiques et d'une

analyse sans rotation des facteurs.

Variables les mieux corrélées avec chaque facteur (tableau 6)

facteur 1 : Zn, Ag, Sb, Cu, B, As, Pb, F ...

facteur 2 : Cd, F, P s'opposant à As, Pb

facteur 3 : Ba, B s'opposant à Pb, Ag

facteur 4 : Hg

facteur 5 : P (As , Pb) .

Les trois premiers facteurs ont été cartographies par report

automatique des facteurs scores [figures 27, 28 et 29).

Une rotation des axes d'inertie a permis d'obtenir une meilleure

coïncidence des facteurs avec les variables significatives.

Les variables les mieux corrélées avec chaque facteur sont

[tableau 7) :

facteur 1 : Pb, Ag, As, Sb

facteur 2 : P, Cd, F, Zn

facteur 3 : Ba, B, Cu, As

facteur 4 : Hg

facteur 5 : F, Sb, Zn, Cd.

Comme nous l'avons déjà dit plus haut, la rotation orthogonale

réalisée ne concernait que les axes et non les individus, et les corrélations

des échantillons à ces nouveaux facteurs ne sont donc pas calculées. La

rotation permet ainsi de mieux définir les associations existantes d'une

manière qualitative, mais non quantitative.

Les facteurs définis après rotation se rapportent également aux

deux types de minéralisation du prospect. La signification du facteur 5

reste obscure.
23

Mais revenons aux résultats obtenus avant rotation : le facteur 1

ne permet pas de définir soit une minéralisation, soit une paragénèse géo¬

chimique, soit un fond géologique, soit même un phénomène d'altération

superficielle ou de lessivage. Il est plus ou moins corrélé à la quasi tota¬

lité des éléments chimiques pris en compte. Ceci semble être une caractéris¬

tique de l'analyse en composantes principales où le ou les premiers axes

extraits, expliquent un grand pourcentage de la variance, et correspondent

en somme au profil géochimique d'un sol moyen (moyenne des teneurs et moyenne

des échantillons) j ceci illustre la signification spaciale des facteurs qui

représentent les axes principaux de la dispersion des éléments dans l'espace.

Cette dispersion est uniformisée par la transformation des valeurs naturelles

en valeurs logarithmiques j en effet, l'analyse factorielle utilisant les

valeurs naturelles (1er passage) avait pris en compte des valeurs suffisam¬

ment contrastées pour fixer les premiers facteurs en fonction de ces valeurs

anomales significatives, et non en fonction d'un fond géochimique.

On peut néanmoins remarquer que la cartographie du facteur 1 obtenu

lors du 2ème passage machine (fig. 27) oppose d'une part les formations sê¬

dimentaires incluant la structure (prédominance du zinc) au granite du

Sidobre, caractérisé par des contenus géochimiques bas.

Le facteur 2 [fig. 28) différencie assez nettement la minéralisation

stratiforme de celle du filon, caractérisée par As et Pb seuls, en non Ag

et Sh.

Quant au facteur 3 (fig. 29), il oppose également la minéralisation

filonienne aux secteurs définis par des teneurs plus élevées, soit en baryum,

soit en Ba + B.

Le facteur 5 pourrait de même s'expliquer par l'occurence de pyro¬

morphite, mais ceci n'est pas spécifique.

Il faut également noter, comme pour l'analyse des correspondances,

les difficultés d'interprétation occasionnées par la superposition de deux

variables liées inversement à un même facteur. Ainsi, la barytine du filon

des Huttes (E 39] n'est pas révélée à cause des teneurs en argent traçant

le même filon.
- 24 -

c - Analyses en facteurs communa et spécifiques

Variables les mieux corrélées avec chaque facteur (tableau 8)

facteur 1 Zn, Sb. F, Cd, (Ag, P)

facteur 2 Pb, Ag, As, Sb

facteur 3 Hg

facteur 4 Ba, Zn, As

facteur 5 P, Zn, Cd, F.

Cette analyse n'a pu prendre en compte, vue la taille modeste de

l'ordinateur IBM 1130 utilisé, que 10 variables. Nous avons ainsi négligé

les teneurs en cuivre et en bore.

Le facteur 1 (fig. 30) correspond à la minéralisation zincifère

stratiforme, à laquelle se surimposent des contenus élevés en Zn, Cd,

soit d'une partie de la structure affleurante [U 25], soit d'une partie

du filon annexe.

L'association de l'antimoine avec ce facteur peut s'expliquer par

l'existence de valeurs anomales de cet élément dans la zone sédimentaire au

Sud de Brugayroux, ainsi que par la superposition des paragenèses strati¬

formes et filoniennes le long de la structure annexe. Ce facteur est associé

au facteur 5, comme l'indiquent d'aillleurs les coefficients de corrélation

entre facteurs.

Le facteur 2 (fig. 31) définit les minéralisations de l'ensemble

des structures mises en évidence géochimiquement dans la zone du prospect

(filon principal, une partie du filon annexe, structure annexe, structure

au Sud de Malacan, accident quartzeux au Sud de Brugayroux). Le passage du

filon des Huttes n'est, par contre, pas mis en évidence, et demande une cou¬

pure plus fine des classes des facteurs scores. Les anomalies apparaissant

en A 15, E 15 et I 15 sont dues aux fortes valeurs simultanées en Pb et As.

Le facteur 3 localise les seules anomalies en mercure ; le facteur 4

[fig. 32) reprend les teneurs anomales en baryum (filon de Huttes, secteur

de Malacan] auxquelles se superposent des valeurs élevées en As. La corréla¬

tion Ba-Zn est due à l'association de ces deux éléments qui sont bien expri¬

més au Sud de Brugayroux.


- 25

En résumé, les résultats obtenus par l'analyse en facteurs communs

et spécifiques sont assez parlants ; ils mettent bien en évidence les anoma¬

lies géochimiques pouvant être expliquées par la présence d'un type de

minéralisation donnée et tracée par différents éléments chimiques.

VIII - LA SYNTHESE DES RESULTATS OBTENUS

1 - Sur le plan de la prospection géochimique

La prospection géochimique en multi-éléments en sols réalisée à

la maille carrée de 200 x 200 m, a mis en évidence :

- Une paragénèse géochimique à Pb, Ag, As, Sb, marquant la miné¬

ralisation filonienne de Saint-Salvy ; d'autre anomalies, définies par ces

mêmes éléments chimiques, peuvent s'observer :

. Au Sud du filon (structure annexe de direction NE-SW - M 29 à

Q 33).

. Au Sud du village Malacan (E 11).

. Au Sud de Brugayroux [E 19],

. Le prolongement oriental du filon sud des Huttes est partiellement

mis en évidence par ces éléments.

. Par contre, le filon annexe, orienté sensiblement E-W [Q 25 à

0 22) n'est tracé que d'une manière nuancée par Pb, Ag et Zn, Cd.

- Une pa:ragenèse géochimique à Zn, Cd, P, F, correspondant à une

minéralisation liée à certains niveaux sêdimentaires qui englobent des for¬

mations à nodules phosphatés. La minéralisation est exprimée sous forme de

blende cadmifère. Ces formations minéralisées s'étendent de la zone centrale

et sud du prospect [A 17) en direction NE, et s'incurvent vers l'Est en se

rapprochant de la structure principale pour se superposer à la structure

annexe (M 29 - M 31 ]. La continuité est mal traduite géochimiquement à la

maille de 200 x 200 m, mais elle paraît effective, bien que des décrochements

par failles subméridiennes soient possibles. Les formations sêdimentaires

zincifères s'articulent autour de dolomies, soit massives, soit bréchiques,

qui paraissent correspondre aux séries de base observées dans le secteur.

L'anomalie très significative en Zn, Cd, P et F reste ouverte en direction

du SW.
26

- Des teneurs anomales en baryum, liées à des contenus faiblement

anormaux en Hg au SE du prospect [filon des Huttes) et à des valeurs légère¬

ment plus contrastées en bore au Sud de Malacan.

- L'analyse factorielle a permis de définir une association P,

Pb, expliquée par la pyromorphite de surface, et une autre association Zn,

Ag qui traduit les contenus élevés en argent des sulfures de la structure,

par opposition à ceux du sédimentaire.

- Les éléments tels Cd , Zn ou P tracent d'une manière assez précise

les contacts des formations primaires avec le recouvrement tertiaire stérile.

Aucune anomalie de fuite n'a pu être détectée.

- Les anomalies en Pb-Zn, obtenues par extraction à froid à l'aide

d'une attaque au citrate d'ammonium [solution à 10 %), reflètent fidèlement

la répartition des minéralisations du secteur. Les rapports Ex M/M donnent

des indications sur le mode de fixation du métal au complexe absorbant du

sol et permettent de préciser l'origine et le type d'anomalie.

- L'application de la prospection multi-êléments reste limitée,

du moins au stade actuel des prix de revient analytiques, à cause du coût

des analyses. Un essai d'interprétation automatique des données géochimiques

multi-éléments de Saint-Salvy correspondant à un échantillonnage de 400 x

400 m placé défavorablement par rapport à la structure, a bien mis en

évidence la minéralisation sédimentaire. La structure, par contre, est révé¬

lée d'une manière qualitative par l'individualisation d'un facteur, mais

son report ne permet pas de définir son orientation. Ces essais de simulations

de maille laissent présumer une possibilité d'élargissement de la maille

par l'analyse multivariable, ce qui rendrait la méthode plus opérationnelle :

les résultats, partiels pour le moment, seront complétés, et ils feront

l'objet d'une note ultérieure.

L'extension de la prospection géochimique à d'autres secteurs de

la région de Saint-Salvy pourrait se faire suivant deux options, dépendant

des possibilités financières :


27

- Analyse par absorption atomique en Pb et Zn, auxquels on joindrait

Sb ou P suivant le problème métallogénique posé (recherche d'une minéralisa¬

tion concentrée dans les structures ou poursuite des niveaux stratiformes

minéralisés) .

- Analyse au quantomètre donnant Pb-Ag d'une part et Zn-Cd de

l'autre.

La maille d'échantillonnage en sol ne devra pas être supérieure

à 250 m.

Les échantillons des zones anomales pourront être soumis à une

attaque à froid afin d'écarter les anomalies transportées.

2 - Sur le plan de la méthodologie du calcul statistique

Les essais réalisés à partir des données du prospect de Saint-Salvy

nous ont permis de rendre opérationnelle une méthode de tracé aboutissant

à la restitution automatique des cartes "d' isofacteurs" ; celles-ci corres¬

pondent en somme à des cartes synthétiques d'isanomalies associant différents

éléments chimiques córreles, dans un contexte géologique donné, par une

minéralisation exprimée. La mise en évidence des facteurs peut se faire à

l'aide de différentes méthodes d'analyse factorielle, et les essais ont

montré que chacune d'elles a ses avantages et ses inconvénients. Les résultats

obtenus à Saint-Salvy donneraient cependant un léger avantage à l'analyse

factorielle en facteurs communs et spécifiques qui, dans le cas d'une pros¬

pection tactique, paraît la mieux adaptée pour différencier les échantillons

soit en fonction du fond géochimique local, soit surtout en fonction des

paragenèses minérales existantes. La méthode des correspondances serait par

contre mieux adaptée à l'étude des variations des fonds géochimiques, et de

la sélection d'échantillons dont le profil géochimique est perturbé par des

phénomènes d'altération ou de lessivage superficiel par exemple.

D'un point de vue opérationnel, il serait judicieux, comme le

propose d'ailleurs M. SOLETY, de traiter dans un premier temps les résultats

géochimiques par l'analyse factorielle des correspondances ou en composantes

principales, afin de déterminer le pourcentage des variances expliquées par

chaque facteur, et d'utiliser ces données pour fixer les paramètres d'une

analyse complémentaire en facteurs communs et spécifiques.


28 -

L'enchaînement automatique des différentes opérations de traite¬

ment statistique, faisant intervenir indépendamment ou simultanément l'étude

de la répartition d'une population, une ou plusieurs méthodes d'analyses

factorielles, le report automatique des teneurs ou des facteurs ou encore

la représentation graphique des facteurs, nécessitera encore quelques mises

au point concernant les branchements d'un programme à un autre ; mais il

est d'ores et déjà acquis que nous disposons d'un outil de travail nouveau

qui nous permet une étude synthétique efficace et rapide, applicable à un

très grand nombre d'échantillons définis par un nombre de paramètres pouvant

aller jusqu'à 24. Le prix de revient du temps machine devrait être largement

compensé par le complément d'informations obtenues, ainsi que par la réduction

des travaux de report et de dessin.


MOYENNES MOYENNES"^ DEVIATIONS DISTRIBUTION
ECART-TYPE
VALEURS NATURELLES VALEURS LOG. GEOMETRIQUES

B 66 52 46 2,54 Bimodale

Cu 45 28 36 1 ,99 Bimodale

Zn 552 930 265 3,03 Anormale

Ag - 1 = 1,5 - 0,5 2,77 (Seuil analytique

trop élevé)

Cd = 0,8 = 2,7 = 0,2 2,52 (Seuil analytique

trop élevé)

Ba 899 544 767 1,77 Bimodale

Pb 327 882 135 2,86 Anormale

F 586 287 541 1,47 Tendance normale

P 357 1124 160 2,54 Bimodale

**
Hg 196 98 168 1,85 Tendance lognormale

As 41 41 26 2,57 Tendance lognormale

Sb 9 7 7 1,71 Tendance lognormale

en ppm

**
en ppb.

TABLEAU 1

Valeurs des moyennes^ des écarts-types et des déviations

géométriques des teneurs géochimiques.


Ex^ Pb/Pb EX2 Pb/Pb EXg Pb/Pb Ex.. Zn/Zn EXp Zn/Zn Ex- Zn/Zn (en

en %

C 11 6,85 29,8 9,20 2,61 7,60 5,96

C 13 2,32 10,7 3,77 6,83 2,78 2,31

G 11 1,55 3,53 11 ,03 2,25 2,81 3,28

G 13 3,44 10,2 2,74 1 ,93 2,81 2,81

K 11 0,45 10,6 - 4,50 4,51 -

K 13 1 ,30 1,73 1 ,29 2,87 3,82 4,30

0 11 5,55 9,72 4,86 4,06 4,06 4,37

0 13 1 ,03 2,40 1 ,37 0,72 2,51 2,87

S 11 6,9 12,9 5,05 0,87 1 ,16 1.74

S 13 13,7 20,4 7,69 4,37 5,38 2,97

W 11 13,0 25,34 8,78 5,08 2,39 6,95

W 13 17,5 30,32 10,28 4,61 6,15 5,74

ZA 11 9,9 21 ,9 5,49 2,06 3,44 4,13


ZA 13 17,7 42,2 11,85 7,05 10,58 10,0

ZE 11 11,4 26,2 9,83 2,54 4,23 5,08

ZE 13 15,2 33,8 11 ,86 5,17 6,03 6,89

ZI 11 10,6 24,20 9,09 3,81 4,56 6,10

ZI 13 12,2 24,40 10,2 3,15 4,31 5,28

ZM 11 11 ,8 23,68 2,27 3,03 -

ZM 13 13,5 28,12 - 2,60 3,47 -

TABLEAU 2

Taux d'extraction à froid : profils 11 et 13.

Ex = attaque à froid au citrate d'ammonium 10 % : contact 30 mn

Ex = attaque à froid à l'acide nitrique N : contact 10 mn

Ex = attaque à froid à l'acide citrique N : contact 60 mn.


FACTEURS

Pourcentage
41,7 35,6 9,9 6,7 2.1
des valeurs propres

Ca 0,10 0,43 0,19 0,20 0,04

Fe 0,09 0,41 0,18 0,21 0,05

Si 0,09 0,43 0,19 0,19 0,05

Mg 0,11 0,40 0,17 0,20 0,06

B 0,08 0,22 0,16 0,20 0,09

Cu 0,01 0,23 0,15 0,05 0,05

Zn 0,11 0,50 0^45 0,12 0,01

Ag 0,52 0,06 0,21 0,06 0,11

Cd 0¿44 1,06 0,14 0,05 0,05

Ba 0,15 0,35 0,06 0,27 0,00

Pb 1.51 0,22 0,09 0,04 0,00

F 0,13 0,20 0,08 0,21 0,11

P g¿46 0,98 0,41 0,13 0,01

Hg 0,09 0,39 0,15 0,25 0,43

As 0,33 0,15 0,08 0,15 0,09

Sb 0,18 0,10 0,01 0,08 0,04

TABLEAU 3

Résultats de l'analyse factorielle des correspondances.


1er passage sur machine : valeurs naturelles.
FACTEURS

1 2 3 4 5

Pourcentage
des valeurs propres 41,3 28,0 7,8 6,2 5,3

B - 0,18 - 0,33 - 0,04 - 0,27 - 0,05

Cu - 0,21 - 0,29 - 0,06 - 0,06 0,08

Zn 0,35 0,12 - 0^39 - 0,17 0,28

Ag - 0,31 0,38 - 0^34 0,22 - 0,26

Cd 1 ,08 0,28 0,06 0,11 - 0,21

Ba - 0,21 - 0^47 0,02 - 0,11 - 0,07

Pb - 0,74 1 ,06 0,32 - 0,02 0,18

F - 0,08 - 0,35 0,08 0,24 0,15

P 0,94 0,12 0,31 - 0,07 0,02

Hg - 0,23 - 0^42 0,13 0,34 0,02

As - 0,37 0,04 0,08 - 0,35 - 0,22

Sb - 0,20 - 0,06 0,04 0,09 0,11

TABLEAU 4

Résultats de l'analyse factorielle des correspondances.


2ème passage sur machine : valeurs pondérées.
FACTEURS

Pourcentage
37,6 15,2 14,5 6^ 6,0
des valeurs propres

Ca 0,48 0,41 0,46 0,40 0,01

Fe 0,64 0,27 0,34 0,17 0,22

Si 0,24 0,67 0,37 0,20 0,31

Mg 0,70 0,11 0,45 0,02 0,00

B 0,65 0,37 0,22 0,28 0,04

Cu 0,65 0,20 0,07 0,51 0,17

Zn 0,84 0,40 0,04 0,05 0,07

Ag 0,56 0,19 0,59 0,22 0,10

Cd 0,69 0,60 0,05 0,16 0,11

Ba 0,57 0,33 0,32 0,35 0,28

Pb 0,32 0,32 0,75 0,21 0,14

F 0,80 0,44 0,02 0,05 0,08

P 0,68 0,60 0,11 0,12 0,20

Hg 0,39 0,05 0,01 0,43 0,75

As 0,52 0,44 0,47 0,08 0,07

Sb 0,67 0,05 0,54 0,08 0,10

TABLEAU 5

Résultats de l'analyse factorielle en composantes principales


sans rotation.
1er passage sur machine : valeurs naturelles.
FACTEURS

1 2 3 4 5

Pourcentage
53,4 11,3 9,5 7.3 4.3
des valeurs propres

B 0,76 - 0,27 0,41 - 0,08 0,12

Cu 0,80 - 0,21 0,20 - 0,16 - 0,28

Zn 0,91 0,11 - 0,05 - 0,04 - 0,11

Ag 0,81 - 0,17 - 0^34 0,11 0,01

Cd 0,65 0,57 - 0,16 - 0,01 0,13

Ba 0,72 - 0,13 0,53 - 0,18 - 0,02

Pb 0,68 - 0,33 - Oj,54 0,09 0,11

F 0,68 0,52 - 0,00 - 0,07 - 0,27

P 0,66 0,45 0,12 - 0,09 0,45

Hg 0,34 0,09 0,31 0,87 - 0,04

As 0,73 - 0^48 - 0,01 0,03 0,20

Sb 0,81 0,02 - 0,29 0,02 - 0,22

TABLEAU 6

Résultats de l'analyse factorielle en composantes principales


sans rotation.
2ème passage sur machine : valeurs logarithmiques.
FACTEURS

Pourcentage
53,4 11,3 9,5 7.3 4,3
des valeurs propres

B 0,28 0,21 0,84 0,13 0,06

Cu 0,34 0,00 0,72 0,02 0,44

Zn 0,47 0,36 0,45 0,09 0,55

Ag 0,78 0,19 0,26 0,11 0,29

Cd 0,23 0,70 0,03 0,08 0,49

Ba 0,08 0,20 0,87 0,09 0,21

Pb 0,92 0,11 0,11 0,00 0,12

F 0,10 0,42 0,20 0,08 0,76

P 0,14 0,86 0,30 0,06 0,16

Hg 0,08 0,08 0,13 0,97 0,08

As 0,68 0,10 0,58 0,08 0,06

Sb 0,61 0,18 0,24 0,07 0,57

TABLEAU 7

Résultats de l'analyse factorielle en composantes principales j


avec rotation.
2ème passage sur machine : valeurs logarithmiques.
FACTEURS

Pourcentage cumulé
50,6 61,0 68,5 73,7 75,6
des valeurs propres

Zn 0,91 0,67 0,29 0,72 0,71

Ag 0,72 0,81 0,26 0,60 0,49

Cd 0,77 0,38 0,23 0,40 0,70

Ba 0,56 0,36 0,26 0,85 0,55

Pb 0,55 0,95 0,13 0,41 0,34

F 0,78 0,33 0,24 0,49 0,68

P 0,68 0,35 0,24 0,53 0,84

Hg 0,28 0,16 0,91 0,28 0,25

As 0,50 0,73 0,23 0,71 0,36

Sb 0,79 0,69 0,24 0,55 0,52

Coefficients de 1 1,00 0,66 0,35 0,74 0,88

corrélation entre 2 0,66 1 ,00 0,20 0,58 0,45

facteurs 3 0,35 0,20 1,00 0,36 0,33

4 0,74 0,58 0,36 1 ,00 0,70

5 0,88 0,45 0,33 0,70 1,00

TABLEAU 8

Résultats de l'analyse factorielle en facteurs communs et


spécifiques : valeurs logarithmiques.
TABLEAUX

Tableau 1 : Valeurs des moyennes, des écarts-types et des déviations géomé¬

triques des teneurs géochimiques.

Tableau 2 : Taux d'extraction à froid des profils 11 et 13.

Tableau 3 : Résultats de l'analyse factorielle des correspondances.

1er passage sur machine : valeurs naturelles.

Tableau 4 : Résultats de l'analyse factorielle des correspondances.

2ème passage sur machine : valeurs pondérées.

Tableau 5 : Résultats de l'analyse factorielle en composantes principales

sans rotation.

1er passage sur machine : valeurs naturelles.

Tableau B : Résultats de l'analyse factorielle en composantes principales

sans rotation.

2ème passage sur machine : valeurs logarithmiques.

Tableau 7 : Résultats de l'analyse factorielle en composantes principales

avec rotation.

Tableau 8 : Résultats de l'analyse factorielle en facteurs communs et spéci¬

fiques : valeurs logarithmiques.


F I G U R E S

Fig. 1 : Situation de l'échantillonnage de Saint-Salvy, échelle 1/80 000.

Fig. 2 : Saint-Salvy, profils 1 et 2.

Fig. 3 : Carte d'isoteneurs en Zn.

Fig. 4 : ' Cd.

Fig. 5 : ' P.

Fig. 6 : F.

Fig. 7 : ' Pb.

Fig. 8 : ' Ag.

Fig. 9 : As.

Fig. 10 : ' Sb.

Fig. 11 : Ba.

Fig. 12 : ' B.

Fig. 13 : ' Cu.

Fig. 14 : Hg.

Fig. 15 : Histogramme de répartition du baryum.

Fig. 16 : Essais d'extraction à froid : profils 11 et 13 [Pb].

Fig. 17 : Essais d'extraction à froid : profils 11 et 13 (Zn].

Fig. 18 : Carte d'isoteneurs en Ex Pb.

Fig. 19 : Cartographie des rapports Ex Pb/Pb.

Fig. 20 : Carte d'isoteneurs en Ex Zn.

Fig. 21 : Cartographie des rapports Ex Zn/Zn.

Fig. 22 : Analyse des correspondances 1er passage : facteurs 1 et 2.

II M tf M
Fig. 23 facteurs 1 et 3.
Fig. 24 : Analyse des correspondances : cartographie automatique du facteur 1

tl II II lt tt tt tl
Fig. 25 :

Il tt II tt tt H II
Fig. 26 :

Fig. 27 : Analyse en composantes principales : cartographie automatique du

facteur 1 .

p _ -y OQ , II II II II lt II II

facteur 2.

p J _ o n , Il II II tl II It II

facteur 3.

Fig. 30 : Analyse en facteurs communs et spécifiques : cartographie du facteur 1

p J q /i , tl II tl II lt tl lt tl II y

II M II lt II tl II II II A
Fig. 32
B IBL LOGRAPH IE

BARBIER J. ; La prospection multi-éléments du secteur de Valcroze (Lozère].

71 SGN 229 GPH.

BARBIER J. : Rapport préliminaire sur la prospection géochimique stratégique

de Belle-Isle en Terre.

71 SGN 230 GPH.

BARBIER J., WILHELM E. : Résultats du traitement par analyse factorielle de

la prospection géochimique stratégique en multi-éléments de

Belle-Isle en Terre (Côtes-du-Nord].

71 SGN 307 GPH.

BEZIAT F., LECA X. : Rapport d'activité sur la région et le filon de

Saint-Salvy.

RME/SW, mars 1971 .

TiALLET J.L. : Méthode de rotation pour analyse factorielle.

Revue de l'ISUP, vol. 19, n° 1, 1971.

ROSIQUE A. : Saint-Salvy de la Balme.

Etat des travaux et résultats au 31/12/1967.

68 OPR 013 RMM, 21 février 1968.

WILHELM E. : Méthodologie de la recherche des gisements filoniens par pros¬

pection géochimique.

Etude du horst de Villefranche-de-Rouergue.

71 GPH 008.
OG
Fi
SITUATION DE L'ECHANTILLONNAGE D E St SALVY

ALLUVIONS ANCIENNES GRANITE

CALCAIRES de CASTRES FILON d« QUARTZ

ARGILES ä GRAVIERS NG

GRES. QUARTZITES

|OG ECHEÜ.F-1/ Annnn


F ig. 2
.OÛQÛÛ St S A L V Y - Profil N°2

N' 7097
Fig. 3

B.R.G.M

zo 105 92

Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Zn (gA)

Tertioir«
< 150 O

Schistes noirs de 150 à 300 O

Ouartzites micacé»
de 300 ä 600 O

Ouartzites gris clairs 3 noirs de 600 à 1200 O


12&0 275011 \V. 3750
Dotomie» de 1200 â 2400 O \

Calcaires rubanés

Granite

Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle : 1/10.000
Fig, A

B.R.G.M

ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT 5ALVY
<it • © o o

TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Cd (g/t)

'/////. Tertiaire
0.5 O
Schistes noirs de 0,5 à 1 O
Ouartzites micacés de 1 ö A O
Ouartzites gris clairs a noirs de 4 â 8 O
Dotomies
8 O
Calcaires rubanës

* . * Granite

Filon de quartz

Oxydés d e Zinc

Echelle ; 1/10.000
37 39 A1
Fig. 5

B.R.G.M

60
ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en P (g/t)

Tertiair* < 200 O

Schistes noirs de 200 à 400 O

Quartzites micacés de A00 à 800 O

Ouart2ttes gris clairs a noirs de 800 a 1600 O

\ A A A .
Dot o mi es de 1600 â 3200 O

Calcaire* rubanés

Granite

Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle : 1/10.000
11
Fig.6

B.R.G.M

250 3*0
ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT 5ALVY
NM
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en F (gA)

l?0 sf* 320 320


Tertiaire < 600 O

Schistes noirs de 600 ä 900 O

Quartzites micacés
de 900 â 1200 O

Quartzites gris clairs a noirs


de 1200 û 1500 O

Dotomies de 1500 a 1800 O

Calcaires ru ban es

**»* 6ranlte

Filon de quartz

•X: Oxydés de Zinc

Echetle ; 1/10.000
11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31 33 35 37 39
Fig. 7

B.R.G.M

zo
Service de Prospection Géochimique
i

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Pb (9/t)

Tertiaire
< 75 O
Schistes noirs de 75 â 150 o
jpPPB Ouartzites micacés de 150 à 300 O
(JPH|| Ouartzites gris clairs a noirs de 300 a 600 O
1\\\\ Dolomies de 600 â 1200 o
Calcairei rubanes
de 1200 a 2400 o
Granite
> 2400 o
H I Filon dequartz

Oxydés Je Zinc

Echelle 1/10.000
35 37 39 Al
Fig.6

B.R.G.M

ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT 5ALVY
TARN
Carte des affleurements Carte dea teneurs en Ay (g/t)

Tertiaire
< 1 O
Schistes noirs de 1 ô 1,5 O
Quart ztt es micacés de 1,5 ä 3 o
Quartzites gris clairs a noirs
> 3 o
/IVÄJ Dolomies

Calcaire» rubanés

Granite

Filon de quartz

Oxydés de Zinc

EcheUe: 1/10.000
Fig. 9

B.R.G.M

ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en A s

Tertiaire
< 40 O
Schistes noirs de 40 à 80 O
Ouartzites micacés de 80 ä 120 o
Ouartzites gris clairs a noirs de 120 3 180 o
Dolo mi es de 180 à 270 o
75T(
Calcaires ru ban es

Granite

Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle: 1/10.000
Fig. 10

B.R.G.M

ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Sb (gA)

Tertiaire
< 10 o
Schiste* noirs de 10 à 15 o
Ouartzite* micacés de 15 â 20 o
Quartzite* grts clairs a noir* de 20 a 30 o
Dolo mi es

Calcaires rubanés

Grcnrte

Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle: 1/1Q0O0
11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31 33 35 37 39
Fig. //

B.RG.M

Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT 5ALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Ba (gA)

j Tertiair»
< 500 O
Ë^|| Schistes noirs de 500 ô 1000 o
^ H Ouartzites micacés de 1000 à 1500 o
HjflflPH Ouar tzites gris clairs a noirs de 1500 ä 2 000 o
t II f. 1
Doto mi es
> 2000 o
* •
Calcaire* ruban è*&

* *

Granite

Ü B Filon de quartz

ir* Oxydés Je Zinc

EcheUe 1/10.000
Fig, 12

B.R.G.M

Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHiMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
NM
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en B (gA)

Tertiaire < 60 O
Schistes noirs
60 à 90 o
Ouartzitei micacés de 90 à 120 o
Ouartzites gris clairs ä noirs de. 120 ä 150 o
ES3 Doto mi es
> 150 O
s* Calcaires rubanés

*

Granite

Filon d e quartz

•*< Oxydés d e Zinc

Echelle : 1/10.000
11 13 15 17 19
Fig. 13

B.R.G.M

13
ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Cu (g/t)

Tertiaire < AO O
Schistes noirs de AO à 60 O
Ouartzites micacés de 60 â 90 O
Ouartzites gris clairs a noirs
> 90 O
Dolomies

Calcaires rubanés

Granite

Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle ; 1/10.000
35 37 39 AI
Fig. U

B.R.G.M

180 131
ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MÜLTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT 5ALVY
NM
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Hg (ppb)

Tertiaire < 300 O


&Íy'4 Schistes noirs de 300 â A50 O
Quartzites micacés
> A50 O
Quartzîtes gris clairs a noirs

Dotomies

Calcaires

Granite

Fiion de

v< ! Oxydés de Zmc

Echeíie: 1/10.000
11 13 15 17 19 21 23 25 27 29 31 33 35 37 39
1 2 3 * 5 6 7 » 9 * 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20

7 21 31 27 12 9 10 n 9 14 14 12 11 11 5 5 7 2 3 2

111 l 22 « 3 2 227 V9 « 32 10 . 12 11 31 15 4 6 < 7 < 17 . 29 , e 65

155 112 113 20 226 105 > 23 42 > le 13 30 33 16 5 < 25 27 < 46 < 86 35 < 71

161 15* 137 1 21 Al 115 24 73 5P ' 26 36 44 ' 2B « % < 40 > 34 < 6» . 0 < 87 1 C

177 176 153 109 47 12» 51 m 91 > 37 53 < 56 . 38 14 54 55 88 < C C 0

1B6 179 156 110 106 129 116 104 > 94 . 43 70 57 t 48 49 fi4 60 90 C C « 0

200 ISC 15> Il'i 107 136 117 . 118 lOC 45 BO 61 52 > 69 0 0 97 . 0 0 < C

201 l"! 15R 130 l'i7 13B 127 132 > lOB 50 92 . 63 62 . 76 0 0 124 1 0 0 < 0

C IHA . 159 131 151 ' l'i2 139 134 '. 135 > 72 95 < 64 75 > 83 c 0 < 0 C > c C

0 191 160 133 152 1<Í9 143 140 > 144 77 98 ' 74 85 101 0 0 0 < 0 . 0 0

0 197 162 l'.6. I6'i 0 163 141 0 . 7e 102 « 62 B9 103 c 0 < 0 < 0 c « 0

0 « 198 169 UR < 172 . 0 0 165 0 79 119 . 96 126 125 c 0 c < 0 < 0 û

0 199 17* . 150 lB-7 C 0 C 0 93 120 ' 145 0 0 0 0 c 1 0 c c

0 203 175 166 C 0 0 0 0 1 99 121 0 C <> 0 ' 0 < 0 < c t c c ' 0

0 70«i ITB . 167 0 0 0 0 0 > 122 123 0 0 0 0 > c . 0 0 > 0 0

c 205 .181 164 0 0 0 C 0 0 C « 0 c > 0 0 0 0 0 c 0

c 21'. 1R3 17C » û 0 0 0 0 0 0 < 0 0 9 0 0 c * c 0 0

0 ?15 185 171 C c 0 0 0 . 0 0 < 0 c C 0 0 c c c c

c 21» 190 173 C 0 0 0 c 1 0 0 < 0 0 1 0 0 0 c < 0 c 0

0 220 n., IP» C 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0

0 221 195 1H9 > c 0 0 0 0 C 0 0 , c 0 c 0 0 0 c 0

0 225 196 192 c Q C 0 0 0 0 < 0 c 0 0 0 0 Ü 0 0

c 0 202 193 0 0 0 0 > c 0 0 0 0 0 c > c 0 0 > 0 c

c C 206 207 > 0 0 1 0 0 0 C 0 c , 0 > 0 ù 0 0 . 0 c 0

C 207 1 210 r, 0 0 l.O* 0 > 0 > 0 0 0 c 0 c c


c 0 0 0

0 c 20IJ 212 c 0 > 0 0 0 0 c 0 0 c t 0 0 c 0 c

0 0 211 il 7 0 0 0 0 0 C c < c 0 c c > c 0 0 > 0 0

r « 0 2U 2T. c 0 0 c 0 > 0 0 0 0 c . 0^ 0 c c 0 c

p c 216 r
, n P 0 0 c 0 0 ' 0 1 c 0 c 0 1 0 c c 0

0 c 219 Û 0 0 > c 0 c c c 0 0 0 > 0 > 0 1 c 0 0

0 « c 222 C 0 n c 0 0 0 0 » 0 0 c 0 c c 1 0 » c c

0 0 223 0 0 c 0 0 0 0 0 0 0 0 > 0 b c c > c

rU£.ÎVâLLE Ol CLASSE: 0.90 SONT PRISCS EN CONSIDERATION LES VALEUi^S CC^'CftlSES ENTRE 2.00 ET 20.00

NC^-eKE C ECHANTILLONS PRIS EN CCKPTE 223

rISTCGRACME CGRrtESPO-'lOANT AU GRCUPE 0 ET A LA 10 VALtUR- BA

Figure 15
Fig

K
N-7OT7
Fig 77
9
I 1
' I *
8
7 í -•
V 1
_
k o Li p.« Ini A rH J\\J
\7
ó
ppm
4 y
" - - ™

ana
• •

U«I 1 'tota* ~a"cT aud


4 - --- :
2 au ci trate j'amm onium 107. ï troK .(con :act 3o H ——i
a l'a d ' a m r ftonigfT N â froid. (con act 3m
-. • 7..

3
• : . - : . .

- , - •
- - *1 4 à t'a< ids r itriqu* N d froW tconi act T 3f> ,

2 àfaî tdïz c ItrtquQ froid


1
t
(coni act 1 j)
•f •
ä Kay id? c itriqui : N à froid (cou act í

///
1
(O3
prnfíl n-1, Prnfll rf 13 > 1
9 •

\ y *
8
7
\ \ /
/ /

6
-'--
-' J /
5
4 - *
: ": - : :
— - •
. - • - -

•-V*" -
\ y -
_—._
/ +

^—_
/

3 J " , T í —
i .
——
-

2
^

10

B
7
9
a im
1 -
" i
J

— — - ^
/
/

J
1
L
-4 ... _._ • - • - —

¡4

/
6
5 — —

\». -- 'i
- . . • :

4
—— — - -
- - • - - - • • • •
_. -._ —
3 i
7^ À -^*
] ' i
k y ^y^
R

ê
2

- — ----- y
5

/i
_ . -
v\ \
m V N ^ \

10
9 \\ \í ^ 9/
8 L \

r ^V /r ,

u/> 7 /
. 6 r
i \ y
7
i
6
5
m—
r
._. . —
ta
r/
/
- '• — • — - .

yr
4
\ _ .._
- .-"
3

V i / —
t
i
„ - — • • *

2
\
\
N.

*
/ \ y
3

y
• ? - • - •

\ \

\ I

/
ZM ZI ZE ZA w
(
0 í c ZM
zI ZE ZA W s Cï i G c
N-7W7
s N
Fig. 18

B.R.G.M

ZO
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
NM !N
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Ex. P b (g/t)

-j Tertiaire < O
¿£'•'•0 Schistes noirs de 5 a 10 O
Ouartzites micacés de 10 a 20 O
Quartzites gris clairs a noirs de 20 a 40 O
*_lv»J Dotomies de 40 â 80 O
Calcaire» rubanës
• 80 o
Granite

Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle: 1/10.000
15 17 19 21 23 27 29 31 33 35 37 39
Fig 19

B.R.G.M


Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
NM
TARN
Carte des affleurements Carte des Rapports en Ex . Pb/Pben V.

TertioJr^ 2,5
• • • • • • • • :

O
Schistes noirs de 25 à 5
O
Quartz it «s micacés de 5 â 10 o
m Ouortzites gris clairs a noir» de 10 à 15 o
t
1
A

"
*
^
k
Dolomies 15 o
Calcairni ruban**

Granite

Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle : 1/10.000
Fig. 20

B.R.G.M

zo
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


r POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT 5ALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs en Ex. Zn CgA)

Tertiaire de 10 a 20 O
& ; • - . - . * • !
Schistes noirs de 20 à 40 O
llpiL Quartzites micacés de 40 à 80 O
BJagUy Quartzites gris clairs a noirs
> 80 O
yA\\ Dolomies

M¿»:*¿ Calcaire«. rubanës

t " * *
Granite

| ^ | Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle V I 0.000
Fig. 21

B.R.G.M

zo
Service de Prospection Géochimique
-

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT 5ALVY
TARN
Carte des affleurements . Carte des Rapports en E x. Z n / Z n en V.

Tertiaire
< 1
O
Schistes noirs de 1 â 2 o
Jpl&w Ouartzites micacés de 2 à A o
HÜHHy Ouartzites gris clairs a noirs

1 A ' 1
I
A
*
A , «
« * Oolomies

lv-*:V:j* Calcaires rubanés

Granite

^ ^ m Filon de quartz

Oxydés Je Zinc

Echelle 1/10.000
39 41
SAINT SALVY 0001

OMlxX 1 t'i tD4i.JL e ' m.3 DIRECTION 1= 0-E55 DIRECTION 2" 0-217

PDLR1NT. 1- 41-7G POURCENT- E= 35-67


B

;."J^'

Figure 22
SAINT SALVY 0001

OML-L 1 EU«ll±. 3 - B.S DIRECTION i^ 0-255 DIRECTION 3^ 0-OBl

POURCENT- 1= 41 -76 POURCENT- 3= 3-39


3

, p

* Ki

B es

> B^

AS

OJ
V

AC

2N

Figure 23
Fig. 24
SAINT-SALVY FACTEUR 1 Echelle 1/10.000 ANALYSE DES CORRESPONDANCES

d.ûûû 4-ÛOÛ 4-Û00 A.ÛOQ 4-JOO 4.OO0 4-JüO 4-000 A.OOO 4-000 4-000 4-Û0C 4.000 4-000 d-OOÛ 4.O00
SJBO« -o I S J 3 Ä » -j.cjoaiaû» -janano, -c-iao¿iaj» TJ--toei30«. -a t3oai4j, -j-isoaisj. . -joajana«. -o-u7jetao, -UIOOEISO* -a-i.4üas30, -o.Moœia * -D ccae&to. -a-acuseaa, - J - J O

J, J U O 4-OOÛ 4.000 4.ÚOO 4. JOO 4-ÜOO 4.Q00 4.0O0 4.OÛÛ 4.000 4.OOO 4-JOO 4-000 4.O00 4.00Ü 4-OÛÛ 4-ÛOO 4.000 4. JOD 4-000
. -J-LSOL8BO, -Ü-ÖJl«), - 0 . ¿431)100, -û.l5Jt«xJ, - 3 etO 1 Ä J • - - 0 1301390«, -OOEOiflBO. -0-l.EJBJOO. - 0 -O -û ÛSÛ30SJ . - -ü »i O
ZK- # -J I/O1SB0 „ -J-180

4. JOO 4-000 4.JO0 d-OOO 4 JOO 4-0OO 4.0OO 4-JOC a. OOO 4.000 4.000 4.000 4.00Ú 4.00c 4-000 4-oao 4-000 4-üoo 4-ÛOO
ZG-! iGCO . * -5-2101X80. - J BB3 tSBO . -J. J J l.-*3O » -ÜIÍOÍ7W, - J -a-iÄH.'".+J • - O VGÛ1.7AÛ , - -o Í.00L773 , -o t3oi?ao . -o 1301/ao , -ü ceoigoa , - o L9OI9J.J . - O DOO13SJ . "-Ü 8G019G0 .

4-JOO 4'QOO 4-Û00 d.OOO 4-JCO 4-OOQ 4-OO0 4.J0C 4.JLC 4-JOO 4-JÛO 4-000 4.000 4-000 ^ . Ü O O 4-300 4.0OO 4.OJO 4.OOC 4. JOO 4-OdQ
ZÙ- * -0^^1460 , - O 03014/J • -Ol7at4aO » -0-OBD149Ú . -J. -JO LSOC . -O 14O LSlJ . -O Í3UISSJ . O 0301S3C: . - O 13315*3 , -0-000 L5S0 . O-OËÛ O LIO 1S70 . -0-iJ0tS90 . -O-tJÛl.'SO . -J BQO UkXl , - O - uX>t£lJ t - O . ¿.LJlGeü , O Old tCJO . -C 2 0U1G5J. - o - a c

« *^\
4.JOO 4.QOO 4.000 4.000 4.JOO 4-joo 4-uoa 4-joo 4-1 3-Û3& 4,000 4.00c 4-000 4.000 4.00a 4 . Jt 4.Û00 4.Û0C 4-a a
Y-
1£4J * -0-34Û125J. -J.-J301SE0, -0.3B0tS70; O.07O13Û0. -0-l30l3iJ, -0-_70iae0. - O -
- Q . «3013.U. -Ü-EJITBO, -0.i30t370, -C-ii*)i3B0# -O-J00139J. - ír
-3-Jd •rn Jt.i —«J . ^*« 1 4
j
>™ J

4.000 4-000 4 . JOO


+ -0..90LBLJ . -J-clÛ12EÛ » -û-.

4.JOO 4-üOO 4-OOO


o -i ,. -a*¿eaUSGO » - t -ü-c3uoaB0 r - , -o.c4joaoo » -o<c4Joai-j . - • -o-uucs7O, o.üoooaao t • -Û-JSOIJÛO ,

4-OQC 4.000 4.000 S-OOO 4.JOO 4-üOO 4


0.^400650, - -Ü.cSOOS7O+ 0-17O0BB0, - O O.J3007OO. - O

4-JOO 4-üOÜ 4.000 4-oao 4.000


-0-1900530 • - 3ÛÛCEQÛ . -3.15OO^K) , -d-d3DübO0 . -

4O0Ü 4 000 A-QOÛ 4.30J 4-DOO


* 'O.JCOffi7U + - idO . -J.3ftJa.4J .

39
Fig. 25
SAINT-SALVY FACTEUR 2 Echelle 1 /lO.OOO
ANALYSE DES CORRESPONDANCES
4P-00
Qûo 4.000 4.000 4-coo 4 JOO 4.000 4.00a 4.000 4.oao 4.00a a-aoo A.OOD 4.000 4.ooo 4-OÜG A.QOÛ
10 - 2080 , - û - J4Û2JS0 • -J. 230 3 1 0 • -3-3C0 ÍÜHO • - 0 4508130» - -û-3H0eiSJ «. -
3 3403170, - -J.37021«»«. -0-4-03000 t -O -0

4-000 4.000 d.QOQ A.OOO 4.OOO 4-000 4.000 «.JOO 4.JOO 4'JOO 4-JOÛ 4.OOO 4.OÛO 4-JOO 4.QOO 4-OOO a.OOÛ 4-J00 4-000 4.ÛOO 4-0£0
ZK - Í973 , -Q . -O-OOlflSO . -O-3B0t-'M0 , -0 «. - O 330tSJÛ , -U.34Ji.e)lü . - J . 14Û1S5C t - O 3BÛ19S0 , -0 4001»3 , -J-JBOITBO . O
o » -o-ooaojo . -o 43oaj4j . -a aaoaoso , -o.acoaoco » - • a;

4-OO0 4.000 4-ÛOÛ d.000 4-OO0 4.OOO 4.Û00 4.OOO 4 . JOO 4.O00 4.OO0 4-ÜOO Û-OOC A.QOO 4-LXXJ 4.000 4.000 4.OOO à.OLD
ZU - UCCO . - ü - t -0-34J17U, -03G017Ä). -O44Ú17-JO, -O.CÄ31740» -oeiJ17SJ+ -Ü.-9017CO. -O-3OO17XO, -33601780,. -Ü.3S31790» , -O Í E J L B U , -U 35019Ö0 . -U-330lÄJO+ -

4-000 4.000 4.ÛÛ0 4-JOO 4.000 4.000 4.O0O 4.(300 4-000 4-O00 4.OOO 4.000 4.JOO 4.0O0 4.000 4.000 4-JÛÛ 4 . JOO J Ot 0
, - 0 - 1SÛ 14S0 , -J. -0 - O 390LS70 , -O -0 -0-33ÛU2Û , -0 - Q . 41 •U Sí 0

.000 4.000 4-ooo< a-ooo 4-OO0 4.JOO d.JOO 4.JOO 4^000 4.JA0
1S4Ü , 0-1301300 - - Ü . JlOtai.0 , -ü.sooi4jo „ -0.130L410 , o.jeüi4aj . -0.0004430. j.eec
-o.(¿3013/0 ,

4-000 4-OOO 4-0Û0


1Ü4J * -U'LOOUSO , -O-JSÛIOGÛ . -J. 3 * 3 ÎiJ?ï3 '
u - • -o

4.OO0 €•000 4.ÛOO 4.000 4-üOO 4.OOO 4.00O 4 JOO -J-OdO


0B304 • lajflaoo 1 •o.sp ;. . O È C O O S f O • -O.cfiOÛHBO t -O.ÏAJC&K. , O.J70UÛ0 . Ü-OE01OXJ . -O

4.000 4.OOO • .5,000 4-OO0 S*000 S'-flOO- S tXXT • 4-üOO


, -0-3900680 , , O-OSOO/SJ , 3.04JO/JO t -0-0600/40 . , - - • jSüiÄdJ , -J

4.0O0 .s ÛÛÛ s 4.000


1 — , -J.*ÛÎÏS3 • - -tí..4ja c: aj,

4.JÛ0 4, OOO v < . ! ! S'.ákC 4- OOO. S OOO


E- , -o-iaoot^o.

4. COO 4 . OOO
_ OOcJ » . -Ü.JU0J60, J-ciJO-HJ, ,. -J.Ï300-9D,
A

0,-00
0-00 15 23 29 33 35 37

Ba (Hg)
Pb
Fig. 26

SAINT-SALVY FACTEUR 3 Echelle i/i0.000 ANALYSE DE5 CORRESPONDANCES


4?.on a-ÛOO 4-000 4.J0Û S-OOD 4-OOO 4-OO0 4-000 4.000 4-000 4-OUO 5.000 s-000
4-OOQ
215J ,
zo- Ü • 127 2090 » 0-134 5100 , O 0062110 • v- • 0-1522130 t • 0 o.aes aeuo .

4-000 4.OOO 4.OOO 4.OOO 4-000 4.300 4 - û o o 4 . 0 0 0 4 . 0 0 0 4 - 0 0 0 4 - 0 0 0 a . o o o . ' . . . . . s . 0 0 0 s . d o c . : : : : ; s ; o # : 4 . 0 0 0 s 0 0 0 4 . 0 0 0 -a •


187 j , . ooiSi«oo. o.oaot^j. o.if , ooc4i5tja. 0 1 £ > l f S J t 0 1 5 7 1 9 C 0 . O 1 J S 9 1 9 . 3 , 0 1 4 6 1 3 6 0 . û S O -1 S 9 0 . O - d Û S e j O Û - ^ -O . S 4 M W ^ 3 . ^ . O . t £ 3 B « J 3 a r . O . » a J i O * Û i E E e û ' O . 0 - E S 9 e J 5 J ,

à.oao d-000
, Û-17S1?JO. Qí4yt7LQt . O-lJBl/30, -Ú.UIM17*)* O-J001?SJ. OiflOL7COt 179L730«. 0 1301900, - » ûKElBtîJ. O i/3 L830 . O-LCSlfl-U, O t£O tflS3 t - O 03- L9EJ . O
z&- 1GCÛ , O iSJ 1E70 t

4.006i!!!! Ü 4-000 4.000 • 4-joc


* 0-117L4G0* O t O 13B L430 , O SEI L4S0 t JtíO/1LS30 . O , 0-1791=90, O

4. OOC v^TT . . $ ¿X)O 4.000 4'J00 4-000 4.000 4-OO0 4-000 4.0OO 4'JOO 4.JOO 3-OOO a
4 . UOO 4 . OOC
0-OCGlffW^. . 0 Ä 5 -O.OOEi.33O,, -0-i.3Si.3AJ r - 0 . ^ , Q-0JÛL370, -J-OOHJL3B0. -Q.QgSl390 . G.U414JÛ. 0.0-1314U -3-J0142Û. O
J-0iGtH70 ,

j-300 4.J00 JOOO


0.Í46U7Ü . o.057 tatxj, û-ae7ieej.

4-LXX) 4-OOD 4-jOO 4.JOC


, a.OB^OBU 0.0&ÛK0 « a-3iûa8/Q r

U.C17OB9Û .

4.000 4-J00 4.OOO a.aog——/ * oaa 4-000


. 0-i.94LfiíiC , O-LJCOGOO
o-iotor» Û.-3C0«« t ù. L4J01EÛ • 0-CÎ-1.Û470 . t

CT- J—J

JÛOJV Ï^?
-u.lA.Oc9J . -O-JSCûc*»,. CJ.LI/OOJÛÛ , -0.JG-OÄ3 , . -O- JH- 0 - O C - ; — - Ö - e . B

42-00
Fig. 27 COMPOSANTES PRINCIPALES
SAINT-SALVY FACTEUR 1 Echelle i/i0.000
SAN5 ROTATION
4? »m
1
3.QO0
J-3B0
3-000
.780 , - 1 «SS •to'U /
20- —r~
/
f y
./
1
/
/
/

4.OOO 4-000 4 . 000 4 jsoa / 4 • OÛO


» - 1 - 3-BPP * 3-*âS
ZK- * -s 'TWO/ *-1 • '/U

y
~s
y
. , /
, y
_J
4.000 4-OOO 4- OJO / - 4 .000 4'OOO
, -a-occ . -a- eso / . 'ff ^B3D—/ . -a 473 1. 7 1 0 , -e-i.sj

y
/

4.OOO 3-000 4-030 4-030 4-000 4-O3O 4.OOC


. -3-3E0 « -g- 7 10 -S-4/1C -1-O40 . -1-090 . -5-Û10 , -1-340 rv * -e-vio
zc t 4

4'OOC 4- OOO a -OOO 4 -Q00


Y -
e-'jgo . û . aau . ú -aso * O S4Û . -i-333 . o-eto • -o-soc . -o-uía «. o

4 • 000 4-000 4.000 4 ' 000 4.OOO 4.O0Û' 5- 4.000


U - 0 -050 - -c./so „ -o aso * i- 140 . í.aio .
A.QOD
0 .'30 ; : : : : :s • 1*310
. . . . 4*O53 . . . - . . . 3

4.000 4.000 4.00D 4.000 4.OOC 4.OOO 4.OOO 4-000


Q - « 0-ffiO . 0-240 , 0330 • O.7SJ . 1-01Û . e-oio * 1-SlO « 0-640

4-OOO 4.OOO 4.000 4-000 4-OOO 4.OOO 4.000 4


0-JOO * 0-iQD * C-O4O 4 OP7O . 1-O4O , 1-13O * i.-SSO . 1

4.OOO 4.000 4-JOO 4.OOO 4.0OO


O- A'O . 9-0S3
o-ooo a-sno

4.000 4 . OOO 4'Oao 4-000


. -e;-t*DO * 0 BJÛ
E -I ü 770

4-00Û 4-OJO 4-000


-1-JBO

f>90 42
.V zn - Sb - Ag - Cu
Fig. 2b COMPOSANTES PRINCIPALES
SAINT-SALVY FACTEUR 2
SANS ROTATION

zo-

ZK -

Zû-

ZC —

Y —

U —

t O 460 + -O-iXO . C

4.000
M - a-aro

4-000 4.000
I — -0S5D - O 5fiJ

*• OOO 4.000 4 -000 4 -000


0-J.OO * o-oco • -o * -t -aro

4-OO0 4-OOO 4.000 4.000 4.OOO 4 -ooo


0 d30 . o-aoo « 0-ÛBO . -C-dBO , 0 iBD * t -O30 * -O
A -i

13 15 17 42-OQ
- Pb Cd- F - P
Fig. 29 COMPOSANTES PRINCIPALES
SATNT-SALVY FACTEUR 3 Echelle i/lO.OOO
SANS ROTATION
4?.00
20-

d-OOG
. -O-CIC
ZK-

ZG-

4*030
ZC- . 0-ÛB1

4,000 /» •; 3'OCXK 4-
Y -

U -

. . -5-ÛÛD 4-000 4-000 4-00O


0 - . .o-tac , -O-O44 . -O OIS * -O-ÛGt

4-0O0
. o-oai * -DLPE . o o?« » -O-O71 . -OÛSS
H -J

4'Oûa
I — * 0-009

4.000
E- . o ose •or- a i 1 • ' • : ' xr

o-ooc v • • ; * * a 1 3 ^ • * • : • -a L.^3• • • ; • -
A-

Pb - A g - S b
ANALYSE FN FACTETURS
FACTEUR 1
Fig ,30 COMMUNS ET SPECIFIQUES

B. R . G . M

zo
-n
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
NM
TARN 0,6/ -Op / o 0,2 -0,1 U 0f0

Carte des affleurements Carte des teneurs

I !
Tertiaire de a O
Schistes noirs de d o
Ouartzites micacés de â o
Quartzites gris clairs a noirs de a o
Dot o m i es de à o
"•= 's-A Calcaires rubanés

Granite

Filon d e quartz

Oxydés d e Zinc

Echelle : 1/10.000

Zn-F-Sb-Cd - ( P-Ag)
FACTEUR 2 ANALYSE EN FACTEURS COMMUNS ET SPECIFIQUES
Fig. 31

B.R.G.M

zo
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs

Tertiaire de a O
Schistes noirs de â o
Quartzites micacés de à o
Ouartzites gris clairs a noirs de ä o
i Í A A
A * , * . ' Dolomies de â o
Calcaires ruban!

Granite

^ ^ | Filon de quartz

Oxydés de Zinc

Echelle: 1/10.000
FACTEUR A ANALYSE EN FACTEURS COMMUNS ET SPECIFIQUES
Fig. 32

B.R.G.M

zo
Service de Prospection Géochimique

PROSPECTION GEOCHIMIOUE TACTIQUE


POUR MULTI ELEMENTS DU SECTEUR DE

SAINT SALVY
TARN
Carte des affleurements Carte des teneurs

| Tertiair» de a Ö
Schistes noirs
d« a O
^ ^ H | Ouartzites micacés de à O
gggg Ouartzites gris clairs a noirs
d« a O
VA;**'. ? S* N. ^
Dolo mi es
de a O ¿035 /*-—o j.aj\ -

ii;-í:¿¿:-» Calcaires ru ban 6s

Granite

^^|g Filon de quartz

Oxydés de Zinc

~a.e o -o. 3/ o -ovo

Echelle 1/10.000
11 13 15 17 19 21 23 2b 27 29 31 33 35 37 39

Ba , Zn , As