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Introduction

• Les systèmes de transmission numérique véhiculent de l’information


entre une source et un destinataire en utilisant un support physique
comme le câble, la fibre optique ou, encore, la propagation sur un
canal radioélectrique. Les signaux transportés peuvent être soit
directement d’origine numérique comme dans les réseaux de
données, soit d’origine analogique (parole, image...) mais convertis
sous une forme numérique. La tâche du système de transmission est
d’acheminer le signal de la source vers le destinataire avec le plus de
fiabilité possible.
• Le schéma synoptique d’un système de transmission numérique démontre
les fonctions de base. La source émet un message numérique sous la forme
d’une suite d’éléments binaires. Le codeur englobe en général deux
fonctions fondamentalement différentes. La première, appelée codage en
ligne, associe un support physique adéquat aux éléments abstraits émis
par la source. La seconde, appelée codage correcteur d’erreurs, consiste à
introduire de la redondance dans le signal émis en vue de le protéger
contre le bruit et les perturbateurs présents sur le canal de transmission. La
modulation a pour rôle d’adapter le spectre du signal au canal (milieu
physique) sur lequel il sera émis. Enfin, du côté récepteur, les fonctions de
démodulation et de décodage sont les inverses respectifs des fonctions de
modulation et de codage situées du côté émetteur.
• La qualité d’un système de transmission est évaluée, en général, en
calculant la probabilité d’erreur par bit (élément binaire) transmis. Celle-ci
est fonction de la technique de transmission utilisée, mais aussi du canal
sur lequel le signal est transmis. Une autre caractéristique essentielle est
l’occupation spectrale du signal émis. Pour utiliser efficacement le spectre
disponible sur le canal de transmission, on est contraint d’utiliser de plus
en plus des modulations à grande efficacité spectrale. Le troisième aspect
important d’un système de transmission est la complexité du récepteur
dont la fonction est de restituer le signal émis. Ainsi, les performances
(probabilité d’erreur par bit), l’occupation spectrale et la complexité du
récepteur constituent les trois caractéristiques principales permettant de
comparer entre elles les différentes techniques de transmission.
Notion de communication
1.1. Système de communication
- Un système de communication : Transport de l’information entre un émetteur
et un ou plusieurs récepteurs reliés par un canal de communication, sous forme
d’un signal.
- Un système de communication informatique, il est formé de :
· L’émetteur et récepteur : équipements informatiques (ordinateurs,
imprimantes,etc.).
· Canal de communication : support physique (câble, fibre, onde).

Le système de communication informatique


Principaux éléments intervenants dans la transmission
les principaux éléments intervenants dans la transmission sont les suivants :
- L’ETTD : Equipement Terminal de Traitement de Données : C’est l’ordinateur.
- L’ETCD : Equipement Terminal de Communication (ou circuit) de Données : C’est
un équipement spécifique chargé d’adapter les données à transmettre au support
de communication : C’est le MODEM.
- Le support de transmission.

Les principaux éléments intervenants dans la transmission


• Le MODEM est un Modulateur-DEModulateur. Il permet la
communication entre ordinateurs par le réseau téléphonique

Communication entre 2 ordinateurs par le réseau téléphonique à travers le modem


le modem convertit les signaux numériques de l’ordinateur en signaux analogiques et vice-versa.

La modulation est la conversion du signal numérique en signal analogique.


La démodulation est la conversion du signal analogique en signal numérique.
• A l’émission l’ETCD émetteur a pour rôle la modulation. Et à la réception le rôle de l’ETCD
récepteur est inversement la démodulation :
Modes d’utilisation d’un circuit de données
• Le circuit de données est tout l’ensemble : modem + ligne.
Trois types de circuits de données sont utilisés en transmission :
· Les circuits simplex (unidirectionnel) : l’information peut circuler dans un seul
sens une extrémité émet l’autre ne fait que recevoir

Circuit simplex
• Les circuits Half duplex (semi duplex ou duplex à l’alternat) :
l’information peut circuler dans les deux sens, mais de façon alternée

Mode semi-duplex : appelé également bidirectionnel (en anglais half-duplex ouHDx) la transmission se fait
dans les deux sens mais pas simultanément.
• Les circuits Full duplex (duplex intégral) : L’information peut circuler
dans les deux sens simultanément

Mode duplex : appelé bidirectionnel simultané (Full Duplex) ou la transmission s’effectue dans
les deux sens et simultanément.
Bande passante
On appelle bande passante W d’une voie de transmission l’espace de
fréquences tel que tout
signal appartenant à cet intervalle, ne subit qu’un petit affaiblissement.
Autrement dit : la Bande passante d’une voie de transmission est le domaine
de fréquences dans lequel les distorsions de la voie restent dans des limites
acceptables.
Un circuit de données est assimilable à un filtre de type Passe Bande.
Autrement dit, seule une certaine bande de fréquence est correctement
transmise. La réponse spectrale d’un circuit parfait indique une atténuation
totale de toutes les fréquences extérieures à la bande. Dans la pratique, la
réponse n’est pas aussi franche, et on définit en général la bande passante
(encore appelé largeur de bande du circuit par :
W = f2 - f1 (W est exprimé en Hertz (Hz))
Mode de Transmission
• La transmission des données numériques entre deux ETTD peut
s’effectuer en parallèle ou en série et ceci en bande de base.
Autrement dit, que la transmission est effectuée sans que le signal
binaire ne subit une certaine transformation ou modification. Il existe
habituellement deux types de transmission en bande de base : à
savoir la transmission parallèle et la transmission série.
• Transmission parallèle : l’ensemble des bits d’un caractère (ou une
données) sont transmis simultanément sur un ensemble de
conducteurs électriques. C’est une méthode rapide mais
avec l’inconvénient qu’elle introduit beaucoup d’erreurs. la distance
de transmission admise ne peut excéder une dizaine de mètres
• Transmission série : les données sont transmis sur une seule paire de
fils (un conducteur + et une masse). Les bits sont donc envoyés l’un
après l’autre. Ainsi, son principal inconvénient est la lenteur mais elle
présente l’avantage d’être plus sûre. C’est à dire les erreurs
introduites sont sensiblement plus faibles. La distance de
transmission admise dans ce cas peut être importante.
• Les données numériques transmises en série peuvent avoir deux
modes possibles :
Transmission synchrone : les bits sont envoyés, entre l’émetteur et le
récepteur, de façon régulière au rythme d’une horloge sans
séparation entre les caractères. L’horloge de l’émetteur et celle du
récepteur sont synchronisées sur la même cadence.

Les paquets de données sont rythmées par une horloge qui assure à la fois une synchronisation
entre chaque bit mais aussi entre chaque mot
• Transmission asynchrone : appelée également START/STOP. dans ce
cas les caractères sont envoyés les uns après les autres mais
l’intervalle de temps qui les sépare est quelconque et n’est pas le
même.
Cependant, les bits d’un seul caractère sont émis avec une cadence
régulière. Afin, d’assurer une transmission sûre chaque caractère émis
est précédé par un bit de START et il se termine par un bit de STOP.

La synchronisation du récepteur sur le message envoyé est réalisée à l’aide d’un ou plusieurs bits
de Start (début) et de Stop (fin) qui encadrent chaque mot. Mais aucune synchronisation entre les
mots eux mêmes
Multiplexage
• Le partage de la voie composite peut être un partage:
• De la bande disponible, chaque voie dispose en permanence d’une
fraction de la bande disponible
• Du temps d’utilisation de la voie, chaque voie utilise durant un
temps prédéterminer toute la bande disponible
• multiplexage, c’est-à-dire le partage d’une même ligne de transmission
entre plusieurs communications simultanées En effet, l'économie des
télécommunications
joue un rôle important dans la mise en oeuvre des réseaux. Au delà du coût
des supports de transmission, le coût relatif aux travaux de génie civil pour
déployer et entretenir les artères de communication est important et
nécessite une meilleure utilisation des infrastructures.
On appelle multiplexage, la capacité à transmettre sur un seul support
physique (appelé voie haute vitesse), des données provenant de plusieurs
paires d'équipements (émetteurs et récepteurs) ;
• On appelle multiplexeur l'équipement de multiplexage permettant de
combiner les signaux provenant des émetteurs pour les faire transiter sur la
voie haute vitesse.
On nomme démultiplexeur l'équipement de multiplexage sur lequel les
récepteurs sont raccordés à la voie haute vitesse.
Multiplexage fréquentiel :
Pour transmettre plusieurs signaux sur un même canal nous pouvons utiliser un multiplexeur fréquentiel. Il consiste à
additionner ces différents signaux en faisant affecter (par modulation) une bande fréquentielle pour chacun d’eux de
sorte à ce qu’elle ne chevauche pas avec celles des autres signaux. A l’arrivée on réalise un démultiplexage fréquentiel
qui consiste à séparer les différents signaux en utilisant des filtres et en renvoyant les différentes bandes à leurs
fréquences d’origines.
Remarque : Généralement ce type de multiplexage est utilisé pour les signaux analogique. En effet, le
réseau téléphonique est l’un des exemples types ou on utilise le multiplexage analogique. Ainsi, sur la
même paire de fils électrique on peut transmettre plusieurs communication simultanément sans qu’il y
a mélange ou interférence.
A la réception, pour séparer les différents signaux multiplexés, par un multiplexage fréquentiel,
il suffit de procéder à deux filtrages simultanés. Ou chaque filtre permettra le passage d’une seule
bande à savoir celle du signal destiné au récepteur en question et ainsi de suite.
Multiplexage temporel :
L’objectif est le même à savoir transmettre plusieurs signaux sur un même et unique canal.
Cependant on utilise une deuxième méthode qui consiste à envoyer pendant chaque
intervalle de temps une seule données d’une seul signal. Ensuite à tour de rôle on passe aux
autres signaux. Le cycle recommence de la même manière jusqu’à la transmission totale.
Ainsi, le canal sera réservé pour une seule données à la fois et pour un intervalle de temps
prédéfinis.
• Remarque : Ce type de multiplexage est utilisé généralement pour les
données numérique. Ainsi, pour plusieurs émetteurs numériques
(transmettant des signaux en bande de base) on réserve une durée de
transmission d’un bit pour chaque signal séparément pour qu’il n y ait pas
mélange. A la réception on agit d’une manière inverse, par rapport à
l’émetteur, pour séparer les bits et envoyer pour chaque récepteur les bits
qui lui sont destinés.
• Multiplexage en Longeur d’onde (WDM: Wave Division
Multeplexing): est la technique de multiplexage utilisée dans les
système de transmission par fibre optique. Le principe est d’envoyer
plusieurs ondes lumineuses dans une seule fibre optique. Un prisme,
ou un appareil de diffraction, combine au niveau de la source de
transmission les différentes ondes lumineuses et transmet le signal
combiné par la fibre. À l’autre extrémité, un autre prisme sert à
séparer la lumière en longueurs d’onde distinctes, qui sont ensuite
transmises au récepteur.
Les supports physiques de transmission
• Le support constitue le lien physique entre les différentes entités du réseau. Les
principaux
critères à considérer sont :
· Le débit : cela va conditionner les temps de réponse inhérents au traitement de
l’information à travers le réseau.
· Longueur maximale du réseau : tout dépend de la nature du signal, il peut s’affaiblir
en se propageant le long d’un conducteur selon la distance parcourue.
· La connectique utilisable : le matériel informatique est relié au support par des
connecteurs qui peuvent être simples de conception ou complexes.
· Les difficultés d’installation : tout dépend de la nature de câblage qui parfois
demande l’intervention de personnel spécialisé (ex. fibre optique).
• Les sensibilités aux perturbations électromagnétiques : les champs magnétiques
peuvent perturber la propagation des informations le long d’un câble électrique (les
parasites).
· Le prix du support : le coût au mètre sera parfois un élément de choix déterminant.
Le câble coaxial

• Le câble coaxial utilisé en télévision, est constitué d'un coeur qui est
un fil de cuivre appelé « l’âme ». Ce coeur est dans une gaine isolante
elle-même entourée par une tresse de cuivre, le tout est recouvert
d'une gaine isolante.
• La structure du câble coaxial est la suivante :
· La gaine permet de protéger le câble de l'environnement extérieur. Elle est
habituellement en caoutchouc (parfois en chlorure de polyvinyle (PVC),
éventuellement en téflon).
· Le blindage (enveloppe métallique) entourant les câbles permet de protéger les
données transmises sur le support des parasites (autrement appelé bruit) pouvant
causer une distorsion des données.
· L'isolant entourant la partie centrale est constitué d'un matériau diélectrique
permettant d'éviter tout contact avec le blindage, provoquant des interactions
électriques (court-circuit).
· L'âme, accomplissant la tâche de transport des données, est généralement composée
d’un seul brin en cuivre ou de plusieurs brins torsadés.
• A noter qu'il existe deux types de câbles coaxiaux :
Thinnet ou Cheapernet :
-De fin diamètre (6mm).
-Très flexible.
-Il permet de transporter un signal sur une distance d’environ 185
mètres sans affaiblissement.
-Longueur de segment est égale à 185m.
- Thicknet ou Thick Ethernet:
également appelé Yellow Cable
-Blindé de plus gros diamètre (12 mm).
-Toutefois, étant donné son diamètre il est moins flexible que le
thinnet.
-Inpédence égale à 50 ohms.
-Longueur de segment est égale à 500m.

Connecteurs RG-58
• Le câble coaxial épais se branche à l’aide d’un connecteur RG-11.
Les avantages :
· Un coût faible.
· Un blindage qui le rend résistant aux interférences
électromagnétiques.
Les inconvénients :
· Un débit limité à 10 Mbits/s (Mégabits par seconde).
· Toute coupure du câble est fatale au réseau.
• La paire torsadée
C’est un câble téléphonique (voir Fig.3.28.) constitué à l'origine de
deux fils de cuivre isolés enroulés l'un sur l'autre (d'où le nom)
entourés d’un isolant (plastique). Les diamètres courants sont de 0.4,
0.6, 0.8 ou 1 mm.

Des paires torsadées


• Les fils de cuivre ou d’aluminium des différentes paires sont isolés les
uns des autres par du plastique et enfermés dans un câble. Chaque
paire est formée de fils de cuivre enroulés l’un autour de l’autre pour
former une torsade afin d’éviter les problèmes de diaphonie
(interférence entre conducteurs). La structure d’une paire torsadée
est représentée par la figure suivante :

Structure d’une paire torsadée


• Permet de transmettre sans affaiblissement des signaux sur une
distance atteignant 100 mètres.
-Il est utilisé dans les topologies en étoile.
• La paire torsadée se branche à l’aide d’un connecteur RJ-45. Ce
connecteur est similaire au RJ-11 utilisé dans la téléphonie mais
différent sur certains points : le RJ-45 est légèrement plus grand et ne
peut être inséré dans une prise de téléphone RJ-11. De plus, la RJ-45
se compose de huit broches alors que la RJ-11 n’en possède que
quatre.
• On distingue deux types de paires torsadées :
· Le câble UTP (Unshielded Twisted-Pairs).
La norme EIA/TIA 568 a utilisé UTP pour créer des normes applicables à toutes
sortes de contextes de câblage qui garantissent au public l’homogénéité des
produits. Ces normes incluent cinq catégories de câbles UTP :
- Catégorie 1 : Câble téléphonique traditionnel (transfert de voix mais pas
de données).
- Catégorie 2 : Transmission voix et données à 4Mbit/s maximum (RNIS).
Il est composé de 4 paires torsadées.
- Catégorie 3 : 10 Mbit/s maximums. Il est composé de 4 paires torsadées et
de 3 torsions par pied.
- Catégorie 4 : 16 Mbit/s maximums. Il est composé de 4 paires torsadées
en cuivre.
- Catégorie 5 et Catégorie 5 étendue : 155 Mbit/s maximums. Il est
composé de 4 paires torsadées en cuivre. C’est le câblage le plus courant
(peut être utilisé pour plusieurs services).
- Catégorie 6 : jusqu’à 200 Mbit/s.
- Catégorie 7 : jusqu’à 6 Gbit/s.
• La plupart des installations téléphoniques utilisent un câble UTP. Beaucoup
de locaux sont
précâblés pour ce genre d’installation.
Si la paire torsadée pré installée est de bonne qualité, il est possible de
transférer des données
et donc l’utiliser en réseau informatique.
Il faut faire attention cependant aux nombres de torsades et aux autres
caractéristiques
électriques requises pour une transmission de données de qualité.
Le majeur problème provient du fait que le câble UTP est particulièrement
sujet aux
interférences (signaux d’une ligne se mélangeant à ceux d’une autre ligne).
La seule solution
réside dans le blindage.

Le câble STP (Shielded Twisted-Pairs)


• Des paires à blindage global (parfois appelés SUTP : Screened Unshielded
Twisted-Pair). Il utilise une gaine de cuivre de meilleure qualité et plus
protectrice que la gaine utilisée par le câble UTP. Il contient une enveloppe
de protection autour des paires.
dans le câble STP, les fils de cuivre d’une paire sont eux mêmes torsadés, ce
qui fournit au câble STP un excellent blindage, c'est-à-dire une meilleure
protection contre les interférences. D'autre part il permet une transmission
plus rapide et sur une plus longue distance.
Remarque :
Il y a une variante de paires torsadées appelée FTP : Foiled Twisted Pair. Il
s’agit d’une paire écrantée c’est-à-dire protégée par un écran constitué par
une mince feuille d’aluminium.
• Les avantages :
· Une bande passante par appareil plus importante.
· Plus d'interruption par coupure du câble contrairement au bus.
· Installation très facile.
· Coût faible.
Les inconvénients :
· Des câbles plus nombreux qu'avec le coaxial.
· Câblage plus cher qui prend plus de place dans les gaines
techniques.
· Des appareils actifs (HUBs, Switchs) qui doivent être alimentés
électriquement.
• La fibre optique
D'un coût beaucoup plus élevé, tant pour la fibre que pour
l'électronique qui l'accompagne, ce câblage est réservé pour des sites
éloignés. Comme l'atténuation du signal dans les câbles en cuivre
limite leur longueur totale entre les éléments actifs, pour aller au
delà, la fibre optique est nécessaire. Elle sera donc indispensable pour
connecter des bâtiments avec passage à l'extérieur ainsi que pour
passer dans des milieux très perturbés.
La figure montre différents types de fibres optiques.
• Il supporte au maximum 1024 stations par segment.
• Permet de transmettre sans affaiblissement des signaux sur une distance
atteignant 2 Km.
D'un point de vue technique une fibre optique est constituée d'un cœur et
d'une gaine en silice recouverte d'un isolant (voir Fig. 3.33.). À une
extrémité une diode électroluminescente (LED) ou une diode laser émet un
signal lumineux et à l'autre une photodiode ou un phototransistor est
capable de reconnaître ce signal. Le signal lumineux est propagé dans et à
proximité du cœur.

Structure d’une fibre optique


• Les différents rayons lumineux issus de la source sont guidés par le fil
de verre en suivant un principe de réflexion interne qui se produit au
niveau de la frontière entre le cœur et la gaine.
Les signaux binaires sont transmis sous la forme d'impulsions
lumineuses, à travers un guide d'onde en fibre de verre. Afin de
maintenir les rayons lumineux à l'intérieur de la fibre optique, le
phénomène de réflexion totale est employé, montré à l’aide de la
figure

Différents types de rayons


• Il existe deux types de fibre optique, la fibre monomode et la fibre
multimode. Sachant que le mode est le nombre de chemins, la fibre
monomode s’agit d’un trajet direct et la fibre multimode s’agit d’un
grand nombre de chemins.
· La fibre monomode (baseSX) : possède un cœur de très petit
diamètre, de l’ordre de la longueur d’onde du signal transmis La
lumière transite donc le long de l’axe du câble et donc de plus longues
distances possibles (peu d’atténuation).

Fonctionnement de la fibre monomode


• Taille : cœur (8,3 à 10 µm), gaine (125 µm).
-propagation axiale seulement des rayons lumineux(trajet unique).
-Dispersion faible (modale et chromatique).
-Bande passante très large (100 GHz).
-Fenêtre spectrale 1300 nm et 1550 nm.
-Réservé aux transmissions longue distance à très haut débits allant
jusqu’à 3000m.
• La fibre multimode (baseLX) : voit les rayons lumineux suivre des
trajets différents suivant l’angle de réfraction . Les rayons peuvent
donc arriver au bout de la ligne à des instants différents, d’où une
certaine dispersion du signal. Le rayon lumineux est acheminé par des
réfractions successives dans le cœur jusqu'à l'autre extrémité.

Fonctionnement de la fibre multimode

• Taille : cœur (50 à 62µm), gaine (125 µm).


• Autorise une plus grande dispersion et par la suite un affaiblissement du signal.
• Réservé aux transmissions longue distance à très haut débits allant jusqu’à 2000m.
• On distingue deux catégories de fibre multimodes :
La fibre multimodes à saut d'indice : C'est le moins cher dans le
marché des fibres. Le cœur translucide est recouvert d'un matériau
qui ne laisse pas passer la lumière, c-à-d dont l'indice de réfraction est
nul. La figure. représente le sens des ondes à l’intérieur de la fibre
multimodes à saut d'indice.

Fonctionnement de la fibre multimode à saut d'indice


• La fibre multimodes à gradient d'indice : L'indice de réfraction de la
gaine n'est pas fixe : il diminue en s'éloignant du cœur. Le chemin
parcouru est donc plus court. La figure. représente le sens des ondes
à l’intérieur de la fibre multimodes à gradient d'indice.

Fonctionnement de la fibre multimode à gradient d'indice


• Pour relier la fibre optique aux éléments du réseau, on utilise trois
sortes de prises représentées par la figure

Connecteurs de fibres optiques


Le connecteur SC : généralement utilisé pour les applications de bureau, de télévision
câblée et de téléphonie : un ergot maintient le connecteur en place une fois enclenché

Connecteur de type SC
• Le connecteur ST : ce type de connecteur grâce à son système de
verrouillage à baïonnette, garantit en principe de meilleures
performances

Connecteur de type ST

La prise MIC : utilisée notamment dans les réseaux de type FDDI

Connecteur de type MIC


• Remarque :
On peut coupler les différents connectiques de fibres optiques (ex. :
La figure montre l’union de deux connecteurs ST ou coupleurs ST/SC
ou ST/MIC).

Coupleur de connecteurs de type ST


• Les avantages :
· Légèreté.
· Immunité au bruit.
· Perte presque nulle.
· Faible atténuation.
· Tolère des débits de l'ordre de plusieurs GBps.
· Largeur de bande de quelques dizaines de MHz à plusieurs GHz.
· Plus grande difficulté d'écoute : le conducteur en cuivre émet des
signaux électromagnétiques qui peuvent être interceptés au contraire
de la fibre optique.
• Les inconvénients :
· Son installation est problématique : pose délicate (respect d’angles
et de courbures importants).
· Son coût élevé.
Les liaisons sans fil
• Les faisceaux hertziens
· Les faisceaux hertziens terrestres
Ce système utilise des ondes radio de fréquence très élevées. La
transmission se fait de proche en proche entre des relais .Ces relais
doivent se trouver en visibilité directe.
La distance moyenne entre 2 relais est d'environ 50 Km, ceci afin de
palier à la courbure de la terre et aux différents obstacles (reliefs,
habitations, etc.).

Un relais
• Les satellites
La principale caractéristique d'une liaison satellite est son mode de
diffusion Point-Multipoints.

Un satellite
• Il y a 2 grandes méthodes pour envisager une liaison satellite :
-Le satellite géostationnaire : Il est situé à une altitude de 35 800 km. Cette
position le rend immobile par rapport à la surface de la terre. C'est ce genre de
satellites qui est utilisé pour la diffusion de chaînes de télévision par exemple.
Le principal inconvénient lié à ce type de satellite est la distance qui sépare 2
points terrestres voulant communiquer : 2 x 35800 kms ce qui a une incidence
sur les performances (délai d'acheminement de l'information) et sur la nature
du matériel à utiliser (une simple parabole suffit pour recevoir, par contre du
matériel plus sophistiqué doit être mis en œuvre pour émettre.
• Le maillage de satellites en orbite basse : Dans ce cas les satellites sont beaucoup
plus proches de la terre, par contre ils ne sont plus immobiles par rapport à elle, il
faut donc en disposer d'un grand nombre pour couvrir la surface d'un pays ou du
globe. C'est ce principe qui a été retenu pour le projet IRIDIUM qui utilise un
ensemble de 66 satellites tournant autour de la Terre à 780 km d'altitude. Dans
un premier temps IRIDIUM et ses concurrents (Globalstar, ICO) n'offriront que de
la liaison téléphonique, mais le but est à très court terme de proposer des liaisons
satellites moyen puis haut débit.

• L'avantage des faisceaux hertziens qu'on peut noter est la très grande largeur de
bande de plusieurs GHz. Alors que l'inconvénient majeur est le risque de
perturbations atmosphériques
• -Les signaux infrarouges
Les signaux infrarouges, à la différence des ondes radio ne
fonctionnent que sur de courtes distances. Ils peuvent cependant
transmettre de gros volumes d'informations et sont largement utilisés
dans les bureaux dits "sans fil". Néanmoins, leur diffusion est
restreinte et qu'à une fréquence aussi élevée ne peuvent pas
traverser la matière physique.
-Les ondes lumineuses
Une source de lumière concentrée envoie un faisceau unique, porteur de données, à un
récepteur optique pouvant être situé à plusieurs centaines de mètres. La source lumineuse est
un laser, ce qui entraîne des coûts assez élevés. La mise en place est complexe.
Quelles soient radios, hertziennes ou infrarouges, les ondes permettent dans certaines
conditions de servir de support de communication pour les réseaux informatiques. L'émission
peut se faire à partir de cellules (émetteur arrosant une petite zone géographique) comme dans
le cas du téléphone portable, à partir d'un satellite géostationnaire dans le cas d'une
communication intercontinentale pour Internet par exemple ou tout simplement à partir d'un
émetteur de signaux infrarouges (comme ceux utilisés dans une télécommande de télévision)
pour un réseau local sans fil.