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Essai de compression 

sur les bétons


Introduction :
Un essai de compression mesure la résistance à la compression d'un matériau sur une machine d'essais
mécaniques suivant un protocole normalisé. Les essais de compression se font souvent sur le même
appareil que l'essai de traction mais en appliquant la charge en compression au lieu de l'appliquer en
traction.

Pendant l'essai de compression, l'échantillon se raccourcit et s'élargit. La déformation relative est


« négative » en ce sens que la longueur de l'échantillon diminue. La compression tend de plus à
amplifier les irrégularités latérales de l'échantillon et, au-delà d'une contrainte critique, l'échantillon
peut fléchir et la flèche peut s'accentuer jusqu'au flambage

Les diffèrent type d’essai sur les béton :


On distingue deux types d’essais qui permettent la vérification de la résistancede béton à la
compression à l’âge (j) :

Les essais non destructifs l 'essai non destructif du béton est de grande importance scientifique et
pratique. Le sujet a suscité l'attention croissante pendant ces derniers années, particulièrement le
besoin de caractérisation de la qualité des constructions endommagées faites en béton, en utilisant
des méthodes non destructives ..Parmi ces essais on a l’essai au scléromètre

.Les essais destructifs :qui s’effectuent avec la presse sur deux éprouvettes standards de 16cm de
diamètre et 32cm de hauteur âgés jusqu’à 28jours de durcissement du béton.

Essai au scléromètre (essai non destructif):

Introduction :
L’essai au scléromètre consiste à projeter une masse sur la surface du béton avec une énergie initiale
constante. Suite au choc, une partie de l’énergie est absorbée par le béton, l’autre partie provoque le
rebondissement de la masse. L’énergie d’impact est produite par un système de ressorts dont
l’amplitude du mouvement de recul est fonction de : L’énergie de recul ; Caractéristiques des systèmes
de ressorts, La mesure de la dureté au choc permet d’évaluer la résistance d’un béton de manière non
destructive. Cette méthode est intéressante en raison de sa simplicité ; elle permet de faire rapidement
des contrôles de régularité des bétons d’un ouvrage. La détermination de la dureté est basée sur la
mesure du recul que subit un dispositif mobile (commandé par un ressort) à la suite d'une collision
entre le dispositif et la surface du béton. Cet essai est l’un des plus vieux essais non destructifs et il est
encore très utilise de nos jours il été développe par ERNST SCHMIDT EN (1948) et est connu sous le
nom l’essai au marteau Schmidt ou essai au scléromètre. Le marteau de Schmidt (photoIII.1)) est resté
le seul instrument connu qui utilise le principe de rebondissement pour les essais sur le béton selon
R.F FELDMAN (1977). En (1984) T.AKASHI ET S.AMASAKI ont déclares que malgré son
apparente simplicité, l’essai au scléromètre sous-tend des problèmes complexes d’impact et de
propagation de l’onde qui lui sont associés.
Principe :
Le principe de base de l’essai au scléromètre est que le rebond d’une masse élastique dépend de la
dureté de la surface sur la quelle frappe la masse.

Dans l’essai au scléromètre une masse approximative de 1.8 kg montée sur un ressort a une quantité
potentielle fixe d’énergie qui lui est transmise par un ressort tendu a partir d’une position fixe, ce que
l’on obtient en pressant la tête du marteau contre la surface du béton mis à l’essai. Lors de son
relâchement, la masse rebondit depuis la tète, toujours en contact avec la surface du béton et la
distance qu’elle parcourt, exprimée en pourcentage de l’extension initiale du ressort est appelée
l’indice de rebondissement. Cet indice est indiqué par un curseur qui se déplace le long d’une règle
graduée.

Appareillage :
Il existe plusieurs modèles de scléromètres selon le type de recul ainsi que l’énergie d’impact. Le
modèle le plus utilisé est le scléromètre SCHMIDT (Suisse). L’appareil est composé d’une masselotte
chargée par un ressort qui se projette sur une tige métallique appelée tige de percussion. Il est livré
avec une pierre à polir et un bloc d’étalonnage

Mode Opératoire :

Préparation de la surface :
Les mesures doivent être effectuées sur des surfaces nettes ne présentant pas de nids de gravier, des
écaillages, de texture grossière, de porosité élevée ou de armatures affleurantes. La préparation de la
surface consiste à éliminer tout enduit ou peinture adhérant ou poncer si cette surface est constituée
d’une couche superficielle friable. Toute trace d’eau sur la surface doit être essuyée.

Points de mesures :
La surface de mesure doit être divisée en zones de 400 cm² au moins, et structurée en une grille de
points de mesure ayant pour espacement d = 30÷50 mm. Les points de mesures extrêmes doivent être
au moins à 30 mm des bords de la surface testée.
Figure : Grille de mesure sur ouvrage

Effectuer au moins 10 mesures successives dans la même zone. La surface de cette zone est
équivalente à celle d’un carré d’environ 25 cm de côté. Au cours de ces mesures, il convient de ne pas
effectuer l’essai à moins de 3 à 4 cm des bords de l’élément testé.

Essai destructif (ecrassement) :

Résistance a la compression :
En résistance des matériaux, les résistances à la traction, à la compression et au cisaillement sont
analysées séparément.
La résistance à la compression est la capacité d'un matériau ou d'une structure à supporter les charges
qui tendent à réduire sa taille par compression (écrasement), par opposition à la résistance à la
traction qui est une résistance à l'allongement (éclatement) et à la résistance au cisaillement qui est
principalement une résistance à la torsion (vrille).
C'est une valeur clé pour la conception de structures. Elle se mesure sur des matériaux ainsi que sur
des composants ou des structure.
Par définition, la résistance à la compression d'un matériau est l'effort de compression uni axial atteint
à la rupture complète du matériau. Si le matériau est ductile cette rupture n'aura pas lieu mais le
matériau se déformera de manière irréversible, de sorte que la résistance à la compression est assimilée
à l'effort atteint à la limite de la déformation
Eprouvette de compression :
L'essai de compression comporte un raccourcissement élastique d'une éprouvette généralement
cylindrique et son écrasement au-delà de la limite d'élasticité du matériau.
Les éprouvettes en forme de courts cylindres sont préférables, pour ces essais, aux éprouvettes trop
longues ou de section rectangulaire
La norme :
Une norme représente une référence sur un sujet précis. Elle doit être approuvée en amont par
l’organisme de normalisation reconnu dans la zone géographique considérée, l’AFNOR étant
l’organisme de normalisation français.
Une norme est le résultat d’une requête formulée par des professionnels et des entreprises et prend
forme après l’obtention d’un consensus de la commission de l’organisme reconnu. Elle a
plusieurs champs d’action tels que définir les conditions de réalisation d’un produit, d’un service,
d’une opération et peut également fournir des méthodes de calculs des techniques d’analyse. Être
partie prenante de la normalisation passe par une compréhension du fonctionnement des commissions
de normalisation.

Les différents types de normes


XP représente une norme expérimentale (période minimale d’essais de 3 ans avant homologation
officielle et supprimée après 5 ans d’essais). Ces normes sont généralement l'avenir de la construction,
il faut donc bien en tenir compte pour être en avance sur son temps.

Normes françaises
 NF : norme française homologuée de façon générale (norme 100 % d’origine France !)
 NF EN : norme française étant la traduction (avec interprétation parfois) d’une norme
européenne.
 NF ISO : norme française étant la traduction (avec interprétation parfois) d’une norme
internationale.
 NF EN ISO : norme copiant une norme européenne, provenant elle-même d’une norme
internationale.

Pour se retrouver facilement dans la classification des normes françaises, des indices lettrés ont été mis
en place pour s’y retrouver facilement en fonction du domaine de travail.
NF EN 206-1Cette norme a été officialisée en 2002, puis elle est devenue la référence normative pour
tous les bétons de structure à partir de 2005. Dernièrement elle a subi une modification et est devenue
la norme NF EN 206-1 / CN depuis le 14 décembre 2012.
Que ce soit pour des bétons précontraints, des bétons quelconques réalisés sur le chantier ou des BPE,
cette norme s’applique à tous les bâtiments et ouvrages de génie civil.
NF EN 12390-3 Essais sur béton durci – Partie 3 : résistance à la compression des éprouvettes

Grandeur mesurée :
L'essai de compression commence par une région linéaire où la déformation du matériau  ε  est
proportionnelle à la contrainte σ σ  suivant la loi de Hooke σ =Eε  où E est le module de Young.
Dans cette région linéaire, le matériau se déforme élastiquement et revient à sa longueur initiale
lorsque la contrainte est supprimée.
La région linéaire se termine au point limite d'élasticité. Au-dessus de ce point, le matériau subit
une déformation plastique et ne revient pas à sa longueur initiale une fois que la charge est retirée.
F
Par définition, la contrainte uniaxiale est la force divisée par la surface  σ =  où F est la charge
A
appliquée en newtons et A est la surface de la section transversale en m2.
l−l 0
La déformation correspondante est ε ε e=
l 0  où l est la longueur de l'échantillon comprimé et l0 sa
longueur initiale. La résistance à la compression correspond au point de la courbe de contrainte-
F∗¿ l−l 0
déformation défini par σ σ∗¿ ¿ etε e=   où F* est la charge appliquée juste avant de
A0 l0
détruire l'échantillon et l* est la longueur de l'échantillon juste avant sa destruction.

Conclusion :
Premièrement par essai d’écrasement cette méthode destructive affiche des résultats relatives aux
dimensions des carottes, son seul inconvénient et que les éprouvettes confectionnées diffèrent des
procèdes de mise en place et de serrage par rapport au béton coffré sur chantier.
La deuxième méthode est par scléromètre, cette méthode non destructrice, s’applique directement sur
le béton à étudier, elle permet donc de garder les conditions de mise en place or son seul inconvénient
et lors de la transformation du rebondissement en résistance.