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Interaction

des photons et électrons avec les atomes

I- Caractérisation des rayonnements électromagnétiques


II- Quantification des niveaux d’énergie atomiques
III- Interaction des photons avec les atomes
IV- Interaction des électrons avec les atomes
( )
&

I- Caractérisation des rayonnements électromagnétiques


et exprimé en m . +,

− sa période - (en s), ou période temporelle (il s’agit du temps, à position fixée, au bout
duquel l’onde se répète identique à elle-même). On utilise parallèlement la fréquence
- Un rayonnement est une onde plane électromagnétique progressive (champ électrique et
/ de l’onde, définie par :
champ magnétique dépendant de l’espace et du temps).
1
/ )
-
- Ces champs, eux-mêmes orthogonaux, sont perpendiculaires à la direction de propagation .
et exprimée en hertz (Hz) lorsque - est exprimée en secondes.

FIGURE 1 Caractère ondulatoire de la lumière

Le rayonnement électromagnétique est caractérisé par :


Retenons les relations suivantes, liant énergie d’un rayonnement
période et longueur d’onde :
lumineux, fréquence,

- son énergie E,
- sa longueur d’onde 𝝀, 5 / 61
- sa fréquence 𝝂)

E= h 𝝂 = h c/ 𝝀

E=1240/ 𝝀 (E: eV, 𝝀(nm)


L’énergie d’un photon a une valeur très faible en joule (J).

Pour mieux les comparer, il est souvent commode de changer d’échelle pour avoir des valeurs
sans puissance de dix négatives.

1 eV = 1,60.10-19 J

Exemples :

E = 13,6 eV = 13,6 x 1,60.10-19 = 2,17 10-18 J

E = 3,54 10-19 J = 3,54.10-19 / 1,60 10-19 = 2,21 eV


frequency, and photon energy. Previously in this book, photon characteristics were alluded to in the discussion of some of the
characteristics of UV, x rays, and rays, the first of which start with frequencies just above violet in the visible spectrum. It was
Spectre en énergie
noted that these types of EM radiation have characteristics much different than visible light. We can now see that such properties
arise because photon energy is larger at high frequencies.

Figure 15.11 The EM spectrum, showing major categories as a function of photon energy in eV, as well as wavelength and frequency. Certain
characteristics of EM radiation are directly attributable to photon energy alone.

Table 15.1 Representative Energies for Submicroscopic Effects


(Order of Magnitude Only)
leur plus blanche
II- Quantification des niveaux d’énergie atomiques
) + 273. grande efficacité lumineuse.
II-1- Spectre d’émission atomique
es *)
Les intensités lumineuses des radiations du spectre visible entre 400 nm
- l’émission d’un rayonnement électromagnétique UV ou visible due à la désexcitation d’atomes
t bleu indigo, de longueurs
qui ont été excités par l’apport d’énergie: Raie
sont plus élevées pour la lampe à halogène qui émet donc une couleur
- Le spectre d’émission d’un atome est l’intensité d’émission de de chaque raie (rayonnement
plu
-3
Données : Loi de Wien :
à différentes longueurs d’onde: 𝝀 ) max x T = 2,898 x 10 m.K ; T(K) = C) + 273.
, V, B.
-Le spectre d’émission contient trois raies intenses: jaune, verte et bleu indigo, de longueurs
II- Spectre d'émission du mercure ( * Les réponses doivent être justifiées *)
eur d’onde
d'onde J :
respectives 𝝀J = 579,2 nm, 𝝀V = 546,2 nm et 𝝀B = 436,0 nm.
énergie (eV)

E6 = 8,87 Le spectre d'émission du mercure contient trois raies intenses: jaune, verte et bleu in

d'onde respectives J = 579,2 nm, V = 546,2 nm et B = 436,0 nm.


J
E5 = 7,75

E4 = 6,72
V
B

E3 = 5,47
E2 = 4,90

E=5,47eV

E1 = 0
état fondamental
A la découverte de la quantification des niveaux d'énergie électroniques
Le spectre d’émission est caractéristique de l’atome

Spectre d’émission du mercure

400 450 500 550 600 650 700 (nm)

Spectre d’émission du cadmium


II-2 Diagramme énergétique

Système à 1 électron : E(n)


n définit une couche (couches K, L, M, N, ...)

Système
I.4) polyélectroniques:
Diagramme énergétique E(n,l) Le couple (n, l) définit une sous-couche

E
4s 4p 4d 4f
(…)
4p 4+1=5
3d 3+2=5
3s 3p 3d 4s 4+0=4
3p 3+1=4

3s 3+0=3

2s 2p 2p 2+1=3

2s 2+0=2

1s
1s 1+0=1
Atome Atome
d’hydrogène
n+l
Levée de polyélectronique
dégénérescence
En En,l
configuration électronique

Exemple : configuration électronique du sélénium (34Se ) (état fondamental)


II.4) Exceptions aux règles de remplissage
Exemple : configuration électronique du sélénium (34Se ) (état fondamental)
E
4p
Inversion 3d 30 électrons
nécessaire 4s
3p 18 électrons
3s
2p 10 électrons
2s
1s

34Se : 1s
1s2 2s2 2p6 3s2 3p6 3d10 4s2 4p4
Couche de valence

Représentation de Lewis du sélénium dans son état fondamental : Se


II-3- Absorption et émission atomique
hium est-il en accord avec la relation précédente obtenue pour le dia
Diagramme énergétique de l’atome de lithium
eut-on en conclure ?
En (eV)
E5 1, 51
E4 1, 55

E3 2, 02

h𝝂
E2 3, 54

E1 5, 39

Diagramme énergétique
Absorption :l’électron absorbe de l’énergie pour passer à un niveau d’énergie supérieur
de l’atome de lithium

---> Excitation : l’électron passe à un niveau énergie supérieur sans quitter l’atome (h𝝂= 3,37 eV
l’électron passe de E1 à E3.

---> Ionisation: l’électron reçoit assez d’énergie pour être éjecté de l’atome (h𝝂= 5,4 eV)
103 nm 1281 nm 1281 nm
Émission: suite l’absorption de l’énergie par l’atome il devient excité.
24 13 35 24
13 103 nm 35
24
97,5 nm 1100 nm 1100 nm
25 14 36 25
14 97,5 nm 36
25
95, 2 nm 1011 nm 1011 nm
- Pour se
26
désexciter
15
un électron passe
37
d’un
26
niveau
15 supérieur
95, 2 nm à niveau
37
inférieur
26 pour combler la
94, 0 nm
lacune 27 16 27
16 94, 0 nm 27
93,3 nm
17
17 93,3 nm
- Cette transition s’accompagne par l’émission d’un rayonnement électromagnétique E=h𝝂
caractéristique
Question 5
enLe diagramme
accord
des niveaux
du lithium
avec la relation
considérés
Questiondans
est-il enobtenue
précédente
5
accordpour
la transition
avecleladiagramme
relation précédente
de obtenue pour le diagramme de
Le diagramme du lithium est-il en accord avec la relation précédente
l'hydrogène
nclure ? ? Que peut-on en conclure ?
l'hydrogène ? Que peut-on en conclure ?
En (eV) En (eV)
En (eV)
E5 1, 51 E5 1, 51
E5 1, 51
E4 1, 55 E4 1, 55
E4 1, 55

E3 2, 02 E3 2, 02
E3 2, 02

E2 3, 54 E2 3, 54
E2 3, 54

E1 5, 39 E1 5, 39
E1 5, 39

Diagramme énergétique Diagramme énergétique


Émission: est caractérisée par des raies :
de l’atome de lithium de l’atome de lithium
Diagramme énergétique
de l’atome de lithium

- E1=h𝝂1= E3-E1 (5,39-2,02)=3,37 eV E2=h𝝂2= E2-E1 (5,39-3,54) = 1,85 eV E3=h𝝂3= E4-E2 (3,54-1,55) = 1,99 eV
III- Interaction des photons avec les atomes
L’absorption de l’énergie des photons par la matière peut se faire selon différents modes pour
lesquels l’énergie des photons incidents peut être transférée au milieu :

i- Interaction avec les électrons de l’atome

- Diffusion :
- Diffusion de Thompson (Rayleigh)
- Diffusion Compton

- Absorption (Effet photoélectrique )


- Absorption sans ionisation
- Absorption avec ionisation

ii- Interaction avec les noyaux

-Matérialisation et annihilation :
III-1- interaction des photons avec les électrons
III-1-1- Diffusion de Thompson
- Changement de direction d’un photon sans échange d’énergie entre le photon et la matière:
(diffusion élastique) .

- Le photon incident, le plus souvent de faible énergie va interagir avec l'atome dans sa
totalité,

- L'énergie du photon incident provoque l'oscillation en phase


de l'atome.

- Cette oscillation est convertie en énergie électromagnétique


avec émission d'un photon de même énergie que le photon
incident.

- Cette émission se fait dans une direction différente que celle


du rayonnement électromagnétique incident.

- Sa probabilité est inversement proportionnelle à l’énergie (effet est important si E < 45 KeV)
III-1-2 - Effet Compton
- Il s'agit de la diffusion d'un rayonnement électromagnétique par des électrons considérés
comme libres (électron des couches externes de l'atome)

- Après l'interaccon, le photon diffusé possède une énergie inférieure à l’énergie d'incidence
et un électron est éjecté, emportant le complément d’énergie.

- L’énergie transférée à l’électron dépend de l'angle de diffusion

- Un électron éjecté à un angle f, avec une énergie T


et une quantité de mouvement P.

- Un photon diffusé émis à un angle θ et qui va


emporter l'excédent d'énergie Ed

- L'ensemble des trajectoires se trouve dans un plan


appelé "plan de diffusion"

Diffusion du photon sur un e- quasi libre


Effet Compton
Les équations de conservation de la quantité du moment et de l’énergie totale donnent :

(T, P = mev)
hνν0
photon h e- φ
Diffusion du photon su
θ un e- quasi libre
hν'

- Le photon d’énergie initiale hν0 (quantité de mouvement p = 0 )
hν' et E
#
Conservation de l'énergie
- L'électron initialement au repos et de masse m0.et de l'impulsion :

- El de liaison est négligeable pour les électrons des couches superficielles


Augmente linéairement avec
Probabilité d’interaction : ElK
Efocalisation vers l’avant po
Pour le 𝟏𝟑𝟕
𝟓𝟔𝑩𝒂 ∶ ElK =37 keV;ElM =0,3 keV; ElO =0,04 keV ; = 925
l;
hν élevée (500 keV)
- Une particule (ou un noyau) de masse m au repos possède une énergie de masse égale à mc2.
E.VIENT

- L’énergie totale E d’une particule en mouvement est donc la somme de son énergie cinétique
T et de son énergie de masse E = T + mc2.

$ +%
Ø Mécanique classique T = 𝑚 𝑣2 =
% %,
Ø Mécanique relativiste 𝐸2 = 𝑚2𝑐4 + 𝑝2𝑐2
Ø Conservation de la quantité de(hν
moment')
hν 0 hν'
2 ' 2 2 2 4 = cos θ + P cos φ
c c
hde + m0 c = hν du
ν 0conservation P c + et
+ moment
Selon la direction du photon incident,
équations m0de
c l'énergie totale donnent :
Selon la direction perpendiculaire, dan
hν hν'
0 −
cos θ = P cos φ
Master 1 de
c Physiquec– Interaction Rayonnement Matiè
hν 0 hν' 2 ' 2 2 2 4
= hν 0cos + m c
θ0+ − h
Pcos νφ = P c + m0 c hν'
c c 0 = sin θ + P sin φ
dans la direction du photon incident,
c (1) la
Effet Comp
' dans
hν 0 hν hν '
− cos θ = Pcos φ − sin θ = P sin φ
En
c élevant
c au carré (1) et (2), puis en les additionnant,c on obtient :
hν' 2 2 2 2' φ ' 2 2 2 42 ' 2 2 2
=====>
0=
c 0
sin νθ +− Psin
hν + m c = hν + P c + m c
h 2h ν ν cos θ + h ν = P c
0 0 dans la 0direction perpendiculaire, (2)
hν' 2
hν 0 + m0 c (T, P= m
(3)
= hνev)+' 2 2
P c +
− sin θ = Psin 2 φ' 2 2 2 4
et en élevant
c (3) au carré on obtient:
hν + m c − hν = P c + m c photon νh e - '
φ
0 0
Ø Conservation de l’énergie totale 0 h ν hν
+ m 0 c
2
− hν =
2 2
P c +
2 '2 0 0
2 '
(
h ν 0 − 2h ν 0ν + h ν + 2hm0c 2 ν0 − ν' = P 2c 2
2 2
)
En élevant au carré (1) et (2), puis e
Compton - 3
θ
En élevant au 2carré (1)'et (2), puis
2 2en les additionnant,
2 4 on obtient : 2 2 2 ' 2 '2
hν'
h ν 0 − 2 h ν 0ν cos θ + h ν
hν 0 + m0 c = hν + P c2 + m0 c
Après 2 soustraction
2 2 ' des deux 2 ' dernières
22 (3)
formules : (
h ν 0 − 22h 'ν 0ν 'cos θ + h2ν 2 = P c2 4 et en élevant (3) au carré on obtient
hν 0 + mν00c− ν− hν =h P c + m0 c 2 2 2 ' 2 '2
2 (1 − cos θ )
h ν − 2 h ν ν + h ν + 2hm
' =
0 0

et en ν0(3)
élevant m0on
ν au carré c obtient:
élevant au carré (1) et (2), puis en les additionnant, Conservation
Après soustraction
on obtient : dedesl'énergie et de
deux dernièr
2 '
2 2h 2ν 2 − 2h
===>
hAνpartir
0 − 02h
2 2 ν ν'' + h 2 ν' + 2hm
de ν(4),
00ν on
cospeut (
θ +écrire )
2 'c22 ν − 2ν' 2= P 2c 2
h ν0 la=variation
0P c de longueur
ν 0 − ν
ν0d'onde
@
ν'
h
: m 0c 2 (1 − cos θ )
=

𝜈 𝜈 ℎ écrire la var
− 𝑐𝑜𝑠𝜃)Aug
=
A partir de − (4), on peut (1
n élevant2𝝂 (3) au ccarréc on obtient:
h2(𝝂 -𝝂’ ) =
2h
Après 𝝂’ (1- cosθ)=2hm
soustraction des c
− deux=dernières(01formules
− cos2θ ): 𝜈 𝜈′ 𝜈 𝜈 @ 𝑚 𝑐 %
Probabilité c d’interaction
(1: − cos
0Δ λ = 0 = = =
2 2 2 ν' ' ν 2 ' m 2
c ( '
)2
Δ 12
λ =
h ν 0 − 2h' ν 0ν + h0 ν 0+ 2hm0c ν0 − ν = P c − ν = ν 0 (1 m 1 ' −
c
ℎ =
h
focθ
ν0 − ν h − 0𝑐𝑜𝑠𝜃)
c
𝜈′ 𝜈= 𝑚= 𝑐 %
artir
Δ λ =de' (4),
− on = peut (1 − écrire
cos θ ) la variation de longueur d'onde :
ν 0 0ν m c
c c h (5)
Δλ = ' − = (1 − cos θ ) ====> Δλ ne dépend pas de l’énergie incidente
oit que Δλ ne
ν dépend
ν 0 pas dem0l'énergie
c incidente et on appelle "longueur d'onde Compton de
tron" la grandeur : (5)
voit que Δλ ne dépend pas ° de l'énergie incidente et on appelle "longueur d'onde Compton de
h
ctron" la grandeur
−12 :
= 2.42 10 m = 0.0242 A longueur d'onde Compton de l’électron
m0ch = 2.42 10−12 m = 0.0242 A°
m0c
onséquence, pour des photons de faible énergie (λ >> 0,02 Å) la variation relative de
---->Pour des photons de faible énergie (λ >> 0,02 Å
conséquence, pour des photons de faible énergie (λ >> )0,02 ===>Δλ/λ est faible,
Å) la variation relative de
ueur d'onde (donc d'énergie) est faible, tandis que pour des photons
ueur d'onde (donc d'énergie) est faible, tandis que pour des photons de grande énergie (λ de grande énergie (λ
,02 Å)Å)
0,02 la variation de longueur
la variation d'onde est importante.
de longueur d'onde est importante.
---->pour des photons de grande énergie (λ << 0,02 Å
r ununangle
angle de diffusion
de diffusion de 90° pardeexemple,
90° par exemple,
la variation d'onde )sera
la variation
de longueur ===> Δλ/λ est importante.
dedelongueur d'onde sera de
4242Å Å quelle que soit l'énergie initiale. Un photon de 10 keV par exemple (λ = 1.24125 Å)
quelleavec
diffusé que soitune
l'énergie initiale.d'onde
longueur Un photon
λ' de 10 keV par Å,
= 1.26545 exemple
c'est(λà=dire
1.24125
uneÅ)énergie de 9.808 keV très
diffusé
he deavec une longueur
l'énergie d'ondeUne
initiale. λ' = 1.26545 Å, c'est à dire est
telle différence une énergie de 9.808 keV
difficilement très
mesurable. Au contraire, pour
hehoton
de l'énergie
de 1initiale.
MeVUne (λ telle différence estÅ)
= 0.0124125 difficilement
donne, mesurable.
à 90°, une Au contraire,
diffusionpourà une énergie de 339 keV
0.036612
hoton de 1 MeVÅ).(λ = 0.0124125 Å) donne, à 90°, une diffusion à une énergie de 339 keV
0.036612 Å).
---->
pression (4) permet également d'obtenir :
Pour un angle de diffusion θ= 90°, la Δλ =0,0242 Å quelle que soit l’énergie initiale.
pression (4)
nergie dupermet
photonégalement d'obtenir
diffusé : :
Øun photon de 10 keV (λ
hν 0 0=1,24125 Å) sera diffusé avec une longueur d'onde λ'= 1,26545 Å
hν0 ,
hν ' = avec α = (6)
E1λ’= 9,808 keV très proche de l'énergie initiale.
ergie du photon+ αdiffusé : θ)
(1− cos m0c 2
' hν 0 hν0
hν =
nergie de avec α = :2 (6)
α(l'électron
1− cos θ ) de recul
1 +Ø un photon de 1 MeV (λ = 0,0124125 Å) sera diffusé avec E
αm 0
(1c − cos θ )
λ’= 339 keV (λ' = 0,036612 Å ).
T = hν 0 − hν' = hν0 (7)
1+ α (1 − cos θ )
ergie de l'électron de recul :
L'expression sera
(4) diffusé avec une longueur d'onde λ' = 1.26545 Å, c
permet également
proche de l'énergie d'obtenir
initiale. : différence est diff
Une telle
L'expression (4) permet également d'obtenir
- L’énergie du photon diffusé
:
un photon de 1 MeV (λ = 0.0124125 Å) donne, à 90°,
- l'énergie du(λ' = 0.036612
photon diffuséÅ).:
- l'énergie du photon diffusé : hν 0 (4) permet également
hν0 d'obtenir :
hν 0 ' hνL'expression
avec αhν= = 1 +02α (1− cos θ ) avec α =
'
hν = 2
1 + α (1− cos θ ) m c m 0 c
0- l'énergie du photon diffusé :
hν 0 hν
hν ' = avec α = 02
- l'énergie
- l'énergie de l'électron de recul : de l'électron de1 +recul
α (1−:cos θ ) m0c
' α (1 − cos θ ) ' α (1 − cos θ )
T = h ν − h ν = hν0 recul : T = hν 0- l'énergie
- L’énergie de0 l’électron de − hν = hdeν0l'électron de recul :
1+ α (1 − cos θ ) 1+ α (1 − cosαθ()1 − cos θ )
T = hν 0 − hν' = hν0
Le transfert maximal d'énergie est donc : 1+ α (1 − cos θ )
Le transfert maximal d'énergie est donc :
hν0 Le transfert maximal d'énergie est donc :
Tmax = T(θ =180°) = hν0
1+ (1 2 α T) max = T(θ =180°) = hν0
- Le transfert maximal d’énergie est donc :
Compton - 4
T max = T
1+ (1 2 α ) 1+ (1 2 α )
(θ =180°) =

Compton - 4 Compton - 4
Le diagramme polaire de la section efficace différentielle pour plusieurs énergies

- La probabilité de diffuser avec un certain angle θ dépend de l’énergie des photons incidents.

- Les photons de haute énergie diffusent plutôt avec de faibles angles

focalisation vers l’avant pour hν élevée (500 keV)


θ=0 θ 0= π 0
1+ α (1 − cos θ )
Deux cas extrêmes : 2
& 2 hν m c #
Le transfert maximal d'énergie est donc :
𝛉 = 0 h ν' ≈ h ν E e- = hν $$ 𝛉 = ∏
e
hν02
!!
h𝝂 ≈ h𝝂’
% 1 + 2 hν m c
Tmax = T(θ =180°) =
1+ e(1 2 α ) "
Compton - 4

Ne

Front
Compton
Fond Compton

Énergie de l'e-

E.VIENT 7
Probabilité d’interaction :

La diffusion Compton concerne principalement les électrons des couches externes dans les
atomes possédant un numéro atomique Z élevé,

Probabilité d’interaction par La diffusion Compton augmente linéairement avec Z,


III-1-3- Effet photoélectrique

- Le photon entre en collision avec un électron des couches internes de l’atome.

- L’énergie E du photon incident est totalement transférée à l’électron qui est ainsi éjecté de
sa couche hors atome . Master 1 de Physique – Interaction Rayonnement Matièr

Effet photoélec
- Une partie de cette énergie est utilisée pour extraire l’électron interne de la couche X
(énergie de liaison EXl); l’excédent d’énergie se retrouve sous forme d’énergie cinétique T de
l’électron éjecté.

- le recul du noyau est négligé


e-
photon hν Abs
- Par conséquent, E = EXl + T

atome

- L’effet photoélectrique ne peut avoir lieu que si l’énergie du photon incident est supérieure à
l’énergie de liaison de l’électron
e−E = hν
Énergie du photon
95, 2 nm 1011 nm
26 371011 nm
15 26 37

====> Réarrangement de l'atome16----->


94,0 Emission d'un X ou d'un électron Auger
nm 27
27

17 93,3 nm
Émission des rayonnements électromagnétique : RX caractéristique (fluorescence)
Question 5
Le diagramme du lithium est-il en accord avec la relation précédente obtenue pour l
enEaccord
1 =h𝝂 1 = E
avec- la
3 E 1 (5,39 -
relation 2,02) = 3,37 eV
précédente E4 = h𝝂
obtenue pour le diagramme
l'hydrogène ? Que peut-on en conclure
de = E - E =(5,39 - 1,51)=3,88 eV
?4 4 1
onclure ?
En (eV)
En (eV)
E5 1, 51
E5 1, 51
E4 1, 55
E4 1, 55

E3 2, 02
E3 2, 02

E2 3, 54
E2 3, 54

E1 5, 39
E1 5, 39

Diagramme énergétique
Diagramme énergétique
de l’atome de lithium
de l’atome de lithium

E4 (3,88 eV) est assez suffisante pour arracher l’électron de la couche E2 et l’éjecter .

cet électron est l’électron Auger son énergie Ee= 3,88 - 3,54 = 0,34 eV

3
Probabilité d'interaction photoélectrique
eraction Rayonnement Matière :
Année 2016-2017

Effet photoélectrique

bilité d'interaction photoélectrique :

σ ph ∝ Z 5 (hν )−7/ 2
/ Protection : Matériaux de Z élevé

Détection / Protection : Matériaux de Z élevé


ergie des
dents

hν - EX Énergie
E.VIENT 5
III-2- Interaction avec les noyaux
III- 2- 1- Création de paire e+, e-

- Si l'énergie du photon incident


t Matière à proximité
Année d'un
2016-2017 noyau1 est
Master de supérieure à 1,022 MeV,
Physique – Interaction ce photonM
Rayonnement
peut se matérialiser en une paire électron-positon.
paire e+ - e-
Création de p
Dans le champ coulombien d’un noyau
Dans le champ coulombien d’un noyau
D
hν ≥ 2me c2 = 1.022 MeV photon hν e-
1
Ee + = Ee − = (hν − 1.022MeV ) e+
2 noyau
E
e paire : ∝ Z2
Augmente avec hν
Probabilité de création de p
- L'énergie du photon va se répartir également entre ces deux particules.
l’e+ en fin de parcours

E.VIENT 12

! Annihilation de l’
Probabilité de création de paire :

Augmente avec hν
hysique et Z2 Rayonnement Matière
– Interaction Année

Probabilité (section efficace de création paire e- ,e+ dans le plomb

E.VIENT
III-2-2- Annihilation

- Une fois l’énergie cinétique épuisée (l’e+ en fin de parcours), le position va s'annihiler en
rencontrant un électron, le position va émettre deux photons de 511 keV, partant à 180° l'un
de l'autre.
Intéractions photons / matière
effet prédominant en fonction de Z et de E

99mTc

100

Effet Création de
Numéro atomique (Z)

photoélectrique paires

50

Compton

0
0,01 0,1 1 100
Énergie (MeV)

Interactions photons / matière effet prédominant en fonction de Z et de E


action des photons avec la matière
III-3- Coefficient d’atténuation
ster 1 de Physique – Interaction Rayonnement Matière Année 2016-2017

N0 Coefficient d ’absorption µ
N(x) dx : épaisseur élémentaire traversée
Soient
N0 : nb de rayonnements entrants dans dx
dx : épaisseur élémentaire traversée
σat : section efficace d’interaction/atome
Np : nb de particules entrantes dans dx
Na : nb d’atomes-cible/unité de volume
σ/at : section efficace d ’interaction/atome
Na : nb d ’atomes-cible/unité de volume

Alors x
la variation du nombre de particules après traversée de dx est :

N(x+dx) - N(x), on ad dN N = -= N- NµσL N(x) dx


- La variation du nombre de particules après traversée de dx est : dNp = - N
p p dx
a /at
p Na σat dx

Np = N0 exp(- Na σ/atx) = N0 exp(-µx)


nc comme la probabilité d’interaction pour un
é oùde longueur
où de matière traversée
N : Nb de particules incidentes
0
N : Nb de particules après traversée de x
N0 : Nb de particules
p incidentes
Np : Nb de rayonnements traversants
µ : coefficient x
d ’absorption linéaire (cm-1)
dépend de l’énergie du photon et
µ : coefficient d’absorption linéaire
µ/ρ : coefficient (cm-1)
d ’absorption massique (cm²/g)
µ/ρ : coefficient d’absorption massique (cm2/g) 15
s caractéristiques du matériau..
E.VIENT

μ dépend de l’énergie du photon et des caractéristiques du matériau..


N(x) = N0 × e-μx
Intégration sur dΩ : section efficace totale σat pour des énergies < 1,022 MeV

σat = σs + σa

section efficace de diffusion section efficace d’absorption


IV- Interaction des électrons avec l’atome
IV-1 - Rayonnements de freinage

- Les électrons incidents peuvent interagir avec les noyaux des atomes de la substance traversée.

- Ils subissent l'influence du champ coulombien du noyau : ils sont alors dévies et cèdent une
partie de leur énergie au noyau.

- Cela se manifeste par un ralentissement ou freinage et l'énergie perdue est émise sous la
forme de rayonnements X, dits de << freinage >>

4 Scanner et rayons X

1
2

+ N + N
+ N + N
N + +
N + ++
+N N N +
N + N N + N N
N + + –
+ N + N +
+
N + + N + N N N N 4

Figure 1.1
Rayonnement de freinage.
La charge électrique positive du noyau des atomes de tungstène de la cible anodique (3)

Ce phénomène n'est important que dans le cas d'électrons de forte énergie traversant une
provoque le freinage (2) et la déviation (4) des électrons émis par le filament (1) et accélérés
par la différence de potentiel.

matière constituée d'atomes lourds (numéro atomique Z élevé)


(chargés négativement) accélérés par la ddp entre filament et anode vont
Dispersion des énergies des photons X
- Freinage et déviation massives lorsque l’électron passe à proximité immédiate du
noyau (jusqu’à arrêt total de l’e-, lorsque l’électron percute le noyau, c’est-à-dire perd
toute son énergie cinétique au contact du noyau)

- Freinage et déviation minimes voire nulles lorsque l’électron passe à très grande distance du
noyau.

----> avec toutes les déviations intermédiaires possibles entre ces deux extrêmes.
Spectre continu

- L’énergie cinétique perdue par les électrons est transformée en radiations électromagnétiques
d’énergie variable

- L’énergie des rayons X émis par ce mécanisme de freinage est dispersée sur un large spectre
continu,

- Etalé de 0 à une énergie maximale qui correspond (e x kV )

sans filtration ======> spectre a; avec filtration ======> spectre b

Energie des photons X emis (keV)


IV-2- Interaction électrons électrons

- Différentes d’interactions entre les électrons accélérés et les électrons des couches orbitaires
des atomes peuvent avoir lieu .
-Rayonnement caractéristique (phénomène de collision)

- Les électrons des différentes couches orbitaires d’un atome sont caractérisés par
leur énergie de liaison,.
Rayonnement caractéristique (phénomène de collision)

- Les couches centrales (K, L) de l’atome, proches du noyau, correspondent à des énergies de
liaison très élevées et d’autant plus importantes que Z est grand.

- Les couches plus périphériques (M,N), plus éloignées du noyau, correspondent à des énergies
de liaison très faibles.

- Pour déplacer un électron d’une couche électronique centrale vers une autre couche plus
périphérique, il faut lui apporter une quantité d’énergie égale aux différences d’énergies de
liaison caractéristiques des couches concernées.

Pour le 𝟏𝟖𝟒
𝟕𝟒𝑾 ∶

Elk= 69 keV
ElM= 2,8 keV

===>1 e- couche K ----> couche M


Ee-= 69 - 2,8 = 66,2 keV
La traduction spectrale correspond à des pics d’énergie caractéristiques (spectre de raies) qui
s’additionnent au spectre continu du rayonnement produit par freinage

Nombre de M rayon X
photons K rayon X
L rayon X

Énergie des photons (keV)

Spectre de raies caractéristiques

K𝞪 : L------> K L𝞪 : M ------> L M𝞪 : N------> M


K𝛽 : M------> K L𝛽 : N ------> L L𝛽 : O------> M
K𝛄 : N------> K L𝛄 : O ------> L L𝛄 : P------> M
Exemple

- Pour le tungstène, l’énergie de liaison des électrons de la couche K est de l’ordre de 69 keV et
celle des électrons de la couche L de l’ordre de 12 keV

- Pour expulser un électron de la couche K (ionisation), il faut lui apporter une énergie d’au
moins 69 keV.
- Puis, des phénomènes de transition électronique visant à ramener l’atome à un état stable
aboutiront à émettre un photon dont l’énergie :
N-----> K (69 – 0,6 = 68,4 keV )
M-----> K (69 – 2,8 = 66,2 keV )
L-----> K (69 – 12 = 57 keV )

M-----> L (12 – 2,8 = 9,2 keV )

N-----> M (2,8 – 0,6 = 2,2 keV )


Spectre d’émission complet.

Il associe le spectre continu du rayonnement produit par freinage (1) (avec filtration des
photons X faible énergie (3)) et le spectre de raies (2) caractéristique du métal Z

- Les ’énergies < 10 KeV qui ne sont plus du domaine des X « utiles » en imagerie
seront éliminées par la filtration additionnelle
Cible de Molybdène

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