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Propriétés générales du noyau

I- Introduction
II- Particules et interactions
III- Stabilité et désintégrations
IV- Probabilité de désintégration
V- Séries radioactives
VI- Masse et énergie de liaison
VII- Etats excités du noyau
cation en 1898 par Pierre et Marie Curie, laquelle les nom- nom de l’atome. Le nombre de neutrons est noté N =
mera radioactivité, la découverte enfin de la radioactivité Le nombre d’électrons nécessaires à la neutralité élec
I- Introduction
artificielle par Irène et Frédéric Joliot-Curie en 1934 ont de l’atome est égal à Z.
ouvert un champ considérable d’applications médicales et Si X est le symbole chimique d’un atome de nu
industrielles. atomique Z et de nombre de masse A, on note AZ X
- Atome = Noyau + e (puisque la connaissance de X permet de retrouver Z
exemple, 13153 I ou
131I désigne l’iode (53 protons) de n

Structure du noyau, de masse 131 (donc 131 – 53 = 78 protons).


$
Schematiquement le noyau est représenté par :
familles nucléaires #𝑋𝑁Deux nucléides qui ont le même numéro atom
mais des nombres de masse différents sont dits isotop
ont le même nom, pratiquement les mêmes propriété
Les noyaux des atomes sont constitués de nucléons :
- X est l’espèce chimique
protons porteurs d’une charge positive et neutrons électri-
miques et ne diffèrent que par leur nombre de neu
- Z le nombre de protons : charge positif, masse Par exemple, 131 123
53 I (78 neutrons, radioactif), 53 I (7
quement neutres. Les caractéristiques des nucléons et des
trons, radioactif) et 127 53 I (74 neutrons, stable) sont to
- N le nombre de neutrons : Charge neutre, masse
électrons sont rappelées dans le tableau 14-I.
trois de l’iode et sont indiscernables chimiquemen
Le noyau d’un atome (ou nucléide) est caractérisé par
-le A le nombre de nucléons : Z+N
nombre total de ses nucléons A, appelé nombre de masse,
peut de même définir les nucléides isobares (même n
de masse A) et isotones (même nombre de neutrons
L’arrangement des nucléons au sein du noyau r
d’un équilibre entre des forces répulsives électrosta
qui tendent à écarter les protons et varient comme l’i
Tableau 14-I Caractéristiques des nucléons et des électrons
Caractéristiques des nucléons et des électrons du carré de la distance, en 1/d 2, et des forces attrac
très court rayon d’action (10 –15 m) qui tendent à rapp
Particule Charge (C) Masse (uma(1)) Masse (MeV(2)) les nucléons. La radioactivité résulte d’un déséquilibre
ces forces. Pour un nombre donné de protons et de
Proton 1,602 × 10–19 1,00759 938,21
trons, donc pour Z et A déterminés, un noyau peut
Neutron 0 1,00898 939,51 sous plusieurs états, dits isomères, qui corresponden
niveaux d’énergie différents et quantifiés :
Électron –1,602 × 10–19 0,000548 0,511 – l’état fondamental, noté AX, est l’état d’énergie
male (qui ne correspond pas nécessairement à un noyau s
(1) 1 uma = 1 unité de masse atomique = 1,66 × 10–27 kg
(2) 1 MeV = 1,77 × 10–30 kg (équivalence masse-énergie calculée avec – les états excités, notés AX*, sont très instables.
E = mc2) une durée de vie moyenne très fugace (inférieure à 1

(1) 1 uma = 1 unité de masse atomique = 1,66 × 10–27 kg


(2) 1 MeV = 1,77 × 10–30 kg (équivalence masse-énergie calculée avec E = mc2)
a-Trouver la valeur de l’unité de masse atomique à partir du nombre d’Avogadro.

b- Exprimer l’unité de masse atomique en fonction de son équivalent en énergie.

Solution
a- Par définition, 1 u = M ()'𝐶6/12

chaque atome de ()'𝐶6 a une masse de 12 u.

Une mole de ()'𝐶6 a une masse de 12 g et contient un nombre d’atomes égal au nombre
d’Avogadro NA.

Par conséquent, 12 g correspondent à (12 NA u), ce qui signifie que :

( . 0,00( 2.
1𝑢 = = = 1,66054 10-27 kg
/$ ',0))(3' (0)3

b- E = mc2, l’énergie équivalente à 1 u est

E = (1,66054 × 10−27 kg)(2,9979 × 108 m/s)2 =1,4924 10-10 J = 931,5 MeV

-----> 1u = 931,5 MeV/c2

1 eV= 1,6 10-19 j


- X est l’ espèce chimique
- Z le nombre de protons : charge positif , masse
- X est l’ espèce chimique
- N le nombre de neutrons : Charge neutre
- Z le nombre de protons : charge positif , masse
- A le nombre de nucléons : Z+N
- N le nombre de neutrons : Charge neutre
- A le nombre de nucléons : Z+N
La taille du noyau atomique

- Un noyau atomique n’est pas un solide avec un rayon bien défini.

- À partir d’expériences où des électrons ou des particules alpha sont déviés par les noyaux, ou
par la diffusion de rayons X, on a trouvé que les nucléons sont distribués approximativement de
façon sphérique.

- De plus, l’interaction entre les nucléons demeure à peu près constante près du centre et
diminue rapidement ensuite.

----> la densité de nucléons est constante pour des nucléides de masse différente,

====> le volume d’un noyau est proportionnel au nombre de nucléons.

- le volume d’une sphère est V = 4πr3/3, ---> une formule empirique pour le rayon d’un noyau:

r = r0 A1/3 = 1,20 fm A1/3

où r0 est une valeur empirique.


II- Particules et interactions
La force
La force nucléaire
nucléaire
II-1- Particules et Antiparticules de la physique nucléaire Dans Dans le noyaule noyau atomique,
atomique, le
les pr
neutrons neutrons
n’ont n’ont
pas depascharge
de chargél
- L’électron fait partie de la famille des leptons : une particule élémentaire
triquetrique
entre entre les protons.
les protons. PourPou
li
noyau, noyau,
il fautilque
fautles
quenucléons
les nucléon
ex
plus importante
- Les nucléons sont des particules composites constitués par des quarks (u, d, c, s, b, t)
plus importante que laque la répul
répulsion
force nucléaire.
force nucléaire.
- Les nucléons sont des assemblages de 3 quarks : Contrairement
Contrairement à la force
à la force éle
électri
tance tance
entre entre
deux deux charges,
charges, la
la forc
vementvement constante
constante et très
et très inte
intense
proton proton neutronneutron portéeportée
de la de la force
force (environ
(environ 1,3 1 fm
u u uF u
d F d La nucléaire
La force force nucléaire
n’estn’est pas ui
pas une
d d actionaction résiduelle
résiduelle de l’intera
de l’interactio
u u d d figurefigure
13.2,13.2, les protons
les protons et leset n
l
interactioninteraction taires,taires,
qu’onqu’on
appelle les quark
appelle les qu
forte forte (le quark up) etup)
(le quark d’un quark
et d’un d (led
quark
de deux quarks
de deux d et d
quarks d’un quark
et d’un q
avec q(d)= -1/3 et q(u)= +2/3
FigUre 13.2 FigUre 13.2 rapprochés, il y ail une
rapprochés, interacti
y a une inter
La force nucléaire est le résul-
La force nucléaire est le résul- engendre la force
engendre nucléaire
la force attrac
nucléaire a
tat de l’interaction forte entre
tat de l’interaction lesentre les
forte
quarks lorsque actionaction
nucléaire est très
nucléaire faible.
est très faib
quarksdeux nucléons
lorsque deux nucléons
sont rapprochés.
sont rapprochés. forte au chapitre
forte 14. 14.
au chapitre
II-2- Interactions fondamentales

Ø Interaction gravitationnelle: interaction entre deux masse


La force nucléaire
Ø Interaction électromagnétique: particules chargées Dans le noyau atomique, l
neutrons n’ont pas de char
Ø Interaction forte: interaction attractive et indépendante de trique
la chargeentre
électrique: correspondPo
les protons.
à l’interaction entre 2 nucléons (n-n, n-p, et p-p) . noyau, il faut que les nucléo
plus importante que la répu
force nucléaire.
- Courte portée (≈ 1,3 fm) , son effet est nul à l’extérieur du noyau
Contrairement à la force él
- Très intense > Interaction électromagnétique tance entre deux charges, l
vement constante et très in
proton neutron portée de la force (environ 1
u u
d F La force nucléaire n’est pas
d action résiduelle de l’inter
u d figure 13.2, les protons et
interaction taires, qu’on appelle les q
forte (le quark up) et d’un quark
de deux quarks d et d’un q
FigUre 13.2 rapprochés, il y a une inte
- Lorsque deux nucléons sont suffisamment rapprochés, il y a une interaction entre les quarks des
La force nucléaire est le résul-
engendre la force nucléaire
deux nucléons, ce qui engendre la force nucléaire attractive.
tat de l’interaction forte entre les
action nucléaire est très fai
quarks lorsque deux nucléons
sont rapprochés. forte au chapitre 14.
- Lorsque les nucléons sont éloignés, l’interaction nucléaire est très faible
====> Dans le noyau, il y a donc compétition entre une force attractive qui assure la
cohésion du noyau et une force répulsive entre les protons qui tend à casser le noyau

- Les protonsfondamentales
interactions et les neutrons sont liés ensemble dans le noyau atomique par la force nucléaire.
nteraction gravitationnelle: interaction entre deux masse
- Cette force n’est pas toujours suffisante pour garder ensemble tous les nucléons.
nteraction électromagnétique: particules chargées

- La plupart des nucléides sont instables.


nteraction forte: interaction attractive et indépendante de la charge élec
orrespond à l’interaction entre 2 nucléons (n-n, n-p, et p-p) .
- Ils se désintègrent en émettant des particules (électrons, particules alpha, photons) et se
- Courte portée, son effet est nul à l’extérieur du noyau
transforment en un autre nucléide ayant moins d’énergie.
- Très intense > Interaction électromagnétique
- Le processus de désintégration engendre la radioactivité, qu’on peut détecter.
=> Dans le noyau, il y a donc compétition entre une force attractive qui ass
sion du noyau et une force répulsive entre les protons qui tend à casser le noy

-----> La désintégration 𝞪 et la fission spontanée:


--> La désintégration ! et la fission spontanée:
- Si on ne tient compte que de l’interaction forte et électromagnétique:

- Un noyau composé seulement des neutrons -----> très stable ====> ce n’est pas le cas (2n)

=====> Présence d’une autre force à l’intérieur du noyau

Ø Interaction faible: son action se traduit par la transformation d’un proton en neutron (et
vice-versa) ===> Changement de la nature de l’un des nucléons

- A l’échelle des noyaux elle garantit un certain équilibre entre le nombre de protons et le
nombre de neutrons

- Responsable de la désintégration 𝛽 (𝛽+, 𝛽-) , CE: capture électronique

𝛽-: n ------> p + e- + 𝜐̅ 𝟔𝟎 𝟔𝟎
𝟐𝟕𝑪𝒐 −−−−> 𝟐𝟖𝑵𝒊 + 𝒆G + 𝜐̅

𝛽+: p ------> n + e+ + 𝝂 𝟏𝟖 𝟏𝟖
𝟗𝑭 −−−−> 𝟖𝑶 + 𝒆= + 𝝂

𝟏𝟖 − 𝟏𝟖
CE: p + e- ------> n + 𝝂 𝟗𝑭 + 𝒆 −−−−> 𝟖𝑶 + 𝝂
III- Stabilité et désintégrations
- Un noyau instable (ou radioactif) peut se transformer spontanément, en donnant naissance à
un noyau stable .

- Ce phénomène peut être dû:


- la complétion entre l’interaction forte et l’interaction électromagnétique: désintégration 𝞪
et fission spontanée
- Interaction faible: désintégration 𝛽+, 𝛽- et Capture électronique.

Charte des noyaux: diagramme N, Z

Noyaux stables= 266

les noyaux de Z > 83 et N >126 sont radioactifs


- Les noyaux instables vont, par une suite de désintégrations radioactives, se transformer jusqu'à
devenir stables :

• les noyaux trop riches en neutrons reviennent vers la ligne de stabilité par désintégration β-,

• les noyaux trop riches en protons reviennent vers la ligne de stabilité par désintégration β+ou par capture
électronique.

• les noyaux lourds et riches en protons vont revenir vers la ligne de stabilité par désintégration alpha

• les noyaux très lourds se fissionnent en donnant naissance à des produits de désintégration légers.
- Radioactivité

- La radioactivité est la propriété qu’ont certains noyaux de se transformer


spontanément en un ou plusieurs noyaux, en émettant lors de cette transformation
une particule chargée (β+, β-, α, p et ion ), une particule non chargée (neutron), un
rayonnement électromagnétique (g),

- Si la désintégration est spontanée, on parle de radioactivité naturelle:


- 40K(1,277 109 ans ), (222Rn <--- 238U )

- Si elle est provoquée par une réaction nucléaire, on parle de radioactivité artificielle
ou induite.

99mTc; 18F ; 210Po, 239Pu


IV- Probabilité de désintégration
IV-1- Désintégration et activité
- Soit N(t) est le nombre de noyaux radioactifs X au temps t qui se transforme en Y: X ------> Y

- Le nombre de désintégrations pendant dt est proportionnel à N(t), dt et au coefficient de


proportionnalité λ :

Nx(t+dt) - Nx(t) = - λ Nx(t) dt ===> dNx(t)= -λ Nx(t) dt ===> Nx(t)= Nx0 e-λ t

avec Nx0= Nx(t0) le nombre de noyaux radioactifs X à t = 0

- La probabilité de désintégration λ est une constante caractéristique de la désintégration d’un


noyau donné.

- L’activité Ax(t) représente le taux de diminution du nombre de noyaux X présents dans


l’échantillon (le nombre de désintégrations par unité de temps).

===> Ax(t) est liée à Nx(t) par Ax(t) = λ Nx(t) ===> Ax(t) = λ Nx0 e-λ t = Ax0 e-λ t

Avec Ax0 est l’activité du noyau X à t=0


-----> L’activité Ax(t) varie selon une loi exponentielle :
GUY BOUYRIE − LYCEE V. LOUIS DE TALENCE
LOI DE DECROISSANCE RADIOACTIVE

Ax(t) = Ax0 e-λ t

En traits continus bleus, courbe calculée selon Runge-Kutta.


En carrés bleus, points expérimentaux.
- L’unité de la radioactivité est le becquerel (1 Bq = une désintégration par seconde)
En points rouges, points obtenus par la méthode d’Euler quasiment confondus avec Runge-Kutta.

Reste à montrer l’influence du pas ∆ t, ce qu’il est possible de faire en mode “simulation”.
Ø 1 Ci correspond
6. Simulationau nombre
de la dedudésintégrations
décroissance radon 220 sur REGRESSId’1 g
226Ra

− Ouvrir un nouveau fichier par FICHIER NOUVEAU SIMULATION.


Ø 1 Ci = 3,7− Définir
× 1010 Bq. λ et lui donner la valeur admise (1 / 80 s − 1) ; le temps t est appelé “variable
le paramètre
de contrôle”.
IV-2 Rapports d’embranchement
- Si un noyau présente plusieurs modes de désintégration, chacun est caractérisé par une
constante radioactive partielle λi

- La probabilité de désintégration totale λ =∑ λi Exemple 1

λ1

λ2

- Le rapport d’embranchement est la proportion des désintégrations se faisant par un mode de


désintégration i : λi/ λ

+ λβ+
Ø Pour l’émission β ====> Rβ+ = = 97%
λ
λCE
Ø Pour la CE ====> RCE = = 97% = 3%
λ
Exemple:2
221Rn

𝝀𝞪(1,02 10-4 s-1)


221Fr
𝞪 (22%) 𝛽- (78%)
𝝀𝛽-(3,6 10-4 s-1)
217Po

La constante de désintégration totale vaut alors:

𝝀= 𝝀𝞪+ 𝝀𝛽- = 4,62 10-4 s-1

Les rapports d’embranchement sont:


IV-3- Période de la décroissance radioactive

La période radioactive t1/2 (T) est le temps au bout duquel le nombre de noyaux inivalement
présents a été divisé par un facteur 2.

- 7 périodes-----> l’activité résiduelle est égale à environ 1/100 de l’activité initiale (1/128)

- 10 périodes-----> elle est égale à environ un 1/1000 de l’activité initiale (1/1024).

/0 ( 𝝀
N(t) = N0e-𝝀t ------> N(t=T)= N0e-𝝀T= -----> e-𝝀T = ----> -𝝀T = - ln(2) =====> T=
) ) MN ())
IV-4- Activité d’un échantillon de noyau radioactifs

- Soit une source composée d’atomes radioactifs de type AX et de période T.

- Par définition, la masse de NA atomes (1 mole) est très peu différente de MA grammes.

/$ Q
----> Le nombre d’atomes AX dans une masse m : 𝑁 =
R$

où m est exprimée en gramme et NA = 6,02.1023 (nombre d’Avogadro).

En reportant ce résultat dans la relation A = λ . N :


𝑙𝑛2 /$ Q ln 2 𝑁𝐴 𝑚
𝑇= et 𝑁 = ====> 𝐴 =
𝜆 R$
𝑇 𝑀𝐴

Pour les applications pratiques, on retiendra les formules suivantes :

- m est la masse de l’échantillon radioactif (g)

- MA est Masse atomique du noyau radioactif (g)

Ø Si on considère une activité A égale à 3,7 1010 Bq,

238U ---->3000 kg

99mTc---> 0,00019 µg
Exemple:

Calculer la masse du 59Fe qui a une T= 45 jours pour avoir une activité de 1 GBq = 10 9 Bq

T= 45 ´ 24 ´ 60 ´ 60 = 3,89´106 s -------> 𝝀 = 0,693/ 3,89´106 = 178´10-9 s-1

109 59
m = ------------- x ---------------
178 ´10-9 6,02 ´ 1023

59
m = 5,6 10 15 ´ ------------------ = 0,55 mg
6,02 ´ 1023
V- Séries radioactives
Lorsque un noyau se désintègre, il se transforme souvent en un noyau lui aussi radioactif qui
se désintègre à son tour ===> une chaîne de désintégration ( série radioactive)

λ1 λ2 λ3 λ3 λ5 λN-1 stable
X1 -------> X2 -------> X3 ------->X4 -------->X5 ------>XN-1 -------> XN
Filiation à trois corps
V-1- Série à trois corps Filiation à trois corps
Considérons le cas simple d'une espèce radioactive (1) qui
Considérons le cas simple d'une espèce radioactive
autre (1) qui décroit
espèce radioactive (2): en produisant une autre
espèce radioactive
Considérons (2): d'une espèce radioactive (1) qui décroît en produisant 2une
le cas simple
autre espèce radioactive (2): 1 3
noyaux parents noyaux fils
Filiation à trois corps
1 2 3
noyaux parents noyaux fils
La décroissance de l'espèce (1) se traduit
ns le cas simple d'une espèce radioactive (1) qui décroît en produisant une par l'équation dif
ce radioactive (2):
La décroissance de l’espèce (1) se traduit par l’équation différentielle :
La décroissance1
de l'espèce (1) 2
se traduit par 3
l'équation différentielle
noyaux parents Filiation
noyaux fils à trois corps

La décroissance
sance de l'espèce (1) se traduit par l'équation et la formation de l'espèce (2) est décrite p
différentielle

La décroissance et la formation de l’espèce (2) est décrite par l’équation différentielle:


La décroissance et la formation de l'espèce (2) est décrite par l'équation différentielle
sance et la formation de l'espèce (2) est décrite par l'équation différentielle

La constante C est déterminée à partir des conditions initiales.


2017-2018
La décroissance et la formation de l’espèce (2) est décrite par l’équation différentielle
Filiation à trois corps

Filiation à trois corps


La constante C est déterminée à partir des conditions initiales.

Filiation à trois corps

Cette équation est l'expression générale de la décroissance d'un noyau radioact


(radio-nuclide), formé dans une filiation à partir d'un autre radio-nuclides. Les n
(2) sont appelés noyaux fils ou descendants, alors que les noyaux (1) sont les pa

on est l'expression générale de 1 la décroissance


2 d'un3noyau radioa
e), formé dans une filiation à partir d'un
noyaux parents
autre radio-nuclides. Les
noyaux fils
lés noyaux fils ou descendants, alors que les noyaux (1) sont les p
Supposons qu'au temps t=0, le nombre de noyaux fils est nul, alors
2017-2018 18:20
1 2 3
noyaux parents noyaux fils

u'au temps t=0, le nombre de noyaux fils est nul, alors


V-2- Série à plusieurs corps

Equation de Bateman de la filiation simple

λ1 λ2 λ3 λ3 λ5 λN-1 stable
X1 -------> X2 -------> X3 ------->X4 -------->X5 ------>XN-1 -------> XN

L’évolution du nombre de noyaux Nm(t) d’une espèce m dans la série radioactive

/^_
====> 𝑁𝑚 𝑡 = ∑Q Q G`cf
cd( 𝐶c 𝑒 avec m < N
`a
V-3- Equilibre séculaire Equilibre transitoire ou de régime
Le temps tm au bout du quel le maximum est atteint
Supposons qu'au temps t=0, le nombre de noyaux fils est nul

1 2 3 T1 > T2

Le temps tm au bout duquel le


maximum est atteint peut être
calculé
calculer

tm

2017-2018 18:20
Si T1>>T2 (λ1 << λ2) ===> un cas limite d’équilibre radioactif qu'on appelle équilibre séculaire.

`) `)
𝐴2 𝑡 = 𝐴(0 [𝑒 G`(f G 𝑒 G`)f ] 𝐴2 𝑡 = 𝐴(0 𝑒 G`(f [1 − 𝑒 G `)G`( f
]
`)G`( `)G`(

𝐴2 𝑡 = 𝐴(0 𝑒 G`(f = 𝐴1 𝑡
Exemple d’équilibre séculaire

99Mo 66 h 99mTc 6 h 99Tc

A tm====> A(99mTc) est maximale======>les noyaux 99mTc décroissent à la même vitesse que les
noyaux 99Mo.

tmax

Les variations des activités relatives du 99mTc et 99Mo

-le rapport des activités 99Mo /99mTc reste constant et 99mTc évolue avec une période apparente
égale à celle du 99Mo (66 h).
L’activité du nucléide fils augmente jusqu’à atteindre celle du nucléide père puis demeure stable.
V-4- Filiation radioactive naturelle
- Dans la nature, il existe trois familles de filiation radioactives issues des éléments formés lors
de la création de la Terre: thorium 232, de l'uranium 235 et de l'uranium 238,(demi-vies
respectives 0,7 ; 4,5 et 14 milliards d'années)

Exemple de filiation radioactive: l’uranium-238.


VI- Masse et énergie de liaison
VI-1- Masse nucléaire et atomique 13.2 — L’énergie de liaison 477

Les tableaux de masses ne donnent pas la masse du noyau mais celle de l’atome neutre: la
taBLeaU 13.1
masse du noyau plus
La celle desparticules
masse des Z électrons.
qui interviennent en physique nucléaire (ce tableau
est aussi présenté à l’annexe C).
Particule Masse (u)
Électron 0,000 548 6
Proton 1,007 276 5
Neutron 1,008 664 9

Atome d’hydrogène 1 ( 11 H ) 1,007 825 0

Atome d’hélium 4 ( 42 He) 4,002 603 2

M: masse d’un atome,


𝑴( 𝑨𝒁𝑿) = 𝒎( 𝑨𝒁𝑿) + 𝒁 𝒎𝒆 de∑liaison
L’énergie− 𝒃𝒊 représente l’énergie totale qu’il faut fournir pour séparer
complètement les nucléons m: masse du noyau
formant le noyau. Évidemment, plus un noyau
possède de nucléons, plus l’énergie de liaison est grande. Pour comparer les
∑ibi : la somme desnucléons
énergies selondeleurliaison
stabilité, des Z électrons
il est plus sur
intéressant de leurl’énergie
calculer couche K, L,
de liai- M, N, …
son par nucléon (El/n), qui représente l’énergie de liaison moyenne. On divise
alors El par le nombre de nucléons, c’est-à-dire par le nombre de masse A :

𝒎( 𝑨𝒁𝑿) = 𝑴( 𝑨𝒁𝑿) − 𝒁𝒎𝒆 + ∑ 𝒃𝒊 El


El / n = . (13.10) Énergie de liaison par nucléon
A

L’énergie de liaison des électrons b i dans l’atome est négligeable


La figure 13.4 (voir la page suivante) montre l’énergie de liaison par nucléon
pour différents nucléides. Cette courbe est l’équivalent de la figure 12.38 de la
page
𝑨 455 montrant l’énergie d’ionisation des atomes. Un nuclide est plus stable
𝒎( 𝑨𝒁𝑿) = 𝑴(
que𝒁𝑿) − 𝒁𝒎𝒆
ses voisins lorsque son énergie de liaison est plus grande. On remarque
4
que le nucléide 2 He est très stable, car la courbe présente un pic vis-à-vis de ce
nucléide. La courbe montre que l’énergie de liaison par nucléon augmente pro-
VI-2- Energie de liaison
- L’énergie de liaison est l’énergie d’interaction entre les constituants d’un système lié

- Pour le noyau c’est l’énergie nécessaire à fournir pour passer le noyau en tant que système
lié à un système de nucléons libres

𝒎( 𝑨𝒁𝑿) < 𝒁𝒎𝒑 + 𝑵 𝒎𝒏 𝒎( 𝑨 𝒁𝑿) = 𝒁𝒎𝒑 + 𝑵 𝒎𝒏 - ∆m Δm : défaut de masse

∆m𝒄𝟐 = (𝒁𝒎𝒑 + 𝑵 𝒎𝒏 )c2 - m( 𝑨𝒁𝑿)𝒄𝟐 𝒐𝒓 𝒎( 𝑨𝒁𝑿) = 𝑴( 𝑨𝒁𝑿) − 𝒁𝒎𝒆



la différence d’énergie ∆m𝒄𝟐 = l’énergie 𝑬𝒍 qu’il faut fournir pour briser complètement le noyau

∆m𝒄𝟐 = 𝑬𝒍( 𝑨𝒁𝑿) = (𝒁𝒎𝒑 + 𝑵 𝒎𝒏 )c2 - M( 𝑨𝒁𝑿)𝒄𝟐 + 𝒁𝒎𝒆c2

𝑬𝒍( 𝑨𝒁𝑿) = 𝒁𝒎𝒑𝒄𝟐 + 𝒁𝒎𝒆c2 + 𝑵𝒎𝒏𝒄𝟐 − 𝑴( 𝑨𝒁𝑿)𝒄𝟐

𝑬𝒍( 𝑨𝒁𝑿) = 𝒁𝒎𝑯 𝒄𝟐 + 𝑵𝒎𝒏𝒄𝟐 − 𝑴( 𝑨𝒁𝑿)𝒄𝟐

La masse d’un atome d’hydrogène 1 est équivalente a (mH = mp + me), car (Eatm = −13,6 eV) est
négligeable/ l’énergie au repos de l’atome
----> plus un noyau possède de nucléons, plus l’énergie de liaison est grande.

- Pour comparer les nucléons selon leur stabilité, il est plus intéressant de calculer l’énergie
de liaison par nucléon (El/A), qui représente l’ énergie de liaison moyenne.
13 — La physique nucléaire

9
O16 Fe56 U235
8C 12
U238
Énergie de liaison par nucléon (MeV)

He4
7

6
Li7
5 Li6

3 H3
He3
2

2
1 H
1
0 H
0 30 60 90 120 150 180 210 240 270
Nombre de nucléons dans le noyau

FigUre 13.4
La courbe d’énergie de liaison par nucléon pour les nucléides communs
L’isotope de fer x'
)'𝐹𝑒 a une masse de 55,934 942 u. Calculer l’énergie de liaison par nucléon pour
cet isotope.

Z= 26, N= 56-26= 30 et M( 𝟓𝟔
𝟐𝟔𝑭𝒆) = 55,934 942 u

mH = 1,007825 u et mn= 1,008665 u

El = (26×1,007825u+ 30×1,008665u − 55,934942u) 931,5 MeV/u = 492,26 MeV

El/A= 492,26/56 = 8,790MeV/ nucléon


VII- Les états excités du noyau


𝒎( 𝑨𝒁𝑿 )𝒄𝟐 = 𝒎( 𝑨𝒁𝑿)𝒄𝟐 + E*

Masse Energie d’excitation

E* État excité

0 État fondamental

État excité et état fondamental

∗ ∗
𝒎( 𝑨𝒁𝑿 ) > 𝒎( 𝑨𝒁𝑿) ===> 𝑬𝒍( 𝑨𝒁𝑿 ) < 𝑬𝒍( 𝑨𝒁𝑿)
Un noyau donnée possède en général de nombreux états excités qui constituent le spectre des
états excités. 44 Chapitre 1. Concepts de base de la physique nucléaire

16O
MeV
11,25 0+
10,36 4+

Fig. 1.4 : Spectre des premiers niveaux de 16 O (gauche) et 17 O (droite). Les énergies d’exci-
tation (en MeV) et les spins-parités des niveaux sont indiqués. Le spectre de 16 O est beaucoup
plus riche et complexe qu’un spectre atomique mono-électronique. Les transitions dipolaires
Spectres
électriques des sont
les plus intenses états excités
indiquées de verticales.
par des flèches
17O et 16O
En revanche, le spectre
17
de O a l’allure d’un spectre banal d’excitation à une particule, le neutron célibataire autour
d’une couche complète.

3 Etats excités des noyaux

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