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Les deux obligations du vendeur

L’article 498 du doc fait naitre a la charge du vendeur deux obligations principales :
*L’obligation de délivrer la chose vendue,
L’article 499 stipule : la délivrance a lieu lorsque le vendeur ou son représentant se dessaisit
de la chose vendue et met l’acquéreur en mesure de prendre possession sans
empêchement.
1- L’étendu de la délivrance
*la chose : la chose à délivrer est avant tout celle qui a été prévue au contrat. A cet
égard, des contestations sur l’objet de la délivrance doivent être réglées avec une
extrême facilité lorsque le contrat a été précis en ce qui concerne les qualités
attendues de la chose.
- le lieu de la délivrance : la volonté des parties est libre ici de designer un lieu précis
ou doit se faire la livraison, sinon, la délivrance doit se faire au lieu où la chose
vendue se trouvait au moment du contrat.
- le moment de la délivrance : la délivrance doit se faire aussitôt après la conclusion
du contrat sauf les délais exigés par la nature de la chose vendue ou par l’usage
* l’obligation d’information et de conseil : afin d’assurer une bonne exécution de
l’accord le vendeur doit informer son acheteur à titre principal, et le conseiller à titre
accessoire.
-l’obligation d’informer l’acheteur : l’information doit d’abord en application de la
bonne foi contractuelle, être fournie a tout acheteur professionnel ou profane. Mais
elle doit être renforcée par principe et on priorité a l’égard de ce dernier.
- le conseil a titre accessoire : le vendeur est tenu d’une obligation accessoire de
conseiller l’acquéreur, l’objectif de cette obligation et de permettre à l’acheteur de
tirer profit d’un bon fonctionnement du produit qu’Il a acheté.
2- sanctions du défaut de délivrance

Le défaut de délivrance constitue de la part du vendeur l’inexécution de son obligation,


qui doit être sanctionnée sauf qu’il y a un fait justificatif
*l’obligation de garantie que le vendeur doit a l’acquéreur

L’article 532 du doc  : la garantie que le vendeur doit à l’acquéreur a deux objets .. »
Les deux composantes de l’obligation du vendeur sont comme suit : la garantie contre
l’éviction, puis la garantie des vices cachés.
-La garantie contre l’éviction * la garantie du fait personnel du vendeur :
Article 533 : l’obligation de garantir emporte pour le vendeur celle de s’abstenir de tout acte
ou réclamation qui tendrait à inquiéter l’acheteur ou le priver des avantages sur lesquels il
avait droit de compter, d’après la destination de la chose vendue en l’état dans lequel elle se
trouvait au moment de la vente, alors même que les actes auraient été licites sils avaient été
exercés par une autre personne.
*la garantie du fait des tiers : le vendeur ne doit garantir son acheteur que des troubles de
droit émanant des tiers.
1- la cause du trouble doit être antérieure à la vente : le vendeur doit garantir l’acheteur,
dans tous les cas où le trouble de droit dont il est victime de la part d’un tiers entraine son
éviction ou porte atteinte à l’exercice de son droit de propriété. Cela suppose bien entendu
que ledit trouble ait une cause antérieure à la vente.
2-la cause du trouble est postérieure à la vente : lorsque le droit du tiers est ne
postérieurement à la vente, le vendeur ne doit en principe aucune garantie.
Les conséquences de la garantie : l’acheteur qui a souffert de l’éviction totale de la chose
sans qu’il y ait eu de sa part, reconnaissance du droit de l’évinçant a le droit de se faire
restituer.
La garantie des vices cachés
Article 549 du doc : le vendeur garantit les vices de la chose qui en diminuent sensiblement
la valeur ou la rendent impropre à l’usage auquel elle est destinée d’après sa nature ou
d’après le contrat. Les défauts qui diminuent légèrement la valeur ou la jouissance et ceux
tolérés par l’usage, ne donnent pas ouverture a garantie. Le vendeur garantit également
l’existence des qualités par lui déclarées ou qui ont été stipulées par l’acheteur.
Les conditions de mise en œuvre
Les conditions à la nature du défaut : une action en garantie des vices caches n’est possible
dans une vente que lorsque le défaut de la chose présente certaines caractéristiques :
A= le défaut doit être caché : le vendeur n’est point tenu des vices apparents, ni de ceux
l’acheteur a eu connaissance ou qu’il aurait pu facilement connaitre. Le vice est considéré
cache lorsque l’acheteur l’a ignoré ou ne pouvait lui-même le découvrir au moment de la
vente. Mais l’appréciation du caractère cache du défaut se fait de façon différente, selon
que l’on a affaire à un acheteur consommateur ou à un acheteur professionnel.
B= la deuxième condition, c’est que le défaut caché doit rendre la chose totalement
impropre a l’usage auquel elle est destinée par l’acquéreur on dit alors que le vice est
rédhibitoire. Un tel vice, entraine nécessairement la résolution de la vente. Les défauts
caches doivent diminuer tellement l’usage de la chose que l’acheteur ne l’aurait pas
acquise, ou en aurait donné un moindre prix, s’il les avait connus.
C=le vice doit être antérieure à la vente : le défaut doit donc être au moins en germe au
moment de la vente, pour donner lieu à une action fondée sur la garantie des vices cachés.
A contrario les défauts ayant une origine et une naissance postérieures à la vente ne sont
pas garantis par le vendeur. Il en est de même de ceux résultant d’une utilisation anormale
de la chose.
Les conditions tenant à l’action elle-même : A= les parties à l’action en garantie des vices
cachés : dans les relations opposant un acheteur a son propre vendeur, le premier va agir
contre le second, si les conditions de la garantie des vices caches sont remplies. Il Ya tout
de même une condition nécessaire à l’exercice d’une telle action : le vice doit exister
antérieurement à chacune des ventes. L’action du sou acquéreur est une action directe,
nécessairement de valeur contractuelle. Lorsque la propriété du bien a été transmise au
nouvel acquéreur. B= LES REGLES DE PREUVE : l’acheteur doit prouver trois choses :
1=Il doit d’abord prouver que la chose livrée comportait un vice diminuant son usage, ou la
rendant impropre a l’usage auquel elle était destinée. Cette preuve peut être faite par tous
moyens. 2= l’acheteur doit ensuite prouver que le vice existait antérieurement à la vente.
3= enfin, il doit apporter la preuve de la mauvaise fois de son vendeur. Une telle preuve
s’avère nécessaire, lorsqu’en su la restitution du prix, l’acheteur souhaite obtenir des
dommages et intérêts. C= le délai d’exercice de l’action : l’acheteur doit sans délai, faire
constater l’État de la chose vendue par autorité judiciaire ou par expert a ce autorisés,
contradictoirement avec l’autre partie ou son représentant, s’ils sont sur les lieux…..

Les effets de la garantie des vices cachés


En application de l'article 556 DO.C. : « Lorsqu'il y a lieu a rédhibition, soit pour
Cause de vices cachés, soit à raison de l'absence de certaines qualités, l'acheteur peut
Poursuivre la résolution de la vente et la restitution du prix. S'il préfère garder la chose,
Il n'a droit à aucune diminution de prix :
Il a droit aux dommages :
L'option de l'acheteur : =>
Dans le cadre d'une action en garantie des vices cachés, l'option de l'acheteur va
S’exercer soit en faveur de la résolution de la vente et la restitution du prix, soit en
Faveur du maintien de la chose sans aucune diminution du prix.
* La demande de dommages et intérêts :
L'acheteur a droit aux dommages et intérêts :
a- lorsque le vendeur connaissait les vices de la chose ou l'absence des qualités par
Lui promises et n'a pas déclaré qu'il vendait sans garantie
b- lorsque le vendeur a déclaré que les vices n'existaient pas, à moins qu'il ne
s'agisse de vices qui ne se sont révélés qu'après la vente, ou que le vendeur pouvait
ignorer de bonne foi
C- lorsque les qualités dont l'absence est constatée avaient été expressément
stipulées, ou étaient requises par l'usage du commerce (article 556 D.O.C.).

Les obligations de l’acheteur


Aux termes de l'article 576 D.O.C. : « L'acheteur a deux obligations principales :
Celle de payer le prix ;
Et celle de prendre livraison de la chose ».
Paragraphe l: L'obligation de paiement du prix :
C'est le montant stipulé dans la convention qui doit être payé par l'acquéreur.
L'accord de volonté des contractants doit fixer, dans son principe, les différentes
modalités concernant le paiement du prix de la chose vendue.
|- La date du paiement :
L'acheteur est tenu de payer le prix à la date et de la manière établie au contrat; à
défaut de convention, la vente est censée faite au comptant, et l'acheteur doit payer au
moment même de la délivrance.
Néanmoins, dans les cas où il est d'usage que le paiement ait lieu dans un certain
délai, ou par échéances déterminées, les parties sont censées avoir voulu se conformer
à l'usage, si elles n'ont expressément stipulé le contraire'.
Lorsqu'un délai a été accordé pour le paiement du prix, le terme commence à courir
de la conclusion du contrat, si elles n'ont établi une autre date?.
Les frais du paiement sont à la charge de l'acheteur.
II- Le lieu de paiement :
Le paiement doit se faire en principe au lieu convenu entre les parties. Mais, dans le
silence du contrat, le paiement doit se faire au lieu de la délivrance.
III- L'exception d'inexécution :
L'acheteur peut refuser de payer le prix, tant que le vendeur n'exécute pas son
obligation de délivrance conforme.

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