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Microéconomie

S. Kablan

UPEC L1

Introduction

Qu’est ce que la microéconomie?

La microéconomie est la branche de la théorie

économique qui est consacrée à l’étude du

comportement (des choix, des décisions) des

« unités économiques » : les entreprises (la production), les ménages (la consommation),

l’Etat. Elle s’intéresse au niveau individuel par opposition au niveau agrégé

(macroéconomie).

Le Consommateur

S. Kablan

UPEC L1

I) Les préférences individuelles

Consommateur consommation

Consommateur consommation

Ménage: individus vivant sous le même toit.

Ménage

consommateur, par la suite

consommateur, par la suite

Consommateur est un agent rationnel:

Revenu afin d’acquérir des biens à des prix

donnés.

 

Satisfaire ses besoins en veillant à ne pas dépasser

son revenu.

 

choix du consommateur résulte de ses préférences et de la contrainte de son revenu

choix du consommateur résulte de ses préférences et de la contrainte de son revenu

I) Les préférences individuelles

Analyse du comportement du consommateur:

Comment les variations de prix

ou une modification du revenu

affectent les choix et la satisfaction du consommateur.

Menger, Jevons et Walras (fin 19 e siècle) :

mesure de l’utilité (satisfaction que le consommateur retire de ses choix)

La quantification

La classification

1.1) La représentation des préférences

du consommateur

Considérons un panier de consommation ie une

description complète des choix de l’agent

Panier de consommation

complète des choix de l’agent • Panier de consommation vecteur de consommation x 0  

vecteur de

consommation

x 0 x 1 , x 2 , x 3 ,

x 0 R n

, x n

Où x h est la consommation du bien h,

Il y a 6 hypothèses avancées sur les préférences du consommateur:

HYPO 1 : entre 2 vecteurs de consommation x 1 et x 2 , le consommateur est toujours en mesure d’exprimer une préférence: les préférences sont complètes.

1.1) La représentation des préférences

du consommateur

HYPO 2: Si le consommateur préfère le vecteur x 0 au vecteur x 1 , et préfère x 1 au vecteur x 2 , alors le vecteur x 0 sera aussi préféré à x 2 .

Si x 0 > x 1 et x 1 >x 2 alors x 0 >x 2 préférences

Attention:

alors x 0 >x 2 préférences – Attention: transitivité des • Exemple 1: de transport en

transitivité des

Exemple 1: de transport en métro, bus et automobile

Exemple 2: perte de tickets de cinéma

1.1) La représentation des préférences

du consommateur

HYPO 3: Pour tout vecteur de consommation x, on a

x≥ x: relation réflexive

ces 3 hypothèses représentent un pré-ordre complet. On définit la relation binaire ≥ sur R n

HYPO 4: le consommateur apprécie des quantités additionnelles de chaque bien : non saturation des préférences (non satiété).

HYPO 5 : la relation de pré-ordre complet peut être

associée à une relation d’équivalence notée ~ qui

signifie que le consommateur considère du point de vue de ses goûts 2 vecteurs de consommation

comme lui apportant la même utilité.

1.1) La représentation des préférences

du consommateur

HYPO 6 : Les préférences du consommateur

sont convexes.

Le consommateur n’est pas monomaniaque: le consommateur préfère à 2 paniers qu’il considère comme équivalents, un mélange formé par une fraction de l’un et de l’autre, la somme de ces fractions étant égale à 1.

1.2) la représentation des préférences

du consommateur:

Définition: Pour un consommateur donné, une courbe d’indifférence est constituée d’une multitude de dotations possibles représentées dans l’espace des biens, chaque dotation procurant le même niveau de satisfaction.

La forme des courbes d’indifférence d’un consommateur dépend de la forme de la relation de préférence.

Généralement on représente les courbes d’

indifférence sous forme d’hyperboles ayant les axes pour asymptotes.

Courbe d’ indifférence

X 2 D A X 2 A E X B 2 B C X 1
X 2
D
A
X 2 A
E
X
B
2 B
C
X 1 A
X 1 B

X 1

Propriétés des courbes d’indifference

X 2 -D -A -B -C X 1
X 2
-D
-A
-B
-C
X 1

D’ après l’ hypothèse de

non-saturation des préférences, la

satisfaction du

consommateur augmente donc au fur

et à mesure que l’ on

passe à des courbes d’indifférence situées

plus haut, vers la droite.

Propriétés des courbes d’indifference

X 2

- - M
-
-
M

N

X 1

Les courbes

d’indifference sont décroissantes

Sinon l’hypothèse de

non-saturation est non

respectée

Propriétés des courbes d’indifference

X 2 A _B _C
X 2
A
_B
_C

X 1

2 courbes d’indifference ne peuvent se couper entre elles

Sinon pas de relation de transitivité

A~ B et A~C mais B n’est

pas ~ C.

Propriétés des courbes d’indifference

X 2 B A C
X 2
B
A
C

X

1

La partie hachurée

correspond a l’ensemble des vecteurs de consommation préférables

ou équivalents à A.

Ainsi toute combinaison de 2 vecteurs de consommation dans cette zone ( par exemple B et C) est preferable à A.

Les préférences du

consommateur sont

convexes.

Propriétés des courbes d’indifférence

X 2

Q P
Q
P

X 1

Au point Q, le

consommateur est prêt à abandonner une forte quantité de bien 2, pour avoir une quantité supplémentaire de bien 1, contrairement au point P.

Le consommateur accorde

une faible importance au bien quil possède en

abondance.

Propriétés des courbes d’indifférence

Propriétés des courbes d’indifférence • Remarque : il existe des cas où les courbes d’indifférence ne

Remarque: il existe des cas

où les courbes d’indifférence ne sont pas convexes.

Lorsque le concommateur n’aime pas le mélange de 2 biens considérés.

Il est monomaniaque: il

préfère détenir du beurre ou du fromage , mais pas un

mélange des 2.

1.3) les types de preferences

N

N C

C

Soient 2 biens consommés

dans une proporton fixe par un consommateur (une crêpe; 3 cuillères a soupe de nutella)

La carte d’ indifférence est formée par un ensemble de droites coudées : il y a stricte complementarité entre les biens

Moins le coude est prononcé, moins les biens sont complémentaires et plus ils sont substituables.

1.3) les types de preferences

Un bien indésirable est un bien que le

consommateur n’aime pas.

Pour compenser le consommateur de

l’augmentation d’un bien indesirable, il faut lui

donner plus de bien désirable.

La CI est alors une droite croissante.

Un bien est dit neutre si le consommateur ne

s’en préoccupe pas du tout.

La CI est une droite verticale.

2) La fonction d’utilité

2.1) Définition:

Tout vecteur de consommation sera associé à un nombre positif appelé « utilité ».

Celui-ci représentera le niveau de satisfaction du consommateur.

Cette utilité dépend de la quantité de bien achetée par le consommateur, ie x 1 et l’on la notera u(x 1 ).

Soit v(x 2 ) l’utilité associé au second bien, on a:

2) La fonction d’utilité

Supposons que les biens 1 et 2 puissent être

achetés à l’unité.

Quantité x 1 de bien 1 consommé

U(x 1 )

V(x 2 )

0

0

0

1

6

10

2

10

15

3

13

18

4

15

20

Lorsque l’utilité atteint un plafond pour des valeurs élevées de x 1 et x 2 : saturation des besoins du consommateur

2) La fonction d’utilité

Exemple de calcul de l’utilité associé au

vecteur (4, 2) et au vecteur (3, 1).

2.2) propriétés mathématiques:

La fonction d’utilité représente ainsi les préférences du consommateur si elle reflète effectivement ces préférences.

Ux 1 1 Ux 2 Ux 1 1 Ux 2

1

1

1 1 x

2

1

1 1 x

2

1

si

si

x

x

2) La fonction d’utilité

La forme fonctionnelle doit pouvoir

transmettre les préférences ordinales du consommateur.

Toute transformation monotone (croissante ou décroissante) de la fonction d’utilité est

aussi une fonction d’utilité valide.

Une transformation monotone est telle que si

u 1 >u 2

d’utilité valide. • Une transformation monotone est telle que si u 1 >u 2 f(u 1

f(u 1 ) > f(u 2 )

2) La fonction d’utilité

Les fonctions d’utilité sont des fonctions

croissantes et concaves.

Si les hypothèses concernant les préférences

des consommateurs ne sont pas respectées,

Alors, il est difficile de construire une fonction

d’utilité reflétant l’ordre de préférence des

consommateurs.

Exemple: métro /bus/auto

2) La fonction d’utilité

Quelques exemples de fonction d’utilité si les

hypothèses sont respectées:

U(x 1 , x 2 )=x 1 .x 2 ; U(x 1 , x 2 ) =(x 1 .x 2 ) 2

U(x 1 , x 2 ) =ax 1 +bx 2

U(x 1 , x 2 )= min(x 1 ,x 2 ) complémentaires

U(x1,x2)=x 1 c .x 2 d

Avec a, b, c, d des paramètres positifs.

Ces courbes d’indifférences correspondant au CD

;

– Ces courbes d’indifférences correspondant au CD ; biens substituts parfaits biens parfaitement préférences
– Ces courbes d’indifférences correspondant au CD ; biens substituts parfaits biens parfaitement préférences

biens substituts parfaits

biens parfaitement

préférences Cobb-Douglas

parfaits biens parfaitement préférences Cobb-Douglas sont monotones (et partout décroissante) et convexes. U(x

sont monotones (et partout décroissante) et

convexes.

Cobb-Douglas sont monotones (et partout décroissante) et convexes. U(x 1 ,x 2 ) =x 1 a

U(x 1 ,x 2 ) =x 1 a .x 2 1-a

2.3) l’utilité marginale

L’utilité marginale d’un bien est l’accroissement d’utilité ajouté par la

consommation d’une unité supplémentaire du

bien, les quantités consommées des autres biens étant inchangées.

L’utilité marginale du bien 1 lorsque la

consommation est de x 1 :

u m x 1 ux 1 1ux 1

Mathématiquement, il s’agit de la dérivée

partielle de la fonction d’utilité par rapport à

x 1

2.3) L’utilité marginale

Tableau des utilités marginales:

Quantité de bien 1 ou 2 consommée

U

m (x 1 )

V m (x 2 )

0

6

10

1

4

5

2

3

3

3

2

2

Biens indivisibles et divisibles

Dans le premier cas, on considère que les quantités consommées sont susceptibles de varier de manière continue.

Si on a

U ux 1 vx 2

et que les fonctions sont

différentiables alors

dU u x 1 dx 1 v x 2 dx 2

2.3) L’utilité marginale

L’utilité marginale diminue à mesure que la

consommation du bien augmente: hypothèse de décroissance de l’utilité marginale.

Lorsqu’on dispose d’une petite quantité d’un bien, une unité supplémentaire de ce bien

apportera plus de satisfaction que si l’on en

dispose d’une quantité plus élevée.

3) La contrainte budgétaire

Soit p 1 et p 2 le prix des biens x 1 et x 2 et R le revenu du consommateur:

L’ensemble budgétaire représente l’ensemble

des paniers de consommation accessibles au

consommateur.

Le consommateur ne peut acheter au

maximum que p 1 x 1 +p 2 x 2 =R

acheter au maximum que p 1 x 1 +p 2 x 2 =R R  

R

p i x i

n

i1

Ce qui donne x 2 =R/p 2 - (p 1 /p 2 ) x 1

La droite de budget (contrainte budgétaire) représente l’ensemble des paniers de

consommation qui coûte exactement R.

Le vecteur de prix est

perpendiculaire à la droite de budget AB

Les chocs pouvant affecter la droite de

budget:

Variation du revenu

Variation des prix

relatifs Les taxes Les subventions

Représentation de la contrainte budgétaire

X 2 A P 2 B P 1
X 2
A
P 2
B
P 1

X 1

4) Le choix optimal du consommateur

C’est le vecteur de consommation qui donnera

la valeur la plus grande possible à l’utilité

U ux 1 vx 2

tout en respectant la

contrainte budgétaire

R p 1 x 1 p 2 x 2

Ce vecteur est caractérisé par la propriété

suivante:

u m

x 1

v m

x 2

p 1

Explication intuitive:

p 2

Soit

u m x 1 dx 1

et

v m x 2 dx 2

le supplément

d’utilité provenant de la consommation

additionnelle dx 1 et dx 2

Si le consommateur dépense 1 euro de plus il

pourra acquérir 1/p 1 de bien x 1

et dx 2 – Si le consommateur dépense 1 euro de plus il pourra acquérir 1/p

dx 1 1/p 1

4) Le choix optimal du consommateur

D’où le supplément d’utilité engendré est :

x

1

u m x 1 dx 1 u m

p

1

Pour que cette dépense soit possible, le consommateur doit diminuer sa consommation

de bien 2, d’1 euro

D’où il consomme en moins

Cette diminution de la consommation de bien 2

dx 2 1/p 2

de x 2

conduit à une variation de l’utilité de

v m x 2 dx 2 v m x 2

conduit à une variation de l’utilité de v m  x 2  dx 2 

p 2

4) Le choix optimal du consommateur

Cette opération sera profitable au consommateur

si:

u m x 1

p 1

v m x 2

p 2

Par le raisonnement symétrique, on montre que le

consommateur a intérêt à réduire sa

consommation de bien 1 et à augmenter celle du bien 2 si:

u m x 1 p 1

v m x 2

p

2

Le choix optimal est donc atteint lorsque:

u m x 1

p 1

v m x 2

p 2

Par le calcul, on peut retrouver ce résultat.

4) Le choix optimal du consommateur

D’une manière générale:

Soit l’utilité associée à la consommation du

vecteur de consommation à n biens

U Ux 1 , x 2 ,

,

x h ,

,

x n

U

x h
x
h

x 1 ,

L’utilité marginale du bien h =

L’utilité marginale s’interprète comme

,

x 2

l’accroissement de l’utilité qui résulte de la

consommation d’une unité supplémentaire de ce bien, les consommations des autres biens restant inchangées.

4) Le choix optimal du consommateur

Soient des variations infinitésimales dx 1 ,…dx n

Il en résulte une variation de l’utilité représentée

par la différentielle totale:

dU U dx 1

la différentielle totale: dU   U dx 1   x 1  U 

x 1

U

totale: dU   U dx 1   x 1  U  x 2

x 2

U

  U dx 1   x 1  U  x 2  U

x n

dx 2

dx

n

dU U h dx h

U  x n dx 2  dx  n dU   U h dx

x

k h

Si dx k = 0 , pour tout

Les choix du consommateur sont limités par sa

, on a :

R

n

i 1

contrainte budgétaire:

p i x i

Le consommateur choisira donc le panier de bien

qui maximise sa consommation sous sa contrainte

budgétaire

4) Le choix optimal du consommateur

Maximiser

U Ux 1 , x 2 ,

contrainte de

R

n

i 1

,

x h ,

p i x i

,

x n

sous la

D’après la méthode du multiplicateur de

Lagrange , le Lagrangien s’écrit:

L Ux 1,

,

x n Rp 1 x 1 p 2 x 2

p

n

x n

Avec λ le multiplicateur de Lagrange.

La solution optimale vérifie les conditions:

L

x h
x
h

soit

x 1 ,

U

les conditions:  L x h • soit  x 1 ,  U  x

x h

x 1,

,

x n 0

,pour tout h= 1, 2, …n

, x 2 p h 0

4) Le choix optimal du consommateur

Ce qui implique :

U

choix optimal du consommateur • Ce qui implique :  U  x 1 p 1

x 1

du consommateur • Ce qui implique :  U  x 1 p 1  

p

1

U

• Ce qui implique :  U  x 1 p 1   U 

x 2

• Ce qui implique :  U  x 1 p 1   U 

p

2

U

:  U  x 1 p 1   U  x 2 p 2

x n

U  x 1 p 1   U  x 2 p 2  

p

n

On retrouve ainsi la règle de l’égalité des Um pondérées par les prix:

U

retrouve ainsi la règle de l’égalité des Um pondérées par les prix:  U  x

x h

retrouve ainsi la règle de l’égalité des Um pondérées par les prix:  U  x

U

retrouve ainsi la règle de l’égalité des Um pondérées par les prix:  U  x

x k

p h

retrouve ainsi la règle de l’égalité des Um pondérées par les prix:  U  x

p k

4) Le choix optimal du consommateur

Le terme de gauche est le taux marginal de substitution du bien k au bien h.

Définition: pour tout couple de biens (h, k), le

TMS du bien k au bien h, est le rapport de l’utilité marginale du bien h à l’utilité marginale du bien k.

Il est égal au rapport des prix des biens h et k.

Interprétation:

Si l’on considère des variations infinitésimales de

la consommation des biens h et k, les autres

consommations restant inchangées,

4) Le choix optimal du consommateur

La variation d’utilité correspondante est :

dU U dx h dx k

correspondante est : dU   U dx h  dx k  x h 

x h

U

est : dU   U dx h  dx k  x h  U

x k

si dx h et dx k sont telles que dU=0, alors:

d x k

dx h et dx k sont telles que dU=0, alors:  d x k d x

d x h

Pour une variation

U

alors:  d x k d x h – Pour une variation   U 

x h

d x k d x h – Pour une variation   U  x h

U

k d x h – Pour une variation   U  x h  U

x h

x k

compensée par une

variation

x k

, d’où elle peut s’écrire:

U

x k

par une variation   x k , d’où elle peut s’écrire:  U  x

x h

x h

par une variation   x k , d’où elle peut s’écrire:  U  x

U

x k

4) Le choix optimal du consommateur

Si nous posons

x h

= -1, alors l’utilité du

consommateur restera inchangée si :

x k

U

x h

restera inchangée si :  x k   U  x h  U 

U

x k

ie si la consommation du bien k augmente d’un volume

égal au taux marginal de substitution.

Le TMS du bien k au bien h est donc égal à la quantité additionnelle de bien k dont le consommateur doit

disposer pour compenser la réduction d’une unité de la

consommation de bien h, l’utilité étant maintenue constante.

4) Le choix optimal du consommateur

Le TMS est donc un taux d’échange tel que le

consommateur demeure sur la même courbe

d’indifférence

C’est un taux d’échange subjectif car il dépend de la forme des courbes d’indifférence du consommateur et du panier de bien par rapport auquel on se situe pour apprécier l’échange.

Si le TMS est partout défini, il y a convexité des

préférences ssi ce taux est décroissant le long des courbes d’indifférence, parcourues de gauche à

droite.

5) La demande

Les fonctions de demande expriment les quantités optimales consommées de chaque

bien en fonction des prix et du revenu auxquels

le consommateur est confronté.

Quelles sont donc les conséquences des

variations du prix et du revenu du

consommateur sur ses choix optimaux?

5) La demande

5.1) les variations du revenu du consommateur:

Réaction de la demande d’un consommateur à une variation de son revenu

Supposons que les prix restent inchangés:

L’augmentation du revenu entraîne dans ce cas

un déplacement de la droite de budget:

X 2 R 3 /p 2 R 2 /p 2 R 1 /p 2 R
X 2
R
3 /p 2
R 2 /p 2
R 1 /p 2
R 1 /p 1
R 2 /p 1 R 3 /p 1

X 1

5) La demande

Quel est l’effet de cette augmentation de

revenu sur la demande?

Cas de biens normaux: ce sont des biens dont

la demande augmente lorsque le revenu

augmente.

X 2 R /p Courbe de consommation-revenu 3 2 R /p 2 2 R /p
X 2
R
/p
Courbe de consommation-revenu
3
2
R
/p
2
2
R
/p
1
2
R 1 /p 1
R 2 /p 1
R 3 /p 1
X 1

5) La demande

La courbe de consommation-revenu donne une

information sur la manière dont la structure de

consommation se déforme suivant les variations du revenu.

On peut déduire de cette courbe de C-R, la courbe de Engel, qui à chaque niveau de revenu

associe un niveau de consommation.

Il y a une courbe d’Engel pour chaque bien donné.

Par exemple pour le bien 1, la consommation augmente moins que proportionnellement au

revenu

5) La demande

La consommation de x1 augmente moins vite que le revenu

X

X

X

1 3 1 1 1 R R 1 R 2 R 3
1
3
1
1
1
R
R 1
R 2
R 3

La consommation de x2 augmente plus vitre que le revenu

X2 X 2 3 X 1 2 X 2 1 R 1 R 2 R
X2
X 2 3
X
1
2
X
2 1
R 1
R 2
R 3

R

5) La demande

Lorsque le revenu augmente la fraction de revenu alloué à x 1 diminue alors que celle alloué à x 2 augmente

X 1 est appelé bien prioritaire : habits, nourriture, logement (biens de première

nécessité)

X2 est appelé bien de luxe: vacances, achats

de biens durables

Cas de bien inférieur

C’est un bien dont la

consommation diminue lorsque le

revenu augmente

Ce sont des biens de qualité inférieure pour lesquels il existe des biens de qualité supérieur qui leur sont substituables.

X 2 R /p 3 2 R /p 2 2 R /p 1 2 Courbe
X 2
R
/p
3
2
R
/p
2
2
R
/p
1
2
Courbe de consommation-
revenu
R 1 /p 1
R 2 /p 1 R 3 /p 1
X 1

5) La demande

Exemples: margarine contre beurre, train de

nuit contre avion

Remarque: Le fait qu’un bien soit inférieur dépend du niveau de revenu. En effet, c’est à partir d’un certain niveau de revenu que leur

consommation baisse.

5) La demande

Courbes d’indifférence homothétiques: les consommations de x 1 et x 2 augmentent dans les mêmes proportions

X 2 R /p 3 2 R /p 2 2 R 1 /p 2 R
X 2
R
/p
3
2
R
/p
2
2
R 1 /p 2
R 1 /p 1 R 2 /p 1 R 3 /p 1
X 1

Cas où la consommation du bien 2 est indépendante du revenu

R

R

R

X 2 3 /p 2 /p 2 2 /p 1 2 R 1 /p 1
X
2
3 /p
2
/p
2
2
/p
1
2
R 1 /p 1
R 2 /p 1 R 3 /p 1
X 1

5.2 variation du prix et types de biens

La courbe de consommation-prix montre

comment la consommation du bien 1 diminue lorsque

son prix augmente

Le bien 1 est un bien normal ou ordinaire.

Un bien Giffen est un bien pour lequel la demande

diminue lorsque le prix

diminue: paradoxe Giffen.

X 2 R/p 2 Courbe de consommation-prix R/p 1 3 R/p 1 2 R/p 1
X 2
R/p 2
Courbe de consommation-prix
R/p 1 3 R/p 1 2 R/p 1 1
X 1

5) La demande

Typologie des biens

 

La demande augmente

La demande diminue

Quand le revenu

Bien normal ou

Bien inférieur

augmente

supérieur

Quand le prix

Bien Giffen

Bien ordinaire

augmente

Quand le prix de l’autre bien augmente

Biens substituables

Biens

complémentaires

5.3) Effet de substitution/revenu

Baisse du prix du bien 1: cas où la consommation du bien 2 augmente

X 2 R/p 2 E’ E R/p 1 1 R/p 1 2 X 1
X 2
R/p 2
E’
E
R/p 1 1
R/p 1 2
X 1

Baisse du prix du bien 1: cas où la consommation du bien 2

diminue

X 2 R/p 2 E E’ R/p 1 1 R/p 1 2 X 1
X
2
R/p 2
E
E’
R/p 1 1
R/p 1 2
X 1

Cas d’une baisse du prix du bien 1, les 2 biens sont normaux : Hicks

Décomposons le passage de E à E’:

Supposons que la baisse du prix

s’accompagne d’une variation du revenu du consommateur qui soit

telle que la satisfaction du

consommateur reste à son niveau initial. Cette variation compensatrice du revenu déplace la droite de budget jusqu’au point où le consommateur atteint le niveau de satisfaction initial (E’’). Le passage de E à E’’: effet de substitution

E’’ à E’ : effet de revenu

X 2

E X 2 X E’ 2 ’ X 2’’ E’’ (1) (2) (3) X 1
E
X 2
X
E’
2 ’
X
2’’
E’’
(1)
(2)
(3)
X 1 ’’
X 1 ’
X 1
X 1
X 2 E X 2 X E’ 2 ’ X 2’’ E’’ (1) (2) (3) X

5.3) Effet de substitution/revenu

2 effets interviennent ici:

Lorsque le prix du bien 1 diminue, le

consommateur peut atteindre une courbe

d’indifférence plus haute. Son pouvoir d’achat a

augmenté.

La baisse du prix du bien 1 rend la consommation

du bien 1 plus intéressante. Le consommateur réduit sa dépense en 2 au profit de 1.

Les 2 effets se cumulent pour le bien 1, mais s’opposent pour le bien 2.

Le sens de l’évolution du bien 2 est à priori

incertain.

Décomposition de Slutsky

Pour le passage de E à E’’ , on

se demande quel est le changement dans la demande du consommateur lorsque son revenu est modifié à un niveau juste suffisant pour lui permettre d’acheter le panier de départ?

Alors que pour Hicks: on suppose que le changement de prix n’a pas eu d’effet sur le

niveau de satisfaction du

consommateur.

X2 E E’’ E’ X1
X2
E
E’’
E’
X1

5.3) Effet de substitution/revenu

Baisse du prix

Effet de

Effet de

Effet Total

du bien 1

substitution

revenu

E-E’

E-E’’

E’’-E’

Bien 1

Positif

Positif

Positif

Bien 2

Négatif

Positif

?

Si la baisse du prix du bien 1 augmente certainement la demande du consommateur pour ce bien,

Elle réduit la demande de bien 2 lorsque l’effet de

substitution l’emporte sur l’effet revenu

Et elle augmente cette demande dans le cas inverse

5.3) Effet de substitution/revenu

Cas d’une baisse du prix

du bien 1, le bien 1 étant

un bien inférieur

X 2 E’ E ’ E’’ (1) (3) (2)
X
2
E’
E
E’’
(1)
(3)
(2)

X 1

Paradoxe de Giffen

X 2

E’ E E’’ ’ ( 1) (3) (2) X 1
E’
E
E’’
( 1)
(3)
(2)
X 1

6) Les fonctions de demande

Le vecteur de consommation est la solution optimale du problème de maximisation suivant: max U(x 1 , x 2 , ….,x n ) Sous contrainte de p 1 x 1 +p 2 x 2 +…+p n x n =R

La consommation du bien h s’écrit donc:

x h x h p 1, p 2 , p n , R

,

Les fonctions de demande expriment les choix

optimaux du consommateur en fonction des prix unitaires des biens et du revenu.

Exemple:

6) Les fonctions de demande

On raisonne sur une demande globale sur un

marché et non sur une demande individuelle

La demande globale pour un bien donné est la somme de toutes les demandes individuelles

On parlera d’une évolution de la demande

globale en fonction de prix uniques et de

l’évolution des revenus au niveau global,

En supposant que la répartition du revenu

entre les différents individus qui composent la

population ne change pas.

De la demande individuelle à la

demande de marché

Considérons qu’il y a trois consommateurs dans le marché:

Prix en euros

Individu A

Individu B

Individu C

Marché

1

6

10

16

32

2

4

8

13

25

3

2

6

10

18

4

0

4

7

11

5

0

2

4

6

La demande de marché est obtenue en

additionnant les quantités des 3 individus.

Prix

Demande de marché D A D B D C Quantité
Demande de marché
D A
D B
D C
Quantité

La courbe de demande de marché représente pour un

prix donné, la somme des demandes de chaque consommateur.

De la demande individuelle à la

demande de marché

La courbe de demande de marché se déplacera d’autant plus vers la droite que de nouveaux

consommateurs entreront sur le marché.

Les facteurs qui influencent les demandes de nombreux consommateurs devraient également affecter la

demande de marché

L’agrégation des demandes individuelles n’est pas seulement un exercice théorique:

Exemple, on peut obtenir des informations sur la demande d’ordinateurs en additionnant des

informations sur les ménages avec enfants, sans

enfants, les célibataires.

6.2) les élasticités

La sensibilité de la variation de la consommation d’un bien suite à une variation du revenu ou du

prix se mesure par l’élasticité.

6.2.1) l’élasticité-revenu:

Définition: l’élasticité-revenu de la demande en

bien h est le rapport de la variation relative de la consommation de bien h à la variation du

revenu, soit:

x h

variation relative de la consommation de bien h à la variation du revenu, soit:  x

h

x h

variation relative de la consommation de bien h à la variation du revenu, soit:  x

R

variation relative de la consommation de bien h à la variation du revenu, soit:  x

R

6.2) les élasticités

Il s’agit de la sensibilité de la demande par

rapport au revenu

Si on a

x h x h p 1, p 2 , p n , R

,

Et si on considère de petites variations dR et

dx h , alors :

h

dx

h

variations dR et dx h , alors :  h  dx h x h dR

x h

dR et dx h , alors :  h  dx h x h dR 

dR

dR et dx h , alors :  h  dx h x h dR 

x h

dx h , alors :  h  dx h x h dR   x
R x h R
R
x
h R

R

L’élasticité est donc calculé en calculant au

préalable la dérivée partielle de la fonction de

demande

6.2) les élasticités

h 0

0 h 1

Si

Si

, le bien h est un bien inférieur

, le bien h est un bien normal dont

la part du revenu du consommateur consacrée à

son achat (coefficient budgétaire) diminue lorsque le revenu augmente: bien prioritaire.

Si

h 1

, le bien h est un bien dont le coefficient

budgétaire ne varie pas sensiblement avec le

revenu

Si

h 1

, le bien h est un bien dont le coefficient

budgétaire augmente avec le revenu: biens de luxe

6.2) les élasticités

6.2.2) élasticité-prix directe:

L’élasticité prix-directe de la demande en bien

h est le rapport de la variation relative de la

consommation de bien h à la variation relative

du prix du bien h:

x h

bien h à la variation relative du prix du bien h:  x h x h

x h

p h

h

du prix du bien h:  x h x h  p h  h 

p h

C’est le pourcentage de variation de

consommation de bien h qui résulte d’une

augmentation de 1% du prix de ce bien

6.2) les élasticités

Si on considère de petites variations de dx h et

dp h , alors:

h

dx

h

de dx h et dp h , alors:  h  dx h x h dp

x h

de dx h et dp h , alors:  h  dx h x h dp

dp h

x

h

p h p h

 h  dx h x h dp h   x h  p h

x h

 dx h x h dp h   x h  p h p h

p h

Le calcul de la dérivée partielle permet de calculer l’élasticité-prix directe.

L’élasticité-prix directe est négative, sauf pour le cas du paradoxe de Giffen

L’existence de biens facilement substituables

détermine cette plus ou moins grande sensibilité

de la demande au prix

6.2) les élasticités

2 types de biens

Les biens dont l’élasticité est faible en valeur

absolue (

que faiblement la demande, d’où la dépense augmente: produits alimentaires, énergie.

Les biens dont l’élasticité-prix directe est

h 1

): la hausse du prix ne réduit

élevée en valeur absolue (

du prix de ces biens conduit à une forte

réduction de leur consommation: loisirs,

culture

h 1

) : la hausse

6.2) les élasticités

6.2.3) Les élasticités-prix croisées:

L’élasticité-prix croisée de la demande en bien

h par rapport au prix du bien k, le rapport de

la variation relative de la consommation de bien h à la variation relative du prix du bien k:

h k

x h

de la consommation de bien h à la variation relative du prix du bien k: 

x h

p k

de la consommation de bien h à la variation relative du prix du bien k: 

p k

En considérant de petites variations:

h k

dx h

En considérant de petites variations:  h k  dx h x h dp k p

x h

dp k

de petites variations:  h k  dx h x h dp k p k 

p k

x h p k

x h p k
x h
p k

Lorsque l’élasticité-prix croisé est positive, alors il y a substituabilité brute du bien h au bien k.

6.3) Propriété de la demande:

Absence d’illusion monétaire

La demande d’un bien émise par un agent qui maximise son utilité aux prix p 1 et p 2 et qui a un revenu R est identique à la demande de ce bien lorsque l’ensemble des prix des biens et le revenu est multiplié par une constante α.

Si l’on multiplie tous les prix d’une économie et

les revenus de tous les agents par une

constante, la demande globale ne changera pas.

Exemple: Pas d’impact pour le passage à l’euro.

7) Le surplus du consommateur

Il s’agit de l’avantage que le consommateur

retire de ses achats.

En se basant sur les préférences du

consommateur :

moins le consommateur possède d’un bien plus il est prêt à payer pour le détenir.

Soit 1 bien A indivisible, pour lequel, le consommateur est prêt à payer 8 euro pour la première unité, 5 pour la 2 e , 3 pour l a 3 e , ….

Sur le marché, il y a un prix quelle que soit la quantité acheté: soit 2 euros le prix unitaire du bien.

7) Le surplus du consommateur

Ainsi l’équivalent monétaire de la satisfaction que retire le consommateur de la

consommation:

D’une 1 e unité de bien A est de 8 euros

D’une 2 e unité est de 5 euros

D’où des 3 unités est: 8 + 5 + 3=16 euros

Alors que ce qu’il paie sur le marché est de :

3*2,5= 7,5 euros

D’où le surplus, i.e. l’avantage net que retire le

consommateur est de : 16 -7,5= 7,5 euros.

7) Le surplus du consommateur

Le raisonnement peut être adapté au cas d’un

bien divisible, étant donné que la fonction de demande est décroissante,

Mathématiquement le surplus du

consommateur se calcule comme la surface

entre la courbe de demande et la quantité

monétaire effectivement payée par le consommateur.

Le surplus du consommateur est de :

S p q dq px

x

0

Avec p(q) le prix du bien en fonction de la quantité achetée

7) Le surplus du consommateur

Demande du consommateur

cas d ‘un bien indivisible

Prix

5

3

2

1 2 3 4 quantité
1
2
3
4
quantité

demandée

Demande du consommateur:

cas d’un bien divisible

Prix C Surplus du consommateur P B demande du consommateur O A Quantité
Prix
C
Surplus du consommateur
P
B demande du
consommateur
O
A
Quantité

8) Les choix intertemporels

1) La contrainte budgétaire:

Hypothèses : 2 périodes, (c 1 ,c 2 ); p1=p2=1;

(m 1 ,m 2 )

Le consommateur consomme son revenu à chaque période

Le consommateur ne peut qu’épargner: c 1 <m 1

Il perçoit des intérêts sur m 1 - c 1 à un taux r

Le montant dépensé au cours de la période 2 est

c 2 m 2

m 1 c 1 rm 1 c 1

c 2 m 2 1 rm 1 c 1

8.1) la contrainte budgétaire

Le consommateur ne peut qu’emprunter : c 1 >m 1

Il paie des intérêts sur c 1 -m 1 , au taux r Sa contrainte budgétaire est la suivante:

m 2 r c 1 m 1 c 1 m 1

1 r  m 1

c 1

c 2

c 2 m 2

Cette CB peut se réécrire de la manière suivante:

1 rc 1 c 2 1 rm 1 m 2

c 1

c 2

1 r

m 1

m 2

1 r

8.1) la contrainte budgétaire

Ces 2 équations expriment la CB en termes

resp. de valeurs futures et de valeurs présentes

La forme générale de ces 2 équations:

p 1 x 1 p 2 x 2 p 1 m 1 p 2 m 2

Avec p 1 =1+r et p 2 =1 dans la première équation et p 1 =1 et p 2 =1/(1+r) dans la seconde équation

8.1) la contrainte budgétaire

C2 (1+r)m 1 +m 2 .m 2 Dotation .m 1 +m 2 /(1+r) C1 .
C2
(1+r)m 1 +m 2
.m 2
Dotation
.m 1 +m 2 /(1+r)
C1
.
m 1

8.2) emprunteur ou prêteur

C 2

.m 2

C 2

Courbe d’indifférence Dotation Choix .m 1 c 1 C 1
Courbe d’indifférence
Dotation
Choix
.m 1
c 1
C 1

8.2) emprunteur ou prêteur

Emprunteur C 2 Courbe d’indifférence .m Dotation 2 Choix C 2 .m 1 c 1
Emprunteur
C 2
Courbe d’indifférence
.m
Dotation
2
Choix
C 2
.m 1
c 1
C 1

Prêteur

C 2 .c 2 Choix Dotation m 2 C 1 m 1 c 1
C 2
.c 2
Choix
Dotation
m 2
C 1
m 1
c 1

8.2) emprunteur ou prêteur

Quand le taux d’intérêt augmente, un individu qui est au départ prêteur le reste

C 2

.m 2

Nouvelle consommation Consommation initiale Dotation m 1 C 1
Nouvelle consommation
Consommation initiale
Dotation
m 1
C 1

Le niveau de satisfaction d’un emprunteur diminue quand le taux d’intérêt augmente

C 2 Nouvelle consommation .m2 Consommation initiale .m 1 C 1
C 2
Nouvelle consommation
.m2
Consommation initiale
.m 1
C 1

8.3) l’inflation

Si l’on considère qu’il y a inflation, alors la valeur monétaire de la dotation en période 2 est p 2 m 2 .

Le montant que le consommateur peut

dépenser en période 2 est donc:

p 2 c 2 p 2 m 2 1rm 1 c 1

Et la quantité de consommation est donc:

c 2 m 2

1r

de consommation est donc: c 2  m 2  1  r p 2 

p 2

m 1 c 1

Soit π le taux d’inflation et p 2 =1+π

Ce qui donne :

1r

c 2 m 2 1 m 1 c 1

et p 2 =1+ π • Ce qui donne : 1  r c 2 

8.3) l’inflation

Soit ρ le taux d’intérêt réel, alors

1

1r

1

c 2 m 2 1m 1 c 1

La CB s’écrit alors:

1+ρ mesure la quantité supplémentaire que

vous pourrez consommer en période 2 si vous

diminuer votre consommation en période 1

Une approximation de ρ:

r

diminuer votre consommation en période 1 • Une approximation de ρ :   r 

1

r