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ELECTRONIGUE

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~.

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~ DECHARGEUR D'ACCUMULATEURS
W
Il
RESISTANCE ELECTRONIQUE
NON,
CE N'EST PAS
UNE HISTOIRE
DE FOUS!
Certainement, de nombreux
lecteurs de la revue vont pen-
ser que l'auteur, comme on dit
pudiquement, « a un pro-
blème ». Voyons 1 Il est diffi-
cile de bien charger des accu-
mulateurs (les revues sont
pleines de descriptions de
montages réalisés dans ce
but), et voici quelqu'un qui
propose une réalisation élec-
tronique (assez simple, il faut
le dire) pour ... les décharger!
Rassurez-vous. S'il est, de
toute évidence, nécessaire de
bien charger les accumula-
teurs (et l'auteur pense tout
particulièrement aux modèles
« cadmium-nickel »l, il peut
aussi être très utile de savoir
quelles en sont les possibili-
puis mesurer pendant com-
tés, autrement dit de connoi- « à bout de souffle », alors
qu'on s'attendait à l'utiliser
COMMENT bien de temps elle fournit,
tre la « capacité» de la batte-
rie que l'on utilise. pour dix minutes, au moins. Un VERIFIER sous une tension correcte, l'in-
tensité qu'on lui demandera
Rien de plus désagréable que
tel incident peut provenir
d'une mauvaise charge, mais
LA CAPACITE en service normal.
de commencer, par exemple, aussi, hélas, d'une batterie D'UNE « Rien de plus simple! diront
certains, il n 'y a qu 'à brancher
une prise de vues à la caméra
vidéo, avec le magnétoscope
qui a perdu une partie de sa
capacité. Si c'est le cas, il
BATTERIE? la batterie sur une résistance
en bandoulière, pour voir ap- s'agit d'une hypothèse désa- de valeur adéquate, avec un
paraître brusquement, dans le gréable ... et onéreuse, mais il Il n'y a qu'un moyen pour sa- voltmètre aux bornes (fig. 1),
viseur, le clignotement vous faut avant tout savoir ce qu'il voir de quoi est capable une et surveiller le tout avec un
indiquant que la batterie est en est. batterie: la charger à fond, chronomètre en main. »
Or, là comme ailleurs, le « il
n'y a qu'à» est à éviter. Cette
façon de faire est même dan-
gereuse pour la batterie. En
effet, dans la grande majorité
Fig. 1. - Pour vérifier ce qu'une batterie d'accumulateurs des cas, cette dernière est
« a dans le ventre» (sa capacité), il est possible de la faite de plusieurs éléments en
décharger sur un « résisteur » (l'auteur utilise ce néolo- série, chacun ne donnant que
R gisme pour le composant, réservant « résistance» pour 1,2 V environ. Or, ils ne sont
sa valeur en ohms), avec un voltmètre en parallèle, en pas identiques, et l'un d'eux
surveillant bien le chronomètre. Mais cela peut être arrivera en fin de décharge
dangereux pour la batterie. avant les autres. On va donc,
puisque les autres éléments
sont encore chargés, faire
passer du courant « à re-

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brousse-poil» dans l'élément
déchargé, ce qui est haute-
ment nocif pour lui.
En outre, le montage de la fi- ~

ri
l,
gure 1 consommera une inten- +
0
sité qui variera dans le temps,
contrairement à ce qui se
passe dans l'utilisation nor-
male (enfin, dans la majorité
des cas). Il faudra, d'autre
q
5
part, surveiller le tout pendant Fig. 2. - le «déchargeur
un temps assez long, en exa- électronique », dont la
minant le voltmètre, pour être partie essentielle est en P, P
prêt à terminer la décharge consomme à la batterie un
dès que la tension baisse. A,
courant constant (ajusté (il
Enfin, la résistance dans la- par A,). "coupe automati-
quelle on va décharger la bat- quement la décharge, en
terie devra être capable de faisant décoller le relais R,
supporter éventuellement une quand la tension de la bat- A2
dissipation notable. Si l'on terie tombe au-dessous (e l
veut décharger sous 1,2 A une d'un seuil, ajusté par A2. A
batterie de 12 V (ce qui simule ce moment, le buzzer pré-
l'utilisation sur une caméra vi- vient l'utilisateur.
déo d'un modèle un peu an-
cien, mais fort bon, assez
gourmande en courant d'ali-
mentation), cela fera 14 W.
Donc, notre «déchargeur» voie le courant de décharge qui fournit le courant de la bo- prévu pour court-circuiter mo-
devra supporter cette dissipa- dans P par son contact « tra- bine du relais. On évoque un mentanément le contact tra-
tion sans problèmes. Il devra vail ». Son contact « repos », «cercle vicieux », puisque P vail du relais. Ce dernier ne
fonctionner à courant via un petit interrupteur l, va n'est alimenté que si le relais restera collé, après la réou-
constant. Il devra enfin ilast commander un buzzer, aver- est collé. Comme il faut tout verture de S, que si la tension
but not least l, stopper auto- tissant de la fin de décharge. de même que la décharge de la batterie est supérieure
matiquement la décharge dès C'est le montage principal, P, commence, un poussoir, S, est au « seuil », ajusté par A2.
que la tension de la batterie'
tombe en dessous d'une va-
leur choisie, et ... en avertir
l'utilisateur. T
Si vous utilisez ainsi l'ensem-
ble sur une batterie de 12 V,
le seuil de coupure de dé-
charge étant fixé à 10 V par
exemple, il n'y a pratiquement
plus de danger d'inversion de
polarité pour celui des élé-
ments qui arrive à fin' de dé- u
charge avant les autres.
Notre ensemble se présentera
donc comme l'indique le
schéma-bloc de la figure 2. la
partie principale, P, comporte
le transistor de puissance et
sa commande. les deux ajus-
tages, Al et A2, règlent res-
pectivement la valeur
(constante) de l'intensité 1
consommée, et la tension Fig.3. -Le schéma-bloc de la partie P de la figure 2 montre que le courant 1est
« seuil» en dessous de la- consommé par un transistor T,commandé par l'amplificateur A, qui compare la
quelle la décharge doit ces- chute de tension rI dans r avec une tension fixe, e /, ré{)lée par un potentiomè-
ser. tre alimenté par la référence eo. l'amplificateur A' detecte la baisse de U, et
Cette cessation est comman- fait décoller le relais.
dée par le relais RI, qui en-

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:::i LE cc CŒUR » Il nous fout donc deux amplifi- le verra, de limiter la tension portionnelle à U, puisque l'on
c:( cateurs, plus une référence de d'alimentation du circuit, en a:
w DU MONTAGE tension. Nous sommes donc employant une simple diode ri =aU.
La partie représentée par
a: « P» sur la figure 2 est très
amenés tout naturellement à
utiliser un circuit assez intéres-
Zener. Il s'agit là d'une propriété
bien classique des «résis-
simple. La figure 3 en indique sont: le LM 10 (National 5e- teurs ». On pourrait penser
le schéma-bloc. miconductor), qui comporte un que, là aussi, l'auteur, est un
On voit que l'on utilise une
source de tension de réfé-
amplificateur opérationnel et
une source de référence.
PENDANT adepte de la «philosophie
Shadock» (vous connaissez:
rence, donnant une tension
constante eo, de 0,55 V envi-
L'amplificateur opérationnel QU'ON Y EST, « Pourquoi faire simple quand
de ce circuit a le grand avan-
r.on, dont on compare une tage de fonctionner avec une
POURQUOI il y a une solution compli-
quée ? »1. car un résisteur est
partie, el, à la chute de ten-
sion U = ri, produite par le
tension d'alimentation pou- NE PAS FAIRE un élément « tout bête », sans
vant descendre à 1 V. En ou- électronique.
courant de décharge 1dans r, tre, il permet d'appliquer à ENCORE
qui est un petit « résisteur ». En réalité, les choses changent
L'auteur aime ce néologisme,
ses entrées « + » et « - » des MIEUX? quand ledit résisteur doit être
potentiels descendant aussi
permettant de ne pas confon- capable:
bas que celui de sa connexion Nous ne passons pas tout de
dre le «résisteur », compo- - de prendre une valeur va-
« V5- », autrement dit, il per- suite ou schéma détaillé, car,
sant à deux fils, avec la « ré- riable suivant ce que l'on veut
met le fonctionnement avec oyant conçu notre «déchar-
sistance », propriété en faire;
une seule alimentation. geur à courant constant », il
caractéristique d'un «résis- - de dissiper une puissance
50 source de référence in- nous a semblé intéressant
teur », ce qui évite de parler importante.
terne est, en fait, de 0,2 V d'en augmenter les possibili-
de la « résistance d'une résis- (avec son pôle négatif relié ou En effet, dans un tel cas, on
tance ». tés.
« V5- ») dont le pôle positif est amené à utiliser le bon
Ce résisteur a une valeur de est connecté à l'entrée «+» En effet si, dons le montage vieux «rhéostat» des cours
0,18 fi environ, ce qui donne d'un outre amplificateur opé- de la figure 3, on remplace la de physique, avec son fil ré-
une chute de tension de l'or- rationnel, analogue ou précé- tension el constante par une sistant bobiné et son curseur
dre de 0,5 V pour une inten- dent. Il suffit alors de réaliser tension aU, donc proportion- de grande taille. C'est un ins-
sité de 3 A. Quand la chute de le montage qu'indique la fi- nelle à U (0 étant une trument encombrant, lourd,
tension ri dépasse el, l'ampli- gure 4 pour obtenir la tension constante inférieure à l'unité), très coûteux, et pas facile à
ficateur A réduit le courant de référence que l'on veut. là montage agit différemment. trouver. Or, il est souvent né-
base du transistor de puis- En effet, la sortie e prend Au lieu de maintenir le courant cessaire d'avoir recours à ce
sance T, réduisant ainsi le cou- alors, du fait .de la contre- consommé 1constant, en ame- rhéostat, en particulier quand
rant consommé 1. On amène réaction par Rl et R2, une vo- nant à la valeur fixe eo le pro- on veut tester les performan-
donc ce dernier à une voleur leur telle que l'entrée « - » de duit ri, il maintient maintenant . ces d'une alimentation stabili-
constante. l'amplificateur opérationnel le courant 1 à une voleur pro- sée.
soit portée ou potentiel de
LE SYSTEME 0,2 V, puisqu'un amplificateur
DE FIN opérationnel amène toujours
son entrée « - » ou même po-
DE DECHARGE tentiel que celui de son entrée
Vs+

Un autre amplificateur, A', « + ». On obtient alors:


compare une fraction, kU, de e = 0,2 (Rl + R2)/Rl
la tension U de la batterie, à Pour obtenir une tension de CD
la tension de référence eo. La 0,55 V, nous avons donc
valeur de k se règle par l'ajus- choisi:
tage A2. R2=3,9kfl
R2
Dès que kU tombe en dessous Rl = 2,2 kfl +
de eo. l'amplificateur A' coupe A noter un point intéressant. +
e
le courant de commande du Le LM 10 existe en plusieurs
relais Rl. Ce dernier décolle. versions. Il yole modèle « de R1
Comme on le voit sur la fi- luxe» (LM 10, ou LM lOB ou
gure 2, si l'interrupteur 1 est LM 1OCI, qui peut supporter
fermé, la batterie se trouve une tension d'alimentation al-
alors branchée sur le buzzer, lant à 45 V, et le modèle « du Vs-
et, malgré la diminution de U pauvre» (LM 1OBL ou
(qui a amené l'ouverture du LM 10CLI, qui n'est pas ga-
relais), il reste assez d'éner- ranti ou-delà de 7 V d'alimen- Fig. 4. - La source de référence eo de la figure 3 est
gie dans la batterie pour pro- tation. Nous avons évidem- fournie par un amplificateur opérationnel LM 10 qui am-
duire un son puissant, en ment choisi ce second type plifie, dans le rapport: (R2 + RIJ/Rlla référence interne,
consommant fort peu de cou- (bien moins coûteux), cor il est de 0,2 V, de cet amplificateur.
rant. extrêmement facile, comme on

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Dès lors, comme il suffit d'un schéma de la figure 5. On y n'importe quel PNP de puis- le courant, par la sortie (6) du ~
potentiomètre de plus et d'un
commutateur pour foire pas-
ser le montage de la fonction
reconnaît les éléments du
schéma-bloc de la figure 3, le
circuit LM 10CL étant à la fois
sance en boîtier TO 3 (ou
TO 2201, pouvant supporter
ou moins 30 V collecteur-
LM 10Cl. En raison des gains
des deux transistors, il suffit
d'un courant base de 2 mA
o2
«déchargeur à courant la source de référence et une émetteur, admettant jusqu'à (dons les pires des cos) en-
constant JO à la fonction « ré- partie de l'amplificateur A. En 3 A de courant collecteur. On voyé à T2 pour que l'intensité
sisteur électronique », pour- effet, il nous fout un amplifica- le commande sur sa base par collecteur de Tl atteigne les
quoi s'en priver? teur pour commander le tran- T2, en montage « pseudo-Dar- 3 A prévus.
sistor de puissance Tl. lington », et, là aussi, le mo-
dèle proposé (2N 1711) peut Le réseau intégrateur R4 - CI
LE SCHEMA Pour ce dernier, nous avons être remplacé par tout transis- ( 10 Hl - 10 nF), qui commande
COMPLET pris un BDX 18 (parce que
nous en avions un sous la
tor NPN en boîtier métallique,
capable de dissiper 0,8 W.
l'entrée « - » (2) de l'amplifi-
cateur opérationnel, empêche
On arrive alors ou montage main), mois précisons bien La base de T2 est comman- le montage d'entrer en oscil-
détaillé, représenté sur le qu'on peut le remplacer par dée, via le résisteur R3 limitant lations ..

JJ.S

.• " i constant .,

+" R électronique" Tl BDX18 ou analogue

C3-10 nF

- (commun)
Rl0-lkO
Z 6,SV
+ -

T2 2N 1711
ou analogue

R4
10kO
+ O,55V

R5 Rl P1-4,7kO
39kO 3,9kO
11
P3
4,7kO
r
0,180
lct (3Amax.)
R6 K"
1500 C2J. R2
2,2kO "R" rI
2,2jJF
!

Fig.5. - Schéma complet de l'ensemble « Oéchargeur à courant constant - Résisteur électronique ». Le potentio-
mètre P, règle l'intensité constante, P21e seuil de déclenchement en fin de décharge, P31a valeur de « résistance
équivalente» en fonction « résisteur électronique ».

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C
-
~
ln
-et
.J
L'entrée« + »sur la broche (3)
de cet amplificateur est com-
w mandée par:
[[ - le curseur du potentiomètre
Pl quand l'inverseur de fonc- Bornes "+ R ét ectrenlque "
tion, K, est en position « cou- et "- commun"
rant constant» (on maintient (en dessous)

alors le potentiel de la broche


(3) à une valeur constante, de
° à + 0,55 V, réglée par Pl) ;
- le curseur du potentiomètre Commande
P3
P3, quand l'inverseur K est en (valeur R)
position «résisteur électroni-
que» (on maintient alors le
potentiel de la broche (3) à
Radiateur
une valeur qui peut aller de
U1292 à U/9 suivant la posi-
tion du curseur de P3).
Buzzer
Le choix de ces valeurs, U/292
et U/9, tient à celui des valeurs
T1
de résistances des résisteurs
R5 et ~, choisies pour que, le
courant 1 étant de 1 A (ce qui Relais
applique un potentiel de
0,18 V sur la broche (2) de A),
cela corresponde à une va- Fig. 6 - Disposition
leur U comprise entre: possible pour le mon-
9 x 0,18 = 1,6 Vet : tage, vu de dessus
292 x 0,18 = 53 V (échelle 1/1 sur le
On peut donc ajuster ainsi la dessin). Deux petites
«résistance équivalente» de pièces, en fer-blanc Commande
notre « résisteur électroni- plié et soudé, ayant P1
une forme de couver- (valeur i et)
que» entre l ,6 fi et 53 fi.
cle de boîte, relient la
carte imprimée au ra- Borne" + i constant"
diateur du transistor (poussoir 5 en dessous)
COMMANDE T,.

DU RELAIS
Le relais est un modèle assez
standard. Celui que nous
avons utilisé est un modèle de
« récupération », du type
MORS, 2 x R-T, bobine de
520 fi, collant pour une inten- Comme on le voit, le courant suffisent; pour descendre Le potentiomètre P2est un pe-
sité de 9,4 mA (4,8 V) et dé- de la bobine du relais passe plus bas, il aurait fallu utiliser tit « trimpot» rond, ajustable
collant pour une intensité de aussi par r, ainsi ce courant ne un second LM 10, sans em- par tournevis.
6,4 mA (3,3 V). provoque pas une variation ployer sa tension de réfé-
de l'intensité totale quand la rence).
Il faut choisir un modèle qui tension varie. De même, le Comme cet amplificateur est DISPOSITION
colle bien sous une tension de
10 V, les contacts étant prévus
courant éventuel de la diode
Zener Z, qui limite à 6,8 V la
double, nous avons «blo-
qué» l'amplificateur opéra-
DE L'ENSEMBLE
pour admettre 3 A. tension maximale d'alimenta- tionnel inutilisé, en reliant (5) Plutôt que d'utiliser un coffret,
La commande de sa bobine tion du LM 10CL, passe. aussi au « - » et en connectant (6) avec un radiateur extérieur
est faite par le transistor T3, par r, toujours pour la même et (7). pour Tl, nous avons préféré
qui est un 2N2995 (que l'on raison. Le curseur de P2, du fait des mettre la plus grande partie
peut remplacer par tout NPN, Comme il fallait un amplifica- valeurs de R7 et Ra, est à un du montage sur une carte de
en boîtier métallique, capable teur A', nous avons choisi le potentiel qui varie de U/34 à circuit imprimé, dont la dispo-
de dissiper 0,6 W). Ainsi type LM 358, qui, lui aussi, U/11, ce qui permet de régler tion est reproduite sur la fi-
qu'on doit toujours le faire, la peut fonctionner avec une la tension de fin de décharge gure 6, cette carte étant de la
bobine a été shuntée par une seule tension d'alimentation, de: taille du radiateur (soit envi-
diode, pour éliminer les sur- se contentant, lui aussi, de 0,55 x 11 = 6 V à : ron 115 x 75 mm).
tensions inverses. tension assez basse (2,3 V lui 0,55 x 34 = 19 V Deux pièces, réalisées en fer-

Paga 152 . Septembre 1987 • N° 1744


blanc plié et soudé, relient la
carte et le radiateur, comme le
montre la ligure 7, maintenant
une distance de 45 mm entre
la carte et le radiateur. R ELECTRONIQUE
Sur ces pièces sont fixées les &
trois bornes du montage (le o Constanto o
{( - commun », le {( + courant
constant» et le {( + résisteur
électronique» (en fonction
{( résisteur électronique », le
relais ne sert pas et reste dé-
collé), ainsi que le poussoir S.

REALISATION
PRATIQUE
ET MISE
AU POINT
Un élément qui ne se trouve
pas chez les revendeurs est le o
o o
résisteur r, de 0,18 fl. Il est
réalisé ici en bobinant sur un
résisteur de 10 kfl 2 W, d'un
type très antédiluvien (utilisé
uniquement comme «man-
drin »], deux fils résistants en . Fig. 70. - La carte imprimée vue côté cuivre, à l'échelle 1.
parallèle. On trouve des fils
de ce type chez certains re-
vendeurs, et, avec un peu de
chance, on en trouve en maté-
riau tel que la soudure prenne
dessus.
le type de fil résistant que
nous avons utilisé est de
3 ntm, nous avons donc utilisé
deux morceaux de fil de
12 cm de longueur chacun, ce
qui fait 3 x 0,12 = 0,36 fl cha-
cun. Ces morceaux, mis en pa-
rallèle, donnent bien les
0,18 fl cherchés.
le circuit imprimé sera sans
doute à modifier un peu en
fonction du relais que vous uti-
liserez, parce qu'il n'aura, évi-
demment, ni la taille ni le bro-
chage de celui employé par
l'auteur (comme ce serait bien
si les relais avaient seulement
deux ou trois types standard
de brochage ... on peut rê-
ver 1).
Une fois le circuit imprimé réa-
lisé, câblez le relais, le tran-
sistor T3, la diode D, les résis-
teurs R9 et r. Appliquez du
12 V (batterie bien chargée Fig. 7b. - Disposition des éléments sur la carte imprimée. Sur ce dessin, les éléments sont
ou alimentation régulée) entre vus par transparence.
la borne « + 1constant » et la
borne « - commun », et véri-

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~.

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fiez que le relais colle quand oreilles), tournez le potentio- monter la tension d'alimenta- Un dernier mot: quand vous
~ on relie par un résisteur de mètre P2 au maximum dans le tion à 14 V, par exemple, et utiliserez le tout en « résisteur
W 4,7 kIJ le pied de R9 (le côté sens « anti-horaire », et appli- en appuyant sur S: le relais électronique », ne cherchez
a de R9 non connecté à la base
de Tjl ou+ 12V.
quez du 12 V, venant d'une
alimentation régulée dont
colle, il reste collé quand vous
lâchez S, et l'intensité se sta-
pas à l'employer sous une
tension trop basse: le tout ne
Montez d'autre part le tran- vous aurez réglé la limitation bilise à la valeur que vous fonctionne correctement
sistor Tl sur le radiateur, et de courant à 2 A, entre la avez ojusrée par Pl [ici, nous qu'avec au moins 3 ou 4 V.
connectez provisoirement T2 borne «+ 1 constant» et la avons supposé 1 A). Vous Il ne reste plus à l'auteur qu'à
« en l'air », son collecteur sur borne « - commun ». pouvez vérifier que cette in- vous souhaiter de constater
la base de Tl, son émetteur tensité ne change pas quand que vos batteries d'accumula-
sur le collecteur de Tl. Lorsque vous appuyerez sur le vous faites varier la tension de teurs cadmium-nickel ont bien
Appliquez une tension (de 5 à poussoir S, le relais va coller. 11 à 18 V, par exemple. une capacité conforme à ce
15 V, donnée par une alimen- Pendant que vous maintenez Vérifiez enfin que votre ré- qui est écrit dessus. Une fois
tation régulée dont on règle la (pour la première fois) S ap- glage du seuil de décollage que vous les aurez déchar-
limitation de courant à 3 A) puyé, agissez sur Pl pour du relais est bon, en réduisant gées à courant constant, en
entre l'émetteur (relié au pôle amener le courant consommé lentement la tension stabili- chronométrant le temps mis
positif) et le collecteur de Tl
(relié au pôle négatif de l'ali-
mentation régulée). Vérifiez
que l'on peut faire passer fa-
cilement 3 A dans Tl, en en-
voyant à la base de T2 un cou-
rant de 5 mA, par exemple à
travers un résisteur d'une ré-
sistance de 2 kIJ relié à un
bout au + 12.V, à l'autre à la
bose de T2).
Câblez alors le reste de la
carte, à l'exception du transis-
tor T2, et mettez K sur la posi-
tion « résisteur électronique ».
Alimentez la carte par du 12 V
d'une alimentation entre le
« - » et la borne « + Rélectro-
nique» et vérifiez que l'on a
bien, sur le curseur de Pl, par
rapport au « - », une tension
qui peut aller de 0 à 0,55 V
suivant la position de ce cur-
seur.

Vous aurez omst essayé, en


suivant bien la « méthode Ho-
race» (affronter les difficultés
une à une) plusieurs éléments
du montage, et vous pourrez l'appareil terminé.
alors terminer le câblage. Vo-
tre ensemble est alors terminé à la valeur souhaitée, 1 A par sée: à la valeur que vous entre l'appui sur S (déhut de
et vous pourrez l'essayer exemple. Relâchez alors S : le avez choisie, le relais doit dé- la décharge) et le hurlement
comme nous l'indiquons ci- relais doit rester collé. coller (il se peut que vous du buzzer (fin de la décharge,
dessous. ayez à retoucher un peu le audible seulement si 1 est
Réduisez la tension de l'ali-
potentiomètre P2, si le premier fermé), vous saurez exacte-
mentation à la valeur pour la-
réglage a été fait un peu trop ment ce qu'il en est.
quelle vous voulez que la dé-
vite). A ce moment, la batterie étant
UTILISA TION charge cesse, par exemple
10 V. Tournez alors, très len-
C'est long à décrire (nous déchargée, n'oubliez pas le
EN SYSTEME tement, le potentiomètre P2
avons voulu expliquer minu-
tieusement, malgré la pré-
«cri de ralliement des char-
geurs de batterie» (à crier, de
A COURANT dans le sens « horaire
jusqu'à ce que le relais dé-
»,
sence probable ... d'une préférence, avec un sabre de
CONSTANT colle.
grande paire de ciseaux sym-
boliques dans la main du ré-
cavalerie à la main) : « La Bat-
terie (patrie) est en danger 1
Mettez K sur la position « cou- Votre instrument est réglé. dacteur en chef de la revue) Chargez I!I »
rant constant », ouvrez l'inter- Vous pouvez vérifier qu'il pour éviter tout problème aux
rupteur 1 (par pitié pour vos fonctionne bien, en faisant re- lecteurs. J.-P. o.

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