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Cours de PSP

Généralité
La pompe est une machine qui serve à transmettre l’énergie d’une source extérieure au
fluide dans le but de déplacer le fluide en question d’un endroit à un autre par
l’augmentation de l’énergie de celui-ci toute en vainquant la gravité

Les caractéristiques hydrauliques du système de pompage ainsi que les caractéristiques


physiques et chimiques du fluide sont-elles qui déterminer quels types de pompes sont
les plus adéquats pour l’application choisie.
Les mécanismes de transfert d’énergie entre la pompe et le fluide sont différents, alors
qu’il est impossible d’utiliser une seule théorie pour décrire ce procédé. C’est pour
cette raison les pompes sont divisées selon leur principe de fonctionnement en deux
principales grandes catégories :
- Les pompes volumétriques
- Les pompes roto-dynamiques.

ENERGIE ELECTRIQUE -------POMPE-------FLUIDE (LIQUIDE)ENERGIE MECANIQUE


HYDRAULIQUE

Figure 1
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I.3.1. Les pompes volumétriques


Dans ces machines volumétriques (à déplacement positif), un certain volume de fluide
est, dans une première étape, forcé dans un espace fini où il est enfermé sous pression
par un moyen mécanique. Il est ensuite, dans une seconde étape, relâcher ou forcer en
dehors de cet espace, et le cycle reprend de nouveau. Donc, dans ce type de machine,
l’écoulement du fluide est intermittent et le débit dépend des dimensions de l’espace
qui reçoit le fluide et de la fréquence avec laquelle il est rempli et vidé.

I.3.2. Les Pompes roto-dynamiques

Dans ces machines, le fluide trouve un passage libre entre l’entrée et la sortie de la
machine. Toutes les pompes roto-dynamiques possèdent un organe tournant, appelé
roue, impulseur, ou rotor, capable de tourner librement et de façon continue au sein
du fluide et permettre en même temps au fluide de traverser de manière régulière.
Ainsi le transfert d’énergie entre le rotor et le fluide, transfert directement lié au taux
de variation du moment cinétique, a lieu lui aussi de manière continue.
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Figure 2 : Classification des pompes hydrauliques


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Historique
Lorsque nous considérons les pompes et leur histoire, nous pouvons nous rappeler
que, depuis les tous premiers temps, les hommes ont recherché des moyens
techniques pour amener les fluides (notamment l’eau) à un niveau plus élevé.
Cette opération était utilisée pour irriguer les champs et remplir les fossés qui
entouraient les villes et les châteaux fortifiés. L’outil de bol le plus simple est la main
humaine. Avec deux mains, c’est encore mieux.
Cependant, nos ancêtres préhistoriques ont rapidement eu l’idée de transformer des
cuves d’argile en bols. Il s’agit de la première étape vers l’invention du seau. Plusieurs
seaux étaient ensuite suspendus sur une chaîne ou une roue.
Les hommes ou les animaux utilisaient leur énergie pour mettre ces bols à eau en
mouvement et soulever l’eau. Des fouilles archéologiques ont mis à découvert des
transporteurs de seaux de ce type en Égypte et en Chine à partir d’environ 1000 avant
JC. L’illustration suivante est une reconstitution d’une roue à godets chinoise. Il s’agit
d’une roue reliée à des godets en argile qui versent l’eau lorsqu’ils atteignent le
sommet.
Une amélioration ingénieuse de ce concept a été élaborée en 1724 par JACOB LEUPOLD
(1674-1727), qui inséra des tuyaux courbés dans une roue.
La rotation de la roue forçait l’eau à être soulevée au niveau de l’axe central de la roue.
Le flux d’eau dans une rivière sert également d’entraînement pour cette installation de
levage. Une caractéristique particulièrement remarquable de cette conception est la
forme des tuyaux courbés. Elle est semblable à la forme des pompes centrifuges
actuelles.
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Figure 3 : Illustration d'une roue à godets chinoise

Figure 4: Pompe D’ARCHIMEDE


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Figure 5 : Illustration de la roue à eau JACOB LEUPOLD


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Les pompes volumétriques


Une pompe volumétrique, dans son principe général, se compose d’un volume
hermétiquement clos (corps de pompe) à l’intérieur duquel se meut un élément mobile
rigoureusement ajusté, dont le déplacement engendre soit le vide requis à l’aspiration
(pompe à pouvoir d’aspiration), soit l’impulsion nécessaire au refoulement, soit enfin
l’un et l’autre, permettant le transfert d’un volume donné de liquide de consistance
plus ou moins pâteuse, ou de gaz, depuis l’aspiration vers le refoulement.

On distingue deux groupes des pompes volumétriques


. Les pompes volumétriques rotatives
· Les pompes volumétriques alternatives.

.1 Les pompes volumétriques rotatives


Ces pompes sont constituées par une pièce mobile animée d’un mouvement de
rotation circulaire autour d’un axe, qui tourne dans une enveloppe (le corps) et crée le
mouvement du fluide pompé par déplacement d’un volume depuis l’aspiration
jusqu’au refoulement.
Les principaux types de pompes sont les suivants : à palettes, engrenages, vis.

.1.1 Pompes à palettes libres (Fig 6)


Le principe est le suivant : un corps cylindrique dans lequel tourne un tambour
excentré par rapport au corps de pompe entraîne des palettes libres (généralement
six). Celles-ci sont plaquées contre le corps par la force centrifuge développée par la
rotation du tambour ou par des ressorts qui poussent les palettes.
Ces pompes sont caractérisées par des débits de quelques dizaines de m3/h, des
vitesses de rotation de quelques dizaines de tours à 1 500 tr/min et des pressions au
refoulement de quelques bars (sauf pour les pompes hydrauliques pour lesquelles la
pression peut atteindre 150 à 200 bar). Elles conviennent aux liquides peu visqueux et
sont de maintenance aisée.
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Aspiration Transfert Refoulement

Figure 6: Pompe à palettes libres

.1.2 Pompes à palettes flexibles


L’ensemble rotor-palettes est en élastomère. Il entraîne le liquide jusqu’au refoulement
où les palettes sont fléchies par la plaque de compression et permettent l’expulsion du
liquide. Comme toutes les pompes à palettes, ces pompes n’entraînent ni brassage, ni
laminage, ni émulsion du produit. Elles peuvent également pomper des particules
solides. Les caractéristiques débits, vitesse, pression sont sensiblement identiques aux
précédentes

Figure 7 : Pompes à palettes flexibles


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.1.3 Pompes à palettes guidées


Le principe est le suivant : un corps conchoïdal dans lequel tourne un tambour
excentré, qui entraîne des palettes guidées. La tranche de la palette frôle le corps sans
le toucher.

Figure 8 : Pompes à palettes guidées

1.4 Pompes à engrenages extérieurs


Ce type de pompe comporte un grand nombre de variantes qui diffèrent entre elles
soit par la disposition, soit par la forme des engrenages. Dans tous les cas, le principe
consiste à aspirer le liquide dans l’espace compris entre deux dents consécutives et à le
faire passer vers la section de refoulement.
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Figure 9 : Pompes à engrenages extérieurs

1.5 -Pompe a Vis


Elles sont formées de deux ou trois vis suivant les modèle. Dans le cas d’une pompe à
trois vis, la vis centrale seule est motrice, les deux autres sont entrainées par la
première. Dans le cas d’une pompe à deux vis, celles-ci sont souvent tourner vite
(3000tr/min). Elles sont silencieuses et permettent d’atteindre des pressions assez
élevées (100bar). Par contre, elles n’admettent pas de particules solides.
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Figure 10 : Pompe à vis


.2 Les pompes volumétriques alternatives
Ces pompes sont caractérisées par le fait que la pièce mobile est animée d’un
mouvement alternatif. Les principaux types de pompes sont les suivants : à membrane
ou à piston
.2.1 Pompe à membrane
Le déplacement du piston est remplacé par les déformations alternatives d’une
membrane en matériau élastique (caoutchouc, élastomère, Néoprène, Viton, etc.). Ces
déformations produisent les phases d’aspiration et de refoulement que l’on retrouve
dans toute pompe alternative.
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Figure 11 : Pompe à membrane

.2.2 Pompes à piston


Elles peuvent être à simple effet et, dans ce cas, le piston n’a qu’une seule phase active
(premier temps : aspiration, deuxième temps : refoulement) sur les deux que comporte
le cycle. Elles peuvent être à double effet et, dans ce cas, le piston est actif dans les
deux phases, celles-ci étant à la fois phase d’aspiration et phase de refoulement. Cela
permet un débit deux fois plus important et une régularité plus grande dans le débit.
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Figure 12 :
Pompes à
piston
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Les Pompes roto-dynamiques (turbomachines)


Les pompes centrifuges, hélico-centrifuges et hélices. Cette famille peut être
caractérisée par le fait que la pression y est générée soit par l’action des forces
centrifuges, soit par la conversion en pression de l’énergie cinétique communiquée au
fluide (en le ralentissant). Dans la pratique, ces deux modes de génération de pression
sont associés, même pour une pompe hélice, lorsque l’on s’écarte du point nominal.
Selon la fonction de la machine
Le sens de transfert de l’énergie entre la machine est le fluide peut aussi définir un type
de classification de turbomachines.
Dans le cas où la machine transmet de l’énergie au fluide (transfert d’énergie
mécanique en énergie hydraulique), la machine est motrice (pompes, compresseurs).
Dans le cas inverse (transfert de l’énergie hydraulique en énergie mécanique), la
machine devient réceptrice (Turbines).
Suivant le type de rotor et son mode d'action il faut distinguer dans la catégorie des
turbopompes :
• les pompes centrifuges,
• les pompes hélices,
• les pompes hélico-centrifuges.
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Figure 13 : les déférentes types de la turbomachine

La pompe centrifuge

Définition : est une machine rotative qui pompe un liquide en le forçant au


travers d’une roue à aube ou d'une hélice appelée impulseur (souvent
nommée improprement turbine). C’est le type de pompe industrielle le plus
commun. Par l’effet de la rotation de l’impulseur, le fluide pompé est aspiré
axialement dans la pompe, puis accéléré radialement, et enfin refoulé
tangentiellement.
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Figure 14:
Schéma d’une
pompe
centrifuge – a -

Figure 14: Schéma d’une pompe centrifuge – b -

Classification des pompes centrifuges

Les pompes centrifuges sont elles-mêmes classées suivant :

- Nombre de roues (mono., multicellulaire)


- La forme des aubes de la roue
- La vitesse spécifique
- La direction de l'axe (horizontale, verticale)
- La position de la pompe par rapport à l'aspiration
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- Suivant le mouvement de l’eau dans la pompe, les pompes sont dites à axe
vertical ou horizontal.

- Suivant l’installation du corps de pompe par rapport à l’aspiration: immergées


(forages), de surface (hors d’eau).

Figure 15 :Pompe centrifuge monocellulaire

Figure 16: Pompe multicellulaire


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.
Figure 17 : Quelques types de pompes
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Figure 18 : Composantes d’une pompe centrifuge

a) Distributeur
Il sert à distribuer l’eau avec une vitesse et une direction convenables dans l’axe de la
pompe appelé « ouïe » ou « oeillard » précédé, à l’amont, par la canalisation
d’aspiration.

b) Roue, turbine, rotor ou mobile


Constitué par un moyeu porté par un arbre et muni d’aubes tournant à l’intérieur de
deux coquilles formant le corps de la pompe.
Les aubes peuvent être fixées sur un ou deux cotés à des disques
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Figure 19 : différents types de roue

c)-Diffuseur :
Cet organe fixe collecte le fluide à la sortie du impulseur pour l'amener dans la section
de sortie de la machine avec la vitesse désirée. Cette opération est conjuguée avec une
transformation partielle en énergie de pression, de l'énergie cinétique que possédé le
fluide à la sortie du impulser.
d)-volute : c'est le collecteur du liquide venant du diffuseur, elle assure la
transformation d'énergie cinétique en pression et canalise le liquide vers la section de
sortie de la pompe.
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Théorie des pompes centrifuges

.3. Principe de fonctionnement


Le fonctionnement des pompes centrifuges montre qu’entre l’entrée et la sortie de la
roue, l’énergie mécanique totale de la veine liquide est à augmenter. Cette
augmentation provient, d’une part d’un accroissement de l’énergie potentielle
(pression) et d’autre part d’un accroissement de l’énergie cinétique. Cette dernière est
transformée entièrement en énergie de pression au niveau du diffuseur par
ralentissement de la vitesse au niveau du divergent.

.4. Principales caractéristiques d’une pompe centrifuge


Dimensions principales (voir fig.II.2)
La pompe centrifuge est principale:
𝐃𝟎= diamètre de l’oreillard (mm)
𝐃𝟏= diamètre d’entrée de la roue (mm)
𝐃𝟐=
diamètre
extérieur de
la roue (mm)
𝐛𝟐= largeur
des canaux
de la roue à
la sortie
(mm)
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Figure 20 : dimensions d’une roue

Figure 21: Triangles des vitesses


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Définition et théorie générale des turbomachines


Équations de la conservation de la masse, de la conservation de la quantité de
mouvement et de la conservation de l’impulsion angulaire (moment de la quantité de
mouvement), représentent des éléments essentiels pour les applications dans le
domaine des turbomachines. Les expressions mathématiques de ces équations sont
illustrées ci-dessous. La figure 1.6 illustre un volume de contrôle V.
4.1. Conservation de la masse
L’équation de la conservation de la masse (continuité) exprime que l’accumulation de
massiques qui traversent les frontières du volume. L’expression mathématique du

d
principe est : dt
∫ ρdV + ρdS =0 (1.1)
v

avec :
dt∫𝜌.𝑑𝑉 : Accumulation de matière dans le volume de contrôle dans le temps.
∫𝜌𝑣 . : Flux massique traversant les surfaces (d’entrée et de sortie).
ρ : masse volumique
v : vitesse
dV : unité de volume
dS : unité de surface
Pour un régime permanent, la première partie de l’équation est égale à zero. Donc
l’équation (1.1) devient :
−∫𝜌𝑣 .=0 (1.2)
⇒ 𝜌.𝑣.1=𝜌.𝑣.2=𝑄𝑚 (1.3)
⇒ 𝑄𝑣=𝑣.1=𝑣.2 (1.4)
Qm : Débit massique (Kg/s) ;
Qv : Débit Volumétrique (M3/s).
Figure 1.6 : Volume de contrôle
.4.2. Conservation de la quantité de mouvement
Le principe de la conservation de la quantité de mouvement indique que la sommation
des forces est égale à l’accumulation de la quantité de mouvement dans un volume de
contrôle dans le temps plus la somme des flux de quantité de mouvement qui
traversent les frontières du volume…
𝐹=𝑑𝑡∫𝜌𝑣𝑑𝑉+∫𝜌𝑣. 𝑑𝑆 (1.5)
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Avec :
F : Sommation des forces ;

𝑑/dt∫𝜌𝑣𝑑𝑉: Accumulation de la quantité de mouvement dans un volume de contrôle


dans le temps;
∫𝜌𝑣. 𝑑𝑆: Somme des flux de quantité de mouvement qui traversent les deux surfaces
d’entrée et de sortie ;

Moment de la quantité de mouvement :


Le moment angulaire est donné par l’équation suivante :
𝑀=𝑑/𝑑𝑡∫𝑟.𝜌𝑣𝑑𝑉+∫𝑟.𝜌𝑣.𝑣𝑑𝑆 (1.6)

Etat stationnaire : 𝑑/𝑑𝑡∫𝑟. 𝜌𝑣𝑑𝑉=0

Figure 22: rotor ( roue) schématique

𝑀=∫(𝑟.𝜌𝑣)𝑣.𝑑𝑆=(𝑟2 𝑆.𝑣2)𝜌2𝑣2𝑆2−(𝑟1.𝑣1)𝜌1𝑣1𝑆1 (1.7)


En utilisant l’équation (1.3), l’équation (1.7) devient :
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𝑀=(𝑟2𝑣2−𝑟1𝑣1)

Le triangle des vitesses


Le mouvement du fluide à l’intérieur des canaux d’une roue à aubes est le résultat de
deux mouvements :
- La rotation de la roue : représentée par la vitesse tangentielle à la roue 𝑈⃗(appelée
aussi vitesse périphérique, vitesse circonférentielle et vitesse d’entrainement). Elle est
donnée par :
πDN 2 πrN
U= 60
= 60

Avec :D le diamètre de la roue en (m)


N :la vitesse de rotation de la roue en (tr/min).
-
Le déplacement par rapport à l’aube : représenté par la vitesse relative 𝑊⃗qui est
tangente à l’aube.
La vitesse 𝐶 est appelée la vitesse absolue, peut être déterminer par : 𝐶 =𝑈⃗+𝑊⃗.
Dans certains livres, la vitesse absolue peut être nommée 𝑉⃗.
L’angle 𝛼 (angle de calage) est formé par les vitesses 𝑈⃗et 𝐶 et l’angle 𝛽 (angle de
construction) est formé par les vitesses 𝑈⃗et 𝑊⃗. Il est à noter que l’inclinaison des
aubes ne dépend pas du régime de fonctionnement.

Figure 23 :
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Dans ce qui suit il faut intervenir encore deux composantes de la vitesse absolue :
- Une composante radiale:
Cr = C. sinα

-Une composante circonférentielle :


Cu=𝐶. 𝑐𝑜𝑠 𝛼

La composante Cr peut être déterminé à l’aide de l’équation de continuité :

Qv Qv
Cr = s = Db π

Remarque: La figure 1.8 représente une roue d’une turbomachine sur laquelle sont
tracés les vecteurs des vitesses (à l’entrée « indice 1 » et à la sortie « indice 2 »).

Figure 24:une roue turbomachine avec triangles des vitesses


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Figure25:
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Figure 26

Théorème d’Euler
Le point de départ pour l’étude des turbomachines est l’équation d’Euler. Celle-ci peut
être déduite aisément du principe de conservation de l’impulsion angulaire ou moment
de la quantité de mouvement. En particulier, on considère un écoulement
unidimensionnel en régime stationnaire dans le rotor d’une turbomachine ayant des
conditions uniformes à l’entrée et à la sortie notées par les indices 1 et 2,
respectivement. On applique alors, l’équation 1.8 à un filet de fluide entre ses deux
points illustrés sur la figure 1.7 et celle-ci devient :

M= Qm( r2v2 - r1v1)

Bien que cette expression de l’équation d’Euler est sous une forme mathématique
élégante, elle requiert de modifications pour être facilement utilisable.
Dans les turbomachines ; 𝑟. 𝑣=𝑟 . 𝐶𝑢 (turbomachine à entrée radiale C.à.d. (𝐶1=𝐶𝑟1
,α1=90°)).

L’équation (1.8) devient : M = Qm (r2 Cu2 – r1 Cu1)

La puissance absorbé par la pompe : P = M . ω = Qm (r2 Cu2 ω– r1 Cu1 ω)


On a : U = r ω

P = Qm (Cu2 U2 – Cu1U1)

On a aussi la puissance absorbée par la pompe est définie par :


P = Qm g Hth

Cu2 U 2−Cu1 U 1
 Hth = g
.

On l’appelle la hauteur théorique ou la hauteur effective d’élévation ou la hauteur


engendrée.
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Fonctionnement au régime optimal


La roue a pour effet de produire une déviation de la veine liquide qui , entrant en son
centre M1 avec une vitesse absolue C1 , en sort à la périphérie M2 avec une vitesse
absolue C2et, corrélativement, de donner naissance à un couple dont l’expression est
donner par : M = Qm (r2 Cu2 – r1 Cu1)

Le régime optimal de la pompe est caractérisé par le fait que la vitesse W1 à l’entrée de
la roue est tangente à l’aube et la vitesse absolue C2 à la sortie de la roue est tangente
à l’aube fixe du diffuseur.
Les seules pertes de charge du liquide à la traversée de la pompe sont celles dues aux
frottements des filets liquides entre eux et contre les aubes fixes et mobiles.
Désignons par ζd l’ensemble de ces pertes de charge se produisant dans les aubages
fixes du diffuseur et ζr l’ensemble de ces pertes de charge se produisant dans la roue.
En conséquence, en fournissant sur l’arbre de la pompe une énergie représentée par la
hauteur Heff ( H th), on ne recueille que la hauteur nette Hn tell que :

Hn = H eff - ζd – ζr
Hn
et le rendement manométrique optimal de la pompe sera: η = Heff .

On définitive, le fonctionnement d’une pompe centrifuge aux différents régimes


possibles est caractérisé par une surface ayant pour équation : F(H, Q, N) =0.
A chaque point de cette surface F(H, Q, N)=0, les points pour lesquels la machine
possède la même rendement, on obtient des réseaux de courbes équi-rendement.
Dans ce monde de représentation on considère qu’une des trois variables H,Q,N est
constante, ce qui permet de se ramener à une fonction de deux variables, c’est-à-dire
d’obtient une représentation plane ( deux variables).
En général, c’est la variable N qui est supposée constate et on peut ainsi étudier pour
une pompe centrifuge :
1- La caractéristique Heff= f(Q) à vitesse constante ; N=Cte
2- La caractéristique Hn= f(Q) à vitesse constante, N=Cte
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3- La caractéristique P= f(Q) de la puissance fournie à l’arbre de la pompe, N=C te


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Figure 27caracteristique de pompe centrifuge en fonction de β

1.1.4- grandeurs caractéristiques d'une pompe

* le débit volumétrique:
C'est le volume de liquide susceptible d'être refoulé par la pompe pendant l'unité de
temps.
* la hauteur effective heff
C'est la hauteur théorique à laquelle peul refouler une pompe sans pertes de charge à
l'aspiration ni au refoulement.
P 2−P1 1
Heff=Hgéo+ ρg
+ 2 g (V12 –V22)
* hauteur de barbotage
C'est la hauteur mesurée par un débit mètre placé au refoulement fermé d'une pompe:
c'est une hauteur mesurée à un débit nul.

* la hauteur nette ou hauteur manométrique totale

C'est la hauteur théorique diminuée des pertes de charge dues:


aux frottements des filets liquides entre eux et contre les parois de la machine dans
la roue et dans le diffuseur,
aux chocs à l'entrée et à la sortie de la roue.
Cette hauteur est en fonction de la vitesse de rotation et du débit :
Hn= μN2 + λ N Q + K Q2
Courbes caractéristiques d’une pompe centrifuge.

.1. Courbe caractéristique H(Q)

La présence d’une pompe dans un système de pompage, exige la connaissance des


paramètres nominaux H (hauteur manométrique) et Q (débit nominale ou utile).
Ces deux paramètres forment un couple (H, Q) qui définit la position du point de
fonctionnement de la pompe dans le circuit hydraulique où elle se trouve. On note que
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H et Q doivent être connus pour une vitesse de rotation N de la roue constante. Mais, il
est important parfois de connaître le comportement de la pompe dans des conditions
hors de celles nominales. On peut distinguer deux types de caractéristique H(Q):

- Caractéristique stable :
Ce sont les courbes H(Q) régulièrement descendantes (fig. ) avec l’accroissement du
débit, depuis H (Q=0) =H0 =Hmax qui correspond à la fermeture du robinet – vanne de
refoulement. Chaque valeur de débit Q, correspond à une seule valeur de hauteur H.

Figure 28 : courbe caractéristique stable

Caractéristiques instables :
Ce sont des courbes montantes (ascendantes), à partir de H0 =H (Q = 0) jusqu’au
sommet de la courbe, correspondant à l’ordonnée Hmax (Fig.3.3). A partir de ce point, la
courbe H(Q) devient descendante. Au-dessus de la droite horizontale passant par H0,
chaque hauteur H peut avoir deux valeurs de débits ; Q1 et Q2
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Figure 29 : courbe caractéristique instable

Courbe caractéristique Pu(Q)


Pour les pompes centrifuge à faible et moyenne vitesse spécifique, les courbes
caractéristiques P(Q) de la puissance, sont régulièrement ascendantes (Fig.3.4).

Figure 30 : caractéristique de P=f(Q)


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.4. Principales caractéristiques d’une pompe centrifuge


La courbe η(Q) du rendement est représenté sur la figure 3.

Figure 31 :caractéristique de η(Q)

Couplage des pompes


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En série : Un tel couplage est utilisé pour l'accroissement de la hauteur manométrique ;


l'aspiration de la seconde pompe est reliée au refoulement de la première.
La courbe caractéristique Hn=f(Q) de l'ensemble est obtenue en ajoutant les hauteurs
(Ordonnées) des courbes caractéristiques de chaque pompe.
Dans le couplage des pompes en série, on a :

𝑄𝑡=𝑄1=𝑄2 𝐻𝑡=𝐻1+𝐻2

Figure 32 : couplage deux pompes en série


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.2. Couplage de deux pompes en parallèle


Ce type de couplage est utilisé pour augmenter le débit refoulé en gardant la même
hauteur initiale.
Dans ce type de couplage, deux cas peuvent se présenter :
- Cas de deux pompes identiques (ayants les mêmes caractéristiques) ;
-Cas de deux pompes non identiques (n’ont pas les mêmes caractéristiques).

Dans le couplage des pompes en parallèle, on a : 𝑄𝑡=𝑄1+𝑄2 𝐻𝑡=𝐻1=𝐻2

Figure 33: couplage deux pompes en parallèle


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Le point de fonctionnement
Le point de fonctionnement est le point d’intersection de courbe caractérisé le réseau
et celle caractérise de la pompe

Figure 34 : le point de fonctionnement


Adaptation des pompes à la demande.
.1-Adaptation par la variation de la vitesse
Lorsque le point fonctionnement se trouve très éloigné de point demandé, nous
devons le corriger, le rendre plus proche du point demandé, cela s’appelle l’adaptation
de l’offre à la demande.
Si nous constatons que de débit de fonctionnement dépasse de 10 % le débit demandé,
nous devons l’adapter pour éviter le gaspillage du produit et de l’énergie.
L’adaptation peut se faire par la variation de la vitesse de rotation par la variation de la
fréquence sur le moteur électrique. Sur la figure , nous pouvons adapter la pompe 1
tournant à une vitesse N1 en augmentant sa vitesse jusqu’à la vitesse demandée Nd.
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De même, nous pouvons réduire la vitesse de rotation de la pompe 2 tournant à la


vitesse N2 jusqu’à la vitesse demandée Nd.
La pompe existante Q1, H1, N1, P1
La pompe cherchée Q2, H2, N2, P2

Q2 N 2 H2 P2 N 2 3
=
Q1 N 1
; H1
=¿)2 ; = ( )
P1 N 1

Figure 35
.2-Le rognage d’une pompe.
Soit une pompe dont le diamètre de la roue est D1, et qui délivre un débit Q1,
avec une hauteur manométrique H1. Le rognage de la pompe consiste à modifier
le diamètre du rotor pour le ramener à une valeur D2 plus faible que D1. . Le
débit, la hauteur manométrique et la puissance se voient alors modifiés comme
suit :
Q1 H 1 P1 D1 4
= =¿)2 =( )
Q2 H 2 P2 D2
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Figure 36: le rognage
.3-Réduction du débit par le vannage
La fermeture de la vanne crée une perte de charge singulière qui dresse la courbe
caractéristique de ma conduite en réduisant le débit

Figure 37: l’effet de vannge


La cavitation
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Définition : Mécaniquement, on peut définir la cavitation par la rupture du milieu


continu de liquide sous l’effet de contraintes excessives. Physiquement, La cavitation
est la vaporisation d’un fluide soumis à une pression inférieure à sa pression de vapeur.
Ce phénomène se manifeste par la formation au sein de l’écoulement, de bulles, de
poches, de tourbillons ou de torches de vapeur. Dans les pompes, ces structures de
vapeur apparaissent dans les zones de faible pression à l’entrée des aubes de roue, et
sont transportées dans les zones à plus haute pression.
La cavitation se représenter par la notion de « NPSH » =(Net Positive Suction Head) on
la traduit par ( la charge nette à l’aspiration )

Figure : cavitation d’une pompe centrifuge

Soit une pompe centrifuge dont l’axe suppose horizontal est à une hauteur h A au-
dessus du plan d’eau à l’aspiration. Si PA est la pression absolue à l’entrée de la roue au
point A et VA la vitesse en ce point et si JA est les pertes de charge totale entre les
points C et A d’un filet liquide partant de la surface libre à l’aspiration en C et passant
en A, le théoreme de Bernoulli appliqué entre deux points considères de ce filet
donne :
PA V²A Patm PA Patm V²A
h A= δ + 2 g + J A= δ
¿>¿
δ
= δ
- h A-
2g
- JA

V²A PA Patm PA
+ JA= KQ2 ¿>¿ = - hA- KQ2 ==> = f(Q)
2g δ δ δ
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PA
δ
Patm
δ
-hA

NPSHr
M

hv NPSHd

Q
Figure 38: la présentation de cavitation
Pv
=hv :la hauteur de la tension de vapeur du liquide pompée à la température
δ
considère.
hA : la distance verticale entre l’axe de la pompe et la surface de l’eau a l’aspiration.
Pour le fonctionnement de la pompe hors de la cavitation, il se fait que :
NPSHd > NPSHr.
Pour de plus de sécurité on applique NPSHd > NPHSr +0.5m .
NPSHr :NPHS requis et donnée par le constricteur.
NPSHd : NPSH disponible est donné par l’installateur.
Patm V²A Patm
NPSHd = δ
- h A-
2g
- J A=
δ
- hA- KQ2 ==> NPSHd = f(Q)
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Figure 39 : l’amorçage et la cavitation


Amorçage
Les pompes centrifuges ne peuvent s'amorcer seules. L'air contenu nécessite d'être
préalablement chassé. On peut utiliser un réservoir annexe placé en charge sur la
pompe pour réaliser cet amorçage par gravité. Pour éviter de désamorcer la pompe à
chaque redémarrage il peut être intéressant d'utiliser un clapet anti-retour au pied de
la canalisation d'aspiration.
On distingue deux (2) type de pompage:
1- Le pompage par aspiration comme le représenter au figure 39 -1,2 ou le NPSHd
Patm V²A Patm
calcule suivant : NPSHd = δ
- h A-
2g
- J A=
δ
- hA- KQ2
2- Le pompage en charge comme le représenter au figure 39-3 ou le NPSH d calcule
Patm V²A Patm
suivant : NPSHd = δ
+ h A-
2g
- J A=
δ
+ hA- KQ2

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