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Incinération

Sommaire
- INTRODUCTION

- Collecte De Déchets 

- L'incinération 

- L'incinération simple

- La valorisation énergétique

- Un incinérateur 

- Composition et fonctionnement d'un incinérateur 

- Les principaux composants d'un incinérateur 

- Un fonctionnement en continu 

- Le fonctionnement d’un incinérateur

- L’arrivée et le déchargement des déchets

- La production des mâchefers

- Les fumées et les résidus d’épuration des fumées (REFIOM)

- L’évacuation des fumées dans l’atmosphère

- Principe de fonctionnement d’une usine d’incinération d’ordures


ménagères 
- Types de four 

- Le traitement des fumées 

- Caractéristiques techniques générales de l’incinération

- Diagramme ternaire de combustion

- La matière traitée

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- Résidus de l’incinération des déchets

- Le rendement énergétique 

- Les avantages et les inconvénients

- Impact écologique

- Conclusion 

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INTRODUCTION

La problématique de la gestion des déchets ménagers est posée à tous les


échelons de la société actuelle. Le choix pour les collectivités de filières de
traitements/valorisation des ordures ménagères implique une réflexion en amont
concernant l'organisation de la collecte, et, en aval sur les impacts
environnementaux liés à la filière choisie.Parmi les modes d’élimination utilisés
(stockage, incinération, recyclage et compostage), l’incinération traite plus de
40% des déchets ménagers. L’incinération des déchets consiste à brûler un
maximum de détritus : elle permet de réduire efficacement leur masse et de
produire de l’énergie. Une usine d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) est
composée de cinq parties : la fosse de stockage des déchets, le four, le système
de refroidissement des gaz et de récupération d'énergie (chaudière), le système
de traitement des fumées, le dispositif de récupération des sous-produits de
l’incinération et d’évacuation des fumées.

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Collecte De Déchets :
La première étape du traitement des déchets La gestion des déchets regroupe l'ensemble du
processus de traitement d'un déchet. Elle répond à la stratégie dite des 3 R :

 réduire ;
 réutiliser ;
 recycler.

Le taux de réussite du principe des 3 R est encore insuffisant en France, faute de bonne
volonté, de moyens et de technologies nouvelles.

L'objectif reste de réduire de façon significative les déchets :stockés ou enfouis, incinérés 

A. Collecte municipale des déchets : pros et particuliers :


La collecte des déchets consiste à séparer et à trier chaque objet et à l'acheminer vers un
centre de traitement approprié, les mairies ont la responsabilité de collecter et de traiter les
déchets auprès des citoyens et les entreprises. Elles peuvent créer un Syndicat intercommunal
de collecte et de traitement des ordures ménagères (SICTOM) pour partager cette tâche avec
les villes voisines.

Elles mettent à disposition de tous les concitoyens un plan de tri des déchets :

COLLECTE MUNICIPALE DES DÉCHETS


Des poubelles publiques dans la rue.
Des poubelles de tri pour les résidences individuelles et collectives.
Un conteneur à produits dangereux : piles, ampoules, etc. (en mairie).
Un guide détaillé du tri.
Un entretien et un remplacement des poubelles.
Un nettoyage de voirie.
Un ramassage de chaque type d'ordure une à trois fois par semaine.
Le ramassage des encombrants une fois par mois.
Une information détaillée sur le type et les heures de collectes.
Une décharge municipale ou intercommunale : l'adresse et les horaires d'ouvertures de
la décharge.
Facultatif : un numéro de téléphone pour la prise de rendez-vous avec les techniciens
assurant la collecte des encombrants.
Un plan de collecte sur tout le territoire.

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B. Une collecte informelle ou organisée


Les déchets collectés se présentent en plusieurs catégories :

PLUSIEURS MOYENS DE COLLECTE DES DÉCHETS


Collecte « à Le citoyen place des objets triés dans une borne de collecte prévue à cet
la source effet.
Ils ne sont pas mélangés à d'autres objets afin de pouvoir être réutilisés ou
recyclés : vêtements, verres, cartons, plastiques, papiers, etc.
Cette borne se trouve :
dans sa résidence particulière ou collective (la fameuse poubelle bleue pour
les bouteilles en plastiques, la verte pour les déchets),
dans son quartier (verre, vêtements).
Récupératio Se fait dans une déchetterie.Ménagers
n pour le
recyclage
Tout-venant  Par l'intermédiaire d'un ramassage régulier des poubelles publiques.
Récupératio Trier à la main dans une décharge composée d'objets mélangés, les
n informelle matériaux recyclables ou non.

C. Collecte des déchets : selon le type de déchets


Les mairies mettent à disposition des habitants un calendrier de collecte des déchets. Ce
calendrier indique : les jours et heures du ramassage, le moment de la journée où l'usager doit
sortir sa poubelle sur le trottoir (matin ou soir), si l'usager doit se rendre à un point de collecte
précis pour y déposer ses ordures.

Il existe plusieurs types de collectes, selon la catégorie de déchets :

Déchets Procédure
Le ramassage Les résidences particulières ou collectives disposent de deux

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déchets classiques conteneurs spécifiques pour le tri des déchets.
1 à 3 fois par semaine, un camion vient vider l'un de ces conteneurs :
l'usager doit placer sa poubelle la veille au soir ou tôt le matin dans la
rue et la remettre dans sa propriété une fois vidée.
La collecte de l'eau Cette collecte s'effectue sans l'intervention du consommateur.
Les eaux usées sont évacuées vers les stations d'épuration.
La collecte des Pour éviter d'encombrer les trottoirs, il est interdit de poser un meuble
encombrants ou un objet volumineux (matelas, cycles, végétaux non volumineux,
ferraille) à collecter en dehors des heures et des jours de collecte.
La déchetterie Pour éviter les dépôts sauvages, la mairie peut aussi proposer quelques
mobile journées supplémentaires de collecte des encombrants.
Le camion sillonne la ville selon un parcours précis.
Pour accéder à la collecte, il faudra venir à lui muni d'un justificatif de
domicile.
La collecte sur La collecte des encombrants se fait sur rendez-vous téléphonique pour
rendez-vous éviter d'encombrer les rues.
La collecte des La mairie distribue des sacs en papier recyclable et solide.
déchets verts Après avoir tondu la pelouse ou taillé les haies, il faut mettre ses rebuts
dans les sacs et le placer dans la rue, le jour de la collecte.
La collecte des Il s'agit, en général, d'une déchetterie mobile. Le camion parcourt la
déchets toxiques ville et récupère les piles, pots de peinture, solvants, huiles, ampoules,
radiographies médicales ou les aérosols usagés.
La collecte de Une association met à disposition un conteneur ou se déplace sur un
vêtements lieu donné durant une journée.
Pour y déposer ses vêtements usagés, le consommateur doit se déplacer
sur place.
La collecte de Certaines mairies organisent la collecte des papiers et des cartons
papier ou carton usagés.
Ces derniers doivent être en bon état.
Le consommateur se déplace jusqu'au conteneur le plus proche de chez
lui.
La collecte des Pour les bouteilles et les bocaux en verre, les mairies placent des
verres conteneurs spécifiques sur l'ensemble de leur territoire.
Au consommateur de porter ses déchets en verre jusqu'au point de
collecte le plus proche de chez lui.

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Schéma des quatre grandes filières de traitement des OM


L'INCINERATION :

     L'incinération, c'est tout simplement le fait de brûler un objet. Sauf que pour l'incinération
des déchets,Les traitements thermiques, par l’action de la combustion, réduisent le volume et
la masse des déchets et conduisent à leur minéralisation. deux choix s'offrent à nous :

 L'incinération simple.
 La valorisation énergétique.

Ceux-ci se présentent de la manière suivante :

 Incinération.

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 Récupération de la chaleur émise lors combustion (dans le cas de la valorisation
énergétique).
 Traitement des fumées avant le rejet de celles-ci dans l'atmosphère.

Voici la présentation de ces deux techniques d'incinération.

      L'incinération simple :

     Nous parlons d'incinération simple lorsque l'énergie qui est produite par la combustion
n'est pas récupérée. Le traitement thermique permet de brûler les déchets ménagers dans des
fours aménagés à cet effet. Nous savons que pour toute incinération, nous obtenons une très
forte réduction des volumes des déchets et une minéralisation de ceux-ci. Les principaux
polluants présents dans les déchets entrants se concentrent dans les fumées, qui sont ensuite
rejetées dans l'atmosphère. C'est pour cela que les fumées sont dépolluées avant d'être rejetées
dans l'atmosphère.

     Les déchets traités par l'incinération simple sont des déchets de type organique, liquide ou
encore boueux. Nous y trouvons donc des hydrocarbures, des solvants, des déchets huileux,
des déchets de peinture, des vernis, des encres et des déchets de synthèses organiques.

     La réalisation de l'incinération s'effectue à une température qui va de 1 000°C à 1 300°C.
A cette température, les molécules toxiques sont décomposées. Lorsque les fumées sortent de
la chaudière, elles sont acides et contiennent des métaux lourds, c'est pour cela qu'elles sont
stoppées lorsqu'elles sont au contact de chaux, de lait ou tout simplement d'eau.      

      La valorisation énergétique :

     La valorisation énergétique peut se traduire comme une incinération avec récupération

d'énergie (ou thermolyse).

     Le haut niveau de température atteint à la sortie du four permet de récupérer la chaleur
sous forme d'eau chaude ou de vapeur (qui est soit utilisée en interne par le centre de
traitement ou vendue à l'extérieur du centre dans le cas d'une valorisation énergétique).
L'énergie qui est dégagée lors de la combustion est ensuite récupérée.

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     Ainsi on produit de la vapeur pour alimenter des systèmes de chauffage. Nous
avons également une production d'électricité grâce à des turbo-alternateurs. La valorisation
qui permet la production de chaleur et d'électricité s'appelle la cogénération.

     Cette méthode prend en compte tout type de déchets sauf les déchets dits "ultimes"

Un incinérateur :

C’est un dispositif qui détruit des objets par une combustion aussi complète que possible. Il se
présente généralement comme une sorte de four où la chaleur dégagée par les matériaux en
cours de combustion est suffisante pour enflammer les matériaux ajoutés.
Ce mot désigne souvent l'UIOM (Usine d'Incinération des Ordures Ménagères) ou l’UVE
(Unité de Valorisation Energétique). 

La valorisation énergétique d’un déchet consiste donc à utiliser le pouvoir calorifique du


déchet en le brûlant et en récupérant cette énergie sous forme de chaleur ou d'électricité.

Composition et fonctionnement d'un incinérateur :

 Une fosse de réception homogénéise les déchets et permet d'alimenter l'installation. 


Les fours fonctionnent 24h/24 et 7j/7 tandis que la collecte ne s'effectue que 6 demi-
journées par semaine ; la reprise des déchets se fait au moyen d'un grappin.
 Le four en continu utilise du carburant pour démarrer : 
- Soit le seul pouvoir calorifique (PCI) des déchets si la nature du déchet, 
- Soit un brûleur à mazout, 
- Ou, la plupart du temps, le gaz de ville.
Occasionnellement, le carburant peut être un apport calorifique complémentaire pour réduire
les imbrûlés ou la formation de composés toxiques (furanes, PCB, goudrons ou diverses
formes de dioxines) si la température tombe au-dessous de 850 °C.
• Dans le cas d’une UVE, une chaudière récupère la chaleur et la valorise, éventuellement
sous forme d'énergie électrique et de chauffage (cogénération). 
Les principaux composants d'un incinérateur :

Il se compose de plusieurs éléments :

 un four (lieu de la combustion du déchet)stockage et combustion des déchets, équipé


d'un brûleur au gaz ou au fioul.

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 une Chaudière pour récupérer l’énergie 
 un filtre de traitement des fumées avec captage des polluants savants rejets dans
l’atmosphère (empêcher la propagation dans l'air).

Un fonctionnementen continu :
La combustion des déchets est autoalimentée, c’est-à-dire qu’aucun autre combustible
n’est nécessaire au maintien de la combustion. Toutefois, un brûleur (alimenté au gaz ou au
fioul la plupart du temps) est toujours nécessaire pour assurer trois fonctions :

1) Montée en température jusqu’aux conditions d’incinération (850 °C pendant au moins


02 secondes après la dernière injection d’air) ;
2) Maintien des conditions d’incinération au cas où les déchets seuls ne le permettent pas
3) Arrêt du four et descente en température (qui doit être progressive).

Le fonctionnement d’un incinérateur


Un incinérateur est une usine de traitement basée sur la combustion partielle des
déchets en présence d’un excès d’air. D’un simple four auquel était adjointe une cheminée
pour l’évacuation des fumées, on est passé àdes constructions de plus en plus complexes, et de
plus en plus coûteuses.

1. L’arrivée et le déchargement des déchets


A leur arrivée sur le site de l’incinérateur, les déchets résiduels collectés en mélange,
d’origine, de volume et de toxicité variés sont déversés dans une fosse imposante, en
attendant d’être envoyés dans le four grâce à un grappin. Le four est alimenté en combustible
comme du gaz et/ou du fioul, pour maintenir en permanence la combustion, car les différentes
sortes de déchets n’ont pas la même capacité à brûler.

2. La production des mâchefers

La combustion qui a lieu dans le four ne peut être totale et ne transforme pas tous les
déchets en fumées : pour 1000 tonnes de déchets brûlés, environ 300 tonnes de résidus
solides, appelés mâchefers, sont recueillis à la base du four. Ils sont refroidis et envoyés en
centre de stockage ou utilisés en sous-couche routière après une phase de maturation, au
mépris de la protection de l’environnement (impacts sur l’eau et les sols).

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3. Les fumées et les résidus d’épuration des fumées (REFIOM)

L’incinération produit aussi des résidus gazeux. A la sortie du four, ces fumées sont
extrêmement toxiques, puisqu’elles contiennent en grande quantité métaux lourds, dioxines et
furanes, oxydes d’azote et de soufre, etc. Une partie de la chaleur véhiculée par les fumées
peut être récupérée par une chaudière à des fins de production d’électricité et/ou de chauffage.
Les fumées passent ensuite dans différents systèmes de filtration et d’épuration pour les
dépoussiérer et réduire la quantité d’un certain nombre de polluants. Pour cela, des produits
chimiques sous forme liquide et solide sont injectés dans les fumées. Leur épuration génère
ainsi des effluents liquides et des résidus solides très toxiques, les REFIOM, destinés à
l’enfouissement spécifique pour déchets dangereux.

4. L’évacuation des fumées dans l’atmosphère

Les fumées sont finalement évacuées dans l’atmosphère par une cheminée. A ce stade,
ce n’est pas de la vapeur d’eau qui sort : les fumées contiennent encore des particules fines et
ultrafines sur lesquelles se fixent les polluants (certains types de métaux lourds, etc.) qui n’ont
pas pu être captés par les systèmes de traitement, ainsi que de grandes quantités de CO2, gaz à
effet de serre contribuant au réchauffement climatique. Certains polluants doivent répondre à
des normes de rejet mais beaucoup d’entre eux ne sont toujours pas réglementés. Les
particules qui en sont chargées retombent dans l’environnement, bien au-delà de la zone
d’émission, s’accumulant dans la chaîne alimentaire pour aboutir dans nos assiettes.

Principe de fonctionnement d’une usine d’incinération d’ordures


ménagères :

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Une usine d’incinération d’ordures ménagères : 1- Fosse ; 2-trémie


d’alimentation du four ; 3- four ; 4-chaudière et refroidisseur ; 5-traitement des
fumées ; 6-réactif de neutralisation des fumées ; 7-filtre ; 8- cheminée
d’évacuation des gaz ; a-récupération des mâchefers ; b-récupération des
cendres sous chaudière ; c-récupération des REFIOM).

Types de four :
Plusieurs formes de technologies peuvent être mises en œuvre. Elles diffèrent selon le
type de four ou de chaudière utilisé. Le choix d'un four repose sur le rendement thermique
recherché mais aussi sur la qualité des rejets atmosphériques.

En effet, les rejets sont d'autant plus faibles que la combustion est bonne. Moins
d'équipements périphériques sont alors requis pour le traitement des effluents. Le choix
repose également sur d'autres éléments comme la capacité annuelle de l'installation, la
quantité et la qualité des cendres et des mâchefers produits.

On distingue ainsi :

 les fours à grille : les déchets avancent dans le foyer du four sur une grille mobile au
travers de laquelle circule l'air nécessaire à la combustion. C'est le four le plus
répandu.

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 les fours tournants : les déchets entrent dans un four cylindrique incliné dans lequel
circule de l'air. Le four tourne et permet ainsi la progression des déchets dans le foyer,
dans le même sens ou à contre-courant de l'air de combustion.

 les fours à lits fluidisés : les déchets sont broyés puis mélangés à un lit de sable. L'air
de combustion est insufflé vers le haut à travers le lit mis en mouvement et porté à
température élevée. Ce procédé peut être rotatif ou circulant.

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Le traitement des fumées :

Une fois refroidis, les gaz de combustion sont dépollués. Les polluants sont des poussières
(cendres volantes), des gaz acides (HCl, SO2/SO3et HF principalement), des métaux lourds et
des particules imbrûlées, On dénombre quatre procédés principaux de traitement des fumées :

-La voie sèche  :les gaz de combustion contenant les polluants particulaires et gazeux sont
traités par voie sèche dans une gaine de réaction puis dépoussiérés avant d'être rejetés dans
l'atmosphère. Un réactif basique (principalement l’hydroxyde de calcium (Ca(OH)2) ou
l’hydrogénocarbonate de sodium (NaHCO3), appelés respectivement «chaux» et
«bicarbonate» dans l’industrie) finement broyé est injecté par voie pneumatique dans la gaine
de réaction où il est intimement mélangé aux gaz de combustion. Les gaz acides sont
neutralisés en phase sèche au contact du réactif basique. Un dispositif d'injection de charbon
actif permet de parfaire le traitement des métaux lourds encore sous forme gazeuse et des
composés organiques. Les particules solides (produits de réaction, cendres volantes et métaux
lourds condensés) sont séparées des fumées dans un dépoussiéreur. Les fumées épurées sont
rejetées dans l'atmosphère via un ventilateur et la cheminée.

- la voie semi-humide  : les gaz de combustion contenant les polluants particulaires et gazeux
sont traités par voie semi-humide dans une enceinte de réaction, puis dépoussiérés avant d'être

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rejetés à l'atmosphère. Dans l'enceinte de réaction, les gaz acides réagissent d'abord en phase
liquide avec le réactif basique en solution finement pulvérisée par une turbine tournant à
grande vitesse. La vaporisation de l'eau entraîne la cristallisation des sels dissous dans les
gouttelettes et une diminution de la température des fumées. Ceci favorise les réactions de
neutralisation et la condensation des métaux lourds. Lorsque toute l'eau s'est évaporée, les gaz
acides résiduels sont neutralisés en phase sèche au contact du reste du réactif basique. La suite
du traitement est le même que pour la voie sèche.

- la voie humide  : les gaz de combustion sont traités par voie humide après dépoussiérage
puis saturation en eau des fumées. Les gaz acides sont dissous dans une solution de lavage
circulant dans des tours, puis neutralisés par un ou plusieurs réactifs basiques. Le nombre de
tours et la nature des réactifs sont optimisés en fonction des performances recherchées. Des
dévésiculeurs installés à la sortie des tours arrêtent les gouttelettes en suspension dans les
fumées. Les fumées sont ensuite rejetées dans l'atmosphère via le ventilateur et la cheminée.
Les solutions de lavage neutralisées sont dirigées vers une installation de traitement afin
d'extraire les particules en suspension et les métaux lourds dissous. Les eaux épurées peuvent
alors être éliminées dans une installation d'évapo-cristallisation ou rejetées dans le milieu
naturel.

- la voie humide sans rejet liquide, ou voie mixte   :ce principe de traitement des fumées
combine les systèmes de la voie humide et de la voie semi-humide dont il cumule les
avantages. Seul le traitement des effluents diffère de celui de la voie humide. Les solutions de
lavage neutralisées sont dirigées vers une enceinte d'évaporation pour y être mélangées aux
gaz de combustion qui contiennent les polluants particulaires et gazeux. La vaporisation de
l'eau entraîne la cristallisation des sels dissous dans les solutions de lavage et une diminution
de la température des fumées. Ceci favorise la condensation des métaux lourds. Un dispositif
d'injection de charbon actif permet de parfaire le traitement des métaux lourds gazeux et des
composés organiques (dioxines et furanes). Les particules solides (sels cristallisés, cendres
volantes et métaux lourds condensés) sont séparées des fumées dans le dépoussiéreur.

Caractéristiques techniques générales de l’incinération

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L’incinération est techniquement délicate à maîtriser Empiriquement, on fait référence à la
règle des trois(T) Pour réaliser la combustion de déchets, il est nécessaire de contrôler trois
facteurs : la température de combustion, le temps de séjour et la turbulence.

C’est ce qui se nomme, la règle des 3T :


1. Température de combustion

La plupart des équilibres thermodynamiques de la combustion sont favorisés par la


température. La seule limitation à la température de combustion réside dans la tenue de
matériaux constituant la chambre de combustion. Cette température est en générale de l’ordre
de 1000°C mais elle peut varier entre 500 et 600°C pour des « gaz facile» et 1400°C pour des
« composés difficiles».

2. Temps de séjour

En pratique, le temps de séjour moyen est déterminé par le rapport ts=Q/V, entre le
débit volumique de gaz Q produit par la charge incinérée et le volume V de la chambre de
combustion .Pour les solides, le temps de séjour dans le four peut varier entre une demi-heure
et trois heures et en moyenne 60 minutes. Ainsi, pour l’incinération de déchets solides on
choisit toujours une incinération multi chambré. 

Le temps de séjour est la durée pendant laquelle les molécules sont exposées aux
hautes températures. Il doit être suffisamment long pour assurerle déroulement complet des
différentes réactions. Il sera d’autant plus cours qui les températures seront élevées. Pour les
liquides, ts est pratiquement réduit à quelque secondes.

3. Turbulence

La turbulence permet le mélange intime des combustibles et de l’air comburant.


Elle peut être réalisée : - Soit directement dans les bruleurs par injection d’effluents (la
viscosité du produit doit permettre une bonne atomisation et par suite un mélange rapide avec
l’air comburant soufflé grande vitesse) ;
- Soit dans les fours par des aménagements divers (changement de vitesse par des
restrictions ou nids d’abeille jouant le rôle d’accumulateur de chaleur, inversion de parcours
des fumées, dispositions judicieuses d’injections d’air et de produits).

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Diagramme ternaire de combustion
L’incinération a atteint un haut niveau technique, mais nécessite une infrastructure
importante ; La nature et la proportion de ces trois fractions confèrent aux déchets leur
caractéristiques thermiques soit :

 La fraction combustible qui est composée principalement de carbone et d’hydrogène ;


 La fraction inerte qui regroupe les matières minérales contenus dans les déchets (verre,
métaux, terre, etc.) ;
 L’humidité qui est un paramètre déterminant de la combustion à l’air.

La matière traitée

Les déchets visés sont des solides ou des boues, et notamment :

 des matériaux contenant une fraction inerte valorisable, de type métaux, ceux-ci
n’étant pas oxydés lors du traitement pyrolytique, et donc recyclables. C’est le cas des
rebuts de fabrication de pièces composites métal-caoutchouc, pour l’élimination de
pneus usagés ;
 des matériaux subissant des changements de phase, en fonction du niveau de
température, et donc entraînant des processus de ramollissement avec agglomération
de la charge à traiter. C’est le cas de déchets plastiques ou de déchets contenant des
métaux fusibles ;
 des matériaux contenant une fraction volatilisable aux températures de l’incinération.
C’est le cas des déchets contenant des sels ou des métaux vaporisables ;
 des matériaux fortement azotés, chlorés ou soufrés, leur pyrolyse limitant la génération
de polluants gazeux de type NOx, HCl et SOx ;
 des boues biologiques contaminées, permettant leur séchage/ hygiénisation et
carbonisation de leur fraction organique.
 les déchets ou résidus agro-alimentaires
 les déchets de bois et autres rebuts d’exploitation forestière

Résidus de l’incinération des déchets

L’incération produit deux types de déchets :

1) les matériaux solides incombustibles, appelés mâchefers ou scories récupérés au


niveau du four. Ils peuvent concentrer des polluants comme les métaux lourds, qui

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sont susceptibles d’être relâchés sous l’action de l’eau. S’ils sont issus de
l’incinération de déchets industriels, ils sont considérés comme des déchets dangereux.

2) les résidus d’épurations des fumées constitués des cendres de dépoussiérage et des
résidus de détoxication des fumées issus du traitement des gaz.

Les sous-produits

L’incinération des ordures ménagères génère trois types de production :

 de la chaleur et de la vapeur
 des effluents gazeux
 des résidus solides

Parmi les sous- produits solides de l’incinération, on distingue les résidus sortant du four, les
mâchefers, et les déchets produits par les unités de traitement des fumées décrites
précédemment, les REFIOM.

Le principal déchet solide produit par un fourtraditionnel en termes de quantité est le


mâchefer d’incinération d’ordures ménagères (MIOM) qui représente 25 à 30% de la masse
de déchets entrants. Les REFIOM constituent le sous-produit leplus toxique et représentent
environ 3% de la masse de déchets entrants.

Le rendement énergétique 
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Deux types d’énergie sont produits dans une usine d’incinération : de la chaleur et de
l’électricité. Chacune obéit à un mode de production propre et leurs rendements se révèlent
inégaux.

 la production de chaleur. Pour cela de l’eau, chauffée par la combustion des déchets,
suffit. Le rendement se révèle alors très bon : 70 à 80 % de la chaleur de combustion
sont récupérés après incinération, soit environ 1 500 kilowatts/heure thermiques par
tonne d’ordures. Il faut bien sûr lui trouver ensuite une utilisation dans les environs de
l’usine. 
 la production d'électricité. L’échangeur doit contenir de la vapeur à la plus
haute pression possible. Cette vapeur est dirigée vers une turbine qui entraîne un
générateur électrique. L’électricité produite peut être apportée au réseau électrique
toute l’année. Le rendement énergétique est de l’ordre de 20 à 25 % (300 à 400
kilowatts-heure).

Les avantages et les inconvénients

1) Les avantages :

 Les déchets sont réduits de 70 % en masse et de 90 % en volume.


 L'énergie libérée peut être récupérée pour produire de l'électricité ou de la chaleur.
 Les résidus (mâchefers) peuvent être utilisés en travaux publics.
 Rapidité de traitement.
 Réduction des composants organiques et inflammables en des cendres inorganiques et
inertes (oxydation).
 Destruction des germes et des bactéries pathologiques par hautes températures.
 Réduction significative du volume et du poids des déchets.

2) Les inconvénients :

 Les fumées rejetées par les usines d'incinération contiennent des métaux lourds, de la
dioxine...qui sont une menace pour la santé de l'homme
 Investissement élevés Coûts de fonctionnement en forte croissance
 Pollution de l'air

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 L'incinération produit des gaz d'échappement parfois toxiques (demande une filtration
efficace).
 Les matériaux contenant du chlore ou des métaux ne doivent donc pas être incinérés
car les dioxines, les furanes et les métaux sont persistants et s'accumulent dans
l'environnement.
 Efficacité pour l'élimination des déchets chimiques et pharmaceutiques satisfaisante
seulement dans les incinérateurs à four tournant.
 Contrôle des températures (et par là l'efficacité du procédé) est très difficile dans des
incinérateurs simples.
 Procédé très coûteux dans les cas de l'incinération à hautes températures.
 Procédé demande un pré collecte consciencieuse car tous les déchets ne sont pas
convenables à l'incinération.

Impact écologique :

Peu à peu, nous avons pris conscience que les fumées des incinérateurs étaient très
toxiques ! L'incinération transforme les déchets en fumées mais également en gaz (gaz à effet
de serre), en vapeur métalliques (uniquement lorsque nous avons combustion du plomb ou du
mercure) et en résidus solides (mâchefers). Depuis le début de la mise en place des
incinérateurs, nous avons laissé ces derniers polluer l'atmosphère. Depuis peu, les états riches
prennent des mesures afin de rejeter le moins de pollution possible dans l'atmosphère. Mais
dans les états assez pauvres, aucune mesure n'est prise et ceci est un désastre pour
l'environnement.Ceci a aussi un impact sur la santé des personnes habitant proche de ces
incinérateurs. En effet, on a détecté une progression du nombre de cancers dû aux dioxines
présentes dans les fumées qui sont rejetées dans l’atmosphère.

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Conclusion 

Le traitement des déchets évolue au cours des années et continuera


d’évoluer, ainsi que sa réglementation, au fil de l’amélioration des
connaissances et des technologies. La valorisation énergétique des déchets est
un levier important de la transition énergétique impliquant la mobilisation de
toutes les sources d’énergie alternatives. Elle s’effectue majoritairement au sein
des incinérateurs d’ordures ménagères, Cette méthode est une technique
polluante, mais économique ; L'incinération des déchets permet d'obtenir de
bons résultats, mais elle est aussi nocive pour la santé.
En principe, les évolutions technologiques permettent aujourd’hui de
satisfaire aux exigences règlementaires quant aux différentes émissions d’une
telle installation.

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Incinération

Bibliographie :

GUERIN L., 2000- Devenir des polluants inorganiques contenus dans les
résidus solides issus de la combustion des déchets ménagers. Spéciation
et élaboration de tests de mobilité en vue de leur stockage ou de leur
valorisation.Université de Toulon et du var.257p.
KAIBOUCHI S., 2004-Mâchefers d’Incinération d’Ordures Ménagères :
contribution à l’étude des mécanismes de stabilisation par carbonatation
et influence de la collecte sélective. L’Institut National des Sciences
Appliquées de Lyon.287p.
KOLLER E., 2009-Traitement des pollutions industrielles - Eau, air,
déchets, sols, boues. DUNOD 2ème édition.576p.
PERISSE M.et ROYER M., 2014- Le guide du recyclage. Fine
Media.97p.

Sitographie :
http://recyclage.comprendrechoisir.com/comprendre/incineration-dechets

https://scribium.com/aurelien-ausset/a/quel-principe-pour-lincineration-des-dechets/

http://www.observatoiredesdechets76.net/lincineration/

http://hmf.enseeiht.fr/travaux/CD0708/beiere/5/html/Projet%20binome
%201/filiereincineration.html

http://www.ademe.fr/expertises/dechets/passer-a-laction/valorisation-
energetique/dossier/lincineration/lessentiel-lincineration

http://dechet-tpe-2008.onlc.fr/index.php?page=1

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