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IST-D/EGMCS/MEO-TCI/ UNA-ISAE/MOI Séquence 2 : Mode de paiement à l’international 2020

Séquence 2 : Mode de paiement international

Responsable & concepteur de la séquence :

Jean Maurice RAZANAKOLONA

Pré requis :

INCOTERMS
Notions de banque et de devises
Notions d’effets de commerce et de chèque bancaire

Objectif :

- Découvrir les règles communes à usage international relatives au paiement

Ce qu’il faut savoir :

- Virement, Transfert libre


- Paiement documentaire
- Le crédit documentaire

Savoir-faire :

- L’essentiel au paiement documentaire


- Usage de crédit documentaire

Activités
- consultation et lecture des ressources
- discussion et échange en forum
- réalisation des activités- devoirs

Evaluation

- Sommative : 40% activités-devoirs / 60% examen

Préparé et recueilli par Jean Maurice RAZANAKOLONA Page 1


IST-D/EGMCS/MEO-TCI/ UNA-ISAE/MOI Séquence 2 : Mode de paiement à l’international 2020

INTRODUCTION
Après avoir approprié les règles communes sur le tarif, maintenant passons au mode de paiement commun à
l’international,

21. MODE DE PAIEMENT A L’INTERNATIONAL


Dans le cadre du commerce international, les montants de la transaction et l’éloignement des partenaires ont
nécessité la création d’un instrument de paiement spécifique :
- Encaissement simple ou contre-remboursement
- remise libre
- remise documentaire
- crédit documentaire

21.1 Encaissement simple par Virement, Transfert libre ou contre remboursement


21.1.1 Le virement bancaire

Le virement est une opération de transfert de fonds entre deux comptes, qui se réalise par un simple jeu d'écritures :
l'inscription d'un débit au compte du donneur d'ordre et celle d'un crédit d'un montant équivalent au compte du
bénéficiaire.
Les virements internationaux sont aujourd'hui systématiquement réalisés par un système de télécommunications très
performant : le réseau SWIFT.

Le réseau S.W.I.F.T. (Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunications)


Le réseau Swift a été lancé en 1973. En effet, la croissance des échanges internationaux rendait impérative l’étude
de nouveaux modes de télécommunications interbancaires.
Elle a engendré la mise en œuvre d'un réseau privé de commutation de messages (cette méthode permet l’émission
de messages même si son destinataire est occupé).
Swift compte aujourd’hui 2382 banques adhérentes et son réseau s’étend à 56 pays actifs, bientôt portés à 69 pays.

a. Les avantages de Swift


Sécurité:
-brouillage des messages par ordinateur protégeant des écoutes pirates
-une clé permettant de vérifier l’identité de l’émetteur du message.
-normalisation des messages supprimant les risques de mauvaise compréhension.
Rapidité
-délai de transmission très réduit; un message émis le matin parvient dans l’après midi à la banque étrangère.
Coût réduit
Le coût d’un message Swift, comparable à l’affranchissement d’une lettre, est très inférieur au télex (permettant la
gratuité du traitement pour le client).
Qualité et rapidité de l’information
Edition automatique et détaillée de l’avis d’exécution.

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b. Le mécanisme du virement :
L'ordre de virement : l'acheteur passe un ordre de virement à sa banque par écrit (papier libre ou imprimés distribués
par la banque) , oralement (souvent associé à une confirmation ultérieure) ou par transfert électronique (ou Minitel),
précisant la somme à transférer et le nom du bénéficiaire. Ceci correspond à un mandat donné par le client à son
banquier de débiter son compte et de créditer de la même somme le compte de son client. Ce mandat ne requiert
aucun formalisme.
L'exécution du virement : c'est une opération strictement bancaire et comptable qui consiste, après vérification de la
régularité de l'ordre de virement par la banque de l'acheteur (notamment l'identité du donneur d'ordre), à débiter le
compte du client avant de créditer le compte du bénéficiaire, pour matérialiser le transfert. Les seuls éléments à
fournir à la banque sont les références bancaires du bénéficiaire (notamment un relevé d'identité bancaire ou
postale).

c. La situation et les droits du bénéficiaire dans la phase de l'ordre de virement :


Ce mécanisme implique dans sa première phase un double consentement : celui du mandant et celui du mandataire.
Le virement étant analysé comme une remise de monnaie scripturale, le virement est un acte détaché de sa cause.
Ainsi, la vérification effectuée par le banquier porte exclusivement sur l'identité du donneur d'ordre et non sur le bien
fondé de l'opération demandée. Le fait que la cause soit illicite n'implique donc ni la nullité du virement ni la
responsabilité du banquier. C'est à l'acheteur d'entreprendre les actions nécessaires pour récupérer ses fonds.
Par ailleurs, la notion de mandat ne confère au bénéficiaire aucun droit sur le banquier de son client, sauf si l'ordre
de virement a été stipulé irrévocable. Il ne peut pas exiger la remise des fonds en cas de révocation ou de caducité
de l'ordre de virement.
De plus, si le compte est insuffisamment approvisionné pour faire face simultanément àla présentation d'un chèque
au virement et à l'exécution d'un ordre de virement, le conflit sera résolu en faveur du porteur du chèque. Dans la
même situation, si deux ordres de virement sont passés en même temps, le banquier doit en référer au donneur
d'ordre et ne peut donner la préférence au premier en date, comme pour les chèques.
L'émission de l'ordre n'ayant pas de caractère irréversible et ne conférant, en principe, aucun droit au bénéficiaire, on
considère que l'émission du titre ne vaut pas paiement, alors qu'elle emporte transfert de la provision au bénéficiaire.
L'ordre de virement est donc un ordre de transfert, le donneur d'ordre n'est donc pas libéré de sa dette par l'émission
d'un ordre de virement.

d. La situation et les droits du bénéficiaire dans la phase de transfert des fonds :


Le fait de débiter le compte du donneur d'ordre individualise les fonds destinés au bénéficiaire, cette
écriture les fait sortir du patrimoine de la société. Les banquiers intervenant dans l'opération n'étant que
mandataires, ils ne détiennent jamais les fonds pour leur compte propre. Ainsi, le bénéficiaire acquiert, dès
le passage de l'écriture, la propriété des fonds. On considère donc que cette écriture vaut paiement. La
dette du donneur d'ordre est alors éteinte.

Avantages du virement :
- C'est un moyen de paiement simple et rapide puisqu'il n'y a pas de support papier de la monnaie et que tous les
transferts se font par télétransmission.
Il élimine le risque de perte, vol, falsification.
Il préserve une certaine confidentialité du client par rapport à son banquier.
Le bénéficiaire sait exactement à quel moment il devient propriétaire des fonds.
- Il protège partiellement contre les actions de faussaires grâce aux vérifications
bancaires et système de sécurité du SWIFT..

Inconvénients du virement
C'est un mode de règlement qui reste à l'initiative de l'acheteur : le vendeur ne maîtrise pas la date de l'émission du
règlement. Le seul élément qu'il puisse savoir est si oui ou non l'acheteur a donné l'ordre de virement.

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Il est révocable à tout moment, mais le système SWIFT permet de réduire la durée detraitement de l'opération à 24h
et limite ainsi le risque de contre ordre.
Le chèque lui est prioritaire en cas d'insuffisance de provision.

21.1.2 Le contre-remboursement (cash on delivery)

Cette technique de paiement donne au transporteur final de la marchandise un mandat d'intermédiaire financier. En
effet, c'est lui qui assure l'encaissement du prix et son rapatriement. En France, la Poste, la SNCF, certains
transitaires et transporteurs acceptent de fournir ce service aux exportateurs ou aux importateurs, moyennant une
rémunération.

Cependant, cette technique de règlement est d'utilisation très limitée. Elle n'est utilisable que lorsque :
- l'exportateur est sûr que l'acheteur acceptera la marchandise,
- les expéditions sont des colis de faible valeur unitaire.

C'est l'envoi de lettres de change, billet à ordre, reçus ou autres documents qui permettent d'obtenir des sommes
d'argent. Évidemment, les documents mentionnés ne sont pas accompagnés de documents commerciaux (factures,
documents de transport et tout document non financier).

21.2 Paiement documentaire

a) Remise libre

Après l’expédition des marchandises, l’exportateur envoie directement les documents à l’importateur et ensuite, ce
dernier procédera aux formalités et au paiement.
La procédure est très simple mais ce qu’elle diffère par rapport au virement, le paiement doit correspondre aux
documents d’expédition.

b) Remise documentaire

Selon la Chambre de Commerce Internationale une remise documentaire est: "La manipulation de la part des
Banques (à la demande de leurs clients), de documents financiers et/ou commerciaux, avec pour finalité d'obtenir
l'acceptation et/ou le paiement des documents financiers, et l'envoi des documents commerciaux selon les termes et
conditions indiqués."

En ce qui concerne la Remise Documentaire, l’envoi des documents par l’exportateur passe par un canal bancaire.
Ensuite, l’importateur procédera à la régularisation.

L’exportateur mandate sa banque pour recueillir, par l'intermédiaire de son correspondant, le règlement ou
l'acceptation de l'acheteur, au moment de la présentation des documents représentatifs de la marchandise.

Cette opération obéit, sauf convention expresse, aux "règles et usances uniformes relatives aux encaissements",
publiées par la Chambre de Commerce Internationale.
Dans cette procédure, les banques n'interviennent que comme mandataires de leurs clients respectifs. Elles ne
s’engagent qu'à exécuter les instructions de leurs clients.

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La remise documentaire est donc différente du crédit documentaire, dans lequel c'est une banque (ou les deux, en
cas de confirmation) qui s'engage(nt) à payer le vendeur.

La remise documentaire est en général utilisée par les exportateurs :


- lorsqu'ils connaissent suffisamment leur acheteur,
- lorsque la situation politique, économique et monétaire du pays de l'acheteur est stable,
- lorsque la marchandise peut être revendue facilement sur place en cas de désistement de l'acheteur.

L'importateur y trouve également des avantages :


- c'est un mode de paiement souple et moins onéreux qu'un crédit documentaire,
- il offre, de son point de vue, pratiquement les mêmes garanties,
- il lui est possible, dans certains cas, d'inspecter la marchandise avant de payer ou d'accepter la traite.

Dans un contexte international, le commerce entre vendeurs et acheteurs se trouve confronté à des obstacles
supplémentaires que représentent la distance et le langage. Face au risque de non paiement pour le vendeur et au
non respect des quantités, de la qualité ou du délai pour l'acheteur, le crédit documentaire, s'il est irrévocable et
confirmé présente à la fois un moyen de paiement et une garantie de paiement. En raison des précautions qu'il
implique et du nombre important d'acteurs qu'il met en jeu, son coût est élevé mais il n'en reste pas moins un des
instruments les plus utilisés par les entreprises aujourd'hui.

c) Crédit documentaire

C’est le paiement plus sécurisé et nous allons le développer dans la section suivante

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22. LE CREDIT DOCUMENTAIRE


22.1 Le crédit documentaire
a. Définition
Le crédit documentaire est l'engagement d'une banque de payer un montant déterminé au fournisseur d'une
marchandise ou d'une prestation, contre remise, dans un délai fixé, de documents conformes prouvant que la
marchandise a été expédiée ou la prestation effectuée.

Les crédits documentaires obéissent à une législation élaborée par la Chambre de Commerce Internationale (CCI) et
reconnue par la quasi-totalité des pays : les Règles et Usances Uniformes (RUU) (Révision 2007), en abrégé RUU
600, entrent en vigueur le 1er juillet 2007.
Il s’agit de la sixième révision des RUU depuis leur première publication en 1933. Les RUU de la CCI relatives aux
crédits documentaires constituent la norme universelle à laquelle ils doivent se conformer.

Crédit documentaire EXPORT


Opération par laquelle un exportateur de marchandises ou un prestataire de services bénéficiaires d'un engagement
irrévocable et direct d'une banque en sa faveur (banque émettrice du crédit documentaire, complété éventuellement
par celui d'une banque confirmante), se fait payer contre la remise de documents reconnus conformes.

Crédit documentaire IMPORT


Opération par laquelle une banque, sur demande d'un importateur, intervient en vue de garantir le règlement d'un
exportateur étranger, avec promesse de le payer (à vue, à terme, directement ou indirectement), contre la remise de
certains documents jugés conformes aux conditions du crédit documentaire.

Précautions :
L’ACHETEUR doit se montrer très précis dans la rédaction des conditions de la réalisation du crédit, d’où
l’importance de l’aspect “documentaire”.

Le VENDEUR
La non observation scrupuleuse des conditions requises par le crédit documentaire, dont il est bénéficiaire, peut
rendre caduque la garantie de paiement.

Dans le montage d'un crédit documentaire, les incoterms tiennent une place de choix.

b. Intervenants
Un des facteurs de la complexité du crédit documentaire est le nombre d'intervenants qu'il met en relation :
- Le donneur d'ordre est celui qui donne les instructions d'ouverture du crédit documentaire à une banque; il s'agit
donc de l'acheteur.
- La banque en question qui reçoit ces instructions, est la banque émettrice qui procède à l'ouverture du crédit
documentaire. Il s'agit en fait de la banque de l'acheteur, qui peut être située dans un autre pays, mais qui dans la
plupart des cas se situent dans le pays de l'acheteur.
- La banque notificatrice est la banque correspondante de la banque émettrice qui avise le bénéficiaire de
l'opération de crédit documentaire, sans prendre d'engagement de paiement vis-à-vis de celui-ci. Elle se situe
généralement dans le pays du vendeur mais ce n'est pas une généralité. Elle peut-être la banque du vendeur, sur
demande de celui-ci.

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- Le bénéficiaire est le vendeur; comme son nom l'indique, en faveur de qui le crédit documentaire est ouvert
- La banque confirmante ou confirmatrice qui, le cas échéant, accepte de prendre un engagement de paiement
vis-à-vis du bénéficiaire, est généralement la banque notificatrice sur décision de l'acheteur.
Dans le cas contraire, elle peut être toute autre banque mais elle a toutes les chances d'être la banque du vendeur,
sur sa demande et après autorisation de la banque émettrice.
Enfin la banque désignée est la banque à laquelle le crédit documentaire est réalisé.
Dans beaucoup de cas, elle sera la banque notificatrice, mais elle peut être aussi la banque émettrice, la banque
confirmante ou toute autre banque.

c. fonctionnement

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Récapitulation

22.2 Les types de CREDOC


e. Les 2 types de crédits documentaires

• Irrévocable :
• Irrévocable et Confirmé :

Le crédit documentaire irrévocable


Il comprend l'engagement ferme de la banque émettrice d'honorer, pour le compte de l'importateur, les documents
remis en conformité avec les termes et conditions du crédit. Il ne peut être annulé ou modifié sans l'accord de toutes
les parties. Il couvre donc le risque commercial (défaillance de l'acheteur), mais pas les risques pays et/ou banque
(risque de non transfert ou défaillance de la banque de l'acheteur).

Le crédit documentaire irrévocable et confirmé


C’est la seule formule qui offre une garantie totale. Il peut y avoir confirmation du crédit documentaire dès l'ouverture.
Le donneur d'ordre le stipule à la banque émettrice qui elle-même demande la confirmation à la banque notificatrice.
Si la banque notificatrice refuse d'ajouter sa confirmation ou si le donneur d'ordre ne transmet pas cette instruction,
le bénéficiaire est en droit de demander la confirmation d'une autre banque mais celle-ci doit être autorisée par la
banque émettrice. Dans tous les cas, la banque confirmante sera une banque du pays du vendeur, ou une grande
banque internationale établie dans un pays autre que celui de l'acheteur.
A l'engagement irrévocable de la banque émettrice, la banque confirmatrice s'engage à payer au bénéficiaire le
montant des documents reconnus conformes, même encas de survenance d'évènements politiques ou économiques
dans le pays émetteur ou de défaut de paiement de la banque émettrice. Il offre donc au vendeur une sécurité
optimale en couvrant les risques commerciaux, pays et banque.

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Le crédit documentaire irrévocable et confirmé est malgré son coût, de loin le plus utilisé car il est le seul à offrir une
garantie réelle de paiement.

Le crédit documentaire transférable


Seul un crédit documentaire irrévocable peut être émis sous cette forme.
Il est utilisé quand le vendeur doit faire appel à la sous-traitance pour fournir la marchandise commandée.
Il permet au vendeur de désigner un ou plusieurs bénéficiaires. Dans ce dernier cas, il faut que les expéditions
partielles soient autorisées. Il ne donne lieu, en principe qu’à un seul transfert, c’est-à-dire que le ou les seconds
bénéficiaires ne peuvent le transférer à un troisième bénéficiaire que si le crédit documentaire l’autorise
expressément. Dans ce type de crédit documentaire, l’engagement de la banque émettrice s’étend jusqu’au(x)
second(s) bénéficiaire(s).

f. Formes de réalisation

Il existe différentes formes de réalisation du crédit documentaire

• Par paiement à vue


Il est réalisable à présentation des documents reconnus conformes.

• Par paiement différé


Le vendeur accorde un délai de paiement à l'acheteur (paiement à terme sans création de traite). Le paiement
intervient à l'échéance du délai fixé.

• Par acceptation
Le schéma est semblable à celui d'un crédoc réalisable par paiement différé, mais avec création par le bénéficiaire
d'un effet de commerce tiré sur la partie requise au crédit documentaire (banque notificatrice/confirmatrice ou
banque émettrice).
L'exportateur se voit retourner un effet accepté, soit par la banque notificatrice/confirmatrice, soit par la banque
émettrice. L'acceptation vaut garantie de paiement à l'échéance.

• Par négociation
Le crédoc est négociable soit à vue, soit à terme auprès de toute banque dans le pays de l'exportateur (négociation
ouverte), soit auprès d'une seule banque toujours dans le pays de l'exportateur (négociation restreinte). La banque
négociatrice peut escompter les documents et/ou la traite en faisant l'avance à l'exportateur sous déduction d'agios.
Dans le cas de crédit notifié, cette avance est effectuée sauf bonne fin ; dans le cas de crédit confirmé, la
négociation ferme et définitive est dite sans recours.

La lettre de crédit documentaire STAND-BY


La lettre de crédit stand-by s'applique en général aux opérations où il y a lieu de prévoir la défaillance du donneur
d'ordre dans l'exécution d'un contrat ou l'accomplissement d'une obligation. En pareil cas, le bénéficiaire peut
effectuer un tirage sur la lettre de crédit.
Les lettres de crédit stand-by peuvent être utilisées en remplacement des garanties de bonne exécution ou émises
pour garantir des prêts consentis par une entreprise à une autre, assurant ainsi le paiement au créancier si l'autre
partie ne rembourse pas sa dette à la date d'échéance. Même si le donneur d'ordre prétend ne pas être en défaut, la
banque qui émet la lettre de crédit est tenue d'effectuer le paiement pourvu que le bénéficiaire présente les
documents stipulés, habituellement une traite à vue, et une mise en demeure.

La lettre de crédit documentaire STAND-BY peut garantir une indemnisation ou un paiement.

Emise à la demande du vendeur c’est une GARANTIE BANCAIRE D’INDEMNISATION.


Toute garantie peut être émise sous forme d’une lettre de crédit documentaire STAND-BY:

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- garantie de restitution d’acompte ou de dispense de retenue de garantie


- garantie de bonne fin ou bonne exécution.

Emise à la demande de l’acheteur, c’est une GARANTIE BANCAIRE DE PAIEMENT.


La banque peut émettre une lettre de crédit documentaire stand-by en faveur soit :
- de l’acheteur et à la demande du vendeur
- du vendeur et à la demande de l’acheteur
Exemples :
Un acheteur peut se garantir contre le risque de non livraison de la marchandise.
Un vendeur peut se garantir contre le risque de défaillance de paiement.

La lettre de crédit documentaire STAND-BY est née aux U.S.A.

MECANISME DE LA LETTRE DE CREDIT STAND-BY


Le donneur d’ordre (acheteur) fait une « demande d’ouverture de lettre de crédit standby » auprès de sa banque (banque
émettrice) en faveur de son fournisseur (bénéficiaire). La banque émettrice, après avoir examiné la situation de son client
(l'importateur), ouvre la lettre de crédit standby et la transmet à la banque notificatrice située dans le pays du vendeur qui
informe le bénéficiaire de l’ouverture d’une lettre de crédit standby en sa faveur et, si demandé, apporte sa confirmation.
Le bénéficiaire remet la marchandise au transporteur pour expédition directe à l’acheteur ou réalise sa prestation conformément
aux stipulations du contrat. Il envoie directement la facture à l’acheteur (accompagnée d’autres documents ci-besoin : document
de transport, certificat d’origine…).
L’acheteur paie le bénéficiaire à la date de paiement contractuelle : la lettre de crédit standby n’est pas mise en jeu. Le dossier
est clos à ce stade.
Si l’acheteur est défaillant et ne paie pas, le bénéficiaire met en jeu la lettre de crédit standby : il présente à la banque une copie
des documents requis (facture, document de transport…) ainsi qu’un certificat attestant le non-paiement. Après examen des
documents, la banque émettrice paie le bénéficiaire.
La lettre de crédit standby n’est pas un instrument de paiement, contrairement au crédit documentaire.
C’est une caution bancaire afin de garantir la bonne exécution d’un contrat. Elle n’est réalisée qu’en cas de défaillance du
donneur d’ordre dans l’exécution de ses obligations contractuelles.
Les lettres de crédit stand-by est adaptée pour des garanties de soumission, de bonne fin, de bonne exécution et de paiement
anticipé.

g. Les crédits documentaires spécifiques

• Le crédit « red clause »


Il comporte une clause spéciale autorisant la banque notificatrice ou confirmatrice à effectuer une avance au
bénéficiaire, contre son engagement d'effectuer l'expédition et de présenter ultérieurement les documents prévus.
Cette clause, insérée à la demande du donneur d'ordre, précise le montant de l'avance autorisée.

• Le crédit revolving
C'est un crédit documentaire dont le montant se reconstitue automatiquement après chaque utilisation par le
bénéficiaire et ce, jusqu'à son échéance. Cette technique permet notamment de faire respecter une cadence de
livraisons tout en assurant au bénéficiaire l'engagement irrévocable de la banque émettrice sur l'ensemble du
contrat. Le crédit peut être revolving en montant et/ou en durée.

• Le crédit transférable
Il permet au premier bénéficiaire de demander à la banque chargée de la réalisation du crédit de le transférer, en
faveur d'un ou de plusieurs bénéficiaires, sous-traitants ou fournisseurs réels de la marchandise qui bénéficient ainsi
d'une garantie de paiement.

• Le credit "back to back"

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Le bénéficiaire du crédit initial demande à son banquier d'ouvrir un crédit en faveur de son propre fournisseur, crédit
qui sera alors « adossé » au premier ouvert en sa faveur. Il s'agit ici de deux opérations distinctes.

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h. Avantages et limites

Avantages
• Moyen de paiement :
- Rapide
- Efficace
- Reconnu et utilisé partout dans le monde
- Soumis à des règles internationales très précises (RUU)

• Instrument de couverture de risques :


- Pour l'acheteur
- Pour le vendeur
• Instrument de financement :
- En période de fabrication
- En période de crédit après expédition

• Engagement bancaire :
- A l'importation
- A l'exportation
- Reconnu et utilisé partout dans le monde
- Soumis à des règles internationales très précises (RUU)

• Gage de sécurité :
- Pour l'acheteur : celui de payer une marchandise seulement si les documents exigés par le crédit documentaire
sont présentés en conformité avec les termes du crédit et des RUU
- Pour le vendeur: celui d'être payé d'une marchandise qu'il a expédiée (sécurité maximale quand le crédoc est
confirmé)

Limites
• Procédure complexe, exigeant beaucoup de rigueur et de formalisme pour respecter les clauses et les délais.
• Coût plus élevé que les autres modes de paiement et d'encaissement.

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CRITÈRE DE SÉLECTION DE LA FORME DE PAIEMENT:

- La contraposition d'intérêts
- La distance
- Besoins de Financement
- Le marché.
- Expérience exportatrice de l'entreprise
- Niveau de confiance entre exportateur et importateur

L'exportateur cherchera une forme qui lui offrira le maximum de sécurité et de rapidité de paiement. L'importateur
cherchera quant à lui, une forme de paiement qui lui permet d'examiner la marchandise avant de payer tout en
voulant que le coût bancaire de l'opération soit le moindre possible.

Les facteurs de décision de l'exportateur sont les suivants:


- Sécurité de paiement
- Rapidité dans le paiement
- Maintien de la propriété sur la marchandise jusqu'au moment du paiement

Les facteurs de décision de l'importateur sont :


- Sécurité que l'expédition de la marchandise soit en accord à ce qui est convenu
- Apporter l'initiative dans le paiement
- Coût financier. Plus l'exportateur souhaite de sécurité, plus l'importateur paiera de coûts.

CONCLUSION
Nous venons de traiter les règles communes à usage international.
Malgré les différences et les diversités, la Chambre de Commerce International (CCI) veille à tous les opérateurs
qu’il y ait un langage commun en matière de commerce international.

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