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Méthode pour mettre la

grammaire à la portée de
l'enfance. 2e partie,
Phraséologie française
élémentaire, ou nouveaux
[...]

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


Dupont, Hippolyte Auguste (1787-1855). Auteur du texte.
Méthode pour mettre la grammaire à la portée de l'enfance. 2e
partie, Phraséologie française élémentaire, ou nouveaux
exercices de grammaire (5e édition) / par H.-A. Dupont,... [et V.
Auburtin]. 1856.

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MÉTHODE

LAGRAMMAIRE PERMETTRE

- A LAPORTÉE

DE L'ENFANCE
V partit.
Cinquième Edition.

PHRASÉOLOGIE FRANÇAISE ÉLÉMENTAIRE

ou

NOUVEAUX EXERCICES DE GRAMMAIRE

Par D.-A. DUPONT,


Instituteur, auteur de la Citolégie, chevalier de la Légion d'honneuf,
:
Comprenant

::
Notions préliminaires pour les maîtres
-
1" Section Étude de la proposition simple. Questionnaire.

:
2' Section Étude de la phrase. — Questionnaire.
3* Section Syntaxe des mots. — Questionnaire.

PARIS
LIBRAIRIE ÉLÉMENTAIRE DE E. DUCROCQ,
10, RUE HAUTEFEUlLLE.
LIBRAIRIE DE LANGLOIS ET LECLERCQ,
10, rue des Mathurins-Saint-Jacques.

1856
MÉTHODE
pour mettra

LA GRAMMAIRE
ÀI.AroRTiiiî

DE L'ENFANCE.

2e PARTIE.
LA
<
MÉTHODE POUII METTRE LA GRAMMAIRE

A -\
L PORTÉE DE L'ENFANCE
,
ParQ.-.l. Dupont.
Se compose de gS volumes.
La 1" PARTIE, 7e Édition, comprend :
:-
Ire SECTION Idée générale de la grammaire. — Etudè des parties du
discours qui ont un caractère facile à saisir. — Orthographe. —

2c SECTION :
Conjugaison. Analyses grammaticales graduées.
Diverses manières de déterminer, de qualifier et de
compléter le nom. — Fin des parties du discours. vol. in-12. —
Prixcartonné.
1

1fr.25c.
La 2PPARTIE forme : élémentaire,
La Phraséologie française ou Nouveaux Exerci-
ces de grammaire, vol. in-12. Prix cartonné.
1 t fr. 50 c.

LA CITOLÉGIE
fi l'usage tles Jrlè."es de FunniMle
PAR LE MthllL lie Edition, contenant l'application de la Nouvelle
Epellatu.n à l'étude de l'Orthographeusuelle. 1 volume grand in-So,
imprimesurpapier jésusvélinbroché. 2fr.50c.
Cartonné. 3fr.
En 12reliure. - 4fr.
Cet ouvrage, approuvé et recommandé par l'Université pour les
écoles normales prlmaircs, piesente deux leçons en regard l'une de l'autre

d'un côté .a leçon de l'élève — en regard, l'instruction relative a cette même
leçon.
C'est un guide infaillible non-seulement pour l'enseignement de la lecture,
mais encore pourcelui de l'orthographed'usage, dont les procédés, loin d'ètre
mécaniques, ne reposentliNe sur une logique qui influe puissammentsurlesetudea
de l'enfance.
C'est un avantage qu'on ne devrait jamais oublier. /^-T\
^O-j
——
LE CALCUL MENTAL
or
LE CALCUL LE PLUS tLÉMENTAIRE,
Par H.-A. DUPONT,
instituteur, chevalier de la Légion d'honneur.
14 Tableaux In-plano, à l'usage des salles d'Asile, des Ecoles
d'enseignement simultané et d'enseignement mutuel. Pr 2 fr. x.
MÉTHODE
POUR METTnE
,

LA GRAMMAIRE
A II POHTCE

PHRASÉOLOGIE FRANÇAISE ÉLÉMENTAIRE

ou

NOUVEAUX EXERCICES DE GRAMMAIRE

Par MA DUPONT,
Instituteur, auteur de la Citoligic, clievalirr île la Légion d'honncur,
C'jmiirpuaiit

:
Notions préliminaires pour les maîtres.
-
1 n Section Etude de la proposition siinple. Questionnaire.

2* Section
3* :
Ktude de la phrase.
Section
Questionnaire.

Syntaxe des mots. — Que-tionnaire.

PARIS
LIBRAIRIE ÉLÉMENTAIRE DE E. DUCROCQ,
10,HUEUAUTFFF.UII.U'.
LIBRAIRIE DE LANGLOIS ET LECLERCQ,
10, rue ilts Mathurins-Saiul-Jacqucs.

1856
PREFACE.

La nouvelle édition de la Phraséologie que nous pré-


sentons aujourd'hui au public, forme, avec la tre par-
tie de notre Méthode pour mettre la Grammaire à
la portée de l'enfance, un cours complet pour l'en-
seignement de la langue française.
Les changements que nous avons introduits dans
cette nouvelle édition, nous avaient été indiqués par
M. Dupont lui-même, dont nous avons été pendant
quinze ans le collaborateur et l'ami.
Nous avons constamment suivi dans ce travail une
idée, qui était aussi celle de M. Dupont; c'est qu'il im-
porte surtout d'exercer les élèves à bien penser, lors-
qu'on veut leur apprendre « à parler et à écrire correc-
tement. »
La partie théorique de l'ouvrage a donc pour but
d'établir les principes qui peuvent servir de guide dans
ces exercices de l'esprit, exercices qui doivent toujours
accompagner l'analyse ou la décomposition des phrases,
parce qu'ils en sont la clef et la justification.
Les nombreuses applications dont nous avons fait
suivre chacune de ces simples notions, consistent en
phrases graduées, pour la plupart tirées de nos meil-
leurs auteurs. Le travail propre des élèves est non-seu-
lement d'expliquer et d'analyser ces phrases, mais en-
core de chercher à les imiter. De telle sorte que, par
un exercice continu, susceptible de réveiller sans cesse
leur attention, de soutenir l'action de leur jugement, et
de favoriser l'essor de leur imagination, ils parcourront
dans un ordre logique le cercle des principales diffi-
cultés de la langue, et arriveront sûrement et sans des
efforts trop pénibles, à analyser les périodes les plus
longues et à composer toute espèce de phrases.
Nous nous garderons bien d'imiter la naïve prétention
d'une foule d'auteurs de grammaires, dont le dernier
venu s'applique toujours, dans sa préface, à prouver
que tous ses devanciers n'ont rien fait de bon, et que
lui seul arrive avec un ouvrage aussi neuf qu'irrépro-
chable.
Nous nous contenterons de dire que le travail que
nous publions est moins un livre froidement composé
dans la méditation du cabinet, que l'expression positive
et fidèle d'études faites sur le vif dans la pratique quo-
tidienne d'un enseignement que nous poursuivons de-
puis quinze ans.
Nous ne saurions assez recommander à
ceux qui
s'occupent de l'éducation des enfants de lire et de mé-
diter les admirables leçons de pédagogie
que M. Du-
pont a placées en tête de la tre partie de sa grammaire.
Ils verront comment cet illustre maître comprenait
l'enseignement et par quels moyens pratiques
on par-
vient facilement à développer l'intelligence des
en-
fants.

Paris, le 20 juillet 1856.

AVBURTIN.
NOTIONS PRÉLUIINAIRES.

AUX MAITRES.

Nous ne parlons et nous n'écrivons que pour exprimer nos idées'


etnospensées.
1° Des idées. Le mot idée signifie vue, image, dans notre
esprit.
Nous avons dans notre esprit la vue ou l'image d'un arbre, d'une
montagne, d'un pont, d'une rose, lors même que nous sommes
dans un lieu où l'on ne peut voir aucune de ces choses.
Nous avons dans notre esprit la vue ou l'image de notre mère, de
notre ami, de notre professeur, d'un soldat, lors même que ces
personnes sont absentes.
Pour faire connaître aux autres les idées que nous avons dans
notre esprit, nous nous servons de mots. Les mots expriment donc
lesidées..
Un Français et un Allemand ont l'un et l'autre, dans leur esprit,
la même idée d'un arbre, d'un ami, d'une mère, mais ils n'expri-
ment point ces idées par les mêmes mots. Ils ont tous deux, par

:
exemple, l'idée d'une construction en pierre et en bois, propre à
servir de logement à une ou à plusieurs familles le Français exprime
cette idée par le mot maison, tandis que l'Allemand exprime cette
même idée par le mot haus. Les idées sont donc communes à
toutes les langues; mais les mots varient selon le langage des diffé-
rents peuples.
20 Des idées simples et des idées complexes. Nous avons dans
notre esprit non-seulement les idées des personnes et des choses (des
êtres), mais encore les idées des qualités que nous remarquons dans
les personnes et dans les choses. Ainsi, quand nous prononçons les
mots le fruit mùr nous avons à la fois dans l'esprit l'idée de la chose
le
appeléefruit, et l'idée dela qualité expriméepar mot mûr, qualité
que nous avons remarquée dans ce fruit. De même dans les mots la
bonne mère, mère représente à notre esprit l'idée dela personne
désignée par ce mot, et bonne, l'idée de la qualité que nous connais-
sons dans une mère.
Chacun des motsfruit, mère,arbre, soldat, qui s'appliquent à
des personnes ou à des choses distinctes, exprime une idée simple.
Les mots le fruit mûr, ou bien les mots la bonne mère, qui ne
s'appliquent qu'à une seule personne ou à une seule chose, expriment
une idée complexe, c'est-à-dire qui en comprend deux.
Les mots l'élève sage, studieux, docile et reconnaissant expri-
ment une idée complexe (qui en comprend plusieurs), parce que tous
ces mots ne s'appliquent qu'à une seule personne, l'élève.
Avoir dans l'esprit des idées simples ou complexes n'est pas encore
penser; de même qu'exprimer ces idées par des mots n'est pas
encore parler. Le tout jeune enfant qui dit maman, papa, bon
gâteau, prononce des mots, et par conséquent exprime des idées,
mais il ne parle pas encore. C'est qu'en effet les mots ainsi isolés ne
présentent pas un sens complet, satisfaisant pour l'esprit. Si j'entends
prononcer ces mots, la bonne mire, mon esprit, peu satisfait, me
porte à demander que fait-elle? Si l'on me dit le soldat, je suis
? ?
porté à dire où est-il ou comment est-il ou qu'en dites-vous ?
?
— Lefruit milr, qu'en fttites-voits Mon esprit ne se contente pas
:
d'avoir des idées, il a besoin de penser, c'est-à-dire, de juger de ce
que sont ou de ce que font les êtres en un mot, de connaître les faits
des êtres.
3° Des pensées. Le mot pensée vient d'un verbe latin qui signifie
peser, et qui veut dire aussijuger, parce que pour juger de la nature
ou de la valeur de certaines choses il faut les peser. En pesant, par
exemple, dans ma main une petite pièce de monnaie d'un métal
jaune et brillant, je juge par son poids qu'elle est d'or et non de
cuivre, parce que l'or est beaucoup plus pesant que le cuivre.
Nous jugeons, au moyen de la balance, du poids, et par suite, de
la valeur de certaines marchandises. Lorsqu'un boulanger pèse
devant moi un pain d'un kilogramme, et que je vois que le pain fait
équilibre à ce poids, mon esprit saisit le rapport d'égalité qui existe
entre le poids du pain et celui du kilogramme; il juge que ce pain
est bien du poids d'un kilogramme, et que, par conséquent, il vaut
40 centimes, si le prix du kilogramme de pain est tel en ce moment.
Si le pain pesait 2 kilogrammes, il y aurait entre le pain etle
kilogramme un rapport d'inégalité qui s'exprimerait par 2, ce serait
2 fois le prix du kilogramme. Si le pain pesait 3 ou 4 kilogrammes,
ce serait 3 ou 4 fois le prix d'un kilogramme.
Mais les êtres peuvent avoir entre eux d'autres rapports que celui
du poids. Il peut y avoir entre deux choses égalité ou inégalité de
grandeur, de durée, deforme, etc. De même, il peut y avoir entre
deux personnes égalité ou inégalité de couragé, de bonté, de pru-
dence, etc.
Les mêmes rapports qui existent entre les êtres peuvent exister
aussi entre les idées que nous avons de ces êtres. Notre esprit rap-
prochant une seconde idée d'une première idée qui a fixé son atten-
tion, saisit le rapport qui existe entre elles, et, par là,juge de cette
première idée.
Le jugement est donc l'acte par lequel notre esprit saisit le
rapport de deux idées.
La pensée est le résultat de cet acte dont le souvenir reste dans
notre esprit.
La pensée exprimée par des paroles est ce qu'on nomme propo-
sition en grammaire.

;
4° Du raisonnement. Nous venons de voir que notre esprit a
la faculté de concevoir des idées idées que nous exprimons par des
mots; qu'il a aussi la faculté de juger, c'est-à-dire, de saisir le rap-
port de deux idées, d'où résulte une pensée que nous exprimons par
une proposition.
Une troisième faculté dont notre esprit est aussi susceptible, est
celle de raisonner.
Le raisonnement est l'acte par lequel notre esprit, rapprochant
l'un de l'autre deux jugements qui ont entre eux une certaine rela-
tion,en tire un troisième jugement qui découle, pour ainsi dire, des
deux premiers.
Ces trois jugements sont exprimés par trois propositions.
Ex. Tous les hommes sont sujets
Or vous êtes homme;
à l'erreur;
Donc vous êtes sujet à l'erreur.
La première de ces propositions est appelée majeure, parce
qu'elle offre un sens beaucoup plus étendu que la suivante, qu'on
nomme la mineure.
:
En effet, quand je dis Tous les hommes sontmortels, le juge-
ment porté sur les hommes s'applique à tous les individus de
:
l'espèce humaine, tandis que si je dis Vous êtes homme, le juge-
ment porté ne s'applique qu'à ui; seul individu de la même espèce.
Ces deux premières propositions sont appelées les PRÉMISSES,
parce que ce sont elles qui, logiquement, doivent être mises en
avant ou présentées les premières dans le raisonnement dont elles
font partie.
La troisième et dernière proposition, Donc vous êtes sujet à l'er-
reur, est nommée la CONSÉQUENCE, mot qui signifie qu'elle suit on
qu'elle découle des deux autres, des prémisses.
En effet, nous voyons que toutes les parties de cette dernière pro-
position sont tirées de la majeure ou de la mineure.
;
Aussi le sujet vous de la conséquence se trouve dans la mineure
dont il est aussi le sujet l'attribut de la conséquence SUJET A L'ER-
REUR se trouve de même dans la majeure dont il est l'attribut. Enfin
le verbe ÊTRE est commun aux deux prémisses.
On voit par l'exemple précédent que la mineure est liée à la ma-
jeure par la conjonction OR. Mais souvent, lorsque ces proposi-
tions ont peu d'étendue et que la relation qui les unit est facile-
ment saisie, on supprime la conjonction or qu'il est aisé de sous-
entendre. Par des motifs analogues, la même suppression peut avoir
lieu pour la conjonction DONC qui unit la conséquence aux deux
prémisses.
Ex. Tous les hommes sont mortels
êtes mortel.
; vous êtes homme; vous

Le besoin de la brièveté fait souvent faire, dans un raisonnement,


des suppressions plus importantes.
Ainsi, on peut supprimer la majeure, lorsque celle-ci exprime
une pensée tellement connue, tellement présente à l'esprit de tout
le monde, que l'énoncé de la mineure et de la conséquence suffit
pour la rappeler.
:
Si, par exemple, je dis Vous êtes homme, donc vous êtes
mortel, on sent qu'il est inùtile d'exprimer la majeure, tous les
hommes sont mortels, pensée qui nous vient d'elle-même à l'esprit.
Réciproquement, si dans un cas semblable au fait précédent,
j'énonce la majeure, Tous les hommes sont mortels, la mineure
peut être facilement sous-entendue, et le raisonnement se trouve
:
ainsi réduit
:
Tous leshommes sont mortels donc vous êtes mortel.
C'est dans cette forme que le raisonnement se présente souvent
dans le discours, dans les ouvrages d'étude et de lecture.
Les professeurs feront bien (et ce sera un bon exercice) d'habituer
les élèves à recomposer le raisonnement de toutes pièces, en repro-
duisantles parties sous-entendues, et en élaguant les développements
qui s'ajoutent souvent à chacune des propositions qui le composent.
Toute vérité ou pensée morale qui souvent se trouve mêlée au
discours, est la conséquence d'un raisonnement dont les prémisses
sont sous-entendues.
On appelle démonstration une série de raisonnements s'enchaînant
les uns aux autres, de manière à rendre évidente une pensée, une
vérité qui ne l'était pas par elle-même.
PHRASÉOLOGIE.

1" PARTIE.

DE LA PROPOSITION SIMPLE.

1. La pensée exprimée par des paroles est ce qu'on


nomme PROPOSITION en grammaire, et phrase dans le
langage ordinaire.
Ex : Dieu est bon.
Quand je veux penser en moi-même que Dieu est
bon, ce qui équivaut à Dieu est un être bon, j'ai

; ;
d'abord dans mon esprit l'idée de Dieu, père de tous les
hommes et conservateur de toute chose j'ai en outre
dans mon esprit l'idée d'un être bon car ma mère, mon
père, mon ami sont des êtres dont j'ai éprouvé la bonté
chacun d'eux me donne donc l'idée d'un être bon, idée
:
que mon esprit rapproche de celle de Dieu, et aussitôt il
voit, il saisit le rapport d'égalité ou de convenance qui
existe entre ces deux idées; c'est-à-dire que Dieu et
un être bon sont un même être, ou que l'idée que j'ai
d'un être bon convient, s'allie à l'idée que j'ai de Dieu,
ou encore que l'idée d'un être bon existe, se trouve
comprisedans celle que j'ai de Dieu.
Lorsque mon esprit saisit ainsi le rapport de ces deux
idées, il fait un jugement, et par suite il a en lui-même
Ja pensée que Dieu est bon.
Si maintenant je veux communiquer, faire connaître
à d'autres cette pensée conçue dans mon esprit, je l'ex-
primerai par les mots Dieu est bon dont l'ensemble
forme une proposition ou une phrase, c'est-à-dire, un
assemblage de mots offrant un sens complet.

SUJET SIMPLE, ATTRIBUT SIMPLE.

:
2. Decequ'une penséecomprend troischoses d'abord
les deux idées que notre esprit a rapprochées l'une
de l'autre, puis le rapport d'égalité ou de convenance
qu'il a reconnu exister entre ces deux idées, il s'ensuit
que la proposition, qui est l'expression de cette pensée,
renferme aussi trois parties.
3. tre partie. Du sujet. Le mot qui exprime la
première idée qui a fixé notre attention, celle de l'être
sur lequel a porté notre jugement, est le sujet de la
proposition.
Ainsi dans la proposition Dieu est bon, le mot Dieu,
qui exprime l'idée de l'être sur lequel a porté notre
jugement, est le sujet de cette proposition.
4. 2e partie. De rattrilmt. Le mot ou les mots qui
expriment la seconde idée, celle que notre esprit a
rapprochée de la première à cause du rapport qui existe
entre elles, forment l'attribut de la proposition.
Ainsi dans Dieu est bon, ou Dieu est un être bon, le
mot bon ou les mots un être bon forment l'attribut de la
proposition, parce qu'ils expriment la seconde idée
que j'ai jugée être égale ou convenir à la première
(l'idée de Dieu), et qu'ils indiquent aussi la qualité
(d'être bon) que je juge exister en Dieu, et que par con-
séquent j'attribue à Dieu.
5. 3e partie. Du verbe. Le mot qui exprime le
rapport que notre esprit a reconnu exister entre les
deux idées, est le VERBE ÊTRE, qui seul exprime l'exis-
tence.
Dans la même proposition, le mot EST indique le ju-
gement porté par mon esprit sur Dieu; il indique que
j'affirme l'existence de l'attribut bon ou d'un être bon
dans le sujet Dieu. C'est donc le verbe est qui fait que
des mots n'exprimant que deux idées isolées forment
l'expression d'une pensée, c'est-à-dire, une proposition.
Il n'y a donc point de proposition sans verbe.
NOTA. Il ne peut exister de rapport qu'entré les idées des êtres
ou des choses de même nature. Dans la pensée, Dieu est bon, Dieu
il
exprime l'idée d'un être, et "bon, l'idée d'une qualité.Or, ne peut
exister de rapport entre un être et une qualité. Donc la pensée Dieu

De même:
est bon équivaut à Dieu est un être bon.

personne douce.
Ma sœur est douce, équivaut à Ma sœur est une

Le cerfest léger équivaut à Le cerf est un animal léger.

;
La montagne est élevée équivaut à La montagne est une
chose élevée parce qu'il ne peut exister de rapport qu'entre un être
et un autre être.
*
:
6. Le SUJET peut-être un nom, un pronom, un in-
finitif ou tout autre mot employé comme nom.
7. Le sujet est SIMPLE s'il n'est représenté que par un
nom propre, ou par un nom déterminé seulement, ou
par un pronom.

— Vous êtes LE ROI. — Cet enfant est


:
8. L'attribut peut être un nom Jesuis LE MAITRE.
MON FILS. — Ce
domaine est VOTRE PROPRIÉTÉ. — Cetteplace est LE BUT
DE MON AMBITION.
Il peut être aussi un nom accompagné d'un adjectif,
comme dans la proposition Dieu est UN ÊTRE BON, et dans
ma sœur est UNE PERSONNE DOUCE. Mais comme tout le
monde sait bien que Dieu est un être, que ma sœur

et dire :
est une personne, on peut sous-entendre ces mots
Dieu est bon, ma sœur est douce. Il suit
de là que l'attribut peut être représenté par un
adjectif ou par un participe, ou par toute autre expres-
sion indiquant la qualité ou l'état.
9. Le participe passé ou l'adjectif attribut prend le
genre et le nombre du sujet.
10. L'attribut est simple, s'il n'est représenté que
par un adjectif ou par un participe employé seul.
11. Reconnaître et indiquer successivement dans l'or-
dre de la pensée les termes d'une proposition, c'est faire
l'analyse logique de cette proposition.

SUJET SIMPLE, ATTRIBUT SIMPLE.

Noms propres et noms communs sujets.


FAITS nO 1. Ernest est poli. Cette campagne était agréable. Julie
fut punie. Les cerises seront mûres. Hippolyte serait content.
Louise est contente. L'eau est chaude. Le rôti est froid. Alphonse
est franc. Jeanne est franche.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 1.

modèle d'analyse logique.


Ernest est poli.
Ernest, sujet simple.
est, verbe être.
poli, attribut simple.
DEVOIRS ÉCRITS 1. Composez avec les noms ci-après des proposi-
tions analogues à celles des faits 1. Employez le même attribut avec
un nom masculin et avec un nom féminin. Variez les temps des
verbes.
Alfred, maison, Paul, Elise, tableau, Madeleine, Eugène, Eugé-
nie, vin, liqueur.
Pronoms personuels sujets.
12. Le verbe s'accorde en nombre et en personne
avec son sujet.
13.L'adjectif attributdu pronom prend le genre et
le nombre de la personne ou de la chose réelle repré-
sentée par le sujet.
14. Quoique le pronom vous ne représente souvent
qu'une seule personne, pour éviter le tutoiement, le
verbe n'en prend pas moins la forme du pluriel.
FAITS 2. Je suis distraite. Tu étais heureuse. Elle fut aimable.
Nous serons contentes. Vous seriez arrivées. Elles sont prudentes.
Je suis distrait. Tu étais heureux. Il fut aimable. Nous serons con-
tents. Vous seriez arrivés. Ils sont prudents.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 2.

Modèle d'analyse logique.


Je suis distraite.
Je, sujet simple.
suis, verbe être.
distraite, attribut simple. L'adjectif attribut distraite
est ici du genre féminin, parce que son sujet, le pro-
nom je, représente une dame.
DEVOIRS ÉCRITS 2. Composez des propositions analogues à chacun
des faits 2.

SUJET COMPLEXE, ATTRIBUT SIMPLE.

15. Lorsque le sujet d'une proposition est-un NOM


ou QUALIFIÉ ou complété, on l'appelle sujet COMPLEXE.
Le mot complexe indique ici un être unique représenté
par plusieurs mots inséparables.
FAITS 3. Le climat de l'Europe est tempéré. Cette bonne mère
était inquiète. La saison des roses sera passée. Nos bœufs gras sont
malades. Notre nouveau maître est soigneux. La porcelaine de la
Chine est estimée. Nos voisins, moins raisonnables, sont impatients.
Plusieurs oiseaux très-rares seront empaillés. Tous les animaux vivi-
pares sont mammifères.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 3.

Modèle d'analyse logique.


Le climat de l'Europe est tempéré.
Le climat de l'Europe, sujet complexe.
est, verbe être.
tempéré, attribut simple.
DEVOIRS ÉCRITS 3. Employez les noms ci-après dans des proposi-
tions analogues à celles des faits 3.
Marraine, tabouret, cheminée, tapissier, corbeille, carafe.
peigne, confiseur, domestique, coffre.
Cherchez des propositions semblables dans un livre.

SUJET COMPOSÉ, ATTRIBUT SIMPLE.

16. Le sujet est COMPOSÉquand il représente plu-


sieurs êtres différents que la pensée réunit pour leur
donner le même attribut.
Lorsque le sujet est composé, le verbe se met toujours
au pluriel, et l'adjectif attribut varie d'après les mêmes
règles que l'adjectif qualificatif employé sans verbe.
FAITS 4. Pierre et Louis sontactifs. Julie et Louise sont actives. Au-
guste, Lucien et Jérôme sont intelligents. Marie, Lucie et Eulalie sont
intelligentes. La jusquiame et la ciguë sont vénéneuses. La vipère et
à
le serpent sonnettes sont venimeux. Les chevaux des Anglais et la
laine de leurs moutons sont renommés. Les toiles et les dentelles des
Belges sont estimées. La chèvre, la brebis et le bouc étaient gras.
Françoise, Marguerite et Auguste étaient contents.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 4.

Modèle d'analyse logique.


Pierre et Louis sont actifs :
Pierre et Louis, sujet composé.
sont, verbe être.
actifs, attribut simple. L'adjectif attribut actifs est
ici du genre masculin et au pluriel, parce que son sujet
est composé de plusieurs noms masculins.
Cettepêche et cet abricot sont mûrs.
Cette pêche et cet abricot, sujet composé.
sont, verbe être.
mûrs, attribut simple. L'adjectif attribut murs
<
est ici du genre masculin et au pluriel, parce que son
sujet est composé de plusieurs noms qui ne sont pas du
même genre.
DEVOIRS ÉCRITS 4. Faites entrer les noms ci-après dans des pro-
positions analogues à celles des faits4.
Bilboquet, bouche, fusil, plume,chat, chienne, cuvette,
crayon, Etienne, Marie, Julien, Adèle.
ATTRIBUT COMPLEXE.
17. Lorsque l'attribut est un adjectif modifié par un
adverbe, un nom qualifié, ou uu nom complété, on
l'appelle attribut COMPLEXE.
FAITS 5. L'Espagne est très-montagneuse. Le peuple russe est
essentiellement agricole. Les zones glaciales sont peu habitées. L'ha-
bitude du travail est une grande richesse. La loutre est un quadru-
pède amphibie. Les oiseaux sont des animaux ovipares. La hase est
la femelle du lièvre. L'aigle est le rai des oiseaux. Le lion est le roi
des animaux.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 5.

Modèle d'analyse logique.


L'Espagneesttrès-montagneuse.
L'Espagne, sujet simple.
est, verbe être.
très-montagneuse, attribut complexe.
DEVOIRS ÉCRITS 5. Employez les noms ci-après dans des proposi-
tions analogues à celles des faits 5.
Agneau, école, hôtesse, auberge, abreuvoir, horloge, habit,
peinture, conscrit.
AIJTRIBUT COMPOSÉ.
18. L'attribut est COMPOSÉ, lorsqu'il exprime plu-
sieurs qualités ou manières d'être du sujet.
FAITS 6. L'air est diaphane et pesant. L'eau de la mer est salée et
amère. Le renne est agile et gracieux. Les îles danoises sont fertiles,
très-peuplées et bien cultivées. Les Lapons sont laborieux et sobres.
Les nègres de l'Océanie sont barbares et sauvages. Le climat du Por-
lugal est doux et salubre. Les Hollandais sont industrieux et actifs.
Les chiens sont voraces et gourmands. Lescrocodiles sont carnassiers
et très-féroces.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 6.

Modèle d'analyse logique.


L'air est diaphane et pesant.
L'air, sujetsimple.
est, verbe être.
diaphane et pesant, attribut composé. Chacun des ad-
jectifs attribut est ici du genre masculin et au singulier,
parce que le sujet air est de ce genre et à ce nombre.
DEVOIRS 6. Employez les noms ci-après dans des propositions
analogues à celles des faits 6.
Cravate, canne, rosier, foulard, glace, feuille, gâteau.,
berger, fraise, bouquet.
Cherchez des exemples analogues dans un livre.

VERBES ATTRIBUTIFS.

19. Dans la plupart des propositions, le verbe et

Exemples :
l'attribut se trouvent réunis en un seul mot.

SONT DÉJEUNANT.
Les ouvriers déjeunent égale les ouvriers

Ce vieillard tousse beaucoup égale ce vieillard EST


TOUSSANT beaucoup.
Les verbes qui renferment ainsi le'verbe et l'attribut
sont appelés VERBES ATTRIBUTIFS.
20, Dans la transformation, le verbe être se met tou-
jours au même temps et à la même personne que le
verbe attributif.
21. L'attribut tiré d'un verbe attributif étant tou-
jours un participe présent reste invariable.
FAITS 7. Les agneaux bondissent. Le serpent rampe. Le cheval
galope. L'oiseau vole. L'homme marelle. Le tonnerre gronde. Le
petit enfant pleure. Le vent souffle. Le courrier arrive. Les arbres
fleurissent. Le loup hurle. Le chien aboie. Le grand garçon écrit
mal. Ce crapaud hideux coassait. Les corbeaux croassent. Quatre
brebisbélèrent.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 7.

Modèle d'analyse logique.


Les pigeons roucoulent égale les pigeons sont rou-
coulant.
Lespigeons, sujet simple.
sont, verbe.
roucoulant, attribut simple.
DEVOIRS ÉCRITS 7. Composez librement des phrases analogues aux
faits7.
VERBES ACTIFS, VERBES NEUTRES.

22 Dans les VERBES ACTIFS, l'action exprimée par le


verbe passe directement de l'être qui le produit sur un
autre être, et c'est pour cela que ces verbes sont appelés
verbes ACTIFS OU TRANSITIFS.
23. L'être qui reçoit l'action exprimée par un verbe

:
transitif, est le complément direct de ce verbe. Ainsi
dans cette phrase Le domestique brosse mes HABITS, le
mot habit est le complément direct du verbe brosser
dont il reçoit l'action.
24. Les VERBES NEUTRES expriment ordinairement un
état du sujet; lorsqu'ils expriment une action, cette ac-
tion affecte presque toujours l'être qui la produit, aussi
ces verbes ont-ils été appelés verbes neutres ou intran-
sitifs.
Voici le moyen pratique employé pour reconnaître si
un verbe est actif ou neutre :
25. Tout verbe après lequel on peut placer le mot
quelqu'un, ou les mots quelque chose, est actif ou
transitif.
26. Tout verbe après lequel on ne peut mettre ni le
mot quelqu'un, ni les mots quelque chose, est neutre ou
intransitif. Ainsi le verbe marcher est neutre ou intran-
sitif, parce que l'on ne dit point marcher quelqu'un, ni
marcher quelque chose.
EXERCICE ÉCRIT. Copiez les verbes suivants, mettez un a après
les verbes actifs ou transitifs, et un n après les verbes neutres ou
intransitifs.
Demander, appeler, parler, inarcher, voir, regarder, nattre,
consentir,plaire, battre, gémir, pincer, déjeuner, porter,
dormir, éludier, dîner, courir, aller, donner, faire, sourire,
attendre, appartenir, envoyer,comprendre, manger, sentir,
traîner,choisir,réussir, bouillir, bégayer,grasseyer, nager,
songer, mourir, toucher, secourir, voyager, cueillir, tenir,
partir, mentir, ramener, venir, vivre, dire, répondre, rire,
suivre, tomber, mâcher, vouloir, écrire, bondir, sllccéder, con-
venir, appuyer, sauver, payer, jeûner, médire,
27. Lorsque les élèves décomposeront facilement les
verbes attributifs, le maître fera analyser d'après le mo-
dèle suivant, en évitant la décomposition.
Modèle d'analyse logique.
Le perroquet cause.
Le perroquet, sujet simple; cause, verbe neutre.
Ce gros pigeon blanc roucoule souvent.
Ce gros pigeon blanc, sujet complexe; roucoule sou-
vent, verbe neutre et attribut complexe.
NOTA. Cette nouvelle méthode a, selon nous, l'avantage de faire
porter l'attention des élèves sur la nature du verbe.
COMPLÉMENT DIRECT SIMPLE.

28. Le complément direct est SIMPLE, s'il ne se com-


pose que d'un nom propre, d'un pronom, ou d'un nom
commun seulement déterminé.
FAITS 8. Notre célèbre Pascal inventa la brouette. La peine sur-
montéeaugmente leplaisir. L'homme le plusinstruit ignore beaucoup
de choses. La présence du maître engraisse le cheval. Les Russes
distillent beaucoup de grains. Le climat du Caire subit peu de varia-
tions. Les douleurs et la mort suivent l'intempérance. Les îles du
Japon nourrissent peu de quadrupèdes. Les vernis de la Chine ont
beaucoup de réputation. Vous avez parcouru l'Europe. Il se blesse.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 8.

Modèles d'analyse logique.


Notre célèbre Pascal inventa la brouette.

; ;
Notre célèbre Pascal, sujet complexe inventa, verbe
actif ou transitif la brouette, complément direct simple.
DEVOIRS ÉCRITS 8. Employez les noms ci-après comme complé-
ments directs simples.
Montre, panier, lettre, Autriche, poulet, lunettes, canapé,
soldat, Turc, histoire, tasse, bttcheron.
COMPLÉMENT DIRECT COMPLEXE.

29. Lorsque le complémentdirect est un nom com-


mun déterminé et qualifié, ou complété, on l'appelle
complément direct COMPLEXE.
FAITS 9. Les animaux carnivores ont des dents aiguës. Le golfe
Adriatique et la Méditerranée baignent les côtes de l'Italie. Les moi-
neaux détruisent les insectes nuisibles. Ma sœur et mon frère culti-
vent des fleurs extrêmement jolies. Les renards et les blaireaux ont
des terriers bien profonds. Charlemagne fonda un grand nombre
d'écoles. L'âne sauvage habite les déserts du centre de la Perse. L'o-
livier cultivé, l'olivier sauvage, le platane oriental et le laurier embel-
lissent les rivages de la mer Caspienne.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 9.

Modèle d'analyse logique.


Les animaux carnivores ont des dents aiguës.
Lesanimauxcarnivores, sujet complexe; ont, verbe
actif ou transitif; des dents aiguès, complément direct
complexe.
Modèle d'analyse complète.
NOTA. Cet exercice est très-important, Les élèves devront
souvent le faire par écrit.
Le climat âpre et froid de la Norwége exige une
nourriture plus abondante.
Le, article, masculin singulier, joint à climat
parce que ce nom est déterminé par les
mots de la Norwège.
climat, nom commun, masculin singulier, sujet
simple du verbe exige.
âpre, adjectif qualificatif, qualifie climat.
et, conjonction, remplaçant l'adverbe aussi,
ajoute froid à âpre.
froid, adjectif qualificatif, qualifie climat.
de, préposition, exprime le rapport qui existe
entre Noncége et climat, rapport qui
détermine le nom climat.
la, article féminin joint à Norwége qui est dé-
terminé par son nom propre.
Norwége, nom propre, complète et détermine
climat.
exige, verbe exiger, actif ou transitif, mode in-
dicatif, temps présent, troisième per-
sonne du singulier.
une, adjectif indéfini, féminin singulier, déter-
mine nourriture.
nourriture, nom commun, féminin singulier, com-
plément direct du verbe exige.
plus, adverbe de manière, modifie abondante.
abondante, adjectif qualificatif, qualifie nourriture.
DEVOIRS KCRITS 9. Employez les noms ci-après dans des proposi-
tions semblables aux faits 9.
Botte, campagne, chemise, fête, lampe, melon, noyau,
fleur, charrue, pension, manche, manchon, caserne, jeton,
poire.
COMPLÉMENT DIRECT COMPOSÉ.

30. Lorsque le fait exprimé par un verbe actif ou


transitif passe directement et sans intermédiaire sur plu-
sieurs êtres distincts, on dit que ce complément direct
est composé.
FAITS 10. Les fleurs charment l'odorat et la vue. Les forêts de la
Suède renferment des loups, des ours et d'autres animaux sauvages.
La première période des temps primitifs présente la création du
monde, la désobéissance de nos premiers parents, le premier meur-
tre, la corruption des hommes et l'histoire des patriarches avant le
déluge. La seconde époque des temps primitifs présente le déluge
universel et la dispersion des hommes. Le commerce anglais re-
cherche les mâts et les planches de Christiania. Les côtes de Coro-
mandel et du Malabar éprouvent des sécheresses et des chaleurs
excessives.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 10.

Modèle d'analyse logique.


Les fleurs charment l'odorat et la vue.
Les fleurs, sujet simple; charment, verbe actif ou
.transitif; Vodorat et la vue, complément direct composé.
DEVOIRS ÉCRITS 10. Employez les noms ci-après dans des propo-
sitions analogues aux faits 10.
Biscuit, tabatière, bourse, bonnet, bouquet, brioche, brosse,
casquette, carpe, branche.
VERBE MODIFIÉ.

31. Le verbe est MODIFIÉ par un adverbe. Dans l'ana-


lyse logique, l'adverbe ne doit pas être séparé du verbe
qu'il modifie.
32. Lorsque la négation ne est complétée par que,
ces deux mots réunis signifient seulement.
FAITS H. Le sapin atteint souvent une hauteur prodigieuse. Louis
ne mangea que des fruits. Un visage serein annonce ordinairement
un cœur content. Les Egyptiens élevaient autrefois une grande quan-
tité d'abeilles. Des essaims de sauterelles désolent quelquefois l'Es-
tramadure et l'Andalousie. Le bassin du Jourdain offre encore
beaucoup de traces de volcans. L'archipel grec offre certainement
le plus heureux climat de l'Europe. Les Danois exportent annuel-
lement des grains, du fromage, des laines, des viandes salées et
du poisson. Il ne recevra pas votre lettre. Je ne prendrai point de
café.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 11.

Modèles d'analyse logique.

;
Le sapin atteint souvent une hauteur prodigieuse.
Le sapin, sujet simple atteint souvent, verbe tran-
sitif modifié par l'adverbe souvent; une hauteur prodi-
gieuse, complément direct complexe.
Louis ne mangea que des fruits.
;
Louis, sujet simple mangea, verbe transitif modifié
par ne que, signifiant seulement; des fruits, mis pour
m%epartielle les fruits, complément direct simple.

DEVOIRS ÉCRITS 11. Employez les noms ci-après dans des propo-
sions semblables aux faits 11.
Brebis, cheval, bouvier, cocher, chèvre, chambre, poisson,
cloche, coffre, cordon, carte, devoir.
COMPLÉMENT INDIRECT.

33. On appelle complément INDIRECT tout mot ou


toute réunion de mots qui (au moyen d'une préposi-
tion) s'ajoute à l'attribut d'une proposition, ou à un

Exemple :
verbe neutre pour en compléter le sens.
Cette dame fut méchante ENVERS VOUS;
enversvous est le complément indirect de l'attribut mé-
chante.
Vous marcherez SUR LE TROTTOIR ;
sur le trottoir est
le complément indirect du verbe neutre marcher.
34. Souvent les verbes actifs ou transitifs ont aussi
besoin d'un complément indirect pour compléter la si-

Exemple :
gnification des faits qu'ils expriment.
Nous avons vu ce tableau A L'EXPOSITION;
à Vexposition est le complément indirect du verbe tran-
sitif voir.
35. La préposition qui lie le complément indirect au
mot qu'il complète, est parfois sous-entendue.
Ex. : Je vais faire cela égale je
vais POUR faire cela.
36. Tableau des propositions simples.
à après avant avec chez
contre dans
de dès derrière deplus devant durant entre
envers excepté hormis hors malgré moyennant nonobstant
outre par parmi pendant pour sans selon
suivant sur touchant vers
COMPLÉMENT INDIRECT SIMPLE.

37. Lorsque le complément indirect est un pronom


ou un nom seulement déterminé, on dit que ce complé-
ment indirect est simple.
FAITS 12. L'or était très-commun chez les Péruviens. La pomme
de terre, le maïs et le tabac sont indigènes de l'Amérique. L'eau
fraîche est très-rare dans tout le Congo. Cette rivière est navigable
dès sa source. La pension te fournira des livres. Mon cousin fut ma-
lade durant toute sa vie. Le courrier arrivera avant nous. La Russie
était habitée autrefois par les Scythes. Chaque homme sera récom-
pensé selon ses œuvres. Le vol et l'assassinat sont presque inconnus
chez les Lapons. Ces livres vous appartiennent. Son professeur lui
enseigne la géographie. Les peuples nomades vivent sous des tentes.
Tous les accidents des mers, le flux et le reflux, le calme et l'orage,
sont prédits par les oiseaux.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 12.

Modèle d'analyse logique.

;
L'or était très-commun chez les Péruviens.
;
L'or, sujet simple était, verbe être très-commun,
attribut complexe modifié par l'adverbe très; chez les
Péruviens, complément indirect simple.
La pension fournira des livres.
te
;
La pension, sujet simple fournira, verbe transitif;
des livres, complément direct simple; te pour à toi,
complément indirect simple.
DEVOIRS ÉCRITS 12. Employez toutes les prépositions simples dans
des propositions analogues aux faits 12.

COMPLÉMENT INDIRECT COMPLEXE.

38. Lorsque le complément indirect est un nom qua-


lifié ou complété, on l'appelle complément indirect
COMPLEXE.
FAITS 13. L'or, le cuivre et le fer abondent dans la Cordilière du
Chili. Les terres de la Sicile sont douées de la plus grande fertilité.
Zurich est remarquable par les beaux points de vue de ses prome-
nades et de ses remparts. La ville de Turin est bâtie au confluent du
Pô et de la Dora. Le défilé des Thermopyles sera toujours célèbre
par la mort de Léonidas. L'invention des moulins à vent date du
temps des croisades. L'éducation des vers à soie et la culture du mû-
rier sont dues aux voyages de deux moines. L'ébène domine dans
les forêts de la Nubie. La peau et les écailles des animaux servent aux
besoins des hommes. Le plus grand et le plus intelligent des élé-
phants vit dans les contrées méridionales de l'Inde. L'eau potable est
très-rare dans certaines contrées des Hottentots. Les pluies sont pé-
riodiques sur la côte occidentale de l'Arabie.
*
EXERCICE ORAL. Analyse logique et analyse complète des
faits 13.

Modèles d'analyse logique.

:
L'or, le cuivre et le fer abondent dans la Cordilière
du Chili l'or, le cuivre et le fer, sujet composé: abon-
dent, verbe neutre ou intransitif; dans la Cordilière du
Chili, complément indirect complexe.
Modèle d'analyse complète
L' article, masculin singulier, détermine or.
or, nom commun, masculin singulier, lrepartie
du sujet composé du verbe abonder.
le article, masculin singulier, détermine cuivre.
cuivre nom commun, masculin singulier, 2e partie
du sujet composé du verbe abonder.
et à
conjonction, ajoute fer cuivre et à or.
le article, masculin singulier, détermine fer.
fer nom commun, masculin singulier, 3e partie
du sujet composé du verbe abonder.
abondent verbe abonder, neutre ou intransitif, mode
indicatif, temps présent, troisième per-
sonne du pluriel.
dans préposition, joint le complément indirect au
verbe et en exprime te rapport. (Rapport
du lieu où sont les choses.)
la article, féminin singulier, détermine Cordi-
llère.
Cordillère nom propre, complément indirect du verbe
abonder.
du (article composé pour de le).
de préposition, joint le nom complétif Chiliau
nom incomplet Cordilière et en exprime
le rapport.
le article, masculin singulier, détermine Chili.
Chili nom propre, compléteetdétermineCordilière.
DEVOIRS ÉCRITS 13. Employez les noms ci-après dans des propo-
sitions analogues aux faits 13. Variez les propositions.
Mouchoir, cravate, chien, pistolet, fusil, planche, plante,
plumey portrait, portier, prairie, prune, rossignol, sabre, ro-
sier.
COMPLÉMENT INDIRECT COMPOSÉ.

39. Le complément indirect est COMPOSÉ, lorsque


la même préposition est employée ou sous-entendue
plusieurs fois devant les différentes parties de ce com-
plément.
du Midi sont très-incommodes dans le royaume
FAITS 14. Les vents
de Naples et dans la Sicile. Les produits agricoles de la Sardaigne
consistent en blé, en huile, en vin, en coton, en indigo. La profon-
deur et la rapidité du Nil varient selon les lieux et les saisons. Le
bouvreuil niche dans les aubépines, dans les groseilliers et dans les
buissons de nos jardins. Les eaux très-salées et très-profondes de la
Méditerranée proviennent principalement du Nil, du Danube, du
Dnieper et d'autres fleuves de la mer Noire, du Pô, du Rhône, et de
l'Ebre. La patrie a des droits sur vos talents, sur vos vertus, sur vos
sentiments et sur toutes vos actions. La cathédrale de Mende est re-
marquable par la hardiesse et la légèreté de ses clochers.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 14.

Modèle d'analyse logique. 0-

Les vents du Midi sont très-incommodes dans le


royaume de Naples et dans la Sicile.
Les vents du Midi, sujet complexe; sont, verbe être;
très-incommodes, attribut complexe; dans royaume le
:
de Naples et dans la Sicile, complément indirect com-
posé, parce qu'on peut dire les vents du Midi sont
très-incommodes dans le royaume de Naples, et les vents
du Midi sont très-incommodes dans la Sicile.
DEVOIRS ÉCRITS 14. Composez librement ou cherchez dans les livres
20 propositions analogues aux faits 14.

PROPOSITIONS A PLUSIEURS COMPLÉMENTS.


40. La même proposition peut avoir un complément
direct et un ou plusieurs compléments indirects.
FAITS 15. Les monts Ourals séparent l'Europe de l'Asie. L'élé-
phant supplée par sa trompe à la brièveté de son cou. Le départe-
ment de la Moselle confine au nord avec les possessions de la Bavière,
de la Prusse et de la Betgique. L'hydromel remplace le vin chez le
peuple russe. Trois canaux joignent la mer Caspienne à la mer Bal-
tique. Le cheval etle mouton existent en Bessarabie à l'état sauvage.
L'isthme de Pérécop joint la Crimée à la Russie. Le duc de Richelieu
a fondé Odessa sur les bords de la mer Noire, près de l'embouchure do
Dniéper. La longueur des nuits tempère la chaleur des jours sousla
zone torride. Le détroit de Gibraltar sépare l'Europe de l'Afrique.
Le chevalier d'Assas sacrifia sa vie pour le salut de l'armée française.
L'Afrique est jointe à l'Asie par l'isthme de Suez. Christophe Colomb
découvrit l'Amérique en l'année 1492. La boussole fut inventée en
Italie par Flavio Gioja. La première foire fut tenue à Aix-la-Chapelle,
sous le règne de Charlemagne. La France doit l'établissement des
postes àLouis XI. Napoléon Ier vainquit l'empereur d'Autriche et
l'empereur de Russie à Austerlitz. Votre cousine se brodait un
mouchoir. La situation centrale et la bonté du port de Smyrne y
attirent un concours prodigieux de toutes les nations, par mer et par
caravanes. Mon cousin nous lira ses mémoires. L'homme communi-
le la
que ses pensées, ses besoins et sessentiments par geste, par parole
et par l'écriture. La Garonne prend sa source au Val-d'Aran dans les
Pyrénées. Ils se sont trompés sur vos intentions. Le cheval n'existait
point en Amérique avant l'arrivée des Européens. Nous nous com-
muniquions nos impressions. La Somme, l'Escaut et la Sambre pren-
nent leur source dans le département de l'Aisne. Je me fie à vous.
fit
Chappe la première épreuve de son télégraphe en l'année1791.
Vous vous plaindrez à ma mère. Il lui confia son enfant. Les points
culminants du grand Atlas sont couverts de neige pendant toute l'an-
née. Tu te nuisis dans son esprit. La chaîne du Jura donne son nom
à un département très-industrieux. Ils s'ennuyaient à la campagne.
Les Espagnols apportèrent le chocolat du Mexique en Europe, en
l'année 1520. Nous nous sommes égarés dans les bois.
DEVOIRS ÉCRITS 15. Employez les noms ci-après dans des propo-
sitions à plusieurs compléments.
Grenouille,fauvette, merle, canapé, ballc, tabouret, chenille,
soulier, soldat, ficelle, chandelle, chandelier, grille, perru-
quier, canard, poirier, bœuf, vache.
Cherchez dans les livres des propositions semblables aux faits 15.

LOCUTIONS PRÉPOSITIVES.

41. Toute réunion de mots faisant l'office d'une pré-


position, se nomme locution prépositive.
42. Liste de quelques locutions prépositives
Auprès de, autour de, au-dessous de, par-dessus,
:
loin de, horsde,jusqu'à, à travers, au travers, vis-à-vis,
à cause de, à côté de, au delà de, en deçà de, près de,
en face de, au-dessus de, audedansde, en dehors de,
audehors de, par dehors, de deçà, par deçà, en deçà de,
au delà de, par de là, d'après, en faveur de, de delà, etc.
43. La locution prépositive au travers est toujours
suivie de la préposition de, tandis que la locution pré-
positive à travers est immédiatement suivie de l'article.
FAITS 16. Cette femme si brune est blanche auprès d'une négresse.
La terre n'est qu'un point auprès du reste de l'univers. Tous les ou-
vrages de l'homme sont vils et grossiers auprès des ouvrages de la
nature. Je demeure près du Louvre. Tu restes près des Tuileries. La
faveur met l'homme au-dessus de ses talents. Nous portons au de-
dans de nous des principes naturels d'équité, de pudeur, de droi-
ture. Votre sœur fut placée au-dessus de nous. Je fus logé au-dessous
de votre chambre. Au-dessus de la porte étaient écrits ces mots. Il
porte un gros manteau par-dessus son habit. Le loup sauta par-des
sus la barrière. On s'arrêtera loin de la campagne. Cette nouvelle
n'était pas encore parvenue jusqu'à nous. Il salua tout le monde jus-
qu'au moindre des valets. Nous cherchons hors de nous nos vertus et
nos vices. Il passa par dehors la ville. J'ai fait cette observation à
cause de vous. Je vous aimerai jusqu'à la mort. Je me placerai vis-
à-visde vos fenêtres. On s'arrêta à côté de votre maison de campagne.
Nous sommes allés à dix lieues au delà de Rome. La voiture resta en
deçà du fleuve. On le trouvera par-delà des monts. Cet espion passa
habilement à travers le camp ennemi. Cette poignée de soldats se fit
jourau travers des ennemis. L'officier se fit une blessure au-dessous
de l'œil. Vous reçûtes un coup d'épée au travers du corps. On voit
le jour au travers des vitres. On ne voyait le soleil qu'à travers les
nuages. Il passait sa main à travers les barreaux. Une grosse char-
rette marchait à côté de notre voiture. Tu dessineras le portrait
d'après nature. Le cocher se plaça en face de notre maison.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 16.

Modèle d'analyse logique.


Cette femme si brune est blanche auprès d'une né-
gresse.
;
;
Cette femme si brune, sujetcomplexe; est, verbe être
blanche, attribut simple une négresse, complément
indirect de l'attribut auquel il est lié par la locution pré-
positive auprès de qui marque le rapprochement, la
comparaison.
DEVOIRS ÉCRITS 16. Employez successivement toutes les locu-
tions prépositives données dans des propositions analogues aux
faits 16.
LOCUTIONS ADVERBIALES.

44. Toute réunion de mots faisant l'office d'un ad-


verbe, c'est-à-dire modifiant un verbe ou un attribut,
ou un simple adjectif se nomme locution adverbiale.
45. Liste de quelques locutions adverbiales.
A l'aise, à lafois, àjamais, àpart, après-demain,
à présent, à regret, avant-hier, d'abord, par dehors,
par devant, par derrière, d'ordinaire, par hasard, au
hasard, pêle-mêle, peut-être, de mal en pis, de pis en
pis, aupis, tout àfait, tout à l'heure, tôt ou tard, tour
à tour, peu à peu, tout à coup, en gros, en détail, en
en avant, en arrière, à loisir, coup sur coup, tout de
bon, àcoup sûr, pour le coup, tout d'un coup, dans
peu, à peu près, en même temps.
17. Les beaux jours nous reviennent peu à peu. Cet homme
FAITS
est perdu àjamais. Cette porte s'ouvre à l'aise. Il est à la fois habile,
brave et homme de bien. Tous ces enfants parlent à la fois. J'ai mis
cet argent à part, dans ma bourse. Nos voyageurs arriveront après-
demain. Les jurés l'ont à regret déclaré coupable. Nous partons à
regret. Le régiment partit avant-hier. Nous prendrons d'abord les
voies de la douceur. Cette maison paraît 1 belle par dehors. Vous
passâtes par dehors la ville. Les enfants firent de suite trois cour-
ses de bagues. Les enfants bien élevés obéissent tout de suite. Le
caporal reçut une blessure par derrière. Le courrier arrive d'ordi-
naire à cinq heures. Mon oncle revient d'ordinaire à cinq heures
du soir. Nous nous rencontrâmes par hasard sur une place. Cet en-
fant étourdi parle souvent au hasard. Nos soldats entrèrent pêle-mêle
dans la ville avec les Anglais. Il met ses hardes pêle-mêle dans un
coffre. Le temps changera peut-être aujourd'hui. La chose va de mal
en pis. Ses affaires allaient de pis en pis. Il prend toujours les choses
au pis. Votre frère est tout à fait guéri. L'ouvrage est tout à fait ter-
miné. On servira le dîner tout à l'heure. Cette maison est tombée tont

:
Certains verbes tiennent lieu du verbe être et d'un adverbe mo-
difiant l'attribut qui suit le verbe Cette maison paraît belle égale
cette maison EST belle D'UNE MANIÈRE APPARENTE.
à coup. Vous me trouverez à coup sûr. Il a envoyé deux courriers
coup sur coup. Ce négociant fit sa fortune tout d'un coup. Les en-
fants méchants sont punis tôt ou tard. Ces deux généraux comman-
deront l'armée tour à tour. Les deux avocats parlèrent tour à tour.
Nous ferons cette besogne peu à peu. Les jours augmentent peu à peu.
Elle arrivera dans peu. L'affaire est à peu près terminée. On nous ra-
conta cette histoire en gros. On vendra toutes ces marchandises en
détail. Le bataillon fit un mouvement en arrière. Notre régiment fai-
sait alors un mouvement en avant. Je fis deux pas en arrière. Vous
écrirez vos lettres à loisir.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 17.
Modèle d'analyse logique.
Les beaux jours nous reviennent peu à peu.
Les beauxjours, sujet complexe; reviennent peu à
peu, verbe intransitif modifié par la locution adverbiale
peu à peu indiquant une modification d'accroissement
lent. Nous pour à nous, complément indirect simple.
Cet homme est perdu à jamais.
Cet homme, sujet simple; est, verbe être; perdu à
jamais, attribut complexe modifié par l'adverbe à ja-
mais indiquant l'idée d'un espace de temps indéfini.
DEVOIRS ÉCRITS 17. Employez successivement toutes les locutions
adverbiales données, dans des proportions analogues aux faits 17.

CONSTRUCTIONS INVERSES OU INVERSIONS.

(Inversion signifie changement de places des parties,


pour leur faire occuper des places opposées, ou au
moins différentes).
46. Dans les propositions que nous avons étudiées
jusqu'ici, la construction a été directe, c'est-à-dire, que
les parties logiques se sont presque toujours présentées
dans l'ordre suivant
1° le sujet.
:
2° le verbe.
3° l'attribut (après le verbe être), ou le complément
direct après le verbe transitif.
4° Le complément ou les compléments indirects.
47. Il ya inversion dans les parties logiques d'une
proposition, lorsqu'elles ne se présentent pas dans l'or-
dre que nous venons d'indiquer. Ainsi il peut y avoir :
Exemple :
1° Inversion du sujet.
Ainsi finit notre
notre journée finit ainsi.
journée, mis pour,

Exemple :
2° Inversion de l'attribut :
Triste était notre sort, mis pour, notre
sort était triste.

Exemples :
3° Inversion de compléments.
De l'heureuse abondance, il aperçoit l'i-
mage, mis pour, il aperçoit l'image de l'heureuse abon-
dance.
Je vendis à votre frère nies bijoux les plus rares, mis
pour, je vendis mes bijoux lesplus rares à votre frère.
Cette dernière inversion est en quelque sorte com-
mandée lorsque le complément indirect est plus court
que le complément direct.
48. L'inversion a pour but de donner plus de force,
plus d'énergie à la proposition, souvent même plus de
clarté et toujours plus d'harmonie à la phrase.
49. L'inversion est toujours vicieuse, si l'on ne peut
facilement rétablir la construction directe.
FAITS 18. Le Brésil fournit à l'Europe une grande quantité de
pierres précieuses. Les colonies égyptiennes apportèrent jadis dans
l'Europe sauvage les premiers germes de la civilisation. La Mer Adria-
la
tique reçoit des Alpes Piave, le Tagliamento, la Brenta et l'Adige.
Denis avait suspendu, au plafond de la salle du festin, un glaive énorme
sur la tête de Damoclès. Les Allemands doivent à une grande con-
sommation d'excellents légumes une grande partie de leur santé ro-
buste. Le fleuve Saint-Laurent, malgré son immense volume d'eau,
ses eaux profondes et sa vaste embouchure, n'occupe que le troisième
rang parmi les fleuves américains. La région des oliviers occupe en
France, depuis les bords de la Méditerranée, les pentes orientales de
la chaîne pyrénaïque, les pentes méridionales des Cévennes et les
pentes occidentales des Basses-Alpes. Dans les premiers âges du
monde, les laboureurs et les bergers réglaient leurs travaux sur la
floraison des plantes, sur la chute des feuilles, sur le départ et sur
l'arrivée des oiseaux. Malgré son antique célébrité, malgré le voisi-
nage de l'Europe, l'Afrique échappe encore aux regards de la
science.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 18.

Modèle d'analyse logique.


Le Brésil fournit à l'Europe une grande quantité
de pierres précieuses.
Le Brésil, sujet simple; fournit, verbe transitif;

direct complexe ;
une grande quantité de pierres précieuses, complément
à l'Europe, complément indirect
simple.
:
S'il n'y avait pas d'inversion on dirait Le Brésil four-
nit une grande quantité de pierres précieuses à l'Eu-
rope.
DEVOIRS ÉCRITS 18. Employez les noms ci-après dans des propo-
sitions analogues aux faits 18.
Voyageur, chemin, outil, ouvrier, leçon, ravin, commis, voi-
fure, lettre, arbre, oncle, jouet, musique, régiment, toile, pois-
son, moineau, violette, cloche, bouvier, chambre, fleur, peigne,
manchon, poire.
SUITE DE L'INVERSION.

FAITS 10. Dans un vain tourbillon, errent au sein des villes,


L'espérance inquiète et les craintes serviles.
Dans l'antiquité, les princes et les héros étaient ouvertement
Avides de gain, de gloire, de préférence et de plaisirs.
Là, courent à la ronde et les propos joyeux,
Et la vieille romance, et les aimables jeux.
De la saine raison au sentiment unie,
Naquirent lesvertus, les arts etle bonheur.
D'honneur et de respect, un enfant, à tout âge,
Doit, à ses père et mère, un éclatant hommage 1.
Ainsi contre Juda, du haut de Samarie,
Des prophètes menteurs, tonnait la bouche impie.
Assez dans les forêts, mon oisive jeunesse,
Sur de vils animaux, a montré son adresse.
Ainsi de nos savants, le regard curieux
Souvent pour une ruche, abandonne les cieux.
Du tremblant nautonnier la fragile existence,
De la vague et des vents affronte l'inconstance.
Du juge des humains, l'immortelle équité,
Des traits de l'imposteur sauve la probité.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 19.

Modèle d'analyse logique.


Dans un vain tourbillon, errent au sein des villes,
l'espérance inquiète et les craintesserviles.

;
L'espérance inquiète et les craintesserviles, sujet
composé, dont chaque partie est complexe errent, verbe
intransitif; au sein des villes, complément indirect;
dans un vain tourbillon, autre complément indirect.
S'il n'y avait pas d'inversion on dirait :
L'espérance inquiète et les craintes serviles errent
dans un vain tourbillon au sein des villes.
DEVOIRS ÉCRITS 19. Composez librement ou trouvez dans des
livres des propositions ayant un complément indirect en inver-
sion 2.

SUITE DE L'INVERSION.

FAITS 20. En cercle, un même attrait rassemble, autour de l'âtre,


la vieillesse conteuse et l'enfance folâtre.
Au milieu d'une contrée aride et inculte, dans une gorge formée

non pas ses père et mère.


:
La pureté du langage exige qu'on dise son père et sa mère et
2 Il n'est pas possible de faire composer des propositions analo-
gues aux faits 19.
de rochers granitiques, sur la Creuse, Aubusson se compose d'une
seule rue assezbien bâtie.
Retrouverai-je encore sur ces rocs solitaires,
De leurs chiffres unis les tendres caractères?
Les arbres, le rivage et la voûte des cieux,
Dans le cristal des eaux, se peignent à mes yeux.
Un aigle au vol immense,
Des cimes du Liban, dans l'espace s'élance.
Je te souhaite un ciel bleu, beaucoup de chevreuils et l'espérance.
Ici de cent couleurs s'émaille la prairie.
A l'ouest et au sud, l'Atlantique et la Méditerranée nous séparent
de l'Amérique et de l'Afrique.
Nous devons à Louise de Marillnc et à saint Vincent de Paull'ad-
mirable institution des sœurs de la charité.
Sur les côtes méridionales de la mer Noire, des bois entiers se
composent de noisetiers, d'abricotiers, de pommiers et surtout de
cerisiers.
Durant leur été si court, les contrées sauvages de la Sibérie s'or-
nent d'un assez grand nombre de belles plantes.
La découverte du Nouveau-Monde nous a valu la capucine du
Pérou, la tomate du Mexique, le topinambour du Brésil et la pomme
de terre de la Virginie, du Chili et du Pérou.
Des premiers ans du roi, la funeste culture,
N'avait que trop en lui corrompu la nature.
Dans chaque fleur de la prairie,
Nous lisons du bon Dieu la puissance infinie.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 20.

modèle d'analyse logique.


En cercle un même attrait rassemble autour de l'âtre,
La vieillesse conteuse et l'enfance folâtre.
Un même attrait, sujet simple; rassemble, verbe
transitif; lavieillesseconteuseetVenfancefolâtre, com-
plément direct composé; en cercle, pour circulaire-
ment, adverbe de manière, complément indirect simple ;"'
autour de l'âtre, autre complément indirect simple.
S'il n'y avait pas d'inversion on dirait :
Un même attrait rassemble la vieillesse conteuse et
l'enfance folâtre en cercle autour de l'âtre.
DEVOIRS ÉCRITS 20. Composez librement ou cherchez dans les
livres des propositions ayant en inversion des pronoms personnels
pour compléments.
ELLIPSES
OU PROPOSITIONS ELLIPTIQUES.

:
50. Le mot ELLIPSE, en grammaire, signifie man-
que, défaut, suppression ainsi une proposition est
elliptique toutes les fois qu'une ou plusieurs de ses par-
ties ne sont pas exprimées.
51. Dans une proposition, il peut y avoir :
1° Ellipse du sujet :
Ex. Courez après cet homme, mis pour — vous (su-

:
jet sous-entendu) courez après cet homme.
2° Ellipse du verbe *
Ex. Les pertes sont pour moi, et les profits pour
vous, mis pour —' les pertes SONT FAITES pour moi et
les profits SONT FAITS pour vous.
3° Ellipse de l'attribut :
Ex. Nous étions à la noce de votre cousine, mis
pour-nousétions présents (attribut sous-entendu) à la
noce de votre cousine.
4° Ellipse d'un complément :
Ex. Ilprit sur lui d'attaquer, mis pour -n
prit
sur lui LE RISQUE (complément direct sous-entendu)
d'attaquer.
5° Ellipse du sujet, du verbe et de l'attribut
?
Ex. Quand partez vous — Demain, mis
:
quand partez-vous? JE PARS (sujet et verbe attributif
pour-
sous-entendus) demain.
52. L'ellipse a pour but de donner à la pensée plus de
vivacité, plus de concision.
53. Dans l'analyse d'une proposition elliptique, on
doit rétablir les parties sous-entendues.
FAITS 21. Votre colère est juste, et vos pleurs légitimes. L'homme
qui fait tout ce qu'il veut, veut plus que ce qu'il doit. Vous ferez ce
qu'il vous plaira. Un malheur instruit plus que mille remontrances.
Le soldat s'arma d'un sabre et le berger d'un bâton. Il est crotté
comme un barbet. Les animaux croissent, vivent et sentent. Les
lièvres sont extrêmement craintifs et fuient au moindre danger. Les
renards sont nocturnes, se creusent des terriers et n'attaquent que
des animaux faibles. La mollesse soupire, étend les bras, ferme l'œil
et s'endort.
La raquette empaumée
Attend, reçoit, renvoie une balle emplumée.
L'étude instruit l'enfance, embellit la vieillesse,
Augmente le bonheur, adoucit la détresse.
La nature jette des ponts du sommet d'une montagne au sommet
d'une autre montagne, suspend des chemins dans les nues, répand
des fleuves pour canaux, sculpte des monts pour colonnes et pour
bassins, creuse des mers. L'aurore ouvre les portes de l'Orient,
répand la fraîcheur dans les airs, les fleurs dans la campagne et
les rubis sur la route du soleil.
EXERCICE ORAL. Rétablissez les parties sous-entendues dans les
faits 21.

Modèle d'analyse logique.


L'aurore ouvre les portes de l'Orient, répand la
fraîcheur dans les airs, les fleurs dans la campagne, et
les rubis sur la roule du soleil, cela est mis pour
l'aurore ouvre lesportes de l'Orient, et l'AURORE (su-
:
jet sous-entendu) répand la fraîcheur dans les airs,
l'AURORE RÉPAND (sujet et verbe attributif sous-entendus)
les fleurs dans la campagne et l'AURORE RÉPAND (sujet
et verbe attributif sous-entendus) les rubis sur la route
du soleil.
DEVOIRS ÉCRITS 21. Composez librement ou cherchez dans les
livres des propositions analogues aux faits 21.
PLÉONASMES

DES TERMES DE LA PROPOSITION.

54. Le mot PLÉONASME signifie surabondance, c'est


le contraire de Yellipse.
55. Lorsqu'il y a dans une proposition un mot qui,
n'ajoutant rien au sens, le reproduit une seconde fois,
il y a pléonasme.
56. Si ce mot, superflu quant au sens, donne au
discours plus de grâce, plus de netteté ou plus de force
et d'énergie, et s'il est justifié par le bon usage de la
langue, 1epléonasme estpermis; dans le cas contraire,
il est vicieux.
57. Dans une proposition, il peut y avoir :
1° Pléonasme du sujet.
Ex. Toi, turecevraiscet homme! TOI, pléonasme,
répétition du sujet tu.
2° Pléonasme de l'idée exprimée par l'attribut.
Ex. Tu le vois de tes yeux; DE TES YEUX, répétition
de l'idée exprimée par les mots tu vois.
3° Pléonasme d'un complément.
1
Ex. Tu m'oublies, moi, ta mère MOI, TA MÈRE, pléo-
nasme, répétition du complément me.
FAITS 22. Et que me sert, à moi, cette Troie où je cours?
Moi, j'abandonnerais mon drapeau!
!
Moi, je voulais partir au dépens de mes jours
Toi, tu fuirais le danger.
Autrefois je lui portais moi-même son déjeuner.
Lui, il ne vous reconnaîtra pas.
Mon maître et moi, nous ne savions comment faire.
Qui vous a permis, à vous, de prendre dans ma caisse?
Moi, je le poursuivrais, lui, mon bienfaiteur!
Il entendit de ses oreilles toute notre conversation.
Vous et vos amis, vous apprendrez à respecter un honnête homme.
Ces jeunes gens se perdront eux-mêmes.
L'empereur, notre brave empereur m'a décoré.
Il vous appartient bien, à vous, de me contredire.
EXERCICE ORAL. Indiquez les pléonasmes contenus dans les
faits 22.

DEVOIRS ÉCRITS 22. Composez librement ou trouvez dans les livres


des phrases analogues aux faits 22.

RÉCAPITULATION

OU EXERCICE SUR LES FAITS CONNUS.

FAITS 23. Pierre est intelligent. Henri était paresseux. Louis fut
tapageur. Louise sera heureuse. Le chien est fidèle. Tu seras instruit.
Nous fûmes reconnaissants. Elles seraient malades. Cette jeune fille
est gourmande. Les bons serviteurs sont récompensés. La pendule
du salon est brisée. La chambre de mon frère est petite. Gustave et
Dominique sont arrivés. Lucien et Caroline sont sortis. Eugène et
Rémond sont négligents. Cette ferpme fut très-souffrante. Ce pays est
peu boisé. L'eau rougie est une excellente boisson. Ce vieillard a été
le domestique de votre père. Ces enfants sont gourmands et pares-
seux. Les paysans de nos montagnes sont sobres, laborieux et intel-
ligents. La bonne dormait. Nous déjeunions ensemble. Vous recom-
mencerez votre devoir. Mon père vendit ses meilleurs chevaux. Tous
les habitants de Bar-le-Duc vendent des confitures de groseilles.
Vous oubliez les recommandations de votre bonne mère. Le tailleur
apporta un habit, un pantalon et un gilet. Les voyageurs ont remar-
qué la vélocité des coursiers cosaques et la robuste patience des che-
vaux finnois. Les domestiques du château achètent toujours les plus
beaux fruits et les légumes les plus nouveaux. Ce pays est pauvre en
hommes de génie. Je dînais souvent avec votre frère. Les départe-
ments de la Lozère, de la Creuse, du Finistère, des Côtes-du-Nord,
de la Manche, du Calvados, de la Seine-Inférieure, de la Somme, du
Pas-de-Calais et du Nord sont totalement dépourvus de vignobles. La
Gambie n'est navigable que pendant la saison sèche. Le golfe de
Lyon est circonscrit par les côtes des cinq départements des Pyrénées-
Orientales, de l'Aude, de l'Hérault, du Gard et des Bouches-du-
Rliùne. Nous nous retirons à la campagne. L'orateur parla contre la
noblesse, contre le clergé et contre l'armée. Le messager passera
chez mon tailleur, chez mon bottier el chez votre sellier. Vous pas-
serez à travers les champs. Nous nous regardions au travers des vi-
très. Vous vous cachiez à côté de la porte. Il demeurait loin de notre
habitation.
De.mille députés l'éloquence stérile,
Y fit de nos abus un détail inutile.
Sans l'espoir de vous rencontrer, nous ne serions pas venus. Quel-
ques instants après votre départ, je reçus la nouvelle de votre nomi-
nation. A Paris, on vous indiquera la marche à suivre. De votre fils,
avec ardeur, j'embrassai la cause. Secourez les pauvres de votre com-
mune. Obéissez à vos chefs. Écoute les conseils d'un homme sage.
Que demandez-vous ? — Du pain. Dans un vaste empire, rien de plus
difficile à établir que l'opinion de la cause commune. Toi, tu renie-
rais ta mère! Tu me trahis, moi, ton ami1 Cette jeune fille et moi,
nous étions fort embarrassés. Il vit lui-même notre inquiétude. Dès
ce moment, il prit sur lui le soin de sa fortune.

EXERCICE ORAL. Analyse complète des faits 23.

Modèle d'analyse complète.


Dès ce moment il prit sur lui le soin de sa fortune.
dès, préposition, joint le complément indirect ce
moment au verbe prit et en exprime le rap-
port.
ce, adjectif démonstratif, masculin singulier, dé-
termine moment.
moment, nom commun,masculin singulier, complément
indirect du verbe prit. (Dès ce moment
forme une locution adverbiale indiquant de-
puis quel temps il prit).
il, pronom personnel, troisième personne du
singulier masculin, sujet du verbe prit.
prit, verbe attributif, transitif prendre, mode indi-
catif, temps passé défini, troisième per-
sonne du singulier.
sur, préposition, joint le complément indirectlui
au verbe prit, et en exprime le rap-
port.
lui, pronom personnel, troisième personne, mas-
culin singulier, complément indirect du
verbe prit.
le, article, masculin singulier, détermine soin,
soin, nom commun, masculin singulier, complé-
ment direct du verbe prit.
de, préposition, joint le complétif sa fortunean
nom incomplet soin, et en exprime le rap-
port.
sa, adjectif possessif, troisième personne, fémi-
nin singulier, détermine fortune.
fortune, nom commun, féminin singulier, complète,
et détermine soin.
DEVOIRS ÉCRITS 23. Composez librement ou cherchez dans les li-
vres des propositions analogues aux faits 23.

FIN DE LA lrePARTIE.
QUESTIONS

SUR LA lre PARTIE DE LA PHRASÉOLOGIE.

1. Qu'est-ce qu'une proposition?


2. Qu'est-ce que le sujet d'une proposition ?
3. Qu'est-ce que l'attribut?
4. Qu'exprime le verbe, à quoi sert-il?
5. De quoi se compose au moins toute proposition ?
6. Par quels mots le sujet peut-il être exprimé?
7. Quand le sujet est-il simple?
8. Que peut être l'attribut d'une proposition?
9. Quand l'attribut est-il simple?
10. Employez un mot donné 1 comme sujet simple d'une propo-
sition.
11. Quand le sujet est-il complexe?
12. Employez un mot donné comme sujet complexe.
13. Quand le sujet est-il composé?
14. Faites une proposition dont le sujet soit composé.
15. Quand l'attribut est-il complexe?
16. Faites une proposition dont l'attribut soit complexe.
17. Quand l'attribut est-il composé?
18. Faitesune proposition dont l'attribut soit composé.
19. Qu'est-ce qu'un verbe attributif?
20. A quel temps et à quelle personne se met le verbe être tiré
d'un verbe attributif?
21. Qu'y a-t-il à remarquer sur un attribut venant d'un verbe
attributif?
22. Qu'est-ce qu'un verbe actif ou transitif?
23. Qu'appelle-t-on complément direct?
24. Qu'est-ce qu'un verbe neutre ou intransitif?
25. Comment peut-on reconnaître si un verbe est transitif ou in-
transitif?
26. Quand le complément direct est-il simple?
27. Employez un mot donné comme complément direct simple?
23. Quand le complément direct est-il complexe?
29. Faites une proposition ayant un complément direct com-
plexe.
30. Quand le complément direct est-il composé ?
31. Faites une proposition ayant un complément direct composé.

1 Le mot est donné par la personne qui interroge.


?
32. Par quelle espèce de mots le verbe est-il modifié
33. Comment s'analyse une proposition dont le verbe est mo-
difié?
34. Composez une proposition dont le verbe soit modifié et faites-
en l'analyse.
35. Qu'est-ce qu'un complément indirect?
36. Par quelle espèce de mots le complément indirect est-il lié au
mot qu'il complète?
37. Citez quelques prépositions simples.
38. Quand le complément indirect est-il simple?
39. Composez une proposition ayant un complément indirect
simple.
40. Quand le complément indirect est-il complexe?
41. Faites une proposition dont le complément indirect soit com-
plexe.
42. Quand le complément indirectest-il composé?
43. Faites une proposition ayant un complément indirect composé.
44. Quels compléments peut avoir une proposition?
45. Composez une proposition à plusieurs compléments.
46. Qu'appelle-t-on locutions prépositives?
47. Citez quelques locutions prépositives.
48. Faites une proposition renfermant une locution prépositive.
49. Qu'est-ce qu'une locution adverbiale?
50. Citez quelques locutions adverbiales.
51. Composez une proposition renfermant une locution adverbiale.
52. Dans quel cas la proposition est-elle directe?
53. Dans quel cas la proposition est-elle inverse?
54. Quelles inversions peut renfermer une proposition?
55. Quel est le but de l'inversion?
56. Quand l'inversion est-elle vicieuse?
57. Faites une proposition avec inversion des compléments.
58. Quand une proposition est-elle elliptique?
59.Quelles parties d'une proposition peuvent être sous-enten-
dues?
60. Quel est le but de l'ellipse?
61. Composez une proposition elliptique.
62. Qu'est-ce que le pléonasme?
63. Quand le pléonasme est-il permis?
64. Quelles sont les parties de la proposition qui peuvent être
répétées par pléonasme?
65. Faites une proposition renfermant un pléonasme permis.
PHRASÉOLOGIE.

2e PARTIE.

ÉTUDE DE LA PHRASE.

58. Une PHRASE est un assemblage de mots formant


un sens complet, c'est-à-dire, exprimant une pensée
entière.
Cette pensée est une ou elle est complexe.

;
59. Lorsque la pensée est une, la proposition qui
l'exprime est INCOMPLEXE elle n'en comprend pas plu-
-
sieurs. Ainsi Dieu estjuste. Le soleil nous éclaire.
— L'élève studieux sera récompensé, sont des PROPOSI-
TIONS SIMPLES ou incomplexes, parce que chacune d'elles
consiste en une seule proposition.
60. Lorsque la pensée est COMPLEXE, c'est-à-dire,
lorsque des pensées accessoires viennent achever ou mo-
difier, soit la pensée principale tout entière, soit seule-
ment l'idée du sujet ou l'idée de l'attribut, la proposition
qui exprime une pensée ainsi achevée ou modifiée est
appelée PROPOSITION COMPLEXE, parce qu'elle embrasse
plusieurs propositions. La proposition complexe ren-
ferme autant de propositions simples, qu'elle contient de
verbes à un mode personnel.
61. Dans une proposition complexe, la proposition

POSITION PRINCIPALE ;
qui exprime l'idée principale est appelée pour cela PRO-
celles qui expriment les idées ac-
cessoires sont nommées PROPOSITIONS SUBORDONNÉES,
parce qu'elles dépendent de la principale.
Ex. : Nousdésironsvivement que vous fassiez vos de-
voirs.
Nous désirons viventent, proposition principale.
quevousfassiezvosdevoirs, proposition subordonnée.
62. Le but de l'analyse logique, est de reconnaître
les différents caractères des propositions et d'indiquer
les rapports qui existent entre elles.

PROPOSITIONS INDÉPENDANTES.

63. Une proposition est appelée INDÉPENDANTE, lors-


qu'elle peut aller seule, c'est-à-dire, offrir un sens com-
plet sans le secours de la proposition qui la précède ou
de celle qui la suit.
Ex. : Dieu estjuste, il punira les méchants, il ré-
compensera les hommes vertueux. Cette phrase ren-
ferme trois propositions indépendantes.
64. Parfois la proposition indépendante est isolée
et forme à elle seule une phrase entière, détachée et*
exprimant une maxime ou un fait incontesté.
Ex. : Le temps passé ne revient plus.
FAITS 24. L'amour du travail est une grande richesse.
Ni l'or ni les grandeurs ne nous rendent heureux.
Les Lapons sont hospitaliers.
La religion nous commande d'oublier les injures.
Jeanne d'Arc sauva la France de la domination étrangère.
L'étude est un remède contre l'ennui.
La peur ou les besoins font tous les mouvements de la souris.
L'Écosse présente une foule de sites sauvages et pittoresques.
Le teint des Lapons est jaune et enfumé.
Les tropiques et les cercles polaires divisent la terre eg cinq
zones.
L'industrie et le commerce embellissent Glascow de tout l'attrait
du mouvement et de la propreté.
Les longues nuits de la Suède sont éclairées et adoucies par des
clairs de lune, par les reflets éblouissants de la neige et par les au-
rores boréales.
Ma maison ni mon lit ne sont point faits pour vous.
On rencontre des mines d'or et d'argent au Pérou et au Mexique,
dans les flancs des Cordilières.
Mon père ni mon frère ne sont point accoutumés à ces humilia-
tions.
La nature n'a donné à l'Europe ni les dimensions de l'Asie et de
l'Amérique, ni la masse compacte de l'Afrique.
La meilleure leçon est celle des exemples.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 24.

Modèle d'analyse logique.


L'amour du travail est une grande richesse.
Il n'y a dans cette phrase qu'une proposition, parce
qu'il n'y a qu'un verbe à un mode personnel. Cette pro-
position est indépendante, parce qu'elle exprime seule

;
une pensée complète. Ses parties logiques sont L'amour
du travail, sujet complexe est, verbe être une grande; :
richesse, attributcomplexe.
DEVOIRS ÉCRITS 24. Composez librement, et cherchez dans les
livres des phrases analogues aux faits 24.

PROPOSITIONS INDÉPENDANTES COORDONNÉES.


65. On nomme propositions indépendantes COOR-
DONNÉES, des propositions indépendantes qui se suivent
de manière à indiquer par la place qu'occupe chacune
d'elles, l'ordre même dans lequel l'auteur a voulu pré-

c Ex. :
senter les pensées que ces propositions expriment.
Je vous nomme et jevous accuse à regret.
cuser.
Le premier regret est de nommer et le second d'ac-

66. Souvent une phrase composée de trois proposi-

:
tions indépendantes coordonnées suffit pour former
l'expression d'un raisonnement
Ex. : L'homme sageestheureux; or Socrate futsage
t,

;
donc Socrate fut heureux.
67. Tantôt les pensées que ces propositions expri-
ment s'ajoutent successivement les unes aux autres pour
arriver à une pensée finale qui est comme la somme ou
le résumé et le but de toutes les pensées précédentes.

;
Ex. : Aux ordres successifs du chef, le fusil s'appuie

:
contre l'épaule du soldat le doigt presse la détente; le
coup part LE MALHEUREUX TOMBE SANS VIE.
68. Tantôt la pensée la plus importante est d'à-'
bord présentée et les autres pensées ne viennent que
comme conséquence du développement de la pre-
mière.
Ex. : TURENNE MEURT : tout se confond; la fortune
chancelle; la paix s'éloigne; les bonnes intentions des
alliés se ralentissent; tout le camp demeure immo-
bile.
69. Tantôt une pensée n'en suit une autre que parce
qu'elle est le motif, la cause ou la suite nécessaire de la
première.
;
Ex. : Il était modéré dans ses désirs il fut rarement
trompé dans ses espérances.
70. Toutes les propositions indépendantes coordon-
nées qui font partie d'une même phrase expriment des
pensées qui ont entre elles certaines relations qu'on
peut indiquer au moyen des conjonctions et, ni, ou,
mais, aussi, sinon, car, or, cependant, ainsi, donc, etc.
Cependant lorsque ces propositions sont de peu
d'étendue et que les relations des pensées entre elles
sont faciles à saisir, on peut, comme dans les phrases
précédentes, supprimer ces conjonctions et les rem-
placer par des signes de ponctuation. Cette suppres-
sion rend le discours à la fois plus rapide et plus con-
cis.
FAITS 25. Il est fort honnête homme, mais il est un peu brutal.
Je mange et je bois.
Vous réciterez vos leçons ou vous serez punis.
Cette dame n'est pas très-jolie, mais elle est fort spirituelle.
Vous ferez ce pensum ou vous n'irez pas à la promenade.
Il respire, donc il vit.
Le jeune homme plaira, car il est très-aimable.
Je ne vous accompagnerai point demain, car je ne sortirai pas de
chez moi.
Il est encore très-jeune, néanmoins il est fort instruit.
On court après la fortune, cependant elle ne rend pas heureux.
Le fat, il s'admire, il se vante, il s'adonise, il s'aime.
Faites le bien selon vos forces, le ciel fera le reste.
Le hibou cherche l'obscurité, ainsi l'homme méchant cherche les
ténèbres.
Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu.
Vous vous trompez, car vous ne me connaissez pas.
Vous me garantirez le cheval de tout défaut, sinon le marché est
nul.
La religion commande des choses difficiles, mais elle n'est ni af-
freuse, ni farouche, ni cruelle.
La boussole n'a point été trouvée par un marin, ni le télescope
par un astronome, ni le microscope par un physicien, ni l'imprimerie
par un homme de lettres, ni la poudre par un militaire.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 25.

Modèle d'analyse logique.

10 Je vous nomme et je vous accuse àregret.


Il y a dans cette phrase deux propositions, parce qu'il
y a deux verbes, le verbe nommer et le verbe accuser.
je
Les mots vousnomme forment la première proposi-
tion, et les mots je vous accuse à regret forment la
deuxième. Elles sont jointes ensemble par la conjonc-
tion et qui en exprime le rapport.
Ces propositions sont coordonnées, parce que le sens
entier de chacune ne dépend nullement du sens de
l'autre.
2° L'homme de bien ne craint nine hait personne.
Il y a dans cette phrase deux propositions,
parce
qu'il y a deux verbes, le verbe craindre et le verbe
haïr.
Les motsl'hommedebien ne craint forme la première
proposition; elle est elliptique, parce que son complé-

;
ment direct personne est sous-entendu. Les mots nehait
personne forment la deuxième proposition elle est aussi
elliptique parce que son sujetl'homme de bien est sous-
entendu. Ces propositions sont coordonnées parce que
le sens entier de l'une est indépendant du
sens de
l'autre. Elles sont liées entre elles par la conjonction ni
qui en exprime le rapport.
DEVOIRS ÉCRITS ni, or,
25. Employez les conjonctions et, ou,
donc, ainsi, car, sinon, cependant, aussi, toutefois, mais, etc.,
dans des phrases analogues aux faits 25.

SUITE DES PROPOSITIONS COORDONNÉES.

71. Les propositions coordonnées peuvent encore


être unies par les locutions conjonctives ou bien, et puis,
c'est pourquoi, en effet, par conséquent,
en consé-
quence, etc.
FAITS 26. Cet homme ne vous recevra pas, ou bien il vous recevra
mal.
Le roi a gracié cet homme, eu conséquence vous le mettrez
en
liberté.
Je souffre horriblement.
— En effet, vous pâlissez, vous vous sou-
tenez à peine!
Vous me faites le serment de changer de conduite, et puis, le
même soir, vous retournez au jeu !
Ma tante et mes cousines sont à la campagne, c'est pourquoi elles
ne sont pas venues.
Vous n'avez pas travaillé, par conséquent nous ne pouvons pas
vous payer.
Regarde àprésent, tu il
souris, sourit.
Tu tends vers lui les bras, il te les tend de même.
Tu n'es plus en colère, il ne se fâche plus.
De la société tu vois ici l'emblème.
Le bien, le mal nous sont rendus.

Le poulain tous les jours se gorgeait de sainfoin,


Se vautrait dans l'herbe fleurie,
Galopait sans objet, se baignait sans envie,
Ou se reposait sans besoin.

Des laboureurs vivaientpaisibles et contents


Dans un riche et nombreux village ;
Dès l'aurore, ils allaient travailler à leurs champs;
Le soir ils revenaient chantants
Au sein d'un tranquille ménage,
Etla nature, bonne et sage,
Pour prix de leurs travaux, leur donnait, tous les ans,
De beaux blés et de beaux enfants.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 26.

Modèle d'analyse logique.


Aux petits des oiseaux il donne lapâture,
Et sa bonté s'étend sur toute la nature.
Il ya dans cette phrase deux propositions, parce qu'il
y a deux verbes, le verbe donner et le verbe étendre.

;
Les mots aux petits des oiseaux il donne la pâture
forment la première proposition elle est inverse, parce
qu'elle renferme une inversion du complément indirect.
Les mots et sa bonté s'étend sur toute la nature for-
ment la deuxième proposition. Elles sont liées entre
elles par la conjonction et, qui en exprime le rapport.
Ces propositions sont coordonnées, parce que le sens
entier de l'une est indépendant du sens de l'autre.
DEVOIRS ÉCRITS 26. Employez les locutions conjonctives et puis,
ou bien,c'est pourquoi, en effet, par conséquent, en consé-
quence, etc., dans des propositions analogues aux faits 2C. Cherchez
des faits semblables dans les livres.

PROPOSITIONS COMPLEXES.

72. Dans une proposition complexe, c'est-à-dire,


formée de plusieurs propositions, la proposition qui
oc-
cupe le premier rang dans la pensée, qui exprime prin-
cipalement ce que l'on veut faire entendre, s'appelle
proposition principale. Les propositions ajoutées à la
proposition principale pour la compléter, la détermi-
ner ou l'expliquer, sont appelées propositions subordon-
nées ou complétives.
Ex. Quoiqu'onm'eût renvoyécommeétant Phénicien,
aucun des Phéniciens avec quij'étais ne me connaissait.
Les mots aucun des Phéniciens
ne me connaissait,
forment la proposition principale, c'est-à-dire celle qui
exprime l'idée, le fait que l'on veut surtout faire
en-
tendre. Les autres propositions que cette phrase
ren-
ferme, sont des propositions subordonnées, qui complè-
tent ou déterminent le fait exprimé par la proposition
principale.
FAITS 27. Ici on traite avec honneur tous ceux qui réussissent dans

:
les arts et dans les sciences utiles à la navigation.
Je répondis à Narbal Laissez périr un malheureux
veut perdre.
que le destin
En même temps nous nous aperçûmes
que les vents changeaient,
et qu'ils devenaient favorables aux vaisseaux de Chypre.
En arrivant dans l'île, je sentis
un air doux qui rendait les corps
lâches et paresseux, mais qui inspirait
une humeur enjouée et fo-
lâtre.
Hazaël, qui avait impatience de connaître
mes sentiments, me de-
manda ce que je pensais des mœurs de cette île.
Après que nous eûmes admiré ce spectacle,
nous commençâmes à
découvrir les montagnes de Crète, que nous avions encore assez de
peine à distinguer des nuées du ciel et des flots de la mer.
Tout ce que vous verrez de plus merveilleux dans cette île est le
fruit de ses lois.
:
Mentor me répondit Le vrai courage trouvetoujours quelque
ressource.
Pendant que tous les alliés ennemis de Salente se jetaient en foule
les uns sur les autres pour les voir de plus près et pour tâcher d'en-
tendre leurs sages discours, Idoménée et tous les siens s'efforçaient
de découvrir, par leurs regards avides et empressés, ce que signifiaient
leurs gestes etl'air de leurs visages.

Il prouvait en trois points que la simplicité,


Les bonnes mœurs, la probité,
Donnent à peu de frais cette félicité
Qu'un monde imposteur nous présente
Et nous fait payer cher sans la donner jamais.

Ainsi dans l'univers tout ce que je contemple


M'avertit d'un devoir qu'il m'est doux de remplir.

Dans le beau siècle d'or, quand les premiers humains,


Au milieu d'une paix profonde,
Coulaient des jours purs et sereins,
La Vérité courait le monde*
Avec son miroir dans les mains.
EXERCICE ORAL. Indiquer la proposition principale et les propo-
sitions subordonnées contenues dans chacun des faits 27.

Modèle d'exercice.

Dans le beau siècle d'or, quand les premiers humains,


Au milieud'une paixprofonde,
Coulaientdesjourspurs et sereins,
La vérité courait le monde
Avec son miroir dans les mains.
Il ya dans cette phrase deux propositions, parce qu'il
y a deux verbes, le verbe couler et le verbe courir.
Les mots la vérité courait le monde avec son miroir
dans lesmains, dans le beau siècle d'or, forment la pro-i
position principale, c'est-à-dire, celle qui exprime le)
fait principal. Les motsquand les premiers humaine
coulaientdesjours purs et sereins, au milieu d'une paixi
profonde, forment une proposition subordonnée quii
complète le sens de la proposition principale.
DEVOIRS ÉCRITS 27. Cherchez dans les livres des phrases analogues
aux faits 27.

PROPOSITIONS CIRCONSTANCIELLES.

73. Nous avons vu qu'une proposition simple ou


incomplexe peut être accompagnée d'un adverbe expri-
mant une circonstance de temps, de lieu, de ma-
nière, etc., qui modifie le sens du verbe.
Dans une proposition complexe, cette circonstance
peut souvent être exprimée par une proposition entière
qu'on nomme pour cela proposition circonstancielle.
Exemple d'une proposition circonstancielle expri-
mant une circonstance de temps : LORSQUE VOUS AUREZ
RÉFLÉCHI, vous aurez regret de votre conduite.
Exemple d'une proposition circonstancielle expri-
:
mant une circonstance de lieu EN QUELQUE LIEU QUE
NOUS SOYONS, Dieu nous voit toujours.

:
Exemple d'une proposition circonstancielle expri-
mant une circonstance de manière DE QUELQUE FAÇON
QU'ON S'Y PRENNE, on ne touchepointuningrat.
74. La proposition circonstancielle est ordinaire-
ment liée à la proposition principale par une des con-
jonctions comme, lorsque, puisque,quoique, quand;
ou par une des locutions conjonctives afin que, à con-
dition que, alors que, attendu que, aujourd'hui que,
aussitôt que, autrefois que, à mesure que, à moins que,
après que, à proportion que, au lieu qtie) avant que,
bienque, cependant que, d'autant que, c'est-à-dire que,
de ce que, dès que, de façon que, de manière que, du
moment que, plutôt que, quand bien même que, sans
que, selon que,jusqu/à ce que, etc.
Parfois la proposition circonstancielle est en même
temps conditionnelle, et alors elle s'annonce par la
conjonction si.
Ex. : Si VOUS M'AIMEZ, vous ferez votre devoir.

FAITS 28. Je vous récompenserai, si je suis content de vous.


On se mettait à table, quand il est arrivé.
Je vous punirai, si vous négligez vos devoirs.
L'homme sage travaille quand il est jeune.
11 est généreux quoiqu'il ne soit pas riche.

Vous auriez eu plus tôt mon reruercîment, si vous ne cachiez pas


vos bienfaits.
Le temps est fort mauvais depuis que vous êtes parti.
J'ai fait un voyage depuis que je vous ai vu.
Il s'amuse tandis que nous travaiitons.
Nous déjeunerons pendant qu'on attellera les chevaux.
Il vous accordera votre demande pourvu que vous lui présentiez
une caution suffisante.
Je me rappellerai vos bienfaits tant que je vivrai.
Sans cesse nous nous repaissons de l'avenir, bien que l'avenir nous
trompe toujours.
Son oncle lui a laissé la ferme de Lunéville à condition qu'il pour-
voirait à l'établissement d'une école primaire.
On ne vous croira pas, à moins que vous n'ayez des amis.
Il ne réussit pas, parce qu'il est trop timide.
Il fait l'homme important, parce qu'il a une épingle enrichie d'un
diamant.
Bien des gens s'embarrassent peu de la route, pourvu qu'elle les
mène à la source des richesses.
La mer Morte est appelée aussi lac Asphaltite, parce qu'elle recèle
des sources abondantes de bitume.
Nous fimes deux tours de jardin sans qu'elle me dit un mot.
Nous partirons dès que le soleil sera levé.

Lorsque notre bonheur nons vient de la vertu,


La gaîté vient bientôt de notre caractère.
Comme un dernier zéphire
Anime la fin d'un beau jour,
Au pied de l'échafaud, j'essaie encore ma lyre.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 28.

Modèle d'analyse logique.


Comme un dernier zéphire
Anime la fin d'un beaujour,
Au pied de l'échafaud, j'essaie encore ma lyre.
Il y a dans cette phrase deux propositions, parce qu'il
y a deux verbes, le verbe animer et le verbe essayer.
Les mots au pied de l'échafaud j'essaie encore ma
lyre forment la proposition principale, c'est-à-dire
celle qui énonce le fait que l'on veut principalement
faire entendre; les mots comme un dernier zéphire
anime la fin d'un beau jour forment une proposition
subordonnée circonstancielle qui complète le sens de la
proposition principale.
DEVOIRS ÉCRITS 28. Employez les conjonctions et les locutions
conjonctives données, dans des phrases analogues aux faits 28.
Cherchez des faits semblables dans les livres.

SUITE DES PROPOSITIONS CIRCONSTANCIELLES.

75. La proposition circonstancielle peut aussi être

:
liée à la proposition dont elle complète le sens, par une
des locutions adverbiales suivantes comment, ou, com-
bien, pourquoi,d'où, par où, là où, par là où, de là
où,etc.
76. Lorsque la proposition circonstancielle fournit
un terme de comparaison à la proposition principale,
elle est unie à cette dernière par la conjonction comme,
ou par une des locutions conjonctives suivantes :
comme si, de même que, de même que si, plus que,
moins que, autant que, aussi que, aussi bien que,
plus tôt que, pas si que, plutôt que, etc. Dans ce der-
nier cas, la proposition circonstancielle est très-sou-
vent elliptique.
FAITS 29. Les méchants sont souvent plus honorés que les gens de
bien.
Vous vous êtes conduit à mon égard comme si j'étais votre en-
nemi.
La Seine est aussi poissonneuse que la Meuse.
La beauté bien souvent plaît moins que les manières.
La chèvre est plus forte, plus légère, plus agile et moins timide
que la brebis.
Cet homme nous salue partout où il nous rencontre.
11 est d'autant plus blâmable, qu'il connaît les lois.

Je pense moins que vous à cette affaire.


J'aime autant mes enfants que vous aimez les vôtres.
Depuis longtemps il travaille aussi bien que son frère.
Je mangerais plutôt des cerises que des abricots.
Le magistrat annula la citation, vu que vous ne vous présentiez
pas.
Les Gaulois étaient plus impétueux dans les combats que constants
,dans les revers.
Il promit d'être sage,
Tandis que dans son cœur il formait le désir
De s'approcher du puits et de désobéir.
Quand je suis seul, je fais au plus brave un défi.
Si Dieu m'avait fait naitre
Propre à tirer marrons du feu,
Certes marrons verraient beau jeu.
Si je ne coupais point tout ce bois inutile,
Vous finiriez par devenir stérile.
L'onde était transparente, ainsi qu'aux plus beaux jours.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 29.

Modèle d'analyse logique.


L'onde était transparente, ainsi qu'aux plus beaux
»
jours.
;
Il y a dans cette phrase deux propositions
tre. L'onde était transparente, proposition princi-i
:
pale. 2e. Ainsi qu'aux plus beaux jours, proposition!
:
circonstancielle elliptique, mise pour ainsi que l'ondeï
est transparente,auxplusbeauxjours. Cette dernière
proposition complète, par une comparaison, le sens de la
proposition principale.
DEVOIRS ÉCRITS 29. Employez les locutions adverbiales et les 10."
cutions conjonctives données dans des phrases analogues aux faits 29.1
Cherchez des faits semblables dans les livres.

SUITE DES PROPOSITIONS CIRCONSTANCIELLES.

77. La proposition circonstancielle peut encore être


liée à la proposition dont elle complète le sens parles
locutions conjonctives tellement que, d'autant plus
que, assez. pour que, tel.
que, de telle manière que,
de telle façon que, sipeu. que, de telle sorte que, etc.
78. Quelquefois plusieurs propositions circonstan-
cielles sont réunies pour compléter le sens d'une même
proposition, elles prennent alors le nom de proposi-
tions circonstancielles coordonnées.
FAITS 30. Le vin était tellement mauvais que nous ne pouvions en
boire.
Cet homme est d'autant plus malheureux.qu'il ne sait pas tra-
vailler.
Cette pauvre fille était si maladroite, que nous dùmes la renvoyer.
Il m'a si souvent trompé que je ne crois plus à sa parole.
Vous vous conduisez de telle façon que nous ne pourrons pas vous
garder.
Sa méchanceté est telle, que nous ne pouvons plus le garder à la
maison,
J'ai si peu examiné cette affaire, que je ne me la rappelle pas.
Vous vous arrangez de telle manière que personne ne peut vivre
avec vous.
Tandis que tout être change et périt dans la nature, la nature reste
immuable et impérissable.
Si vous n'étudiez pas vos leçons, si vous ne faites pas votre devoir,
vousn'irezpas àlapromenade.
Si tu te négliges, le bien appartiendra à ton frère, puisqu'il me
seconde dans mes travaux.
Si tu sais te contenter dans ton état et te réjouir dans ton ouvrage,
tu auras atteint à la suprême sagesse.
En province, tous les berceaux se louchent comme des nids placés
sur les mêmes rameaux, comme des fleurs écloses sur la même tige,
quand, au premier rayon du soleil, tous les gazouillements, tous les
parfums se confondent.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 30.

Modèle d'analyse logique.


Enprovince, tous les berceaux se touchent, comme
des nids placés sur les mêmes rameaux, comme des
fleurs écloses sur la même tige, quand, au premier
rayon du soleil, tous les gazouillements, tous les par-
fums se confondent.
Il y a dans cette phrase quatre propositions
En province; tous les berceaux se tuuchent, proposi-
:
tion principale; comme des nidsplacés sur lesmêmes
rameaux, lre proposition circonstancielle, elliptique;
comme des fleurs écloses sur la même tige, 2e proposi-
tion circonstancielle, elliptique; quand, au premier
rayon du soleil, tous les gazouillements, tous les par-
fums se confondent, 3e proposition circonstancielle.
Ces trois propositions circonstancielles sont appelées
coordonnées, parce qu'elles sont réunies pour complé-
ter le sens d'une même proposition.
DEVOIRS ÉCRITS 30. Employez les locutions conjonctives données
dans des phrases analogues aux faits 30.
Cherchez des faits semblables dans les livres.

PROPOSITIONS COMPLÉTIVES DIRECTES ET PROPOSITIONS


COMPLÉTIVES INDIRECTES.

79. Nous avons vu que dans une proposition simple


ou incomplexe, le verbe actif a pour complément direct
un nom (Ex. : Je fais l'aumône); qu'il peuten outre
avoir pour complément indirect un nom précédé d'une!
préposition (Ex. : Je fais l'aumône à ce pauvre aveugle)"
et que, si le verbe est neutre, il peut encore avoir pour
complément indirect un nom précédé d'une préposition!
(Ex. : Je vais à la chasse).
Dans une proposition complexe, le verbe de la prin-
cipale peut, s'il est actif, avoir pour complément direct,
au lieu d'un nom, une proposition entière qui pour cela

Il peut aussi avoir pour complément indirect,


d'un nom précédé d'une préposition, une proposition
I
est appelée COMPLÉTIVE DIRECTE. Cette proposition est !
ordinairement liée à la principale par la conjonction que.
Ex. : Je crois QUE DIEU EST INFINIMENTBON.
au lieu
1

en-
tière précédée d'une locution conjonctive qui commence
1

par une des prépositions qui se mettent devant les noms


servant de compléments indirects. La proposition qui
remplace ainsi le complément indirect est nommée pour
ce motif PROPOSITION COMPLÉTIVE INDIRECTE.
Ex. : Faites bien votredevoirAFIN QUE LE MAITRE SOIT
CONTENT (pour à celle fin que le maître soit content).
Si le verbe de la principale est neutre, il peut aussi
avoir pour complément indirect une proposition com-
plétive indirecte.
Ex. : Travaillez bien, pour que le maître soit content.
80. Les propositions complétives directes complétent
le sens des verbes actifs qui expriment une opération de
l'esprit comme, croire, affirmer,juger, penser,
se rap-
peler, espérer, dire, etc. Elles complètent aussi certaines
locutions verbales qui offrent un sens équivalent à
ces
mêmes verbes, comme avoir la persuasion, être
con-
vaincu, mon opinion est que, j'ai la confiance que,j'ai
l'espoir que, j'ai bon souvenir que, etc.
FAITS 31. Je voudrais que vous eussiez fini votre lettre quand je
partirai.
Demain on voudra que vous soyez assise à votre piano quand le
maître arrivera chez vous.
Dieu ne veut pas que les hommes trouvent ici-bas aucun bonheur
certain etdurable, afin qu'ils aspirent à une félicité éternelle.
On doute qu'il ait parlé si hardiment, vu qu'il est très-timide.
Je me souvins heureusement que mon oncle avait laissé ses vieux
habits à ma disposition.
Nous avons l'espoir que vous n'oublierez pas nos recommanda-
tions.
Pendant qu'un philosophe assure
Que toujours par leurs sens les hommes sont dupés,
Un autre philosophe jure
Qu'ils ne nous ont jamais trompés.
Puisque vous prenez tout ceci au sérieux, je vous proteste qu'il n'a
jamais été dans mon intention d'abuser de votre crédulité par un
mensonge.
Je suppose que tu te souviens encore de tes premiers amis de
collége.
Lycurgue voulait que tous les enfants fussent élevés par l'État.
Il crut que dans son corps il y avait un trésor.
Je demanderai à votre professeur s'il est content de vous.
Vous veillerez à ce que ce travail soit fini avant mon départ.
Dieu avait décrété que les Israélites erreraient durant quarante
ans dans le désert.
Ces paroles annonçaient que de la femme naîtrait le Sauveur des
hommes, pour racheter la faute de notre premier père et apaiser la
colère de Dieu.
Les ennemis de Thémistocle obtinrent que ce grand homme fût
mis en jugement.
Moïse avait voulu que les Hébreux n'eussent qu'un temple et qu'un
autel, en témoignage de l'unité de Dieu.
Gédéon battait lui-même son blé, quand un ange lui dit qu'il déli-

,
vrerait son peuple.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 31.

Modèle d'analyse logique.


Gédéon battait lui-même son blé, quand un ange lui
dit qu'il délivrerait son peuple.
a dans cette phrase trois propositions.
Il y
Gédéon battait lui-mêmeson blé, proposition princi-1
pale; quand un ange lui dit, proposition circonstan-
cielle qui complète le sens de la proposition principale;
qu'il délivrerait son peuple, proposition complétive
directe de la proposition circonstancielle.
DEVOIRS ÉCRITS 3i. Composez librement
ou cherçhez dans les I
livres des phrases analogues aux faits 31.

SUITE DES PROPOSITIONS COMPLÉTIVES DIRECTES.

81. La proposition complétive directe s'écrit sans


conjonction, lorsqu'elle rapporte des paroles annoncées
par la proposition principale.
Ex. : Dieu dit au serpent :
TU SERAS MAUDIT ENTRE

;
TOUS ,LES ANIMAUX. Dieu dit au serpent, proposition
principale tuserasmaudit entre tous les animaux, pro-
position complétive directe du verbe dire.
82. Lorsque plusieurs propositions complétives di-
rectes sont réunies pour compléter le verbe d'une autre
proposition, on les appelle propositions complétives di-
rectes coordonnées.
à
Ex. : Dieu dit aussi la femme :
JE T'AFFLIGERAI DE
BEAUCOUP DE MAUX; TU ENFANTERAS DANS LA DOULEUR, et
TUSERAS sous LA PUISSANCE DE TON MARI. Les trois der-
nières propositions sont des propositions complétives
directes coordonnées du verbe dire.
FAITS 32. Les Athéniens dirent à Alcibiade que la flotte ne pouvait
attendre, qu'il devait partir avec l'espérance du succès et que, quand
la guerre serait finie, on le jugerait d'après les lois.
Adam lui répondit: J'ai entendu votre voix, j'ai craint et je
me
suis ceché.
Dieu, pour les apaiser, leur dit par la bouche de Moïse :
mangerez ce soir de la chair, et demain vous serez rassasiés de
Vous

pain.
Les brahmes prétendent que l'âge du monde actuel a commencé
par un déluge, et que leur pieux roi Salyal'rala fut sauvé avec ses
et
trois fils, Serrna, Charma Japeti.
L'intendant d'Egypte nous a dit avec serment :Vous ne verrez
point mon visage, à moins que vous n'ameniez avec vous le plus jeune
de vos frères.
Examinez chaque jour si vous avez fait quelque chose de mauvais,
si vous avez omis quelque chose de bon.

Tandis qu'il rêve et qu'il projette,


Sa servante vient l'avertir
Que les gens du village,
Dans la cour du château, sont à se divertir.
Notre nouveau Crésus lui répond durement
Qu'il n'est point en argent comptant.
Le prophète dit à Saiil : L'obéissance est plus agréable au Sei-

Dieu dit à Abraham :


gneur que les sacrifices, et la docilité que la graisse des victimes.
Je te ferai chef d'un grand peuple, je te
bénirai, et par toi toutes les nations de la terre seront bénies.
De ce vil vermisseau j'entends la voix qui crie :
Dieu m'a fait, Dieu m'a fait, Dieu m'a donné la vie.
Le peuple des souriscroit que c'est châtiment,
Qu'il a fait un larcin de rôt ou de fromage,
Egratigné quelqu'un, causé quelque dommage,
Enfin, qu'on a pendu ce mauvais garnement.
Périclès voulait qu'Athènes dominât sur toute la Grèce.
Agésilas montra bientôt
aux Grecs que les âmes les plus élevées ne
sont pas inaccessibles aux petites passions.
Manlius exigea que les Gaulois rendissent les terres enlevées aux
alliés de Rome, qu'ils renonçassent à leur vagabondage inquié-
tant, enfin, qu'ils fissent avec Eumène une alliance intime et durable.
Aristarque fut accusé d'impiété par le stoïcien Cléanthe, parce
qu'il avait enseigné que la terre tourne autour du soleil.
Alcibiade fit savoir aux Athéniens qu'il était disposé à rentrer
dans Athènes pourvu qu'on substituât l'aristocratie à la démocratie.
Tous les Athéniens disaient que l'expédition de Sicile n'aurait pas
échoué et
que de si belles espérances ne se seraient pas évanouies, si
on avait laissé Alcibiade à la tête de l'armée,
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 32.
Modèle d'analyse logique.
Tous les Athéniens disaient que l'expédition de Si-
cilen'auraitpas échoué et que de si belles espérances ne
se seraient pas évanouies, si on avait laissé Alcibiade à
la tête de l'armée.
Il y a dans cette phrase quatre propositions
Tous les Athéniens disaient, proposition principale
l'expédition de Sicile n'aurait échoué,
:

;
que pas pre-
mière proposition complétive directe coordonnée, et que
de si belles espérances ne se seraient pas évanouies,
deuxième proposition complétive directe coordonnée;
si on avait laissé Alcibiade à la tête de l'armée, pro-
position circonstancielle de la proposition principale.
DEVOIRS ÉCRITS 32. Cherchez dans les livres des phrases analo-
gues aux faits 32.

PROPOSITIONS COMPLÉTIVES PARTICULIÈRES.

83. Dans une proposition simple ou incomplexe, le


verbe soit actif, soit neutre, n'est pas la seule partie qui
puisse avoir un complément.
Les noms, ou les pronoms employés comme sujets,
comme complément direct ou indirectdu verbe, comme
complément d'un adjectif, peuvent eux-mêmes avoir des

:
compléments particuliers. Ces compléments particuliers
des noms sont de deux sortes ouils sont DÉTERMINATIFS,
c'est-à-dire, indispensables pour déterminer le sens du
nom qu'ils complètent; ou ils sont EXPLICATIFS, c'est-
à-dire, susceptibles d'être supprimés, parce qu'ils ne
font qu'ajouter au sens du nom un développement qui
n'est point indispensable.
Exemple d'un complément déterminatif :
Lelieu DE NOTRE NAISSANCE nous est toujours cher.
Les mots de notre naissance forment un complément
déterminatif du nom lieu, parce qu'on ne peut le sup-
primer sans rendre l'idée du sujet incomplète et par
suite la phrase elle-même incompréhensible. Telle se-
:
rait celle-ci
Le lieu nous est toujours cher.
Exemple d'un complément explicatif:
Dieu, NOTRE CRÉATEUR, veille sans cesse sur nous.
Les mots, notre créateur, forment un complément
explicatif, parce qu'on pourrait les supprimer et que,
:
sans eux, la phrase offrirait encore un sens raisonnable
Dieu veille sans cesse sur nous.
84. Dans une proposition complexe, le complément
particulier du sujet, celui du complément direct ou in-
direct du verbe, comme le complément d'un adjectif peut
être une proposition entière que nous appelons par ana-

:
logie COMPLÉTIVE PARTICULIÈRE et qui est aussi de deux
sortes déterminative, lorsqu'elle est indispensable au
sens de la phrase et explicative lorsqu'elle ne fait
qu'y ajouter un développement qui, à la rigueur, peut
se supprimer.
Exemple de propositions complétives particulières
d'un nom sujet
: :
DÉTERMINATIVE Le lieu QUI NOUS A VUS NAITRE nous

:
esttoujours cher.
EXPLICATIVE

cesse surnous.
Dieu, QUI NOUS A CRÉÉS, veille sans

Exemple de propositions complétives particulières

:
d'un nom complément direct
DÉTERMINATIVE
:
Je reconnais la tendresse QUE MA

EXPLICATIVE:
MÈRE A POUR MOI.
Adorons Djfu,
PRÊME DE NOS DESTINÉES.
QUI EST LE MAITRE SU-
Exemple de propositions complétives particulières,

:
d'un nom complément indirect :
Songez A QUELS MAUX SONT EXPOSÉS

:
DÉTERMINATIVE
NOS FRÈRES.
EXPLICATIVE Donnons l'aumône aux pmnwes, QUI
SONT NOS FRÈRES.
Exemple de propositions complétives particulières

DÉTERMINATIVE

JOUIT MON AMI.


:
d'un nom complément d'un adjectif:
Je suis heureux du bonheur DONT

EXPLICATIVE :
Je suissatisfait d'un sort modeste, QUI
EST LA SEULE GARANTIE DU VRAI BONHEUR.
85. La proposition complétive particulière est ordi-
nairement liée au mot qu'elle complète par un des pro-
noms relatifs qui, que, dont, auquel, desquels, à laquelle,
dans lequel, sur lequel, Oll, etc.
86. Le pronom relatif remplace une conjonctionet
1

un nom ou un pronom personnel, aussi l'a-t-on IlJmmé


pronom RELATIF CONJONCTIF.
Ex. : Lajeune fille QUI était malade se
porte mieux.
Si le pronom relatif n'était pas employé, on dirait
Lajeune fille était malade, ET ELLE se porte mÙux.
:
FAITS 33. L'homme qui raisonne aime la justice.
Cyaxare II, que l'Ecriture nomme Darius le Mède, alla prendre
possession du trône que l'épée de Cyrus lui avait conquis.
La conscience est un juge incorruptible qui ne s'apaise jamais.
Les maçons, les menuisiers, les serruriers et les couvreurs qui
travaillent dans cette maison, ont inscrit leurs noms sur les murs.
Charles Martel refoula au delà des Pyrénées les Sarrasins qui
avaient envahi la moitié de la France.
Une femme à qui la faim, sans doute, avait donné le courage de
braver la mort, trompa la vigilance des gardes qu'on avait établis
autour de la colonie pour la garantir des dangers où elle se trouvait
par la famine.
Les soins qu'on prend de notre enfance
Forment nos sentiments, noimoeurs, notre croyance.
Le premier prince qui a fait asseoir avec lui la religion sur le
trône des Français, a immortalisé tous ses titres par celui de chré-
tien.
Ecouter est, de toutes les manières d'apprendre, celle qui donne
le moins de peine.
Je vous enverrai une copie du tableau dont le dessin vous a fait
tant de plaisir.
J'approuve la manière dont vous distribuez votre temps.
Les l'ois sous lesquelles nous vivons sont très-sages.
Le bois dans teque) nous nous promenons appartient à mon oncle.
Le jardin auquel je donne tous mes soins est assez grand.
L'opinion contre laquelle je me déclare est évidemment er-
ronée.
Les moutons, à la dépouille desquels les hommes doivent leurs
meilleurs vêtements, sont des animaux très-doux.
Le roi qui de mes ans protégeait la faiblesse,
Toujours à des héros confia ma jeunesse.

Le bien que l'on fait à son frère,


Pour le mal que l'on souffre, est un soulagement.
Non loin des rochers de l'Atlas,
Au milieu des déserts où ceut tribus errantes
Promènent au hasard leurs chameaux et leurs lentes,
Un jour, certain enfant précipitait ses pas.

Le ciel devint un livre où la terre étonnée,


Lut en lettres de feu l'histoire de l'année.
Bourbon tourna sur eux des regards pleins de grâce,
Où régnaient à la fois la douceur et l'audace.

Vous me pardonnerez ces derniers sentiments d'amitié qui parlent


encore pour eux dans mon cœur.
EXERCICE ORAL. Analyse complète des faits 33.

Modèle d'analyse complète.


L'homme qui raisonne aime lajustice.
L', articlemasculin singulier, détermine homme.
homme, nom commun masculin singulier, sujet du
verbe aimer.
qui, pronom relatif conjonclif, masculin singulier1
sujet du verbe raisonner.
raisonne, verbe attributif transitif, mode indicatif
temps présent, troisième personne du sin
gulier.
aime, verbe attributiftransitif, mode indicatif, temp
présent, troisième personne du singulier
la, article féminin singulier, détermine justice.
justice, nom commun, féminin singulier, complé-
ment direct du verbe aimer.
DEVOIRS ECRITS 33. Composez librement ou cherchez dans lest
livres des phrases analogues aux faits 33.
1

SUITE DES PROPOSITIONS COMPLÉTIVES PARTICULIÈRES.

87. Lorsque plusieurs propositions complétives par-


ticulières complètent le môme mot, on les appelle pro-
positions complétives particulières coordonnées.
FAITS 34. Un auteur qui est sensé, qui sait bien sa langue, qui
médite bien son sujet, qui travaille à loisir, qui consulte ses amis,
;
réussira presque toujours.
Je lui disais les nouvelles du mois précédent qui m'étaient arrivées
par une lettre de la ville, ou que j'avais recueillies de la bouche de
quelque mercierforain.
J'y ai vu le maire, sa femme et leurs neuf jolies filles, le percep-
teur du canton, le médecin vétérinaire, qui était un profond philo-
sophe, et même le desservant de la chapelle, qui était un digne
prêtre.
La vie intime de la province a un charme dont on ne conçoit aucune
idée à Paris, et qui se fait surtout sentir dans les premières années
de la vie.
Examinons au bout de quelques années les sensations dont nous
avons joci avec le plus d'ivresse, et nous n'en trouverons peut-être pas
une qui ne soit une erreur et un mensonge.
Une chose que notre esprit,
Après un long travail, n'entend ni ne saisit,
Ne nous est jamais nécessaire.
Un chat sauvage et grand chasseur,
S'établit, pour faire bombance,
Dans le parc d'un jeune seigneur,
; Où lapins et perdrix étaient en abondance.

Moi qui tous les ans les habille,


Qui leur donne du lait et qui fume leurs champs,
Je vois chaque matin quelqu'un de ma famille
Assassiné par ces méchants.
!
Humains, pauvres humains jouissez des bienfaits
D'un Dieu que vainement la raison veut comprendre,
Mais que l'on voit partout, mais qui parle à nos cœurs.

J'ai connu deux hiboux qui tendrement s'aimèrent


Pendant quinze ans; et, certain jour,
Pour une souris s'égorgèrent.
I
Quand le calme fut rétabli, les seigneurs persans qui avaient mis
a mort le faux Smerdis, se consultèrent sur la forme du gouverne-
inent qu'il fallait donner à la nation.
Jérémie, qui voulait prémunir les Juifs contre les séductions qu'ils
irouveraient sur la terré étrangère, leur écrivit une lettre où il fait
la description de tous les dieux d'or, d'argent et de bois, qu'on ho-
norait à Babylone.
Les Juifs qui s'étaient établis en Orient et qui y possédaient de
grandes propriétés, préférèrent le sol fertile de la Mésopotamie aux
landes dévastées de leur pays.
>
Le royaume d'Israël ne fut gouverné que par des princes impies,
[ui firent de la religion une affaire politique, et qui favorisèrent par
;3urs exemples et leurs édits le culte des faux dieux.
:i Son discours avait pour objet les vaines espérances des hommes

ui ont placé leur avenir dans les choses de la terre, et qui ont
)mpté, pour régler leur vie,sans les décrets éternels de la Providence.
La rue que je parcourais et que j'avais vue presque déserte la
îille, était alors remplie de monde.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 34.

Modèle d'analyse logique.


Les esprits froids qui ne comprennent pas le charme
e la dévotion pratique,m'ont toujours beaucoup
étonné; le dédain des œuvres pieusesme paraît
encot*
plus incompréhensible dans ces âmes vives et passion
nées pour lesquelles la vie positive n'a pas de sensation
assez fortes, et qui sont obligées d'en demander inces
l
sammenl a imagination et au sentiment.
Il y a dans cette phrase cinq propositions
Lesesprits froids m'ont toujours beaucoup étonnéi
;
proposition principale; qui ne comprennent lu
chatmedeladévotionpratique, proposition pas
complétive
particulière, déterminative du mot esprit; le dédaindei
œuvres pieuses meparaît encore plus incompréhensible
dans ces âmes vives etpassionnées, proposition coordon.
née à la propo'sition principale,
comme étant de même
;
nature, et proposition principale relativement
positionssuivantes pourlesquelles la viepositive aux pro-
n'a
pas de sensations assez fortes, première proposition
complétive particulière coordonnée du mot âme;
et qui
sont obligées d'en demander incessamment à l'imagina-1
tion et au sentiment, deuxième proposition
complétive3
particulière coordonnée du mot âme.
DEVOIRS ÉCRITS 34. Cherchez dans les livres des phrases analogues
aux faits 34.

PROPOSITIONS INCIDENTES..
88. Une proposition incidente est
souvent une pro-
position indépendante intercalée milieu d'une
au
Cette proposition prend alors le
y
phrase qu'elle coupe pour ajouter
une idée nouvelle
nom d'incidente, parce
qu'on peut la retrancher
sans dénaturer le sens de la
phrase.
Ex. : Jevois en loiVhommeciviliséqui
s'estfait sau-
vage; tu vois en moi l'homme sauvage que le Grand
Esprit (JIGNORE POUR QUEL DESSEIN) voulu
a civiliser.
Les mots j'ignore pour quel dessein forment une pro-
position incidente qui ajoute une idée nouvelle, com-
plètement étrangère aux faits qu'on veut exprimer.
89. Souvent il arrive que, dans une proposition
complexe, contenant une complétive directe, la propo-
sition principale, au lieu de commencer la phrase, est
rejetée au milieu dela complétive directe qu'elle coupe,
qui lui vaut alors le nom d'incidente.
ce
Ex. : Je crois fermement, RÉPONDIT-IL, que, dans la
vie de l'homme, la mort ne met un terme qu'aux erreurs
et aux misères de la vie.
Dans cette phrase, les mots
; répondit-il t , forment la
véritable proposition principale mais cette proposition
est appelée incidente, parce qu'elle coupe la proposition
complétive directe je crois, etc.
90. Les propositions incidentes se placent toujours
entre deux virgules ou dans une parenthese.
FAITS 3o. La médecine, qui avait fait si peu de progrès chez les
Egyptiens, à cause delà superstition de ces peuples, fut introduite en
Grèce, dit-on, par Asclépiadeou Esculape, qui vivait en Thessalie au
XIVe siècle avant Jésus-Christ.
Le cri des enfants d'Israël, lui dit le Seigneur, est monté jusqu'à
moi, et j'ai eu pitié de leur aftliction.
Ne parlez pas ainsi, répondait Tobie, nous sommes enfants des
saints, et nous attendons cette vie que Dieu donnera à ceux qui n'a-
bandonneront point la foi qu'ils lui ont promise.
Les larmes, répondis-je, ne conviennent que trop à un malheureux
étranger qui erre sans espérance de revoir sa patrie.
Quand on est roi, disait-il, on dépend de tous ceux dont on a
besoin pour se faire obéir.
Seigneur, répondit Salomon, je ne suis qu'un enfant sans expé-
lience, donnfcz-moi la sagesse et l'intelligence, afin que je fasse le
bonheur de mon peuple.
La divine fête de Marie (car ceci se passait le jour de l'Assomption)
s'aecomplit dans un mélange de recueillement et d'extase dont les
plus belles solennités passées avaient à peine donné l'idée à cette
communauté de vierges sans tache comme leur reine.
Un jour que le peuple indien, répandu dans les campagnes, labo.,
rait, semait, moissonnait (car ce riche vallon présente tous ces tr
vaux à la fois), et que les filles du soleil, dans l'intérieur de le
paltis, étaient occupées, les unes à filer, les autres à ourdir les prt
cieux tissus de laine dont le pontife et le roi sont vêtus, un bruit sont
se fait d'abord entendre dans les entrailles du volcan.
Moi, disait un dindon, je vois bien quelque chose,
Mais, je ne sais pour quelle cause,
Je ne distingue pas bien.
Certain renard gascon, d'autres disent normand,
Mourant presque faim, vit au haut d'une treille
Des raisins mûrs apparemment,
Et couverts d'une peau vermeille.
Les chiens sont bonnes gens, mais les chats, nous dit-on,
Sont justement tout le contraire.
Si le ciel t'eût, dit-il, donné par excellence
Autant de jugement que de barbe au menton,
Tu n'aurais pas à la légère
Descendu dans ce puits.,..,.
Mais un trouble importun vient depuis quelques jours,
De mes prospérités interrompre le cours.
Un songe (me devrais-je inquiéter d'un songe)
Entretient dans mon cœur un chagrin qui le ronge.
S'il n'a dit que cela, répartit l'alouette,
Rien ne nous presse encor de changer de retraite.
J'ai lu, je ne sais où, qu'autrefois en Syrie
Ce fut un courtisan qui sauva sa patrie.

J'ai moins perdu que vous, répondit la chanteuse,


Cependant je suis vieille et je n'ai plus de voix :
Mais j'aime la musique, et suis encore heureuse
Lorsque le rossignol fait retentir ces bois.
Pleurez, lui cria-t-il, pleurez votre forfait;
Livrez votre âme impitoyable
Au remords qui des dieux est le dernier bienfait,
Le seul médiateur entre eux et le coupable.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 35.
Modèle d'analyse logique.
Je craignais cependant, je l'avouerai, d'apercevoir
parmi les curieux qui se ruaient au-devant de mes pas
quelques-unes de ces figures connues dans lesquelles je
n'étaisaccoutuméàlire qu'une bienveillance peut-être
un peu inquiète, mais dont l'expression m'avait plus
d'une fois pénétré d'attendrissement et de reconnais-
sance.
Il y a dans celte phrase cinq propositions.
lre Je craignais cependant d'apercevoir parmi les cu-
rieux quelques-unes de ces figures connues, proposition
principale
2e
;
Jel'avouerai, proposition
incidente ;
3eQuiseruaientau1devant de mespas, proposition
complétive particulière, déterminative du mot curieux;
4e Dans lesquellesjen'étaisaccoutumé lirequ'uneà
bienveillance peut-êtreun peuinquiète, première propo-
sition complétive particulière déterminative coordon-
née du mot figure;
5e Jlais dont l'expressionm'avait plus d'une foispé-
nétré d'attendrissement et de reconnaissance, deuxième
proposition complétive particulière déterminative co-
ordonnée du mot figure.
DEVOIRS ÉCRITS 35. Composez librement ou cherchez dans les li-
vres des phrases analogues aux faits 35.

ELLIPSE.

91. Déjà nous avons vu dans la première partie


qu'une proposition est appelée elliptique lorsqu'une ou
plusieurs de ses parties sont sous-entendues.
Toutes les fois qu'une proposition a un sujet, un at-
tribut ou un complément composé, on peut dire rigou-
reusement que cette proposition renferme autant di'
propositions elliptiques que son sujet, son attribut
01
son complément ont de parties.
Ex. : Louise et Marie sont parties égale Louise
es,
partie et Marie estpartie.
Cet enfantestpolietdiscret égalecet enfant estpoh
et cet enfant est discret.
Il vit le frère et la sœur égale il vit le frère et il vit
la sœur.
Ces décompositions ne se font
pas, parce qu'elles n'a-
jouteraient rien à la clarté de l'analyse.

PROPOSITIONS IMPLICITES OU ENTIÈREMENT ELLIPSÉES.

92. La proposition principale peut être entièrement


ellipsée.
Cela arrive ordinairement quand la phrase

jouez ?
:
une interrogation, un souhait, un ordre, etc.
Exemples Jouez-vous? égale je demande si
exprime

vous
.!! ~oM

Qu
! égalejesouhaite que
il parte sur-le-champ!
Vive le roi leroi vive.
égale je veux qu'il parte
sur-le-champ, Les propositions jedemande, je souhaite,
jeveux, sont des propositions principales entièrement
sous-entendues ou IMPLICITES.
93. Une proposition principale
ou une propostion
coordonnée peuvent n'être représentées

Exemples :
mot ou par un complément.
Allez-vousà
que par un
?
la canipagne NoN.

:
Le mot non de cette phrase représente
entière Jenevaispas à la
Que voulez-vous?
campagne.
la proposition

MES PAPIERS.
Les mots mes papiers forment le complément
direct
de la proposition je
veux, qui est sous-entendue.
94. proposition circonstancielle peut encore n'êlre
La

Exemples :
j représentée que par un complément ou par un adverbe.

Je connais plus l'oncle que LE NEVEU


jégalejeconnais l'oncle, proposition principale plus que; ,
iJE NE CONNAIS le neveu, proposition circonstancielle, re-
présentée parson complément direct le
neveu.
J'irai et jevous diraiQUAND égale/Vrai et je vous
!dirai quandJ'IRAI. Les mots quand j'irai forment une
'proposition circonstancielle qui était représentée par
l'adverbe quand.
FAITS ?
36. Avez-vous vu le Palais de Justice Oui.
Quand aurez-vous un chapeau neuf? Demain.
Qu'on demande à ma mère si elle pourra venir.
Qu'on allume les bougies et qu'on serve le dîner.
?
Achèterez-vous de la toile ou du drap Du drap.
Ce matin où étiez-vous? Dans le jardin.
Depuis quand habitez-vous la campagne
Il me boude etje ne sais pourquoi.
? Depuis six mois.

?
A qui parlerez-vous de cette affaire Au ministre.
Que luilaisserez-vous? Rien.

Il nous faut ton moulin; que veux-tu qu'on t'en donne?


;
Rien du tout car j'entends ne le vendre à personne.

Le récit de mes malheurs, dit-il, serait trop long. Non, non, répon-
dit-elle; il me tarde de les savoir, hâtez-vous de me les raconter.
La vertu exceptée, tout passe avec la rapidité d'un songe.
Sésostris était en sûreté au milieu de ta foule des peuples, comme
un bon père dans sa maison, environné de sa famille.
Elle avait, comme les sirènes, un cœur cruel et plein de mali-
gnités.
L'amour de cette femme ne lui était guère moins funeste que son
infâme avarice.
Malachon, quoique connu pour Lydien dans toute la ville, passa
pour le jeune étranger que Narbalavait emmené d'Egypte.

aveugle comme un aveugle-né :


Celui, ajoutait-il, qui n'a jamais vu la lumière de la sagesse, est
il passe sa vie dans une profonde
nuit, comme les peuples que le soleil n'éclaire point pendant plu-
sieurs mois de l'année.
Minos n'a voulu que ses enfants régnassent après lui qu'à conditio
qu'ils régneraient suivant ses lois. Il aimait
encore plus son peuph
que sa famille.
Le père mort, les fils vous retournent le champ
Deçà, delà, partout, si bien qu'au bout de l'an
Il en rapporta davantage.
D'argent, point de caché. Mais le père fut
sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

Si, surle point du jour, parfois il sommeillait,


Le savetier alorsen chantant l'éveillait
Et le financier se plaignait
:
Que les soins de la Providence
N'eussent pas au marché fait vendre le dormir
Comme le manger et le boire.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 36.

Modèle d'analyse logique.

Où passez-vous l'hiver? A Paris.


Il y a dans cette phrase deux propositions
dues:
1" JE DEMANDE
sous-enten-

A CONNAÎTRE LE proposition
LIEU,
principale sous-entendue; où vouspassezl'hiver,
position complétive particulière déterminative pro-
du nom
lieu.
2e JE PASSE L'HIVER PARIS,
A proposition indépen-
dante représentée par son complément à Paris.
Sa personne étant ainsi faite,
Et ses pieds de devant posés
sursa houlette,
Guillot, le sycophante, approche doucement.
Il y a dans cette phrase trois
propositions.
1re Guillot le sycophante
approche doucement, pro-
position principale.
2e Sapersonneétantainsifaite,
équivalant à comme
t personne étaitainsifaite, lre proposition circonstan-
elle coordonnée.
3e Et ses pieds de devant posés sur sa houlette,
proposition circonstancielle coordonnée, elliptique,
ise pour et ses pieds de devant ÉTANT posés sur sa
miette.
Il se fâche etje ne sais pourquoi.
Il y a dans cette phrase une proposition circonstan-
elle représentée par le mot pourquoi.
Ilsefâche, proposition principale; et je saà, pro-
ne
)sition coordonnée à la principale, pourquoiILSEFA-
IE, proposition circonstancielle elliptique, qui com-
ète le sens de la proposition je ne sais.
DEVOIRS ÉCRITS 36. Composez librement ou cherchez dans les livres
s phrases analogues aux faits 36.

SUITE DE L'ELLIPSE.

95. La proposition complétive directe est quelquefois


lipsée et remplacée par le mot le.
Ex. : Les affaires ne réussissent pas toujours comme
I LE désire.
Le mot le de cette phrase représente une proposition
)mplétive directe; si on ne l'employait pas, il faudrait
ire : Les affaires ne réussissent pas toujours comme on
ésire QU'ELLES RÉUSSISSENT.
96. Lorsqu'une phrase renferme une exclamation et
u'elle commence par un adjectif qualificatif, cet adjec-
f qualificatif est ordinairement l'attribut d'une propo-
tion principale elliptique.
Ex. : MALHEUREUX qui méconnaît ses devoirs! égale
ELUI-LA EST malheureux, qui méconnaît ses devoirs.
97. L'interjection employée seule représente tou-
lurs unepropositionimplicite qui est l'expression d'un
jugement involontaire que notre esprit est forcé de porc
ter sur les impressions de plaisir ou de peine qui l'on

Ex.
Me
:
affecté.

serat-il permis
IPHIGÉNIE.
de me joindre à vos voeux ?
Verra-t-on à l'autel votre heureuse famille?
AGAMEMNON.
HÉLÀSI
Le mot hélas! prononcé par AGAMEMNON forme uno
à
proposition implicite égale que je suis malheureux!
98. L'interjection jointe à une autre proposition mot
difie l'attribut de cette proposition en lui donnant ptuf
de force, plus d'énergie.
Ex. : OHICombien ma sœursera contente!
L'interjection oh! exprime ici à un degré indéfin.
combien la sœur sera contente.
FAITS 37. Savez-vous qu'on a secouru les pauvres? Je lesais.
Votre frère n'est pas heureux ; vous le savez bien.
Irez-vous au sermon? Je l'espère.
L'homme est, je l'avoue, un méchant animal.
?
Viendrez-vous demain chez votre tante Je ne le crois pas.
Allez-vous bientôt à Paris? Mon père ne le veut pas.
Dès lundi la chose fut déclarée, comme je vous l'ai écrit.
Votre cousin devrait faire les démarches nécessaires. Je le lui dirai.
L'homme que vous avez envoyé a arrangé l'affaire comme vous le
jésiriez.
Je ne suis pas si heureux que vous le pensez.
Ah ! disait la brebis, je pleure et je frémis
Quand je songe aux malheurs de notre destinée.
Une jeune guenon cueillit
Une noix dans sa coque verte
Elle y porte la dent, fait la grimace
;
: Ah ! certe,
Dit-elle, ma mère mentit
Quand elle m'assura que les noix étaient bonnes.
Vous croyez que ces coups partent de ma colère
Ah ! connaissez mieux mon dessein : ;
Dans le mal que j'ai pu vous faire,
Votre intérêt a seul conduit ma main.
Hélas 1 je ne puis voir qui des deux est mon fils,
Et je vois que tous deux ils sont mes ennemis !
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 37.

Modèles dnmatyae logique.


Votre tante est sortie. Je le sais.
Il y a dans cette phrase trois propositions
Votretanteestsortie, proposition indépendante.
:
Je sais, proposition principale; QUE VOTRE TANTE EST
ORTIE, proposition complétive directe représentée par
e mot le.

Hélas quatorze ans mes lèvres enfantines
D'elles-mêmes s'ouvraient aux syllabes latines,
Quand j'allais aux grands jours, blanc -lévite du
hœur,
et
Répandre devant Dieu ma corbeille mon cœur.
Mais depuis, au courant du monde et de ses fêtes
Emporté, j'ai suivi les pas des faux prophètes.
Il y a dans cette phrase quatre propositions :
1° Hélas! proposition indépendante, implicite,
lise pour JE SUIS MALHEUREUX.
20 A quatorze ans mes lèvres enfantinesd'elles-mé-
les s'ouvraient aux syllabes latines, proposition prin-
ipale.
30 Quand j'allais aux grands jours, blanc lévite du
iceur, répandre devant Dieu ma corbeille et mon
Eur, proposition circonstancielle qui complète le sens
e la proposition principale.
4° Mais depuis, au courant du monde et de ses fêtes
npoi-té,j'ai suivi les pas des faux prophètes, proposi-
on indépendante coordonnée à la principale.
I DEVOIRS ÉCRITS
auxfaits37.
37. Cherchez dans les livres des phrases analoguet,

GALLICISMES.

99. On appelle gallicismes certaines locutions parti


culières à la langue française. Ces locutions, quoiqut
autorisées par l'usage, sont contraires aux règles géné-

,
rales et ne supportent point l'analyse. Si donc on veu
se rendre compte d'un gallicisme

forme régulière.
Exemple Il
il faut d'abord 1(
traduire, c'est-à-dire, en chercher l'équivalant sous une

: est arrivé de grandsmalheurs.


Le mot il n'est ici que le sujet apparent de la propo-
sition, le véritable sujet est malheurs. Il faut donc,
dans l'analyse, changer la forme de la phrase et
dire:
De grands mrtlheurs sont arrivés.
Vous avez beau crier, je ne céderai pas.

céderai pas.

comme s'il y avait :


Vous criez VAINEMENT, je ne

Ce sont les couleurs qui m'ont trompé.


Ici le pronom relatif qui n'a pas pour antécédent le
nom couleurs, mais bien le pronom ce. Il faut analyser;

Les couleurs sont ce qui m'a trompé.


100. On sait que si, dans une proposition incomplexe,
on tourne le verbe actif par le passif, le complément di-
rect du verbe à l'actif en devient le sujet au passif. Si
1

L'adjectif beau de cette phrasene saurait être le com-I

:
plément direct du verbe avoir; il faut traduire et ana-
lyser comme s'il yavait
;

donc ce complément direct est une proposition entière,


cette proposition qui était la complétive directe du verbe
actif devient une propositionsujet du verbe passif.
C'est ce qui a lieu aussi par analogie dans les proposi-
tions complexes dans lesquelles le verbe principal est
il
jimpersonnel, comme importe, il convient, il faut, il
iest nécessaire, il est juste, il arrive, il sepeut, etc.
Dans ces sortes de phrases, le pronom il, équivalant
,à cela, remplace devant le verbe impersonnel la proposi-
tion qui suit et qui est le véritable sujet du même
verbe.
Exemple :
poyez attentif.
Il importepour bien comprendre que vous
Dans cette phrase le pronom il ou cela remplace la
proposition que vous soyezattentif; c'est comme si l'on
disait : que vous soyez attentif importe pour bien com-
vrendre. Que vous soyez attentif est donc le véritable
sujet du verbe importer.
101. Il y a encore, très-souvent, des gallicismes dans
;es phrases qui renferment une des locutions suivantes
'e (pour cela), il y a, ne faire que, ne faire que de, n'a-
:
mr que faire, se faire un jeu, se faire une joie, se faire
me gloire, prendre sur soi,voici,voilà, se prendre
l'amitiépour, ce que, ce qui, peu s'en faut
que, etc.
'I FAITS 38. Gallicismes avec la traduction.
Il y a deux jours que le commissionnaire est arrivé égale Le
com-
lissionnaire est arrivé depuis deux jours.
Ce sont ces dames qui écriront égale Ces dames
sont celles qui
criront.
Ce que je désire, c'est que
vous m'écriviez souvent égale One
ous m'écriviez souvent est ce que je désire.
C'est moi qui le nourrissais égale Je suis celui qui le nourrissais.
C'est à elle que j'envoie mes fleurs égale Elle est celle à qui j'en-
oie mes fleurs.
Il fait nuit égale La nuit est faite
ou venue.
J'ai pensé mourir de frayeur égale J'ai pensé
que j'allais mourir
e frayeur.
Elle ne fait que pleurer égale Elle pleure
sans cesse.
Je ne fais que de rentrer égale Je rentre à l'instant.
Il en sera de même de votre maison égale Cela arrivera aussi pot
votre maison.
Vous n'avez que faire de m'écrire égale Vous m'écrirez inutil,
ment.
On me fait un crime de vous secourir égale On me reproche cornue
un crime (le soin) de vous secourir.
Il s'en prend à moi de son ignorance égale Il m'impute son ignci
rance.
Voici mon ouvrage égale Mon ouvrage est celui-ci.
Voilà son troupeau égale Son troupeau estcelui-là.
Nous nous faisons une joie de votre retour égale Nous nous réjouit
sons d'avance de votre retour.
Elle se fit un jeu de notre inquiétude égale Elle s'amusa de uotr.
inquiétude.
Ils se faisaient gloire de leurs vices égale Ils se glorifiaientde leur
vices.
Je prends sur moi de vous faire recevoir égale Je me charge d,
vous faire recevoir.
Ma sœur se prit d'amitié pour cette pauvre fille égale Ma sœul
conçut de l'amitié pour cette pauvre fille.
Il faut que vous soyez prudent égale Que vous soyez prudent est
nécessaire.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 38.

Modèle d'analyse logique.


Il se fit fort d'obtenir mon pardon.
Cette phrase renferme un gallicisme; pour l'analy-
ser, il faut en changer la forme et dire
Il me garantit qu'il obtiendrait mon pardon.
:
Il me garantit, proposition principale.
Qu'il obtiendrait mon pardon, proposition complé-
tive directe du verbe garantir. 1

DEVOIRS ÉCRITS 38. Composez librement ou cherchez dans les li-


vres des phrases analogue3 aux faits 38.

APPOSITION.

Lorsqu'on place un nom à côté d'un autre nom


pour
le qualifier, l'expliquer,
on dit qu'il y a apposition ou

1 Exemple :
ique les deux noms sont apposés l'un à l'autre.
Les Athéniens, PEUPLE inconstant, n'ob-
servèrent pas longtemps les lois de Solon.
Dans cette phrase le nom peuple est apposé au nom
iAthénien et peut être considéré comme un qualificatif
[le
ce nom.

plexe ;
Ex. : Les Athéniens, peupleinconstant, sujet com-

;
nobservèrent pas longtemps, verbe attributif
transitif modifié les lois de Solon complément direct
tomplexe.
103. On peut aussi sous-entendre le qui relatif et le
ierbe être ou tout autre verbe avant le nom apposé, on
,

btient alors une proposition complétive particulière


Exemples :
lui rend le sens plus clair.
Les Athéniens, QUI ÉTAIENT un peuple
dncoitstant, nobservèrent pas longtemps les lois de
ïolon.
Cette phrase : J'aime beaucoup votre frère Charles.
jRevient
ainsi :
J'aime beaucoup votre frère QUI S'APPELLE Charles.
I 39. Lycurgue, législateur d'une rare sagesse, forma les La-
FAITS
iédémoniens à une discipline sévère.
Numa, second roi de Rome, donna aux Romains des institutions
ès-salutaires.
M
Avant le règne de Numa, les sénateurs romains, hommes de mœurs
rossières, avaient mis en pièces Romulus, fondateur de la ville de
iome.
J'admire Titus, empereur romain.
Claudine, femme de Mathurin, se présenta d'un air riant à la por-
ère.
Son fils, ouvrier distingué, se faisait encore remarquer par bonne
sa
)nduite.
Il quitte avec regret cette maison, demeure de ses pères.
Le petit Paul, ami de votre fils, est un fort bon sujet.
Le poète Horace fut contemporain de l'empereur Auguste.
Mécène, favori d'Auguste, ne fat privé d'aucun plaisir.
Attila, roi des Huns, fut défait dans les plaines de la Champagni
Aussitôt que nous fûmes arrivés à Memphis, ville opulente et
m:,
gnifique, le gouverneur ordonna que nous irions jusqu'à Thèbes.
Ce qui augmenta encore la douleur de sa perte, c'est
que son fi
Bocchoris n'avait ni humanité pour les étrangers, ni curiosité
pour I.
sciences, ni estime pour les hommes vertueux, ni amour de la gloir,
La brebis et le chien, de tous les temps amis,
Se racontaient un jour leur vie infortunée.
Dès la pointe du jour, sortant de son hameau,
Colas, jeune pasteur d'un assez beau troupeau,
Le conduisait au pâturage.
Un valeureux lion, roi d'une immense plaine,
Désirait de la terre une plus grande part,
Et voulait conquérir une forêt prochaine,
Héritage d'un léopard.

fils.
Bertrand avec Raton, l'un singe et l'autre chat,
Commensaux d'un logis, avaient un commun maître.
Dame poule autrefois adressa ce langage
Au coq, son

Un honnête et digne esturgeon,


Témoin de cette tragédie,
S'éloigne avec horreur, se cache au fond des flots.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 39.

Modèle d'analyse logique.


Son fils, jeune écolier, faisant fort maigre chère,
Découvrit à la fin les pommes de son père.
Il y a dans cette phrase trois propositions.
lre. Les mots son fils découvrit a la fin les
pommei
deson père forment la proposition principale.
2e. Lesmoisjeuneécolier, apposés
au nom fils, for-
ment une proposition elliptique complétive particulière,
explicative de ce nom.
3 Les mots faisant fort maigre chère forment
une deuxième proposition elliptique complétive parti-
culière, explicative du mot fils.
Cette phrase s'analyse donc comme s'il y avait :
Son fils, QUI ÉTAIT jeune écolier, QUI ÉTAIT faisant
fort maigre chère, découvrit à la fin les pommes de son
rère.
DEVOIRS ÉCRITS 39. Composez librement ou trouvez dans les
iivres des phrases analogues aux faits 39.

NOMS EN APOSTROPHE.

104. Lorsqu'on adresse la parole à une personne,


Jn la nomme afin de la rendre attentive à ce que l'on
Ira dire pour elle. Les noms ainsi employés n'appartien-
nent à aucune proposition explicite, et l'on dit qu'ils

Ex. :
iont en apostrophe. C'est une sorte d'apposition.
PIERRE, vousirez à la poste.
Dans cette phrase, le nom Pierre est employé en
npostrophe. Il est en quelque sorte apposé au pronom
"ous qu'il complète.
105. Le nom en apostrophe, qui est toujours iden-
ique avec un pronom de la deuxième personne, rem-
place ce pronom, lorsque le verbe est à la deuxième per-
onne de l'impératif.
Ex. : PIERRE, allez à la poste.
Le nom Pierre remplace ici le pronom vous sous-
ntendu, et devient le sujet de la proposition.

ans pronom et sans verbe ;


106. Le nom en apostrophe est quelquefois employé
il forme alors une proposi-
,on elliptique dont le verbe et l'attribut sont sous-en-
mdus.
Ex. : PIERRE, on sonne.
Le mot Pierre forme ici une proposition elliptique
ont le verbe attributif écoutez est sous-entendu.
FAITS 40. Monsieur, je vous attendais.
Ecoutez-vous, madame, une foule insensée ?
Martin, votre écriture est fort belle.
Vous vendez des tapisseries, monsieur Guillaume?
Jean, votre devoir est corrigé.
Elise, vous nous suivrez au jardin.
Michel, votre lettre partira demain.
Mes enfants, je suis content de vous.
Vous êtes orfèvre, monsieur Josse.
Passant, va dire à Sparte que nous sommes morts ici pour obéiri

Grèce.
ses saintes lois.
Sachez, jeune étranger, qu'on ne vient point impunément dan:
mon empire.
: !
Je lui répondis 0 grand roi vous n'ignorez pas le siége de Troie
qui a duré dix ans, et sa ruine qui a coûté tant de sang à toute III

Soldats, quarante siècles vous contemplent du haut de ces


pyra-
mides.
:
Je lui disais souvent Mon père, les dieux qui m'ont ôté Mentoi
ont eu pitié de moi, ils m'ont donné en vousun autre soutien.
Sainte Vierge, protégez-nous.

Philosophes hardis, qui passez votre vie


A vouloir expliquerce qu'on n'explique pas,
Daignez écouter, je vous prie,
Ce trait du plus sage des chats.

:
J'ai mes maux, leur dit-il, et vous avez les vôtres
Unissons-les, mon frère, ils seront moins affreux.

Mes amis, leur dit-il, vous voyez cet argent :


Depuis qu'il m'appartient, je ne suis plus le même;
Mon âme est endurcie, et la voix du malheur
N'arrive plus jusqu'à mon cœur.

:
Lassés de tant d'affronts, tous les oiseaux du bois
Viennent lui dire un jour Mais, parlez donc, beausire,
Vous qui sifflez toujours, faites qu'on vous admire;
Sans doute, vous avez une brillante voix,
Daignez chanter pour nous instruire.
Le perroquet, dans l'embarras,
:
Se gratte un peu la tête et finit par leur dire
Messieurs, je siffle bien, mais je ne chante pas.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 40.

Modèle d'analyse logique.


Mon fils, disait un jour Jupiter à Minos,
Toi quijuges la race humaine,
Explique-moi pourquoi l'enfer suffit à peine
Auxnombreux criminels que t'envuie Atropos;
Quel est de la vertu le fatal adversaire
Qui corrompt à ce point la faible humanité ?
Il y a dans cette phrase sept propositions.
lre. Disait un jour Jupiter à Minos, proposition
principale, employée comme incidente.
2e. Mon fils (nom en apostrophe), toi, explique-moi,
proposition complétive directe du verbe disait.
3e. Qui juge la race humaine, proposition complé-
:iveparticulière, déterminative du pronom toi.
4e. Pourquoi Venfer suffit à peine aux nombreux
criminels, première proposition complétive directe
,oordonnée du verbe explique.
5e. Que t'envoie Atropos, proposition complétive
particulière, déterminative du nom criminels.
6e. Quel est de la vertu le
fatal adversaire, deuxième
proposition complétive directe coordonnée du verbe
xplique.
7e. Quicorrompt àcepoint la faible humanité, pro-
losition complétive particulière, déterminative du nom
Idversaire.
DEVOIRS ÉCRITS 40. Cherchez dans les livres des phrases analo-
ues aux faits 40.

PROPOSITIONS INFINITIVES.

107. Tout infinitifemployé comme complément peut


former une proposition qu'on appelle PROPOSITION IN
FINITIVE.
Ex. : Cette bonnemère veutrécompenser son enfant
Cette phrase peut s'analyser de deux manières diffé
rentes:
1° Comme ne renfermant qu'une proposition
Cette bonnemère, sujet complexe; veut, verbe attri
:
butif transitif; récompenserson enfant, complément di
rect complexe.
2° Comme renfermant une proposition principale
e
une proposition infinitive complétive directe.
Cette bonne mère veut, proposition principale récom
penser sonenfant, proposition infinitive complétive di
;
:
recte, dont les parties logiques sont elle-même, suje)
sous-entendu; récompenser pour être récompensant
verbeattributif transitif; sonenfant, complément direct
simple.
NOTA. De ces deux manières, la première est préférable
commu
étant la plussimple; seulement, il faut toujours
se rappeler que)
tout infinitif employé comme complément doit avoir un sujet. Uil
infinitifdont on ne reconnaîtrait
pas aisément le sujet sera mal em»
ployé.

108. Cependant il y a certaines expressions qui

: ,
quoique composées de deux verbes, n'expriment qu'une
action unique. Telles sont faire venir faire mourir
fairevoir, etc. Ces locutions sont des gallicismes qu'il!,
faut traduire avant d'en faire l'analyse logique.
:
Ex. Faites venir ce domestique
au marché égale
mandez ce domestique au marché.
109. Parfois l'infinitif est pris
comme une sorte de
nom de l'action qu'il exprime.
Cetinfinitif nom peut être sujet d'une
proposition,!
comme dans : Mourir pour sa patrie est un sort glo-
rieux, équivalant à : LA MORT pour sa patrie est un sort
glorieux. 1

Il peut être encore employé comme complément


d'un verbe.
Ex. : Ce domestique saitpanser les chevaux, mettre le
couvert et servir à table.
Ici, bien que l'article soit supprimé devant chaque
infinitifnom, la phrase, cependant, équivaut à celle-ci :
Ce domestique sait le PANSEMENT des chevaux, la MISE
du couvert et le SERVICE de la table,
110. Lors.que Yinfinitif du verbe être est accompagné
d'un adjectif ou d'un participe, qui est l'attribut de
la proposition infinitive, il forme ordinairement une
proposition infinitive dont le sujet est ellipsé.
Ex. : Cettedamevoulait êtreentendue.
Cettedamevoxdait, proposition principale; êtreen-
tendue, pour ELLE être entendue, proposition infinitive.
FAITS 41. Le mari et la femme semblent n'être qu'une seule per-
sonne en deux corps différents.
Un seul jour peut ternir la gloire de vingt ans.
La franchise, la bonne foi, la candeur semblaient, du haut de ces
¡mperbes tours, appeler les marchands des terres les plus éloignées.
A raconter ses maux souvent on les soulage (à raconter mis pour
m racontant).
Le silence de la nuit, le calme de la mer, la lumière tremblante de
a lune, répandue sur la surface des ondes, le sombre azur du ciel,
emé de brillantes étoiles, servaient à rendre ce spectacle encore
tlusbeau.
Son armée se dispersa avant d'être vaincue.
On n'est jamais trop vieux pour devenir sage.
Mon oncle prit un panier pour cueillir des cerises.
Cet homme s'épuisa pour terminer un ouvrage considérable.
Les troupes que le général voulait faire travailler aux fortifications
e mutinèrent.
Vous avez été punis, et vous méritiez de l'être.
Ce domestique sait panser les chevaux, mettre le couvert et servir
table.
Cet isolement et la terreur qui avait saisi tous les esprits, fit tombei
en désuétude la sévérité des mœurs antiques et les, usages pieux pai
lesquels les vivants prouvent aux morts leurs affections et leurs re-
grets.

:
Certain monarque, un jour, déplorait sa misère
Et se lamentait d'être roi (de ceci lui être roi)
J'observe et je suis la nature;
C'est mon secret pour être heureux.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 41.

Modèles d'analyse logique.


Ce soldat espère obtenir un emploi.
Ce soldat, sujet simple; espère, verbe attributif tran-

tive
;directe
sitif obtenir un emploi, proposition infinitive complé-
du verbe espérer. sujet Le proposition
de la
infinitiveest le pronom lui (sous-entendu), remplaçant
le nom soldat.
Nous fumes heureux d'être arrivés.
Nousfûmesheureux, proposition principale; d'être
arrivés pour de cela nous être arrivés, proposition infi-
nitive; nous, sujet simple (sous-entendu); être, verbe;
arrivés, attribut simple.
DEVOIRS ÉCRITS 41. Composez librement ou cherchez dans les
livres des phrases analogues aux faits 41.

INVERSIONS DES PROPOSITIONS.

111. La véritable inversion est celle qui pour but a


ou de mettre en relief, et, par conséquent, de placer au
premier rang une idée prépondérante dont le sens doit
s'étendre sur toute la phrase, ou de produire dans la
marche de la phrase une cadence plus harmonieuse. Le
dernier cas se présente surtout fréquemment en poésie.
:
Exemple du premier cas DE TOUS LES VICES, le plus
funeste dans ses suites est la paresse.
charmes sont puissants ! :
Exemple du deuxième cas Ah! que de LA VERTU les

112. Au point de vue de la construction logique, il


dans une phrase DES PROPOSITIONS, lors-
yposition
a INVERSION
qu'une proposition subordonnée est placée avant la pro-
principale dont elle dépend.
Ex. : QUOIQU'IL NE SOIT PAS RICHE, il fait beaucoup
de bien.
Il y a ici une inversion parce que la proposition qu'il
Inesoitpas riche est placée avant la proposition princi-
pale il fait beaucoup de bien, S'il n'y avait pas d'inver-
:
sion, on dirait Ilfait beaucoup de bien quoiqu'il ne
;soitpasriche.
Il y a encore inversion lorsqu'une proposition subor-
donnée quitte la construction directe pour se placer

:
lavant une autre proposition subordonnée.
Ex. J'avais dit que si VOTRE DEVOIR ÉTAIT MAL FAIT,

:
IUOMS
n'iriez pas à la promenade.
S'il n'y avait pas d'inversion, on dirait J'avais dit
que vous n'iriez pas à la promenade, si votre devoir
était mal fait.
FAITS 42. Comme on fait son lit, on se couche.
Quand on court après l'esprit, on n'attrape que la sottise.
Quand il est pressé par la faim, le renard prend des rats, des sou-
ris, des serpents, des crapauds, des lézards, des insectes, et se con-
tente même de végétaux.
Lorsque le renard trouve des oiseaux pris dans le piège, il les dé-
gage adroitement de leurs liens et les emporte dans son terrier.
Si je mentais, je serais un méchant garçon.
Si vous n'étudiez pas attentivement, vous ne saurez jamais les
il
choses fond.
Quoique l'orateur ait parlé avec beaucoup d'éloquence, il n'a pour-
tant persuadé personne.
Si vous n'êtes pas studieux, vous ne deviendrez pas savant.
Quoique son esprit fût dérangé, il n'était point méchant.
Puisque vous avez mécontenté vos professeurs,
vous n'irez pe
chezvotrecousin.
Si je l'avais invité, croyez-vous qu'il fût
venu?
Si les plaintes adoucissaient la douleur, quoiqu'elles
soient un
marque de faiblesse, elles auraient encore une excuse.
Si je ne suis pas interrompue, Récrirai
quelques lignes à votr.
père.
Quand vous serez vieux, ce fauteuil
vous sera utile.
Lorsque je rencontre un bœuf
sur mon chemin, je suppose qu'ilB;
la corne mauvaise, et j'évite
sa rencontre.
Si la douleur de notre captivité
ne nous eût rendus insensibles à
tous les plaisirs, nos yeux auraient été charmés de voir
cette fertile
terre dEgypte, semblable à un jardin délicieux arrosé d'un
infini de canaux. nombre
Songez que, s'ils sont reconnus, ils périront
tous
Quand Télémaque entendit la voix de
son père, les larmes qui cou-
lèrent le long de ses joues donnèrent
un nouveau lustre à sa beauté.
Après que nous eûmes admiré
ce spectac!e, nous commençâmes à
découvrir les montagnes de Crète.

Jaloux de la vertu dont il est le témoin,


Le vice, son rival, la respecte de loin.

Si mon
;
plumage au leur ne ressemble
pas bien,
J'en suis fâché mais leur cœur et le mien
Ont une grande ressemblance.

Si tu nous laisses cet asile,


Chaque jour nous te donnerons
Un miel délicieux dont tu
peux à la ville
Porter et vendre les rayons.

Quand un pauvre venait le voir,


S'il avait de l'argent, il donnait des pistoles;
Et s'il n'en avait point, du moins
par ses paroles
Il lui rendait un peu de
courage et d'espoir.
Si l'un avait du mal,
son ami le sentait ;
Si d'un bien, au contraire, il goûtait l'espérance,
Tous deux en jouissaient d'avance.

EXEKCICE OUAL, Analyse logique des faits 42.


Modèle d'analyse logique.
je
Lorsque J'ÉTAIS en pleine mer et que navals d'au-
tre spectacle que le ciel et l'eau, je m'amusais quel-
quefois à dessiner les beaux nuages blancs et gris sem-
blables à des groupes de montagnes quivoyageaient à la

Cette phrase renferme une inversion ;


suite les uns des autres, sur l'azur des deux.

: s'il n'y avait


pas d'inversion, on dirait Je m'amusais quelquefois à
dessiner les beaux nuages blancs et gris semblables à
des groupes de montagnes qui voyageaient à la suite les
uns des autres sur l'azur des deux, lorsque j'étais en
pleine mer et queje n'avais d'autre spectacle que le ciel
et l'eau.
Je m'amusais quelquefois à dessiner les beaux nua-
ges blancs et gris, semblables à des groupes de monta-
gnes, proposition principale; qui voyageaient à la suite
les uns des autres, sur l'azur des cieux, proposition

,lre
complétive particulière déterminative du mot groupes;
lorsque j'étais en pleinemer proposition circon-
et que je n'avais d'autre spectacleque le cielet
stancielle;
l'eau,2e proposition circonstancielle coordonnée.
DEVOIRS ÉCRITS 42. Composez librement ou cherchez dans les
livres des phrases analogues aux faits 42.

EXPLÉTIFS.

113. On donne le nom D'EXPLÉTIFS à certains mots


employés surabondamment dans une phrase pour lui
donner plus de force, plus d'énergie.
Ces mots, qui ne remplissent pas leurs fonctions ha-
bituelles, disparaissent dans l'analyse logique.
Exemples:Ouvousréciterezvos leçons, ouvousserez
punis.
Dans cette phrase, la première conjonction nesu
ou
peut
punis.
dire :
pas a lier, c'est un explétif qui peut se retrancher,
Vous réciterez vos leçons ou vous
ser
<;

Que mes sœurs restent à Longuyon,


je LE désire.
Le mot le de cette phrase
est un explétif qui repr
sente la proposition complétivedirecte que mes sœm
: ,
restent à Longuyon. Cet explétif disparaît dans l'analys,
logique Je désire, proposition principale;
sœursrestent à Longuyon
que
proposition complétive di
mt
recte du verbe désirer.
FAITS 43. Instruisez-vous, et de
ce que vous êtes, et de ce qu
vous n'êtes pas, et de ce que vous devez être.
Il ne voulut voie ni parents ni
amis.
Ni l'or ni la grandeur
ne nous rendent heureux.
Comme une balle moins de vitesse
a après qu'elle est allée donnai
contre une muraille, de même la lumière s'affaiblit aété
J'éfléchie par quelque lorsqu'elle
corps.
,
Et le riche et le pauvre, et le faible le
et fort
Vont tous également des douleurs à la
mort.
Ou il entrera à Saint-Cyr,
ou il s'engagera.
Comme un boiteux se glorifierait en vain de la beauté de
puisqu'il
bes, ne peut s'en servir sans découvrir son défaut,
de
ses jam-
môme
unfouseglorifieraitenvain de sa science, puisqu'il ne saurait parler
sansfairevoirson extravagance.
Deméme qu'il seconduisit envers son père, de même aujourd'hui
son fils se conduit envers lui.
Qu'elle parte, je le veux.
Qu'il médise de moi, je m'en
occupe peu.
EXERCICE ORAL. Indiquer les
explétifs contenus dans les faits 43.
DEVOIRS ÉCRITS 43. Composez
librement des phrases analogues
au faits M.
aux

SYLLEPSE.
114. La SYLLEPSE est
une figurede grammaire par
laquelle l'accord des mots d'une phrase
se fait avec
Exemples
vec joie.
:
un mot dont le sens de cette pbrase fait nattre l'idée.
rI
Tout le peuple au-devant court en foule

ILS bénissent le chefque Madrid leur envoie.


; Le mot ils s'accorde ici avec ie mot hommes dont le
sens de la phrase fait naître l'idée.
;
Indomptable taureau, dragon impétueux.
SA croupe se recourbe en replis tortueux.
r
Le mot sa de cette phrase représente les mots indomp-
table taureau, dragon impétueux qui forment le vérita-

:
ble complément du mot croupe. C'est comme s'il y
avait
La croupe de cet indomptable taureau, de cedragon.0
impétueux se recourbe en replis tortueux.
FAITS 44. Montrons mon fils au peuple et plaçons-le à leurs yeux,
Entre l'autel et moi, sous la garde des dieux.
Du mêmelait nourris,
L'un doit protéger l'autre.
Cetonnerre, ces feux, ce bruit épouvantable,
Annonçaient à Valois sa perte inévitable.

Au bruit de son trépas, Paris se livre en proie


Aux transports odieux de sa coupable joie ;
De cent cris de victoire, ils remplissent les airs.

La paix n'habite point entre deux caractères


Que le ciel a formés l'un à l'autre contraires.

Cebruit, cet appareil, ce danger qui le presse


Ouvrirent un moment ses yeux appesantis.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 44.

Modèle d'analyse logique.


Ces bonnes gens ne savent ce quILSveulent.
Ces bonnes gens ne savent ce, proposition principale.
Qu'ils veulent, proposition complétive particulièi
déterminative du mot ce.
Le mot ils de cette phrase représente le
mot homme*
dont l'idée est donnée par le mot
gens.
DEVOIRS ÉCRITS 44. Cherchez dans les livres des phrases anak
gues aux faits 44.

RÉCAPITULATION.

Une PHRASE est un assemblage de


mots formant ui,
sens complet, c'est-à-dire, exprimant une pensée
tière. en
Cette pensée est une ou elle est complexe.

;
Lorsque la pensée est
une, la proposition qui l'ex-
prime est incomplexe elle n'en comprend
Ex. : Dieuestjuste. pas plusieurs.
Lorsque la pensée est complexe, c'est-à-dire,
lorsque
des pensées accessoires viennent achever
ou modifier la
pensée principale, la proposition qui exprime
sée ainsi achevée ou modifiée est appelée une pen-
proposition
: :
COMPLEXE, parce qu'elle embrasse plusieurs proposi-
tions Ex. La vertu, qui jette
un si doux parfum dans
la memoire des hommes, nemeurtjamais.
La proposition PRINCIPALE
est celle dont dépend une

Ex. :
ou plusieurs propositions.
JE VEUX quil sorte.
une proposition principale.
Les mots je veux forment
La proposition SUBORDONNÉE
est celle qui dépend
dune autre proposition.
Dans l'exemple précédent, les
mots qu'il sorte for-
ment une proposition subordonnée.
Une proposition estappeléeINDÉPENDANTE,
lorsqu'elle
peut aller seule, c'est-à-dire, offrir
un sens complet
sans le secours d'aucune autre proposition. Ex. : La
véritable gloire est celle de la sagesse.
On nomme propositions COORDONNÉES, des proposi-
tions semblables qui se suivent de manière à indiquer,
par la place qu'occupe chacune d'elles, l'ordre même
Idans lequel l'auteur a voulu présenter les pensées que
ces propositions expriment. Ex. :
Les vents cessent d'é-
ibranler la montagne, les eaux des torrents, moins rapi-
des ne mugissent plus à l'entour; et Molina sent couler
dans ses veines le fraume du sommeil. (3 propositions
eoordonnées)
f
Une proposition subordonnée est appelée CIRCONSTAN-
ICIELLE lorsqu'elle exprime une circonstance de temps,

Ex.:
jde lieu, de manière, etc., de la proposition principale.
Je partirai QUAND VOUS REVIENDREZ. Les mots
quandvousreviendrez forment une proposition circons-
tancielle qui exprime une circonstance de temps de la
proposition principale je partirai,
Une proposition subordonnée est appelée COMPLÉTIVE
DIRECTE OU INDIRECTE, lorsqu'elle forme le complément
direct ou indirect du verbe de la proposition princi-
pale. Ex. : Je désire QU'IL VOYAGE. Les motsqu'ilvoyage,
forment une proposition complétive directe du verbe
idésirer.
Une proposition subordonnée est appelé complétive-
particulière, lorsqu'elle complète particulièrement un
nom ou un pronom employé dans une autre proposition.
Ex. : Les fleurs QUE VOUS AVEZ ACHETÉES seront bientôt
fanées. Les mots que vous avez achetées forment une
proposition complétive particulière du mot fleurs.
La proposition complétive est EXPLICATIVE lorsqu'elle
n'est pas absolument nécessaire au sens de la phrase.
Ex. : Dieu, DONT LA MISÉRICORDE EST INFINIE, est tou-
,
joursprêt à pardonner
aux pécheurs quiserepenteÀ
sincèrement de leurs fautes. Les
corde est infinie forment
mots dont lamiséri-
complétii
une proposition
particulière explicative, parce qu'on pourrait la supprl

:
mer sans dénaturer le sens de la phrase. On
à
dire Dieu est toujoursprêt pardonner
aux
qui se repentent sincèrement de leurs fautes.
pourra
pécheur
k

La proposition complétive particulière estDÉTERMINA,


TIVE lorsqu'on ne peut la supprimer, rendre I,
pnraseincomplète. Ex. L'hommeQUEVOUS sans
: AVEZCON!
SULTÉ POUR CETTE
AFFAIRE, vous a donné de sages con<
seils. Les mots que vous
avez consulté pour cette affam
forment une proposition complétive particulière
déter-
minative du mot homme,
parce qu'on ne pourrait la re
trancher sans rendre la phrase incompréhensible.
Une proposition INCIDENTE
peut être :
1° Une proposition indépendanteintercalée
au milieu
d'une phrase qu'elle coupe pouryajouter
une idée nou-
velle.
Ex. : Je croyais moi (JUGEZ
DE MA SIMPLICITÉ).
Que l'on devait rougir de la duplicité.
20 Une proposition principale qui,
au lieu de com-
mencer la phrase, est rejetée au milieu de la complétive
directe quelle coupe, ce qui lui
vaut alors le nom d'in-
cidente.
Ex. : Nous savons, DIT-IL, combien
vous avez souf-
fert.
Une proposition est
ELLIPTIQUE lorsqu'une ou plu-
sieurs de ses parties sont sous-entendues. !
Ex. :Soyons satisfaits.
Les mots soyons satisfaits forment
une
elliptique dont le sujet est sous-entendu, proposition
elle est égale à
NOUS soyons satisfaits.
Une proposition est IMPLICITE lorsqu'elle est entière-
ment sous-entendue.
Ex. : Qu'il entre. Sous-entendu
sition implicite) qu'il entre.
: JE PERMETS (propo-

;
Les GALLICISMES sont des locutions particulières à la
langue
française ces locutions ont besoin d'être tra-
duites avant d'être analysées.
-

Ex. : Il yahuit jours quemon frère est parti.


Cette phrase est mise pour :
Mon frère est parti depuis huitjours.
Il y a APPOSITION dans une phrase lorsqu'un nom est
placé à côté d'un autre nom pour le qualifier ou l'expli-
quer.
:
Ex. Mon oncle Michel partira lundi.
Ici, le nom Michel est apposé au nom oncle.
Le nom en APOSTROPHE est celui dont on se sert pour

1
Ex. :
interpeller la personne à qui l'on parle.
JENNY, vous viendrez avec moi.
Le nom Jenny est ici employé en apostrophe.
La proposition infinitive est celle qu'on obtient en in-

ment.
Ex. : Il veut couriraprèslespapillons
i)eut LUIcouriraprès les papillons.
,
diquant le sujet d'un infinitif employé comme complé-

égale Il

Les mots lui courir après les papillons forment une


proposition infinitive.
L'INVERSION DES PROPOSITIONS consiste dans le dé-
placement des propositions subordonnées.
Ex. : Si VOUS M'AIMIEZ, vous feriez ce que je vous


lemande.
Cette phrase renferme une inversion
:
aas d'inversion, on dirait
:s'il n'y avait

Vous feriez ce que je vous demande, si vous m'ai-


niez.
Les EXPLÉTIFS sont des mots employés surabondar
ment pour donner plus de force à l'expression.
Ex. : Ou vous obéirez, ou vous partirez.
Le premier ou de cette phrase
est un explétif.
LasYLLEPSE règle l'accord des
mots avec l'idée que
phrase exprime. Ex. : Les vieilles
gens sont soupçoi
neux. L'adjectif soupçonneux s'acccorde ici avec le
hommes dont la phrase donne l'idée. noi

FAITS 45. Le soleil venait de se coucher; un bandeau roueeât


marquait encore sa trace à l'horizon lointain des
monts de la Syrie
la pleine lune, à l'orient, s'élevait
sur un fond bleuâtre aux plan,
I
rives de Euphrate; le ciel était
pur, l'air calme et serein;l'écl.
mourant du jour tempérait l'horreur des ténèbres; la fraîcheur nai-

avaient retiré leurs chameaux ;


sante de la nuitcalmait les feux de la terre embrasée.

;
l'œil n'apercevait plus
ment sur la plaine monotone et grisâtre
un
LPSpâtn
aucun mouve
vaste silence régnait s,
le désert; seulement, à de longs intervalles, l'on
entendait les lugu
bres cris de quelques oiseaux de nuit de
et quelques chakals.,. L'om
bre croissait, et déjà, dans le crépuscule,
mes regards ne distinguaier
plus que les fantômes blanchâtres des colonnes
lieux solitaires, cette soirée paisible,
et des murs
cette scène majestueuse, impri
Ce
mèrent a mon esprit un recueillement religieux. L'aspect
cité déserte, la mémoire des temps passés,
d'une grand
la comparaison de1eta
présent, tout éleva mon cœur à de hautes
pensées. Je m'assis sur l,
tronc dune colonne; et là, le coude appuyé
outenue sur la main, tantôt portant mes regards sur le genuu, la têt,
sur le désert, tantô
les fixant sur les ruines, je m'abandonnais
à une rêverie profonde.
(VOLNEY, Les Ruines).

Retenons nos plaintes, Messieurs: il


est temps de commencer son
éloge, et de vous faire voir
comment cet homme puissant triompha
des ennemis de l'Etat par
sa valeur, des passions de l'âme par sa
sa-
gesse des erreurs et des vanités du siècle par sa piété. Si j'interromps
cet ordre de mon discours, pardonnez
un peu de confusion dans un
sujet qui nous a causé tant de trouble.
Je confondrai quelquefois
le
peut-être, général d'armée, lesage, le chrétien. Je
loueraitantôt
les victoires, tantôt les vertus qui les
ont obtenues. Si je ne puis ra-
conter tant d'actions, je les découvrirai dans leurs
rerai le Dieu des armées, j'invoquerai le Dieu ;
j'ado-
principes bénirai
de la paix, je
te Dieu des miséricordes, et j'attirerai partout votre attention, non
pas par la force de l'éloquence, mais par la vérité et par la grandeur
des
vertus dont je suis engagé de vous parler.
(FLÉCHIER, Oraison funèbre de Turenne).
)pornes
On te dira bientôt que tu es tout-puissant; on te trompera. Les
de
grand, que tu es adoré de tes peuples. Ecoute
Impoisonné son frère,
: ;
ton autorité sont dans la toi. On te dira eucore que tu es
Quand Néron eut

;
on lui dit qu'il avait sauvé Rome
~ut fait égorger sa femme, on loua devant lui sa justice
quand il
quand il eut
assassiné sa mère, on baisa sa main parricide, et l'on courut
aux tem-
ples remercier les dieux. Ne te laisse pas éblouir par des respects.
Si tu n'as des vertus, on te rendra des hommages, et l'on te haïra.
.:rois-moi, on n'abuse pas les peuples. La justice outragée veille dans
es
jion de t'estimer. 0 fils de Marc-Aurèle pardonne:
cœurs. Maître du monde, tu peux m'ordonner de mourir, mais
1 Je te parle au
nom des dieux, au nom de l'univers qui t'est confié; je te parle pour
a bonheur des hommes et
;
pour le tien. Non, tu ne seras point insen-
ible à une gloire si pure. Je touche au terme de mavie bientôt j'irai
jejoindre ton père. Si tu dois être juste, puissé-je vivre
encore assez
:our contempler tes vertus !
(THOMAS, Eloge de Marc-Aurèle).
!

Le renard et la cicogne.
Ji Compère le renard se mit un jour en frais,
Et retint à dîner commère la cicogne.
-
:
Le régal fut petit et sans beaucoup d'apprêts

j :
Le galant, pour toute besogne,
Avait un brouet clair il vivait chichement.
Ce brouet fut par lui servi sur une assiette >
La cicogne au long bec n'en putattraper miette;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour se venger de cette tromperie,
A quelque temps de là, la cicogne le prie.*
Volontiers, lui dit-il, car avec mes amis
Je ne fais point cérémonie.
A l'heure dite, il courut au logis
De la cicogne son hôtesse;
Loua très-fort sa politesse;

:
Trouva le dîner cuit à point.
Bon appétit surtout renards n'en manquent point.
Il se réjouissait à l'odeur de la viande
Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande.
On servit, pour l'embarrasser,
En un vase à long col et d'étroite embouchure.
;
La bec de la cicogne y pouvait bien passer
Mais le museau du sire était d'autre mesure.
Il lui fallut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un renard qu'une poule aurait pris,
Serrant la queue et portant bas l'oreille.
Trompeurs, c'est pour vous que j'écris :
Attendez-vous à la pareille.
EXERCICE ORAL. Analyse complète des faits 45.

Modèle d'analyse logique.


Les substances ont des qualités relatives que noij
pouvons connaître, et elles en ont aussi que noij
ignorerons toujours, parce qu'il y a des comparaisoi
que nous ne pouvons pas faire; elles ont encore d<
qualités absolues que nous ne découvrirons jamais..
Cette phrase renferme huit propositions.
lre. Les substances ont des qualités relatives, prc
position principale.
2e. Quenous pouvonsconnaître, proposition comph
live particulière, déterminative du nom qualités.
3e. (et) elles en ont aussi, proposition indépendant
coordonnée à la proposition principale.
4e. Quenous ignorerons toujours,proposition com
plétive particulière, déterminative du pronom en (rerr
plaçant qualités),.
5e. Parce qu'il y a des comparaisons, propositioi
circonstancielle de la proposition que nous ignoreron
toujours.
6e. Quenousnepouvons pasfaire, proposition corn
plétive particulière, déterminative du nom compa
raisons.
7e. Elles ont encore des qualités absolues, deuxième
proposition indépendante, coordonnée à la proposition
principale.
8e. Que nous ne connaîtrons jamais, proposition
complétive particulière, déterminativedu nomqualités.

Modèle danatyse grammaticale.


jLes, article féminin pluriel, détermine sub-
stances.
ISUbstances, nom commun féminin pluriel, sujet du
verbe avoir.
ont, verbe transitif avoir, mode indicatif,
temps présent, troisième personne du
4 pluriel.
lies, adjectif indéfini, féminin pluriel, déter-
ï mine qualités.
qualités, nom commun féminin pluriel, complé-
1 ment direct du verbe avoir.
Relatives, adjectif qualificatif féminin pluriel, qua-
lifie le nom qualités.
que, pronom relatif conjonctif féminin plu-
riel, représentant le nom qualités, et
complémentdirect du verbe connaître.
nous, pronom personnel, première personne
du pluriel, représentantles personnes
qui parlent, sujet du verbe pouvoir.
mouvons, verbe transitif pouvoir, mode indicatif,
tempsprésent, première personne du
pluriel.
elles, pronom féminin pluriel, repréfeentanU
nom substances, sujet du verbe av(*
qui suiten.
-en., pronom relatif représentant le nom quv
et
-lités, complément direct du ver r
avoir suivant.
ont, "vgrbe transitifavoir, mode indicati f
aussi,
pluriel.
temps présent, troisième personne (i

adverbe de manière, modifie avoir.


tqile • pronom relatif conjoMtif, féminin pki
riel, représentant le nom qualités,
complémentdirect du verbe ignorer (
Iflous, 'prdfiom personnel, première personifr1
du pluriel, représentant les personne
'! qui parlent, sujet du verbe ignorer. t
ignorerons, verbe transitif ignorer, mode indicatif
lemps futur, première personne di
pluriel.
tôyjowï, adverbe de temps, modifie le vetJt
ignorer. 1

yaflceiqtte, conjonction composée, joint la proposé

:
tion qui précède à celle qui suit. I

i>l\jyiSifèWïïipamisons, gallicisme mis pour des CO"f


paraisom sont existantes. t

dès,adjectif indéfini, féminin pluriel, dételt


minele nom comparaisons. 1

di
tamparaÍsons, nom commun féminin pluriel, sojtrt
verbe être.
sont, verbe être, mode indicatif, temps pré~
sent, troisième personne du pluriel. r
existantes,adjectif verbal du verbe exister, féminiiji
pluriel, qualifie lenom comparaisons t
que, pronom relatificonjonctif, représentant
1 le nom comparaisons, féminin pluriel,
1 complément direct du verbe faire.
$ous, pronom personnel, première personne
1
du pluriel, représentant les personnes
I qui parlent, sujet du verbe pouvoir.
wuvons,
itc, négation.
verbe transitif pouvoir, mode indicatif,
:j temps présent, première personne du
pluriel.
tas, adverbe de manière, complète la négation
j ne, et modifie le verbe pouvoir.
pire, verbe transitif, mode infinitif, complé-
ment direct du verbe pouvoir.
$les, pronom féminin pluriel, représente le
3 nom substances, sujet du verbe avoir

;
qui suit.
¡:lnt, verbe transitif avoir, mode indicatif,
i;
temps présent, troisième personne du
pluriel.
trcore, adverbe de temps, modifie le verbe avoir.
les, adjectif indéfini, féminin pluriel, déter-
mine le nom qualités.
qualités, nom commun féminin pluriel, complé-
"1 ment direct du verbe avoir.
ibsolues, adjectif qualificatif féminin pluriel, qua-
lifie le nom qualités.
!ue, pronom relatif conjonctif, représentant
le nom qualités, féminin pluriel, com-
plément direct du verbe découvrir.
ous, pronom personnel, représentant les
personnes qui parlent, première per-
sonne du pluriel, sujet du verbe dé-
couvrir.
e, négation.
découvrirons, verbe transitif découvrir, mode indicatif
tempsfutur, première personne d)
pluriel.
jamais, adverbe de temps, complète la négatio )
ne, et modifie le verbe découvrir.
DEVOIRS ÉCRITS 45. Analyse logique d'an des faits 45.

FIN DE LA 2e PARTIE.
QUESTIONS

SUR LA 2e PARTIE DE LA PHRASÉOLOGIE.

NOTA. Chaque réponse doit être appuyée par un exemple.

1. Qu'est-ce qu'une phrase?


2. Dans quel cas une proposition est-elle incomplexe?
3. Dans quel cas est-elle complexe?
4. Qu'est-ce qu'une proposition principale ?
5. Qu'est-ce qu'une proposition subordonnée?
6. Quand une proposition est-elle appelée indépendante?
7. Qu'exprime ordinairement une proposition indépendante
isolée ?
quels les propositions indépendantes sont-elles appe-
8. Dans cas
lées propositions indépendantes coordonnées?
9. Comment placent les propositions indépendantes coordon-
se
nées?
10. Par quels mots les propositions indépendantes peuvent-elles
3tre liées l'une à l'autre?
11. Les propositions indépendantes coordonnées sont-elles tou-
jours unies par des conjonctions?
12. Dans quel cas une proposition subordonnée est-elle circons-
tancielle?
13. Quelles sont les conjonctions ou les locutions conjonctives qui
propositions circonstancielles à la proposition principale?
lient les
proposition circonstancielle n'est-elle pas quelquefois liée
14. La
à 1<\ proposition principale par une locution
adverbiale?
Qu'appelle-t-on propositions circonstancielles coordonnées?
15.
16. Qu'est-ce qu'une proposition complétive directe?
17. Qu'est-ce qu'une proposition complétive indirecte?
18. De quels verbes les propositions complétives directes complè-
tent-elles le sens?
19. Par quelle conjonction la proposition complétive directe est-
elle ordinairement liée à la proposition principale?
20. Par quelles locutions conjonctives la proposition complétive
indirecte est-elle liée à la principale?
21. La proposition complétive directe est-elle toujours liéeà11
?
principale par une conjonction ;

22. Qu'appelle-t-on propositions complétives directes coordoni


?
nées
5:
23. Qu'est-ce qu'une proposition complétive particulière?
24. Quand une proposition complétive particulière est-elle déteik
minative?
?
25. Quand n'est-elle qu'explicative
26. Par quels mots la proposition complétive particulière est-ellk
liée à la proposition principale?
27. Que remplace un pronom relatif?
28. Qu'appelle-t-on propositions complétives particulières coort
données?
29. Qu'est-ce qu'une proposition incidente?
30. Qu'est-ce que l'ellipse?
31. Quand une proposition est-elle implicite?
32. Par quoi une proposition principale peut-elle être reprér.
sentée?
33. Par quoi la proposition circonstancielle peut-elle être reprén
sentée?
34. Par quel mot la proposition complétive directe peut-elle ètruJ
représentée?
35. Dans quel cas une interjection renferme-t-elle une proposition
implicite?
36. Qu'appelle-t-on gallicismes?
37. Comment s'analysent les gallicismes?
38. Citez des locutions qui annoncent ordinairement un galli-li
cisme.
39. Qu'est-ce que l'apposition?
40. Quelle proposition peut-on former avec un nom apposé ?
41. Dans quel cas un nom est-il employé en apostrophe?
42. Dans quel cas le nom employé en apostrophe forme-t-il unej
?
proposition elliptique *
43. Qu'est-ce qu'une proposition infinitive?
44. Dans quel cas l'infinitif est-il employé comme nom?
45. Quand y a-t-il inversion des propositions?
46. Quels mots sont appelés explétifs?
47. Qu'est-ce que la syllepse?
PHRASÉOLOGIE.

V PARTIE.

SYNTAXE DES MOTS.

— ..r,"-
DU NOM.

NOMS PROPRES.

115. Les NOMS PROPRES employés à représenter ~es


personnes qui les ont portés ne premi.enj jamais» la
marque du pluriel.
Ex. : Les CORNEILLE, les RACINE, les BOILEAU, les
MOLIÈRE, lesBOSSUET ont honorépar leurs chefs-d'oeu-
vre le grand siècle qui les a vus naître.
Dans ces, sortes de phrases, l'emploi et la répétition
de l'articlè les forment une locution française. annon-
çant une énumération.

à celle-ci
ROSSUET
:
,
La phrase citée comme exemple équivaut logiquement
CORNEILLE RACINE, BOILEAU, MqwÈp;,
ont honoré par leurs chefs-d'œuvre 1ft grand
siècle qui les a vus naître.
D'où l'on voit que ces noms ne doivent pas prendre
la marque du pluriel, puisque chacun d'eux n'indique
que la personne qui a porté ce nom,
116. Un NOM PROPRE est encore invariable lorsqu'il
désigne clairement plusieurs personnes d'une mêmiij
famille. !

Ex. : Les MONTAUSIER ont rendu leur nom célèbr,


dans le siècle des beaux-arts.
117. Un NOM PROPRE prend la marque du pluriel
lorsqu'il- est donné comme nom commun à tous led
membres d'une famille royale, d'une famille illus-l
tre, etc.

CES,
Exemples
etc.
: Les BOURBONS, les HORACES, les CURIA-1:

Du 1ERjuillet 987 date la déchéance des CARLOVIN-*


GIENS.
118. Un NOM PROPRE devient nom commun et prends
la marque du pluriel, lorsqu'il sert à désigner des
sonnes qui ont eu les mêmes qualités que celui quia
d'abord porté ce nom.
per-I
r
Ex. Tous les hommes ne sauraient être des SCIPIONSI1
ou des FABIUS.
FAITS 46. Le même roi qui sut employer les Condé, les Turenne,a
les Luxembourg, les Créqui, les Catinat et les Villars dans
ses*
armées, les Colbert etles Louvois dans
son cabinet, choisit les Ra-&
cine et les Boileau pour écrire son histoire, les Bossuet etles Fe-i
nèlon pour instruire ses enfants, les Bourdaloue et les Massillonc
pour l'instruire lui-même.
L'Espagne s'honore d'avoir produit les deux Sénèque.
La connaissance d'un Dieu n'a point été particulière
aux Socratd:
et aux Platon; elle est commune aux Tartares, aux Indiens,
auxu
sauvages, aux nègres, aux Lapons et à tous les hommes.
En vain on a sous les yeux des Raphaël, des Titien, des Paulu».
Véronèse, des peintres médiocres
usurpent après eux de la réputa-s.
tion, et il n'y a que les connaisseurs qui fixent à la longue le
mériteli
des ouvrages.
Des deux llichelieu, sur la terre,
Les exploits seront admirés.

Les Guises ayant proposé d'introduire l'inquisition


en France,
l'Hospital s'y opposa et fit rendre l'édit de Romorantin qui attribuait
aux évêques le crime d'hérésie.
Entre toutes les familles royales, celle des Stuarts et celle des
Bourbons ont été, sans contredit, les plus malheureuses.
Un Auguste aisément peut faire des Virgiles.
Aux siècles des Midas, on ne voit poiut d'Orphées.
Les Boileau et les Gilbert furent les Juvénals de leur siècle.
Par la vertu des deux Antonin, ce nom devint les délices des Ro-
mains.
Là, pour l'art des Didot, Annonay voit paraître
Les feuilles où ces vers seront tracés peut-être.

EXERCICE ORAL. Analyse des faits 46.

Modèle d'analyse.
Cléopâtre, la dernière des PTOLÉMÉES, se donna la
mort après la bataille d'Actium.
Dans cette phrase, le nom PTOLÉMÉE prend la marque
du pluriel, parce qu'il désigne tous les membres d'une
famille royale.
DEVOIRS ÉCRITS 46. Composez librement ou cherchez dans les
livres des phrases analogues aux faits 46.

NOMS EMPRUNTÉS AUX LANGUES ÉTRANGÈRES.

119. Les noms empruntés aux langues étrangères ne


prennent la marque du pluriel que lorsqu'un long
usage les a fait considérer comme français. Ainsi on
:
écrit sans s des Ave, des Pater, des Confiteor, des
Credo, des Benedicite, des Amen, des Stabat, desMa-
gnificat, des Requiem, des Miserere, et généralement
tous,ceux qui sont formés de plusieurs mots, comme
des forte-piano, des Te Deum, des fac-simile, des in-
:
quarto, des post-scriptum, etc.
:
On écrit avec s Des dominos, des numéros, des -
til-
burys, des ladys, des vertigos, des duos, des factotums,
des ténors, des pianos, des oratorios, des concertosc
des albums, des impromptus, etc.
NOTA. Pour tous les cas douteux, il faut consulter un dictionnairi
de l'Académie.

47. Il disait chaque jour cinq Pater et cinq Ave pour


FAITS 1

repos de l'âme de son bienfaiteur.


Nous avons vu cette semaine deux opéras nouveaux.
Toutes les lettres de mes sœurs renferment deux au trois postj
scriptum.
Cet élève a eu un prix et trois accessits au grand concours.
Mon père conserve précieusement deuxfac-simile de Bossuet.

J'entendis éclater des bravos imprévus


A mille traits d'esprit que je n'avais pas vus.

, Les oratorios sont presque toujours des drames tirés de la Bible<


et mis en musique.
Cette pièce est fort mauvaise; il n'y a guère que les deux dernier!
duos qui méritent d'être entendus.
Votre frère avait fait relier tous les in-octavo de sa bibliothèque.
Les altos sont des instruments de musique du genre du violon."
mais plus gros.

Nous fatiguons le ciel à force de placets ;


Qu'à chacun Jupiter accorde sa requête,
Nous lui romprons encor la tête.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 47.
DEVOIRS ÉCRITS 47. Composez librement des phrases analogues aux
faits 47.

NOMS COLLECTIFS.

120. Les NOMS sont ceux qui, quoiqu'au


COLLECTIFS
singulier, présentent à l'esprit l'idée d'une collection
de personnes ou de choses, tels sont les noms
bande, troupe, multitude, quantité, infinité, etc.
foule, :
121. On divise les noms collectifs en COLLECTIFS GÉ-
NÉRAUX et en COLLECTIFS PARTITIFS.
J
122. Les COLLECTIFS GÉNÉRAUX sont ordinairement
précédés de l'article et représentent toujours unecollec-
ion entière, complète.
Ex. : La TOT^IJÉ des enfants sacrifie l'avenir au
présent.
123. Les COLLECTIFS PARTITIFS sont employés avec
jl'autresdéterminatifs et ne représentent qu'une collec-
Ijon partielle, une quantité indéterminée.
Ex. : Un NOMBRE INFINI d'oiseatu; faisaient résonner
tes bocages de leurs doux chants.
124. Les NOMS COLLECTIFS font toujours partie d'un
JOrn complété, et ils en sont le nom incomplet.
125. Les verbes qui ont pour sujet un nom collectif
l'accordent tantôt avec le nom collectif lui-même, et
antôt avec le nom qui le complète et le détermine;
,ela dépend de la manière de voir de la personne qui

in
Exemples
style
:
Jarle, dela pensée qu'elle veut exprimer.
UNE FOULR d'écrivains S'EST égarée dans
recherché, violent,inintelligible, ou dqns la
négligence totale de la grammaire.
UNE foule de citoyens ruinés REMPLISSAIENT les rues
ieStockholm, et venaient tous lesjours àlaporte du
palais pousser des cris inutiles.
48. On a osé mettre en question si le grand nombre des
FAITS
nommes peut être nuisible à un Etat.
La plupart cksjeunes gens se croient naturels, quand ils ne sont
lue mal polis et grossiers.
Chacun des chefs s'était adjugé le premier prix, en même temps
que la plupart avaient accordé le second à Thémistocle.
Des enfants qui naissent, la moitié tout M plus parvient à l'ado-
lescence.
La plupart des animaux ont plus d'agilité, plus de vitesse, plusde
force et même plus de courage que l'homme.
Le nombre prodigieux de végétaux, jetés comme au hasard
o~
dans les prairies et dans les fogets, nous pfésept~ spçjç^çlç très-
agréable.
Tandis que la foule des hommes s'enrichit et s'illustre par l'agr ;
culture, le commerce, la navigation et les arts, bien souvent ceux qi e
en ont frayé les routes ont vécu dans l'indigence et dans l'oubli d
leurs contemporains.
La plus grande partie des voyageurs s'accordent à dire qu )
les habitants naturels de l'île de Java sont robustes, bien faits, ner
veux.
La mort du général répandit la consternation parmi les Phéniciens
et la multiplicitédeschefs ymit une confusion qui accéléra leu'
perte.
Cette sorte de poires ne sera mûre qu'en hiver.
Une troupe de nymphes étaient assises auprès d'elle.
La foule des affaires l'accable.
La plupart des hommes vivent comme des fous.
Par tous les pays, la plupart des fruits destinés à la nourriture del
l'homme flattent sa vue et son odorat.
Un homme alla, pendant la nuit, annoncer de sa part aux chefri:
de la flotte ennemie qu'une partie des gens, le général des Athé-3
niens à leur tête, étaient disposés à se déclarer pour le roi.
La plupart, emportés d'une fougue insensée,
Toujours loin du droit sens vont chercher leur pensée.
La moitié de mes gens doit occuper la porte,
L'autre moitié te suivre et te prêter main-forte.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 48.

Modèles d'analyse.
La moitié desjarbres quej'ai faitplantersont morts.
Dans cet exemple, le nom complément arbresest le
sujet du verbe être, parce qu'il exprime l'idée domi-
nante de la phrase.
La moitié de mes gens doit occuper la porte.
Ici, c'est le nom collectif moitié qui est le sujet du
verbe devoir, parce que c'est lui qui fixe le plus l'atten-
tion.
DEVOIRS ÉCRITS 48. Composez librement ou cherchez dans les li-
vres des phrases analogues aux faits 48.
NOMS COMPOSÉS.

i 126. La réunion de plusieurs mots joints par des


Mrets et servant à nommer une seule personne ou une
seule chose forme un NOM COMPOSÉ.
127. La formation du pluriel des noms composés dé-
Dend de leur composition et de l'idée qu'on attache à
chacun des mots qui les forment.
!
128. Les NOMS COMPOSÉS peuvent être divisés en
rept classes:
lre CLASSE.Noms composés de deux nomsdont l'un
sert à :qualifier l'autre, et qui prennent tous deux la
marque du pluriel :
Un chou-fleur, des choux-fleurs. Une borne-fontaine,
des bornes-fontaines. Un chien-loup, deschiens-loups.
tUn sabre-poignard, des sabres-poignards. Un maitre-
autel, des maîtres-autels, etc.
1
129. 2e CLASSE. Noms composés de deux noms qui
:
parient selon le sens
Un bain-marie, des bains-marie (des bains de la pro-
phétesse Marie). Un Hôtel-Dieu, des Hôtels-Dieu.
'des hôtels placés sous la protection de Dieu). Un colin-
maillard, des colin-maillard. (Des jeux ou Colin cher-
che Maillard). Un bec-figue, des bec-figues. (Desoiseaux
dont le bec frappe les figues). Un appui-main, des
appuis-main. (Des appuis pour la main), etc.
130. 3e CLASSE. Noms composés d'un nom et d'un
adjectif qui qualifie ce nom.
Un arc-boutant, des arcs-boutants: Une plate-bande,
des plates-bandes. Un beau-père, des beaux-pères. Un
pied-plat, des pieds-plats. Un cordon-bleu, descordons-
bleus, etc.
431. 4e CLASSE. Noms composés d'un nom et dVr
adjectifqui qualifie un nom sous-entendu :
Un terre-plein, des terre-pleins (Des lieux pleins (
terre) Un blanc-seing, des blanc-seings (Des seings si2
papier blanc). Uncourte-haleine descourte-haleine (D».
personnes qui ont l'haleine courte).
132. 5e CLASSE. Noms composés de deux noms joini
par une préposition.
Dans ce cas le premier nom est seul variable selon I
sens.
Un arc-en-ciel,desarcs-en-ciel. Un chef-d'oeuvra
des chefs-d'oeuvre. Un bec-de-corbin, des becs-de-cor
bin. Un ciel-de-lit,desciels-de-lit. Un ckar-à-banci)
des chars-à-bancs. Un coq-à-l'âne, des coq-à-l'âne. U,
pied-à-terre, des pied-à-terre, etc.
133. 6e CLASSE. Noms composés d'un nom et d'u:^
motinvariable (verbe ou préposition).
Dans ce cas le nom varie selon le sens.
Un arrière-neveu, des arrière-rneveux. Une contre
danse, des contre-danses. Un réveille-matin, des re
veille-matin. Un serre-tête, desserre-tête. Une avant
cour, des avant-cours, etc.
134. 7E CLASSE. Noms composés de mots inva.
riables :
Un meurt-de-faim, des meurt-de.faim. Un oui-dire,
des oui-dire. Un passe-partout, des passe-partout. Un
pince-sans-rire, des pince-sans-rire. Un in-octavo, des
in-octavo.
FAITS 49. Des rives du Meschacébé, nous aperçûmes des serpents.
oiseleurs suspendus aux dômes des bois et s'y balançant comme des
lianes.
Les mariins-pêcheurs ont les pieds courts, le bec long, anguleux,
pointu, la langue et la queue très-courte.
Les oiseaux-mouches sont très-remarquables par la petiteM de
:jkrr taille et par la richesse de leur plumage, qoi a l'éclat et les cou-
turs des pierres précieuses.

1res, ainsi
que
;
j Les maisons de Saint-Pétersbourg sont spacieuses, mais peu d'entre
îles s'élèvent plus hautque le second étage les entre-sol y sont
les rez-de-chaussée proprement dits.
1
Dans la dernière loterie qu'on a tirée, nous nous sommes vivement
jsputé les prie-Dieu que ne pouvait ouvrir aucun demespasse-
!/'lrtout.
, Les grands vassaux avaient des arrière-vassaux, et les premiers
Rendaient de leur suzerain.
!
Les deux rois faisaient chanter des Te-Deum, chacun dans son
'mp.
Presque tous les tableaux de ce peintre sont des chefs-d:œuvre.
Il est des instants où l'âme éprouve des terreurs secrètes, de vagues
)préhensions qui sont comme lesavant-coureurs de quelques gran-
,

;s calamités.
Je regarde à mes pieds si mes bourgeons en pleurs
Ont de mes perce-neige épanoui les fleurs.
Les serpents-à-sonnettes ont au bout de leur queue des anneaux
icornets de substance écailleuse, enfilés les uns dans les autres, et
ovenant d'une partie de la peau dont ils se dépouillent chaque
inée, en sorte que leur nombre augmente avec l'âge de l'animal.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 49.

Modèle d'analyse.
La paresse et l'intempérancè sont les avant-coureurs
a la misère.
Dans le nom composé avant-coureurs, le mot avant
)Ste invariable comme préposition.
DEVOIRS ÉCRITS 49. Composez librement ou cherchez dans les
ires des phrases analogues aux faits 49.
Remarques sur les noms DÉLICE, ORGUE,
AMOUR,
lEUL, AIGLE, CIEL, COUPLE, ENFANT, FOUDRE, GENS,
YMNE, ŒIL, PAQUE, QUELQUE CHOSE, TRAVAIL.
135. AMOUR, DÉLICE et ORGUE sont masculins au sin-
:
? FOLLES amours

)N
;
jlier et féminins au pluriel. On dit Un GRAND amour,
un VIEIL orgue, de BONNES orgues,
délice, ses CHÈRES délices, etc.
NOTA. Si un des noms amour, délice, orgue est employé au <
gulier et an pluriel dans la même phrase, il reste masculin dans
s
deuxcas. -
Ex. : L'orgue de l'église St.-Eustache est cité comme un
plus beaux orgues de France.
i
AMOUR, dieu de la fable, est masculin au singulier et au plurie ,j

136. Aïeul fait au pluriel aïeux, Cependant si l'i


ne veut désigner que le grand-père paternel et le grau
père maternel, on dit lesdeux aïeuls.
Ex. : Il ne restait plus à cette jeune fille queses de>
AÏEULS.

furie. :
137. AIGLEest féminin lorsqu'il désigne particulii
rement la femelle de cet oiseau UNE aigle défend .i
petits avec
Il est encore féminin dans le sens d'enseigne et d'b
moiries.
Dans tout autre cas, il est masculin.
138. CIEL, dans le sens propre, s'écrit cieux aux plr
riel. Mais lorsqu'il est employé pour désigner une pei
ture, un dessus de lit, etc., il fait ciels.
Ex. : Ce peintre fait bien les CIELS.
139. COUPLE employé pour le nombre deux est fém
nin : UNE couple de poires. Cependant, s'il désigne
i
mâle et la femelle, ou deux personnes unies par ui
môme pensée, il est masculin :
Ex. : Je voudrais UN couple d'amis.
140. ENFANT est masculin quand il désigne un gai
+
çon, ou lorsqu'il est pris dans un sens général. Il e
féminin quand il désigne une fille.
Ex. : J'ai connu votre soetir, lorsqu'elle était tOUI
petite : c'était UNE bien BELLE enfant.
141. FOUDRE est féminin lorsqu'il désigne le feu d
ciel, la colère de Dieu ou celle d'un souverain. Dans tou
autre cas il est masculin.
Ex. : Jean Lapin se croyaitUN foudre de guerre.
;
142. GENS, signifiant hommes, est masculin cepen-
int. par euphonie, on met au féminin tous les adjectifs
ji le précèdent immédiatement.
Ex. : Je connais CERTAINES gens quine refuseraientpas.
:
Mais on dit certains gens d'affaires pour des hommes
affaires.
Tous les adjectifs qui modifient le mot gens restent au
asculin, si celui qui le précède immédiatement a la
ême terminaison pour les deux genres.
Ex. : Tous ces habilesgens sontdes escrocs.
Les adjectifs placés après le mot gens restent au mas-
ilin.
Ex. : Les vieilles gens sont SOUPÇONNEUX.
143. HYMNE, chant d'église, est féminin. Hors de là
est masculin.
Ex. : Des hymnes GUERRIERS les conduisaient à la
ctoire.
On chanta pendant l'office une des BELLES hymnes de
mteuil.
144. OEIL, fait yeux au pluriel toutes les fois qu'on
sut l'employer sans craindre une équivoque.
Ex. : Achetez du fromçge qui n'ait point d'YEUX,
:
Mais on écrit Des OEILS de bœuf (lucarnes) ; des CEILS
chat (pierres précieuses) ; etc.
1

145. PAQUE, fête des juifs est féminin.


Ex. : Les Juifs célèbrent LA PAQUE en mémoire de leur
irtie d'Égypte.
PAQUES, fête chrétienne, est masculin et prend un s.
Ex. : Je vous reverrai à Pâques PROCHAIN.
PAQUES, devoirs d'un chrétien, est féminin pluriel.
Ex. : Surtout faites de BONNES Pâques.
146. QUELQUE CHOSEsignifiantitnechose,estmasculin.
Ex. : Si j'apprends quelquechose,j'irai vous LE dire.
QUELQUE CHOSE est féminin quand il est mis pot
quelle que soit la chose. 1

Ex. : Quelque chose qu'ileût faite, onLA lui


auvt
PARDONNÉE.
147. TRAVAIL fait au pluriel travaux. Cependant (
dit encore des tramils pour désigner des machines
et
tre lesquelles on place certains chevaux avant de 1
ferrer. Quelquefois on dit encore des travails
en pa
lant des rapports que les ministres font au souveraij
Ex. : Le ministre a soumis ses deux derniers
TIL
VAILS à la signature du roi.
FAITS 50. Du côté de l'Asie était Vénus, c'est-à-dire les plaisii
les folles amours et la mollesse; du côté de la Grèce était Juno
c'est-à-dire la gravité avec l'amour conjugal.
L'amour de soi devient vicieux par l'excès, et alors il stoppel
égoïsme.
Quel délice ne cause pas une bonne action ! 1

Ce jeune homme fait de l'étude ses plus chères détices. jj

Il n'y a point de belles prisons ni de laides


amours.
L'orgue hydraulique était connu des Romains c'était
:
dans lequel le vent était poussé par la pression de l'eau.
un Qfg"ol;
1
Les orgues expressives sont construites de telle sorte, l'exé-
que
cutant peut augmenter ou diminuer à volonté et graduellement l'in.
tensité des sons.
Cet homme-là est un aigle au prixde
ceux dont vous parlez.
Plusieurs aigles furent prises par les Germains, après la défaite d"
Varus, sous le règne d'Auguste.
Le premier qui fut roi fut un soldat heureux.
Qui sert bien son pays n'a pas besoin d'aïeux.

:
Nevousinquiétezpasdecetenfant sesdeuxaïeuls veiUepontsur!!tU'
Ce peintre fait bien les ciels.

lui cria du haut des deux :


Déjà Abraham levait le glaive
pour immoler son fils, lorsqu'un ange
Abraham, arrête; épargne ton enfant,
Dieu est satisfait de ton obéissance.
c
Une couple de moutons qu'ils faisaient rôtir eux-mêmes,
compo-)
saient les festins des héros d'Homère.
Ce serait dommage de séparer
un si beau eouple.
L'enfant ne voit la vie qui se présente à lui que comme une route
tmée de fleurs.
Chère enfant, disait une mère à sa fille, sans toi il n'est point de
Johenr pour moi.
Les paratonnerres préservent les édifices de la foudre.
Les prières ferventes apaisent Dieu et lui font tomber la foudre
es mains.
Ce général avait toujours été considéré comme un véritable foudre
e guerre.
Les habitants de ce village sont bien les meilleures gens que j'aie
mais connus.
Tous les gens gais ont le don merveilleux
De mettre en train tous les gens sérieux.
Il fallait entendre les voûtes de la vieille église répéter tour à tour
es hymnes guerriers en l'honneur du chef et de ses braves, etdes
ymnes pieuses en l'honneur du ciel.
Regardez-moi entre les deuxyeux, et osez me répéter ce que vous
'avez dit.
Les oeils-de-serpent sont de petites pierres de peu de valeur,
l'on monte en. bague, et qui ont quelque ressemblance avec un œil
î serpent. 1
Pâques venu, notre jeune homme avait quitté le pays.
La veille de sa mort, Notre-Seigneur célébra la pâqae avec ses
sciples.
J'irai vous voir à la pension, et, s'il vous manque quelque chose,
vous le donnerai.
Ce matin, j'ai vu le ministre, mais, quelques choses que je lui aie
ites, je n'ai pu le convaincre de votre innocence.
Les douze grands travaux d'Hercule sont le symbole des efforts
je les Grecs ont dû faire pour établir l'ordre à l'intérieur et le
laintenir contre les fureurs du brigandage.
Tous les vétérinaires doivent avoir des travails pour panser leurs
levaux.
Colbert avait chaque jour plusieurs travails à présenter à
ouis XIV.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 50.

Modèle d'analyse.
Pourquoi malgré nos chaînes,
Avons-nous combattu sous les aigles romaines ?
Dans cette phrase, le mot aigle est du
genre féminin
parce qu'il y est pris dans le sens d'enseigne. j

DEVOIRS ÉCRITS

L
50. Composez librement ou cherchez dansles
vres des phrases analogues aux faits 50. 1

DE L'ARTICLE.
148. L'ARTICLE se plaça
avant les noms dont la sien
fication est déterminée, c'est-à-dire,
avant les nomsqlt
désignent un genre,
une espèce, ou un individu paru
culier.

Iame.
Ex. : L'homme est né mortel.
LA conscience
est une preuve de l'immortalité

149. L'ARTICLE se répète


employés comme sujets
avant chacun des non-
,,
a

ou comme compléments
Ex. : LES femmes, LES enfants,LESvieillardsavaienl
quitté LA ville.
Cependant l'article
:
se supprime quelquefoispoui
donner plus d'énergie à l'expression
cela arrive sur.
:
tout dans une sentence ou dans

prendre.
une
Ex. Toujours par quelque endroit, énmnération.
FOURBE laissa
se
¡

150. L'ARTICLE se répèteaussi devant


deux adjectifs s<
chosesdistinctes.
rapportant à un seul nom qui,par ellipse,
désignedeuil
Ex. : Nous avons visiléLE grand
semet
151. Si le nom
et
LEpetit Trianon.
ne désigne qu'un seul objet, Vartich;
seulement devant le premier adjectif.
Ex. : Mohna se réfugia dans
profonde et une caverne dont
ténébreuse horreur Vaurait glacé dans LA
tout,
autre moment.
152. Mais l'article
se répète encore si les adjectifs ti
;
font modifiés par les adverbesplus, mojns, etc. ou s'il

:
f a gradation dans les termes.
Ex. J'étais bien LE plus pauvre et LE plus malheù-
reux des hommes. C'était LE pauvre, LE malheureux
Professeur que nous avions connu.
i53. L'ARTICLE se remplace par une préposition lors-
que le nom ne représente ni un genre, ni une espèce,
un individu en particulier.
)i
I
Ex. : UnetrancheDEpâté. Une femmeSANScœur,etc.
154. On emploie DU, DES, DKLA devant les noms pris
jans un sens partitif, c'est-à-dire, devant les noms qui
te désignent qu'une partie des choses qu'ils représentent.
l)ans ce cas, les mots du, des, de laéquivalent à l'adjectif
'indéfini quelque, ou à une partie de.
Ex. : Apportez-moiDESplumes, c'est-à-dire, quelques
olumes. Vous avez DU crédit, c'est-à-dire, quelque
crédit.
155. Lorsque le nom partitif est qualifié, l'article se

Exemples
grands succès.
:
remplace par la préposition DE.
Vous avez DE belles maisons. Il obtint DE

Il en est de même lorsque la phrase est négative et que


e nom est complément direct d'un verbe.
Ex. : Ce jeune homme n'a pas DE capacités.
156. Cependant on emploie l'article si l'on veut
lonner au nom une signification précise.
Ex. : Je ne vous feraipas DES reproches frivoles.
157. On emploie encore l'article quand l'adjectif est
nséparable du nom partitif.
Ex. : Nous avons DES jeunes gens pour remplir cet
mploi.
158. L'article est invariable avant les adverbes moins,
ilus, mieux, lorsqu'on veut exprimer une qualité portée
i un très-haut degré, sans établir de comparaison.
Ex. Catherine II était la plus habile de son sièc
: p
et il serait difficile de dire en quoi elle fut LE
habile.
FAîTS 8i.Le triste hiver, saison de mort, est le temps du somri
ou plutôt, de la torpeur de la nature.
La terre que nous habitons, les astres qui nous éclairent, furj
reçus dans le vaste sein d'une étendue que rien ne peut t
surer.
La mort de Socrate, philosophant tranquillement
avec ses an)
est la plus doacequ'on puisse désirer.
On prodigue à l'envie las.louanges et les adulations, -et
on po
dans son cœur la haine, la jalousie et le mépris de
ceux qui
loue.
Les générations des hommes s'écoulent comme les ondes d'
'fleuve rapide.
A Nice, j'avais sous ma fenÊtiecebeau et immense bassin qu
nomme la Méditerranée.
Lorsque j'arrivais, je fus regardé
comme si j'avaisété envoyé
ciél : vieillards, hommes, femmes, enfants, tous voulaient
i
voir.
Le lézard gris paraît être le plus doux et le plusinnoeent dt
lézards.
:
1
A l'égard des vrais et intimes amis, rilt
ayez un cœur ouvert
pour eux de secret, que le secret d'autrui. ?
Notre vieux vigneron connaît parfaitement le bon
et le mai
vais vin.
-
C'est pour nous donner un beau spectacle qu'une main toute-puic
sante a mis devant nos yeux de si grands et de ,si éolatana
objets.
Il n'y a que l'étude et les connaissances qui élèvent les homnuft
à l'heureux état de goûter des plaisirs parfaits.
Je ne saurais, pour moi, être ingrat envers
ceux qui m'ont inspiiq*
le goûtdes belles-lettres, qui feront jusqu'au tombeau la
consolatioU
de ma vie.
Les grands esprits sont les plus susceptibles de l'illusion
des sytt
tèmes.
Pour les vrais amis, il faut les choisir
avec de grandes préeaoïr-
et
tione, par conséquent «eborner à un fort petit nombre.-
Le premier inventeurdes arts est le besoin leplus
de touslesmaîtres est celui dont les leçons «ont
; ingénie^
le plus écoutées.
Mon onoJe était très-pieax : l'ancien et de nouveau Testament
saient sa lecture ordinaire.
Les qualités les plus brillantes deviennent inutiles, lorsqu'elles ne
it pas soutenues par la force du caractère.
On prétend que les montagnes qui traversent l'ancien et le
uvean qaonde, ont été autrefois des plaines couvertes par la
T.
:
Lycurgue disait aux Spartiates Voulez-vous être toujours libres
respectés? soyez toujours pauvres, et n'entreprenez jamais de
îquêtes.
Quoique cette femme montre plus de fermeté-que les liions, ielle
ist pas pour cela la moins affligée.
Sile corps se fortifie,par des travaux modérés, c'est par de sages
tructions que l'esprit se perfectionne.
EXERCICE ORAL. Analyse des faits. 51.

Modèle d'analyse.
Ce travail est celui que j'ai toujours LE plus 'aim#!.
Danscette phrase, -l'article h, reste invariable, perce
l'on veutexprimerT'atticnd'aimer portée à un très-
tut degré, sans établir de comparaison.
DEVOIRS ÉCRITS51. Employez l'article etlesmots de, du, des,
la, dansdesphrases analogues aux faits 51.

DE L'ADJECTIF.
ttr.t(ËS DE QUALIFICATION DES ADJECTIFS.

139.On compte trois degrés de qualification idaos


s adjectif; Je POSITIF, le COMPARATIF et leSUPERLATIF.
d60. Le POSITIFest l'adjectifseul,dans sa simple si-
lifiealion, (tel qu'on le
trouve dans lesdictionnaires.
Ex. : On goûte à Paris les DOUX loisirs de l'enfanoe;
i yy*contmàît du valeur de ses jeux; onyjouit de ces
iwciKUSRSSoirées de rienfaire qui swwtht les jours
iBORiEUX de l'étude; mais ce n'est qu'enprovincequ'une
HEUREUSE habitudeprolonge ces INNOCENTS plaisirs, àK
l'oeil ATTENTIF des mères, jusque dans l'ARDENTE saé
de l'adolescence.
Dans cette phrase, les adjectifs doux, délicieuses,.
borieux, heureuse, innocents, attentif, ardente sontp
positif.
161. Le COMPARATIF, ou second degré de qualité
tion, est l'adjectif exprimant la qualité avec comi
raison; c'est l'adjectif modifié par aussi, par plust
par moins.
162. Ily a trois comparatifs: le comparatif d'ÉGALIt
celui de SUPÉRIORITÉ et celui d'INFÉRIORITÉ.
163. Le COMPARATIF d'ÉGALITÉ énonce la qualitéÉ
même degré dans les deux termes de la comparaison.
s'exprime par aussi.
Ex. : L'Allemagne est AUSSI PEUPLÉE que la Franck r,|
164. Le COMPARATIF de SUPÉRIORITÉ énonce la qua

tre, et il s'exprime parplus.


à un degré plus élevé dans un des termes que dans

Ex. : Le bien est PLUS ANCIEN dans le mondequii,


mal.
165. Le COMPARATIF d'INFÉRIORITÉ énonce une qil
lité à un degré moins élevé dans un des termes que dsl
l'autre, et il s'exprime par moins.
Ex. : Le temps est MOINS BEAU aujourd'hui qu'hier
166. Le SUPERLATIF ou troisième degré de qualifid
i
;
tion, énonce la qualité à un très-haut degré ou dans,
plus haut degré de là deux sortes de superlatifs.
1° Le SUPERLATIF ABSOLU, énonçant la qualité à
H
degré plus ou moins élevé sans aucune relation à d'al
tres objets.
Il est marqué par les adverbes très, fort, bien, infini
t i
ment, extrêmement, etc., et par le, invariableavan pItÀ
moins.
; Exemples: Le style de Fénelon est TRÈS-RICHE, FORT
ROULANT et INFINIMENT DOUX, mais il est quelquefois pro-
lixe; celui de Bossuet est EXTRÊMEMENT ÉLEVÉ, mais il
Ist quelquefois dur et rude.
Les objets qui lui étaient LE PLUS AGRÉABLES, étaient
:eux dont la forme était unie et la figurerégulière.
5
167. 2°LeSUPERLATIFRLLATIFénonce qualitédansla
se plus haut degré par comparaison. Il est marqué par

ps mots plus, moins, pire, meilleur, moindre, précédés

:
le l'article ou d'un adjectif possessif.
Ex. La prospérité est LA PLUS FORTE épreuve de la
agesse.
168. Nous avons quelques adjectifs qui expriment
,euls le résultat d'une comparaison.
MEILLEUR, signifie plus bon (qui ne se dit pas).
PIRE, signifie plus mauvais.
MOINDRE, signifie plus petit.
PIS, plus mal.

Ex. :
MIEUX, plus bien (qui ne se dit pas).
Un ton poli rend les bonnes raisons MEILLEURES
t fait passer les mauvaises.

Airs 52. On doit récompenser nne bonne action.


Le mauvais exemple entraîne.
Craignez d'un vain plaisir les trompeuses amorces.
Un BON homme signifie le plussouvent un homme simple, cré-
ule, quise laisse dominer, tromper.
Un homme BON se dit d'un homme plein de candenr, d'un homme
naritable, compatissant.
Je fuis les oisifs des villes, gens aussi ennuyés qu'ennuyeux.
Un rossignol, chétive créature, forme des sons aussi doux qu'écla-
ints.
le
Les jeunes cerfs ont bois plus blanchâtre et moins teint qua les
ieux.
Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur.
Le naufrage etla mort sont moins funestes que les plaisirs qui at-
iquent la vertu.
Les lions sont maintenant beaucoup moins communs qu'ils

;
iii
l'étaient anciennement.
Cet élève est très- studieux,fort intelligent et bien exact.
Les infiniment petits ont un orgueil infiniment grand.
Cet homme fait un commerce extrêmement avantageux. i

Il y a un tour à donner à tout, même aux choses qui en paraisse


le moins susceptibles.
Un bienfait reçu est la plus sacrée de toutes les dettes.
Les athées sont de très-mauvais raisonneurs, et leur malheuren;
philosophie est aussi dangereuse qu'absurde.
La distinction la moins exposée à l'envie est celle qui vient d'u f
longue suite d'ancêtres.
L'amour-propre est plus habile que le plus habile homme <
monde.
Le fourbe est quelquefois surpris par l'endroit où il est le pli'
habile. -

J'admirais les coups de la fortune qui relève tout à coup ceux qu'ell
a le plus abaissés.
I

On voit le passé meilleur qu'il ne ïa été; on trouve le présel


pire qu'il ne l'est; on espère l'avenir plus heureux qu'il ne le ser t
Les agneaux de la première portée ne sont jamais si bons que cerf
des portées suivantes. I

Les chevaux turcs ne sont jamais si bien proportionnés que le


barbes.
NOTA. Dans ces deux dernières phrases, si est employé pour aussi)
EXERCICE ORAL. Analyse des faits 52.

Modèles d'analyse.

Ma maison est PLUS BELLE que votre GRAND château.


Dans cette phrase, l'adjectif belle est au comparatifdi
supériorité, parce qu'il est modifié par plus, qui exprimi
que la beauté de la maison est supérieure à la beauté dt
château.
L'adjectif grand est au positif, parce qu'il n'est poin
modifié et qu'il exprime simplement
une qualité di
château.
Catherine Il était la femme LA PLUS HABILE de son
Jècle, et il serait difficile de dire en quoi elle fut LE
tus HABILE.
1 L'expression laplus habile forme un superlatif relatif,
arce qu'elle donne la qualité d'habile
comme portée au
tus haut degré comparativement à l'habileté de toutes
? autres femmes de ce Fiècle.
j L'expression le plus habile forme un superlatif absolu,
arce qu'elle énonce la qualité à son plus haut degré
tns comparaison.
DEVOIRS ÉCRITS 52. Composez ou trouvez dans les livres des phrases
talogues aux faits 52.

ADJECTIFS QUALIFICATIFS.
t

i169. L'ADJECTIF le participe employé


QUALIFICATIF ou
Jjectivement doit toujours se rapporter sans équivoque
-
iun nom exprimé dans la phrase. Ainsi on ne dirait
tas : MALHEUREUX OU COUPABLE, vous avez toujours été
pn pour moi. Personne ne saurait deviner si les ad-
rctifs
malheureux et coupable se rapportent au pronom

:
ms ou au pronom moi.
:
Cette phrase est encore vicieuse MÉCHANTE par in-
;'!inct, son plus grand désir est de faire le mal. L'ad-
xtif méchante ne se rapporte alors à aucun nom
[primé.
170. L'ADJECTIF QUALIFICATIF prend la marque du
luriel, lorsqu'il se rapporte à plusieurs noms sin-
uliers.
Ex. : Le père et le fils ont étéCHARMANTS.
171. Lorsque les noms sont de différents genres et
ue l'adjectif a une terminaison pour chaque geQre, il
tut faire en sorte que le dernier nom exprimé soit
nnom masculin.
Ex. : Vous avez montré une prudence et un COURAGE
L'oreille ne serait passatisfaite si l'on •(
:
ÉTONNANTS.
sait Vous avez montré un courage et une PRUDE!!
ÉTONNANTS.
i72. Si l'adjectif se rapporte à deux noms unis ?

ou, il ne s'accorde ordinairement qu'avec ie derniers


Ex. :
Pour réussir, il vous a fallu un courage ou 1
prudence ÉTONNANTE.
173. Mais si la qualification est évidente pour les dd
noms. l'adjectif prend la marque du pluriel.
Ex. : Je voudrais une demoiselle ou un jeune honn
INSTRUITS.
174. Si l'adjectif est placé après plusieurs noms syr.

Ex. : Il
nymes, il ne s'accorde qu'avec le dernier.

ÉTONNANTE.
amontréune valeur, un courage, uneaudd

,175. Il en est de même lorsque les noms suivent u


telle gradation que le dernier résume tous les autres
» Ex. : Le fer, le bandeau, la flamme est toute PRtl
176. Lorsque deux noms sont liés par ainsi qt
comme, de même que, aussi bien que, autant que, pl
que, non plus que, etc., c'est-à.dire lorsqu'ils sonter
ployéspar comparaison, l'adjectif s'accorde ordinaii
ment avec le premier.
Ex. : Le fils est, comme la mère, MÉCHANT et VINI
CATIF.
177. Lorsque l'adjectif est placé après un nom con
piété, le sens seul indique si l'accord doit se faire av

Exemples :
le nom incomplet, ou avec le nom complélif.
Nous avons pris deux tranches dejambi
FUMÉ. Votre frère portail des bas de soie NOIRE.
1ï$. L'adjectif est invariable lorsqu'il modifie u
verbe, c'est-à-dire, lorsqu'il est employé adverbial*
ment.
Ex. : Vos meubles coûtent plus CHER que les nôtres.
j479. Deux adjectifs réunis immédiatement, et dont
^second modifie le premier, restent tous les deux in-
triables; le premier est alors pris comme nom.
jEx. : Votre tante aimait les robes BLEU FONCÉ (mis
nir d'un bleu foncé).
, 180. Mais si chacun des adjectifs ajoute au nom une
lalité distincte, ils s'accordent tous avec ce nom.
J
Ex. : Ces hommes sont rentrés IVRES-MORTS.'
FAITS 53. Méchante par instinct, elle désirait faire le mal.
,Que j'aie été malheureux ou coupable, vous avez toujours été bon
pH moi.
Les poutres et les solives de la chambre de Charles V étaient peintes
1 rouge et
rehaussées de fleurs de lis d'étain doré.
;Je regardais avec inquiétude la lumière des lampes presque consu-
mes qui menaçait de s'éteindre.

xsembtés ;
Il me sembla voir dans un vaste portique une multitude d'hommes
ils avaienttous quelque chose d'auguste et de grand.
Je leur parlai longuement, mais la mère et le fils étaient trop mal-
uireux pour me comprendre.
Chaque jour il m'apportait deux pralines ou un marron glacé.
Ce domestique laisse toujours la porte ou la fenêtre ouvertes.
Toute sa vie n'a été qu'un travail, qu'une occupation continuelle.
Cet ouvrier a montré une force, une énergie extraordinaire.
Les bêtes, ainsi que les hommes, sontpourvues d'organes.

:
Mère écrevisse, un jour, à sa fille disait
Comme tu vas, bon Dieu! tu ne peux marcher droit.
Comment avez-vous pu mettre des rubansbleu-clair sur une robe
luge-cramoisi?
Je me rappelleque votre frère aimail beaucoup les amandes frai-
es-cueillies (mis pour eueillies étantfraîches).
EXERCICE ORAL. Analyse des faits 53.
DEVOIRS ÉCRITS 53. Composez librement des phrases analogues
ix faits 53.

Remarques sur les adjectifs DEMI, NU, FEU, FRANC,


sur les noms employés adjectivement.
181. DEMI et NU, placés devant un nom, restent inva-
Exemples :
riables et se joignent à ce nom par un trait d'unici
Vous avez encore plus d'une DEMI-heus-
-
Ne marchez pas NU pieds, vous pourriez via
blesser.
182. Mais NU est variable s'il est accompagné d'il
déterminatif.
Ex. : Je vends la NUE-propriété de mes biens.
183. DEMIE, employée avec l'article, devient noi
commun et prend la marque du pluriel.
Ex. : Cette horlogesonne les DEMIES.
184. DEMI, placé après un nom, prend le genre de
nom, mais il reste toujours au singulier.
Ex. Je serai chez vous vèrs dix heures et DEMIE.
:

185. Nu, placé après un nom, s'accorde en genre


en nombre avec ce nom.
Ex. : Cepauvrepetit savoyard avait lesjambespre
que NUES.
186. FEU, signifiant défunt, est variable, lorsqu
précède immédiatement le nom auquel il se rapport
et il est invariable quand il en est séparé par l'article c

Exemples :
par un adjectif déterminatif.
LaFEUEreine neconnutjamais cette tri
hison. FEU votre mèren'aurait pas consenti à ce mi,
riage.
187. FRANC, FRANC DE :
quand cette expressio
PORT
est placée avant le nom, l'adjectif franc reste invariable
Ex. : Je reçois FRANC deport les lettres de l'adminù
tration.
188. Mais si elle suit le nom, l'adjectif franc s'ac
corde.
Ex. : Vous recevrez vos effets FRANCS deport.
189. Les noms employésadjectivement pour désigne
les couleurs sont ordinairement invariables. Tels
son
Bsnoras AURORE, JONQUILLE, POURPRE, CARMIN, PONCEAU,
tRANGE, etc.
1 Ex. : Les Auvergnats affectionnent les habits MARRON.
190. Cependant il en est quelques-uns, tels que BLEU,
(OSE, CRAMOISI, MORDORÉ, etc., qu'un long usage a fait
lonsidérer comme adjectifs èt qui s'accordent.
Ex. : Cettedemoiselleportait unerobe BLANCHE garnie
tlerubans ROSES.
FAITS54. Ilue faut qu'une demi-heure à un bon cheval pour faire
ne lieue et demie.
A six heures et demie, la voiture n'était pas encore
arrivée.
L'horloge de la cathédrale sonne les quarts et les demies.
J'ai vu, en hiver, les enfants de mon village aller nu-pieds et quel-
uefois nu-jambes, chercher du bois dans la forêt.
S'il était riche, il ne chercherait pas à vendre la nue-propriété de
on bien.
Accoutumez vos enfants à demeurer, été et hiver, jour et nuit, ton-
)urs tête nue.
La feue reine Marie de Médicisestun exemple frappant des maux
ui accablent parfois une tête couronnée.
Je n'oublierai jamais que feu votre tante fut pour moi une seconde
lère.
Toutes les lettres qui m'arrivaient de Londres étaientfranches
le port.
Vous recevrez franc de port les meubles que vous avez deman-
lés.
Je n'aime ni les demi-vengeances ni les demi-fripons.
Le dessous du corps était d'un blanc sale, varié de taches mar-
on.
Je me rappelle que les rideaux du salon étaient orange, et les
neublesjonquille (mis pour de couleur d'orange, de jonquille).
La cigogne blanche a près de quatre pieds de hauteur, le plumage
ilanc, avec les pennes des ailes noires et le bec et les pieds rouges.
Je ne puis placer dans ce salon que des rideaux pourpre, poneeat*
iu cramoisis.
EXERCICE ORAL. Analyse des faits 54.
DEVOIRS ÉCRITS 54. Employez les mots demi, demie, nu, feu,
reue, franc, aurore, cramoisi, bleu, ponceau, marron, mor-
logues anx faits 54.
doré, orange, jonquille, rose, écarlate, dans

ADJECTIFS NUMÉRAUX.
• des phrases ai-

191. Les ADJECTIFS NUMÉRAUX ORDINAUX s'accorde! *

nent.
len genre et en nombre avec les noms qu'ils déterm

*
1
Les PREMIÈRES orgues qu'on entendit
en Franco,
Ex :
avaient été données à Pépin par l'empereur Constanti
Copronyme. j
192. Les ADJECTIFS NUMÉRAUX CARDINAUX sontinva
riables, à l'exception de VINGT et CENT qui, multiplié

Exemples :
par un autre nombre, prennent la marque du pluriel
Les Français perdirent dans cette affair

vriers.
environ quinze CENTS hommes.
Nous occupons toujours plus de quatre-VINGTS

193. Mais VINGT et CENT restent invariables s'ils


suivis d'un autre nombre.
son
-
OU

Ex. : Mon notaire vous remettra les huit


CENT quatre.
VINGT quinze francs que vous me demandez.
194. VINGT et CENT signifiant vingtième, centième,
sont encore invariables..
Exemples: Ouvrez ce livre à la ;¡
page quatr&-vINGT.
C'est de l'an quatorze CENT
que date la rivalité des
ducs d'Orléans et
de Bourgogne.
195. CENT, MILLION,
MILLIARD, etc., employés comme
noms communs, prennent la marque de pluriel.
Ex. : Cet homme laisse une fortune de près de quinze
MILLIONS.
196. MILLE, adjectif numéral et invariable, s'écrit,
par abréviation, MIL dans les dates ne notre ère.
r
!

Ex. : Aprèsdixans d'unecaptivité rigoureuse, Na-


ioléon à Sainte-Hélène, le cinq mai huit
mourut MIL

ient vingt et un.


197. MILLE, mesure itinéraire, est variable comme

Ex. :
loin commun.

¡ieue de
TroisMILLES
France.
d'Angleterre font peu près une à
9

intime de la province charme dont on ne


1 FAITS 55. La vie a un
onçoit aucune idée à Paris, et qui se fait surtout sentir dans les
premières années de la vie.
Marie Stuart fut décapitée le huit février mil sept cent quatre-
I,ingt-sept. après une détention de dix-huit ans.
prochain, a"oos à payer un billet de quatre
Au dix août nous
,nille cinq cent quatre-vingts francs.
Noël de l'an huit cent, tandis que Charlemagne, ecou-
Le jour de
solennelle dans l'église de Saint-Pierre, était age-
ant une messe
louillé au pied de l'autel, le pape lui posa sur la tête une couronne
l'or et le proclama empereur.
naturaliste, et l'un des plus illustres écrivains que
Buffon, savant
mil sept cent quatre-vingt-huit, âgé
îous ayons lus, mourut en
l'un peu plus de quatre-vingts ans.
La métairie j'ai achetée en mil huit cent vingt-neuf, à quel-
que
milles de Londres, m'a coùté deux cent mille francs.
ques
Après la hlltaille, régiment se trouva réduit à quatre cents
mon
hommes, la plupartinvalides.
Envoyez-moi pour cet hiver quatre ou cinq cents de paille et deux
milliersdefoin.
l'Empire ont coûté, dit-on, plusieurs millions
Les guerres de
d'hommes.
Les historiens rapportent que la ville de Ninive avait
vingt-quatre
qu'elle était défendue par quinze cents tours de
lieues de circuit, et
deux cents pieds de hauteur.
Vers l'an seize cent soixante avant Jésus-Chri. st, Sésostris, roi
d'Egypte, rassembla six cent vingt mille fantassins, vingt-quatre
mille cavaliers, vingt-sept mille chars de guerre, et entreprit, avec
forces immenses, la conquête du monde.
ces
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 55.
Modèle d'analyse.
La garnison, réduite à six
CENTS hommes fut oblig,
de capituler.
Ici, l'adjectif numéral cent prend
est multiplié un s, parce qui
par un autre nombre etqu'il n'est pas suii
d'un adjectif numéral.
DEVOIRS ÉCRITS 55. Composez librement oucherchez dans les
des phrases analogues aux faits 55. livr

ADJECTIFS POSSESSIFS. )

198. Les ADJECTIFS


POSSESSIFS se remplacentNE»

fatiguée.
l'article,
indiquée
toutes les fois que la possession
est suffisais
ment par le sens de la phrase. 1
fatiguée. Cette femme
a LES yeux rouges et LA figuJ.
199. Cependant
on emploie quelquefois Vadiectn
possessifpour donner plus d'énergie à l'expression
Ex, : Il nesera donc
pas donné à nos neveux de voi,
comme nous les descendants de ce vainqueur de Rocro)
qui portait la victoire dans
SES yeux !
200. On emploie encore l'adjectifpossessifpoui
déterminer une chose périodique
ou habituelle chez Ici
même individu.
Ex : Mon oncle avait SA goutte
201.
et ne pouvait sortir.
Les adjectifspossessifs
NOTRE, VOTRE LEUR un,
restent au singulier lorsqu'ils sont
pris en rapport avec
nom dans un sens général.
, Ex. : Voilà comment ils passaient
vie. LEUR misérable
202. Les adjectifs possessifs
au lorsqu'ils
unitésprisescollectivement
Íllettellt pluriel
se
etNOTRE, à
VOTRE, pLEUR,
rapportent sieur
se ,
i'r<^tan«
pluralité. conectivement et .restant uneidée de
dff
idee
un ,
r Exemples
murailles.
les
: Notre amour t'est resté, NOS cœurs sont

Nous périrons pour toi dans le champ de l'honneur.


203. Les adjectifs possessifs SON, SA, SES LEUR,
LEURS ne doivent se rapporter qu'à des noms de per-
,
sonnes ou
t Exemples
de
:
choses personnifiées.
Nous recevrions ce jeune homme, si nous
ConnaissionsSAfamille.
La vie n'est rien par elle-même, SON prix dépend de
SON emploi.
204. Mais on emploie presque toujours le pronom
lieu de son, sa, ses, leur, leurs, lorsque le rap-
~EN au

port de possession est établi avec un nom de chose qui


nie se trouve pas dans la même phrase.
Ex. : Pourquoi craindre la mort, si l'on a assez bien
vécu pour n'EN pas crmndre les suites ?
i

FAITS 56. La têle me tourne; il y a douze nuits que je n'ai


.dormi; aidez-moi à donner des ordres.
Giton a le teint frais, le visage plein et les joues pendantes, l'ceil
fixe et assuré, les épaules larges, l'estomac haut, la démarche ferme
et délibérée; il parle avec confiance, il fait répéter celui qui l'entre-
tient et il ne goûte que médiocrement tout ce qu'on lui dit.
Mentor montre dans ses yeux une audace qui étoune les plus fiers
combattants.
Quand il eut achevé ces paroles, je l'arrosai de mes larmes sans lui
répondre.
J'ai vu votre pauvre père, il m'a dit que sa jambe le faisait toujours
beaucoup souffrir.
L'amour s'éleva au milieu de l'air en secouant ses ailes et s'envola
dans le bocage d'Idalie.
Lorsque j'ai ma migraine, il m'est impossible de recevoir quel-
qu'un.
Les panthères et les lions, que vous appelez bêtes féroces, suivent
leur instinct par force et tuent les autres animaux pour vivre.

Le hasard gagne des batailles;


Mais il faut des vertus pour gagner notre cœur.
Vous n'avez faim que de bêtes innocentes et donces, qui
vous r.;
vent et que vous dévorez pour prix de leurs services.
C'est pourquoi eux et moi supplions très-humblement Votre Maje»
de vouloir bien employer nos bras et nos vies en choses possible
quelque hasardeuses qu'elles soient, nous y mettrons jusqu'à la di1
-
nière goutte de notre sang.
Alors on remerciait l'homme juste de ce qu'il avait servi la pali
et les hommes, et l'on proposait son exemple à ceux qui avaient
e
core à vivre et à mourir.
Quand on est dans le pays des fictions, il est difficile de
ne pas et-
prunter leur langage.
Le mal attaquait successivement toutes les parties du
symptômes en étaient effrayants, les progrès rapides, les suites
:
corps
pre
1

que toujours mortelles.


La vérité n'est point à nous,
nous n'en sommes que les témoii
et les dépositaires.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 56.
DEVOIRS ÉCRITS 56. Cherchez dans les livres des phrases analci
guesaux faits 56.

ADJECTIFS INDÉFINIS.

Remarques sur les adjectifs AUCUN, NUL, CHAQUE


MÊME.
205. et NUL rejettent toute idée de pluralité
AUCUN

Exemples
cette affaire.
:
aussi les emploie-t-on presque toujours
au singulier.'
Vous n'avez AUCUN moyen de réussir dam

Cette machine est bien inventée, mais elle


est de NUI.
usage.
206. Cependant AUCUN et NUL prennent la
du pluriel lorsqu'ils déterminent marque
un nom qui ne s'em-
ploie pas au singulier, ou lorsque lesens de la phrase

Exemples
frais.
:
exige que ce nom soit au pluriel.
Il a obtenu ce qu'ilvoulait sans
AUCUNS
NULLES dispositions testamentaires n'étaient faites en
i faveur.
297. L'adjectif indéfini CHAQUE doit toujours être
ivi d'un nom. Ce serait une faute que de l'employer
mme pronom.

AIUE. Mais on dira


::
On ne dira pas Ces vases me coûtent dix francs
Ces vases me coûtent CHACUN

x francs.
298. MÊME est quelquefois adjectif et quelquefois
Iverbe.
219. MÊME estadjectif et variable lorsqu'il modifie

Exemples :
i nom ou un pronom.
Les MÊMES vertus qui servent à fonder un
ipire, servent aussi à le conserver.
Les élèves eUX-MÊMES demandèrent à rentrer >en
isse. lorsqu'il
210. MÊME est adverbe et invariable mo-
fie un verbe ou un adjectif. Dans ce cas, il peut être
:mplacé par une des expressions et. aussi. et. de
us..
Exemples : Nous ne devons pas fréquenter les im-
:es, mous devons MÊME les éviter comme des pestes pu-
'iques.
Nos méthodes savantes nous cachent les vérités natu-
Jllts connuesMÊME des simples bergers.
211. MÊME est encore adverbe et invariable, lors-
u'il est placé après plusieurs noms, ou avant un super-

Exemples i
illif relatif.
animaux, lesplantes
Les hommes, les
ÊME sont sensiblesauxbienfaits.
Tousles hommes, MÊME les plusinstruits, ignorent
mncêup de choses.
FAITS 57. Aucunes troupes ne sauraient montrer plus de cou-
!ge que les nôtres.
Ce malheureux événement ne fit aucune impression sur
cœur.
;
Je suis tout ce qui a été, est et sera jamais aucun mortel
n'j <

le voile qui me couvre. t


Nous n'avons nul regret de notre détermination.
Nulles ténèbres ne sauraient être comparées à celles dont
il
fûmes tout à coup environnés.
Je vous enverrai deux mandats de dix francs chacun.
Ceux qui se plaignent de la fortune n'ont souvent à
se plaindre i
d'^eux-mêmes.

aller.
Ils s'exerçaient à faire usage des armes et à exécuter même
manœuvres prises de la tactique des Grecs, qui sont nos mafj
presqu'en tout genre.
Les bienfaits mêmes veulent être assaisonnés manitj
par des
obligeantes.
Nous n'irons pas à la campagne,
nous n'avons pas même en
d'y m'intéressaiet
Les plaisanteries, les agaceries, les jalousies même
J'ai tout à craindre de leurs larmes, de leurs soupirs, de
plaisirs même.
le
Tout ce qui est organisé pour la vie se dirige dans
ses accrois;
ments vers le soleil et la lumière, comme le prouvent les végétai
même piaules à l'ombre.
Les animaux, même les plus
sauvages, nous offrent des exemp.
de la reconnaissance.
On ne méprise point
un charpentier, au contraire, il est bien pa
et bien traité; les bons rameurs même ont des récompenses sûres
proportionnées à leurs services.
Nous voudrions être la fin de
tous les desseins de Dieu, comn
nous nous établissons nousmêmes la fin unique de tous proje
nos
sur laterre.
Les Romains n'ont vaincu les Grecs
que par les Grecs mêmes.
Pour la passion de l'avarice, l'avare
ne se cache qu'à lui-même.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 57.

Modèle d'analyse.
Les Egyptiensadoraient les animaux, MÊME le,
plantes.
Le mot même est ici adverbe, qu'il
parce modifie
! verbe adorer. Il pourrait être remplacé par et, aussi :
Egyptiens adoraient les animaux et aussi les
es
tantes.
DEVOIRS ÉCRITS 67. Composez librement ou trouvez dans les li-
es des phrases analogues aux faits 57.

SUITE DES ADJECTIFS INDÉFINIS.

Remarques sur l'adjectif QUELQUE.


212. QUELQUE, adjectif indéfini, est ordinairement
lacé devant un nom ou un pronom avec lequel il s'ac-

Exemples :
)rde en nombre.
QUELQUES richesses que vous ayez, n'ou-
liez pas que vous pouvez devenir pauvre.
QUELQuEs-uns croyaient nous éblouir par leurs pro-
lesses.
213. QUELQUE,adjectif indéfini, peut être séparé du
om qu'il détermine par un adjectif qualificatif.
Ex. : QUELQUES nouveaux malheurs qui nous doivent
tteindre,
Vous nem'entendrez point murmurer ni
me plaindre.

splacer après le nom. On peut dire :


Dans ce cas, l'adjectif qualificatif peut toujours se
Quelques mal-
eurt nouveaux, etc.
214. QUELQUE, placé devant un adjectif ou un ad-

Exemples :
ETbe qu'il modifie, est adverbe et invariable.
QUELQUE riches que soient vos parents,
mgez qu'ils peuvent tomber dans la pauvreté.
QUELQUE bien écrits que soient ces ouvrages, ils ont
eu de succès.
215. QUELQUE est encore adverbe et invariable lors-
u'ii signifie environ, à peu près.
Ex. : Il y a QUELQUE soixante ans que j'ai perdu ma
)rtune.
246. QUELQUE, placé devant un verbe, s'écrit end<c
mots quel que, le.premier, quel, s'accorde en genroi

:
en nombre avec le sujet du verbe.
Ex. QUELLE que soit votre intention, lés c/ic;
t)

soit quelle,)
:
n'en auront pas moins leur cours ordinaire. (Que,>
est ici attribut de la proposition Que votre attenta
1

217. Lorsque l'on doit écrire quel que en deux me


il est toujours possible de pincer entre
ces deux mols^
premier nom de la phrase, évidemment sous-enten
après le mot quel qui en prend le genre et le nombre
ji
:
Ex. : Quels que soient vos desseins je les adopte. 1

moi. adopte..
On pourrait dire Quels desseins que soient 'q
desseins, je les
FAITS
secretsmefirentpensersérieusemen
58. Quelques avis
1

i
1

Quelques erreurs que suive le monde,


on s'y laisse surprendre.
Quelque méchants que soient les hommes, ils n'oseraient parai
!
ennemis de la vertu. 1

De quelques superbes distinctions


que se flattent les hommes,
ont tous une même origine.

vanité.
La grâce de la nouveauté et la longue habitude, quelque
oppost
qu'elles soient, nous empêchent également de sentir les défauts
nos amis.
Quelque heureusement que nous
soyons doués, nous ne devo
pas en tirer
;
Justes, ne craignez point le vain pouvoir des hommes t?
t
quelquemérite. (
Quelque élevés qu'ils soient, ils sont
ce que nous sommes.
Quelques faux bruits qu'on ait semés de
ma personne, j'ai pa
donné sans peine.
,.
Il y a du mérite sans élévation, mais il n'y point d'élévationsai
a

Si la loi est juste en général, il faut lui pardonner quelques


plications al
malheureuses.
Quelle qu'ait été la gloire des grands
sur la terre, elle a toujours
craindre l'envie qui cherche à l'obscurcir.
'Éf-1
l'histoire estla plus nécessaire aux hommes, quels que
':étode de
leur âge et la carrière à laquelle ils se destinent.
Kit

J" loi dans tous Etats


doit être universelle: devant elle.
Les mortels, quels qu'ils soient, sont égaux
~n
quelque obscurité que le ciell'eût fait naître,
monde le voyant eût reconnu son maître.
Le en
Quelles que fussent habituellement la douceur et l'égalité d'hu-
de Montesquieu dans la société, la vivacité méridionale de son
iur
opérament l'en faisait quelquefois sortir.
Quelles que puissent être ses intentions, nous ne nous fierons
f
lui.à
ennemis ont tiré plus de neuf mille coups de canon, et nous
Les
iclque cinq ou six mille.
Quelque soit le plaisir que donne la vengeance, c'est l'acheter
cher l'acheter d'un bien sans lequel les autres ne sont rien.
'P que
Un trône, quel qu'il soit, n'est point à dédaigner.
Maisquelsque soient ton culte et ta patrie, dors sous ma tente
iec sécurité.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 58.
DEVOIRS ÉCRITS 58. Composez des phrases analogues aux
faits &8.

SUITE DES ADJECTIFS INDÉFINIS.

Remarques sur l'adjectif TOUT.


218. TOUT, adjectif indéfini, s'accorde en genre et
nombre avec le nom ou le pronom qu'il déter-

:
1.

line.
ExemplesLes agresseurs en TOUS genres ont tort
evant Dieu et devant les hommes.
Puisque vous aimez les figues, je vous enverra;
OUTES celles qui nous restent.
2i9. TOUT est encore adjectif et variable lorsqu'il
,

xprime une idée collective.


Ex. : Lespeuplesqui vivent misérablementsontTOUS
aids ou mal faits. K
220. Il en est de même quand
de l'adjectif entier.
TOUT est mis à la p i
Ex. : Sa fortune est
TOUTE entre mes mains.
221. TOUT est adverbe et invariable lorsqu'il
difie un adjectif, un adverbe, 1

Exemples
inquiète.
: ou un nom attributif.
Tout, adverbe, signifie toutàfait, entièrement.
Je vous trouve aujourd'hui l'âmeTH
Cette dame est TOUT aussifraîche

oreilles.
temps.
Ces gens sont défiants, ils

222. Cependant,
que dansson

sont TOUT yeux,

par euphonie, TOUT, adverbe,


variable quand il est placé devant
pr-
TCf
1

Exemples :
qui commence par une consonne

voulais offrir aux dieux.


un adjectif fémioj
ou par un h aspiré.
J'avais une génisse TOUTE blanche quel
Cette jeune personne est
TOUTE honteuse de s'être e
primée comme elle l'a fait.
223. TOUT, placé devant
un nom propre de ville, (
toujours au masculin.
Ex. : TOUT Venise veut la liberté
et réclame not
appui.
Dans ce cas, tout s'accorde
avec le mot peuple sou:
entendu.
:
C'estcomme s'il yavait Tout lepeuplede
veut la liberté et réclame notre appui.
Veni

FAITS 59, TOlites leS jouissances sont toujours


précédées d'u
travail quelconque.
J'apercoiscesvastes plaines toujourscalmesettranquilles,
toutaussidangereuses.
C'estsur les
»
bords des rivières les végétaUJ se montrent dan
que
toute leur beauté.
La paresse, tout engourdie qu'elle
est, fait plus de ravages che
nous que toutes les passions ensemble.
Les premiers Romains étaient tous laboureurs, et tous les labou-
nrs étaient soldats.
L'espérance, toute trompeuse qu'elle est, sert au moins à nous
ener à la fin de la vie par un chemin agréable.
Les principes de tous les arts qui dépendent de l'imagination,
nt tous également simples, tous puisés dans la nature.
Les geais imitent tous les sons, tous les bruits, tous les cris d'ani-
aux qu'ils entendent, et même la parole humaine.
Notre troupe s'élevait à deux cents hommes, tous montés.
La valeur, tout héroïque qu'elle est, ne suffit point pour faire des
îros.
Ces personnes, toutes hideuses qu'elles paraissent, ont pourtant
ne belle âme et un excellent cœur.
Mes bordures de fraisiers, de violettes, de thym et de primevères
aient toutes diaprées de vert, de blanc, de bleu et de cramoisi.
Le chien n'a nulle ambition, nul intérêt, nul désir de vengeance,
aile crainte que celle de déplaire; il est tout zèle, tout ardeur,
lut obéissance.
Tout Londres voulut applaudir notre grande tragédienne.
Ce voyageur a parcouru toute l'Italie, toute la Sicile et toute la
rèce.
Dans nos souhaits innocents, nous désirons être tout vue pour jouir

;
e nos plantes ;
es riches couleurs de l'aurore; tout odorat pour sentir les parfums
tout ouïe pour entendre le chant des oiseaux tout
œur pour reconnaître ces merveilles.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 59.

Modèles d'analyse.

Ces fleurs sont TOUT aussi fraîches qu'hier.


Le mot tout est ici adverbe et invariable, parce qu'il
nodifie l'adverbe aussi et qu'il signifie tout à fait.
Le lion est TOUT nerfs, TOUT muscles.
Le mot tout est invariable dans cette phrase, parce
lU'il modifie les mots nerfs, muscles, employés ad-
lectivement comme attribut du mot lion, sujet de la
proposition.
DEVOIRS ÉCRITS 59. Composez des phrases analogues aux faits 59.
DU PRONOM.

224. Les PRONOMS prennent le genre et le nom!


t
des noms qu'ils représentent.
Ex. : J'ai vu vos cousines, ELLES sontcharmant.
225. Les pronoms ne peuvent représenter
que d
noms pris dans un sens déterminé. On ne dira pas : ::
demande PARDON, mais il hobtiendra difficilemei

:
Pour rendre cette phrase correcte, il faut détermini
pardon et dire Il demande UN pardon Qu'n obtiend,
difficilement.

;
226. Le môme pronom répété
ne doit pas se rappo
ter à des noms différents ainsi cette phrase est fautive
Mon père a confiance
en son avoué, et IL croit tout
quIL lui dit. Elle est fautive,
parce que le premier
:
se rapporte à père, et le .second à avoué. Pour être
rect on dira Monpère a confiance en
croit tout ce que cet HOMME lui dit. son
co:
avoué, et
227. Le rapport du pronom
au nom doit être clairi
:
ment exprimé et ne donner lieu à aucune équivoque.
ne faudrait pas dire Vos enfants imitent les
élèves dans tout ce qu'us font de mal,
autre
parce qu'on n
élèves. Mais on dira :
saurait pas si le pronom ILS se rapporte à enfant
ou
Vos enfants imitent les autre
eleves dans tout
ce que ceux-ci font de mal; ou
enfants, dans tout ce quILS font de malimitent les: Vo
au.
tres élèves.

PRONOMS PERSONNELS.

228. la construction directe, les pronomsper-


Dans
sonnels employéscomme sujets placent
le verbe.
j
Ex. : JE lis, écris et
se avant
m'ennuie jamais.
JE ne
I229. Dans les phrases interrogatives, le pronom sujet
tplace après le verbe dans les temps simples, et entre
composés. Il
auxiliaire et le participe dans les temps

i Exemples

vez amenée
:?
itjoint au verbe ou à l'nuxiliaire par un trait-d'union.
Connaissez-vous la personne que vous

Avez-vous dit qu'on serve le déjeuner?


! 230. Les pronoms personnels sujets se placent en-
bre après le verbe dans les propositions incidentes.
Ex. : Il ne peut oublier,disait-ELLE, tout ce que
ai fait pour lui.
s 231. Lorsqu'une phrase renferme plusieurs propo-
tions indépendantes et que ces propositions ne sont
4parées que par des virgules ou par une des con jonc-
onset, mais, ni,
ou, on peut ne pas répéter le pronom
IlJjet devant chaque verbe.
Ex. : A chaque instant de la journée le soleilse lève,
rille au zénith et se couche sifr le monde.
NOTA. On supprime souvent les pronoms sujets pour donner plus
e vivacité à l'expression.

232. Mais le pronom sujetiI répète si l'on passe d'une


proposition négative à une proposition affirmative.
Ex. : Il ne connaît pas cet ouvrage et IL désire qu'on
e lui envoie.
233. Les pronoms NOUS, VOUS, sont quelquefois em-
iloyés pour résumer les différents sujets d'une propo-
ition.
Exemples
lue nous avons
:
Mes amis et moi, Nous avons fait tout ce
pu pour le retenir.
Vous et votre cousin, vous paraissiez peu satisfaits de
na visite.
234. Les pronoms personnels employés comme com-
pléments se placent ordinairement avant le verbe.
Ex. :
J'ai un bon domestique et je LE garde.
235. Cependant, à l'impératif, ils suivent le velV
quand la phrase est affirmative.
Ex. : Envoyez-moi de vos excellentes confitures.
236. Lorsqu'un verbe a deux pronoms pour cco
pléments, c'est le pronom complément direct qui ;•
nonce le premier.
Ex. : Si vous avez son argent, il faut LE lui rendr s
237. Les pronoms ELLE, LUI, EUX, LEUR, emplo
comme compléments indirects, ne peuvent représen v
i
Exemples :
que des noms de personnes ou de choses personnifiéd
Appelez votre ouvrier et annoncez-J.;
cette bonne nouvelle.
N'oubliezpas mesoiseaux; donnez-LEUR à
mangei
238. Le pronom LE est invariable lorsqu'il
rappel
l'idée d'unadjectif, d'un nom pris adjectivement

Exemples :
d'une proposition.
?
Si ma cousine est bonne, jeLE suis aust
Èles-vouschrétienne Je
LE suis.
Les affaires ne réussissent pas toujours
comme on
désire.
239. Les pronoms EN et Y s'emploient le plus

Exemples
mande encore.
:
pour représenter des noms de choses.
Cet enfant a des amandes et il
souve

EN dl

Paul aime l'étude et il s'y applique.


240. Cependant on emploie EN et Y
pour représente
des noms de personnes, lorsqu'on veut éviter la répét

Exemples :
lion d'un autre pronom.
Je m'occupe beaucoup de lui, j'EN pari
tous lesjours àmon père.
Puisque vous connaissez cette femme,
vous fieriez-vau
à elle? —- Je m'y fierais entièrement.
241. Le pronom soi se rapporte ordinairement i
nom pris dans un sens général, ou à un pronom
(éfini.
Exemples :
La terre attire les corps à soi.
}ui ne songe qu'à soi quand sa fortune est bonne,
Oans le malheur n'a point d'amis.
ii42. On emploie encore soi au lieu de lui pour évi-
une équivoque.
Exemple : En suivant les avis de son maître, cet

i
;i l'on disait :
H travaille pour soi.
Travaille pour lui, le pronom lui se
porterait aussi bien au maître qu'à l'élève.

- AITS 60. Je sonne, je frappe, j'appelle, et personne ne me ré-


id.

lieu, maître de son choii, ne doit rien à personne.


il
éclaire, aveugle, il condamne, il pardonne.

ous partons demain. Viendfez-vous avec nous?


bientôt fini le travail je ai donné?
tirez-vous que vous
ésostris, disais-je, ne craignait rien, et il n'avait rien à craindre ;
h montrait à tous ses sujets comme à ses propres enfants.
amis! continua-t-il, je vous laisse ce fils qui m'est si cher;
mes
Il soin de son enfance. dans la
)ans le nord de la Suède, le soleil ne quitte pas l'horizon
des plus longs jours, et se montre point dans la saison des
on ne
;s longues nuits.
Mollesse soupire, étend les bras, ferme l'œil et s'endort.
.a
la
:élude instruit l'enfance, embellit vieillesse,
Augmente le bonheur, adoucit la détresse.

lette femme n'est très-jolie, mais elle est fort spirituelle.


pas
{ous n'avez rien étudié, et vous voulez tout connaître.
pouviez prévoir qui est arrivé.
ii vous, ni votre tante, vous ne ce
Mon oncle, mes cousins et moi, nous avons
promis d'arranger cette
<
lire.
écarlates du sorbier me rappellent le Canada.
Les grappes
contrées de la Sibérie s'or-
Durant leur été si court, les sauvages
ît d'un assez grand nombre de belles plantes.
1
Prépare-toi, par des mœurs pures et par l'amour de la juii
une place dans l'heureux séjour de la paix.
Malheureux, trouve-moi ce jusle qui se vante d'avoir assez •:
que j'apprenne de lui comment il faut avoir porté la vie pour èt i
droit de la quitter,
Si vous pouvez me prêter quelques volumes, envoyez-les-mojtjJ
le prochain courrier.

Là, regardez-moi durant cet entretien,


Et jusqu'au moindre mot imprimez-le-vous bien.

Le tigre n'a pour tout instinct qu'une rage constante, une fu t


aveugle, qui ne connaît, qui ne dislingue rien, et qui lui fait souIl
dévorer ses propres enfants.
N'êtes-vous point paresseuses? Nous ne le sommes point.
Êtes-vous maîtresse de ce logis? Je le suis. i

Viendrez-vous demain chez votre tante? Je ne le crois pas.


Dès lundi, la chose fut déclarée comme je vous l'ai écrit.
Je suis étonné que vous n'aimiez pas la ville, les agréments en i
préférables à ceux de la campagne.
Notre armée du Nord est magnifique, et les soldats en sont L

d'oeuvre.»
disciplinés.
Si la religion était l'ouvrage de l'homme, elle en serait le cl :
Vous fuirez les procès sur toutes choses, car souvent la conscie;
s'y intéresse, la santé s'j- altère, les biens s'y dissipent.
Penserez-vous à moi pendant votre voyage? Nous ypenserons ti
jours.
Quiconque rapporte tout à soi n'a pas beaucoup d'amis.
Qu'il est fâcheux de ne pouvoir être à soi un quart d'heure d8
toute une matinée I
Un bienfait porte sa récompense avec soi.
Le monde1 c'est une servitude éternelle, où nul ne vit pour «
et où, pour vivre heureux, il faut pouvoir baiser ses fers et aim
son esclavage.
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 60.
DEVOIRS ÉCRITS 60. Employez les pronoms personnels je, m
moi, nous, tu, te, toi, vous, il, ils, elle, elles, eux, le, les, hu,
en, r, soi dans des phrases analogues aux faits 60.
PRONOMS POSSESSIFS.

243. Les PRONOMS POSSESSIFS sont :


Au singulier, le mien, lamienne, le tien, la tienne,
sien, la sienne, lenôtre, la nôtre, levôtre, lavôtre,
leur, la leur.
Au pluriel, les miens, les miennes, les tiens, les
nnes, les siens, les siennes, lesnôtres, les vôtres, les
irs.
244. Les pronoms possessifs ne peuvent être employés
le pour rappeler l'idée d'un nom déjà exprimé.
Ex. : Quand vous aurez entendu nos raisons, nous
outerons LES VÔTRES.
245. Les pronoms possessifs employés seuls, cessent
être pronoms et deviennent noms communs. Cela
arrive que lorsqu'on veut désigner ou ce qui appar-
snt à chacun,ou les parents, les amis d'une personne.
Ex. : Ni moi, ni LES MIENS, nous ne consentirons
mais à cet arrangement.

PRONOMS DÉMONSTRATIFS.

246. LesPRONOMSDÉMONSTRATIFS sont :


Au singulier, ce, ceci, cela, celui, celui-ci, celui-là,
elle, celle-ci,celle-là.
I Au pluriel, ceux, ceux-ci, ceux-là,
celles, celles-ci,
elles-là.
247. CE, placé au commencement d'une phrase, et
uivi de qui, que, dont, se répète avant le verbe être au
econd membre de la phrase.
Ex. : Ce que je désire, c'est que vous soyez heureux.
248. On place encore le pronom ce au commence-
nent du second membre de la phrase, quand le premier
nembre a une certaine étendue.
Ex. La preuve que cet homme est coupable, ca
qu ilri :
oseparaître devantvous. '1
CE forme alors un pléonasme du sujet qui donnepjj
d'énergie à l'expression. 1

249. Après CE, le verbe être ne se met au pluriel et


quand il est suivi d'un nom ou d'un pronom pluriel l
la troisième personne qui en exprime le sujet.
Ex. : Ce SONT les passions qui troublent le bonhei
250. On doit éviter de faire suivre immédiatemei
les pronoms CEUX, CELUI, CELLE d'un adjectif ou d'II
participe. Ces expressions celles confiées, celles éa
tes, etc., employées par certains écrivains, sont désagr(

:
Lies à l'oreille. Il vaut mieux former une propositu
détermina.tive et dire Celles qui sont confiées, celi
qui sont écrites, etc.
251. CELUI-CI, CELLE-CI, etc., se disent delà cho
ou de la personne la plus voisine, ou de celle qu'on
nommée la dernière.
CELUI-LA, CELLE-LA, etc., se disent de la chose
ou c
la personne la plus éloignée, ou de celle dont on a pari
auparavant.

les chiens. Ces animaux sont fort utiles CEUX-CI :


Ex. : Ma tante aime bien les chats, et maman soign
gai

sienne.
dent la maison, et CEUX-LA nous délivrent des souris.
FAITS 6i. Le Danube a son embouchure dans la mer Noire, et
Nil a la sienne dans la Méditerranée.
Mon cheval a mangé son avoine, et le tien n'a pas touché à l
Quand vous aurez dit votre sentiment, je vous dirai le mien.
Le tien et le mien sont la source de toutes les divisions et de toute
lesquerelles.
Lui etles siens demandèrent à capituler.
Ce que je craignais pour lui, c'était qu'il n'arrivât trop tard.
t1
Ce que je désire, c'est qu'elle se marie avant
son frère.
Le vrai moyend'être trompé, c'est de se croire plus fin
que lei
autres.
M
tya fureur de la plupart des Français, c'est d'avoir de l'esprit, et
jiireur de ceux qui veulent avoir de l'esprit, c'est de faire des
lesont qui
vos frères viennent vous chercher.
!"est le mérite et la vertu que poursuit l'envie.
jes grandeurs naturelles sont celles quisont indépendantes de la

les des hommes.
plus beaux rosiers sont ceux qui ont été envoyés par votre

ses fruits de notre jardin sont bien mûrs, et ceux du vdtre sont
^èrement verts.
tes fenêtres de ma chambre sont très-grandes, et celles de la
vne sont trop petites.
a ;
Ion père acheté deux toupies pour nous celle-ci sera la mienne
lelle-làsera latienne.
la sœur a épousé un magistrat intègre, et ma cousine se marie
i; un brave officier. Ces deux hommes sont également estimables :
ui-làfait la
guerre aux ennemis domestiques, et celui-ci nous
jiége contre les ennemis extérieurs.

EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 61.

61. Employez les pronoms possessifs et les pro-


)EVOIRS ÉCRITS
ns démonstratifs donnés dans des phrases analogues aux faits 61.

PRONOMS RELATIFS.

252. Les mots qui rappellent des noms ou des pro-


iras déjà exprimés, pour en éviter la répétition, pour
i expliquer ou pour en déterminer la signification, sont

d PRONOMS RELATIFS.
:
253. Les PRONOMS RELATIFS sont qui, que, quoi (pour
velle chose), lequel, laquelle, lesquels, lesquelles, du-
(el, de laquelle, desquels, desquelles, dont, où.
254. Le mot rappelé par le pronom relatifs'appelle
TÉCÉDENT, parce qu'il est toujours exprimé avant. Le
pnom relatif prend le genre, le nombre et la personne
( son antécédent.
Ex, : Moi, qui suis ordinairement bien inform
t
nesais rien.

antécédent ;
255. Le pronom relatif se place toujours près deil
s'il en était éloigné, il pourrait donner
à une équivoque. Ainsi on ne dira
pas :La filleduM
Il
dinier QUI est si capable, se marie demain,
parce q
ne saurait pas si c'est lejardinier ou sa fille qui estri
:
pable. Mais on dira, en changeant la forme du
Lafille du jardinier, LAQUELLE est si capable,
prone
demain, ou, mieux encore, en répétant le
nom :
dujardinier, cette FILLE si capable, se marie demai
se mi
La 1

256. Qui, complément d'une préposition,

Exemples :
que des personnes et des choses personnifiées.
ne seri
L'homme à QUI vous avez confiévotre*
gent est un fripon.
Rome à QUI vient ton bras dimmoler
mon amant
257. LEQUEL, LAQUELLE, etc., se disent des
etdes choses.
Exemples :
sont pas arrivées.
persom
Les fleurs sur LESQUELLES je comptais
t

Lhomme AUQUEL je voulais vous recommander'


malade.
258. DONT est toujours complément indirect d
verbe ou d'un attribut, ou complétifd'un Tou
nom.
les fois que le verbe exprime l'idée d'être issut d'être
c'est dont et non pas d'où qu'il faut employer.
Ex. : Misérablel etje vis! etje soutiens la
De ce sacré soleil DONT je suisdescendue.vue

259. Où, pronom relatif, est mis dans lequ


pour
pendant lequel, dans cet endroit, etc. (Où
ne doit ri
peler que le temps et le lieu.)
Ex. : Linstant où nous naissons
est un pas vers
mort.
'4UTS 62. La conscience est un juge incorruptible qui ne s'apaise
bis.
vertu souffrante attendrit tous les cœurs qui ont quelque goût
la
>la vertu.
te négociant à qui j'écris est un honnête homme.
la n'ai ramassé ici que la poignée d'épis que je vous remets.
dirige les buffles et on les contient au moyen d'un anneau qu'on
],n
passe dans le nez.
avait je ne sais quoi dans ses yeux perçants qui me faisait peur.
douceur du ton et des manières a un ascendant imperceptible
a
'Imel on ne résiste pas.
.I!'odofat subtil du chien est indifférent à une multitude de parfums
"rquels l'homme est sensible.
montra un courage ou une prudence à laquelle on prodigua des
t;es.
sciences auxquelles je m'applique sont très-utiles.
;.es
¡.es poissons, au lieu de pieds, ont des nageoires, au moyen des-
dles ils nagent dans les eaux.
souris creusent, dans les planchers de nos maisons et dans
'.es
(vieilles murailles dont le plâtre se détache aisément, des galeries
)s ou moins longues où elles font leur résidence habituelle.
Quoique les chats, surtout quand ils sont jeunes, aient de la gen-
ils ont en même temps une malice innée que l'âge augmente
msse,
j:ore.
Les Egyptiens adoraient les animaux dont ils retiraient quelque
llité.

le jure par le ciel qui me voit confondue,


Par ces grands Ottomans dont je suis descendue.

J'approuve la manière dont vous distribuez votre temps et vos


(ides.
Le moment où l'on se trouve et celui où l'on se sépare, sont les
mx plus grandes époques de la vie.

Le temps vole et bientôt amènera le jour


Où le nom des Hébreux périra sans retour.

Le ciel devint un livre où la terre étonnée


Lut en lettres de feu l'histoire de l'année.

EXERCICE ORAL. Analyse des faits 62.

t
Modèle d'analyse.
Les lois sous lesquelles
nous vivons sont très-sages
Le mot lesquelles de cette phrase
est un pronom r
tif, son antécédent est le
:
nom lois, S'il n'y avait pa<
pronoms relatifs on dirait Les lois sont très-sage*'
nous vivons sous ces lois.
DEVOIRS ÉCRITS 62. Employez les pronoms relatifs donnés,
des phrases analogues (
aux faits 62.

PRONOMS INDÉFINIS.

l
260.' Les PRONOMS INDÉFINIS
un, l'autre, les uns, les autres, nul, :
sont Autrui, chaci
on, personne, m,
qu'un, quiconque, rien, tel, quoi.
261. Les pronoms indéfinis
sont ordinairement
genre masculin et au nombre singulier. On les
empl(
pour désigner d'une manière générale être ou u
collection detres qu'on un
ne peut pas ou qu'on ne ve
pas nommer.
262. Cependant lespronoms on, personne, quicon,,
sont du genre feminm,lorsqu'ils

comme cette
:
ment à un nom féminin.
Exemples
se rapportent éviden
On est bien MALHEUREUSE, quand
DAME.
on pen
Quiconque de vous,
obéir, sera RENVOYÉE.
MESDEMOISELLES, ne voudra pl
263. ON est quelquefois
un terme collectif, et aloi
l'adjectifqui sy rapporte
se met au pluriel.
Ex. : ONsebattiten DÉSESPÉRÉS,
c'est-à-dire,lesdeu.
partis se battirent en désespérés.
264. ON s'écrit
dele,la,les,leur. avec un 1 euphonique, lorsqu'il vien
aprèset,si,«ou, et qu'il n'est
pas suivi immédiatemen


savait borner désirs, s'épargnerait
Ex. : Si L'on ses on
l'on procurerait beaucoup de
rn des maux, et se
Irns.
I265. commencement
ON, placé au d'une phrase, ne
i>itjamais être précédé d'un 1 euphonique.
266. CHACUN, employé sans un nom ou un pronom
juriel qui le détermine, est masculin et ne se dit que
fs personnes.
: Ex. : CHACUN est content de son esprit.
267. CHACUN, déterminé par un nom ou un pronom
juriel, se dit des personnes et des choses et peut être
miuin.
: Ex, CHACUNE de vos robes coule vingt francs.
:
1268. On emploie son, sa, ses ou leur, leurs après
, d'après la construction de phrase que l'on
iiACUN
lopte et par suite
1er cas. Exemple : de la ponctuation qui en résulte.
Ils lui ont faitdesprésents, CHACUN
don SES moyens.
i
Mis pour : Ils lui ont fait
lit des présents selon SES moyens.
des présents, et chacun a

Dans ce cas, ses fait partie du membre de phrase dont


hacun est sujet.
2e cas. Ils lui ont fait des présents, CHACUN, selon
EURS
Mis pour
wyens, et
:
moyens.
Ils lui ont fait des présents selon LEURS
CHACUN a fait ainsi son présent.
On voit que, dans dernier cas, leurs fait partie du
ce
nembre de phrase dont le sujet est ils.
269. Mais CHACUN veut après lui leur, leurs, quand
1 est placé entre le verbe et le complément direct, ou
luand il est joint à un complément direct indispen-
sable.
Exemples :
Ils ont fait CHACUN LEURS emplettes.
Deux hommes sortaient CHACUN de LEUR maison.
quent
: addition.
270.

Exemples
L'UN ET L'AUTRE,
LES UNS ET LES AUTRES m,

Ils se sont trompés L'UN ET L'AUTRE

-'
(1
ne s'agit que de deux personnes).
Ilsse sont trompés LES UNS
LES AUTRES (vs'il s'agit
plus de deux).
271. L'UN L'AUTRE,
réciprocité.
Exemples : LES UNS LES AUTRES marque

Ils se sont trompés


s'agit que de deux personnes).
L'UN L'AUTRE i
(s'il

ment.
Ilsse sont trompés LES UNS
LES AUTRES (s'il s'aagit<

ppd.
plusdedeux).
Ce qui signifie qu'ils se sont trompés
réciproqu(
272. Après L'UN ET L'AUTRE,
NI L'UN NI L'AUTRE ]
verbe se met ordinairement
mmll L'un ell'aulreau pluriel.
SONT venus me demande
rnon
M l'un ni Vautre ne VIENDRONT VOUS chercher.
273. Cependant le verbe
est au singulier, quand
desdeux sujets peut seul être, faire ui
ou avoir ce dont o,
parle.
Ex. : Ni l'un ni l'autre N'OBTIENDRA
cette place.
f1
FAITS 63. De la jetée de Calais,
on aperçoit les côtes de l'Angle
terre,
Otzrépanditdevantcesanimatixunpanierdecossesdefêves -"
On n'est vraiment amis
que quand -on est unis parActeur.
le coeur.
Quand on est jolie,
on ne l'ignore pas. -'-u;
On apprend beaucoupplusfacilementleschoses.quel'oncomprend
que celles que l'on ne comprend
pas.
On doit considérer,
pour son propre intérêt,
Etles temps où l'on vit les
et lieux où l'on est.
Cette personne est fort
mécontente de votre ffère.
Personnen'est plusjolie
Personne ne fut assez hardique cette jeune femme.
présenter.
pour se
Quiconque commettra cette action sera puni sévèrement.
quiconque de vous sera mécontente me le fera con-
Mesdames,
itre.
Chacun doit se rendre utile à sa patrie.
Chacune de ces fleurs exhale un parfum délicieux.
Ils apportèrent des offrandes au temple, chacun selon ses moyens.
Tous ces jeunes gens ont payé, chacun, leur part.
Les conjurés s'en allèrent, chacun, de leur côté.
L'lin et Vautre font un très-mauvais usage du don de la parole.

Tous deux s'aidaient l'un Vautre à porter leurs douleurs;


N'ayant plus d'autres biens, ils se donnaient des pleurs.
deux courtisans nuisaient l'un Vautre dans l'esprit du roi.
Ces se
hommes sont faits pour se consoler les uns les autres.
Les
Tous les marchands réunis se consultaient les uns les autres.
De ces deux femmes ni Vune ni Vautre n'est ma
mère.
Le sage fuit les vices d'autrui et en pratique les vertus.
Nili ne sait s'il est digne d'amour ou de haine.
Nulle de vous, Mesdames, ne saura quand je partirai.
Je connais quelqu'un qui pourra vous être utile.
Votre frère est paresseux; rien ne peut le décider à travailler.
Tel jette aujourd'hui son argent par les fenêtres, qui plus tard
emandera l'aumône.
EXERCICE ORAL. Analyse des faits 63.
DEVOIRS ÉCRITS 63. Employez tous les pronoms indéfinis dans
es phrases analogues aux
faits 63.

DU VERBE.

274. Le VERBE sert à affirmer qu'une chose est ou

Exemples :
l'est pas. Il exprime l'état et les faits des êtres.
Notre domestique EST malade.
Notre tante ne DORMAIT pas.
Louis BAT son chien.
DU SUJET.

275. Le terme auquel se rapporte l'état ou l'action


indiquée par le verbe est le sujet du verbe.
Tout verbe S'ACCORDE en nombre et en personne av
son sujet.
Ex. :
J'AIME
mon père. Vous AIMEZ votre père. 1
AIMENT leur père.
276. Un verbe ne peut avoir qu'un sujet;

Exemples :
sujet peut être simple,complexe
ou composé.
MON FRÈRE partira bientôt.
Nos PLUS BEAUX FRUITS sontgâtés.
mais

MA MÈRE, MES SOEURS


ET MA COUSINE arrivent aujollÍ
d'hui.
277. On voit, par le dernier exemple,
que le vert
se met au pluriel quand le sujet est composé. Ceper
dant, si les noms qui forment le sujet
sonl
le verbe ne s'accorde qu'avec le dernier. synonyme'
Ex. : La pauvreté de
sa famille, le besoin de se fait
un nom LOBLIGE à travailler.
278. Il en est encore de même lorsque
les différentE
:
parties du sujet forment
Ex.
une gradation.
Ses biens, soit honneur,
sa t
vie EST en danger
279.Silesdifférentespartiesdusujetcommencen
se terminent par une expression qui les résument OI

c'est avec cette expression toutes


que le verbe s'accorde.
Ex. : Le temps, les tnens,lavie,
280. Lorsque les TOUT EST à la patrie
noms ou les pronoms qui le verbeSf
compo-
sent le sujet sont de différentes
personnes,
met a la première personne de préférence

:
et A la seconde de préférence à la troisième.
Exemples Cet homme et moi
Il faut que votre frère et nous
à la seconde

POUVONS partir
vous FASSIEZ cette démarche,

DES COMPLÉMENTS.

281. L'êtrequi reçoit directement


l'actionverbe.
exprimée.
par un verbe est le complément direct de
ce
1
Ex.
:
Charles mange une POMME.
Le nom pomme est le complément direct du verbe
wnger.
! 282. Un verbe transitifne peut avoir quUN complé-
complément direct peut être simple,
tent direct. Ce

J
Exemples :
implexe ou composé.
Je reçois UNE LETTRE.
ous avez acheté UNE FORT JOLIE VOITURE.
i J'ai consulté UN AVOCAT, UN AVOUÉ ET PLUSIEURS HOM-

ÏFS D'AFFAIRES.
i 283. Les termes qui reçoivent indirectement l'action
'primée par un verbe et ceux qui complètent l'idée
u'il représente, ajoutant une circonstance quel-
en y
forment le complément ou les compléments in-
tonque,
'irects de ce verbe.
i
Le complément indirect est presque toujours lié au
erbe par une préposition.
Exemples: Julien lit
POUR S'INSTRUIRE.
Jeme PROMENAIS AVEC VOTRE FRÈRE.
Les mots pour s'instruire, avec votre frère, forment
compléments indirects des verbes lire et promener.
es
284. Un verbe intransitifpeut avoir plusieurs com-

:
iléments indirects.
Ex. Je parle A TOUS MES AMIS DU MALHEUR DE CET
IFANT.
285. Un verbe transitif peut avoir un complément
lirect et un ou plusieurs compléments indirects.
Ex. : fœ duc de Richelieu a fondé ODESSA, SUR LES
WHDS DE LA MER NOIRE, PRÈS DE L'EMBOUCHURE DU
JNIÉPER.
286. Lorsqu'un verbe a deux compléments d'égale
c'est le complément direct qui s'énonce le
ongueur,
premier.
Ex. : Je loue CE DOMESTIQUE de sa probité.
287. Mais si les compléments ne sont pas de mên
étendue, et si l'on n'a pas à craindre une équivoqui
c'est le complément le plus court qui doit être placé
premier.
Ex.
sidus.
: Je donne A CET ENFANT les soins les plus a

288. Le même mot ne peut être complément


<
plusieurs verbes ou de plusieurs attributs à la fois qt
lorsqu'il y a convenance parfaite pour tous les terme
:
On ne dira pas Le maréchal d'Hocquincourt attaqt
et se rendit maître d'Angers, parce qu'on ne dit p;

verbe le complément qui lui convient :


attaquerd'uneplace. Mais on dira, en donnant à chaqi
Le maréchl
d'Hocquincourt attaquaAngers et s'en renditmaître.
FAITS 64. La colère et la précipitation sont deux choses fort oj
posées à la prudence.
Le mien elle lien ne s'accordent guère.
Ni l'or ni lagrandeur ne nous rendent henreux.
Dans tous les âges, l'amour du travail, le goût de l'étude est
u
bien.
Ce sacrifice, votre intérêt, votre honneur, Dieu
vous le com
mande.
Biens dignités, honneurs, tout s'évanouit à la mort.
D'ici Iii, le roi, l'âne ou moi, nous mourrons.
Naître, souffrir et mourir, c'est le sort de bien des hommes.
Ni vous ni votre tante ne pouvez m'accompagner.

On ne suit pas toujours ses aïeux ni


son père :
Le peu de soin, le temps, tout fait qu'on dégénère.

Lç temps seul assure au génie des hommages et des partisans.


L'ambition, qui est prévoyante, sacrifie le présent à l'avenir.
Je suis sensible à vos marques d'affection, et j'en suis satisfait.
Les hypocrites s'étudient à parer le vice des dehors de la
vertu.
L'Evangile inspire aux personnes qui veulent être véritable-
ment à Dieu une piété sincère et non suspecte.
Le physicien arrache à la nature
ses secrets.
Notre général investit et pritla place le même jour.
[Un jockey pansa, sella, brida et emmena le cheval en moins d'un
jart d'heure.
Unechosequenotreesprit,
Après un long travail, n'entend ni ne saisit,
11 Ne nous est jamais nécessaire.

.ExHROCE ORAL. Analyse des faits 64.

DEVOIRS ÉCRITS 64. Composez librement ou cherchez dans les li-


es des phrases analogues aux faits 64.

DES MODES.

; 289. Les modes des verbes servent à exprimer les


Îfïérentes manières dont peut être présenté l'état ou
action indiquée parle verbe.
Il y a dans chaque verbe un mode impersonnel
infinitif), et quatre modes personnels (l'indicatif, le
mditionnel, l'impératif et lesubjonctif).
MODE IMPERSONNEL (n'ayant pas dans ses temps des
i

rrmes relatives aux personnes).


! 1ER MODE. L'état ou l'action qu'exprime
le verbe peut
présentée d'une manière vague, générale, non dé-
tre
nie ou non déterminée, de sorte qu'on ne voit ni
uelle personne ou quelle chose est ou agit, ni quand
lieu cet état ou cette action.
Le verbe est alors à l'INFINITIF.
MODES PERSONNELS (ayant dans leurs temps les for-
relatives aux personnes).

;
nes
2e MODE. L'état l'action peut être présentée de
ou
nanière à affirmer positivement et avec certitude le
rcrbe est alors à l'INDICATIF (qui affirme d'une manière
ibsolue)

ie
Exemples
vous en
: Je
DONNE
le VEUX —
ma parole.
Je lAI VU —
Je le FERAI,

3E MODE. L'état ou l'action peut être présentée de


manière que l'affirmation soit affaiblie
ou restrei
par une condition exprimée ou sous-entendue;
verbe est alors au mode CONDITIONNEL (qui n'affir

Exemples
DIEUX.
:
quavec une condition ou
une restriction).
J'aimerais cet élève S'IL ÉTAIT PLUS S'

Je le voudrais bien
le pouvais.)
! (sous-entendu si j'osais ou si
4e MODE. L'état présentée
ou l'action peut être
manière que l'affirmation soit
en même temps un ordr
un commandement, une exhortation, prière;
verbe est alors au mode IMPÉftATIF (qui une

Exemples:
mandant, en exhortant
PRÉSENTEZ
ou en suppliant).
affirme enCOI

vos armes. — VENEZ ici.-


ECOUTEZ la voix de l'honneur.
-
considération ma situation malheureuse.
DAIGNEZ prendre<

5e MODEL'état
ou l'action peut enfin être prései
sentée detelle manière
que, n'étant point affirmai
pareJle-raême, elle est dépendante d'une
affirmatio
marquee par un premier verbe exprimé
tendu. De là vient le nom de
ce mode:
signifiejoint en sous-ordre., c'est-à-dire
ou sous-er
SUBJONCTIF
qui
qt
n'affirm

:
à un des modes
Ex.
affirmatifs.
pas par lui-même. mais qui dépend d'un
autre verb
Il faut que vous SOYEZ attentif. On n'affirmepa
que vous serezmenûî- mais on affirme qu'il faut l'être
290. Chaque mode prend diverses
formesappelée
rapporte
TEMPS pourindiquer répoque
ou le temps auquel SI
le fait exprimé
par le verbe. ad

DE L'INFINITIF.

291. L'INFINITIF est la souche du verbe; il présente

•m
'I:tat ou l'action d'une manière générale, sans indi-

:
ier le nom ni ia personne du sujet.
,Il a deux formes 1° une forme simple qui s'emploie
différemment pour le présent et le futur comme pour
ipassé.
Exemples
JANTER —
: Ilse voit DÉPÉRIR. — Vous l'avez entendu
Je croyais RÊVER. — Il va PARAÎTRE.
2° Une forme composée indiquant seulement un
fssé indéfini.
Exemples: AVOIR PENSÉ, c'est AVOIR VÉCU. On ne
I repentjamais D'AVOIR FAIT le bien.
292. L'INFINITIF peut être employé
1° Comme sujet d'une proposition.
:
Ex. : SOUFFRIR est son destin, BÉNIR est son par-
ige.
20 Comme complément direct.
Ex. :
Les Allemands savent généralement LIRE,
&RIRE, CALCULER et CHANTER.
3° Comme complément indirect.
Ex. : Avant de déposer en justice, les témoinsjurent
t DIRE la vérité.
293. Le verbe à l'infinitif a, comme à tout autre
ode, son sujet exprimé ou sous-entendu, de même
j'il peut avoir aussi un complément direct ou indi-
!Ct. C'est ce qui donne lieu à une sorte de proposi-

on que, pour cela, on a désignée sous le nom de

Exemples
araître.
:
"opositioninfinitive.
Je l'ai vu PARAÎTRE, mis pourj'aivu lui

Il croit me PERSUADER égale il croit lui (lui-même


u soi) persuader moi. -

Dans ces deux exemples et leurs analogues, le pro-


om qui est sujet de l'infinitif est en même temps com-
lément direct du premier verbe.
294. Le sujet du verbe à Vinfinitif doit être facii
ment sous-entendu parle contenu même de la phra
:
On ne dira donc pas Letempsesttrop précieux pc*
le PERDRE sanscesse en jeux frivoles, parce que
rI
n'indiquerait ln personne qui perd ou perdra du tem
Dans ce cas, il faut changer la construction et dire
temps est trop précieux pour QU'ON LE PERDE sans ce\
: :

en jeux frivoles.
295. Souvent l'infinitif précédé des verbes ail
devoir, venir, ne forme pas une propositioninfinitu
mais bien un certain temps futur ou passé du
ver
à 1infinitif, temps qui a plus de précision
que
temps réguliers de la conjugaison du même verbe.
Ex. : Jevais ÉCHIRE. Cest-à-dire,j'écrirai dans
i
moment. C'est une sorte de futur du verbe écrire q
indique l'époque avec plus de précision que j'écrirai.
296. On se sert encore de l'infinitif
comme dut
:
sorte de nom verbal avec ou sans article.
Exemples Le BOIRE, le MANGER.
patrie est un sort glorieux. — MOURIR pour,

FAITS 65. Hair est un tourment.


Aimer est un besoin de l'âme.
Dissimuler n'est point mon caractère.
Lirelrop et trop peu sont deux défauts.
Cette affaire peut réussir.
Votre oncle doit partir aujourd'hui.
Cet enfant sait déjà lire et écrire.
On ne lui laissa que les yeux
pour pleurer.
Il ne parle jamais sans mentir.
La bouillante jeunesse est facile à séduire.
Votre cousin esttrop vieux
pour voyager,
Cette femme est désespérée de vieillir.
Je contrains ma colère à ne pas éclater.
Nous étions très-contents de partir.

Piotéger hautement les vertus malheureuses,


Cest le moindre devoir des âmes généreuses.
fin vain à me bannir vous étiez
résolue.
Son armée se dispersa avant d'être
vaincue.

ouvriers fait venir de la ville sont très-laborieux


>Les que vous avez
(rès-habiles.
iLes troupes que le général voulait faire travailler aux fortifica-
ns se mutinèrent. s'en-
:Les oiseaux que j'ai entendus chanter, que j'ai vus ensuite
ter, sent venus se percher sur un arbre de votre jardin.
meilleur esprit besoin d'être formé par un travail persévé-
Le a
nt et par une culture assidue.

EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 65.

DEVOIRS ÉCRITS 65. Compose.: librement ou


cherchez dans les
Ires des phrases analogues aux faits 65.

* EMPLOI DES MODES PERSONNELS.

:297. L'INDICATIF est le mode affirmatif générale-

et
ment employé.
Le conditionnel Yimpératif ne
font que suppléer
indicatif dans les circonstances exceptionnelles que
ous avons indiquées.
298. Le SUBJONCTIF seul n'est point un mode affir-
latif.
Toute phrase renferme au moins uneaffirmation
n'écrit faire connaître
;
ir on ne parle, on que pour
l'affirmant, une pensée que l'on a con-
ux autres, en
ue dansson esprit.
Or l'affirmation est généralement exprimée par un
erbe au mode indicatif.
Si donc une phrase ne renferme qu'un seul verbe,
e

L
verbe doit
Exemples :
être généralement au mode indicatif.
Je CROIS en Dieu. — Tu RÉUSSIRAS.
S'EST TROMPÉ.
-
Si, au contraire, la phrase est complexe, si elle con-
tient deux ou plusieurs verbes à un mode personnel
peut se présenter deux cas :
1ER CAS. Ou la phrase renferme
autantd'affirir
tions qu'il y a de verbes à un mode personnel, et al(

:
chacun de ces verbes doit être à l'indicatif.
Ex. Je CROIS que Dieu EXISTE. Cette phrase contie
deux verbes je crois et existe, et elle renferme deux
firmations. En effet, on peut dire,
:
:
fois Dieu existe:— Je le crois. Il
phrase deux affirmations distinctes et
en affirmant de
y a donc dans ce
par conséque
deux verbes à l'indicatif.
Je SAIS que vous AIMEZ Dieu, que vous CHÉRISSEZ
V
parents, que vous ÊTES bon et complaisant pour v
jeunes amis, que vous SUIVEZ docilement les avis de
v,
maîtres et que, pour cesmotifs,
vous AVEZ MÉRITÉ l'e
lime etl'affection de tous.
Cette phrase contient six verbes à
un mode personn
et elle renferme six affirmations distinctes. En effet,
:
peut dire, en affirmant six fois Vous aimez Dieu,
vous chérissez vos parents, — vous êtes bon et complet
o
-
sant pour vos amis, — vous suivez les avis de ~j
ma/lres,
— vous avez, pour ces motifs, méritéVestirà
et l'affection de tous.
— Je le sais. Il ya donc dans ce
phrase, six affirmations distinctes et conséqu
par
six verbes à l'indicatif. J

l'indicalif.1
2e CAS. Ou la phrase contient plusieurs
verbes etm
renferme qu'une seule affirmation, et alors
un set
verbe, le verbe dela proposition principale, doit
êtreJ
Ex. : Je DÉSIRE que vous
SOYEZ heureux. j
Cette phrase contient deux verbes à des
modes pei
sonnels et elle ne renferme qu'une seule affirmatio

:
En effet, on ne pourrait
distinctes
pas dire, avec deuxaffirmatio
Vous êtes heureux.
-
Je le désire, car s
st positif que vous êtes heureux, il n'y
,
a pas lieu
"éS'irer. Il n'y a donc, dans cette phrase qu'une seule
ffirmation, et comme c'est toujours le verbe de la
de le

imposition principale qui exprime l'affirmation, il s'en-


uit que le verbe de la proposition subordonnée doit
rtre au mode non affirmatif, c'est-à-dire au subjonctif.
, ATTENDEZ qu'ilVIENNE, mis pour ATTENDEZ jusqu'à ce
'u il VIENNE.
Cette phrase contient deux verbes, mais elle ne ren-

:
»

i^rme qu'une seule affirmation. En effet, on ne pour-


ait pas dire, avec deux affirmations Ilvient, — atten-
iezjusqu'à ce que, ce qui serait un non-sens.
f
II n'y a donc ici qu'une affirmation exprimée par le
''orbe de la principale attendez (nous avons vu plus
hautque l'impératif remplace l'indicatif dans le cas du
ommandement) et par conséquent le verbe de la su-
bordonnée doit être au subjonctif.
: 299. Quelquefois ce qu'exprime la complétive subor-
donnée à la principale est tellement positif et évident
lu'il devient inutile de l'affirmer. Alors l'affirmation
l'a lieu que pour ce qu'exprime la principale. C'est ce
lui arrive lorsque la complétive commence par une des
ocutions Conjonctives quoique ou quoi que, bien que,
;ans que.
! :
Ex.
sable.
QUOIQUE je sois pauvre, je ne suis pas mépri-

Cette phrase, qui contient deux verbes, ne renferme


qu'une affirmation exprimée par je ne suis pas mépri-
mble. La proposition, quoique jesois pauvre, exprime
un fait tellement vrai, tellement évident pour ceux à
qui je parle, qu'il est tout à fait superflu de l'affirmer,
et par conséquent le verbe de cette proposition doit être
au subjonctif.
-
Sans qu'il AIT DÎT Un mot, J'AI COMPRIS sa pensée.
Dans cette phrase, il y a deux verbes et une seule
a
firrnation exprimée par j'ai compris sa pensée. f
proposition sans qu'il ait dit un mot exprime
un fa;
tellement certain et évident qu'il est inutile de l'affir
mer;cars'ileût ditquelquesmots,
f il n'y aurait rie
d'étonnant que eussecomprissapensée. Le verbe d
cette dernière proposition doit donc être au subjonctij
300. Dans les propositions circonstancielles qui
coir<
mencent par les locutions conjonctives quel ou queli
que,leverbeestausubjonctif en vertu d'une supposi'
lion implicitement contenue dans ces propositions.
Ex. : Quelles que SOIENT vos richesses,
pas vous enorgueillir.
vous ne DEVE :
Cette phrase contient deux verbes et
ne renferma
qu'une seule affirmation exprimée par
vous ne deve;
pas,.. La complétive quelles que soient vos richesse.
est mise pour quevosrichesses soientSUPPOSÉESquelle,
on voudra. Or, la supposition est le contraire del'af.

301. Parfois encore,



firmation soit positive, soit négative. Le fait auquel lé
supposition s'applique ne peut donc être affirmatif. Pai

subjonctif.
conséquent le verbe qui exprime ce fait doit être

l'idée d'une possibilité qui est implicitement


ai

au lieu d'une supposition, c'esl


contenue
dans une proposition complétive déterminative dont le
verbe ne peut, pour cette raison, exprimer qu'un fait
possible et non un fait certain qu'on puisse affirmer.
C'est ce qui arrive après
un superlatif relatif, et après
les expressions le seul, le premier, le dernier,
qui équi-
valent à un superlatif relatif, de même qu'après
rien,personne, aucun, nul, etc., suivis de qui peu,
ou que.
Ex. : Ce peintre est LE PLUS
HABILE quison ici.
Dans cette phrase, on n'affirme qu'un fait, c'est que
!e peintre est
le plus habile de la localité. La proposi-
ion quisoit ici n'exprime qu'un fait possible et non

:
tositifet susceptible de pouvoirêtre affirmé, c'est comme
i l'on disait

L'Evangile EST
qu'il soit possible de trouver ici.
présent que Dieu nous
LE PLUS BEAU
iiTFAIT. QueDieu nous ait fait équivaut à que Dieu
JT PUnous faire.
La vertu est LE SEUL bien Qu'on ne PUISSE nous
-avir.
Ici la possibilité est explicitement exprimée par le
'erbe puisse.
FAITS 66 avec l'exercice oral.
Nous TRAVAILLONS afin que notre maître SOIT sa-
isfait.
Proposition complexe contenant deux verbes et une
seule affirmation. En effet,on ne pourrait pas dire, avec
Jeux affirmations :
Notre maître est satisfait. — Nous travaillons afin
lue.
Il n'y a donc qu'une seule affirmation exprimée par
le verbe de la proposition principale nous travaillons.
Par conséquent le verbe soit de la subordonnée doit
être au subjonctif.
JeN'AIpas un ami quime DÉFENDE.
Proposition complexe contenant deux verbes et une
seule affirmation. En effet, on ne pourrait pas dire, avec
deux affirmations :
Un ami me défend.
— Je n'ai pas un ami. Ce qui
n'aurait pas de sens.
Il n'y a donc qu'une seule affirmation, exprimée par
le verbe principale n'ai pas. Par conséquent verbele
subordonné défende doit être au subjonctif.
TROUVERAI-JE un asile où je sois en sûreté?
Proposition complexe; deux verbes; une seule affi

:
mation. En effet, on ne pourrait pas dire, avec deu
affirmations Jeserai ensûretédans un asile.
trouverai-je? Ce qui offrirait un contre-sens. — i
Donc, une seule affirmation, exprimée par le verii
principal, trouverai-je.
Donc le verbe de la complétive soit doit être
au sul
jonctif.
J'ASPIRE à une placequime CONVIENNE.
Proposition complexe; deux verbes; une seule affii

affirmations:
mation. En effet, on ne pourrait pas dire, avec deu
Une place me convient.

cette place; puisque c'est une place quelconque
J'aspire
qu
l'on ne connaît pas.
Donc, une seule affirmation; un seul verbe àl'indi
catif, celui de la principale j'aspire. Par conséquent 1

verbe de la complétive convienne doit être


au sub
jouctif.
Je N'AI pas AMENÉ l'ami qui DOIT me défendre.
Proposition complexe; deux verbes; deux affirma
tions : Un ami doit me défendre. Je n'ai pas amen

cetami; parce qu'on connaît cet ami et sesintentions
Il y a donc deux affirmations,
et par conséquent le:
deux verbes doivent être à l'indicatif.
J'ASPIRE à une place qui
me CONVIENDRA.
fermant deux affirmations
— J aspire
:
Proposition complexe contenant deux verbes
Une placeme conviendra
à cette place; parce que c'est
et ren.

une place dé.


terminée, que l'on connaît.
Il y a donc deux affirmations,
et par conséquent le*
deux verbes doivent être à l'indicatif.
C'EST leplus habile despeintres qui
SONT ici.
iProposition complexe; deux verbes; deux affirma-
is. En effet, on peut dire, avec deux affirmations
; :
'ts peintres ou plusieurs peintres sont ici celui-ci est
Hplus habile.
Donc il y a deux affirmations, et par conséquent
n deux verbes doivent être à l'indicatif.
J'ORDONNE que cela se FASSE.
Proposition complexe; deux verbes; une seul affir-

;
ntidli. En effet, on ne pourrait pas dire, avec deux
formations : Cela se fait —Jel'ordonne; parce que
cela se fait, il n'y a pas lieu de l'ordonner.
Donc, une seule affirmation, un seul verbe à l'indica-
!, celui delà principale, par conséquent le verbe dela

implélive doit être au subjonctif.


Je CRAINS quevous neSUCCOMBIEZ.
Proposition complexe; deux verbes; une seule affir-

:
otion. Eneffet, on ne pourrait pas dire, avec deux
firmations tous succombez, ou vous succomberez ;-
jle crains. Parce que s'il est positif que vous suc-
tmbez ou que vous succomberez, il y a lieu d'en être
.ùigé, mais non de le craindre.
Donc, il j'Y a qu'une seule affirmation, qu'un seul
rbc à l'indicatif, celui de la principale; par consé-
ieut le verbe de la complétive doit être au subjonctif.
CROYEZ-VOUS que nous justice?
OBTENIONS
Proposition complexe; deux verbes; une seule affir-
ation. En effet, on ne pourrait pas dire, avec deux
firmations : Nous obtiendrons justice. Le croyez-

ms? Parce que s'il est positif que nous obtiendrons
istice, il n'est pas nécessaire de le demander.
Donc ici, iln'y a qu'une seule affirmation, qu'un
'ul verbe à l'indicatif, celui de la principale croyez-
vous, et par conséquent le verbe de la complétive iii
être au subjonctif.
Je ne CROIS pas que cela SOIT ainsi.
Proposition complexe; deux verbes; une seule ais*

:
mation. En effet, on ne pourrait pas dire, avec
affirmations Cela est ainsi; — Je ne le crois
qui serait contradictoire.
d't
pas}<

Donc il n'y a qu'une seule affirmation, qu'un vejs


à l'indicatif, celui de la principale je ne crois paq
par conséquent le verbe de la complétive doit i
être
subjonctif.
ronde.
Les anciens ne SAVAIENT pas que la terre est
Proposition complexe; deux verbes et deux affirn
tions. En effet, on peut dire, avec deux affirmation
La terre est ronde; — Les anciens ne le savaient pn
Par conséquent, les deux verbes doivent être àl'im-
catif.
OUBLIEZ-VOUS que je ?
suis votre maître
Dans cette phrase, le verbe principal oubliez-vous i
pris la forme interrogative que pour rappeler avec p]
de vivacité que vous ne devez pas oublier. Oubliez-vo
est donc mis pour vous N'OUBLIEREZ pas queje suis VOl
maître.
Proposition complexe; deux verbes et deux affirm

;
tions. En effet, on peut dire, avec deux affirmation:
Je suis votre maître — Ne Voubliez pas, pour vous
l'oublierez pas.
Il y a donc deux affirmations, et par conséquent 1

deux verbes doivent être à l'indicatif.


Je ne pas que votre ami SOIT arrivé.
SACHE
Proposition elliptique et complexe. Elliptique,.pari
que la principale est sous-entendue ; IL SE PEUT OU
ir
bis,
POSSIBLE que je ne sache pas; ce qui signifie : Je
sans en être sur, que votre ami n'est point ar-
t)é.

;
De plus,
j.s que votre
la proposition
ami SOIT
il
arrivé
EST
est complexe: je
possible que ne SACHE
elle contient
pis verbes et une seule affirmation. En effet, on ne
:
fiirrait d'abord pas dire, avec deux affirmations Je ne
lispas l'arrivéede votre ami; — Celaestpossible,
trce que s'il est positif que je ne sais pas. c'est plus
lune possibilité, c'est une certitude.
iDonc d'abord les deux premières propositions ne
inferment qu'une seule affirmation.

on plus dire, avec deux


;
affirmations :
Ensuite, pour les deux dernières, on ne pourrait pas
Votre ami est
,-rivé; — Je ne le saispas ce qui offrirait un contre-
iris.
Donc encore les deux dernières propositions ne ren-
draient pas deux affirmations. Si, comme nous venons
le supposer en dernier lieu, elles en renfermaient
e
ne, ce serait la je
principale ne le sais pas qui l'expri-

OLT arrivé^
:
lerait; mais nous avons vu plus haut le contraire.
Ainsi, dans la phrase Je ne SACHE pas que votre ami
l'affirmation est dans la partie sous-enten-
lue, et les deux verbes que contient la partie exprimée
ioivent être au subjonctif.
Qui VIVE?
Le cri du soldat sous les armes est encore une propo-
rtion elliptique et complexe. On sait qu'au temps de la
Ligue, les Français se battaient, dans Paris, les uns
contre les autres, en sorte que les partisans du Roi et
;eux de la Ligue ne pouvaient se reconnaître qu'au mot
d'ordre qu'ils échangeaient entre eux. Lors donc qu'une
troupe en rencontrait une autre, la première riait de
:
loin à la seconde Qui vive? c'est-à-dire pour qui cr: .i
vous vive? Est-ce pour le Roi, ou pour la Ligue? C
:
comme si elle eût dit Vous criez, c'est-à-dire vous fai i
Ainsi la proposition :
en criant le vœu que (pour afin que) qui vive?
Qui vive? mise pour v<
CRIEZ afin que qui. VIVE? contient deux verbes et UI
;
seule affirmation qui devrait être exprimée par le vei
principal vous criez, qui est sous-entendu.
Donc le verbe de la complétive qui VIVE doit être
subjonctif.
DEVOIRS ÉCRITS 66. Composez et analysez des phrases analogt
aux faits 66.

DES TEMPS.

302. On nomme TEMPS les différentes formes qi


prend le verbe pour exprimer chacune des époques (
la durée dans laquelle le fait du verbe a lieu.

,
Il ya trois époques différentes dans la durée
1°L'époque passée qui comprend tout le terni
:
écoulé depuis l'origine des choses jusqu'au momei
actuel.
2° L'époqueprésente, qui, à la rigueur, n'est qu'u
moment dans la durée entre ce qui a été et <& qui sera

sion;
mais à laquelle on donne ordinairement plus d'exten
car elle est souvent représentée par les mots à cett
heure, dans ce jour, cette année,dans notre siècle, etc
3° L'époque future, qui comprend tout lo temps
qu
doit suivre le moment présent.

:
Il suit de là qu'il y a trois temps généraux dans le:
verbes le PRÉSENT, le PASSÉ et le FUTUR.
Il suit encore de là que le présent est unique
ou qu'i,
n'y a qu'un présent dans chaque mode, et que le
passt
et le futur admettent plusieurs nuances, c'est-à-dire
'il peut y avoir dans chaque mode plusieurs temps
ssés ou plusieurs temps futurs.
L'INDICATIF à huit temps :
303. 1° Un présent, qui indique que l'état ou l'action
ieu dans ce moment, à cette heure, dans ce jour, cette

Exemples
;ice.
:
née, dans notre siècle, etc.
Nous savons que vous HABITEZ la pro-

Les savants ont démontré que la terre TOURNE autour


soleil.
304. 2° imparfait, c'est-à-dire un temps quiex-
Un
ime un passé par rapport au moment présent, et un
ésent relativement à un autre temps passé.
Ex. :'Je LISAIS quand vous entrâtes.
:
3° Quatre passés, savoir :
305. Le passédéfini, qui s'emploie quand l'action ou
:tat a eu lieu dans un temps entièrement écoulé et
terminé, comme hier, la semaine passée, le mois ou
m dernier,
Exemples :le siècle avant le nôtre, etc.
Nous FÎMES hier une longue promenade.
Je REÇUS la semaine dernière une lettre de votre
ère.
306. Quelquefois c'est le présent qu'on emploie au
BU du passé défini, lorsqu'on veut faire passer rapide-
ment dans l'esprit et mettre, pour ainsi dire, sous les
ÎUX de l'auditeur ou du lecteur une suite d'actions
assées.
Ex. : On CHERCHE Vatel, on COURT à sa chambre,
n HEURTE, on ENFONCE sa porte, on le TROUVE noyé
ans son sang.
307. Le passé indéfini, qui indique que l'état ou
action a eu lieu dans un temps passé non déterminé.
Ex. : J'AI LU cet ouvrage.
308. Le passé antérieur, qui marque une acIl
passée immédiatement antérieure à une autre acu
passée.
Ex. : J'EUS quand vous entrâtes.
FINI
309. Le plus-que-parfait, qui marque une aci-j
passée plus ou moins antérieurement à une autre M

tion passée.
Ex. : J'AVAIS FINI quandvousentrâtes(ce quin
dique pas que ce fut immédiatement).
4° Deux futurs :
310. Le futur simple ou absolu, qui indique <

l'état ou l'action aura lieu dans un temps à venir qu


conque.
Ex. : Nous EXAMINERONS votre demande..
311. Le futur antérieur, qui indique que l'act
aura déjà eu lieu quand une autre action à venir
fera.
Ex. : J'AURAI TERMINÉ cette affaire quand vous se i
de retour.
312. On se sert quelquefois du présent au lieu i
futur, pour exprimer une chose qui se fera très-pi-

Exemples
demain.
:
chainement, ou après un si conditionnel.
Mes amis, je vous annonce que je PA;

Vous serez reçu dans nos cercles, si vous vous co


DUISEZ bien.
3i3. L'IMPÉRATIF n'a qu'un temps qui est essentiel
ment futur; car on ne peut commander une action q
est ou qui a été faite, mais bien celle qui est à faire.
Voilà pourquoi on remplace parfois Vimpératif p
le futur simple de l'indicatif.
Ex. : Pèreetmère HONORERAS, pour HONORE tonpè
et ta mère.
loge, vêt, nourrit et abreuve
h,TS 67. Le cocotier ombrage,
Lalumière
dedécomposée
Bralima.
enfanls
peint les el
forme ces couleurs
nuages
le
Hautesquiprécèdent levefdusoleil.
Le
silencede
,'Inne répanduela nuit,
„4 brillantes surta
le calme
surface
de la mer,
des ondes,
étoiles, servaient à
la

rendre
lumière
le
sombre
tremblanle
azur
c.spectacte
du
encore
de
plus
c
de
BU.ienait
111 capitaine peut bien être
maxime qu'un habile
pour surpris,
lui est pas permis d'être
incu, mais qu'il ne que les habitants
Islande,
En 1350, la mortalité fut
si grande en
de former corps de nation.
de cette république cessèrent un
ars
,0n crie, pleure; M. d'Hamilton fait cesser ce bruit e ôlef le
on voulait pas le
iititd'Elbeufqui s'était jeté sur ce corps, qui ne
litternature le
se pâmait de crier.
et quiest
premier livre que Dieu a montre aux hommes
La
leur apprendre ce qu'il est.
)tir des mauvais pro-
Quand j'eus reconnu mon erreur, je fus honteux
-des que j'avais eus pour lui. nuit,
Epuisé par les travaux de la journée, je n avais, durant la
délasser membres faligués.
mes
,e quelques heures pour et le
Je vous ai dit souvent que la santé
fait la félicité du corps,
noir celle de l'esprit. reflexion
légèreté empêche la
La vanité fait parler beaucoup, et
la
ui ferait souvent garder le silence. lé-
comme si vous aviez mille
Parles, écrivez, agissez, pensez
Un
10ins.
jourviendra qu'un quart d'heure nous p~~
paraîtra ptusesti-
plus esti-

nable que toutes les fortunes de l'univers. résolution


chrétien, eut appris ma
Lorsque ma mère, dit l'apôtre
solitude, elle me prit par la main, me con-
le me retirer dans la asseoir auprèsd elleelle se
l/lisit dans sa chambre, et, m'ayant fait
dit des choses encore plus tristes que
nit à pleurer, et ensuite me
;es larmes.
Gagnons l'estime des gens de bien quant ; à l'opinion de la mul-
lilude, ménageons-la sans la flatter.
réuni cendres à celles de ton
Quand tu m'auras ensevelie et

;
mes
telle mer que tu
père, entreprends alors de longs voyages, passe je
empêchera mais, pendant que res-
voudras, personne ne t'en toi
moi, n'attire pas sur
pire encore, ne t'ennuie pas de vivre avec
l'indignation de Dieu en m'accablant de si grands
main sans avoio
offensé par moi.
Cette source se tarira bientôt si tu
en détournes le cours.
EXERCICE ORAL. Analyse des verbes contenus dans les faits, (
DEVOIRS ÉCRITS 67. Employez les huit
temps de l'indicat
impératifdans des phrases analogues
aux faits 67.

SUITE DE L'EMPLOI DES TEMPS.

Le CONDITIONNEL a deux temps


314. 1° Un temps simple qu'on
:
nomme ordinai
ment le PRÉSENT duconditionnel, parce qu'il s'applioi 1

souvent à un état ou à une action présente.


Ex. :Je LIRAIS en ce moment, si j'avais des livres,
Mais il s'emploie souvent aussi y

pour désigner un c

Ex. :
ou une action future.
J'IRAIS demain
vos bons chiens.
à la chasse, si vous me prêt :
:
315. 2° Un temps composé, lePASSÉduconditionn
qui a deux formes j'aurais été,j'aurais aiméetj'eu>
été,j'eusseaimé.
Ces deux formes expriment
un passé relatif ilu f,
d'une condition antérieurement supposée.
316. Tout verbe en rapport
avec une condition c
vrait logiquement se mettre
au conditionnel. C'est
qui a lieu en allemand, par exemple; Allemand di
Je le ferais, si je le POURRAIS. un
— J'aurais écrit, si J'A
RAIS eu des plumes. Parce qu'il ignore
que, par t
usage propre à notre langue, le PRÉSENT du condition
netcorrespond à l'imparfait, soit de l'indicatif,
soit c
subjonctif et que lepasssédu conditionnel
telle
plus-que-parfait, correspor
au soit de l'indicatif,soit du subjoneti
De sorte que l'imparfait peut remplacer le prései
du conditionnel, et
que le plus-que-parfait peut ren
C'est qui lieu dans
hcer le passédu même mode. ce a
la
exprime la condition indiquée par
complétive qui
injonction
!I Un si.
Français
:
dit donc Si tu FAISAIS
le
phrase,
(pour
[rais) tu serais puni. Dans cettedu conditionnel au-
si tu
l'imparfait
le

l'indicatif remplace le présent


jel il correspond. vos de-
bien
Si vous ÉTIEZ sage et que vous FISSIEZ l'im-
Dans cette phrase,
)irs, vous seriez récompensé. subjonc-
si l'imparfait du
arfait de l'indicatif après et conditionnel.
itaprès que remplacent le je présent du
RENCONTRÉ,
Si vous ÉTIEZ VENU et que vous EUSSE
»
aurais présenté prince. Dans cette phrase,
vous au
«
>
plus-que-parfait de l'indicatif après si et le plus-que-
parfaitdu subjonctifaprèsqueremplacent lepassé du
onditionnel.
I Le SUBJONCTIF a quatre temps :
.OIT
317. 1° Un présent,
)résent
ainsi.
dans ces
que
phrases
la
:
qui

maladie
peut
Il
SOIT
est
être

grave.
aussi
possible
futur.
que
--
la
Il est
chose
11 estfutur
désire
lans : Il faut queje PARTE pour
Bordeaux. Je
lue voire affaire RÉUSSISSE.

318. 2° Un imparfait qui, comme celui de l


indica-
à la fois un temps passé par rapport au
tif, marque
présent, et présent ou un futur par rap-
moment un
port à un fait passé.
faire
Ex. :
Hier, je doutais que vous PUSSIEZ ce
travail
Daitscettephrase,leverbepussteziriarque
présent (aujourd
à hui),
la fois

passé par rapport au moment


un exprimé je dou-
et un présent par rapport au
passé par
tais hier.
passé parfait qui s'emploie pour
319. 3° Un ou
marquer une époque passée par rapport à un prêt*
indiqué par le verbe de la proposition principale.
Ex. : Je crains que
fautes dans votre devoir.
vous N'AYEZ FAIT beaucoup f
Dans cette phrase, le verbe
ayez fait marque
passépar rapport au moment présent indiqué 1

verbe de la principale je crains. pan


320. 4o Un plus-que-parfaitqui
inardue un pas
à
antérieur unautrepassé indiqué
par le verbe de
proposition principale.
Ex. En apprenant, l'an dernier, hrésultat dei
examens,
:
je
DOUTAI que vous EUSSIEZ faitde sériew.
études.
Le verbe eussiez fait, indique
un passé antérieur
celui que marque le passé défini je i
doutai.
321. Cependant, quand le
verbe de la princina
est au passé Úldéfini, qui indique
librement écoulé et pouvant un temps non e
par conséquent se rai
procher leplus qu'il est possible du
le verbe de la complétive moment présen
se met plus souvent au parfa
du subjonctif quauplus-que-parfait.
Ex. :
Il A FALLU qu'il se SOIT DONNÉ bien des peint
pour obtenir ce résultat.
Le temps indéterminé
que marque afallu se m
proche de celui que marquerait il faut
il
relanon du temps est donc à encore. L
il
justifie
qu
peu
se soitdonne se rapportait à
près la même que s
présent; un ce qu
1emploi du parfait.
FAITS 68. NousgoflterionsbiendesjouisslInces
faire un bon usage du temps. si nous salion
Unenfanl supportera des Rangements
1111 homme.
que ne supporterai, pa.
Silion"!l'aviullspastanLdedéfauts,[jousneprendrions
de plaisir à en pas taril
remarqtjer ('hez les autres.
Si je vous aimais moins, je
serais plus lranquille.
dessert qui aurait été diutie, de 6Surer sur la
Ou nous servit un

omme:
Unhommemou
ilne et amusé
saurait cultiver ni
ne peut jamais
acquérir
courageusement à
les
être qu'un
connaissances
corriger.
pauvre
néces-

toutauer se
tires, ni s'anDli? m'aurait paru. douce, loin
Cellevie, affreuse qu'elle est, matriste
ne
esprilm'eûtaccablé,
aven-
« hommesinSr»ts ettrompeurs, si la
repassé dans
douleur
je n'eusse sans cesse mon
si
Jevoudrais les
Jre. de qui meurent ponr la patriefils-
ent conservés dans
que noms ceux
dans des registres qui
leslemples et écrits
de la gloire et de la noblesse.
Une comme la source
uîsenl
croire l'oisivelé puisse rendre
de que
erreur bien grossière est
plus heureux.
as hommes
Enquelque pays qu'on soit, on est très-libre pourvu quon crai-
Dieu et qu'on ne craigne que lui.
rnePoinl les maximes
d'ami intime qui ne craigne Dieu, et que pures
autrement il vous perdra, quel-
le religion ne gouvernent en tout;
ait.
mp bonté de cœur qu'il
Je souhaiterais que les philosophes s'appliquassent à Mmonlrer
de 1Europe.
Nous
la paix
combienaurions serait avantageuse
désiré que la
aux
tempête
peuples
ne jamais etquune
nécessité involontaire et fatale nous flt passer des années ou nous
trouvions si captifs et si heureux.
nous fusses arrivé à temps.
Ma mère aurait souhaité que tu
accepter votre aumône.
Il a fallu qu'il soit bien pauvre pour
Analyse logique des faits 68.
EXERCICE ORAL.
les temps du conditionnel et du
DEVOIRS ÉCRITS 68. Employez
des phrases analogues aux faits 68.
subjonctif dans
Cherchez des faits semblables dans les livres.

DES TEMPS DU SUBJONCTIF.


CONCORDANCE

relations de temps qui peuvent exister entre


322. Les la
complétive et le verbe de
le verbe de la proposition
correspond, constituent ce qu'on
principale qui lui
concordance des temps, laquelle donne lieu
nomme la
aux
S23. quatre, règles
ire RÈGLE.
suivantes
Pour que le
:
verbe de la proposi-
:
tion complétive soit au PRÉSENT du -SUBJONCTIF, IL f;i
deux conditions 1° que le verbe de la principale
au présent ou au futur; 2° que le verbe de la comp.
SI

tive indique aussi un présent ou


un futur, par n.

défaut.1
port au temps que marque le verbe de la propositi
principale. 1

Ex. : Je CRAINS ou je CRAINDRAI


que vous ne TO
BIEZ dans ce
1° Le verbe principal je crains
ou je craindrai (
au présent ou au futur: 20 le verbe dela compléti
tombiez marque un présent ou
un ftltur, par rappo
à je crains ou je craindrai. En effet,
au moment où
dis je cfains ou je craindrai, la personne à qui je
n'est pas encore tombée; ce qui justifie l'emploi d par
présent du subjonctif.
324. 2e RÈGLE. Pour que le verbe de la complété
soit au PARFAIT du SUBJONCTIF, il faut
ces deux coud
tions : 1° que le verbe de la principale soit préset
au
ou au futur, ou parfois même au passé indéfini; 2° qu
le verbe de la complétive indique
un passé par rappoi
au temps marqué par le verbe de la principale.
Ex. : Je CRAINS, je CRAINDRAI OU J'AI
CRAINT que vou
ne SOYEZ déjà TOMBÉ dans ce défaut,
10 Le verbe principal je crains,
jecraindrai ou j'a
cramt est au présent, ou au futur, où passé défini
au
20 le verbe de la complétive
soyez tombémarque un passi
par rapport à je crains, je craindrai ou j'ai craint. Er
effet, au moment où je dis je crains,
etc., la personne
;
qui je parle devait, si ma crainte était fondée,
tombée ce quijustifie l'emploi duparfait du subjonctif
325. 3e RÈGLE. Pour
que le verbe de la complétive
1

être ùéji

soit à L'IMPARFAIT du subjonctif, il faut deux


:
tions 1° que le verbe de la principale soit
condi-
à un temps
passé quelconque; 2° que lo verbe de la complétive
présent futur, par rapport au temps
arque un ou un
idiqué par le verbe de la principale.
Ex. : Je doutais
y- J'ai douté
Jedoutai que vous ACCEPTASSIEZ cet
J'eus douté emploi.
J'avais douté
J'aurais douté
principal est à un temps passé quelcon-
Io Le verbe
acceptassiez,
ue;2° le verbe de la complétive
passé indique
marque
par le
temps présent par rapport au
n
dans le moment où je doutais,
erbe principal. En effet,
j'eus douté, etc., vous n'aviez pas encore
'ai douté,
ccepté cet emploi; ce qui justifie 1 emploi de lim-
tarfait, qui présent relatif à un passé.
marque un qu'a-
326 NOTE SUR LA 3c RÈGLE. Nous avons vu
l'imparfait, un usage de
)rès un si conditionnel, du
par
conditionnel, de
langue, remplace le présent
10lre
nême que le plus-que-par (ait remplace le passé du con-
dans la concordance des
Iitionnel. Cela prouve que,
le présent du conditionnel équivaut à 1 impartait.
temps,
Or l'imparfait est un temps passé.
verbe de la principale est au pré-
Lors donc que le

phrase..
sent duconditionnel, c'est comme
quelconque de la
JeDOUTERAIS que nous
s'il

ACCEPTASSIEZ
était

cet
à un

emplo,
passe

est
conforme à la 3e RÈGLE.
les fois que la phrase
327 Cela a encore lieu toutes intention
renferme une expression ou seulement une

serait au
Ex. Je
présent..
conditionnelle, quand même le

qu'il
verbe de

REMPLIT
la principale

son devoxi, SION NE

L'Y FORÇAIT.
tionnelle.
-
DOUTE
Si on ne l'y forçait, expression condi-
328. 4e RÈGLE.Pour que le verbe de la complet

conditions:
soit au PLUS-QUE-PARFAIT du subionctif, il faut
ces de
1° que le verbe de la principale soit à
temps passé quelconque ou à un temps du
coin
tionnel; 2° que le verbe de la complétive
marque
passé par rapport au 'temps indiqué
par le verbe de
pricipale.
Ex. : Je doutais
J'ai douté
Je doutai
J'eus douté que vous EUSSIEZ d'abo
J'avais douté ACCEPTÉ cet emploi.
Je douterais
J'aurais douté
1° Le verbe principal est à
un temps passé quelcoi
que ou à un temps du conditionnel; 2° le verbe de
complétive, vouseussiezaccepté,
marque un passép;
rapport à l'époque indiquée par le verbe principal. E
effet, au moment où je doutais, j'ai douté, j'ava

;
douté, etc., vous aviez dû déjà
telle eût été votre intention
accepter cet emploi,
ce qui justifie l'emploi d
plus-que-parfait, temps qui indique
un passé relative
ment à un autre passé moins éloigné.
329. Lorsque la phrase contient
une expression o
seulement une intention conditionnelle, le
verbe de J
complétive se met au plus-que-parfait du subjonch
pour tenir lieu du passé du conditionnel.
il
Ex. : Je doute qu EUT
REMPLI son devoir (pourqu'i
aurait rempli), siON NE L'Y AVAIT FORCÉ.
avait forcé, expression conditionnelle.
-Si onne Z';

Je ne crois pas qu'il


EUT réussi (pour qu'il aurai
réussi), SANS VOTRE SECOURS.
Les mots sans votre
secours indiquent une intentior
conditionnelle.
soit le verbe de
11330. Enfin, à quelque temps que
complétive met au pré-
principale, le verbe de la se
subjonctif, quand qu'il exprime est vrai
rtt du ce
est vrai au moment ou
tas tous les temps, ou encore
parle, ou le sera certainement.
m
croire Dieu ne SOIT pas juste?
EX. : Avez-vous pu que
l'est en tout temps.) ami. (Il
Cet homme m'a trahi
quoiqu'il SOIT mon
moment où je parle.)
'st encore au (Il mourra cer-
L'empereur a commandé qu'il MEURE.
incment. )
quelqu'un qui puisse commander avec
FAITS 69. Connaisse:-vou'!J
lie modération ?
voudront bien que je l'emmène à la campagne.
Tes parents
seul animal qui sltche qu'il doit mourir.
L'homme est le
soit cette question, elle demeure presque
Tout intéressante que
Je
soluble.
l'aulre ouvrage que je n'aie terminé
ne
commencerai pas
Itii1. accident.
n'ayez. pas prévu cet
Je m'étonne que vous
craint que vous ne soyez pas arrivé à temps.
Nous avons
ayons méritée, il est presque toujours en
Quelque honte que nous
pouvoir de rétablir notre réputation.
:,¡olre
laisserons point aller que vous ne nous ayez ap-
Nous ne vous
11risle choix que nous devons faire.
vérité perçât le nuage, et qu'elle ne vÍnt
Je craignais que la ne
'usou'à moi malgré les flatteurs.
confiât commandement de l'armée
le
Amilcar méritait qu'on lui
qui devait agir en
aucun Afrique.
craigne de le perdre, et qui ne
n'y de ses sujets qui ne
a

qP
Il roi.
celle d'un si bon
Msardât sa propre vie pour conserver
qu'on réglât ainsi tous les procès.
Plât à Dieu bonne heufe,
; Il serait à souhaiter que
chacune son épitaphe de
la
1qu'jllafU plus flatteuse qu'il soit possible, et
toute sa vie à la mériter. protection.
affaire etM réussi sans votre
: Je ne pense pas que cette
Socrate eût loué la sobriété.
Sparte était sobre avant que
Les dieux onf,voulu que je profile du travail de
ceux qui n
précédé, et que ceux qui
me suivront profitent des miens.
Je ne nierai pas qu'il ne fût
un homme de très-grand mérit
Crois-tu que je ne susse
pas à fond les sentiments de mon p
C'était là une des plus belles fêtesque l'on puisse
voir.
C'était la plus belle décoration qu'on pût imaginer.
EXERCICE ORAL. Analyse des verbes contenus dans les faits 69
DEVOIRS ÉCRITS
69. Appliquez les règles sur la concordance
temps du subjonctif dans des phrases analogues
aux faits69.

DES PARTICIPES.
DU PARTICIPE PRÉSENT ET
DES ADJECTIFS VERBAUX..
331. Le PARTICIPE
;
PRÉSENT
avoir un complément direct il exprime
est invariable et ne
une action.
un état momentané, et peut toujours être remplacé
p
un pronom et un temps du verbeauquel il appartier
Ex. : Les animaux
VIVANT d'une manière plus
forme à la nature, doiventêtre sujets moins co;
Le mot vivant de cette phrase
de à
mau
est un participe pr.
sent, parce qu'il peut se traduire le pronoms
par
et un temps du verbe auquel il appartient;
dire: Les animaux on pei
à
forme la nature doivent eire
332. Ladjectifverbal
d'une manièreplus cor
QUI VIVENT
sujets à moins de mam
est aussi terminé parant, ma
il est variable
comme un autre adjectif, parce qu'il
prime un état ou uneaction continue, ex
une manière
tredunom auquel ilse rapporte. L'adjectifverbal d'e
de complément n'
pas direct, et peut être précédé du verb
être.
Ex. : Les armées, éclatantes d'or de et
pourpre,
J
brillaient plus par le fer
et par la force.
Le mot éclatantes
est ici un adjectif verbal parce qu'i
1
d'être des armées, et qu'il peut
;.,rime une manière
ie
précédé du verbe être; on peut dire
d'or
:de
Les armées, qui ÉTAIENT ÉCLATANTES et pour-
brillaient plus par le fer et par la force.
e, ne
doivent être les derniers qni
l''AITS 70. Les peuples errants
.esécrit,
•rît t-rands
haches, tombent en
pins gémissant sons les coups des
niant du haut des montagnes.
pitié misères qui accablent les hommes vivant dans ce
lis ont des
Inde.
Télémaque cendres
lui-même arrose de liqueurs parfumées ces

i»ore fumantes. révoltantspour


Les Grecs ont hasardé des spectacles non moins
ns. qui, ayant été trop
La mer mugissant
ressemblait à une personne
irritée, n'a plus qu'un reste de trouble.
hgtemps brûlants du
côte à l'abri des vents
Les montagnes mettaient notre
di.

On croirait voir la superbe Pallas


l'aiguille marchant au combat.
Quittant et
terribles marteaux frappant l'en-
On entendit les coups des
Ces
uriie. langue approchante de
nations parlaient probablement une
,,
~~ancien apereut
slavon.
Calypso
mât et des cordages flottants
un gouvernail, un
Les
ir la Manres
côte. parcouraient, pil-
descendant de leurs montagnes,
aient celte
l'Afriqiie.
Vois-lu
des ennemis?
vaste plaine fumant encore du sang

Les ronces dégouttantes


cheveux les dépouilles sanglantes,
Portent de ses
étincelant, son aigrette ondoyante,
Son casque
longs éclairs leur lumiere effrayante.
Dardent en

Ses compagnes tremblantes


Rappelaient ses esprits sur ses lèvres mourantes.
Cette réflexion embarrassant
notre homme,
On ne dort point, dit-il, quand
on a tant d'esprit.

mortels.
Tufoules une terre fitmant toujoursdu

Point d'importuns laquaisÉpiant


san, des malhat,
nos discours, critiquant1
avide,s'a,
bas nos maintiens, comptant nos
à
dîner,
morceaux d'un cet.
sant nous faire attendre à boire, et
murmurant d'un trop
Transi, frisonnant, immobile, environné
de mille morts,
ri

e.
la plus longne nuit dans il
fi-émis.
une pénible agonie, désirant,tienl enchltJ
de revoir la lumière, se reprochant la
crainte quifaiblesse.
le
et faisant dinutiles efforts pour surmonter celte
J'ai vu les vents, grondant
sur ces moissons superbes,
Déraciner les hlés,
se disputer les gerbes.
EXERCICE ORAL. Indiquer, après avoir lu chaque fait,
terminés en alllSOllt parlicipes si les ni
011 adjectifsverbaux, motiver
opinion.

des phrases analojues auxfaits


el cherchez-eii dans les livres.

DU PARTICIPE PASSÉ.

3:13. tre Le PARTICIPE PASSÉ, employé


RÈGLE.
auxiliaire, s'accorde comme l'adjectifavec ou
sa
le nom
Ex.:
pronom auquel
Une mere
Des enfants
il se rapporte.
AIMÉE de ses
CHÉRIS de leurs
enfants.
parents
334. EXCEPTION. Les l'inicipes
attendu, suppos
excepté, vu,compris, passé,
sont etc., sont invariableslot:
qu'ils pincés avant les
noms,
alorsconsidérés comme remplaçant ces participes so,
une locution prépositive.
utiepréposition o
t'nconduile.
C'est-à-dire :
Ex. : Vu son inconduÙe,
nous l'avons renvoyé.
nous l'avons t-envoyé A CAUSE
~-s DE „
E SOi
accompagné de l'auxiliaire
335. Le participe passé
s'accorde le sujet du verbe.
re avec
matin.
Ex. : Mes tantes SONT SORTIES ce
Le participe passé des verbes pro-
336. EXCEPTiON.
minaux, quoique conjugué avec être, suitles mêmes
le participe passé conjugue avec avoir.
iglcs que
RÈGLE. Le participe passé conjugué avec
337. 3e
4w, s'accorde complément direct sil en est
avec son
invariable si le complément direct est

mÛres.
écéde, et reste
acé après,
:ou si le verbe
Ex. Lespommes QUE vous avez
n'en a pas.
MANGEES,netaient ,..
n des POMMES qui n'étaient pas
<
Vous avez MANGÉ
HlIV€S *
Nous avons LU pendant le dîner.
Le participe passé d'un verbe

nvariable.
338. 1re EXCEPTION.
mpersonnel employé impersonnellement
ou
est toujours

cela.
ont incommodé
, Ex. : Les chaleurs QU'IL A
teaucoupdemonde.
IL S'EST rassemblé une
foule de gens
FAIT iCi

armés.
Le participe passé qui a pour
339 2e EXCEPTION.
invariable. On
complément direct le pronom en demeure
de celte chose, de ces choses, de
peut expliquer en par
:
Ex:. J'avaisdesfruitset j EN aiMANGEr. ,-

d'ulcères et de taches livides, les yeux en-

le
FAITS 71.
flammés. la
Couverts
poitrine
fétide
oppressée, les enlrailles s,
déchirée exhalant
les
de leur bouche soudlee d'un sang impur, on
odeur
setraîner et
respirer plus libfemeul, ne
voyait
pouvant dans les rues pour consumés, se pré-
éteindre la soif brûlante dout ils étaient
cipiter
dans des puits ou dans des rivières couvertes de glaçons.
tout le monde vous désapprouve.
Excepté vos sœurs, demandez.
Vous trouverez ci-joint copie de ce que vous
Les eaux tombent des hautes montagnes où placés leur i
sont
servoirs.
J'appris par des espions que les Gaulois,
se croyant maître
tout, étaient ensevelisdans le vin et la bonne chère. 4

Bénis soient les rois qui sont les pères de leurs


Mon père et ma sœur, attendus depuis deux
peuples !
mois, sont enfin
rivés. .
Les meilleures harangues sont celles
que le cœur a dictées.
Regardez ces peuplesbarbares qui firent tomber l'empirerom;
Dieu les a multipliés et tenus
en réserve sous un ciel glacé 1
punir Rome païenne et enivrée du
sang des martyrs.
Pierre le Grand a Jorcé la nature
en tout, et les arts qu"
transplantés ont rendu témoignage à génie et éternise
i

gloire. son
Nous sommes enfin venus à
ce grand empire qui a englouti t
les empires de 1univers, d'où
et sont sortis les plus grands roJvaun
du monde.
Madame de Sévigné s'est rendue célèbre
par le naturel et la gr
inimitable de son style épistolaire.
Ma patrie et ma famille
se sent présentées à mon esprit, et
tendresse s'est réveillée.
Ne faites rien qui ne soit digne des maximes
de vertu que j'ai tac
de vous inspirer.
Ln justice etla modérationdenosennemisnousontplusnuiq1
leur valeur.
Quelques-uns de nos auteurs modernes
se sont imaginé qu'
surpassaient les anciens.
Saturne eut trois fils qui
se sont partagé le domaine de l'univer
Il s'est glissé une faute dans cette nouvelle édition.
Les mauvaislempsqu'il y a eu m'ont empêché de sortir.
La crainte de faire des ingrats,
ou le déplaisir d'en avoir fait,
l'a pas empêché de faire du bien. r

!
Hélas j'étais
J'en aifait
aveugle en mes vœux aujourd'hui ;
contre toi, quand j'en nifait pour lui.
EXERCICE ORAL. Inrliquer,aprèsavoir lu chaque fait,
e
lle participe passé est variable pourque
ou invariable.
DliVOIRS ÉCR]TE
71. Composez des phrases analogues
et cherchez-en dans les livres. aux faits 71
L'ACCORD PARTICIPE CONJUGUÉ AVEC
EMARQUES SUR DU
AVOIR.

Participe passé des verbes intransitifs.


340. Le participe passé des verbes intransitifs, con-
ngués toujours invariable, puisqu'il n'a
avec avoir, est
as de
Exemples
ment.
:
complément direct.
Vos antécédents ont NUI à votre avance-

Ces dames ont beaucoup PARLÉ de votre frère,

L', complément direct.


341. Le participe passé est invariable quand il a
direct l' représentant une proposition
,our complément
un infinitif.

:
lU
Ex. : Dès lundi, la chose fut déclarée comme je vous
;ai écrit. C'est-à-dire comme je vous ai écrit QUE LA

SERAIT DÉCLARÉE.
;HOSE
bien travaillé? Je L'ai voulu
Mon enfant, as-tu —
c'est-à-dire travailler).
Participe placé entre deux que.
342. Le participe passé placé entre deux que est
invariable, qu'il pour complément
toujours parce a
direct la proposition qui le suit. 1

Ex. : La maison QUE vous n'avez pas VOULU QUE


j'achète est vendue.
Vous n'avez pas voulu quoi? QUE J'ACHÈTE, etc.
Participe suivi d'un infinitif.
passé précédé de l'auxiliaire avoir
343. Le participe
infinitif s'accorde qu'avec son complé-
et suivi d'un ne
ment direct exprimé avant. Ce complément direct fai
alors l'action indiquée
par Yinfinitif.*»
Ex. : La dame QUE j'ai
ENTENDUE chanter estjolie.
Le complément direct du participe
entendue est le
pronom que représentant la dame qui faitl'action
indiquée par l'infinitifchanter. a
1
Du participe passé précédé de le de. if
peu
344,.Lorsque lepeu de signifie unepetite quantité
qui a suffi, le participe
a pour complément directle

Ex. :
nom qui suit cette expression.
LE PEU D'affection
lui rendu
a le courage.
que vous lui avez TÉMOIGNÉE
1
345. Mais si le peu signifie le
complément direct, et le participe manque, le peu est le
reste invariable.
Ex. : LE PEU d'instruction qu'il
a REÇU lefait tom-
ber dans mille

invariables.«
erreurs,
346. Les participes COUTÉ, 4
VALU, employés dans le
sens propre, sont
Ex. : Je ne regrette
pas les trente mille francs que ce
voyagem'aCOUTÉ.
Je ne retrouverai
pas les cent mille francs que
celte j 1

maison a VALU.,
'1
347. Mais COUTE et
VALU sontvariables au sens figuré.
bouter signifie alors j
causer, occasionner, et valoir a le
Ex.:
sens de procurer, rapporter.
Vous connaisseztouteslespeines
m'a COUTEES et les honneurs qu'elle m'a que cette affaire
ensuite.
j

j
VALUS
Du participe fait suivi d'unWlinfinitif.

348. Le participe fait suivi d'un


infinitif est inva-
riable qui
l'infinif le
parce qu'il a toujours pour complément direct
suit.
2 Ex. : Louis XI fit taire ceux qu'il avait FAIT si bien
I^RLER.

72. Aujourd'hui une jeune fille a comparu devant les tri-


Ir

bunaux ;
FAITS
la malheureuse est
rJréméditation, avec effraction.
accusée d'avoir commis un vol avec

4 A cette époque, les raffinements d'esprit avaient déjà prévalu.

A peine Hippias fut-il tombésous lui, que lefils d'Ulysse


(j comprit
h faute qu'il avaitfaite, d'attaquer ainsi le frère d'un des rois alliés
[u'il était venu secourir.
: Ne peut-on pas dire que ces grands génies se sont survécu par les
oeaux ouvrages qu'ils ont laissés ?

L'histoire tuit, soudain les temps ont reculé;


L'ombre a fui, les tombeaux, les débris ont parlé.

La lettre que j'ai présumé que vous recevriez est enfin arrivee.
La pauvre femme était tèllement effrayée que nous avons cru
qu'elleallait s'évanouir. 1
Nous sommes arrivés plus promptement que je ne l'avais espéré.
Je me flatte de deux choses que l'on a crues longtemps impos-
sibles.
robe j'ai achetiez m'a paru de mauvaise qua-
La que su que vous
lité, et elle a déteint comme je l'avais prévu.
Les enfants que j'ai vus dessiner sont très-appliqués,
Les paysages que j'ai vu dessiner sont très-jolis,
La dame que nous avons entendue lire prononce très-bien.
L'histoire que nous avons entendu lire esctrès-intéressante.
s'est renaître dans cette enfant qui fait vos plus
Ma tante vue
chères délices.
Beaucoup d'auteurs, qui ont cru qu'une intrigue froide pourrait
soutenir leurs pièces, les ont vues tomber.
Les fautes que je vous ai vu commettre, les mauvais propos que
jevous ai entendu tenir, les mauvais livres que je vous ai vu lire et
les chansons que je ai entendu chanter n'inspirent que du mé-
vous
pris pour vous.
Ces enfants avaient commis une faute, je les ai laissé punir par
lèurmère.
Cette pauvre femme s'est laissée mourir.
Les vaisseaux qu'on avait laissés pourrir dans le port furent promp.
tement réparés.
Ces rois étaient punis pour les maux qu'ils avaient laissé fai,
sous leur autorité.
Dieu n'a pas révélé ses jugements aux Gentils, et il les laiss.
a
errer dans leurs voies.
Le peu de mots que vous lui avez adressés ont suffi
pour porh,
dans son cœur une douce consolation.
Voilà le fruit du peu d'aménité que vous
avez mis dans vos ré
ponses.
Il ne laissa pourtant pas, en lui donnant des
marques de son affee
tion, de lui reprocher le peu de confiance qu'il avait
eu en
Le peu de troupes qu'il a rassemblées ont tenu ferme dans
lui.
leu"
poste.
Mes manuscrits, raturés, barbouillés et même indéchiffrables
attestent lapeine qu'ils m'ont coûtée.
Vous n'avez pas oublié les soins que
vous m'avez coûtés depuis
votre enfance.
Je regrette les trois cents francs que cette montre m'a coûté.
Que d'éloges ne lui a pas valus
sa conduite noble et généreuse
Les serpents paraissent privés de tout
!
moyen de se mouvoir et
uniquement destinés à vivre sur la place où le destin les fail
a
naître.
Le négoce qui avait fait fleurir cette ville servit à la rétablir.
EXERCICE ORAL. Analyse des participes passés.
DEVOIRS ÉCRITS 72. Composez librement des phrases aiialoguesaux
faits 72.

DE L'ADVERBE.

349. Les adverbes s'emploient


presque toujours sans
complément, parce qu'ils modifient d'une manière
com-
plète les mots auxquels ils sont joints. Cependant les
adverbes DESSUS, DESSOUS, DEDANS,
DEHORS, reçoivent
un complément, quand ils sont employés par opposition,
ou lorsqu'ils sont précédés des prépositions à, de,
Ex. : Votre livre n'est ni par.
DESSOUS ni DEDANS la bi-
bliothèque.
chose qui est AU-DESSUS de
Vous me demandez une
m pouvoir.
sont des adverbes
350. DAVANTAGE, PLUS, LE PLUS
i ne sauraient être employés l'un pour l'autre.
351. DAVANTAGE se place à la fin d'une cnmpnraison,
n'est jamais suivi de la conjonction que.
connais frère le connais DAVAN-
Ex. : Je le peu, mon
GE.
conjonction place ordi-
352. PLUS suivi de la que se
premier terme de la comparaison.
lirement après le
Ex. : Votrechambre est PLUS grande que la mienne.
353. LE PLUS éveille une idée de supériorité.
Ex. : La vertu est ce qu'on doit estimer LE PLUS.
354. PLUS TÔT, PLUTÔT. Plus tôt marque le temps,
est le contraire de PLUS TARD. l'es-
Ex. : Nous sommes arrivés plus tôt que nous ne
érions.
355 PLUTÔT indique le choix, la préférence.
Ext : Je lirai PLUTÔT un livre d'histoire qu'un roman.
356. DE SUITE. De suite marque con-
SUITE, TOUT DE
tinuation, succession non interrompue.
| Ex. : Je ne saurais lire dix pages DE SUITE sans être
atigué.
SUITE équivaut
sur-le-champ.
357.
Ex.
demander
: votre
TOUT DE
J'écrivis TOUT DE
ouvrage.
SUITE à
à
mon libraire pour lui

358. Si, AUSSI, TANT, AUTANT. Si et aussisejoignent


adjectifs, participes et aux adverbes. Tant et
taux aux
modifient les et les verbes.
autant iioms
l'intensité la
359. Si et TANT insistent sur et sur
!

1
Ex.:
Iquantité.

relire.
Ce livre est si amusant, que je veux encore le
On voit courir après l'ombre
TANT de fous, qu'on n'en sait
pas 1

La plupart du temps le nombre.


360. Aussi, AUTANT s'emploient dans les comparai;.
sons.
:
,

Ex. Pierreest AUSSI instruitquePaid. 'L


J'aime cet enfant AUTANT que vous
pouvez l'aimer.
FAITS 73. Nous avons regardé dedans, dessus et dessous
les met
bles.
Nous devons aimer Dieu par-dessus toute chose.

La grandeur qui vient par-dessus, loin d'affaiblir
la honté, n'en1
faite que pour l'aider à se communiquer davantage.
La nature a donné à notre hameau
un cadre si coquet, l'a entour
de tant d'ombre et de verdure, a disposé les terrains
qui l'entouren
avec un art si merveilleux, que l'on chercherait vain, sur tout,
l'étendue de la France, un vallon plus frais, plusen
riant, plus fa.
vorise.
L'amour-propre est plus habile que le plus habile
homme dr
monde.

paru participer à sa nature..


Les animaux que l'homme le plus admirés
a sont ceux qui lui onl
Vos ouvriers viennent trop tard, les miens viennent
plus tôt. beauconp

La vie,
Ou plus tôt ou plus tç,rd,doit nous être ravie.
Vous ne pouvez écrire deux mots de suite
sans vous tromper.
f Allez tout de suite demander pardon à celui
que vous avez of-
ensé.
Votre fils est si sage, si savant, qu'on le cite
pour modèle
Avec tant de grandeur et tant d'aimables qualités,
qui eût pu lui
refuser son admiration?
L'empire romain s'est agrandi par degrés et surmonté les diffi-
a
cultés qui s'opposaient à son agrandissement,
autant par sa vertu et
par sa sagesse que paf ses armes.
Le mécanisme de la nature est aussi admirable
dans les petites
choses que dans les grandes.
-
-
La vertu, qui jette un si doux parfum dans la mémoire
des hom-
mes, ne meurt jamais.
l'emploi des adverbes contenus dons
EXERCICE ORAL. Expliquez
hfaits73.
adverbes dessus dessoits,de-
nsdehors
REVOIRS 73. Employez les
davantage,pins,le plus, plus tôt,
ÉCRITS plutôt,desuite,
itdesuite, tant,
autant, dans des phrases aoalogueii
si, aussi,
i faits 73.

DE LA NÉGATION.

Les grammairiens donnent ce nom au


anCe

tre
d'un attribut
injuste, la
quelconque.
négation ne
Dans
désigne
mot
cet
l'absence
destiné
exemple
du
: à désigner
Dieu
pouvon
l'ah-
NE pcut
dét,
juste qui saurait trouver dans le sujet Dieu.
Nospères,ne se
négatif, servirent d abord de
simplenégationpour exprime, le sens se
phrase dans le vieilhistol'Ïen
NE. On trouve cette malfaire
jaclieïquenous : Sachiez nos NE
*ULIE-HARDOIIIN vemsme por vos
vous faire du mal). Dans
pour ne sommes pas venus pour
iasuite, force et d'énergie à la négation, peut-
des
reu s?.,our donner plus de
sensible dans la prononciation
Arases la rendre plus de
quelqu'un des mots qui ne marquent que
objets,
ès-petitson y ajouta
GRAIN,GOUTTE,MIE,DRIN,PAS,POIlIiT.
ainsi tels
Je que:
N'en C
valeur d'une
est-è-dire, Je n'en
GOUTTE.
pourl'on disait: d'unaiGI\AI:'i
GRAIN ne GOUTTE.
la mêmede la
Jen'enla Lx
Iun
LJepas,
grosseur
n'irai
ou POINT
PAS
riirai
:
ni

la grosseur d'un
de ouje
ni PAS
pour
je ne veux cela
point.
l'ondisuil
longueur

:je
c'est comme si
i
ainsi
ferai
C'esl PAS pour y
arriver n avancera,dm rorar
POINT:
n MIE, dans le sens de miette de pain, senipoyait
oo je
LtreToisavecla
que nelaura
rpas.-Ilri'estMIE
négation ne: II*E l'aura MIE, pour il
n'est pas un homme
uUbien, et cette façon de
bien
homme de
parler est
pOUf iL
encore en usage dans le patois
Le nom
de nos BRIN,
provinces.
menus desjets
herbes
qui se dit au propre des
compléter la négationconiniepasetpoint.
sert souvent par figure a A-t-d de
l'esprit?on
Ainsi, dans le
répond souvent :
peuple,
Il
lorsqu'on
n'en a
proposition
BRIN,

qui
demande :
pour il n'en
contient
pas.
une négation est
361. La
dite négative. Il nesuffirait pas, pour devenir négative,
contraire de qu'exprime
Qu'une proposition dit le ce
une proposition affirmative. Ainsi, mon fils éstdociij
etmon fils est indocile sont d'eux propositions affirra^
tives. Il fautquelànégation,explicitement énonce

indocile..
:
tombe sur le verbe pour rendre négative la proposition
tomme

362.
Mon fils N'est PAS docile, moq fils N'est

:
Certains mots, tels que PLUS, JAMAIS, AUCUN
PERSONNE, RIEN, qui suivent souvent la négation-NE;
PA:

remplissent un double rôle ; d'abord, ils renferment iml

;
-

plicitement le sens de pas ou point servant à complète j

la négation
d'un adjectif ou d'un pronom indénni. Ainsi Jem :
ensuite le sens, soit d'un adverbe,.soi

lirai PLUS, équivaut à : Je nelirai PAS DAVANTAGE.'- 7N


j
nejouera IAntAIS, équivaut à : Il nejouera PAS DÉSOR-

:
MAIS. — Je ne connais AUCUN homme de celle force,
pour Jene connaisPAS UN SEUL homme
— Il n'tfvu PERSONNE, pour: Il
de
celte force.
n'aPASvuQUELQU'UN.
- :
Il ne sait RIEN, pour Il ne mit PAS (JUÊLQUÊCHOSE.
Emploi de la négation Ne. *
'Y

363. 1a Dans les phrasescomparatives, renfermant


des propositions exprimant les deux termes de lacom-
paraison, les propositionssont liées entre elles par les
locutions autant que, aussi que, autre que, autrement
que, plus que, moins que, meilleur que, pire que.
Mais toutes les fois que l'on compare deux cbdses-, on
voit qu'il y a entre elles ou égalitéou inégalité en la
manière d'être, sous le rapport de laquelle on les com-
pare.
;
S'il y a égalité, c'est que l'une des choses est comme
l'autre ce qui ne peut s'exprimer que par une affirma-
tion positive, par conséquent, sans négation.
"-
Donc, dans les comparatifs d'égalité, le que n'est ja-
mais suivi de ne.
Exemples
are,
: :L'un est aussi généreux que l'autre est
c'est-à-dire L'un est généreux COMME l'autre

t avare. Il y a égalité entre les deux termes, et, par


nséqufnt. point de négation.
Pierre a autant de modestie que d'instruction, c'est-
dire:
mclion.
Pierre a de la modestie COMME il a de l'ins-

1tabile),
Pierre

iabile.
est
:
aussi habile que Paul (sous-entendu est
c'est-à-dire Pierre est habile COMME Paul est

364. S'il y a inégalité entre les deux termes de la

;
pmparaison, c'est que l'une des choses n'est pas comme
jaulre ce qui doit s'exprimer par une négation insè-
re dans l'un des deux termes. En sorte que si lepre-
hier membre est positif, le second doit être négatif, et
que, si le premier membre est négatif, le second doit
ître positif, c'est-à-dire, sans négation.
:
Ex. Il est tout autre qu'il N'était, ce qui veut dire
jcomme
Il n'était pas COMME il est. Il y a donc inégalité et
:
le premier membre de la phrase, il est tout
positif, il faut nécessairement que le second,
autre, est
qu'il n'était, soit négatif.
Je N'ai pas autant de crédit que vous le pensez, c&
qui
ditn'est
veut dire:Je nai
pas grand
pas un crédit
COMME vous
grand
le
(ou
pensez).
mon
Il
cré-
y a donc
inégalité, et comme le premier membre de la phrase,
je n'ai autant de crédit, est négatif, le second doit
être pas
positif, dest-à-dire, sans négation.
Vous écrivez mieux que vous NE parlez, c'est-à-dire,
parlez pas bien vous écrivez. Il y a iné-
vous ne COMME
galité, et le premier membre est positi£; donc le second
est négatif et admet la négation ne.
365. L'interrogation ou le doute exprimé dans le
premier membre est l'équivalent d'une négation ; c'est
pour celaque la construction est la même que quand )

premier membre est négatif.


Ex. : PUIS-JE mieux aimer un étranger que j'air.1
mon frère ?
Puis-je, etc., équivaut à :
JE NE PUIS PAS
1

aimer tl
étrangercommej'aimemonfrère. 1
Je ne sais si, en plaisantant, on peut médire plu
le fait.
quil
Cesi dubitatif équivaut à
si l'on disait
Je NE
:
pense PAS
une négation; c'est commi

qu'en plaisantant, on puisse médÙ"


COMME il lefait.
CHOYEZ-VOUS qu'un homme puisseêtre plus heureux
que vous l'êtes depuis trois mois ?
Cette interrogation, croyez-vous, équivaut à
une né
gation; c'est comme si l'on disait: Vous êtes heureuc\
depuis trois mois comme un homme NE peut
PAS Vélro
plus.
366. Mais si le verbe principal du premier membre
dubitatif ou interrogatif était accompagné de lanégation
NE PAS OU NE POINT, ce premier membre serait alors
équivalent à une affirmation positive, et exigerait
ne
après le que dans le second membre.
Ex. : NE peut-on PAS mieux faireson devoir
quevous
N'avez fait le votre ?
:
Cette phrase équivaut à celle-ci On peut mieux faire
son devoir que vous N'avez fait le vôtre.
,

367. Pierre N'est PAS moins sage


que Paul, est un
tour que l'on prend quelquefois pour faire entendre
que l'un est aussi sage que l'autre.
Cependant, comme l'inégalité peut exister,
ou entre
deux faits qu'onnie, ou entredeux faits qu'on affirme,
quelquefois ce
tour donne lieu à une équivoquequ'on
évitereu moyen de NE mis ou supprimé après le peut
que,
i bn le sens que
l'on voudra donner àje
la phrase.
suis
Ex. •
i se vie,
On ne peut

l :
c'est-à-dire
être

rsonnenepeut êtredavantage.
plus
Je
heureux
suis heureux
que
en
le
cette vie,
en
et

je le suis en cette
:
On ne peut être plus heureux
Je nesuis
,personnenepeutl'êtredavantage.
c'est-à-dire point
que NE
heureux dans cette vie,

qui renferment point


368. 2° Dans les phrases ne
comparaison, on supprime PAS et POINT après NE,
des mots aucun, nul, nulle-
iand ce dernier est suivi
ent, jamais, guère, plus [ le
dans sens de désormais),
impiici-
contiennent
eut
en, personne, parce que ces
une-valeur négative
mots
équivalente à celle de pas ou
oint dont ils tiennent lieu.
1 Ex,
f pas une).
-
Je ne ferai AUCUNE objection (aucune équivaut

Je n'ai NUL souci (nul équivaut à pas un).


équivaut à de
Je ny penseNULLEMENT (nullement
1

ioint de façon).
Je ne boude
à
J.AMAIS[jamaiséquivaut pasunefoi.s).

(guère équivaut à pas beau-


Vous ne profilez GUÈRE
coup)
Nous ne t
chanteronss PLUS
P us
(plus équiviiut dorétia.~
équivaut à pas dore,MO-
vant)
Le méchantn'aime PERSONNE
-
(personne équivaut à
pas quelqiïun).
(rien équivaut à pas une chose).
Je ne dois,RIEN
Il n'y voit GOUTTE ( goutte est synonyme de pas).
de rien, car le moins
-
Il ne dit MOT (mot est synonyme
l'on puisse dire est un mot).
que
369. Si après les phrases où sont employés les mots
,:'
conjonction mot conjonctif
aucun, nul. etc.,une ou un
négative, dont
amèneune proposition complémentaire
le verbe soit au subjonctif, on supprime
PAS et POIM
dans cette dernière proposition.
Il paraît probable que dans
ce cas, la valeur négativ
de ces mots, aucun, nul, etc., s'étend même
sur la pr(
position complémentaire, et qu'elle rend inutile l'em
y
ploi de pas ou point après ne.
Ex. : Je ne vous ferai AUCUNE objection que je NE l'ap
puie de bonnes raisons.
Tu ne médis JAMAIS qlteïu NE t'en trouvesmal.
Nous ne chanterons PLUS
que vous N'ayez chanté.
je
Jene dois RIEN dont NE sois état de m'acquitter
en
370. 3° Quand deux propositions négatives
jointes par NI, on ne se sert son
que de NE dans chacune.
Ex. : Je NE Vaime NI NE l'estime.
On ne se sert aussi
que de NE, lorsque ni est répété,
soit dans le sujet, soit-dans l'attribut.
Ex. : Nilesbiens,NIleshonneursNEvalent santé la
—Heureux qui N'a
NI dettes Ni procès. Cette suppres-
sion de pas ou point tient à ni
ce que équivaut à etne
pas ou nepoint. Il serait donc superflu de mettre dans
ces phrases pas où point qui y est déjà implicitement.
«371. 4° On supprime
PAS ou POINT après ne suivi de
que, quand ne que équivaut à seulement.
Ex. : Je NE souhaite
QUE le nécessaire, c'est-à-dire
Je souhaite SEULEMENT le nécessaire.
La suppression de
PAS ou POINT, dans ces phrases
s'explique facilement
par le développement explicite de
la pensée: Jenesouhaite
t RIEN autre que le nécessaire
[rientien lieudepas).
Ilne fait QUErire, c'est-à-dire
querire.
: Il fait
ne RIEN AUTRE
Il ne tient Qu'à vous de réussir, c'est-à-dire
tient à PERSONNE qu'à
: Il
ne
vous de réussir. (Le mot per-
sonne remplacepas ou point.
372.

us
ire

5° On supprime PAS ou
mçant une phrase
e (exprimant
QUE

monavis
un
Exoccupez-vous
1'1'

!
interrogative
souhait).
dtes-vous arrivé
mieux? -
QUE

Dans cessortes de phrases, que


cependant, si dans chacune
ou

plus
après
POINT
une
tôt? —
m'est-il
NE

équivaut
d'elles on
à
-
qué
phrase
com-
opta-

Que
permis

de
pourquoi
remplace que
;
suivi de pas point.
jir pourquoi, ne doit être
? Ex. : POURQUOI ne vous
néles-vous PAS
ou
occupez-vousvKSmieux.
arrivéplus loi?
-
;OURQUOI
est plus propre à la
) Ce fait ncus explique que ne
interrogative, qu'il indique mieux cette forme,
orme et
quand il est suivi de pas ou de
uand il est seul, que
du qui marquo
mnt. Aussi,
f
lorsqu'à
interrogntion ou
la place
l'exclamation
que,
qu au
ne
moyende a
de la phrase, on substitue le mot
orme donnée au reste

l'interrogation
.eul
le pour
,
fIOurquoi, qui, par lui-même, marque
il n'est plus
compléter la forme
nécessaire
interrogative
suffisamment
que
ou
quand le
soit
optative
ne

sub-
que
la phrase. Cela paraît si vrai, que,
le seul indice, avec le
lonclif, la négation ne est
lrianque,
dela forme optative, comme on le voit dans
fette locution ;
N'en déplaise à.
après si ayant le même
373. 6° Après à moins que et
supprime point.
t;ens, on pas et
Ex. : Je ne sors pas A MOINS
Je ne sortirai point, si vous NE venez
Qu'il NE
me
fasse beau.
prendre.
-
suppression parait être l'incerti tude
Le motif de cette
Imême exprimée par les complétives à moins quxlne
fasse beau (ce qui est peu sûr) et, si vous ne venez me
prendre (cequi n'est pas certain). On nepcutdonc don-
1ner toute sa force à la négation en y ajoutant pasou
point ;
ce qui serait nier absolument qu'il ne fera pa.
beau ou que vous ne viendrez pas
me prendre.
374. Par une raison analogue à celle
que nous ve,
complétive qui suit les locutions Je
neniepas, je ne disconviens pas, je
;
nons d'indiquer, on supprime PAS ou POINT dans t,
ne doutepas,
ne désespère
i
pa.
que.
Ex. :
On ne doutait pas que cela Je ne nù
fÛt.
—NE
pas que je NE l'aie dit. — Je ne disconviens pas qui
vous NE soyez instruit. — On ne désespérait pas qUi
vousNEdevinssiez plussage.
On voit, par ce qu'exprime chacune des principales,
on ne doutait pas. Je ne nie pas., etc., qu'il y a de
la difficulté à nier ce qu'exprime chacune des
plétives correspondantes: voilà pourquoi com-
on ne nie pas
d'une manière absolue, comme
on le ferait si l'on
ajoutait pas ou point.
375. 70 Après depuis que
ou il y a (suivi d'une
quantité de temps déterminée) que, la phrase négative
qui suit, ne prend que NE, pourvu
que le verbe soit au

queje
:
passé.
Ex. Depuis que je
NE l'ai vu. — Il y a six mois
NE lui ai parlé. —Il y
avait longtemps que nous
NE nous étions rencontrés.
Si le verbe est au présent,
or: doit mettre NE PAS ou

Ex.
PLUS.
:
NE POINT, OU NE PLUS.
Il y a six mois que nous NE nous parlons
Depuis que nous NE
nous voyons PAS.
Cette différence semble tenir à
ce que, avec le pré-
sent, la négation est plus certaine et plus complète. En
:
effet, quand on dit Depuis que je
ne l'Ai vu, on n'indi-
que qu'un fait involontaire et fortuit. Au contraire,
en
on fait positif qui est l'effet d'un
il
VOYONS pas,
isant, depuis que nous ne nous ete.narrête.
376 s'en f(illait,il s'ell

on marque

8° Lorsque il s'en faut,


est accompagné de ou de ne, Il faut
;t fallu, etc.; peu
I[lettre NE après le que suivant il
Ex : Ils'en
guère qu'il
/«//«»«
N'en
nuqu neutachevé.
vint à bout. - Il
-
IlNE
NE s'en
Un fallut
le compte Nysoit.
aut pas beaucoup que
Mais s'il n'y a ni peu ni ne avec il s en fant, on sup-
)rime NE après que le suivant. -

l'un soit du mérite


Ex. : Il s'en faut beaucoup que
le l'autre.
peut s'expliquer par une raison ana-
, Cette différence

axprimantune
inégalité.
logue à ce que nous avons dit

: l t
des phrases

soi,
comparatives

du mérite de
1;
Quand on dit Il
l'auire; c'est comme si l'on
s'en faut que
disait: un
L'un n'est
donc
PAS mé-
inéga-
ritant, comme l'autreest méritant. Il y a
il n'y a pas,
lité etla locution il s'en faut, équivalant à
renferme implicitement une négation dans le premier
donc le second membre doit être
membre de la phrase,
négation.
au positif, c'est-à-dire,
Au contraire, quand
l'un
sans
on dit :
soit
PEU
du
s'en
mérite
faut
membre
de
ou
de
il
il
autre, NE

s'en faut guère que NE


la
inégalité, mais le premier
y a encore implicitement expri-
phrase renferme deux négations
beaucoup) et par faut. Or deux ne.
mées par peu (pas détrui.sent
galions dans le même membre de phrase se
et équivalent à une affirmation.
de la phrase peu s'en faut, est
Le premier membre
positif, puisqu'il inégalité, le second mem-
donc et, y a
du mérite de l'autre, doit être né-
bre l'un ne soit
gati
3f7.79°C'estsansdoutel'usagequi.f.ai.tquavec
ne
on peut mettre ou ne pas mettre PAS, OU POINT devant
les verbes cesser, oser, pOuvOtr.

venture.
Ex. : Il n'a cessé
Vous n'osâtes ou
ou il n'a PAS cessé de gronder.
vous n'osâtes POINT tenter l'a-j
Je ne puis ouje ne puism'y résoudre.
PAS
Cependant avecpas ou point, la négation
parait plus-
forme.
378.tO" Après prendre garde,signifiant
prendre
avec

sorte).
NE
sesmesurespourempêcher, on n'emploie
Ex. :
le subjonclif, si la chose

qu'il
Prenez garde ne doU pas être.
que
qu'il NE sorte (s'il ne faut
pas
Nousprendronsgardequ'ilNE
nous prenne (s'il
,.
Mais si
ne faut pasqu'il nous prévienne).

après ne.
la chose doit être,
on met PAs ou POINT
Ex. : Prenez garde
que votre éfève rîL,
comprennd
Nous prendronsgarde qu'onN'oublie
payer(Ilestévidentqu'il PAs de nous
nefaut pasoublierdepayer).

lui
: prétez.
faut ajouterPASouPOINT, maisavec l'indicatif.
cequevous
Pscïque
Ex. Prenezgardequel'auteurNEditPAS

(
vous
plète.ya aucune incertitude,
plète. et la négation est
com-
380.Aprèslesverbesquimarquent
s'ils sont affirmatifs, empêcheroent,
le que doit
"°" <'être ,
e ^COMP
:
seulement.
Ex. Empêchez qu'onNE
trompe.
Maiss'ilssontcmplnS-.ï*'
J'a.i évité qu'il
accom,,pagné,
,
de NE
AGNE5 DE

Ce"°
NE me parlât de cette afj~,qitre.
vantrejettelanégation leques»[.
IEx. :
N'empêchezpas qu'on fasse le bien.
qu'on laissât sortir.
I Je n'ai pas
évité le
Cela lient ce à double motif, qu'on ne peut empê-
her qu'un fait qui n'est pas, et qu'on peut ne pas em-
pêcher un fait qui est.
38111° Mais
lui a déjà son
on peut
exécution ;
défendrepositivement
c'est sans doute
défendre.
une
pour
chose
cela
lu'on
Ex.:n'emploie jamais
L'autorité
permet pas.
DÉFEND
NE après
qu'on fasse ce que la loi né

382. C'est aussi la raison qu'on ne peut crain-


par
ire qu'un fait qui n'est pas, et qu'on peut ne pas crain.
qui la proposition complétive qui
dre un fait est, que
suit est ordinairement affirmative après les verbescrain-
appréhender, trembler, avoir peur, etc, quand ces
cre, employée
verbes sont négatifs, et que ces si verbes sont
verbe de complétive prend
affirmativement le
Exemples du 1ER CAS
ma conduite.
: Je
la
ne crains pas qu'on
NE.
blâmé\

N'ayez pas peur qu'on vous reconnaisse.


Si cependant on voulait exprimer le contraire, on
pourrait dire avec NE PAS : N'ayez pas peur qu'il NE
vousreconnaisse PAS.
:
Exemples du 2" CAS Je crains que vous NE succom-
biez.
Tremblons que Dieu NE nous punisse.
Comme dans le cas précédent, si l'on veut dire le
contraire, s'il s'agit d'une chose que l'on désire",on em-
ploie PAS et POINT après NE.
Ex. : Je crains que vous N'arriviez PAS pour nous
porter secours.
Dans cette dernière-circonstance, il arrive parfois que
pas est remplacé par un adverbe.
Ex. : Jecrains quevous N'arriviez TROP TARD.
J'aicraintqueVOUSn'arrivassiez PLUS.
383. 12° Après avanlque et sans que, qui ont un.!
- !

sens exclusif, on supprime généralement la négation NE. »

Ex. : La jeunesse se passe SANSQu'on s'enaperçoive.


AVANT QUE Socrale eût loué la vertu, la Grèce abon-
dait en hommesvertueux.
384. Enfin, après ces sortes d'interrogations, qui ont
évidemment un sens négatif, on peut mettre, avec ne,
PAS ou POINT; mais ily a plus de précision et d'élégance
à les supprimer.
Ex. : Ya-t-il un hommedontelleNEmédise POINT,
ou dont elle NE médise?
Avez vous un amiqui NE soit PAS des miens ou qui
NE soit des miens ?
C'est aussi ce qui a lieu avec le verbe pouvoir suivi
d'un infinitif.

:
Ex. : Je NEpuis PAS vous entendre en ce moment;
mais on dit mieux Je NE puis vous entendre en ce mo-
ment.
385. Quant à la distinction à faire entre PAS et
POINT, c'est l'usage qui a fait admettre que pas nie
d'une manière moins forte et moins absolue que
point.
Ex.:
(jamais).
Il ne lit PAS (en ce moment). Il ne lit POINT

:
C'est l'usage qui a voulu que PAS ait un sens positif
dans une interrogation comme celle-ci Ne le connais-
sez-vous PAS? Ce qui revient à vous le connaissez bien,
;
vous leconnaissez de reste tandis que dans cette autre
interrogation : Ne le connaissez-vous POINT? Le mot
point marque le doute, c'est comme si l'on disait
Est-il vrai, est-il possible que vous ne le connaissiez
:
POINT? C'est encore l'usage qui exige qu'on préfère
PAS à point devant un adverbe de temps, de comparai-
N
ou de
ttucoup
quantité.
et non
On
POINT
dit : PAS toujours,
toujours, POINT
PAS
plus ,
plus, PAS
POINT

ucoup.
386. Il résulte de tout ce qui vient d'être dit, que la
nation est une espèce particulière de mot ayant sa
netion et sa valeur propre.
acée parmi
>mme eux,
les
elle
adverbes
accompagne
Les
sans
grammairiens
doute
ordinairement
,
le
l'ont
parce que
verbe.
,
làiselle diffère essentiellement des adverbes, en ce que
derniers modifient l'attribut, tandis que la négation
ÎS
1
marque simplement l'absence.
387. Les formes de la négation sont : NE, NE PAS, NE
OINT,NON, NI. complète'
388.NON exprime àlui seul une
l'équivaut négation
à ne pas ou ne point.

e veux
:
j Ex. Jeveuxm'instruire et NONm'amuser. égale:
m'instruire et je NE veux PAS m'amuser.
IiDans la
réponse à une
question, NON remplace une
roposition négative tout entière.
Ex. Voulez-vous jouer ?
NON (équivalant àje ne veux
lasjouer)
389. Ni équivaut à et pas ou et point.
Ex, : Je ne ris NI ne
16nepleure pas.
pleure, égale :
Je ne ris PAS ET

NI remplace de plus ne quand il est répété.


Ex. : Cepauvre enfant n NIa bas
N'a
NI souliers,
pas de
pour
souliers.
Ve pauvreenfant N'a pas de bas et
abréviation de la conjonction
Le mot NI est donc une
kt unie à la négation.

FAITS 74. «'a pasd'esprit ce qu'il en faudrait pour remplirune


U
llelle place.
enfant n'est si turbulent qu'sutrefois.
Cet pas
Qui n'a jamais trompé n'a guère de défiance.
Je ne l'ai vu de ma vie faire quelque chose de bien.
Epaminontlas n'étaitpas moins vertueux que Socrate.
Ma maison coûteautant que celle de ton oncle.
Il n'y a pa$huit jours que j'ai rencontré votre débiteur.
Il écrit mieux qu'il ne parle.
La nomination de ce jeune homme ne dépend pas de moi.
Je ne saurais vous entendre plus. longtemps.
Je n'irai pas à moins que vous neveniez avec moi.
La pluie empêche qu'on n'aille se promener.
Peu s'en fallait que vous ne fussiez renvoyé.
Je ne Iloulepas que vous n'ayez pris toutes vos précautions.
Je'crains que cette dame nesoit pas contente.
Cet homme n'a point d'esprit.
Le véritable homme de lettres ne se bornera donc point à ensei-
gnér la vertu dans ses écrits, on ne verra point ses mœurs contre-
dire ses ouvrages, et lorsqu'un sentiment honnête viendra s'offrir
sous §a plume, il ne le repoussera point comme un accusateur.
Je n'ai pas oublié, prince, que ma victoire
Devait à vos exploits la moitié de sa gloire.
L'éloquence morale n'a paru sur la terre qu'avec la loi évangélique.
De toutes les peines de l'éducation, aucune n'est comparable à
celle d'élever des enfants dépourvus de sensibilité.
.Ne compte doncjamais, mon fils, sur le présent, mais soutiens-
toi dans le sentier rude et âpre de la vertu
pi., la vue de l'avenir.
Quand je parle, ne me comprenez-vous point?
Vous n'êtes pas allé chez votre frère, vous ne saviez donc qu'il
devait partir?
pas
Avant une heure, même les jours les plus ardents, je paftais
par
le grand soleil, avec le fidèle Achate, pressant le
pas, dans la crainte
que quelquun ne vint s'emparer de moi avant que je ne pusse
m'esquiver.
Ilne tenait à rien, me dit-il, qu'on ne vons traitât comme un
espion.

l'homme;
Il y a bien je ne sais quelle hardiesse qui
menace de la part de
mais la force qui accable est toute de Dieu.

Craignez, seigneur, craignez que le ciel rigoureux


Ne vous haïsse assez pour
exaucer vos vœux !
?
Aimez-vous la province Non.
Non, non, je ne consentirai jamais à cet arrangement.
lion n'est pas fait pour tracer les sillons,
.e
Vi l'aigle pour voler dans les humbles vallons.
l'emploi des négationscontenues dans
SXERCICE ORAL. Expliquez
faits 74.
DEVOIRS ECRITS 74. Employez les négations l'le, ne pas, lie
int, non et ni dans des phrases analogues aux faits i<*.

DES PRÉPOSITIONS.

390. Les prépositions A, DÉ, EN se répètent avant


aque complément.
Éx. : La peur de la corruption de l'air, bien plus que.
charité, portait les voisins A visiter les appartements^
cadavres les placer devant
retirer des maisons les et A

»portes. dans des


L'habitude où nous sommes DE resserrer
guesle, canal de nos rivières, DR sabler nos grands
emins, D'aligner les allées de nosjaidins, DE tiacer

ursbassins au cordeau, D'équarrit nosparterres et


arbres, nous accoutume à considérer tout ce
s,ne nos à la
de notre équerre, comme livré con-
ci s'écarte
W
rswn.
oniici, Les autres prépositions ne se répètent que pour
plusd'énergie à l'expression. Cette lépétilion
énend entièrement de celui qui écrit.
! Ex. L'animal vint à pas lents confirmer PAR des
:
gémissements les prodiges de recon-
uresses
laissance etde doux
que cette femme racontait à ses libérateurs.
La prépositionpar pourrait répéter devantlese-
se
ond complément. On dirait aussi bien : L'aninialvint
f paslentsconfirmer PAR des caresses et PAR de doux gé-
1 392.DE s'emploie
issenients, etc.
aprèsun nom pour marquer la
matière dont la chose est faite.
Ex. Je donne à ma nièceune bague D'or, et à mon,
:
neveuunemontreD'argent.
Ce serait une faute de remplacer de paren. Ainsi1
:
on ne dit pas Une bague EN or, une montre EN ar
gent, etc.
NOTA. Les
l'une pour l'autre.
i
prépositions suivantes ne doivent pas être employée

Avant, devant.
393. indique la succession des faits.
AVANT
Ex. : Je connaissais cet homme AVANT de l'avoir vu.
DEVANT indique la position des personnes ou des

Ex. :
choses.
Votrecousine seplacera DEVANT nous.
Durant, pendant.
394. DURANT exprime une durée continue.
Ex. : Les ennemis se sont cantonnés DURANT tout -

l' hiver.
PENDANT n'indique qu'un moment, qu'une époque.
Ex. : Celaest arrivé PENDANT que vous étiez absent.

Entre, parmi.
395. ENTRE s'emploie lorsqu'il ne s'agit que de deux
personnes ou de deux choses.
Ex, : ENTRE lui et moi, je
prendsDieu pour juge.
PARMI s'emploie avec un pluriel indéfiniqui signifie
plus de deux ou avec un nom collectif.
Ex. : Le brave comte de Fontaine SE trouva PARMI ces
milliersdemortsdont l'Espagne sent encore la perte.
Au travers, a travers.
396. Au TRAVERS doit être suivi de la préposition de
Ex. Nous;passâmes
:
AUTRAVERS de
Ex. Nouspassâmes AU TRAVERS 8 bois les
les des
plus

s'emploie sans préposition.


A TRAVERS -

regardions TRAVERS les vitres.


Ex. : Nous les A

Voici, voilà.

397. VOICI se rapporte aux objets les plus près,ou à

ta qu'on va dire. dire


qui pourra peut-être nous
Ex. : VOICI un homme
e
quis'vst passé. ;
desobjets plus éloignés ou se rapporte
VOlLA indique
ce que l'on a dit.
1

Ex. : La droititre du cœur, la véri-té. l'innocence


la véritable grandeur.
l'empire sur lespassions, VOILA
Près de, prêt à.
,

398. PRÈS DE signifie sur le point de.


mourir.
Ex. : La pauvre enfant est PRÈS DE

PRÊT A signifie disposé à.


malle je suis PRÊT partir.
Ex. : J'ai fait ma et A

Près de, auprès de, au prix de.


qu'une idée de proximité.
399. PRÈS DE n'exprime
Ex : J'ai rencontré la
bonne PRÈS DU
marché.
proximité d'assi-
éveille idée
une de et
AUPRÈS DE
iduité. mère est malade, ma sœur est
Ex. Depuis quema
l'toujours s'emploie
:
D'elle.
AUPRÈS
marquer une opposition
Au PRIX DE pour
deux choses de nature dif-
ou une comparaison entre
férente.
Ex. : Ilaacheté la victoire AU PRIX DE son sang.
Quant à, quand.
400. QUANT A signifie à l'égard de, et doit être dis-
tingué de la conjonctionquand, signifiant lorsque.
Ex. : QUANT A votre protégé, je le prends dans mes
bureaux.
QUAND vous reviendrez, je
vous remettrai mon livre.
FAITS 75. A la fierté, dut courage, à la force, le lion joint la no-
blesse, la clémence et la magnanimité.
LEcriture surpasse en naiveté, en vivacité, en grandeur toos les
écrivains de Rome et de la Grèce.
Cet homme a surmonté les incommodités de la goutte
et de l'âge
parla tempérance etpar l'exercice.
Quelle grandeur ne se remarque point en Mithridate,
en Porus et
en Burrhus.
fiossuet, après sa victoire, passa
pour le plus savant et le plus
orthodoxe des évêques; Fénelon, après sa défaite,
pour le plus mo-
desteet leplus aimable des hommes.
Le même siècle, qui avait produit des hommes illustres dansla
guerre, produisit des génies sublimes dans les tettres, dans les arts
et dans les sciences.
Avant la Révolution et les deux années qui lui servirent de prélude,
la France jouissait de plusieurs
genres de bonheur dont l'homme
abuse et se fatigue.

Hélas! avant ce jour qui perdit ses neveux,


Tous les plaisirs couraient au devant de
ses vœux.
Les bergers inquiets appellent les troupeaux
que la crainte a
dispersés, et les chassent devant eux vers des lieux plus tran-
quilles.
Epuisé par les travaux de la journée, je n'avais, durant la nuit,
que quelques heures pour délasser mes membres fatigués.
Considérez ces grandes puissances
que nous regardions de si bas
pendant que nous tremblons sous leurs mains, Dieu les frappe
:
pour
nous avertir.
Il y aura inimitié entre la femme et toi, entre
sa race et la
tienne.
Patmi les prêtres du soleil, les uns, tremblants, s'élancent hors
i temple; le3
antres, consternés, embrassent l'autel de lenr
Spirmiceux
n. qu'on connait pour panvres, et dont on ne peut ni
iiorer,ni même combien sont négli-
oublier le douloureux état,
is1combien traités! combien manquent de tout.
Indant sont durement
le riche l'abondance, dans le luxe, dans les
est dans
que
C'est des bois, avec sa cavalerie toute
aiche,Beck
en vain qu'au travers
précipite soldats.
tomber sur nos
sa marche pour
.&oleii
)uisés.
vint éclairer ce Magnifique
passant à travers les nuages
'1 Foiri qui vient vous demander votre
le plus jeune des auteur,
Voiei l'enceinte
rolection pour ses oùPlaton
ouvrages.
les CŒnrs par la douce per-
uasion, régnait snr
où Démosthènes lançait des foudressur les traîtres et sur

La vanité,
es tyrans. leInxe" la volupté,ledésir
l'ambition, la vengeance, ,
voilà les vertus que le mondeconnaît et
nsatiable d'accumuler,
I1estime auxquelles il porte ses partisans !
Une ; voilà les vertus souvenir du bien que j'ai pu faire, vÓilà
conscience pure, le
confie de grandeurs passées.
~e qui me mes été près
affecté notre pauvre frère, qu'il a
Cette mort a tellement
;d'en perdre la raison.
La mort ne surprend point le sage.
Il est toujours prêt à mourir.
j'aimais placer près de la scène.
Au théâtre, à me
Cet enfant n'est heureux qu'auprès de sa mère.
prix de celui que vous m'avez rendu.
Ce service n'est rien au
plus funeste et le moins fréquenté
Le bois le
prix de Paris, un lieu de sûreté.
Est, au
point d'arbre plus propre à décorer
Quant au sapin, je ne connais
le£ tombeaux.

Analyse logique des faits 75.


EXERCICE ORAL.
75. Employez les de, en, avant.
prépositions à,
DEVOIRS ÉCRITS
devant, durant, pendant,entre, parmi, au travers, àtravers,
voici,voilà, prisde,prêt à, auprès de, au prixde, quant à,
phrases analogues aux faits 75.
dans des
DE LA CONJONCTION.

401. Les CONJONCTIONS servent ordinairement à;


lier les propositions entre elles; cependant les conjonc- •
tions ET, NI, ou, s'emploient encore pour unir les parties!
semblables d'une même proposition.
ET s'emploie dans les propositions affirmatives. s
Ex. : La brebis ET le chien, de tous les temps amis,
se racontaient unjour leur vie infortunée.
Ni lie les parties semblables d'une proposition né-
gative.
Ex. :La religion commande des choses difficiles,
maiselle n'est NI affreuse, NI farouche, NI cruelle.
Ou ne peut lier que les termes semblables d'une
proposition affirmative.
Ex. : Les cigognes font leur nid sur le haut des toits
ou au sommet des arbres.
:
402. ET s'emploie .pour lier les propositions négati-
ves ou affirmatives.
Ex. : J'ai dit ETje répète que vous aviez tort. Vous
lui prêterez votre argent ET il ne vous le rendra pas.
403. NI lie les propositions subordonnées néga-..
tives.
Ex. : Je ne crois pas qu'il ait reçu cet homme, NI
qu'il le reçoivejamais.
404. Ni s'emploie encore pour lier deux proposi-
tions indépendantes négatives, lorsque la seconde est
elliptique.
Ex. : Je ne veux NI ne prétends vous convaincre.
:
405. QUOIQUE, QUOI QUE. Quoique en un mot a LE
sens de bien que.
Ex. : QUOIQUE le ciel soitjuste, il permetbien souvent
que l'iniquité règne et marche triomphant.
r
:
Quoi
Ex Quoi
*
QUE en deux
QUEVOUS
mots signifiequelque chose que.
moi ignorer.
résolviez, laissez l
Parce que en deux
1406. PARCE QUE, PAR CE QUE.
signifie attendu que, par la cause que.
80ts
; Ex. : Je vous ai fait venir, PARCE QUE ai j
a causer
vec vous. signifie la chose ou
] PAR CE QUE en trois mots par
fcjr les choses que.
Ex. PAR je VOUS ai dit, vousdevez compren-
i : CE QUE
ne sij'avais raison.
407. Les locutions conjonctives A CAUSE QUE, DEVANT
s'emploient plus;
[IUE,
arce
DURANT
que
QUE,
remplace
placé par avant que
MALGRÉ
à
;
cause
QUE ne
que
durant que,
devant
par
;que est
pendant
rem-
que et ;
migré
que par quoique.

chrétiens..
FAITS 76. La pureté et le
lacle des
recueillement

Nous prenions pour conducteur et pour


Leslonguesnuits de la Suède sont
semblaient

guide la
éclairées
veiller

parole
et
de
au taber-

Dieu.
adouciespardes
clairsdelunen.imonf.èn?nesontpointaccoutumes&ces.hum.i.l.i.a-
Mon père
Nos
tions,
n'égalent ni en élévation ni
montagnes les plus imposantes
en étendue les Cordilières de l'Amérique.
Selon qu'il vous menace ou bien qu'il vous caresse,
La cour autour de vous ou s'éloigne ou s'empresse.
père ou totreoncle sera nommé président.
Votre
sillonnent la France dans tous les sens et
Des fleuves nombreux
portent dans ses belles campagnes la fertilité et 1abondance.
ne
Cet homme ne sait rien et veut pas en convenir.
voie ni qu'on sache qne vous êtes venu.
Il ne faut pas qu'on vous
point.été trouvée par un marin, ni le télescope
La boussole n'a
par un astronome.
Qtiofqk'h peine àmek maux je puisse résister,
J'aime mieuxles souffrir que de le* mériter. ,\
Quoi que voas fassiez, attendez-vous à être critiqué.
Jenesorspas,parceque j'aiàtravailler.
Par ce que vous avez fait, on juge de ce que vous pourrez faire.M
EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 76.

DEVOIRS ÉCRITS les conjonctions et, ni,


76. Employez ou,quoi-
que, quoi que, parce que, par ce que, dans des phrases analogues
aux faits 76.

DE L'INTERJECTION.
408. On appelle INTERJECTION tout mot ou toute
réunion de mots qui exprime d'une manière rapide les

etc.
affections vives et subites de l'âme. Les mots qui repré-
sentent les cris que l'homme pousse dans la douleur,
dans la joie, dans la peur, dans l'admiration, sont des
interjections.
409. Les principales interjections sont Ah! ha!
aïe! eh! hé! hélas! oh! ho! 6 ciel! courage! Dieu
: !
! !
miséricorde! fi! quoi! hé quoi fi donc hébien!grand
Dieu!
!
410. AII HA! Ah exprime un vif sentiment de joie,
de douleur ou d'admiration.
Ex. : Ani ne les plaignez point dans cet instant,
vous qui ne jugez du bonheur que par les joies du
monde!
AH1lJJademoiselle, monfils, moncherenfant, répon-
dez-moi,est-il mort sur-le-champ? n'a-t-il
pas eu un
seul moment ?
HA! exprime la surprise, l'effroi.
!
Ex. : HA vousvoilà!jenevous attendaisplus.
411. On!no! ô, Oh exprime l'admiration, l'exal-
tation.
! !
Ex. : OH que le sort dont j'ai joui n'est-il
de tout Vunivers
connu
Hoi exprime la surprise, l'étonnement.
Ex. : Ho! Que me dites vous là! la chose est-elle
ossible ?
0 se place comme signe d'invocation devant les

Ex. : 0 mon Sauveur


mmencez à régner
!
inis, les pronoms ou les verbes.
c'est aujourd'hui que vous
vous-même sur toutes les nations.
412. ElIllIÉluÉnIENI Eh! exprime la douleur, la
irprise, et s'emploie aussi dans les propositions inter-
pga tiyeso
Ex. : Eu1 croyez-vous quejene soispoint fâché d'a-
,:oir obligation au
plus grand ennemi de la France!
j HÉI s'emploie le plus souvent pour appeler, pour
vertir.
IEx.
) HÉ 1
:
Hé!prenezgarde! vous alleztomber.
!
HÉ bien s'emploient encore pour faire remar-
quer ce qu'on va dire.
f Ex. : HÉ BtEN Il faut donc vous la dire M. de
tàuzun épouse dimanche, au Louvre, devinez qui? Je
:
mus le donne en quatrer je vous le donne en dix, vous je
je donne en cent.
1 FAITS 77. Ahl si le ciel eût prolongé ses jours, même dans sa'
i'ieillesse, il aurait encore pu servir l'Elat.
i Hélas 1 tout passe, tout s'éteint sous le soleil, les races des héroi-
romme les races vulgaires.
| Hé quoi! n'êtes-vous plus le même peuple?N'avez-vous plus les
ftaèmes ennemis à combattre.
j Eh quoi I tant d'héroïsme et de bonté, tant de jeunesse et d'espé-
rances se sont donc évanouis comme un songe 1

J
3 ;
Ha 1 ha ce n'est pasmoi, ditl'enfant consterné,
Que tu suivais c'était mon déjeuner.
OAfqueUe foule de sensations amères et d'effrayantes pensées
milieu
Iassiège l'âme et comprime le cœur de l'infortuné qui s'est é&ard au

, !
de cesvastes solitudes,
Ipqoastaot!ho voilà votre mot ordinaire.
0rage! ddésespoir1 ô perruque ma mie!
N'as-tu donc tant vécu que pour cette infamie !
Hé bien! êtes-vous a la fin de vos souhaits? M'avez-vom
amenée où vous pensez que je ne vous serai plus redoutable?

Beaux arts! eh! dans quellieu n'avez-vous droit de plaire?


Est-il à votre joie une joie étrangère?

Hé! bonjour, monsieur du corbeau;


Que vous êtesjoli! que vons me semblez beau !

GrandDieu!faut-il à la mémoire'
Conserver le récit de cette horrible histoire?

EXERCICE ORAL. Analyse logique des faits 77.

DEVOIRS ÉCRITS 77. Employez les interjections données dai


phrases analogues aux faits 77.

DE LA PONCTUATION.

4i3. La PONCTUATION indique par des signes les


férentes pauses que l'on doit faire en lisant.
414. Les signes de la ponctuation sont
guk (,), le point-virgule (;), lesdeux-points
la : (:)
415. La VIRGULE se met :
(.
point (,), le point interrogatif (?), le point ex.
matifl !), et les points suspensifs ).

1° Entre les parties semblables d'une même phra:


sujets, attributs, compléments ou propositions peuét
dues, lorsque ces parties ne sont pas unies par
ni,ou.
Ex. : L'orgueil, l'avarice, l'envie furent les prit
pales causes de cellerévolution.
Lacharité estdouce, patiente. bienfaisante.
Je m'examinai longtemps, je me regardais avecpl
sir, je suivais ma main de l'cuil,j'observais ses mou-
vements.
On place encore la virgule après les parties unies par
et, ni, on, lorsqu'elles ont une certaine étendue, ou
lorsque les conjonctions sont répétées plus de deuxfois.
Ex. : Nul n'estcontent de sa fortune,nimécontent de
son esprit.
Et le riche, et le pauvre, et le faible, etle fort,
Vont tous également des douleurs à la mort.
2° A la place d'un verbe sous-entendu.
Ex. : L'undisaitque je l'avaisbattu, l'autre,quej'a-
vais voulu le battre.
3° Avantun verbe séparé de son sujet par unepropo-
sition complétive particulière déterminative.
Ex. : Les soldats qui avaient abandonné leur poste,
étaient punisdemort.
4° Avant une proposition elliptique commençant par
et, mais.
Ex. : Il faut de la prudence pour éviter le malheur,
etdu. courage pourlesupporter.

Ex.
t
5° Avan etaprèsunepropositionincidente.
D'oùvient, luidit-elle, cette témérité d'aborder
:
enmonne?
6° Avant et après une proposition complétive expli-
cative.
Ex. : L'intérêt, quel'on accuse de tous nos crimes,
mérite souventd'être louéde nos bonnesactions.
7° Enfin, on met entre deux virgules tout mot,
-toute èxpression, toute proposition qu'on peut suppri-
mer ou changer de place sans altérer le sens; tels sont
les compléments et les propositions placés en inversion,
lesmots employés par apposition et par apostrophe, etc.
Ex. : Quand on aunefois trompé, on ne peut plus
être cru de personne.
Apollon, dépouillé detous ses rayons, fut contraint
de se faire berger, et de garder les troupeaux du roi
Admète.
J'espère, Sire, que Dieu me pardonnera mes péchés,
parce que j'en ressens en moi un repentir bien sincère.

,
416. Le POINT-VIRGULE se place entre lespropositions
coordonnées lorsqu'elles sont étendues, ou lorsque
quelques-unes d'entre elles ont des subdivisions sépa-
rées par des virgules.

;
Ex. : On peutdire que le chien est le seul animaldont

;
la fidélité soit à l'épreuve le seul qui connaisse tou-
jours sonmaître et les amis de la maison le seul qui,
lorsqu'ilarriveun inconnu, s'en aperçoive; leseul qui,
lorsqu'il a perduson maître et qu'il ne peut le retrouver,
l'appelle par sesgémissements; leseulenfin, dont les
talents naturels soientévidents, et l'éducationtoujours
heureuse.
417. Les DEUX-POINTS se placent :
1° Entre une énumération et les mots qui l'indi-
quent, soit qu'ils la précèdent, soit qu'ils la suivent.

:
Ex. : Jly a, dans la nature de l'homme, deux prin-
cipes opposés l'amour-propre, qui nous rappelle à
nous, et la bienveillance qui nous répand.
L'amour du travail, le désintéressement, la douceur,
la sensibilité, l'empressement à soulagerlesmalheureux :
telles sont les principales qualités qui constituent l'hon-
nête homme.

Ex. : léléinaque répondit en soupirant :


2° Après une proposition qui annonce une citation.
Que les
dieux me fassent périr plutôt que de souffrir que la mol-
!
lesse et la voluptés'emparent de mon cœur Non, non,
\pfils d'Ulysse ne sera jamais vaincu par les charmes
'une vie lâche et efféminée.
j 30 Avant proposition qui explique ou développe
une
requivirnt d'être dit.
r Ex.: L'indolente oisiveté n'engendre que
harme des douxloisirs est le fruit d'une vie laborieuse.
:
l'ennui le

, 418. Le POINT se met à la fin de toutes les phrases


indépendantes, c'est-à-dire, après toutes celles qui
ffrentunsens complet; el qui nesontliées ce qui à
1 Ex.:
Luit que par le sens général du discours.
y
Il a une certaine nation qu'on appelle les
fouvellistes. Leur oisiveté est toujours occupée. Ils sont
à
rès-inutiles l'État;cependant ils secroient considé-
s
ables, parce qu'ils entretiennent de projets magnifi-
ques, et traitent de grands intérêts. La base de leur
fonversation estune curiositéfrivole et rid'icule. Il n'y
2 point de cabinet si mystérieux qu'ils ne prétendent
pénétrer; ils
ne sauraient consentir à ignorer quelque
hose.
419. Le POINT INTERROGATIF remplace la virgule, le
oint-virgule ou le point, après une proposition ou
ne phrase dont la forme est interrogative.
Ex. : i'onnaissez-vous cette partie de la France
que l'on a surnommée son jardin? ce pays ou l'on res-
ioire un air pur dans desplainesverdoyantes arrosées
par un grand fleuve?
j
Que ferai-je, lui dit-elle, ma bonne commère, de ce
refit monstre? j'aienviede l'étrangler.
! 420. Le POINT EXCLAMATIF se place immédiatement
après plupartdes interjections, et après toute propo-
la
sition qui exprime un vif sentiment de l'âme.
Ex.
de iiiaux1
:
Oh! que l'impatience empêche de biens et cause,

Comme il nous recevait, ce bon vieillard en cheveux


blancs! la bonne crème, le bon lait, pain bis
le bon
qu'il nous donnait! et que d'heureux présages il se
à
plaisait voir dans mon respect poursavieillesse!
t
421. Les POINTS SUSPENSIFS remplacen les derniers
mots d'une proposition que l'on ne veut ou que l'on
ne peut achever.

dieux puissent
: te.
Ex. : 0 Ulysse, auteur de tous mes maux! que les
Mais les dieux ne m'écoutent
pas au contraire, ils excitentmon ennemi.

DE L'ALINÉA, DU TIRET (-), DE LA PARENTHÈSE () ET


DES GUILLEMETS (« »).

422. L'ALINÉA s'emploie pour marquer les diverses


preuves d'une vérité, les diverses considérations que
l'on peut tirer d'un même sujet. On doit donc mettre un
point à la ligne, c'est-à-dire, commencer un nouvel
alinéa toutes les fois que d'une pensée, d'une idée prin-
cipale, on passe à une autre idée ou à une autre pensée.
Ex. : Je ne saurais assez parler de la vertu des Tro-
glodytes. Un d'eux disait un jour : Monpère doit demain
labourer son champ ;je me lèverai deux heures avant
lui, et, quand il ira à son champ, il le trouvera tout
labouré.

: ;
On vient dire à un autre que des voleurs avaient en-
levéson troupeau J'en suis bien fâché, dit-il car il y
avait une génisse toute blanche que je voulais offrir
aux dieux.
On entendait dire à un autre : Il faut que j'aille au
temple remercier les dieux; car mon frère, que mon père
aime tant et que je chéris si fort, a recouvré la santé.
423. Le TIRET s'emploie dans le dialogue
place le nom de la personne qui va parler.
:il
rem-
Ex. : Sire, lui répond l'écureuil,
Je dois à voire bon accueil
La vérité: mais pour la dire,
Sur cet arbreun peu hautjevoudrais être assis.
Soit, j'y consens; monte. —
J'y suis.

424. La PARENTHÈSE sert à isoler toute proposition
qui, n'étant pas nécessaire au sens général, forme
comme une digression au milieu 'le
la phrase.

s,
:
Ex. Ah! s'il n'avait fallu que quitter parents,
si
patrie; même (CHOSE AFFREUSE) il n'y eût eu
que la perte
ombre
de mon
était
âme
toujours
! Mats
là,
ton ombre, o ma mere,
reprochant ses tour-
ion me
ments !
425. Les GUILLEMETS se mettent souvent au commen-
cement et à la fin d'une citation, et quelquefois même
en tête de chaque ligne.
Ex. : Etonné de tout ce que jevoyais depuis quel-
quesheures, je m'assis auprès de la jeune mère, etje
::
lui dis « Qu'est-ce que tout ceci, ma sœur? » Elle me
répondit Mon frère, c'est la terre de la patrie; ce
«
les cendres de nos aïeux, qui nous suivent dans
» sont
» notre exil. »
FAITS 78. La tendresse, l'onction, l'inallérable patience du vieux
serviteur de Dieu, vainquirent enfinl'obstination de ma douleur.
il sait régler ses goûts, ses travaux, ses plaisirs.
La santé n'est qu'un nom, la vie n'est qu'un songe, la gloire n'est
qu'une apparence, les grâces et les plaisirs ne sont qu'un dangereux
amusement.
L'âme voit alors que ces ornements empruntés sont un piége et
pour elle-même et pour les autres.
La fureur de combattre, de vaincre, de subjuguer, tourmentait ce
malheureux prince.
Tout reconnaît ses lois, ou brigue son appui.
Ni les biens, ni les dignités, ni les honneurs, ni les plaisirs ne cons-
tituent le vrai bonheur.
Le ciel est dans ses yeux, et l'enfer dans son cœur.
;
L'un disait qu'il était aimé de tout le monde sans intérêt; l'outre,
qu'il était parvenu à être admiré sans envie un troisième, qu'il était
redouté de ses ennemis, sans en être haï.
La religion s'interposa au milieu de la fureur des combats, et ob.
tint, au nom de Dieu, des trèves qu'on aurait refusées au nom de
l'humanité.
Soyez chaud, désintéressé, fidèle, constant dans l'amitié, mais ja-
mais aveugle sur les défauts et sur les divers degrés de mérite de vos
amis.
Mon enfant, me dit-il, vous avez besoin d'une instruction particu-
lière et de beaucoup d'étude pour atteindre vos condisciples.
Mes yeux, qui vous ont tant rencontré depuis quatorze mois, ne
vous trouvent plus.
Mon fils, ma seule consolation, au milieu de mes misères, a été de
te voir sans cesse et de contempler dans tes traits l'image fidèle de
mon mari qui n'est plus.
Après que Salomon eut bâti le temple, il bâtit encore le palais des
rois, dont l'architecture était digne d'un si grand prince.
Le renard est fameux par ses ruses, et mérite en partie sa réputa-
tion ; ce que le loup ne fait que par la force, il le fait par adresse, et
réussit plus souvent.
Quand ils eurent perduleurs rangs, les clôtures des redoutes forent
enfoncées ; cavaliers et fantassins y pénétrèrent; mais le combat fut
encore vif, pêle-mêle et corps à corps.
: :
Ne soyez pas trop attachés au plaisir il faut savoir s'en passer.
La paix de l'âme, la sobriété, l'amonr du travail voilà quelques-
unes des conditions du bonheur.
:
A peine Néoptolème m'eut dit « Je suis Grec, » :
que je m'écriai
a 0 douce parole, après tant d'années de silence et de douleur sans
consolation. »
Une ourse avait un petit ours qui venait de naître. Il était horri-
blement laid. On ne reconnaissait en lui aucune figure d'animal
c'était une masse informe et hideuse.
:
Où est l'homme, où est le sage qui sait agir, souffrir et mourir,
sans faiblesse et sans ostentation?
Je t'ai trompé, téméraire! qui te l'a dit? Ton âme est-elle anéan-

:
tie? as-tu cessé d'exister? ô Brutus! ô mon fils! ne souille point ta
noble vie en la finissant ne laisse point ton espoir et ta gloire avec
ton corps aux champs de Philippes.
Oh! soyons bons premièrement, et puis nous serons heureux.
J'appelai de l'exil, je tirai de l'armée,
,
Et ce même Senèque et ce même Burrhus
Qui depuis.1 Rome alors estimait leurs vertus.

Les êtres qu'une volonté toute puissante fit sortir du néant forment
(comme deux mondes opposés dans un seul univers, le monde des corps
.et le monde des esprits.
L'un s'ignore, l'autre se connaît. L'un est soumis à des lois qui
luisont imposées, et qu'il ne peut transgresser, l'autre s'impose à
lui-même des lois, il se régit par des volontés libres.
Vatel monte à sa chambre, met son épée contre la porte, et se la
passe au travers du cœur; mais ce ne fut qu'au troisième coup (car il
s'en donna deux qui n'étaient pas mortels) qu'il tomba mort.

-- Est-ce
Nenni. M'y voici
;
assez, dites-moi n'y suis-je point encore?
donc? Point du tout. My voilà?
- — —
Vous n'en approchez point. La chétivc pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.

A ce
: retour inespéré de courage, le bon père tressaillit de joie; il
s'écria « 0 sang de Jésus-Christ, sang de mon divin Maître, je re-
» connais là tes mérites! Tu sauveras sans doute ce jeune homme.
» Mon Dieu, achève ton ouvrage. Rends la paix à cette âme troublée,
» et ne lui laisse de ses malheurs que d'humbles et utiles sou-
» venirs. »

EXERCICE ORAL. Analyselogique des faits 78.

DEVOIRS ÉCRITS 78. Employez les signes de ponctuation dans des


phrases analogues aux faits 78.

FIN DE LA PHRASÉOLOGIE.
QUESTIONS

SUR LA 3e PARTIE DE LA PHRASÉOLOGIE.

NOTA. Les réponses des élèves doivent toujours être appuyées


par des exemples.
t. Quand les noms propres reçoivent-ils la marque du pluriel?
2. La marque du pluriel se met-elle aux noms empruntés des
langues étrangères ?
3. Quels noms sont appelés noms collectifs?
4. Quelle différence faites-vous entre les noms collectifs géné-
raux et les noms collectifs partitifs?
5. A quel nombre se met le verbe qui a pour sujet un nom col-
lectif?
6. Qu'est-ce qu'un nom composé?
7. Comment se marque le pluriel dans les noms composés?
8. De quel genre sont les noms amour, délice et orgue?
9. Qu'y a-t-il à remarquer sur les noms aïeul,aigle,ciel, couple
et foudre?
à
10. Qu'ya-t-il remarquer sur les mots gens, hymne, oeil,pd-
que, quelque chose, travail?
11. Où se place l'arlicle?
12. Dans quel cas l'article doit-il être répété?
13. Quand supprime-t-oll l'article?
14. Dans quel cas remplace-ton l'article par une préposition ?
15. Dans quel cas l'article est-il invariable?
16. Combien y a-t-il de degrés de qualification dans les ad-
jectifs?
17. Quand l'adjectifest-il au positif?
18.*Quand l'adjectifest-il au comparatif?
19. Quand l'adjectifest-il au superlatif ?
20. Quelle différence faites-vous entre le superlatif relatif et le
superlatif absolu ?
21. Y a-t-il des adjectifs qui expriment seuls le résultat d'une
comparaison ?
22. A quel genre et à quel nombre se met un adjectif qui se rap-
porte à deux noms liés par la conjonction ou?
23 Si deux noms sont liés par une des conjonctions ainsi que,
mine, de même plus etc., avec lequel doit-on faire
que, que,
corderl'adjectif ? deux adjectifs
24. A quel genre el à quel nombre se mettent
nt le second modifie le premier?
l'adjectif modifiant un verbe?
125. Que devient
demi, nu, feu, franc.
-26. Quelles règles suivent les mots
les noms employés adjectivement?
[27. Quelle règle suivent
adjectifs numéraux vingt et cent prennent-ils la
128. Quand les
larquedupluriel ? nulle variable?
29. Quand écrit-on mil ou mille invariable, et
possessifs peuvent-ils être rem-
i 30. Dans quel cas les adjectifs
jacésparl'article ? adjectifs son, sa, ses,
quels doivent se rapporter les
31. A noms
air, leurs?
Dans remplace-t-illes adjectifs son, sa,
32. quel cas le pronom en
's, leur, leurs?
33 Aucun et nul peuvent-ils être employés au pluriel!
34. L'adjectif indéfini chaque peut-il terminer une proposition
35. Mdme est-il toujours adjectif et variable?
36. Quelque est-il toujours adjectif et variable?
quel écrit-on quel que en deux mots?
37. Dans cas
38. Qu'y a-t-il à remarquer sur le mot tout?
les qui peuvent être représentés par des
39. Quels sont noms
ronoms ?
40. Où se placent les pronoms personnels ?
41. Dans quels le
cas pronom le est-il invariable ?
42. Indiquez l'emploi des pronoms en ety.
43. Indiquez l'emploi du pronom soi.
représenter les pronoms possessifs?
44. Que peuvent
45. Où se place le pronom ce?
46. Quand le pronom ce doit-il être répété ?
quel met-on le verbe être au pluriel après le pro-
47. Dans cas
aom ce?
48. Les pronoms celui, celle, ceux, peuvent-i. lsêtre immédiate-
ment suivis d'un adjectif?
49. Quelle différence faites-vous entre celui-ci et celui-là ?
50. Où se place le pronom relatif?
51. Qui précédé d'une préposition se dit-il des choses?
-

52. Quel complément le pronom relatif dont forme-t-il ?


53. Pour quoi est mis le pronom où?
54. A quel genre et à quel nombre sont ordinairement les pro-
noms indéfinis?
55. Les pronoms on, personne, quiconque, sont-ils tonjours
?
invariables
56. Indiquez l'emploi du pronom chacun?
57. Quand chacun veut-il après lui son, sa, ses?
58. Quand chacun veut-il après lui leur, leurs?
59. Que marque l'un, l'autre?
60. Quand emploie-t-on les uns, les autres?
61. A quel nombre se met le verbe qui suit l'un et l'autre, ni
l'un ni l'autre ?
62. A quoi sertle verbe ?
63. Quel est le sujet du verbe?
64. Combien le verbe peut-il avoir de sujets?
65. A quel nombre se met le verbe qui a un sujet composé?
66. Que fait-on quand les sujets sont de différentes personnes?
67. Qu'est-ce que le complément direct d'un verbe?
68. Un verbe peut-il avoir plusieurscompléments directs?
69. Qu'est-ce qu'un complément indirect?
70. Un verbe peut-il avoir plusieurs complémentsindirects?
71. Comment se placent les complements?
72. Qu'y a-t-il à remarquer dans l'emploi des compléments?
73. Qu'expriment les modes?
74. Combien compte-t-on de modes ?
75. Qu'indiquent les temps?
et
76. Qu'est-ce que l'infinitif comment peut-il être employé?
77. Qu'exprime le mode indicatif et dans quel cas l'emploie-
t-on ?
78. Qu'exprime le temps pasié défini ?
79. Qu'annonce le mode conditionnel?
80. A quoi sert le mode impératif ?
81. Qu'exprime le modesubjonctif ?
?
82. Dans quelles propositions emploie-t-on le mode subjonctif
83. Indiquez l'emploi et la concordance des temps du sub-
jonctif.
84. Quelle différence faites-vous entre le participe présent et
l'adjectif verbal.?
85. Indiquez les règles générales de l'accord dans l'emploi du
participe passé.
)
86. Quelles sont les exceptions aux règles générales de l'accord
rans l'emploi du participe?
i 87. Le participe passé d'un verbe neutre conjugué avec avoir
st-il variable?
88. Comment s'applique la règle de l'accord, quand le participe a
[.our complément direct l'
représentant une proposition?
j 8!). Pourquoi le participe placé entre deux que est-il toujours in-
ariable?
! 90. Dans quel cas leparticipe suivi d'un infinitifest-il va-
?
Giable
r 91. Dans quel cas le participe précédé de lepeu de est-il va-
iable, et dans quel cas est-il invariable?
92. Qu'y a-t-il à remarquer sur les participes coûté et valu ?
93. Pourquoi le participe fait suivi d'un infinitifest-iltoujours
nvariable ?
94. Dansquels cas les adverbes dessus, dessous, dedans, dehors
peuvent-ils avoir un complément ?
95. En quoi différent davantage, plus et le plus ?
96. En quoi diffèrent plutdt et plus tôt?
97. En quoi diffèrent de suite et tout de siiiie?
98. Indiquez l'emploi des adverbes si, aussi, tant et autant.
99. Quelssont les adverbes de négationl
?
100. Quelle différence faites-vous entre ne pas et ne point
101. Quand doit-on supprimer pas et point?
102. Quand peut-on supprimer pas et point?
la
103. Où se place négation ne?
104. Quelles sont les prépositions qui se répètent avant chaque
complément ?
cas répète-t-on les autres prépositions?
1*05. Dans quel
106. Quelle préposition place-t-on après un nom pour indiquer
la matière dont une chose est faite?
107. En quoi diffèrent avant et devant, durant et pendant,
entre et parmi?
108. En quoi diffèrent au travers et à travers, voici et voiLÙ,
près de et prêt à?
109. Indiquez l'emploi des prépositions près de, auprès de, au
prix de et quant à.
110. A quoi serventles conjonctions?
111. Indiquez l'emploi des con jonctions et, ni, ou.
112. Quelle différence faites-vous entre quoique et quoi que,
parce que et par ce que?
113. Quelles sont les locutions conjonctives qui ont vieilli, et par
quoi sont-elles remplacées ?
114. Quelles sont les principales interjections et qu'expriment-
elles ? x
115. Indiquez l'emploi des interjections ah! ha! oh! ho! Ô, eh
hé!
116. Quels sont les signes de la ponctuation ?
117. la
Oùseplace virgule ?
118. Où se place le point-virgule ?
119. Quand emploie-t-on les deux points ?
120. Où se met le point ?
121. Quand emploie-t-on le point interrogatif?
122. Quand emploie-t-on le pointexclamatif?
C
A
Ce, sa répétition, 247. — Suivi du
djectifs, degrés de qualification, verbe être, 249.
nO159. Ceux, celui, celle, suivis d'un ad-
djectifsqualificatifs, accord, 169 jectif, 250.
et suivants. Celui-ci,celle-ci,251.
idjectifs ordinaux, accord, 191. Cent,192.
1djectifsnuméraux, accord, 192. Chacun, employé seul, 266, 967.
article 198.-Employés pour
Idjectifs possessifs. remplacés par
tl'article, - Suivi de son, sa, ses, leur,
leurs,268.
200.
Idjectifsindéfinis, 205 et suiv.
Comparatif, ce que c'est, 161.—
D'égalité, 163. — De supério-
lajectifsverbaux, accord, 322. rité, 164. — D'infériorité, 165.
ldverbes, leur emploi, 349.
1dverbescomposés, ce que c'est,
44. — Liste des adverbes com-
--
Complément direct, définition, 23,
281.—Simple, 28. Complexe,
-
29. Coinposé. 30. Le verbe
posés, 45. transitif ne peut en avoir qu'un,
tïeul, 136. 282.
tigle, 137. Complément indirect, définition,
1 cause que, ne s'emploie plus, 33, 283. — Simple, 37. — Com-
! !
407.
ih Ha 410.
(linéa, son emploi, 422.
plexe, 38. — Composé, 39. —
Les verbes peuvent avoir plu-
sieurs compléments indirects,
Amour, 135.
Analyse logique, définition, 11.
Son but, 62.
- 284.
Complément, déterminatif, expli-
catif, 83.—Compléments d'égale
Antécédent du pronom relatif, ce longueur, 286. — On doit donner
que c'est, 254.. à chaque verbe le complément

,
Apposition, ce que c'est, 102.
Apostrophe, 104.
Attribut, Définition 4. - Les
qu'il exige, 288.
Concordance des tempsdusub-
jonctifs,322.
mots qui peuventêtre attributs, Conditionnel, mode, ce qu'il ex-
8.
13.
-- Accord de l'attribut, 9,
Attribut simple, 10. —
prime, 289. — Présent, son
emploi, 314, 316. — Passé, son
Complexe, 17. — Composé, 18. emploi, 315, 316.
Attendu, 334. Conjonctions, simples, servant à
Articlet sa place, 148. — Sa répé-
tition, 149 et suiv.
pression, 153 et suiv.
-Sa sup- -
lier les propositions indépen-
dantes,70. Composées,leurs
fonctions, 71, 74, 76. — Leur
Aucun, 205. — Considéré comme emploi, 401.
négation, 362. Compris, 334.
Aussi, autant, 358. Couple, 139.
Au travers, à travers, 396. Coûté, 346.
Auprès de, au prix de, près de, D
399.
Avant,devant, 393. De. son emploi, 392.
Davantage, 350. Infini/if, nom, servant de sujet,
Délice,135. 109. — Mode, ce qu'il exprime,
Demi,183,184. -
Desuite, tout desuite, 356.
-
289. Ses deux formes, 291.
— Employé comme sujet, 292.
Deux-points, la place, 417. — Comme complément direct,
Devant, avant, 393. 292. — Complément indirect,
Devant que, durant que, ne s'em-
ploient plus,407.
Dessus, dessous, dedans, dehors,
-
— 292. — A quoi il doit se rap-
porter, 293. Précédé de aller,
devoir, venir, 295.
349. Interjection, définition, 408. re-
Dont, d'où, 258. présentant une proposition— im-
Durant,pendant, 394. plicite, 97. — Liste des princi-
E pales interjections, 409.
Ellipse, définition, 50. — Du sujet, Inversion, ce que c'est, 47. — Son
51. — Du verbe, 51. — De l'at- -
but, 48. Quand elle est vi-
cieuse, 49 — Inversion des pro-
tribut, 51. — Son but, 52.
! !
Eh hé hébien 412.
Elle, eux, employés comme com-
positions, 112.
J
pléments indirects, 237. Jamais, considéré comme néga-
En, pronom, 239. — Employé au tion, 362.
lieu de son, sa, ses, 204. L
Enfant,140.
Entre, parmi, 395. Le, pronom, 238.
Et, son emploi, 402. Lequel, complément d'une prépo-
Etre, précédé de ce, 249. sition, 257.
Excepté,334. Leplus, 353.
Explétifs, ce que c'est, ll£ Locutionsprépositives, cequec'est,
F 4t.—Liste desprincipaleslocu-
- tions prépositives, 42.
Feu,185. Locutions adverbiales, ce que c'est,
Foudre,141. 44. — Liste des locutions ad-
Franc,186. verbiales, 45. — Leur fonction,
Futur,absolu, ce qu'il exprime,
- 75.
310, Antérieur, ce qu'il ex- Locutions conjonctives, 71, 74, 7G.
prime,311. Lui, leur, employés comme com-
G pléments indirects, 237.
Gallicismes, ce que c'est, 99, 108. L'un et l'autre, 270.
Gens,142.
Guillemets,leurplace,425.
Il
L'unl'autre, 271.
— Nombre du
verbe après ces expressions
272, 273.
,
Ha!ah!410. M
! ! !
Hé hébien eh 412.
Ho!oh! 411.
Malgré que, ne s'emploie plus,
407.
Hymne, 143. Même, 208.
1 Meilleur, mieux, moindre, 168.
Imparfait, de l'indicatif, ce qu'il Million,Milliard, 195.
-
exprime,304. Du subjonctif,
cequ'il exprime,318.
Mille, 196.
Modes des verbes,ce que c'est, 289.
Impératif, (mode), ce qu'il ex- — Modes impersonnels, 289.
prime, 289. —Son emploi, 313. — Modes personnels, 289.
Indicatif, mode, ce qu'il exprime, N
289. — Son emploi, 297 et sui- Négation, ce que c'est, 361.
vants. Nét son emploi dans les phrases
Ipmpa-ratives, infiaitif,343. —
368 et suiv.— — Suivi d'un
isuppression de pas- et petnt Précédé de le peu, 344. — Par-,
'¡après ne, 368 et suivants. -
:Eirrolcà,facultatifde pas utpoint
ticipe fait suivi d'un infiaitif.
348.
après les interrogations quiont Parmi, entre, 395.
unsens négatif, 384Négation Parce que, par ce que, 406.

389,.403, 40#.
-
l'considérée comme une espèce Pensée, quand elle est incomplexe,
particulière deniot, 386. 59, Quand elle est complexe,
60.
m, 388. Parenthèse, 424.
ùms en apostrophe, 104. -Personne, considérée comme,, né-
>Noms propres, leurs acceptions, gation, 362.
Jprntés
Il15 et suivants. — Noms em- Pendant, durant,394.
aux langues étrangè- Phrase, ce que c'est-, lt 58. —
res, 119. -Noms collectifs 120. Phrases comparatives, ce que
-
— Noms composés, ce que Pire,
c'est, 126. Formation du plu-
c'est, 363.
pis, 168.
riel dans les noms composés, Pléonasme, ce que c'«9t, 55.—
127 et suivants.
adjectivement, 189.
--Employés Permis, 56. — ViCÍlàUX, 56. —
Du sujet, 57. — De L'attribut,
i, 181,182, t85.
t, 205. — 57. — D'un complément, 57.
Plus, suivi de que, 352. Consi- -
tre, vôtre, leur, dans quel cas déré comme nége^tion, 362.
iils se mettent au pluriel, SOI, Plus tôt, pluttlt, 354.
1202. - Plus-que-parfait de l'indicatif, ce
o qu'il exprime, -309.
jonctif, 3^0;
-
Du sub-
M, 144.
%!oh 411. !
<"l't, se rapportant àun nom fémi-
Positif, -

Ponctuation, ce qu'elle indique,


413.Signes de la ponctua-
iinin, 282. — Pris comme colr
électif,263. — Quand il prend
ri un l euphonique, 264.
tion, 414.
place,416.
--Point-virgule, sa
Point, sa place,
418. — Point interrogatif, 419.
lÙ, pronom relatif, 259,
135. — Point exclamatif, 420. —
rgue, Points suspensifs, 421.
Pronoms, accord, 224. — Rap-
edque, Pâques, 145. port avec les noms qui précè-
mssi défini, ce qu'il exprime, 305. dent, 226. — Pronoms person-
I—Indéfini,cequ'ilexprime, 307. nels employés comme sujets,
Antérieur, 308. — Du subjonc- 228. — Comme eompléments,
-
tif,319. Pagsé indéfini, pou- 234. — Liste des pronoms pos-
vant être considéré comme un sessifs, 243.—Leur emploi,244.
1i présent,321. — Quand ils deviennent noms
participe présent, invariable, 331. communs, 245. — Liste des pro-
articipe passé,employé sansauxi- noms démonstratifs. 246.—Pro-
Haire-,333, — Exception, 334. noms relatifs, ce que c'est, 252.
j — Conjugué avec être, 335. — — Liste des pronoms relatifs,
t Des verbes pronominaux, 336, 253.—Place des pronoms rela-
i Conjugué avecavoir, 337. — tifs, 255. — Liste des pronoms
D'un verbe impe'rsonnel, 338. indéfinis, 260. — Leur emploi,
avec lè pronom 2&1.—Pronom relatif, con jonc-
— - en pour
complément, 339, Des verbes tif, ce que c'est, 86.
intransitifs, 340.—Avec l', 341. Proposition, ce que c'est, <.—
—Placé entre deux que, 342. Parties de la propositioa, 2, —
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