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FORCE DEMOCRATIQUE HAITIEN INTEGRE-FDHI

23 Février 2021

LETTRE OUVERTE
RE : Remarques du Conseil de Sécurité des Nations Unies dans une
vidéo conférence avec M. Jovenel Moïse.

Au Secrétaire Général des Nations Unies M. Antonio Gueterres et


membres respectueux du Conseil de Sécurité, représentants de différents
pays.
Messieurs et Dames,
Au nom du Parti Politique Force Démocratique Haïtien Intégré-FDHI et au nom du peuple Haïtien
fatigué de ces chutes continues et toujours dans l’impossibilité de se tenir fermement sur ses pieds de
guerriers vers une autosuffisance justement souhaitée, je vous félicite et vous remercie d’avoir pris ce
temps si précieux alors que vous êtes tous disjoints par la pandémie, pour cette vidéo conférence
historique avec M. Jovenel Moïse hier lundi 22 Février 2021.
Permettez-moi de vous dire, en dépit de tous les faits poignants et inquiétants, dont vous avez fait
mention, qui menacent l’intégrité de la démocratie aux Etats Unis et dans les pays de la CARICOM, vous
avez omis un point important dans votre rapport, un sujet additionnel d’importance capitale en rapport
aux insurrections qui mettent en péril la vie de milliers d’Haïtiens.

Le monde entier, tel que démontré par le Conseil des Nations Unies, est témoin et conscient de
multiples décrets présidentiels illégaux et des dérives anti-démocratiques, de corruptions, de crimes
violents, des actes de violence sur les personnes et leurs biens, des attaques contre des journalistes,
des enlèvements, des abus sexuels sur les femmes et même perpétrés sur des adolescentes, l’arrestation
d’un juge de la Cour de Cassation, la révocation illégale de trois juges amovibles de la Cour de Cassation,
le verrouillage de la Cour de Cassation et la caducité forcée du Parlement. Tous ces actes de violation des
droits de l’homme sont pour nous tous Haïtiens une répression encore pire des années de dictature
du régime Duvaliériste que les Haïtiens ne voudraient ni ne souhaiteraient jamais revivre.

Ce qui a été omis du rapport M. le Secrétaire Général c’est la date de l’échéance du mandat
du Président M. Jovenel Moïse dont le constat a été fait par l’opposition, le peuple haïtien et le monde
entier. Cet état de fait a fait l’objet le grands débats à l’échelle nationale et
internationale et spécialement analysé scrupuleusement par trois universités renommées et respectées des
Etats unis, qui également affirment le constat.

Aujourd’hui, le Parti Politique Force Démocratique Haïtien Intégré-FDHI se met à côté du peuple et au
rang de l’opposition pour dire non à la dictature, non à la corruption et non à tous ces crimes odieux
contre la société et les institutions prestigieuses de notre nation. Pendant les trente dernières années et
plus, les Nations Unies ont assisté notre pays avec plus de 8 milliards de dollars mais ceci n’a pas amené
les résultats escomptés au développement du pays.

Hier, vous avez été tous témoins d’un rapport éloquent et coloré de M Jovenel Moïse qui vous a peint un

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tableau surréaliste de la situation du pays et vous tous qui l’avez soigneusement écouté, en tant
que diplomates avisés, vous avez fait unanimement les mêmes remarques sur une situation inquiétante et
troublante qui ronge notre pays. Vous avez fait les mêmes suggestions que les élections seraient la seule
solution au renouvellement des membres du Sénat, de la Chambre des Députés, les Mairies et
l’installation d’un nouveau Président et tout ceci dans un espace d’un an que M. Jovenel Moïse
inconstitutionnellement réclame.

M. le Secrétaire Général, contrairement aux propos de M. Jovenel Moise, nous les politiciens n’avons pas
peur des élections, c’est pour nous une obligation et un passage obligé que nous demande la démocratie
pour laquelle nous luttons si ardemment. Au contraire, ces élections ont été écartées avec dessein deux
ans de cela par le Président M. Jovenel Moïse lui-même pour nous pousser aujourd’hui avec force, à
ce carrefour de notre histoire, vers une transition que nous n’avons pas souhaitée.
La question que nous nous demandons alors, ou était le BINU deux ans plus tôt?

Au constat d’une vacance présidentielle, après plusieurs semaines de débats, l’opposition suivant la
constitution amendée de 1987 version créole a désigné le Juge Joseph Mécène Jean Louis, le Juge le
plus ancien par position de classement, comme Président Provisoire de cette transition. Suivant nos
recherches qui remontent à plusieurs années et contrairement à la conclusion de M. Jovenel Moïse, le
Juge Joseph Mécène Jean Louis n’a jamais aspiré à aucun poste politique. En tant que citoyen et Juge
de carrière, il a accepté de servir son pays dans un contexte politiquement, extrêmement malaisé et
dangereux que quelqu’un peut être moins âgé que lui n’aurait jamais accepté. Son courage et sa bravoure
devraient être applaudis de tous. Depuis l’acceptation de ce choix, sa vie est menacée et une interdiction
de départ lui est imposée et il a été illégalement révoqué de son poste. Quel est donc le crime qu’il a
commis pour mériter ces persécutions politiques non fondées sur lui et sa famille?
Au nom du peuple Haïtien et au nom du Parti Politique Force Démocratique Haïtien Intégré-FDHI, je
tiens à vous remercier ainsi que les membres du Conseil de Sécurité pour votre intervention qui a
fait montre d‘une diplomatie bien avisée laissant le choix à M. Jovenel Moïse de réfléchir sur son avenir
et celui d’Haïti. Par contre je voudrais vous exhorter à ne pas attendre que les choses s’aggravent et
s’empirent avant toute intervention Diplomatique et humanitaire, sinon vous risqueriez d’être complices
des préjudices qui pourraient s’en suivre. Votre rôle n’est pas seulement le maintien de la paix et la
survie démocratique mondiale, mais il vise également la prévention des pertes de vies humaines et les
destructions inutiles de biens publics et privés surtout quand les signes sont vivement présents et évidents
à nos yeux dans une problématique que vous connaissez aussi bien que nous.

Recevez, monsieur le Secrétaire Général, mes cordiales et respectueuses salutations.

ANN FÈL YON LÒT JAN

_______________________________
Dr. Eddy Delaleu
Secrétaire Général-FDHI
509-4622-9863
www.democratiefdhi.org

mb : Dr.ED
cc : Aux Directeurs de Média, Coordination Ntle.-FDHI, Coord. Départ.-FDHI, Coord. Comm.-FDHI, Membres-FDHI

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