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TP 2 

: LES TRANSFORMATEURS TRIPHASES

MODULE : EQUIPEMENT ELECTRIQUE

2IEME ANNEE MCP G1

LES ETUDIANTS : -Benaissa Wahid

-Bassi Ahmed Ayyoub

LES TRANSFORMATEURS TRIPHASES


 la partie théorique :
1-INTRODUCTION  :
Pour la plupart des transformateurs triphasés, le courant qui circule dans les
bobinages est relativement élevé ce qui sous-entend que les conducteurs sont
soumis à des effets joule relativement important. Nous avons donc un
échauffement des bobinages. Jusqu’à une puissance considérée comme faible
par les constructeurs, les bobines sont refroidies par l’air ambiant c’est
également le cas pour les transformateurs monophasés. Pour les
transformateurs de moyenne puissance, le circuit magnétique et les bobines
sont placées dans une cuve. Cette cuve est ensuite inondée d’huile non
conductrice. Cette huile sert en fait de fluide colporteur. Par analogie avec les
machines fournissant du froid, ou dans ce cas c’est le fréon ou l’argon qui joue
ce rôle. Une réserve d’huile est placée au dessus de la cuve. Cette huile est
soumise à une surveillance très stricte afin d’éviter que par dépôt de saleté
dans l’huile, elle ne perde ces propriétés isolantes. Une quantité trop élevée
d’impureté pourrait conduire à un phénomène de court-circuit au sein du
transformateur. Pour ces transformateurs, l’huile est refroidie par contact avec
les parois de la cuve. Ces parois sont d’ailleurs formées d’ailettes qu’accentue
l’effet de refroidissement. Pour les transformateurs de grande puissance,
l’échauffement est tel qu’il faut absolument réaliser une circulation du fluide
colporteur au sein de la cuve. On utilise toujours de l’huile qui est mise en
circulation au sein du transformateur. L’huile est ensuite refroidie en passant
dans un échangeur. Que se soit dans n’importe quel cas, l’huile une fois
contaminée par des saletés n’est pas jetée mais recyclée. La plupart du temps
l’huile est traitées sur place et réinjectée immédiatement après traitement. Je
note encore qu’en aucun cas il ne faut arrêter le fonctionnement du
transformateur pour effectuer ce traitement.

Les enroulements  :

Ils peuvent être concentriques ou à bobines alternées. Selon les cas un choix
sera fait. Notons toutefois que le plus souvent on utilise des enroulements
concentriques. Dans ce cas, l’enroulement HT est formé par des galettes
superposées. Les bobinages sont en fil de cuivre ; très souvent on emploie
plusieurs fils en parallèle. Ces fils changeant de position, on dit qu’ils sont
permutés, pour éviter des pertes supplémentaires dues aux courant de
Foucault. En basse tension les fils sont émaillés, l’isolation est constituée par
des couches de coton, de soie ou de papier. Afin d’éviter au maximum des
contacts entre bobinage HT et BT, un cylindre isolant est placé entre les deux
enroulements. On place également entre les galettes constituant le bobinage
HT des disques isolants. La chose la plus importante dans un transformateur de
grande puissance est d’empêcher le déplacement des conducteurs. L’ensemble
des enroulements sera donc parfaitement calé afin d’éviter tout déplacement
aussi bien axial que radial. Je rappel que mes conducteurs sont soumis sans
cesse à des forces électrodynamiques dues aux courants intenses qui circulent
dans le primaire et le secondaire du transformateur.
Principe de fonctionnement

Nous pourrions pour réaliser la transformation d’un réseau triphasé utiliser


trois transformateurs monophasés. Dans ce cas, chacun de ces derniers
serait alimenté par une phase. En fonction des enroulements primaires, les
enroulements de haute tension et basse tension seront couplés en triangle
ou en étoile. Cette méthode est toutefois coûteuse et complique
l’installation.

Analysons ensemble comment nous pourrions passer de trois transformateurs


monophasés à un seul transformateur triphasé.

Constitution  :
Un transformateur triphasé est constitué, au départ, de l'association de 3
transformateurs monophasés dont les 3 primaires et les 3 secondaires sont
connectés soit en étoile, soit en triangle (figure 1).
On trouve donc les possibilités suivantes :

- primaire en étoile, secondaire en étoile


- primaire en étoile, secondaire en triangle
- primaire en triangle, secondaire en étoile
- primaire en triangle, secondaire en triangle.

Figure 1.

Les 3 primaires sont alimentés par une source de tension alternative triphasée
équilibrée. Par conséquent, les 3 courants magnétisants et donc les 3 flux dans
les trois noyaux forment eux aussi un système triphasé équilibré dont la
somme est nulle. Si on réunit les 3 circuits magnétiques, le montant commun
aux trois circuits est donc parcouru par un flux nul et il peut être supprimé (tout
comme le fil neutre dans les circuits triphasés équilibrés connectés en étoile-
étoile) (fig. 2).
Figure 2.

Marche en parallèle des transformateurs triphasés  :


Comme dans le cas des transformateurs monophasés, pour pouvoir connecter
en parallèle deux transformateurs triphasés, il faut que leurs tensions de ligne
secondaires à vide aient même amplitude et soient en phase.

La première condition ne revient pas à une simple condition de bonne


connexion car le mode de connexion du primaire et du secondaire (étoile ou
triangle) peut faire apparaître à vide un déphasage entre les tensions de lignes
primaires et secondaires qui est différent de zéro ou de 180°. Il faut que les
deux transformateurs appartiennent au même groupe et qu’ils soient
connectés de façon à avoir le même indice horaire.

Les trois autres conditions sont identiques à celles que l’on a déjà développées
dans le cadre des transformateurs monophasés .

la partie pratique  : essai à vide un transformateur triphasé.


But  :

Cette manipulation nous permet de mettre en évidence la relation entre le


courant primaire et secondaire d’un transformateur mis en charge.

Manipulation  :

Soit le schéma de l’expérience suivant :

Réalisation du montage :
Les calcules :

D’après la plaque de signalisation on a :


I 1 N =2 A et I 2 N =4 A

N 1=600 spires et N 2=300 spires

Calcul des rapports :


I1N 2 N 300
= =0.5 et 2 = =0.5
I2N 4 N 1 600

I1N N2
On remarque que les deux fractions sont équivalentes : I = N =m=0.5
2N 1

Les mesures  :

R₁(Ω) I₁(A) I₂(A) I₁/I₂ U₁(V) U₂(V) U₂/U₁


10 0,16 0,23 0,7 10 2,83 0,283
6 0,2 0,31 0,65 10 1,84 0,184
4 0,22 0,34 0,65 10 1,32 0,132

I₁/I₂=0,16/0,23=0,695₁OU 0,65I 0

Le rapport I1/I2 d’expérience n’égale pas précisément le rapport du courant


nominal I1N/I2N.

Justification : à cause des pertes de charge, des erreurs et d’incertitude des


appareils de mesure.
U₂/U₁=0,283 OU 0,184 OU 0,132

- Le rapport U2/U1 ne donne pas la valeur m (m= 0.5)

m = U2/U1 : ce cas n’est jamais possible, donc n’existe pas.

Traçage des courbes correspondant  :


3

2.5

1.5

0.5

0
4 6 10

U₂ I₂

Remarque :

 On remarque que les graphes du tableau sont presque identiques.


 la valeur du I2 diminue d’une faible valeur mais elle est presque stable.
 la valeur du U2 augmente progressivement donc la tension est
proportionnelle avec la résistance.
Compte rendu  :

Dans cet essai en charge d’un transformateur monophasé, On a réalisé l’essai en


deux fois selon les appareils de mesure, la première est réalisée par le
multimètre, la deuxième par le voltmètre et l’ampèremètre. D’après les résultats
obtenus, il est clair que la relation entre la tension U est proportionnelle en
fonction de l’augmentation de la résistance R, et inversement proportionnelle
entre le courant I toujours en fonction de l’augmentation de R. On note aussi que
la fraction U2/U1 est inférieure à m. De plus, les mesures faites par le
voltmètre/ampèremètre sont plus logiques par rapport à celles du multimètre.