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Devoir Maison de Français

Des Souris et des Hommes,


John Steinbeck

Questions  :
A. Comment comprenez-vous la fin du roman? Quelle autre fin auriez-vous
imaginé ?
B. Selon vous, est-ce une histoire « réaliste » ? Quel(s) passage(s) vous a/ont
touché?

Dans ce roman, je ne m’attendait pas du tout à cette fin, George qui tue Lennie. Je
pense que comme beaucoup de personnes, je n’ai au début pas compris pourquoi George a
en quelque sorte commis l’irréparable. Mais après relecture du livre et réflexion, je pense
que George a tué son ami non pas pour s’en débarrasser car après tout ils tenaient l’un à
l’autre, mais il l’a tué plutôt pour abréger les souffrances de son ami, des souffrances
telles qu’avoir la mort de la femme de Curley sur la conscience, ou bien aussi qu’il se
fasses frapper jusqu’à ce que mort s’ensuive, qu’il soit tué dans la brutalité et la cruauté
des autres hommes du ranch.
Rien que le fait que George fasses imaginer une dernière fois leur petite maison avec les
terres, les animaux, comment ils vivraient, heureux, travaillant pour eux et pour personne
d’autre, rien que cet acte montre que George a fait cela à contre-cœur, mais pour son bien.
Il y a aussi le fait que jusqu’au dernier moment, Lennie nous montre toute son innocence
et sa fragilité mentale, il nous montre qu’il n’a jamais voulu de mal à personne, et il ne se
doutait vraiment de rien, jusqu’à la fin. Par exemple dans ses dernières paroles, Lennie
imagine, et parle encore de ses lapins, et nous montre sa bonté et son ignorance , ce qu’on
avait déjà pu remarquer dans les chapitres précédents.

Pour la fin de ce récit, j’aurais plutôt imaginé que George et Lennie partent encore dans
un autre ranch, qu’ils se fassent assez d’argent, puis qu’ils aillent vivre dans cette petite
maison comme ils l’avaient toujours souhaité, en compagnie de Candy. Alors que les deux
amis seraient partis, Candy serait resté au ranch et aurait comme prévu envoyé une avance
pour s’assurer d’acheter la maison, et puis il aurait pu aller vivre là-bas au bout de la fin
du mois, et aurait retrouvé Lennie et George. Je pense qu’en plus, Crooks serait allé
habiter avec eux, et ils seraient tous devenus des rentiers, ils auraient eu le futur dont ils
ont toujours rêvé.
Lorsque John Steinbeck publie Des Souris et des Hommes en 1937, durant l’Entre-deux-
guerres, les Etats-Unis tentent de sortir de la Grande Dépression et des tempêtes de
poussière ravagent la principale zone agricole du pays, poussant les travailleurs et les
paysans à migrer vers l’Ouest. Comme eux, Lennie et George, deux ouvriers agricoles
animés par le désir de posséder un jour leur propre ferme, cherchent du travail dans un
ranch de Californie. Steinbeck a donc ancré son récit dans le réel et fait écho de l’état
d’esprit de son époque. A travers l’itinéraire de George et Lennie, l’écrivain aborde des
thèmes universels : la différence, la solitude, les rapports entre riches et pauvres, la quête
d’un rêve, le poids de la fatalité. Le lecteur est plongé dans un univers cruel au sein
duquel se débattent des personnages aux prises avec leur destin : désireux d’échapper à la
misère sociale et morale, ils s’efforcent de lutter contre le désespoir en se raccrochant au
rêve d’une vie idéale.
Par exemple pour exprimer la différence, l’amitié de George et Lennie. Ce sont des
compagnons de route: ils partagent travail et nourriture. Mais c’est une amitié étrange qui
les lie: George se montre protecteur et paternaliste à l’égard de Lennie, qui lui voue une
admiration sans bornes et redoute de le décevoir. George manifeste de la compassion
envers son ami simple d’esprit, et se sent responsable de lui. En même temps, George a
parfois des mots et intonations très durs envers Lennie. C’est donc une amitié paradoxale
qui unit les deux hommes.
Un autre exemple omniprésent dans ce livre, la solitude. Ce sentiment est le point
commun qui rapproche tous les personnages du roman. Dans le chapitre 2, Slim fait
remarquer à George qu’il trouve inhabituel de voir deux ouvriers travailler et voyager
ensemble. C’est cette amitié, unissant George et Lennie, qui selon eux, les distingue de tus
les autres.
 L’épouse de Curley se plaint que son époux sorte sans elle le samedi soir ;
 Crooks, lui, est victime de racisme et est contraint de loger dans l’écurie au milieu
des bêtes ;
 Candy est mis à l’écart en raison de son infirmité physique et de son âge avancé, et
son chien lui est enlevé au chapitre 3 ;
 Lennie est exclu en raison de sa simplicité d’esprit .
La différence entre riches et pauvres est également palpable puisqu’on voit Curley, le
propriétaire du ranch abuser de son pouvoir, notamment envers Lennie qu’il violente. La
misère des ouvriers agricoles américains qui s’emploient comme saisonniers à cette
époque est assez intéressante à observer et sans doute hélas assez réaliste. Chacun travaille
dur et compte sa paie en espérant des jours meilleurs.
Tous ces exemples et bien d’autres témoignent du fait que ce roman est très réaliste.

Parmi les passages qui m’ont le plus touchés, je dirait que celui qui m’a le plus marqué est
le moment ou le chien de Candy se fait tuer.
Bien qu’on puisse penser que c’est un passage insignifiant, qui ne rajoute rien à l’histoire,
je trouve qu’il apporte quelque chose au caractères des personnages. Ce passage montre
non seulement la violence des hommes du ranch, mais aussi leur impatience et leur
influence.
Je trouve cela désolant que Carlson veuille se débarrasser d’un chien juste à cause de son
odeur. Et ce n’est pas comme les autres avaient essayé de l’en dissuader, ils ont au
contraire persuadé Candy de laisser son chien entre les mains de Carlson pour le tuer.
Tandis que Carlson se complaignait, Slim persuadait Candy en lui disant que c’est ce qu’il
y avait de mieux pour lui. Et comme personne n’était là pour encourager Candy à garder
son chien, il a été contraint de le laisser partir. Je sais que ça a du être un moment horrible
pour ce pauvre Candy, car moi-même ayant un chien, je n’aurais pas supporté qu’on lui
fasses une chose pareille, même si ce n’est douloureux. Un compagnon tel qu’un chien est
un compagnon en or, et avec tous les souvenirs créés, il est très difficile de s’en passer, et
on ne peut pas se consoler avec un autre chien . C’est pour ça que je trouve aussi que
c’était déplacé de la part de Slim de lui proposer un chiot en « échange » du chien berger.

FIN

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