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2015-2016, DS corrigé de Mars, prépa ECS1

Informations générales Les fichiers du document 1550

Type : Devoirs Surveillés 2015-2016 - DS05 #doc- 1550


Classe(s) : CPGE ECS 1 2015-2016 - DS05 Exo2 Q9
Matières : Mathématiques 2015-2016 - DS05 Exo1 B
Mots clés : intégration, espace vectoriel de
dimension finie, Scilab, probabilités conditionnelles

Le contributeur pinel précise : Exo 1 : différents exos d'applications sur les chapitres
récents. Suite d'intégrales, Scilab, lois discrètes usuelles, espaces vectoriels de
dimension finie. Exercice 2 : un classique du conditionnement, combiné à des
puissances de matrices. Exo 3 : problème difficile extrait d'EDHEC 97 sur une
fonction définie par une intégrale

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Sujets et corrections des épreuves de concours post-bac


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Samedi 05 Mars 2016

DS 05 – ECS1
Durée : 4h Calculatrice interdite.

La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements entreront pour
une part importante dans l’appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire l’usage d’aucun document : seule l’utilisation d’une règle graduée est autorisée.

Exercice 1 – Cours et Applications

Les différentes parties (A, B, C et D) de cet exercice sont indépendantes.


1
Partie A. On note 𝐼𝑛 = ∫0 (1 − 𝑥)𝑛 𝑒 −2𝑥 𝑑𝑥 pour 𝑛 ∈ ℕ.
1. Etudier la monotonie de cette suite.
2. En déduire qu’elle est convergente.
1
3. Prouver que pour tout entier naturel non nul 𝑛 on a 0 ≤ 𝐼𝑛 ≤ .
𝑛+1
4. Déterminer la limite de la suite (𝐼𝑛 ).
5. Etablir une relation de récurrence liant 𝐼𝑛+1 et 𝐼𝑛 et en déduire lim𝑛→+∞ 𝑛𝐼𝑛 .

Partie B. Considérons l’algorithme suivant : 𝑆=0


𝑓𝑜𝑟 𝑘 = 1: 1000
𝑌 = 𝑓𝑙𝑜𝑜𝑟(9 × 𝑟𝑎𝑛𝑑( )) + 1
𝑋 =𝑌+1
𝑆=𝑆+𝑋
end
𝑆 = 𝑆/1000
1. A l’aide d’une justification soignée, préciser quelle loi permet de simuler la variable aléatoire 𝑋.
2. Quelle valeur approximative peut-on attendre pour la variable 𝑆 ?

Partie C. On considère 𝐸𝑛 = ⟦1; 𝑛⟧ avec 𝑛 ∈ ℕ∗ . On dispose de papiers identiques, et sur chacun d’eux, on note un
sous ensemble de 𝐸𝑛 . On place ensuite ces papiers dans une urne.
1. Combien de papiers se trouvent dans l’urne ?
2. On extrait au hasard un papier de l’urne et on désigne par 𝑋 la variable aléatoire égale au nombre d’entiers
écrits sur ce papier.
2a. Déterminer le support 𝑋(Ω) de la variable aléatoire 𝑋.
2b. Déterminer le cardinal de l’évènement (𝑋 = 𝑘) pour 𝑘 ∈ 𝑋(Ω).
2c. Reconnaître la loi de 𝑋. Rappeler son espérance et sa variance.

𝑥−𝑦+𝑧−𝑡 =0
Partie D. Soit 𝐹 = { (𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) ∈ ℝ4 | { } et 𝐻 = { (𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) ∈ ℝ4 | 𝑦 = 𝑥}.
𝑥+𝑦+𝑧 =0
1. Déterminer une famille génératrice des espaces vectoriels 𝐹 et 𝐻.
2. Déterminer l’espace vectoriel 𝐹 ∩ 𝐻.
3. Les espaces 𝐹 et 𝐻 sont-ils supplémentaires dans ℝ4 ?
4a. Déterminer une base ℬ𝐻 de l’espace vectoriel 𝐻.
4b. Montrer que la famille ℬ𝐻 ∪ {𝑢} est libre, où on a noté 𝑢 = (1; −1; 0; 0).
4c. En déduire un supplémentaire de 𝐻 dans ℝ4 .

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Exercice 2
Lors d’un exercice de tirs au but (football), un joueur effectue plusieurs tirs consécutifs. Pour chaque tir, il peut tirer
à droite, à gauche ou au milieu. On observe empiriquement que ses tirs respectent les règles suivantes :
- Si au tir précédent il a tiré à gauche ou à droite, il tire au même endroit dans 50% des cas, change de coté
dans 30% des cas.
- Si au tir précédent il a tiré au milieu, il recommence au tir suivant dans 80% des cas ou tire à gauche ou à
droite de manière équiprobable.
On note 𝑑𝑛 (respectivement 𝑔𝑛 et 𝑚𝑛 ) la probabilité de l’évènement 𝐷𝑛 : « le joueur tire à droite lors du 𝑛𝑒 tir »
(respectivement 𝐺 : « le joueur tire à gauche lors du 𝑛𝑒 tir » et 𝑀𝑛 : « le joueur tire au milieu lors du 𝑛𝑒 tir »).
On suppose de plus que le premier tir du joueur se fait à droite.
1. A l’aide de l’énoncé, donner les 9 probabilités des évènements 𝐷𝑛+1 , 𝐺𝑛+1 et 𝑀𝑛+1 sachant 𝐷𝑛 , 𝐺𝑛 et 𝑀𝑛 .
2. Etablir alors des relations de récurrence exprimant 𝑑𝑛+1 , 𝑔𝑛+1 et 𝑚𝑛+1 en fonction de 𝑑𝑛 , 𝑔𝑛 et 𝑚𝑛 .
𝑑𝑛+1 𝑑𝑛
3. Ecrire cette relation de recurrence sous forme matricielle ( 𝑔𝑛+1 ) = 𝐴 ( 𝑔𝑛 ) où 𝐴 est une matrice à déterminer.
𝑚𝑛+1 𝑚𝑛
1 1 1
4. On pose 𝑃 = (1 −1 1 ). Montrer que 𝑃 est inversible et déterminer 𝑃−1 .
2 0 −2
1 0 0
5. Montrer que 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃−1 où 𝐷 = (0 1/5 0 ).
0 0 3/5
6. En déduire une expression de 𝐴𝑛 où 𝑛 est un entier naturel.
7. En déduire une expression de 𝑑𝑛 , 𝑔𝑛 et 𝑚𝑛 en fonction de l’entier naturel 𝑛 et étudier la convergence de ces
suites.
8. Calculer la probabilité que le joueur tire 𝑛 fois à droite pour 𝑛 ∈ ℕ∗ .
9. Ecrire un programme Scilab qui demande la valeur d’un entier 𝑛 et simule 𝑛 tirs au but. On renverra le résultat
sous la forme d’une matrice ligne de 𝑛 colonnes, où −1, 0 et 1 représentent respectivement un tir à gauche, au milieu
et à droite.

Problème
sin 𝑡−𝑡
On admet dans cet exercice que lim𝑡→0 = 0.
𝑡2
2𝑥 sin 𝑡
∫ 𝑑𝑡 pour 𝑥 ≠ 0
On considère la fonction 𝑓 définie sur ℝ par 𝑓(𝑥) = { 𝑥 𝑡2 ainsi que 𝑔 définie par
ln 2 pour 𝑥 = 0
sin 𝑡 − 𝑡
𝑔(𝑡) = { 𝑡 2 pour 𝑡 ≠ 0 .
0 sinon
1. Justifier que 𝑓 est définie sur ℝ.
2a. Vérifier que 𝑔 est continue sur ℝ.
2𝑥
2b. Montrer que lim𝑥→0 ∫𝑥 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 = 0.
2c. Exprimer 𝑓 à l’aide de l’intégrale précédente puis étudier la continuité de la fonction 𝑓 en 0.
3. Etudier la parité de la fonction 𝑓.
4a. Prouver que la fonction 𝑓 est dérivable sur ] − ∞; 0[ et sur ]0; +∞[ puis montrer que pour tout 𝑥 non nul,
1 − cos 𝑥
𝑓 ′ (𝑥) = − sin 𝑥 × .
𝑥2
4b. Dresser le tableau de variations de 𝑓 sur [−2𝜋; 2𝜋].
4c. Montrer que 𝑓(𝜋) < 0.
3𝜋 1 1
4d. Montrer que 𝑓(2𝜋) = ∫2𝜋 ( 2 − (𝑡+𝜋)2 ) sin 𝑡 𝑑𝑡 (on pourra utiliser la linéarité de l’intégrale puis utiliser un
𝑡
changement de variable affine sur la seconde partie). En déduire que 𝑓(2𝜋) > 0.
4e. En déduire le nombre de solutions de l’équation 𝑓(𝑥) = 0 sur [−2𝜋; 2𝜋].
1
5. Montrer que ∀𝑥 > 0, |𝑓(𝑥)| ≤ .
2𝑥
6. Déterminer enfin lim𝑥→+∞ 𝑓(𝑥).

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Corrigé Exercice 1 : Cours et Applications

1
Partie A. On note 𝐼𝑛 = ∫0 (1 − 𝑥)𝑛 𝑒 −2𝑥 𝑑𝑥 pour 𝑛 ∈ ℕ.
1. Etudier la monotonie de cette suite.
Méthode classique en intégration : on étudie le signe de 𝐼𝑛+1 − 𝐼𝑛 .
Par linéarité :
1 1
𝐼𝑛+1 − 𝐼𝑛 = ∫ (1 − 𝑥)𝑛 𝑒 −2𝑥 ((1 𝑥(1 − 𝑥)𝑛 𝑒 −2𝑥 𝑑𝑥
− 𝑥) − 1)𝑑𝑥 = − ∫ ⏟
0 0 ≥0 𝑠𝑢𝑟 [0;1]
Par positivité de l’intégrale, comme 0 < 1, on trouve donc que la suite (𝐼𝑛 ) est décroissante.

2. En déduire qu’elle est convergente. Prouvons que la suite est minorée.


Sur [0; 1], 𝑥 → (1 − 𝑥)𝑛 𝑒 −2𝑥 est positive. Ainsi par positivité de l’intégrale, la suite (𝐼𝑛 ) est positive.
Etant décroissante et minorée par 0, cette suite est bien convergente.

1
3. Prouver que pour tout entier naturel non nul 𝑛 on a 0 ≤ 𝐼𝑛 ≤ .
𝑛+1
Méthode classique : Pour encadrer une intégrale, on encadre l’intégrant.
Sur [0; 1], 𝑥 → 𝑒 −2𝑥 décroit donc 𝑒 −2 ≤ 𝑒 −2𝑥 ≤ 1. Or (1 − 𝑥)𝑛 ≥ 0 donc
0 ≤ (1 − 𝑥)𝑛 𝑒 −2 ≤ (1 − 𝑥)𝑛 𝑒 −2𝑥 ≤ (1 − 𝑥)𝑛
0 < 1 donc l’intégrale conserve l’ordre et on obtient :
1 1
(1 − 𝑥)𝑛+1 1
0 ≤ 𝐼𝑛 ≤ ∫ (1 − 𝑥)𝑛 𝑑𝑥 = [− ] =
0 𝑛+1 0
𝑛+1
4. Déterminer la limite de la suite (𝐼𝑛 ). D’après le théorème des gendarmes, le 3. assure que lim𝑛→+∞ 𝐼𝑛 = 0.

5. Etablir une relation de récurrence liant 𝐼𝑛+1 et 𝐼𝑛 et en déduire lim𝑛→+∞ 𝑛𝐼𝑛 .


Méthode classique en intégration.
Pour établir des relations de récurrence, souvent on passe par une IPP
1
Partons de 𝐼𝑛+1 = ∫0 (1 − 𝑥)𝑛+1 𝑒 −2𝑥 𝑑𝑥.
𝑢 = (1 − 𝑥)𝑛+1 𝑢′ = −(𝑛 + 1)(1 − 𝑥)𝑛
Posons { d’où : { 𝑒 −2𝑥 : les fonctions 𝑢 et 𝑣 sont 𝐶 1 ([0; 1]) donc d’après la
𝑣 ′ = 𝑒 −2𝑥 𝑣=−
2
formule d’intégration par parties, on obtient :
1 𝑛+1
𝐼𝑛+1 = − [(1 − 𝑥)𝑛+1 𝑒 −2𝑥 ]10 − 𝐼
2 2 𝑛
1 𝑛+1
𝐼𝑛+1 = − 𝐼
2 2 𝑛
Déterminons lim𝑛→+∞ 𝑛 𝐼𝑛 :
1 𝑛𝐼𝑛 𝐼𝑛
La relation précédente donne 𝐼𝑛+1 = − − ⇔ 𝑛𝐼𝑛 = 1 − 2𝐼𝑛+1 − 𝐼𝑛 : or lim𝑛→+∞ 𝐼𝑛 = lim𝑛→+∞ 𝐼𝑛+1 = 0
2 2 2
donc par somme, lim𝑛→+∞ 𝑛𝐼𝑛 = 1.
Partie B. Considérons l’algorithme suivant : 𝑆=0
𝑓𝑜𝑟 𝑘 = 1: 1000
𝑌 = 𝑓𝑙𝑜𝑜𝑟(9 × 𝑟𝑎𝑛𝑑( )) + 1
𝑋 =𝑌+1
𝑆=𝑆+𝑋
end
𝑆 = 𝑆/1000
1. A l’aide d’une justification soignée, préciser quelle loi permet de simuler la variable aléatoire 𝑋.
rand() permet de simuler la loi uniforme sur [0; 1[ d’où 0 ≤ 9 rand( ) < 9 ; ainsi 𝑓𝑙𝑜𝑜𝑟(9 × 𝑟𝑎𝑛𝑑( )) permet de
simuler la loi uniforme sur ⟦0; 8⟧ de sorte que 𝑌 simule la loi 𝒰(⟦1; 9⟧) et donc 𝑋 simule la loi 𝒰(⟦2; 10⟧).

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2. Quelle valeur approximative peut-on attendre pour la variable 𝑆 ? 𝑆 calcule visiblement la moyenne des valeurs de
2+10
𝑋 sur 1000 simulations. Elle devrait donc approcher l’espérance d’une loi uniforme 𝒰(⟦2; 10⟧), à savoir =6
2
(voir le fichier SciLab joint).

Partie C. On considère 𝐸𝑛 = ⟦1; 𝑛⟧ avec 𝑛 ∈ ℕ∗ . On dispose de papiers identiques, et sur chacun d’eux, on note un
sous ensemble de 𝐸𝑛 . On place ensuite ces papiers dans une urne.
1. Combien de papiers se trouvent dans l’urne ? 𝐸𝑛 est un ensemble fini à 𝑛 éléments donc il contient 2𝑛 sous-
ensembles, soit 2𝑛 papiers dans l’urne.
2. On extrait au hasard un papier de l’urne et on désigne par 𝑋 la variable aléatoire égale au nombre d’entiers écrits
sur ce papier.
2a. Déterminer le support 𝑋(Ω) de la variable aléatoire 𝑋. Sur le papier, il peut y avoir 0 entiers (pour l’ensemble
vide), 1 entier … 𝑛 entiers. Ainsi 𝑋(Ω) = ⟦0; 𝑛⟧.
𝑛
2b. Déterminer le cardinal de l’évènement (𝑋 = 𝑘) pour 𝑘 ∈ 𝑋(Ω). Il y a ( ) façons de choisir 𝑘 entiers parmi les 𝑛
𝑘
𝑛
⟦ ⟧
entiers de 0; 𝑛 donc 𝑐𝑎𝑟𝑑((𝑋 = 𝑘)) = ( ).
𝑘
2c. Reconnaître la loi de 𝑋. Rappeler son espérance et sa variance.
𝑛
( ) 𝑛 1 𝑛−𝑘 1 𝑘
 Ainsi, par équiprobabilité, pour tout 𝑘 ∈ ⟦0; 𝑛⟧, 𝑃(𝑋 = 𝑘) = 𝑘𝑛 = ( ) ( ) ( ) . Ainsi, la variable
2 𝑘 2 2
1
aléatoire 𝑋 suit une loi binomiale ℬ (𝑛; ).
2
𝑛 1 1 𝑛
 On sait alors que 𝐸(𝑋) = et 𝑉(𝑋) = 𝑛 ( ) (1 − ) = .
2 2 2 4

𝑥−𝑦+𝑧−𝑡 =0
Partie D. Soit 𝐹 = { (𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) ∈ ℝ4 | { } et 𝐻 = { (𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) ∈ ℝ4 | 𝑦 = 𝑥}.
𝑥+𝑦+𝑧 =0
1. Déterminer une famille génératrice des espaces vectoriels 𝐹 et 𝐻.
Méthode : résoudre les systèmes proposés
𝑥−𝑦+𝑧−𝑡 =0
 𝐹∶ { : deux équations – 4 inconnues, posons donc deux paramètres, 𝑥 et 𝑦 par exemple.
𝑥+𝑦+𝑧 =0
𝑥−𝑦+𝑧−𝑡 = 0 𝑧 − 𝑡 = −𝑥 + 𝑦 𝑡 = −2𝑦
{ ⇔ {𝑧 = −𝑥 − 𝑦 ⇔ {
𝑥+𝑦+𝑧 =0 𝑧 = −𝑥 − 𝑦
Ainsi, un vecteur 𝑢 = (𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) de 𝐹 s’écrit
𝑢 = (𝑥, 𝑦, −𝑥 − 𝑦, −2𝑦) = 𝑥(1,0, −1,0) + 𝑦(0,1, −1, −2)
et on a donc 𝐹 = 𝑣𝑒𝑐𝑡 ((1,0, −1,0) ; (0,1, −1, −2))
 𝐻 ∶ 𝑦 = 𝑥 : 1 équation – 4 inconnues, mais le système est déjà résolu !
Ainsi, un vecteur 𝑢 = (𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) de 𝐻 s’écrit
𝑢 = (𝑥, 𝑥, 𝑧, 𝑡) = 𝑥(1,1,0,0) + 𝑧(0,0,1,0) + 𝑡(0,0,0,1)
et on a donc 𝐻 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((1,1,0,0); (0,0,1,0); (0,0,0,1))

2. Déterminer l’espace vectoriel 𝐹 ∩ 𝐻. Soit 𝑢 = (𝑥, 𝑦, 𝑧, 𝑡) ∈ 𝐹 ∩ 𝐻, alors :


 𝑢 ∈ 𝐹 donc 𝑢 = (𝑥, 𝑦, −𝑥 − 𝑦, −2𝑦) d’après le 1.
 𝑢 ∈ 𝐻 donc 𝑦 = 𝑥
Ainsi, 𝑢 = (𝑥, 𝑥, −2𝑥, −2𝑥) = 𝑥(1,1, −2, −2).
On vérifie aisément que tout vecteur de la forme (𝑥, 𝑥, −2𝑥, −2𝑥) ∈ 𝐹 ∩ 𝐻 pour tout réel 𝑥 donc finalement
𝐹 ∩ 𝐻 = 𝑣𝑒𝑐𝑡((1,1, −2, −2))

3. Les espaces 𝐹 et 𝐻 sont-ils supplémentaires dans ℝ4 ? Non car on n’a pas 𝐹 ∩ 𝐻 = {0}.

4a. Déterminer une base ℬ𝐻 de l’espace vectoriel 𝐻. Les vecteurs générateurs de 𝐻 trouvés en Q1 sont à
coordonnées échelonnées, ils sont donc libres. Ainsi, une base est donnée par exemple par
ℬ𝐻 = {(1,1,0,0); (0,0,1,0); (0,0,0,1)} .

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4b. Montrer que la famille ℬ𝐻 ∪ {𝑢} est libre, où on a noté 𝑢 = (1; −1; 0; 0).
Il suffit donc de montrer que le vecteur 𝑢 n’est pas combinaison linéaire de vecteurs de ℬ𝐻 : écrivons par exemple
𝑢 = 𝑎(1,1,0,0) + 𝑏(0,0,1,0) + 𝑐(0,0,0,1).
On a ainsi 𝑢 = (1; −1; 0; 0) = (𝑎, 𝑎, 𝑏, 𝑐) et donc 𝑎 = 1 = −1 : absurde. Une telle combinaison linéaire ne peut
s’écrire, la famille ℬ𝐻 ∪ {𝑢} est donc libre.

4c. En déduire un supplémentaire de 𝐻 dans ℝ4 . Notons 𝐺 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑢) où 𝑢 est le vecteur précédent.


 ℬ𝐻 ∪ {𝑢} est une famille libre de 4 vecteurs dans l’espace vectoriel ℝ4 de dimension 4 : elle forme donc une
base de ℝ4 .
 Ainsi, la concaténation des bases de 𝐻 et 𝐺 forme une base de ℝ4 . Cela signifie d’après le cours que
𝐺 = 𝑣𝑒𝑐𝑡(𝑢) est un supplémentaire de 𝐻 dans ℝ4 .

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Corrigé du Problème (d’après EDHEC S 1997)
sin 𝑡−𝑡
On admet dans cet exercice que lim𝑡→0 = 0.
𝑡2
2𝑥 sin 𝑡
∫ 𝑑𝑡 pour 𝑥 ≠ 0
On considère la fonction 𝑓 définie sur ℝ par 𝑓(𝑥) = { 𝑥 𝑡2 ainsi que 𝑔 définie par
ln 2 pour 𝑥 = 0
sin 𝑡 − 𝑡
𝑔(𝑡) = { 𝑡 2 pour 𝑡 ≠ 0 .
0 sinon
1. Justifier que 𝑓 est définie sur ℝ.
sin 𝑡
 La fonction 𝑡 → étant continue sur ℝ∗ , la fonction 𝑓 est définie pour tout réel 𝑥 non nul comme intégrale
𝑡2
d’une fonction continue sur l’intervalle de bornes 𝑥 et 2𝑥 (pour 𝑥 > 0, [𝑥; 2𝑥] ⊂]0; +∞[ et pour 𝑥 < 0,
[2𝑥; 𝑥] ⊂] − ∞; 0[.
 Par ailleurs, 𝑓(0) = ln 2 donc 𝑓 est bien définie sur ℝ.
2a. Vérifier que 𝑔 est continue sur ℝ.
 𝑔 est continue sur ]0; +∞[ et sur ] − ∞; 0[ comme quotient de fonctions continues à dénominateur non nul
sin 𝑡−𝑡
 De plus, d’après l’énoncé lim𝑡→0 = 0 càd lim𝑡→0 𝑔(𝑡) = 𝑔(0) : 𝑔 est donc continue en 0
𝑡2
Par recollement, 𝑔 est continue sur ℝ.
2𝑥
2b. Montrer que lim𝑥→0 ∫𝑥 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 = 0. 𝑔 étant continue sur ℝ, elle admet une primitive 𝐺 sur ℝ.
2𝑥
Ainsi, ∫𝑥 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 = 𝐺(2𝑥) − 𝐺(𝑥) : or 𝐺 est par définition dérivable en 0 donc continue en 0 d’où
lim 𝐺(2𝑥) = lim 𝐺(2𝑥) = 𝐺(0) .
𝑥→0 𝑥→0
2𝑥
Finalement, lim𝑥→0 ∫𝑥 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 = 𝐺(0) − 𝐺(0) = 0.
2c. Exprimer 𝑓 à l’aide de l’intégrale précédente puis étudier la continuité de la fonction 𝑓 en 0.
2𝑥 2𝑥 sin 𝑡−𝑡 2𝑥 sin 𝑡 2𝑥 1
 Pour 𝑥 ≠ 0, ∫𝑥 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 = ∫𝑥 𝑑𝑡 = ∫𝑥 𝑑𝑡 − ∫𝑥 𝑑𝑡 = 𝑓(𝑥) − [ln|𝑡|]2𝑥
𝑥 par linéarité. Ainsi,
𝑡2 𝑡2 𝑡
2𝑥 2𝑥
𝑓(𝑥) = ∫𝑥 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 + ln|2𝑥 | − ln|𝑥 | = ∫𝑥 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 + ln 2.
 D’après le 2b on a alors lim𝑥→0 𝑓(𝑥) = ln 2 = 𝑓(0) d’où la continuité de 𝑓 en 0
3. Etudier la parité de la fonction 𝑓.
 𝑓 est définie sur ℝ, domaine symétrique par rapport à l’origine
2𝑥 sin 𝑡
 Pour 𝑥 ≠ 0, 𝑓(𝑥) = ∫𝑥 𝑑𝑡.
𝑡2
−2𝑥 sin 𝑡
Ainsi, 𝑓(−𝑥) = ∫−𝑥 𝑡 2 𝑑𝑡 . Posons 𝑡 = −𝑢 (donc 𝑑𝑡 = −𝑑𝑢), il vient :
2𝑥
sin(−𝑢)
𝑓(−𝑥) = ∫ 𝑑𝑢 . −
𝑥 (−𝑢)2
Il suffit alors de remarquer que 𝑠𝑖𝑛 est impaire et donc que 𝑠𝑖𝑛(−𝑢) = − sin 𝑢 : ainsi,
2𝑥
sin 𝑢
𝑓(−𝑥) = ∫ 𝑑𝑢 = 𝑓(𝑥) ∶ 𝑓 𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝑝𝑎𝑖𝑟𝑒.
𝑥 𝑢2
4a. Prouver que la fonction 𝑓 est dérivable sur ] − ∞; 0[ et sur ]0; +∞[ puis montrer que pour tout 𝑥 non nul,
1 − cos 𝑥
𝑓 ′ (𝑥) = − sin 𝑥 × .
𝑥2
sin 𝑡
 Sur ]0; +∞[ : la fonction ℎ: 𝑡 → 2 étant continue elle y admet une primitive 𝐻. Alors,
𝑡
𝑓(𝑥) = 𝐻(2𝑥) − 𝐻(𝑥).
Par définition, 𝐻 étant dérivable sur ]0; +∞[, 𝑓 le sera aussi. De plus,
sin(2𝑥) sin 𝑥
𝑓 ′ (𝑥) = 2𝐻 ′ (2𝑥) − 𝐻 ′ (𝑥) = 2 × − 2
(2𝑥)2 𝑥
Or sin 2𝑥 = 2 sin 𝑥 cos 𝑥 d’où :
sin 𝑥 cos 𝑥 sin 𝑥 sin 𝑥
𝑓 ′ (𝑥) = 2𝐻 ′ (2𝑥) − 𝐻 ′ (𝑥) = − 2 = 2 (cos 𝑥 − 1)
𝑥2 𝑥 𝑥
 Idem sur ] − ∞; 0[

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4b. Dresser le tableau de variations de 𝑓 sur [−2𝜋; 2𝜋]. 𝑥 −2𝜋 −𝜋 0 𝜋 2𝜋
Le calcul précédent assure que 𝑓′(𝑥) est du signe de − sin 𝑥.
On obtient ainsi : 𝑓′ - 0 + 0 - 0 +
𝑓(−2𝜋) ln 2 𝑓(2𝜋)
𝑓 ↘ ↗ ↘ ↗
𝑓(−𝜋) 𝑓(𝜋)

2𝜋 sin 𝑡
4c. Montrer que 𝑓(𝜋) < 0. On a 𝑓(𝜋) = ∫𝜋 ℎ(𝑡)𝑑𝑡 où on a posé ℎ(𝑡) = .
𝑡2
 Sur [𝜋; 2𝜋] : ℎ(𝑡) ≤ 0 donc 𝑓(𝜋) ≤ 0 par positivité de l’intégrale (les bornes sont rangées dans le « bon
ordre »)
3𝜋
 Mais ℎ est continue sur cet intervalle, strictement négative en par exemple : donc 𝑓(𝜋) < 0.
2

3𝜋 1 1
4d. Montrer que 𝑓(2𝜋) = ∫2𝜋 ( 2 − (𝑡+𝜋)2 ) sin 𝑡 𝑑𝑡 (on pourra utiliser la linéarité de l’intégrale puis utiliser un
𝑡
changement de variable affine sur la seconde partie). En déduire que 𝑓(2𝜋) > 0.
4𝜋 sin 𝑡 3𝜋 sin 𝑡 4𝜋 sin 𝑡
Par définition de 𝑓, 𝑓(2𝜋) = ∫2𝜋 𝑑𝑡 = ∫2𝜋 𝑑𝑡 + ∫3𝜋 𝑑𝑡.
𝑡2 𝑡2 𝑡2
4𝜋 sin 𝑡
Travaillons sur la seconde intégrale ∫3𝜋 𝑑𝑡 : on pose 𝑢 = 𝑡 − 𝜋 de sorte que 𝑑𝑡 = 𝑑𝑢. Ainsi,
𝑡2
4𝜋 3𝜋 3𝜋
sin 𝑡 sin(𝑢 + 𝜋) sin(𝑢)
∫ 2 𝑑𝑡 = ∫ 2 𝑑𝑢 = ∫ − 𝑑𝑢
3𝜋 𝑡 2𝜋 (𝑢 + 𝜋) 2𝜋 (𝑢 + 𝜋)2
Finalement,
4𝜋 3𝜋 3𝜋 3𝜋
sin 𝑡 sin 𝑡 sin 𝑡 1 1
𝑓(2𝜋) = ∫ 2 𝑑𝑡 = ∫ 2 𝑑𝑡 − ∫ 2 𝑑𝑡 = ∫ ( 2− ) sin 𝑡 𝑑𝑡
2𝜋 𝑡 2𝜋 𝑡 2𝜋 (𝑡 + 𝜋) 2𝜋 𝑡 (𝑡 + 𝜋)2
1 1
Comme précédemment, sur [2𝜋; 3𝜋] la fonction 𝑠𝑖𝑛 est positive de même que − (𝑡+𝜋)2 : par positivité de
𝑡2
l’intégrale, on obtient alors que 𝑓(2𝜋) ≥ 0.
1 1 𝜋
Mais sur [2𝜋; 3𝜋], 𝑡 → ( 2 − (𝑡+𝜋)2 ) sin 𝑡 est continue, strictement positive en 2𝜋 + par exemple, donc
𝑡 2
𝑓(2𝜋) > 0.
4e. En déduire le nombre de solutions de 𝑥 −2𝜋 −𝜋 0 𝜋 2𝜋
l’équation 𝑓(𝑥) = 0 sur [−2𝜋; 2𝜋]. Par parité
de 𝑓 on a donc 𝑓(−2𝜋) > 0 et 𝑓(−𝜋) < 0 d’où 𝑓′ - 0 + 0 - 0 +
le tableau ci-contre. 𝑓(−2𝜋) > 0 ln 2 > 0 𝑓(2𝜋) > 0
En appliquant par exemple le théorème bijection sur 𝑓 ↘ ↗ ↘ ↗
chaque intervalle où 𝑓 est monotone, on obtiendrait 𝑓(−𝜋) < 0 𝑓(𝜋) < 0

facilement que l’équation 𝑓(𝑥) = 0 admet 4 solutions sur [−2𝜋; 2𝜋].

1
5. Montrer que ∀𝑥 > 0, |𝑓(𝑥)| ≤ . Soit 𝑥 > 0 : comme 𝑥 < 2𝑥 l’inégalité triangulaire donne
2𝑥
2𝑥
sin 𝑡 2𝑥
sin 𝑡 2𝑥
1 1 2𝑥 1
|𝑓(𝑥)| = |∫ 2 𝑑𝑡 | ≤ ∫ | 2 | 𝑑𝑡 ≤ ∫ 2 𝑑𝑡 = [− ] =
𝑥 𝑡 𝑥 𝑡 𝑥 𝑡 𝑡 𝑥 2𝑥

6. Déterminer enfin lim𝑥→+∞ 𝑓(𝑥). Le théorème des gendarmes donne directement


lim 𝑓(𝑥) = 0 .
𝑥→+∞

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Corrigé Conditionnement
1. A l’aide de l’énoncé, donner les 9 probabilités des évènements 𝐷𝑛+1 , 𝐺𝑛+1 et 𝑀𝑛+1 sachant 𝐷𝑛 , 𝐺𝑛 et 𝑀𝑛 .
La lecture de l’énoncé (et la loi des nœuds) permet d’affirmer que :
𝑝𝐷𝑛 (𝐷𝑛+1 ) = 0.5 ; 𝑝𝐺𝑛 (𝐷𝑛+1 ) = 0.3 ; 𝑝𝑀𝑛 (𝐷𝑛+1 ) = 0.1
𝑝𝐷𝑛 (𝐺𝑛+1 ) = 0.3 ; 𝑝𝐺𝑛 (𝐺𝑛+1 ) = 0.5 ; 𝑝𝑀𝑛 (𝐺𝑛+1 ) = 0.1
𝑝𝐷𝑛 (𝑀𝑛+1 ) = 0.2 ; 𝑝𝐺𝑛 (𝑀𝑛+1 ) = 0.2 ; 𝑝𝑀𝑛 (𝑀𝑛+1 ) = 0.8
2. Etablir alors des relations de récurrence exprimant 𝑑𝑛+1 , 𝑔𝑛+1 et 𝑚𝑛+1 en fonction de 𝑑𝑛 , 𝑔𝑛 et 𝑚𝑛 .
(𝐷𝑛 , 𝐺𝑛 , 𝑀𝑛 ) forme un système complet d’évènements, la formule des probabilités totales donne alors :
𝑝(𝐴) = 𝑝(𝐷𝑛 )𝑝𝐷𝑛 (𝐴) + 𝑝(𝑀𝑛 )𝑝𝑀𝑛 (𝐴) + 𝑝(𝑀𝑛 )𝑝𝑀𝑛 (𝐴)
Appliqué aux évènements 𝐷𝑛+1 , 𝐺𝑛+1 et 𝑀𝑛+1 , à l’aide du 1 on obtient :
1 3 1
𝑑𝑛+1 = 𝑑𝑛 + 𝑔𝑛 + 𝑚
2 10 10 𝑛
3 1 1
𝑔𝑛+1 = 𝑑𝑛 + 𝑔𝑛 + 𝑚𝑛
10 2 10
1 1 4
𝑚𝑛+1 = 𝑑𝑛 + 𝑔𝑛 + 𝑚𝑛
5 5 5
𝑑𝑛+1 𝑑𝑛
3. Ecrire cette relation de recurrence sous forme matricielle ( 𝑔𝑛+1 ) = 𝐴 ( 𝑔𝑛 ) où 𝐴 est une matrice à déterminer.
𝑚𝑛+1 𝑚𝑛
1/2 3/10 1/10
La matrice 𝐴 = (3/10 1/2 1/10) convient.
1/5 1/5 4/5
1 1 1
4. On pose 𝑃 = (1 −1 1 ). Montrer que 𝑃 est inversible et déterminer 𝑃−1 . La méthode de la réduite de Gauss-
2 0 −2
1/4 1/4 1/4
−1
Jordan donne 𝑃 inversible d’inverse 𝑃 = (1/2 −1/2 0 ).
1/4 1/4 −1/4
1 0 0
5. Montrer que 𝐴 = 𝑃𝐷𝑃 −1 où 𝐷 = (0 1/5 0 ). Ce calcul matriciel vous est laissé.
0 0 3/5
6. En déduire une expression de 𝐴𝑛 où 𝑛 est un entier naturel.
 On vérifie simplement par récurrence que 𝐴𝑛 = 𝑃𝐷 𝑛 𝑃−1 .
1 0 0
𝑛
 𝐷 étant diagonale, 𝐷 = (0𝑛 (1/5) 0 ).
0 0 (3/5)𝑛
3𝑛 1 1 3𝑛 1 1 3𝑛 1
+ + − + − +
4×5𝑛 2×5𝑛 4 4×5𝑛 2×5𝑛 4 4×5𝑛 4
3𝑛 1 1 3𝑛 1 1 3𝑛 1
La calcul matriciel 𝑃𝐷 𝑛 𝑃 −1 donne alors 𝐴𝑛 = − + + + − + .
4×5𝑛 2×5𝑛 4 4×5𝑛 2×5𝑛 4 4×5𝑛 4
1 3 𝑛 1 3𝑛 1 3𝑛
( 2 − 4×5𝑛 2

4×5𝑛 2
+
4×5𝑛 )
7. En déduire une expression de 𝑑𝑛 , 𝑔𝑛 et 𝑚𝑛 en fonction de l’entier naturel 𝑛 et étudier la convergence de ces
𝑑𝑛+1 𝑑𝑛
suites. La relation ( 𝑔𝑛+1 ) = 𝐴 ( 𝑔𝑛 ) obtenue en 3 nous permet d’obtenir rapidement par récurrence que, pour 𝑛
𝑚𝑛+1 𝑚𝑛
𝑑𝑛 𝑑1 1
non nul, ( 𝑔𝑛 ) = 𝐴𝑛−1 ( 𝑔1 ) = 𝐴𝑛−1 (0) d’après l’énoncé. On obtient ainsi
𝑚𝑛 𝑚1 0
3𝑛−1 1 1
𝑑𝑛 = 𝑛−1 + 𝑛−1 +
4×5 2×5 4
3𝑛−1 1 1
𝑔𝑛 = 𝑛−1
− 𝑛−1
+
4×5 2×5 4
1 3𝑛−1
{ 𝑚𝑛 = −
2 4 × 5𝑛−1
1 3 1 1
Or −1 < < < 1 d’où lim𝑛→+∞ 𝑑𝑛 = lim𝑛→+∞ 𝑔𝑛 = et lim𝑛→+∞ 𝑚𝑛 = .
5 5 4 2

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8. Calculer la probabilité que le joueur tire 𝑛 fois à droite pour 𝑛 ∈ ℕ∗ . La formule des probabilités composées donne
1 1 1
𝑝(𝐷1 ∩ 𝐷2 ∩ … ∩ 𝐷𝑛 ) = 𝑝(𝐷1 )𝑝𝐷1 (𝐷2 ) … 𝑝𝐷1∩𝐷2∩…∩𝐷𝑛−1 (𝐷𝑛 ) = 1 × × … × = 𝑛−1 .
2 2 2

9. Ecrire un programme Scilab qui demande la valeur d’un entier 𝑛 et simule 𝑛 tirs au but. On renverra le résultat
sous la forme d’une matrice ligne de 𝑛 colonnes, où −1, 0 et 1 représentent respectivement un tir à gauche, au milieu
et à droite.
clear()
clc()
n = input("Saisir un entier naturel non nul = ")
tir(1) = 1 // on initialise avec un premier tir à droite
for i=2:n
r=rand() // pour simuler les contraintes de l’énoncé (Q2)
if tir(i-1)==0 then // si tir précédent au milieu
if r>0.2 then tir(i)=0 // 𝑝𝑀𝑛 (𝑀𝑛+1 ) = 0.8
elseif r<0.1 then tir(i)=1 //𝑝𝑀𝑛 (𝐷𝑛+1 ) = 0.1
else tir(i)=-1 // sinon on tire donc à gauche
end
elseif tir(i-1)==-1 then // si tir précédent à gauche
if r>0.8 then tir(i)=0 //𝑝𝐺𝑛 (𝑀𝑛+1 ) = 0.2
elseif r<0.3 then tir(i)=1 //𝑝𝐺𝑛 (𝐷𝑛+1 ) = 0.3
else tir(i)=-1 // sinon on tire donc à gauche
end
else // si tir précédent à droite
if r>0.8 then tir(i)=0 //𝑝𝐷𝑛 (𝑀𝑛+1 ) = 0.2
elseif r<0.5 then tir(i)=1 //𝑝𝐷𝑛 (𝐷𝑛+1 ) = 0.5
else tir(i)=-1 // sinon on tire donc à gauche
end
end
end
disp(tir)

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