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Chapitre 14 : polynômes et fractions rationnelles.

Dans ce chapitre K désigne R ou C.

1- L’ensemble K[X] des polynômes.

1.1 Qu’appelle-t-on fonction polynôme ?

Définition
On appelle fonction polynôme ou fonction polynomiale toute application
P:K™K
x # a 0 +a 1 x+ ... +a n x n
où . n est un entier naturel
. les a i sont des éléments de K
. a n ¹0

Ÿ Exemples : P 1 (x)=x 2 +x+1


P 2 (x)=x 3 -1

P 3 (x)= Ú k x k
200

k= 0
P 4 (x)=H1 - äL x 4 +x+(1+ä)

Par convention,la fonction nulle K ™ K


x#0
est également considérée comme fonction polynomiale.
Les a i sont les coefficients de P ; certains peuvent être nuls. Ce qui caractérise la fonction polynomiale (sauf la
fonction nulle) est l’existence de n = max{ iÎN / a i ¹0 }

Définition
Si P : x # a 0 +a 1 x+ ... +a n x n est une fonction polynomiale non nulle,
n = max{ iÎN / a i ¹0 } est le degré de P

On note deg(P)=n
Par convention la fonction nulle a pour degré -¥.

Ÿ Attention : si on écrit P(x) = Ú a k x k , on peut dire que deg(P)£n mais pas


n

k= 0
que deg(P)=n sauf si on sait que a n est non nul.
Par commodité, on dit souvent “polynômes” pour “fonctions polynômes”.

1.2 Qu’appelle-t-on polynôme ? (classes de MP)

Se donner une fonction polynôme, c’est finalement se donner ses coefficients a 0 , .... ,a n , ou, plus générale-
ment une suite (a i ) d’éléments de K qui sont tous nuls à partir d’un certain rang.

Définition
On appelle polynôme à coefficients dans K toute suite P=(a i ) d’éléments de K vérifiant
an ¹ 0
$!nÎN
" i > n ai = 0
Définition
On appelle polynôme à coefficients dans K toute suite P=(a i ) d’éléments de K vérifiant
an ¹ 0
$!nÎN
" i > n ai = 0

On dit que (a i ) est une suite à support fini. n est évidemment le degré de P.
Un polynôme est naturellement associé à une fonction polynôme et dans la pratique, on les confondra fréquem-
ment. Toutefois l’intérêt du polynôme est qu’il peut être associé à plusieurs fonctions polynômes.
Ÿ Exemple : Soit P=(a i ) avec a 0 =a 1 =a2 =1 et "i>2 a i =0
On peut lui associer les fonctions suivantes

* P1 : R ™ R
x # x 2 +x+1

* P 2 : M n (R) ™ M n (R)
A # A 2 +A+I n
où M n (R) est l’ensemble des matrices carrées réelles d’ordre n
et In la matrice identité d’ordre n

* P 3 : C(R,R) ™ C(R,R)
f # (féf)+f+id
où C(R,R) est l’ensemble des applications continues de R dans R
et id l’application identité
Ces fonctions polynomiales “exotiques” seront utilisées dans le cours de seconde année.
Dans la suite du chapitre, on confondra les notions de polynômes et de fonctions polynômes introduites dans le
paragraphe 1.1.

1.3 Opérations sur les polynômes.

Si P : x # a 0 +a 1 x+ ... +a n x n et Q : x # b 0 +b 1 x+ ... +b p x p sont deux fonctions polynômes de K[X] et Λ un


élément de K, on peut définir P+Q, ΛP et PQ au sens des opérations de fonctions.

Définition
P+Q : K ™ K
x # P(x)+Q(x)

ΛP : K ™ K
x # ΛP(x)

P‰Q : K ™ K
x # P(x)‰Q(x)

Ÿ Exemples : P (x)=x 2 +x+1 Q(x)=x 3 -1 Λ= - 2

1.4 Structure de l’ensemble des polynômes.

On note K[X] l’ensemble des polynômes à coefficients dans K et K n [X] l’ensemble des polynômes à coeffi-
cients dans K et de degré inférieur ou égal à n. On admet que - ¥ est strictement inférieur à tout entier naturel.
Les fonctions polynômes x # 1, x # x, ... , x # x i , ... jouent un rôle particulier.

Définition
X0:x#1
X1:x#x
...
X i : x # xi
...
sont appelées fonctions monômes.
Définition
0
X :x#1
X1:x#x
...
X i : x # xi
...
sont appelées fonctions monômes.

X 1 est encore notée X et X 0 est notée 1 K@X D ou simplement 1.


a 0 X 0 est souvent noté simplement a 0 .
La fonction nulle est notée 0 K@X D ou simplement 0 ; pour tout entier naturel n elle appartient à K n [X].
La fonction polynôme x # 3+2x - 5x 3 est ainsi notée simplement 3+2X - 5X 3 .
Tout polynôme de K n [X] s’écrit de manière unique sous la forme
a 0 1+a 1 X+ ... +a n X n = Ú a i X i
n

i=0
où les a i sont des éléments de K.
Si a 0 1+a 1 X+ ... +a n X n est de degré n, c’est à dire si a n est non nul, a n X n est son monôme de plus haut degré
et a n son coefficient dominant.
On remarque que pour tout (i,j)ÎN 2 X i ‰ X j =X i + j
+ est associative, commutative.
× est associative, commutative, distributive par rapport à +.
Il est également évident que pour tout PÎK[X]
P+0 K@X D =P et P ‰1 K@X D =P
Cela veut dire que 0 K@X D est élément neutre pour + et 1 K@X D est élément neutre pour ‰. D’autre part, pour tout P
de K[X], P+ (- P) = 0 K@X D .

Propriété
K n [X] est l’ensemble des combinaisons linéaires de la famille (1,X, ... ,X n )

On écrit K n [X]=Vect(1,X, ... ,X n ) et, l’écriture étant unique, on dit que(1,X, ... ,X n ) est une base de K n [X].

1.5 Opérations sur les degrés.

Soient P et Q deux polynômes de K[X] et Λ un élément de K.

Propriétés
deg(P+Q)£max(deg(P),deg(Q))

si deg(P)¹deg(Q) alors deg(P+Q)=max(deg(P),deg(Q))

degHPL si Λ ¹ 0
deg(ΛP)=
-¥ si Λ = 0

deg(PQ)=deg(P)+deg(Q)

Pour tenir compte du cas particulier du polynôme nul, on admet que pour tout entier naturel n, n+( -¥)= -¥

1.6 Division euclidienne.

Propriété et définition
Soient A et B deux polynômes de K[X], B étant distinct de 0 K@X D
Il existe un unique couple (Q,R) de polynômes de K[X] vérifiant
A = B‰Q + R
degHRL < degHBL
Propriété et définition
Soient A et B deux polynômes de K[X], B étant distinct de 0 K@X D
Il existe un unique couple (Q,R) de polynômes de K[X] vérifiant
A = B‰Q + R
degHRL < degHBL

Lorsqu’on calcule Q et R, on dit qu’on fait la division euclidienne de A par B.


Q est lequotient, R est le reste de cette division euclidienne.
A est le dividende, B est le diviseur.
Ÿ Exemple : A=X 4 - 3X 3 +X - 5 et B=X 2 +1
Cas particulier : lorsque deg(A) < deg(B), la division euclidienne de A par B donne
A = B ‰0 + A
donc Q = 0 et R = A.
degHAL < degHBL

Définitions
Lorsque R=0 K@X D on dit que B divise A ou que B est un diviseur de A ou que A est un multiple de B.

Ÿ Attention : X 2 +1 est un polynôme de R[X] et de C[X].


X - ä est un diviseur de X 2 +1 dans C[X] mais pas dans R[X].

1.7 Polynôme dérivé.

Définition
Si P= Ú a k X k est un polynôme de degré supérieur ou égal à 1,
n

k=0

on appelle polynôme dérivé de P le polynôme P ‘ = Ú k a k X k - 1


n

k=1
Si P est de degré 0 ou - ¥, P ‘ = 0 K@X D

Remarque : cette définition coincide avec celle de la dérivation d’une fonction ; elle en respecte donc les règles
de calcul.
Un polynôme de degré 0 ou - ¥ est appelé polynôme constant.
Ÿ Notation ;
On note P H 0 L =P P H 1 L =P ‘
Et, plus généralement, pour kÎN * P H k L =( P H k - 1 L ) ‘

1.8 Formule de Taylor.

Théorème
Soit nÎN
Pour tout PÎK n [X] et tout aÎK, on a
PHkL H aL
P= Ú HX - a Lk
n

k!
k=0

2- Racines d’un polynôme.

Soient un polynôme P non nul et Α un élément de K.


2.1 Qu’appelle-t-on racine d’un polynôme ?

Définition
On dit que Α est racine de P lorsque P(Α)=0.

On dit aussi que Α est un zéro de P.


Ÿ Exemples : - 2 et 3 sont racines de X 2 - X - 6
2äþ 2äþ
-
Dans R[X], X 2 +X+1 n’a pas de racine, dans C[X], il en a deux : ã 3 et ã 3

2.2 Comment caractériser une racine ?

Théorème
Il y a équivalence entre
. Α est racine de P
. X - Α divise P
. $QÎK[X] P=(X - Α)‰Q

2.3 Qu’appelle-t-on racine multiple d’un polynôme ?

Soit mÎN *

Définition
- On dit que Α est racine d’ordre au moins m de P lorsque
$QÎK[X] P=HX - ΑL m ‰Q
- On dit que Α est racine d’ordre m de P lorsque
P = HX - ΑL m ‰ Q
$QÎK[X]
QHΑL ¹ 0

Ÿ Exemple : 2 est racine triple de X 4 - 7X 3 +18X 2 - 20 X + 8 ; 1 en est racine simple.


m est appelé ordre de multiplicité de la racine Α.

Propriété
Si m³2 et si Α est racine d’ordre m (resp : d’ordre au moins m) de P
alors Α est racine d’ordre m - 1 (resp : d’ordre au moins m - 1) de P ‘

2.4 Comment trouver l’ordre de multiplicité d’une racine ?

Théorème
Il y a équivalence entre
. Α est racine d’ordre au moins m de P
. HX - Α L m divise P
. $QÎK[X] P=HX - ΑL m ‰Q
. P(Α)=P ‘(Α)= ... =P Hm - 1 L (Α)=0

Théorème
Il y a équivalence entre
. Α est racine d’ordre m de P
. HX - Α L m divise P mais HX - Α L m + 1 ne divise pas P
. $QÎK[X] P=HX - ΑL m ‰Q et Q(Α)¹0
. P(Α)=P ‘(Α)= ... =P Hm - 1 L (Α)=0 et P H m L (Α)¹0
Théorème
Il y a équivalence entre
. Α est racine d’ordre m de P
. HX - Α L m divise P mais HX - Α L m + 1 ne divise pas P
. $QÎK[X] P=HX - ΑL m ‰Q et Q(Α)¹0
. P(Α)=P ‘(Α)= ... =P Hm - 1 L (Α)=0 et P H m L (Α)¹0

Cette dernière caractérisation est souvent utilisée pour trouver l’ordre de multiplicité d’une racine.
Ÿ Exemple : P = X 3 + X 2 - 5X+3
P(1)=P ‘ (1)=0 et P ‘’ (1)¹0 ; donc 1 est racine double de P.

2.5 Combien un polynôme peut-il avoir de racines ?

Le polynôme nul, évidemment, en a une infinité et un polynôme de degré 0 aucune.


Pour les autres polynômes on décide de compter chaque racine autant de fois que son ordre de multiplicité,
HX - 2 L 3 par exemple a trois racines, toutes les trois égales à 2.

Propriété
Un polynôme de degré n (n³1) a au plus n racines, distinctes ou confondues.

Théorème de d’Alembert
Tout polynôme de C[X] de degré n (n³1) possède exactement n racines, distinctes ou confondues.

Ÿ Attention : il n’en est pas de même dans R[X].


X 4 +1 ne possède aucune racine réelle mais il a 4 racines complexes distinctes
äþ äþ 3äþ 3äþ
- -
qui sont ã 4 ,ã 4 ,ã 4 et ã 4 .

2.6 Polynôme conjugué.

Définition
Si P= Ú a k X k est un polynôme de K[X], on appelle polynôme conjugué de P le polynôme P= Ú a k X k
n n

k=0 k=0

Ÿ Exemples :
P= ä X 2 + ( 2 -3ä )X - 2 P= - ä X 2 + ( 2 +3ä )X - 2
4 4
Q=X - 3X +5 Q=X - 3X +5
- -
Pour tout PÎK[X] et tout xÎK, PHxL = P(x)

Propriété
Si PÎR[X],si Α est un complexe et si mÎN * ,
il y a équivalence entre :
-
Α est racine d’ordre m de P et Α est racine d’ordre m de P

Cette propriété est utilisée pour factoriser les polynômes réels.


Ÿ Exemple :
X4 +1=(X2 + 2 X+1)(X2 - 2 X+1)

2.7 Polynômes irréductibles.

Définition
On appelle polynômes irréductibles de C[X] les polynômes de degré 1.
On appelle polynômes irréductibles de R[X] les polynômes de degré 1 et les polynômes de degré 2 à
discriminant strictement négatif.

Un polynôme irréductible P n’a que deux types de diviseurs :


- les polynômes de la forme Λ, avec ΛÎK * , c’est à dire les polynômes de degré 0
- les polynômes de la forme ΛP avec ΛÎK * .
Un polynôme irréductible P n’a que deux types de diviseurs :
- les polynômes de la forme Λ, avec ΛÎK * , c’est à dire les polynômes de degré 0
- les polynômes de la forme ΛP avec ΛÎK * .
Ÿ Exemples
polynômes irréductibles de C[X] : 2X , - 3X+5 , ( 1+ä )X + 2ä
polynômes irréductibles de R[X] : 2X , - 3X+5 , 2X 2 - X+7

2.8 Décomposition en facteurs irréductibles.

Propriété
Tout polynôme P non nul de C[X] possède une décomposition de la forme
P = Λ H X - a 1 L m 1 H X - a 2 L m 2 ... I X - a p M
mp


- les a i sont les racines de P, ce sont des complexes
- les m i sont des entiers naturels non nuls ( m i = ordre de multiplicité de a i )
- m 1 + ... + m p = degré de P
- ΛÎC est le coefficient dominant de P
Cette décomposition est unique (à l’ordre d’écriture des coefficients près)

Propriété
Tout polynôme P non nul de R[X] possède une décomposition de la forme
P = Λ H X - a 1 L m 1 ... I X - a p M (X 2 +b 1 X+c 1 L n 1 ... (X 2 +b q X+c q L n q
mp


- les a i sont les racines de P, ce sont des réels
- les m i sont des entiers naturels non nuls ( m i = ordre de multiplicité de a i )
- les n j sont des entiers naturels non nuls
- les (X 2 +b j X+c j ) sont des polynômes de R[X] à discriminant strictement négatif
- m 1 + ... + m p + 2 ( n 1 +n 2 + ... +n q ) = degré de P
- ΛÎR est le coefficient dominant de P
Cette décomposition est unique (à l’ordre d’écriture des coefficients près)

Ÿ Exemples
Décomposer X 7 - 3 X 6 + 11 X 5 - 25 X 4 + 40 X 3 - 56 X 2 + 48 X - 16 dans C[X] et R[X]

3- L’ensemble K(X) des fractions rationnelles.

3.1 Qu’est-ce qu’une fraction rationnelle ?

Définition
A
On appelle fraction rationnelle tout quotient F = de polynômes
BÎK[X] - {0K@X D <
B
avec AÎK[X] et

L’ensemble de fractions rationnelles est noté K(X).


Une fraction rationnelle est un fonction de K dans K dont l’ensemble de définition est K privé des racines de
B. Les zéros de B sont souvent appelés pôles de F.
A est évidemment le numérateur et B le dénominateur de F.
Un polynôme peut être considéré comme une fraction rationnelle de dénominateur 1.
3.2 Partie entière, simplification d’une fraction rationnelle.

H X - 1 L H 3 X +2L 3 X +2
Les deux fractions rationnelles F 1 = et F 2 =
X 2-1 X +1
5
coincident sauf en x = 1 puisque F 1 (1)= n’existe pas tandis que F 2 (1) = 2 .
On dit que F 2 est la forme irréductible de F 1 .

Définition
A
On dit que la fraction rationnelle F = est écrite sous forme irréductible lorsque les décompositions en
B
facteurs irréductibles de A et B ne contiennent pas de facteurs communs.
A
Soit F = B
.
Le dénominateur B de F étant non nul, on peut toujours faire la division euclidienne de A par B :
A = B ‰Q + R
degHRL < degHBL
A B´Q+R R
On a alors F = B
= B
=Q+ B
R
Q est la partie entière de F et B
est une fraction rationnelle de partie entière nulle.

Définition
A
Soit F = ÎK(X)
B
. On appelle partie entière de F le quotient dans la division euclidienne de A par B
. F est de partie entière nulle lorsque deg(A) < deg(B)

3.3 Opérations sur les fractions rationnelles.

A1 A2
Si F 1 = B1
et F 2 = B2
sont deux fractions rationnelles de K(X) et Λ un élément de K, on peut définir F 1 +F 2 ,
ΛF 1 et F 1 ×F 2 au sens des opérations de fonctions.

Définition
F 1 +F 2 : K ™ K
A 1H x L ´ B 2 H x L + A 2H x L ´ B 1 H x L
x#
B1 H x L ´ B2 H x L

ΛF 1 : K ™ K
Λ A1 H x L
x#
B 1H x L

F 1 ×F 2 : K ™ K
A 1H x L ´ A 2 H x L
x#
B 1H x L ´ B 2 H x L

X +3 X
Ÿ Exemples : F 1 = F2 = Λ= - 2
X2-1 X +1

3.4 Qu’est-ce qu’un élément simple ?

Définition
On appelle élément simple de C(X)
Α
toute fraction, rationnelle de la forme
H X -a Ln
où . a et Α sont des complexes
. n est un entier naturel non nul
Définition
On appelle élément simple de C(X)
Α
toute fraction, rationnelle de la forme
H X -a Ln
où . a et Α sont des complexes
. n est un entier naturel non nul
1+ä 2
Ÿ Exemples : ,
X +3-ä H X - 1 L3

Définition
On appelle élément simple de première espèce de R(X)
Α
toute fraction, rationnelle de la forme n
H X -aL
où . a et Α sont des réels
. n est un entier naturel non nul
2 4
Ÿ Exemples : ,
H X - 1 L3 X

Définition
On appelle élément simple de deuxième espèce de R(X)
ΒX +Γ
toute fraction, rationnelle de la forme
IX 2 +bX +cM
n

où . b, c, Β et Γ sont des réels


. X 2 + b X + c est à discriminant strictement négatif
. n est un entier naturel non nul
3X -1 1
Ÿ Exemples : ,
x2 + X + 1 IX2 +3 X +3M
5

3.5 Théorème de décomposition.

Propriété
A
Toute fraction rationnelle de partie entière nulle
B
s’écrit comme somme d’éléments simples
dont les dénominateurs sont diviseurs de B.
Cette décomposition est unique.

Ÿ Exemples
X -1 a b c d e f g
dans C(X) = + + + + + +
X3 IX2 +1M
2
X X2 X3 X +ä H X + ä L2 X- ä H X - ä L2

où a, b, c, d, e, f et g sont complexes

X -1 a b c d X +e f X +g
dans R(X) = + + + +
X3 IX2 +1M I X 2 + 1M
2
X X2 X3 X2+1 2

où a, b, c, d, e, f et g sont réels

3.6 Comment décomposer une fraction rationnelle ?

A
Pour décomposer une fraction rationnelle F = B
:
R
- on fait la division euclidienne de A par B : F = Q + B
- on factorise B
R
- on écrit la forme de la décomposition de B
en laissant les coefficients sous forme de paramètres
Comment calculer les coefficients ? Il existe plusieurs techniques.
™ la multiplication
X a b c X +d eX+ f
= + + +
H X -1L2 I X 2 +1M
2 X -1 H X - 1L2 X 2+ 1 IX 2 + 1 M
2

. pour calculer b :
on multiplie par H X - 1 L 2 et on prend la valeur en 1
. pour calculer e et f :
on multiplie par I X 2 + 1 M et on prend la valeur en ä
2
™ la multiplication
X a b c X +d eX+ f
= + + +
H X -1L I X +1M
2 2 2 X -1 H X - 1L2 X 2+ 1 IX 2 + 1 M
2

. pour calculer b :
on multiplie par H X - 1 L 2 et on prend la valeur en 1
. pour calculer e et f :
on multiplie par I X 2 + 1 M et on prend la valeur en ä
2

™ la division par puissances croissantes


X +1 a b c d
= + +
H X - 1L3 H X + 2L H X - 1L2 H X - 1L3
X -1
+ X +2
. pour calculer a, b et c :
on fait le changement de variable Y = X - 1
puis la division par puissances croissantes de 2+Y par 3+Y
™ l’utilisation des symétries
X 2-1 a b c X +d
= + +
X I X 2 +4M
2 X X2 X 2+4

. pour calculer a et c :
on remarque que le changement de X en - X ne modifie pas la fraction,
donc ne modifie pas la décomposition
™ pour calculer les derniers coefficients
X a b c X +d eX+ f
= + + +
H X -1L2 I X 2 +1M
2 X -1 H X - 1L2 X 2+ 1 IX 2 + 1 M
2

. on multiplie par X et on cherche la limite en +¥;


cela donne a + c = 0
. on prend la valeur en 0
cela donne - a + b + d + f = 0

4- Arithmétique de K[X]. (classes de MP)

4.1 Qu’est-ce qui est pareil ?

PRESQUE TOUT
entier š polynôme
division euclidienne š division euclidienne
nombre premier š polynôme irréductible
nombres premiers entre eux š polynômes premiers entre eux
pgcd š pgcd
ppcm š ppcm
Bezout, Gauss š Bezout, Gauss

4.2 Qu’est-ce qui change ?

IL Y A PLUSIEURS PGCD ET PLUSIEURS PPCM


Exemple : A = (X - 2)(X + 3)
B = (X - 2)( X + 1)
pgcd (A , B) : X - 2 , 2X - 4 , - X + 2 , - 5X + 10 , ...
1
ppcm (A , B) : (X - 2)(X + 3)(X + 1) , - 2
(X - 2)(X + 3)(X + 1) , ...

Par convention, LE pgcd sera le pgcd normalisé ; (idem pour ppcm).


AßB = X - 2 AÞB = (X - 2)(X + 3)(X + 1)