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Chapitre 2 Energie solaire

CHAPITRE 2

Energie solaire
2.1.Introduction
Le soleil est une source quasiment inépuisable d’énergie qui envoie à la surface de la terre
un rayonnement qui représente chaque année environ 15000 fois la consommation énergétique
de l’humanité. Cela correspond à une puissance instantanée reçue de 1 kilowatt crête par mètre
carré (kWc/m2) répartie sur tout le spectre, de l’ultraviolet à l’infrarouge. Les déserts de notre
planète reçoivent en 6 heures plus d’énergie du soleil que ne consomme l’humanité en une
année.
Cette énergie est disponible en abondance sur toute la surface terrestre et, malgré une
atténuation importante lors de la traversée de l’atmosphère, une quantité encore importante
arrive à la surface du sol. On peut ainsi compter sur 1000 W/m2 dans les zones tempérées et
jusqu’à 1400 W/m2 lorsque l’atmosphère est faiblement polluée en poussière ou en eau. Le
flux solaire reçu au niveau du sol terrestre dépend ainsi de plusieurs paramètres comme :
 l’orientation, la nature et l’inclinaison de la surface terrestre,
 la latitude du lieu de collecte, de son degré de pollution ainsi que de son altitude,
 la période de l’année,
 l’instant considéré dans la journée,
 la nature des couches nuageuses.
Les zones les plus favorables sont répertoriées sous forme d’atlas et mettent en évidence des
« gisements solaires » à la surface de la terre.
2.2. Gisements solaires

Le gisement solaire : on entend ici les différentes caractéristiques du rayonnement solaire,


susceptibles d'influencer les performances d'un système en un lieu donné. il est exprimée par
les sommes annuelles du rayonnement solaire global sur un plan horizontal (en kilowattheures
par mètre carré et par an "kWh/m2/an"). Pour effectuer le dimensionnement le plus exact
possible, compte tenu des demandes en énergie à satisfaire, l’étude du gisement est le point de
départ de toute investigation.

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Figure 1: Carte du monde de l’irradiation moyenne annuelle en kWh/m²/jour sur un plan horizontal
Le soleil décharge continuellement une énorme quantité d'énergie radiante dans le système
solaire, la terre intercepte une toute petite partie de l’énergie solaire rayonnée dans l’espace.
Une moyenne de 1367 watts atteint chaque mètre carré du bord externe de l'atmosphère
terrestre (pour une distance moyenne Terre-soleil de 150 Millions de km), c’est ce que l’on
appelé la constante solaire égale à 1367 W/m².
La part d'énergie reçue sur la surface de la terre dépend de l'épaisseur de l’atmosphère à
traverser. Celle-ci est caractérisée par le nombre de masse d'air AM.
Le rayonnement qui atteint le niveau de la mer à midi dans un ciel clair est de 1000 W/m2 et
est décrit en tant que rayonnement de la masse d'air "1" (ou AM1). Lorsque le soleil se déplace
plus bas dans le ciel, la lumière traverse une plus grande épaisseur d'air, perdant plus d'énergie.
Puisque le soleil n'est au zénith que durant peu de temps, la masse d'air est donc plus grande en
permanence et l'énergie disponible est donc inférieure à 1000 W/m2.
Les scientifiques ont donné un nom au spectre standard de la lumière du soleil sur la surface
de la terre : AM1.5G ou AM1.5D.
Le nombre "1.5" indique que le parcours de la lumière dans l'atmosphère est 1.5 fois
supérieur au parcours le plus court du soleil, c'est-à-dire lorsqu’il est au zénith (correspondant à
une inclinaison du soleil de 45° par rapport au zénith).
Le « G » représente le rayonnement "global" incluant rayonnement direct et rayonnement
diffus et la lettre « D » tient compte seulement du rayonnement direct.

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Normalisation : Les conditions standards de qualification des modules photovoltaïques sont :


un spectre AM1.5 sous un éclairement de 1000W/m² et une température de 25°C.
Les constructeurs de panneaux solaires spécifient les performances de leur matériel dans les
conditions normalisées citées ci-dessus (S.T.C. : Standard Test Conditions).
Signalons que, outre l’incidence de l’atmosphère, l’irradiation solaire dépend :
 de l’orientation et l’inclinaison de la surface ,
 de la latitude du lieu et son degré de pollution,
 de la période de l’année,
 de l’instant considéré dans la journée,
 de la nature des couches nuageuses.
La combinaison de tous ces paramètres produit la variabilité dans l'espace et le temps de
l'irradiation journalière. Des cartes météorologiques sont établies et nous renseignent sur
l’irradiation moyenne par jour ou bien sur une année.

- Le rayonnement solaire :

L’énergie émise par le Soleil l’est d’abord sous la forme de rayonnements électromagnétiques
dont l’ensemble forme le rayonnement solaire, qui constitue la seule source externe notable
d’énergie pour l’atmosphère.
Le rayonnement solaire se propage à la vitesse de la lumière C ; il lui faut donc, en moyenne,
499 secondes, soit 8 minutes et 19 secondes, pour atteindre notre atmosphère. La plus grande
partie de l’énergie solaire est cependant rayonnée dans les domaines ultraviolet, visible et
proche de l’infrarouge.
Figure 3 : Rayonnement solaire.

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 La propagation du rayonnement solaire dans l’atmosphère

Lorsque le rayonnement solaire se propage dans l’atmosphère, il interagit avec les


constituants gazeux de celle-ci et avec toutes les particules présentes en suspension (aérosols,
gouttelettes d’eau et cristaux de glace).
Cependant, en traversant l'atmosphère, des parties de ce rayonnement sont réfléchies,
absorbées ou diffusées, ce qui diminue significativement cette valeur. Cette diminution est
d'autant plus forte que la couche d'atmosphère est importante. Ainsi, l'énergie que nous
transmet le Soleil dépend de plusieurs facteurs comme l'épaisseur de l'atmosphère où l'on se
trouve ou encore la position du Soleil et sa valeur atteint dans les meilleures conditions 900 à
1000 Watts/m².

Absorbé

Diffus
Direct DiffusDirect

Réfléchi
Sol
Figure 3 : Le rayonnement solaire
Le rayonnement direct est le rayonnement solaire atteignant directement la surface
terrestre depuis le soleil. Il dépend de l’épaisseur de l’atmosphère que la radiation solaire doit
traverser et de l’inclination des rayons par rapport au sol. Le pyrhéliomètre est l’instrument
qui permet de mesurer l’intensité du rayonnement direct.
Le rayonnement diffus se manifeste lorsque le rayonnement solaire direct se disperse
dans les nuages et les particules atmosphériques. Le rayonnement diffus résulte de la
diffraction de la lumière par les nuages et les molécules diverses en suspension dans
l’atmosphère, et de sa réfraction par le sol. Il s’agit donc d’un rayonnement qui ne suit pas une
direction définie par le soleil en direction du point d’observation à la surface de la Terre.
Rayonnement réfléchie qui correspond au rayonnement renvoyé par le sol

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et l'environnement. Cette composante est nulle sur un plan horizontal.


2.3.Présentation du panneau solaire :
Un panneau solaire est un dispositif destiné à récupérer une partie du rayonnement
solaire pour la convertir en une forme électrique ou thermique utilisable par l’homme.
On distingue trois types de panneaux solaires :
 Les panneaux solaires thermiques, appelés « capteurs solaires thermiques », collecteurs
solaires ou simplement capteurs solaires, qui piègent la chaleur du rayonnement solaire
et la transfèrent à un fluide caloporteur. La version la plus puissante est
dénommée centrale solaire thermodynamique.
 Les panneaux solaires photovoltaïques, appelés « modules photovoltaïques » ou
simplement panneaux solaires, qui convertissent le rayonnement solaire en électricité.
Le solaire photovoltaïque est communément appelé PV. La version la plus puissante est
dénommée centrale solaire photovoltaïque.
 Les panneaux photovoltaïques hybrides qui combinent les deux technologies
précédentes et produisent à la fois de l'électricité et de la chaleur tout en améliorant le
rendement des panneaux solaires photovoltaïques en évitant la surchauffe des modules.
La combinaison de ces deux technologies peut être considérée comme de
la cogénération.
2.3.1.Panneau solaire thermique
Le panneau solaire thermique consiste à capter la chaleur du soleil pour produire de
l’eau chaude ou du chauffage. Il est constitué d’un capteur de chaleur, cette chaleur captée sera
transmise au fluide caloporteur situé dans des tubes. Ces tubes dirigent le fluide vers un système de
gestion et de répartition de l’énergie thermique solaire.
 Principe de fonctionnement
Dans les capteurs thermiques, le liquide circule dans des tubes soudés sur une plaque
noire appelée absorbeur. Pour obtenir un meilleur rendement, l'ensemble est placé dans une
boîte vitrée isolante afin d'obtenir une couche d'air isolante. Avec un bon ensoleillement, et si
la température ambiante n'est pas trop basse, un simple réseau de tubes à ailettes peut
constituer un panneau avec un bon rendement. L'absorbeur est chauffé par le rayonnement
solaire et transmet sa chaleur à l'eau qui circule dans les tubes.
Les premiers absorbeurs étaient peints en noir mat afin de capter un maximum d'énergie
lumineuse. Mais la peinture noire mate a souvent l'inconvénient d'avoir une émissivité
importante dans l'infrarouge. Ce qui provoque un rayonnement plus élevé depuis l'absorbeur.

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Ce rayonnement réchauffe la vitre, qui dissipe une partie de cette énergie à l'extérieur, par
convection et rayonnement. Ce phénomène augmente les déperditions et nuit au rendement.
C'est pourquoi il est intéressant d'utiliser des absorbeurs traités au chrome (par exemple), qui
émettent un rayonnement infra-rouge beaucoup plus faible. On parle de surfaces sélectives,
elles absorbent bien le rayonnement visible où se situe la grande partie de l'énergie provenant
du Soleil (un corps noir à haute température), mais réémettent peu dans
l'infrarouge (rayonnement de l'absorbeur, corps à relativement basse température).
Si l’eau ne circule pas, la température interne au capteur monte jusqu’à ce que les
déperditions soient égales à l’énergie reçue, ce qui peut entraîner l’ébullition de l’eau. Cette
température peut être très élevée en été, l’après-midi, quand les besoins de chauffage sont déjà
couverts. On appelle température de stagnation la température de l’absorbeur dans cette
situation.

Figure 4 : Principe de fonctionnement d'un panneau solaire thermique.

 Différents types d'utilisation


 Eau Chaude Solaire : Il est sans conteste l'utilisation la plus fréquente des panneaux
solaires thermiques. Le taux de couverture doit être suffisamment bien calculé pour
produire suffisamment d'énergie pour que cela soit rentable sans que cela ne pose trop
de problème de surchauffe l'été.
 Chauffage solaire : Le chauffage solaire (souvent couplé avec de l'eau chaude
sanitaire solaire) nécessite une surface de panneaux plus conséquente et donc un
investissement beaucoup plus élevé que de l'ECS solaire seule.

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 Mixte Solaire Thermique / Photovoltaïque : Ils sont composés logiquement d'un


panneau solaire thermique sur lequel sont placés des cellules photovoltaïques.
Intéressant sur le papier, il faut se rappeler que les panneaux photovoltaïques voient
leur rendement se dégrader lorsque la température augmente.
 Cogénération : elle permet de faire de l'électricité (turbine à vapeur classique) quand
il n'y a pas ou peu de besoin en ECS. Cela évite tout risque de surchauffe et permet
donc d'avoir un taux de couverture d'ECS beaucoup plus élevé. Cependant, le surcoût
d'installation est conséquent.

Figure 5 : photographie d'un


panneau solaire thermique.

 Types des capteurs


solaires et ces
composants
Il existe quatres types de
panneaux solaires
thermiques :
 les capteurs plans
non-vitrés : les
tubes dans lequel
passe le fluide
caloporteur sont
mis directement "au soleil". Ce type de panneaux solaires est moins coûteux
mais offre un rendement médiocre comparé aux autres solutions. Il est le plus
souvent utilisé pour du préchauffage, du chauffage pour des piscines ou sur
des concepts artisanaux.

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Figure 6 : Capteur plan non vitré

 Capteur plan vitré : Les capteurs plans vitrés sont de loin les systèmes les plus courants lorsqu'il
s'agit d'eau chaude sanitaire. La vitre permet de créer un "effet de serre" qui piège les rayons du soleil
à l'intérieur du capteur afin d'optimiser les apports. Les rendements et le prix sont moyens.

Figure 7 : Plan vitré

 Capteur tubulaire Les capteurs tubulaires constituent la technologie avancée des panneaux
solaires thermiques. Si les rendements sont très intéressants, les risques de surchauffe sont
également plus importants et l'application pour une résidence peut ainsi, selon la région, ne pas
être judicieuse.

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Figure 8 : Capteur tubulaire

 Système Monobloc (Système à accumulation )


Les systèmes monobloc possèdent le ballon de stockage directement à côté du ou des
panneaux. Ils fonctionnent en thermosiphon (donc pas de pompe de circulation). C'est une
solution peu performante puisque le ballon est à l'extérieur et les pertes thermiques du
stockage sont donc plus importantes qu'avec un ballon situé à l'intérieur du bâtiment.
Contraintes architecturales supplémentaires. Risques de gel et de surchauffe.

Figure 9 : Système à accumulation

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 Capteurs solaires thermodynamique

Les centrales solaires utilisent le rayonnement solaire pour produire de l'électricité. Il


existe différents types de centrales solaires mais toutes sont basées sur le même principe. Elles
concentrent les rayons du soleil pour chauffer à très haute température un liquide particulier
non vaporisable. Ce liquide chauffe à son tour l'eau d'une chaudière à vapeur, elle-même
reliée à une turbine et à un alternateur pour produire de l'électricité. La vapeur d'eau est alors
condensée (retourne à l'état liquide) grâce à une tour de refroidissement.

Figure 10 : Utilisation du rayonnement solaire pour production de l'électricité.

On distingue 3 types de centrales solaires, en fonction de la méthode de focalisation des


rayons solaires :
 Centrale à tour : elle est constituée d'un champ de capteurs solaires spéciaux orientables qui
concentrent tous le rayonnement solaire avec précision sur un même point. La température
obtenue ainsi est de 600° C. Un liquide caloporteur envoyé dans une chaudière située en haut
de la tour transforme le liquide en vapeur. La vapeur fait tourner des turbines qui entrainent
des alternateurs produisant de l'électricité.

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Figure 11 : Centrale à tour.

 Centrales à collecteurs cylindro-paraboliques : Ce sont des alignements parallèles de


longs miroirs, qui tournent autour d’un axe horizontal pour suivre la course du soleil. Les
rayons solaires sont concentrés sur un tube horizontal, où circule le fluide caloporteur qui
servira à transporter la chaleur vers la centrale elle-même. La température du fluide peut
monter jusqu’à 500° C. Ce type de centrale est le plus fréquent.

Figure 12 : Centrales à collecteurs cylindro-paraboliques

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 Les centrales à collecteurs paraboliques : La même forme que nos antennes


paraboliques, mais en plus grand, les paraboles ont un diamètre de 10 à 20 m et sont
orientables. Le rayonnement solaire est concentré sur la focale de la parabole, où se trouve une
mini-centrale électrique. La température obtenue atteint 800° C. La mini-centrale produit de
l’électricité grâce à un moteur Stirling, qui fonctionne non pas avec du carburant mais grâce à
un apport de chaleur extérieur. Les pistons du moteur se déplacent sous l’effet de l’expansion
d’un gaz en un point où arrive la chaleur et de sa contraction en un point plus froid.

Figu
re 13 : Les centrales à collecteurs paraboliques

 Rendement d'une installation solaire thermique


Le rendement des panneaux solaires est le rapport entre l'énergie reçue (en jaune et
orange) sur le schéma et l'énergie utile (en vert). Pour avoir le meilleur rendement, il faut donc
limiter les pertes (en rouge) par réflexion qui dépendent surtout de l'orientation. La majorité des
autres pertes sont thermiques et sont dues au rayonnement du panneau lui-même vers
l'extérieur, pour les limiter le panneau doit être bien isolé. Mais le rendement dépend également
des conditions de température extérieures et du fluide. Si l'on raisonne sur le rendement global
d'une installation solaire, il faut aussi prendre en compte les pertes dues au stockage, à l'énergie
des pompes, etc. Dernier facteur, le taux de couverture des besoins. Des panneaux
surdimensionnés auront un rendement faible du fait des pertes thermiques plus importantes et
d'une température plus élevée. En général, le rendement global d'une installation solaire bien
dimensionnée se situe aux alentours de 30 à 40%.

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Figure 14 : Rendement d'une installation solaire

 Bilan thermique
Calcul le flux utile Qu:
a- Energie utile extraite du capteur par le fluide caloporteur est :
(2.1)

: Représente l’énergie réellement utilisable.

: L’énergie absorbée par l’absorbeur [W/m2].


: L’énergie perdue par convection entre l’absorbeur et l’air dans le capteur [W/m2].
: L’énergie perdue par conduction à travers l’isolation [W/m2].
: L’énergie perdue par rayonnement entre l’absorbeur et le verre [W/m2].
b- Evaluation de la température de sortie d’eau Ts :
Dans le cas d’un capteur plan, la température de sortie de l’eau peut être calculée par :

(2.2 )
En sachant que :
(2.3)
Te: Température de sortie d’eau [C0]
m: Débit d’eau [Kg/s].
Cp : Chaleur spécifique d’eau [J/Kg. C0].

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c. Calcul du rendement instantané η:


Le rendement d’un capteur solaire dont le symbole est η est le rapport de la chaleur
emmagasinée par le fluide caloporteur sur la puissance incidente reçue par le rayonnement

solaire :

Le rayonnement d’un capteur chute au cours de la journée car ses pertes sont fonction
de la différence de température entre l’air ambiant et l’absorbeur ; plus cette différence de
température augmente, plus le rendement du capteur chute. c'est pour sa qu'il faut
impérativement éviter :
Les risques de masques solaires
Un masque solaire est ce qui empêche le rayonnement solaire direct d'atteindre le panneau
solaire (qu'il soit thermique ou photovoltaïque), en clair ce sont des éléments qui font de
l'ombre
Les éléments du toit
En premier lieu, on peut citer les cheminées ou encore les antennes. Placées directement sur le
toit, elles peuvent engendrer un ombrage conséquent sur votre installation.
Les arbres
Les arbres constituent une menace d'ombrage bien réelle et parfois difficile à identifier car un
arbre... ça pousse! En effet, petit arbre deviendra grand et pourra poser problème dans 2, 5 ou
10 ans
L'environnement urbain
Les immeubles (ou maison à étage) à proximité voire le mobilier urbain (poteau électrique par
exemple) peuvent eux-aussi constituer une menace pour la performance des capteurs. Une
observation rigoureuse ainsi qu'une modélisation permettront d'écarter tout danger.
Les risques de gel
Généralement l'eau qui est chauffée par les capteurs contient généralement un additif, le glycol,
qui sert d'antigel (aussi utiliser en voitures par exemple). Les systèmes auto-vidangeables
permettent également d'éviter les risques de gel.
Les risques de surchauffe
Si l'on veut qu'un panneau solaire chauffe, on ne veut pas qu'il surchauffe sans quoi la
température de l'eau pourrait monter à plus de 200°C et provoquer des dommages à
l'installation. De plus, plus un capteur est chaud, moins il est performant (augmentation des
pertes thermiques).

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2.3.2. Panneau solaire photovoltaïque


Contrairement à l’énergie solaire thermique qui utilise le soleil comme source de
chaleur, l’énergie solaire photovoltaïque utilise le soleil comme source de lumière en
transformant en électricité l’énergie des photons arrivant à la surface de la Terre. La lumière
solaire (photons) transmet son énergie aux électrons contenus dans un semi-conducteur (qui
constitue une cellule photovoltaïque) .Cette transformation (effet photovoltaïque) est sans
action mécanique, sans bruit, sans pollution et sans combustible. L’effet photovoltaïque a été
découvert par le physicien français A. Becquerel en 1839. Le mot « photovoltaïque » vient du
mot « photo » (du grec « phos » qui signifie « lumière ») et du mot « Volt » (patronyme du
physicien Alessandro Volta qui a contribué de manière très importante à la recherche en
électricité).
Quelques dates importantes dans l’histoire du photovoltaïque :
1839 : Le physicien français Edmond Becquerel découvre l’effet photovoltaïque.
1875 : Werner Von Siemens expose le phénomène devant l’Académie des Sciences de Berlin.
1887 : Heinrich Hertz met en évidence en l’effet photoélectrique externe,
1922 : Einstein obtient le prix Nobel de physique pour ses travaux sur l ’effet photo-électrique
1954 : Chapin, Pearson et Prince, des laboratoires Bell mettent au point une cellule
photovoltaïque à haut rendement (4%).
1958 : Une cellule avec un rendement de 9 % est mise au point. Les premiers satellites
alimentés par des cellules solaires sont envoyés dans l’espace.
1973 : La première maison alimentée par des cellules photovoltaïques est construite à
l’Université de Delaware.
1983 : La première voiture alimentée par énergie photovoltaïque en Australie .

L'énergie solaire photovoltaïque provient de la transformation directe d'une partie du


rayonnement solaire en énergie électrique. Cette conversion d'énergie s'effectue par le biais
d'une cellule dite photovoltaïque.

 Principe de conduction des matériaux


Entre les deux bandes se trouve un intervalle d’ énergie dans lequel un porteur de
charge ne peut pas se retrouver, il s'agit d'une bande interdite. L'intervalle d'énergie entre les
deux bandes est ce qu'on appelle le gap .

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Chapitre 2 Energie solaire

Energie Energie Energie

Bande de
conduction
EC
Bande de
GAP Bande conduction
interdite Bande de GAP
EV Niveau de Fermi
Bande de conduction Bande de
valence valence

Isolant Métal Semi conducteur


Figure 15 : conduction des matériaux

 La constitution d’un module Photovoltaïque


Le matériau de base destiné à fabriquer les cellules constitutives des panneaux
solaires photovoltaïques est le silicium. Le silicium naturel n'est pas utilisable directement
et il doit subir quelques traitements car c'est un isolant électrique et il doit devenir un semi-
conducteur. Il faut d'abord le débarrasser des impuretés qu'il contient. Il se présente alors
sous la forme de barres de section ronde ou carrée appelée lingots. Les lingots sont ensuite
découpés en wafers : fines plaques de quelques centaines de microns d’épaisseur. Ils sont
ensuite enrichis en éléments dopants pour obtenir du silicium semi conducteur de type P ou
N. La jonction des 2 types de silicium P et N donne un semi conducteur utilisable soit
dans l'électronique pour la fabrication des diodes; transistors; circuits intégrés et
microprocesseurs (communément appelés puces), soit pour la fabrication des panneaux
solaires. Des rubans de métal sont alors incrustés en surface et raccordés à des contacts
pour constituer des cellules photovoltaïques.

Figure 16 : étapes de fabrication des cellules photovoltaïques

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Chapitre 2 Energie solaire

La fabrication des cellules photovoltaïques en 5 étapes :


• 1. La silice: matière première d'une cellule photovoltaïque
• 2. Extraction purification du silicium photovoltaïque
• 3. Obtention des lingots de silicium
• 4. Obtention des wafers photovoltaïques
• 5. Le dopage et jonction P-N
• Dopage de type N : Le dopage de type N consiste à ajouter un atome de
phosphore au sein de la structure cristalline du silicium. Un atome de phosphore, P,
remplace un atome de silicium dans le réseau. L’atome P ayant cinq électrons de
valence, il forme quatre liaisons covalentes avec des atomes de silicium voisins ; il reste
un électron libre qui peut participer à la conduction électrique. L’atome de phosphore
étant donneur d’électron, on parle de dopage de type n (n pour négatif).

Figure 17 : Structure du silicium dopé N.

• Dopage de type P : Le dopage de type P consiste à ajouter un atome de bore au


sein de la structure cristalline du silicium. Le bore disposant de 3 électrons sur sa
couche électronique externe va s'associer avec 4 atomes de silicium, laissant ainsi libre
un trou : Ce trou peut être comblé par un électron de valence d’un atome de silicium
voisin, déplaçant ainsi le trou. L’atome de bore étant accepteur d’électron, on parle de
dopage de type p (p pour positif). Cet ajout a pour effet de donner à la structure
cristalline une charge globale positive.

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Figure 18 : Structure du silicium dopé P.


• Les différents types de cellules solaires

Il existe différents types de cellules solaires, et chaque type de cellules a un rendement


et un coût qui lui est propre. Cependant, quel que soit leur type, leur rendement reste assez
faible: de 8 à 23% de l’énergie qu’elles reçoivent.

Il existe trois principaux types de cellules à l'heure actuelle:


- Les cellules monocristallines

La réalisation de nombreux dispositifs commence par la production d'une matière


monocristalline de grande pureté. En particulier la fabrication de puces microélectroniques
nécessite des substrats monocristallins semi-conducteurs, par exemple du silicium, du
germanium ou de l'arséniure de gallium. Dans le cas du Silicium, la fusion de zone et le
tirage en creuset (méthode de Czochralski) sont les deux méthodes utilisées couramment
pour obtenir des lingots monocristallins de grande pureté longs de plusieurs mètres et d'un
diamètre allant jusqu'à 300mm. On a des rendements photovoltaïques élevés supérieurs à
15 %.
- Les cellules polycrystalline

Leur conception étant plus facile, leur coût de fabrication est moins important. On peut
réaliser d’un seul coup un lingot de grandes dimensions par refroidissement directionnel
d’une masse de silicium en fusion. Le lingot obtenu est composé de plusieurs gros cristaux,
séparés par des joints de grain (Fig. 5.4). Ce matériau, moins homogène que le silicium
monocristallin, a de ce fait un rendement énergétique légèrement moins de 13% dans le
commerce, mais sa fabrication est plus facile.

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Chapitre 2 Energie solaire

Ces lingots de silicium multicristallin doivent être eux aussi coupés en tranches de 200 à
400 mm, grâce cette fois-ci à une scie à fil. Le silicium polycristallin est devenu
aujourd’hui la technologie la plus utilisée. A elle seule elle représente près de 50% du
marché.

(a) (b)

Figure 20 :Photos de cellules monocristalline (a) et multicristalline (b).

- Les cellules amorphes : Elles ont un faible rendement (8% - 10% ; 13% en
laboratoire), mais ne nécessitent que de très faibles épaisseurs de silicium et ont un
coût peu élevé. Elles sont utilisées couramment dans de petits produits de
consommation telle que des calculatrices solaires ou encore des montres. Le silicium
amorphe a une structure atomique désordonnée, non cristallisée, vitreuse, mais il
possède un coefficient d’absorption de la lumière environ 1000 fois supérieur au
silicium cristallin. Une couche mince de 0,3 mm est donc suffisante pour absorber
l’essentiel du spectre visible. Dans cette technologie, le silicium est produit
directement sur une plaque de verre à partir du gaz silane SiH4. En fait, les plaques de
verre sont placées dans une enceinte chauffée où l’on fait le vide, puis du silane est
injecté et décomposé par une décharge radiofréquence; le silicium libéré se dépose
alors sur les plaques. La présence d’hydrogène est également nécessaire pour la
qualité du matériau. L’adjonction des dopants est réalisée par ajout de gaz 3 PH ou 26
BH au silane Avec ce type de matériau peu coûteux par rapport aux autres formes de
silicium.
Le tableau 2.1 représente les rendements et le domaine d’application pour
des différents types de cellules solaires.

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Chapitre 2 Energie solaire

Tableau 2.1 : Rendement des différents types de cellules solaires.


Types de silicium Rendement Rendemen Domaine d’application
t
En
laboratoire commerci
al
Silicium 24.7% 14 -16 % Modules de grandes
monocristallin
dimensions pour toits et
façades, pour appareils de
faibles puissances pour
l’espace (satellites)
Silicium 19.8% 12-14 % Modules de grandes
polycristallin
dimensions pour toits et
façades ; pour générateurs
de toutes tailles
Silicium amorphe 13.0% 6-8 % Modules de grandes
dimensions pour
intégration dans les
bâtiments, pour appareils
de
faibles puissances

 Principe de fonctionnement

L’effet photovoltaïque utilisé dans les cellules solaires permet de convertir directement
l’énergie lumineuse des rayons solaires en électricité par le biais de la production et du
transport dans un matériau semi-conducteur de charges électriques positives et négatives
sous l’effet de la lumière. Ce matériau comporte deux parties, l’une présentant un excès
d’électrons et l’autre un déficit en électrons, dites respectivement dopée de type N et dopée
de type P . Lorsque la première est mise en contact avec la seconde, les électrons en excès
dans le matériau N diffusent dans le matériau P. La zone initialement dopée N devient
chargée positivement, et la zone initialement dopée P chargée négativement. Il se crée donc
entre elles un champ électrique qui tend à repousser les électrons dans la zone n et les trous
vers la zone p. Une jonction PN a été formée.

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Chapitre 2 Energie solaire

Figure 21 : principe d’une cellule photovoltaïque

Un photon arrive avec une énergie E=hC/l. si il a assez d’énergie il arrache un électron
lié au réseau cristallin du semi-conducteur Þ électron devient libres Þ création paire
électron-trou, naturellement il y a une recombinaison mais comme il y a un champ
électrique dans la ZCE (Zone de Charge d’Espace) à l’interface entre les zones N et P.
L’électron va d’un côté, le trou (charge +) de l’autre Þ les charges + s’accumulent d’un côté,
les – de l’autre Þ création d’une tension électrique entre les deux côtés de la cellule. Þ création
d’un courant électrique si la cellule est refermée sur une charge.

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Chapitre 2 Energie solaire

Figure 22 : Effet photovoltaïque

Si l’électron revient à son état initial, l’agitation de l’électron se traduit par un


échauffement du matériau. L’énergie cinétique du photon est transformée en énergie
thermique.
Par contre, dans les cellules photovoltaïques, une partie des électrons ne revient pas à
son état initial. Les électrons " décrochés " créent une tension électrique continue faible.
Une partie de l’énergie cinétique des photons est ainsi directement transformée en énergie

39
Chapitre 2 Energie solaire

électrique : c’est l’effet photovoltaïque.


 Schéma équivalent d’une cellule photovoltaïque :

L’analogie entre le fonctionnement de la cellule photovoltaïque sous éclairement et


celui d’un générateur de courant produisant un courant I ph auquel se soustrait le
courant de la polarisation de la diode en polarisation directe, n’est qu’une
représentation simplifiée du fonctionnement de la cellule.

Figure 23: Schéma équivalent d’une cellule photovoltaïque.

Les différents paramètres de ce modèle sont :

a. Le générateur de courant : il délivre le courant Iph correspondant


au courant photo généré.

b. La résistance série Rs : elle prend en compte la résistivité propre


aux contacts entre les différentes régions constitutives de la cellule.
Ce terme doit idéalement être le plus faible possible pour limiter son
influence sur le courant de la cellule.

c. La résistance Rp : également connue sous le nom de court circuit,


elle peut être due à un court circuit sur les bords de la cellule. On
l’appelle aussi résistance de fuite.

d. La diode : modélise la diffusion des porteurs dans la base de l’émetteur.

 Caractéristique courant-tension d’une cellule photovoltaïque


On appelle caractéristique courant tension I(V), la courbe représentant la
variation du courant I en fonction de la tension V aux bornes de la cellule.

40
Chapitre 2 Energie solaire

Les grandeurs caractéristiques suivantes peuvent être extraites de ce graphe :


 Sa tension à vide : Vco tension générée par une cellule éclairée non raccordée.
 Son courant court-circuit : Icc courant généré par une cellule éclairée
raccordée à elle-même.
 Son point de puissance maximal : MPP (en anglais : maximal power point)
obtenu pour une tension et un courant optimaux : Vopt, Iopt (parfois appelés aussi
Vmpp, Impp).

Ipv

Icc

5 10 15 2 Vc0 Vpv
Figure 24 : Puissance maximale sur une caractéristique courant-tension.

 Association des cellules solaires photovoltaïques :


0
La cellule photovoltaïque ne produit qu’une très faible puissance électrique de l’ordre
de 1à 3 watt avec une tension de moins d’un volt. Pour produire plus de puissance, les
cellules sont assemblées pour former un module photovoltaïque.
Une association de ns cellules en série permet d’augmenter la tension du générateur
photovoltaïque, les cellules sont alors traversées par le même courant et la caractéristique
résultant du groupement série et obtenue par addition des tensions élémentaires de chaque
cellule.

𝑉𝑐𝑜 𝑛𝑠 = 𝑛𝑠 × 𝑉𝑐𝑜 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝐼𝑐𝑐 = 𝐼𝑐𝑐𝑛𝑠

41
Chapitre 2 Energie solaire

Figure 25 : Caractéristique résultantes d’un groupement de ns cellules en série


- D’autre part une association parallèle de np cellules est possible et permet d’accroitre le
courant de sortie du générateur. Dans le groupent parallèle les cellules sont soumises à la
même tension et la caractéristique résultante du groupement est obtenue par addition des
courants.

Figure 26 : Caractéristique résultantes d’un groupement de np cellules en parallèle.

Les caractéristiques globales d’un panneau PV se déduisent donc d’une combinaison des
caractéristiques des constituants des ns*np.
C’est la caractéristique du panneau donc de l’association des cellules que l’on peut
relever…

42
Chapitre 2 Energie solaire

Figure 27 : Caractéristique résultantes d’un groupement de np*ns cellules.

 Facteurs influents sur le fonctionnement d’une cellule photovoltaïque


- Influence de l’ensoleillement
L’apport d’énergie permettant la séparation électron-trous étant assuré par l’énergie
lumineuse, il est donc normal que l’augmentation de l’ensoleillement E entraine
automatiquement l’augmentation des paires électrons-trous. Le courant débité est
proportionnelle à l’ensoleillement.

Figure 28 : Influence de l’ensoleillement sur les cellules photovoltaïques.

-Influence de la température :
La température à une influence notable sur le rendement d’une cellule photovoltaïque,
nous remarquons que le courant de court circuit varie peu avec la température tandis que
la tension à vide est beaucoup plus influencée. La température a donc une influence

43
Chapitre 2 Energie solaire

non négligeable sur le rendement d’une cellule photovoltaïque (perte de puissance de


l’ordre de 9-15% pour une augmentation de 30°C.

Figure 29 : Influence de la température sur les cellules photovoltaïques.

 Description des systèmes photovoltaïques :


Le système photovoltaïque se compose d’un champ de modules et d’un ensemble
de composantes qui adaptent l’électricité produite par les modules aux
spécifications des récepteurs.

Figure 30 :Schéma synoptique d’un système photovoltaïque autonome

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Chapitre 2 Energie solaire

Figure 31 :système photovoltaïque autonome

a- La cellule photovoltaïque : C'est une mince couche (deux dixième de millimètres)


d’un métal semi conducteur, traitée pour pouvoir convertir la lumière en courant continu.
Elle est constituée de l’empilement de deux couches de silicium que l’on a exposées au
préalable à des faisceaux d’ions, l’une à des ions de phosphore(-), l’autre à des ions de
bore(+). La première couche présente un excédant d’électron et l’autre un déficit, elles sont
dites respectivement dopée N et dopée P. Ce procédé est appelé le « dopage» et sert à créer
un champ électrique entre les deux zones où se crée une jonction dite PN, et dirigé de la
zone (P) vers la zone (N).
La zone (N) est couverte par une grille métallique qui sert de cathode K tandis qu’une
plaque métallique A recouvre l’autre face du cristal et joue le rôle d’anode. Un rayon
lumineux qui frappe le dispositif peut pénétrer dans le cristal au travers de la grille et
provoquer l’apparition d’une tension entre la cathode et l’anode.
b- Batteries d’accumulateurs :
Le fait que l’énergie solaire ne soit pas disponible sur l’ensemble d’une période de
fonctionnement du système alimenté impose l’utilisation de batteries dans les installations
autonomes pour stocker l’énergie. Dans les systèmes solaires autonomes on utilise
principalement:
- Les batteries au plomb: Elles constituent l’écrasante majorité du
marché des accumulateurs. Sa bonne maîtrise technologique, son bas coût
de revient, son bon rendement énergétique de charge/décharge. Ses
conditions d’utilisation non difficiles à satisfaire militent en faveur de sa
large utilisation.
- Les batteries au Nickel Cadmium: Elles sont les plus chers, mais aussi
très résistant aux surcharges et aux décharges, et résistent bien aux basses
températures.

c- Régulateurs

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Chapitre 2 Energie solaire

Dans tout système photovoltaïque autonome, on intercale un système dit de régulation,


qui sert à contrôler l'intensité de courant qui passe par les accumulateurs, les protégeant
ainsi contre les surcharges et les décharges profondes, afin de maximiser sa durée de vie.
Le régulateur permet aussi d’effectuer un transfert optimal d’énergie du champ
photovoltaïque à l’utilisation.
d- Onduleurs
Pour alimenter des équipements fonctionnant en courant alternatif, un dispositif
électronique statique de conversion ou convertisseur DC/AC est utilisé pour la
transformation du courant continu en courant alternatif.
e- Charge (utilisateurs) :
Il existe deux types d’appareils alimentés par le système, celles qui fonctionnent en
courant continu comme des équipements de télécommunications, le pompage d’eau, et
celles en courant alternatif dans les cas d’usage domestique, ce cas nécessite un onduleur.
L’utilisation de l’énergie photovoltaïque doit être pensée en termes d’économie de
l’énergie. Il est donc plus avantageux de chercher des consommateurs fonctionnant en
courant continu plutôt que d’ajouter un onduleur et un consommateur en 220 Vac
 Installation PV raccordée au réseau :
Les systèmes de production d’énergie photovoltaïque connectés à un réseau sont une
résultante de la tendance à la décentralisation du réseau électrique. L’énergie est produite
plus près des lieux de consommation et non pas seulement par de grandes centrales
thermiques ou hydroélectriques. Au fil du temps, les systèmes connectés à un réseau
réduiront la nécessité d’augmenter la capacité des lignes de transmission et de distribution.
Un système connecté à un réseau produit sa propre électricité et achemine son excédent
d’énergie vers le réseau, au près duquel il s’approvisionne au besoin; ces transferts
éliminent le besoin d’acheter et d’entretenir une batterie d’accumulateurs. Il est toujours
possible d’utiliser ceux-ci pour servir d’alimentation d’appoint lorsque survient une panne
de réseau, mais ce n’est pas nécessaire. Les systèmes plus petits comportent un boîtier
renfermant un petit convertisseur synchrone coordonné au réseau installé à l’endos de
chaque panneau. Les systèmes plus importants comportent un grand onduleur qui peut être
relié à plusieurs panneaux (tout comme dans le cas des systèmes non connectés). Ces deux
dispositifs convertissent le courant continu en courant alternatif et ils synchronisent le
courant de sortie à celui du réseau afin de ralentir le compteur électrique.

Si la puissance de sortie du système photovoltaïque est moindre que la consommation, le

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Chapitre 2 Energie solaire

compteur ralentit. Au contraire, si elle l’excède, le compteur tourne à rebours et accumule


un crédit. Ce crédit peut être utilisé auprès du service de distribution quand le soleil est
absent. Expliqué autrement, le réseau de distribution tient lieu de batterie d’accumulateurs
sans limite. La majeure partie des coûts d’un système connecté à un réseau est attribuable à
la fabrication des modules photovoltaïques qui le composent. Ces coûts de production ont
connu des réductions importantes au cours des dernières années, et on s’attend à ce que
cette tendance se poursuive. Par conséquent, ce genre de système devient de plus en plus
abordable. Dans certaines régions urbaines au climat chaud, le coût par kilowattheure
d’électricité produit par un système photovoltaïque connecté à un réseau équivaut à celui
produit par les autres formes de production d’électricité.
 Installation PV raccordée au réseau avec injection des excédents de production
Le client consomme une partie de sa production et injecte au réseau le solde (surplus) ;
(production consommation), lors que la consommation dépasse la production, le client
soutire du réseau le solde.
Cette installation est équipée de deux compteurs, l’un mesurant l’énergie soutirée du
réseau lorsque la consommation excède la production (compteur de sou tirage), l’autre
mesurant l’énergie injectée dans réseau (compteur d’injection), ce compteur enregistre le
courant injecté est installé sur la partie de ligne appartenant au réseau de distribution
publique. Ce principe exclut le compteur réversible.

Figure 32 :système photovoltaïque revente du surplus


2.4. Dimensionnement d’un système photovoltaïque

47
Chapitre 2 Energie solaire

Le dimensionnement d’un système photovoltaïque suit une démarche par étapes que
l’on peut résumer comme suit :
 Etape 1: Détermination des besoins de l’utilisateur
o Puissance des appareils
o Durée d’utilisation
o Tension
 Etape 2: Energie solaire récupérable (géographie)
 Etape 3: Dimensionnement du générateur solaire
o Tension de fonctionnement,
o Puissance crête à installer
 Etape 4: Définition de la capacité de la batterie
 Etape 5: Choix des câbles
Etape1 : Détermination des besoins de l’utilisateur
• Puissance et Energie :
La puissance est une donnée instantanée ( Une lampe consomme 20W en ce moment;
un ordinateur consomme 40W en ce moment ).
• L’énergie est une donnée intégrée sur une période de temps ( Mon compteur électrique
indique que j'ai consommé 550kWh en un mois).

Ces deux grandeurs (énergie et puissance) sont donc reliées par le temps.
– L'énergie est le produit de la puissance par le temps E(kWh)=P(kW) x t(h)

– Comme un système photovoltaïque fournit son énergie le jour, il est naturel de prendre
la période de 24 heures comme unité de temps. Pratiquement, on peut se servir du
tableau suivant:

Durées
Consommations
Appareils Nombre Puissance d'utilisation
journalières
par jour
Lampes 2 15 W 4 heures 120 Wh
----------
----------- ------------- ------------- -----------------
---
Total ----------------

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Chapitre 2 Energie solaire

La consommation journalière peut également se chiffrer en Ah, de préférence lorsque


tous les appareils fonctionnent sous la même tension.
Etape2 : Energie solaire récupérable

La position des modules photovoltaïque par rapport au soleil influe directement sur leur
production énergique. Il est très important de bien les placer pour utiliser au maximum leurs
possibilités. On appelle orientation le point cardinal vers lequel est tournée la face active du
panneau (Sud, Nord, Sud-Ouest…). Quant à l'inclinaison, elle indique l'angle que fait le
panneau avec le plan horizontal, elle se compte en degrés.

L'orientation d'un module photovoltaïque obéit à une règle très simple : vers l'équateur ? Ce qui
donne :
•  Orientation vers le Sud dans l'hémisphère Nord.
•  Orientation vers le Nord dans l'hémisphère Sud.
Etape3 : Définition des modules photovoltaïques

  Production électrique d'un module en une journée

Le calcul pratique de la production d'un module photovoltaïque en termes de courant :

E elec =E sol *I m *C p

E elec   : Energie électrique produite dans la journée (Ah/jour)


E sol   : Ensoleillement journalier (Kwh/m 2 .jour)
I m : Courant à la puissance maximale du module (A)
C p : Coefficient de pertes.
Etape4 : Dimensionnement de la capacité de la batterie
La capacité nominale d'une batterie est donnée généralement pour une décharge en 20h
(notée C 20 ) 0 la température de 25°C .
La capacité nécessaire pour un fonctionnement de N ja jours et un besoin électrique journalier
de B j est de :
C u = N ja * B j
Cette capacité utile n'est pas la capacité nominale C 20 , mais la capacité réellement
disponible sur le terrain à tout moment. Pour calculer la capacité nominale en fonction de cette
capacité souhaitée, on doit donc tenir compte de la température et/ou de la profondeur de
décharge utilisée.

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Chapitre 2 Energie solaire

Profondeur de décharge (P D ) : Une batterie ne doit pas être déchargée en dessous d'un
certain seuil, sinon on risque de l'endommager. Une batterie pleine à 70% est à une profondeur
de décharge de 30% (P D = 0,3)

Effet de la température (R T ) :   Les changements de température affectent les capacités de la


batterie : les réactions chimiques de charge et de décharge de l'accumulateur sont ralenties par
le froid, ce qui a pour effet faire baisser la capacité de la batterie.

Pour tenir compte à la fois des phénomènes de température et de profondeur de décharge


maximale, on calcule la capacité nominale comme suit :

C20 = C/ (R T * P D ) = (N ja * B j )/ (R T * P D )
 C20   : Capacité nominale (Ah)
N ja : Nombre de jours d'autonomie sans apport solaire (jours)
B j : Besoin journalier (Ah/jour)
R T : Coefficient réducteur de la température.
P D : Profondeur de décharge maximale autorisée.

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