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Chapitre 5 

: art

Etymologie du mot art : du latin ars qui signifie : un savoir-faire, une habilité, le pouvoir de produire
quelque chose selon des règles.

Art technique et artisanat on le même sens au début à savoir la production d’objet plus ou moins
utile conformément à des règles

La technique va devenir peu à peu entièrement rationnelle et industrielle elle s’oppose à l’art qui se
subdivise en deux : arts mécaniques et arts esthétiques (les beaux-arts)

Arts mécaniques : renvoient à l’idée d’artisanat ce sont ceux qui produisent leurs œuvres par
l’application d’une règle est logiquement antérieur au produit

Avec les arts esthétiques le mot art s’émancipe, trouve son singulier et permet à la sensibilité de
conquérir une autonomie par rapport à la raison. L’art perd les fonctions sociales qu’il n’avait cessé
de remplir, il s’adresse à présent directement à la sensibilité humaine, il est là pour le plaisir du
spectacle.

Le comble de l’art c’est de se faire oublier comme art

L’imagination reproductrice : consiste à recomposer les fragments de la réalité telle qu’on la perçoit
d’abord.

L’imagination créatrice peut apparaitre en un sens comme antérieur à toute perception et jouer par
la même un rôle fondateur

Thèse défendue par Bachelard : il en vient à dire que pour bien voir et percevoir les choses il faut
d’abord savoir rêver et imaginer c’est-à-dire anticiper et projeter sa subjectivité sur le monde.

Bachelard évoque l’existence d’une imagination créatrice et dynamique qui tire sa vitalité d’un
inconscient collectif ou impersonnel.

Cet inconscient est la nature qui s’intériorise et s’exprime. Harmonie profonde de l’Homme avec la
nature.

Extrait de “l’évolution créatrice“

L’image de l’enfant qui fait un puzzle. Faire un puzzle prend du temps mais ici le temps est quantitatif
et relatif, plus l’enfant va répéter l’opération plus le temps va se raccourcir. En théorie on peut même
dire que ce temps devient nul. Il s’agit d’une opération méthodique, technique, l’habilité et la
technique prime sur l’inventivité.

L’image n’est pas donnée d’avance il faut la tirer du fond de son âme. Référence à un inconscient
psychique (Freud) ou collectif (Bachelard).

Freud : instance du ça + de la sublimation + travail d’accouchement

Sublimation : action d’orienter autrement nos pulsions vers une activité socialement reconnue.

Bergson montre cet effort fait intervenir le temps de manière essentiel, le temps de création devient
qualitatif. Bergson appelle cela la durée
Durée : entendons par là un temps original investit par la vie intérieure de l’artiste, habité par les
différentes tentatives, esquisses, hésitations de l’artiste.

Ce n’est que par sa réalisation que l’image accède à son existence véritable et donc que l’artiste en
prend conscience.

Pour Bergson créer c’est inventer un possible au fur et à mesure de la réalisation.

Pour Karl Marx le travail est à distinguer de l’activité purement instinctive de l’animal.

Comment trouver la règle qui ordonne la création d’une œuvre d’art ?

Pour Bergson l’originalité de la règle de composition d’une œuvre se donne qu’avec l’œuvre elle-
même et que dans le temps de création.

L’exemplarité c’est l’originalité et le talent de produire des œuvres originales, Kant appelle cela le
génie

Le génie “La disposition inné de l’esprit par lequel la nature donne à l’art ses règles“ Kant

Le tout d’une œuvre d’art est un imprévisible rien. Le tout d’une œuvre d’art est ce qui fait sa
richesse, sa singularité et ce tout est un rien en ce qui n’est pas donné d’avance, il est inventé avec
l’œuvre elle-même c’est pourquoi il est imprévisible.

Créer ce n’est pas reproduire mais inventer, faire advenir le nouveau de manière imprévisible. Ce
surgissement implique le temps de manière qualitative

Sur quoi repose le jugement de goût qui peut conduire à affirmer ceci est beau ? esthétique
rationaliste

La beauté n’est rien d’autre que la présentation sensible de la vérité. Jugement de goût -> jugement
de connaissance porté sur ce qui fait la perfection d’une œuvre. L’important est de savoir si une
œuvre d’art est bien faite, si elle respecte les règles de l’art.

La sensibilité : est la façon confuse par laquelle les humains perçoivent la réalité en son fond,
entièrement intelligible et rationnelle.

Que devient la subjectivité individuelle ? esthétique du sentiment

Le goût plutôt cœur que raison. Le goût relevant du sentiment individuel devient purement subjectif,
l’individu ne peut sortir de lui-même et développe ses propres goûts.

Risque de subjectivisation poussé à l’extrême ?

“Est beau ce qui plaît universellement et sans concept “ Kant.

Kant invite à distinguer le beau et l’agréable.

Le plaisir lié à l’agréable relève avant tout d’une excitation des sens purement privé, qui vise à la
consommation d’un objet.

Le plaisir lié au beau se veut pur et désintéressé, l’objet nous intéresse sans qu’un intérêt soit en jeu.
Ce plaisir réside dans la distance contemplative qui nous sépare de l’objet.

Pour Kant le beau est le symbole du bien morale.

L’objet nous donne à penser sans fin.


“Nous nous attardons à la contemplation du beau parce que cette contemplation se fortifie et se
reproduit elle-même. Kant

Face à la beauté ma sensibilité et mon esprit dialogue harmonieusement et se réconcilie.

Deux visages pour la beauté : la beauté adhérente et la beauté libre.

La beauté adhérente répond à des règles strictes, conventionnelles, académiques.

La beauté libre ne repose sur aucune norme et peut faire penser à Baudelaire “D’une beauté
multiforme et versicolore et qui se meut dans les spirales infinies de la vie “

L’harmonie intérieur que je ressens devant la beauté m’invite à trouver l’harmonie avec les autres. Le
caractère désintéressé du goût a pour conséquence nécessaire la valeur universelle accordée à
l’objet. Le plaisir éprouvé doit pouvoir être celui de chacun même si on ne peut pas le démontrer, on
a le droit de chercher à en discuter.

Jugement du goût porteur d’une exigence universelle au travers de l’échange et du partage


d’expérience que nous cherchons à avoir ensemble. “Là où il est permis de discuter on doit aussi
avoir l’espoir de s’accorder. “ Kant. Expérience intersubjective. Cette universalité pose moins de
difficultés pour ce qui relève de la beauté dans la nature que de la beauté dans l’art.

-c’est que le goût suppose sans doute une éducation.

-c’est que le beau ne plaît pas toujours parce que la conscience est souvent tendue vers l’utile ou
l’urgent (confusion entre le beau et l’agréable)

-c’est qu’il nous faut faire un effort pour découvrir la pluralité des formes de beauté.

La présence de l’œuvre d’art

“Le paysage se pense en moi et je suis sa conscience“ Cézanne

Les lignes qu’il trace ne lui semblent pas sortir de lui mais surgir des choses mêmes.

Ready-made : objet quelconque exposé comme tel (urinoir)). Ces images appellent à l’imagination du
spectateur, l’objet provoque l’imagination.

Langage symbolique avec lequel communique les œuvres d’art, avec lequel nous ne sommes pas
habitué à communiquer, au-delà de tout concept.

Bergson : le travail comme rencontre progressive de l’esprit et d’une matière, l’esprit s’imposant peu
à peu à la matière, mais formant avec cette dernière un tout insécable.

La capacité à symboliser joue le rôle de de critère distinctif de l’art. exemple : poésie -> symbolisme :
œuvre d’art.

L’œuvre d’art se définit comme ce qui nous apprend à voir “l’art ne reproduit pas le visible, il le rend
visible“ P.Klee L’artiste est celui dont la fonction est de voir et de nous faire voir e que nous ne
voyons pas naturellement. Il nous faut réapprendre à voir le monde. Le sentiment du beau met en
œuvre une vérité sans fond, métaphysique.

Est Beau ce qui laisse éclater une vérité essentielle, liée à l’être.
Citation :

“l’art désignait tout procéder, manuel, instrumental, intellectuel capable de transformer une matière
brute, de la domestiquer. Les arts c’étaient tous les moyens de dompter le naturel. “ G. Duby

Trois parties :

-1er met en avant le travail original la mise en œuvre d’un matériaux par l’artiste lui-même

-2eme avance la sensibilité du spectateur mêlant subjectivité individuelle et soucis d’universalité

-3eme pointant l’objet d’art en lui-même dans sa présence consistante, dans son langage symbolique

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