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Retranscription DB - 23/01/21

Une directive sur les services de paiement du 13/11/2007 qu ’on appelle ajd la DSP1 qui a été
introduite en Fr par l’ordonnance de 07/2009 qui est entrée en vigueur le 01/11/2009 et il faut se
méfier, il y a encore des dispositions antérieures au 01/11/2009 qui sont appliquées en jurisprudence
même dans des arrêts postérieurs daté de 2014, 2015 parce qu’évidement tt litige née avant ce
01/11/2009 est encore régis par les dispositions antérieures à l’ordonnance de 2009.
Il y a une deuxième directive, DSP2 [directive sur les services de paiements n°2] du 25/11/2015 qui
a fait l’objet d’une ordonnance du 09/08/2017, qui est entrée en vigueur et en application le
13/01/2018.
Avant 2009, on avait une réglementation en Fr sur la CB, mais à partir de cette harmonisation du
droit européen on a désormais des règles européennes qui ne distingue et qui ne désigne pas CB,
prélèvements, virements, parce que la réglementation cherche à se saisir de tous les moyens
dématérialisés de paiement et donc va avoir une approche assez abstraite et donc ne va pas désigner
les modes de paiement précisément. Elle parle d’opération de paiement passée par l’intermédiaire
du bénéficiaire, donc le payeur qui cherche à payer en utilisant sa carte bancaire, elle parlera du
payeur qui transmet son ordre de paiement à la banque par l’intermédiaire de son bénéficiaire. On
ne va pas vous parler de la carte bancaire en elle-même.
L’idée, c’est de mettre en place un régime pérenne qui pourra englober ttes les nvlles façon de faire
comprenant les moyens de paiements de l’avenir pour éviter que la réglementation soit obsolète
rapidement.
Plus généralement, les règles sont assez semblables que finalement, tacitement, la réglementation
par la carte bancaire, prélèvements et virement.
Il y’a quand même quelque distinction, ce qui est bien normal puisque de tte façon le moyen de
paiement par la CB n’est pas exactement identique que celui que l’on utilise pour un prélèvement et
le fonctionnement n’est pas non plus identique quand on utilise le moyen du virement.
Donc, des règles assez générales, qui cherchent à englober tous les moyens de paiement actuels et
futurs et des règles généralement identiques mais pas toujours pour tenir compte des spécificités de
chacune de ces règles.

Section 1 : Le domaine d’application de cette réglementation

Avant de s’attaquer à l’étude de ses moyens de paiement, il faut comprendre qu’on passe par un
compte de paiement, défini par l’art. L314-1 CMF (Code monétaire et financier), il y’a de la jp mais
pas tant que ça, néanmoins le code est assez bien fourni, il faut donc bien lire son code, certaines
dispositions sont même à apprendre ds la mesure du possible.
Mais puisqu’il y a une harmonisation euro qui a cherché vraiment à harmoniser de manières
maximale, les directives sont des directives maximales, ce qui fait qu’on a une réglementation assez
détaillées, assez précise.
Quelques difficultés ont été résolus par la jp mais on a quand même pas mal de règle qui sont d’ores
et déjà ds le code et qui implique qu’on a pas besoin de passer par la jp.
Donc il faut bien maîtriser les dispositions du code.
Art. L314-1 CMF : « Est un compte de paiement, un compte détenu au nom d’une ou plusieurs
pers., utilisé aux fins de l’exécution d’opération de paiement. ».
Ce même article explique par la suite ce que sont les services de paiement et donc les opérations de
paiements.
Il y a très peu d’arrêt jurisprudentiel sur ce qu’est le compte de paiement, car finalement on voit
bien ce que signifie un compte de paiement à travers la définition émise par l’art. L314-1 CMF, on
voit assez bien ce qu’est un compte de paiement.
On a tous peut-être un compte de paiement, sans le savoir.

Arrêt ds le fascicule :
Doc11 (il n’est pas complet, il comprend seulement une explication) : Arrêt de la CJUE du
04/10/2018, il y a assez peu d’arrêt donc celui-ci est assez intéressant d’autant plus que c’est un
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arrêt de la CJUE qui se prononce sur un compte un peu spécifique. C’était la situation particulière
du titulaire du compte, on se demandait si ce compte en particulier était soumis aux règles des DSP1
et DSP2 sur les opérations de paiement, et ce compte particulier ne permettait pas de procéder à des
virements immédiatement, il fallait déplacer l’argent sur un autre compte qui était assurément un
compte de paiement pour pouvoir effectuer des paiements.
La question qui se posait ici était de savoir si effectivement ce compte était bien soumis aux règles
des différentes directives.
Et en particulier, si c’était au sens strict un compte de paiement.
La CJUE énonce qu’un tel compte à partir duquel les opérations de paiements ne peuvent être
effectuées directement (et qui impose de passer par un compte intermédiaire) ne peut pas être
considéré comme un compte de paiement, au sens de la directive sur les comptes et service de
paiement.

Un rare arrêt qui mérite d’être connu.

Les comptes de paiements ils sont forcément couplés au concept d’opération de paiement et au
concept d’instrument de paiement.

Très important, qu’est-ce qu’une opération de paiement ?


Définition à l’article L.133-3 CMF : « toutes actions qui consistent à verser, transférer, retirer des
fonds indépendamment de toute obligation sous-jacente entre payeur et bénéficiaire que cette
opération soit initié par le payeur (moi) ou pour son compte ou par le bénéficiaire ».
Le payeur admettons que ce soit nous qui avons une carte bancaire et un compte de paiement, c’est
nous utilisons notre CB pour payer un commerçant, le payeur y’a pas de problème.
Le bénéficiaire dans l’exemple c’est le commerçant.
Qu’est-ce que veut dire « Indépendamment de toutes obligations sous-jacentes entre payeur et
bénéficiaire » A quoi la directive et l’ordonnance de 2009 ne s’intéresse pas ici : Il s’agit d’un terme
que l’on utilise plus car il a été rayé de notre code en 2016.
On ne s’intéresse pas au contrat.
On ne s’intéresse pas à la cause, ce n’est pas le problème de la directive, ce n’est pas le pb du
banquier, l’opération de paiement elle a lieu, c’est simplement le fait de retirer, verser et transférer
des fonds. Peu importe la raison et la cause pour laquelle le virement est opéré.
Globalement, à partir du moment où on a donné notre consentement à l’opération, le transfert de
fond doit se faire et le banquier n’a aucune raison de savoir pour quelle raison vous effectuer le
virement, même de savoir si cette raison est valable, en particulier si c’est un contrat de vente, de
savoir si le contrat est valable.
Il y’a une certaine forma d’abstraction ds cette opération et ds cette définition de l’opération de
paiement.
Qu’est-ce que ça veut dire «que cette opération soit initié par la payeur (moi) ou pour son compte
ou par le bénéficiaire »  ? Il y a trois hypothèses. La question ici est de distinguer, prélèvement,
virement, CB.
Premièrement qu’est qu’une opération initiée par le payeur : ça décrit les différents moyens
dématérialisés. Initié par le payeur c’est le virement : quand on effectue un virement admettons
depuis son ordinateur, je consens a effectué un transfert de fond, j’en donne l’ordre
personnellement.
Deuxièmement qu’est-ce que l’opération initié pour le compte du payeur : Il s’agit du paiement par
CB, chez le commerçant on tend notre carte, c’est le commerçant titulaire du terminal de paiement
qui va envoyer votre ordre pour votre compte, il passe par l’intermédiaire du commerçant pour
votre compte.
Troisièmement qu’est-ce que l’opération initié par le bénéficiaire : le prélèvement est l’ordre initié
par le bénéficiaire. En réalité le prélèvement, ds ce cas de figure on autorise le cocontractant à
demander directement à la banque un paiement. En réalité, la personne qui va donner l’ordre tous
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les mois c’est le bénéficiaire. Il va donner l’ordre auquel on a préalablement consenti mais c’est le
bénéficiaire qui envoie l’ordre.

Document 12 : Arrêt de la ch. Com du 24/01/2018


Faits : Une pers. effectue des retraits d’argent à un guichet sur le compte de quelqu’un d’autre, la
cliente sur le compte duquel les sommes avaient été débité se plaignait. Ds l’affaire la difficulté
pour la cliente c’est qu’elle était par rapport au délai de forclusion de 13 mois, elle était forclose et
du coup elle, elle prétendait que toutes ces dispositions sur ces opérations de paiement dématérialisé
ne pouvaient pas s’appliquer et donc en particulier cette prescription de 13 mois.
PB juridique :
Proposition par un élève : Le retrait d'espèce au guichet constitue-t-il une opération de paiement
contre lequel le client peut faire opposition ds un délai de 13 mois à compter du débit («  étant
donné qu’il n’a pas été effectué au moyen d’une monnaie scripturale  » à retirer selon la
professeure pour éviter une contradiction entre les deux) ?
Mais là la question c’était de savoir si ce retrait d’argent à partir d’un guichet, ce qui vaudrait
également pour un distributeur automatique, si ce retrait-là était concerné par ttes les dispositions
nées de la directive et donc de l’ordonnance.
Si oui, l’enjeu c’est qu’il y a un délai de contestation limitée à 13 mois qui est un délai de forclusion
et au-delà de ce délai de forclusion on ne peut plus agir en contestation.
Et là en l’occurrence la cliente qui contestait ces opérations elle était au-delà du délai de forclusion
de 13 mois.
Autre proposition : Le retrait d’espèce au guichet d’une banque est-il une opération de paiement ?

Le retrait d’espèces au guichet constitue-il une opération de paiement contre laquelle le client peut
faire opposition dans un délai de 13 mois à compter du débit, étant donné qu’il n’a pas été effectué
au moyen d’une monnaie scripturale ?

Correction de la question par la prof : Le retrait d’espèces au guichet constitue-il une opération de
paiement contre laquelle le client peut faire opposition seulement dans un délai de 13 mois à
compter du débit ?

2e proposition : Le retrait d’espèces au guichet d’une banque est-il une opération de paiement ?
La prof ajoute : soumise aux dispositions spécifiques des opérations dématérialisé ou DSP1 et DSP2
?

Décision de la cour de cassation (fascicule doc 12, dernier attendu) :


«  Le retrait d’espèces sur un compte de paiement, y compris au guichet d’une agence bancaire,
constitue une opération de paiement que, faute d’autorisation ou en cas de mauvaise exécution,
l’utilisateur de services de paiement doit signaler à son prestataire de services de paiement (la
banque) sans tarder et au plus tard dans les treize mois de la date de débit sous peine de
forclusion. »

Ici on vérifie ce qu’il en est de cette opération de retraite d’espace du compte de paiement et on voit
que comme bien même ce n’est pas une opération dématérialisée.
On peut ajouter dans les problèmes juridiques : que cette opération, qui n’est pas effectuée en
monnaie scripturale, est-ce bien une opération soumise à la directive, donc aux dispositions des
articles L 133-1 et suivants ? Pcq c’était l’argument, que comme ce n’était pas une opération
effectuée aux moyens de monnaie scripturale selon la cliente et du coup elle devait être exclu des
dispositions des articles L 133-1 et suivant, mais là on répond bien que non.
On voit bien si on se fonde sur la définition qu’on a vu ensemble que c’est un retrait d’espèce et ce
dernier se retrouve dans l’article L 133-3 qui affirme que c’est bien une opération qui consiste à
retirer des fonds. Là, la jp précise quel que soit la façon ces fonds sont retirés.
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Document 10 : Com., 6 juin 2001, n° 99-18296 – Qualification de « chèques cadeaux » (Régime


antérieur à la DSP 1) (Arrêt complexe et ancien)

C’est un arrêt qu’on peut utiliser en guise d’illustration du monopole bancaire et ses exceptions.
C’est un arrêt dans lequel on essaye de définir précisément ce qu’est un moyen/instrument de
paiement.

Une société (La Redoute et plusieurs autres sociétés) émettait des chèques cadeaux multi enseigne
et une autre société (La société tir groupé) avait acheté ces chèques cadeaux et d’autres, à prix
réduit, qu'elle revendait dans ses propres chèques cadeaux en donnant droit à d’autre chèque
cadeaux dans plusieurs enseignes.
La Redoute a donc attaqué en justice la société Tir Groupé pour faire reconnaitre qu’en réalité
émettre des bons qui donnaient eux-mêmes droits à des bons multi enseignes très variés, en réalité
c’était effectuer une opération de paiement. La règle est rendue en 2001, les faits se sont donc
produits avant 2001 (on était encore en francs), et à l’époque
Ce qui s’appliquait c’était la loi du 84 affirmait que le monopole des services de paiement
appartenait aux banques (pas de distinction entre services de paiement et service de crédit). Ce
monopole connaissait des exceptions comme les chèques cadeaux.
Mais là on est au-delà du chèque cadeau car on est dans le cadre d’un chèque cadeau qui donnait
droit à un chèque cadeau. Les sociétés demanderesse considéraient qu’il y avait plus que de la
distribution des chèques cadeaux mais une opération de gestion de moyen de paiement, d’offre de
moyen de paiement aux personnes qui achetaient des chèques cadeaux tirs groupé.

En termes d’arguments, il y avait 7 branches de moyens. On ne peut pas reproduire les branches 3 et
4 car la cour de cassation n’y répond pas (branche 3 conclusions inopérantes et branche 4 la cour
d’appel a bien énoncé deux arguments contradictoires mais peu importe). Si on regroupe les autres
branches, il y a des questions :

Ces chèques cadeaux opèrent-ils un transfert de fonds du client au distributeur et constituent-ils une
opération bancaire réservées aux établissements de crédit mais exceptionnellement autorisée ?
(Branche 1 et 2)
Les chèques cadeaux sont-ils un moyen de paiement ?
Branche 5-6-7 : qu’on peut être un moyen de paiement même si on ne peut pas être déposé sur un
compte bancaire, même si c’est un moyen qui peut être échangé auprès de certaines personnes et
seulement pour des biens et services définis.
Ici le chèque cadeau ne peut être présenté comme moyen de paiement auprès de certaines
personnes. Donc ici la société demanderesse, dit que le chèque cadeau constituait un moyen de
paiement qui peut être utilisé auprès de certaines personnes et seulement pour des biens et services
limitativement définis.
L'autre argument c’est que le chèque cadeau était un moyen de paiement peu importe qu’il trouve sa
valeur dans engagement contractuel et pas dans une volonté de puissance publique. Le chèque
cadeau a une valeur parce que on accepte le principe de verser une somme et en contrepartie le
porteur accepte d’acheter des choses par la somme déterminée par le chèque. Donc il a une valeur
parce que la société émettrice accepte et s’engage contractuellement qu’avec ce chèque là on pourra
payer des choses dans les enseignes énoncées.

Donc la question c’est si le chèque cadeau est un moyen de paiement, peu importe qu’on puisse le
déposer sur un compte bancaire, peu importe qu’il puisse servir d’échange auprès de certaines
personnes, pour certains bien et peu importe qu’il ne trouve sa valeur que dans un engagement
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contractuel et non pas dans la volonté de la puissance publique. C’est ce qui était défendu par les
sociétés demanderesses.

La cour de cassation donne deux réponses plus ou moins critiquable :


(Deux réponses de la cour de cassation indique nécessairement deux questions de droit)

Première question posée


(Premier attendu) « En premier lieu, il ne résulte pas des dispositions de l’article 12,5° de la loi du
24 janvier 1984 devenu l’article L. 511-7 du Code monétaire et financier, qui autorise l’émission
par les entreprises de bons et cartes délivrées pour l’achat auprès d’elles-mêmes d’un bien ou d’un
service déterminé, que la diffusion de “chèques-cadeaux ““multi-enseignes “permettant d’acquérir
un bien ou un service auprès de l’un quelconque des distributeurs partenaires, est une opération de
banque ; »
Donc ce n’est pas parce qu’il y a une exception au monopole bancaire, qu’en réalité l’exception
implique que sans l’exception l’opération sera une opération bancaire. L’idée c’est qu’il y différents
types d’exceptions, dans les articles L 511-6 et L 511-7, certains sont des vraies exceptions au
monopole bancaire, c’est-à-dire des opérations qui sans doute si la loi ne le prévoyait pas, devait
faire partie du monopole bancaire. Mais il y a aussi des « fausses » exceptions, à savoir des
opérations qui ont été exclus du monopole bancaire, pour etre sûr qu’il n’y ait pas d’erreur et
qu’elles ne sont pas soumises au monopole bancaire
Donc la cour de cassation affirme que les dispositions L 511-6 et 511-7 n’indiquent pas
Nécessairement qu’en soi les opérations concernées seraient soumises au monopole bancaire si le
législateur ne l’indiquait pas.

Deuxième question posée :


(Deuxième attendu) «  Aux termes des articles 1er, alinéa 2, et 4 de la loi du 24 janvier 1984
devenus les articles L. 311-1 et L. 311-3 du Code monétaire et financier, les moyens de paiement
sont des instruments, qui, quel que soit le support ou le procédé utilisé, permettent à toute personne
de transférer des fonds ;  »
→ Ici on a des dispositions assez proches des dispositions actuelles : les moyens de paiement sont
des instruments qui permettent de transférer des fonds.
Mais alors ces chèques cadeaux sont-ils des moyens de paiement ? on nous dit que non, mais pour
qu’elle raison ? :
(Dernier attendu) « après avoir été achetés par la société Tir Groupé aux sociétés émettrices, pour
un prix inférieur à leur valeur faciale, les “chèques-cadeaux “ne peuvent, pendant la durée limitée
de leur validité, qu’être échangés auprès de personnes et contre des biens ou des services
limitativement définis
→ Pour la cour de cassation, les chèques cadeaux ne sont pas des moyens de paiement car ces
chèques ne sont pas fongibles. Elle ajoute qu’ils « ne sont jamais convertibles en monnaie, toute
restitution d’une différence de valeur éventuelle entre le prix du bien ou du service acquis et le
montant des « chèques-cadeaux  » étant, notamment, interdite et qu’ils ne sont pas non plus
susceptibles d’être virés ou déposés sur un compte ».

Cet argument pour la Cour de Cassation est de dire que ces chèques cadeaux ne sont pas liquides,
on ne recevra pas de monnaie en cas de trop perçu et elle ajoute que ces chèques cadeaux ne sont
pas susceptible d’être déposés ou virés sur un compte. Tous ces arguments qui étaient utilisé par la
Redoute et Fnac « mais si peu importe ça, ça n’empêche pas d’être un moyen de paiement » La
Cour de Cass elle le reprend et elle dit si, « quand on ne répond pas à ces conditions-là on n’est pas
un moyen de paiement ». Elle continue ces chèques cadeaux sont « dépourvue de tout caractère
fongible et liquide ne représentant pas une valeur monétaire pas même après inscription en compte
pour l’utilisation ultérieur de leur montant à des fins indifférencié ». Et si on va tout à la fin de
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l’attendu on peut conclure par conséquent « ce n’étaient pas des instruments de paiement mais des
moyens de transféré des créances sur des débiteurs prédéterminé ».
Ici il y a quand même une critique à faire pcq le concept de liquidité et fongibilité nous ramène en
réalité au concept de monnaie et la monnaie ce n’est pas l’instrument de paiement la monnaie c’est
l’objet sur lequel nos instruments de paiement s’exercent quand on nous dit que les instruments de
paiement sont tous moyens qui permet de transférer des fonds, retirer des fonds, verser des fonds,
les fonds ici c’est la monnaie, qu’elle soit monnaie scripturale ou monnaie fiduciaire. Et là, la Cour
de Cassation elle utilise les critères de la monnaie quelque part elle se trompe, elle vise mal, elle se
trompe d’objet. Et finalement la solution n’est pas vraiment satisfaisante pcq si la définition
originelle du moyen de paiement c’est-à-dire qui permet de transférer des fonds est juste en réalité
les critères suivants ne sont pas justes. Là c’est la monnaie qui est fongible et liquide ce ne sont pas
nécessairement les instruments ou les moyens de paiements. Il faut se rendre compte que la carte
bancaire en réalité aujourd’hui, par exemple la carte bleue, qui est une des cartes bancaires, dire
qu’on peut payer partout en France avec ce n’est pas vrai déjà il faut que le commerçant ait un
terminal de paiement, ça veut dire qu’il a conclu une convention avec le groupement qui émet les
cartes bancaires, qui se soumet à cette convention d’une part. Et d’autre part il paye pour pouvoir
utiliser le terminal de paiement, et il y a des terminaux de paiement qui n’accepte pas toutes les
cartes bancaire et donc pas les cartes bleus parfois (Les voyageurs s’en rendent plus compte), en
général les terminaux de paiement permet d’accueillir plusieurs types de cartes mais pas toutes par
exemple la carte visa si vous n’êtes que carte visa vous n’êtes pas nécessairement carte bleu donc
du coup faut avoir le terminal de paiement carte visa si vous êtes carte visa, carte bleu si vous êtes
carte bleu mais il y a des associations. Mais à l’étranger faut se méfier, faire attention si vous avez
juste une carte bleue vous n’allez pas forcément pouvoir payer partout il y a des terminaux de
paiement qui accepte que les cartes visa. Donc on voit bien ici un des arguments qui nous dit que les
chèques cadeaux ne permettent d’acheter des choses que dans certaines enseignes, c’est pareil pour
la carte bancaire elle nous permet d’acheter que dans des enseignes qui bénéficient du terminal de
paiement carte bleu. Les arguments ici ne sont donc pas justes. En réalité, le chèque cadeau on nous
dit à la fin « il permet juste de transférer des créances sur des débiteurs prédéterminés » Le
problème c’est que le chèque dont la nature de moyen paiement n’est pas contestée, c’est un moyen
de paiement, même s’il n’est pas soumis aux directives des SP1 et des SP2 peu importe ce sont des
moyens de paiement. Le chèque est bien un moyen de transférer une créance sur un débiteur
prédéterminé. Quand vous avez de l’argent et que vous tiré un chèque vous dites à la banque votre
débiteur transférez moi de l’argent j’ai une créance sur vous banque et je vous ordonne de transférer
une partie de la créance que j’ai sur vous, vous la transférez sur quelqu’un d’autre. On a ici un
moyen de paiement qui pourtant ne permet que d’opérer des transferts de créance sur des débiteurs
prédéterminés. Donc ici il y a une justification qui n’est pas bonne et en réalité il faudrait quand mm
conclure que les chèques cadeaux de la société de Tir groupé c’était bien des moyens de paiements
qui opère des transfère de fond.

Qu’est-ce qu’un instrument de paiement ? Def à l’article L133-4 du CMF « un instrument de
paiement c’est tout dispositif personnalisé et l’ensemble des procédures convenues entre
l’utilisateur de service de paiement et le prestataire de service de paiement et auxquelles l’utilisateur
de service de paiement a recours pour donner un ordre de paiement ». Globalement c’est tout
dispositif qui permet de donner un ordre de paiement dans le cadre d’une relation avec un
prestataire de service de paiement.
Du coup ça nous amène au concept de prestataire de service de paiement on l’avait vu très
brièvement dans l’étude du monopole bancaire. 
Le concept en matière de paiement c’est la catégorie des prestataires de service de paiement (les
PSP) Et dans cette catégorie on a les banques pcq les banques quoi qu’il arrive à partir du moment
qu’elles sont agréées en tant que banques elles sont prestataires de service de paiement. Et on
comprend bien elle gère les comptes de dépôt et comptes courants qui sont aussi des comptes de
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paiement, ce sont plus que des comptes de paiements mais ils servent aussi à effectuer des
opérations de paiement.
Dans cette grande catégorie qu’est la catégorie de prestataire de service de paiement on trouve
nécessairement les banques et on trouve aussi une autre catégorie, les établissements de paiement :
def L522-1 grand I du CMF = « I. - Les établissements de paiement sont des personnes morales,
autres que les établissements de crédit, les établissements de monnaie électronique et les personnes
mentionnées au II de l'article L. 521-1, qui fournissent à titre de profession habituelle les services de
paiement mentionnés à l'article L. 314-1. ». Donc ça se mord un peu la queue car les services de
paiement sont fournis par les prestataires de service de paiement et les prestataires de service de
paiement sont ceux qui fournissent des services de paiements. Donc on a vu le concept de compte
de paiement, d’instrument de paiement, de service de paiement. Quand on est dans ce cadre-là vont
s’appliquer les articles L133-1 et suivants du CMF.
La plupart des dispositions qui vont s’appliquer elles sont obligatoires aux personnes physiques
n’agissant pas pour des besoins professionnels à savoir les consommateurs, mais il y a un certain
nombre de dispositions qui ne sont que supplétives, pour les personnes morales ou personnes
physiques agissant pour des besoins professionnels càd en utilisant les termes du Code de la
Consommation il y a certains nombres de dispositions qui sont supplétives pour les personnes
morales ou physiques professionnelles. Nous trouvons ces dispositions à l’article L133-2 et il y en a
un certain nombre.

Section 2 : Le consentement et ordre 

Il faut bien distinguer le concept de consentement et celui d’ordre et on a vu en étudiant la


différence entre carte bancaire, prélèvement et virement que le consentement n’est pas
nécessairement l’ordre. Le consentement doit forcément venir du payeur celui qui est titulaire du
compte où sont les fonds à l’évidence, mais l’ordre peut être donné par quelqu’un d’autre que le
titulaire du compte. C’est le cas du prélèvement : on remplit une feuille au début et par exemple on
consent à ce que le fournisseur d’énergie initie l’ordre auprès de la banque. Or on consent donc à
l’avenir à un prélèvement en fonction de notre consommation d’énergie sans en connaitre l’exacte
somme à l’avance. Donc en fait on consent bien en tant que titulaire du compte à ce qu’il y ait des
dépenses sur notre compte mais au fait chaque mois l’ordre de paiement va être donné par
quelqu’un d’autre en fonction si c’est fournisseur électrique en fonction de la consommation
électrique qu’on aura fait. Ici on voit vraiment que le consentement a été donné pour une série
d’opération pour l’avenir mais sans savoir précisément le montant que vous avez autorisé auquel on
a consenti il y a une convention entre nous et le fournisseur de prélèvement mais ça sera lui qui
donnera l’ordre et même le montant de l’ordre. On a un consentement mais sur un montant à venir
qu’on ne connait pas encore et l’ordre ne sera pas donné par nous.

Pour la carte bancaire on donne l’ordre mais transmis par quelqu’un d’autre, c’est-à-dire relayé par
le bénéficiaire, ce n’est donc pas la même chose. Mm pour le paiement sans contact.
Mais l’exemple typique qui permet de comprendre le consentement au paiement et ordre de
paiement donné c’est le prélèvement, on consent à des ordres futurs qu’on ne va pas donner et dont
on ne connait pas le montant on a juste une idée de ce que ça va être. Alors que la CB est initiée par
nous mm s’il est relayé par l’intermédiaire du commerçant via son terminal.

Le consentement doit exister, il est impératif pour que l’opération de paiement soit valable. Il est en
principe préalable ou concomitant à l’ordre, en matière de virement il est concomitant à l’ordre.
Dans la carte bancaire ordre et consentement sont quasi simultanés alors que cela est dissocié dans
le prélèvement.

Le consentement peut être donné directement ou indirectement, il est indirect en particulier quand
on passe par une CB. Normalement il ne doit pas être donné après l’exécution de l’ordre mais il faut
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savoir que la loi, l’article L. 133-6 prévoit un type de rattrapage, une possibilité de donner l’ordre a
posteriori. On imagine que cette disposition s’applique pour des cas ou il y auraient des erreurs, de
mauvaises manipulations ou d’opérations non consenties originellement mais finalement le payeur
va confirmer au sens du droit des obligations.

La forme du consentement dépend de la convention des parties. Par exemple, on ne consent pas de
la même façon quand on fait un virement que quand on effectue un paiement par CB. La saisie du
code vaut consentement. Avec le paiement en sans contact il y a consentement à partir du moment
ou on rapproche la carte du terminal. Si on conteste l’opération, le consentement va être rapidement
considéré comme non donné. La forme du consentement dépend de la convention des parties et
c’est une condition ad validitatem du consentement donc si on consent selon une forme non prévue
cela ne vaut pas consentement. Apparemment la forme du consentement prévue par la convention
de compte est une condition ad validitatem, par exemple si il est prévu qu’avec la carte bancaire on
doit taper un code ou rapprocher la carte et qu’on consent autrement en signant sur un papier alors
que cela n’est pas prévu, on pourra considérer que le consentement n’est pas valablement fait.

Une fois le consentement donné, il peut y avoir des ordres soit concomitants soit postérieurs dans le
prélèvement. L’ordre il est censé être irrévocable à partir d’un certain moment, quand on verse 5
euros à un commerçant on ne peut plus contester le paiement et demander la récupération des
sommes. Mais il peut y avoir un délai entre le moment ou la personne consent au paiement et le
moment ou l’opération va se faire chez le prestataire de service de paiement. Quand il y a paiement
par CB le délai est extrêmement bref, l’ordre est envoyé presque instantanément. Il y a même des
hypothèses ou la banque vérifie si il y a de l’argent sur le compte quand on insère la carte (prend
quelques secondes avant que le paiement soit autorisé ou non). Ici on voit bien que la
communication entre le terminal de paiement et la banque est quasi immédiate. En matière de
prélèvement et de virement cela ne peut ne pas être immédiat, par exemple si virement au guichet le
délai de l’ordre est plus ou moins long alors que le consentement a été demandé plus tôt. Ici, il y a
un consentement mais l’ordre va être envoyé par le prestataire tous les mois par exemple pour un
forfait téléphonique.

La loi prévoit que l’ordre va devenir à partir d’un certain moment irrévocable. Le principe est à
l’article L.133-8 CMF énonce une règle générale : « l’ordre est irrévocable dès qu’il est reçu par le
prestataire de service de paiement du payeur » c’est-à-dire l’ordre devient irrévocable à partir du
moment ou le banquier reçoit l’ordre. Mais les règles diffèrent en fonction du moyen de paiement :

→ En effet, pour la carte bancaire l’ordre va devenir irrévocable un peu plus tôt, soit par la
transmission de l’ordre au bénéficiaire. Quand on met la carte dans le terminal et qu’on met le code,
l’ordre est alors transmis au bénéficiaire et donc il est irrévocable.

→ En cas de paiement par prélèvement, il y a quand même un délai qui peut exister entre le
consentement, l’ordre et l’exécution de l’ordre. On nous dit que dans ce cas la révocation est
possible presque tous le temps, mais elle ne peut plus intervenir après la fin du jour ouvrable qui
précède le jour convenu pour le débit des fonds. C’est à dire que si on est censé être débité le 25, le
24 on peut encore révoquer.

→ En cas de paiement par virement, si l’exécution de l’ordre du payeur est programmé pour
commencer à une date ou à un moment convenu (opération qui doit se faire le 15), l’ordre est
révocable jusqu’à la veille du jour ouvrable convenu pour le débit (le 14). Les jours ouvrables ce
sont les jours du lundi au samedi.

→ Autre possibilité de révocation de l’ordre : si les parties sont d’accord soit si le bénéficiaire et le
payeur sont d’accord pour révoquer l’ordre + la loi le prévoit.
Retranscription DB - 23/01/21

L’intérêt de l’irrévocabilité est pour lé bénéficiaire qui sait qu’à partir de ce moment la on ne pourra
pas revenir sur l’ordre à son bénéfice. Plus largement, le décès du payeur ou l’incapacité du payeur
ne vont plus avoir d’effets sur l’ordre qui est irrévocable. Par exemple en matière de prélèvement,
au moment ou décède le payeur on peut considérer que son consentement à l’ordre n’existe plus
donc pour l’avenir les opérations sont forcément révoquées. Donc si il meurt le 14 et que le
prélèvement a lieu le 14, l’opération n’aura pas lieu car il ne peut plus donner son consentement et
l’ordre est tombé.

Question d’un étudiant :


- On
peut révoquer même après le prélèvement ? Si le fournisseur d'énergie est d'accord pour que le
paiement soit révoqué, pas de problème, la loi ne va pas au de là de la volonté des parties, il faut
en avertir le prestataire de service de paiement de la contre passation.
- Est
ce qu’il y a un délai de rétractation  ? Non, la loi dit juste qu’à un moment donné l’ordre est
irrévocable. Donc si on veut se rétracter il faut le faire avant que l’ordre soit irrévocable ou
obtenir de la part de votre bénéficiaire un accord sur ce point pour pouvoir revenir sur l’autre.
- En
cas d’ordre frauduleusement donné, on ne parle pas de révocation  ? En effet, on va parler de
contestation du paiement.
- Les
contrats se transmettent pourtant aux héritiers  ? Cela va dépendre de la relation contractuelle
qui existe entre votre fournisseur d’énergie, fournisseur de forfait téléphonique ou pas. Mais par
exemple, on va pouvoir dire qu’ à partir du moment ou la personne est décédée il peut y avoir
une contestation de ce point de vue la.
- Po
ur les virements on ne peut pas révoquer un ordre donné pour les virements  ? Cela est possible
de révoquer l’ordre jusqu’à la veille du jour ouvrable convenu pour le débit.
- Si
on donne notre accord une fois, on est prélevé sur la CB tous les mois? En réalité, la loi ne
prévoit pas de nom peu importe que ça soit par CB, prélèvement ou virement. Par exemple, si
vous êtes prélevé régulièrement (tous les mois) cela veut dire que votre bénéficiaire donne un
ordre tous les mois. Donc on va utiliser la règle qui concerne l’hypothèse dans lequel le
bénéficiaire donne un ordre tous les mois. Ou alors si c’est nous qui donnons un ordre tous les
mois ici, c’est un virement. Soit c’est le titulaire du compte qui donne l’ordre et demande que tel
somme soit payée tel mois et tel somme soit payée tel mois cela correspond aux règles du
virement. Mais si on autorise le bénéficiaire à demander telle somme tel mois, cela correspond
plutôt au prélèvement mais peu importe le nom on va appliquer les règles qui s'appliquent quand
l'ordre est donné par le bénéficiaire.
- si
on décède la veille du prélèvement , au profil du fournisseur de l'énergie .Dans une situation
un peu plus complexe du droit des obligations, pour moi par le décès il y n’y a plus consentement
donc normalement l'ordre est révoqué, mais si vous continuez à utiliser l’électricité et c'est bien,
on peut comprendre, parce que, une maison existe toujours, même les héritiers vont ouvrir la
porte et mettre l’électricité pour voir quelque chose dedans, ici je pense qu’il va y avoir des
arrangements, si il n’y a pas d’arrangement, il y a quand même de l’électricité qui pourrait avoir
été fournie pour faire marcher le frigidaire, etc. dans ces cas-là, éventuellement, les héritiers
pourront demander à ce que le paiement soit contrepassé, mais en revanche il y a quand même de
l’électricité qui a été fournie donc votre fournisseur va quand même demander de payer cette
électricité-là, donc il va demander des comptes aux héritiers. Donc le plus simple quand même
est de ne pas revenir sur ce paiement qui n'ait pas été autorisé mais qui correspond du point de
Retranscription DB - 23/01/21

vue du droit des obligations à une dépense. Finalement le plus simple c'est d'effectuer une
compensation, d'un côté vous avez un paiement qui a été fait non consenti puisque la personne
est décédée, mais d’un autre côté vous avez sans doute eu des dépenses d’électricité qui ont été
faites : le frigidaire continue de tourner, la lumière elle fonctionne quand les héritiers viennent
retirer le corps, pour déménager, faire et trier les papiers, etc. Dans ces cas-là, effectivement, il y
a des dépenses qui sont faites, donc vous avez un virement d’argent qui n'est plus consenti mais
des dépenses qui sont faites, dans ces cas-là, on va compenser les 2 et même s’il n’y a plus
consentement et même si l’ordre a été révoqué et même si le paiement n’est plus autorisé, en
réalité, vous n’avez pas intérêt à le remettre en cause puisque derrière vous allez devoir payer ce
qui a été dépensé. Donc là vous avez quelqu'un qui, puisqu'il est mort, ne peut plus consentir,
mais d’un autre côté, vous avez des, surtout dans ces hypothèses-là de prestations à exécution
successive qui sont plus ou moins nécessaires, le téléphone n'est pas forcément nécessaire mais
l’électricité c’est impératif, je ne vois pas comment faire du jour au lendemain, on a beau
décéder, on a des machines qui continuent à tourner, malgré le décès.

Section 3 : les obligations des parties

A- Les obligations du prestataire de service de paiement :


D’abord, on va voir dans un A les obligations du prestataire de service de paiement et puis après les
obligations de l’utilisateur.

Le prestataire de service de paiement, ses obligations, il a une première obligation, c'est une
obligation d'information et elles sont décrites assez largement par un règlement c'est-à-dire arrêté
ministériel du 29 juillet 2009 et elles sont nécessairement , ces informations elles sont fournies sur
un support papier, plus largement sur un support durable et ces informations concernent le bon
fonctionnement de l’instrument notamment la façon dont le contrat doit être modifié, comment il
peut être résilié. Par ailleurs, et ça c'est bien normal, le prestataire de service de paiement il doit
vous rendre des comptes exactement comme ce qu'on a vu en début d'année les relevés de compte et
ce gratuitement. Donc, une certaine série d’informations obligatoires, par ailleurs il doit exécuter les
opérations de paiement que vous lui demandez, de fait, en principe il doit les exécuter et s’il refuse
de le faire, il doit vous notifier sa décision de refus. Donc il doit s'exécuter, d’une part et s’il
s’exécute mal il va être responsable pour sa part, parce que ça, il faut bien le comprendre, que
souvent il y a plusieurs prestataires de service de paiement, c'est-à-dire que si je paye par carte
bancaire un commerçant je demande à mon prestataire de service de paiement généralement une
banque, ma banque, de payer le commerçant, mais, en général le prestataire de service de paiement
il va payer la banque du commerçant plutôt que de payer en monnaie sonnante et trébuchante le
commerçant bien sûr, donc généralement vous avez 4 personnes qui interviennent, moi payeur, ma
banque prestataire de service de paiement qui reçoit mon ordre, le prestataire de service de paiement
du commerçant qui va recevoir l'argent et le commerçant lui-même que je paye. Donc ici on a
souvent 4 personnes c'est pour ça qu'il peut y avoir une mauvaise exécution de la part de mon
prestataire de service de paiement à qui je donne un ordre mais aussi, il peut y avoir une mauvaise
exécution, pourquoi pas, malheureusement ça arrive, de la part du prestataire de service de paiement
du bénéficiaire, donc le commerçant. Le prestataire est responsable pour sa part d'intervention
article L 133 – 22, donc il met en jeu sa responsabilité et par ailleurs il va supporter tous les frais et
intérêts qui résultent de sa mauvaise exécution. Donc, par exemple s’il s’exécute mal parce qu'il a
effectué un virement au profit du mauvais bénéficiaire, c’est lui qui a fait l’erreur, c'est lui qui est
responsable et il va devoir restituer les fonds qui ont été débités à tort. En revanche si c'est vous en
tant que donneur d'ordre qui vous trompez de bénéficiaire parce que vous mettez pas le bon numéro
IBAN par exemple, c’est vous qui supportez votre erreur, si vous oubliez de révoquer et que vous
avez changé de fournisseur d'énergie et que vous êtes passé de ENGIE à un autre fournisseur
d'électricité mais vous avez oublié de révoquer votre prélèvement, tant pis, le consentement il a été
Retranscription DB - 23/01/21

donné par le petit papier que vous avez rempli et que vous avez donné à EDF, si vous avez oublié
de révoquer cet ordre, c'est votre erreur, tant pis pour vous.

B-Les obligations de l’utilisateur

Elles sont contenues dans la convention-cadre qui vous lie à votre prestataire de service de
paiement. Mais vous avez quand même trois obligations prévues par la loi elles sont très
importantes parce que si vous négligez ces obligations et qu'il y a des opérations de paiement qui
sont faites contre votre gré, eh bien vous allez être tenu de supporter la charge de ces paiements non
ordonnés, non consentis. Donc, ces 3 séries d’obligations elles sont extrêmement importantes, elles
peuvent vous obliger à supporter des paiements non consentis. La première, c’est qu’il faut utiliser
son instrument de paiement conformément aux conditions régissant sa délivrance. En particulier, si
vous utilisez votre carte bancaire pour essayer d’ouvrir la porte de votre appartement, ça, ça n’est
pas une utilisation conforme aux conditions de sa délivrance. Mais plus important, article L 133-16
vous devez préserver la sécurité de vos données de sécurité personnalisées et par exemple votre
carte bancaire vous ne devez pas la laisser traîner n’importe où, le code de carte bancaire vous ne
devez pas la laisser traîner n’importe où. Vous avez un célèbre arrêt qui concerne une solution
antérieure à l'ordonnance de 2009 mais il est extrêmement illustratif, si je ne m'abuse c'est
l'hypothèse de quelqu'un qui avait porté plainte à la police qu'on lui avait pris dans sa voiture, c'est
le document 18 , l'arrêt de la chambre commerciale du 16 octobre 2012, ici il y avait un client qui
n'avait pas préservé la sécurité de ses données de sécurité personnalisées parce qu’il avait laissé sa
carte bancaire et son code en même temps dans la boîte à gants de sa voiture et il a été volé dans sa
voiture et le pauvre, ce qu’il n'aurait pas dû faire c'est qu’il a avoué à la police, il est allé déclarer
son vol, on m’a volé ma carte bancaire qui était avec mon code dans la boîte à gants. Donc là, il a
fait une déclaration ferme, il a avoué lui-même qu'il a fait une bêtise parce qu'on dirait aujourd'hui,
parce que à l'époque c'était un arrêt antérieur à 2009, finalement il n'a pas préservé, il a été négligent
dans la préservation de ses données de sécurité et de son instrument de paiement. Ça c'est la
deuxième obligation, L-133-16 et puis la troisième obligation qui est assez importante c'est qu'il
faut informer sans tarder son prestataire de service de paiement et aujourd'hui on dirait plutôt il faut
faire opposition en cas de perte, de vol, de détournement ou d'utilisation non autorisée de ses
données de sécurité sur un instrument de paiement. Vous avez une autre hypothèse c'est aussi, ça
concerne précisément la carte bancaire en cas de redressement judiciaire ou en cas de liquidation
judiciaire du bénéficiaire d'un paiement. Si vous avez fait un paiement par carte bancaire et qu’en
réalité le commerçant à qui vous avez payé, en réalité il est en redressement ou en liquidation
judiciaire, vous pouvez faire opposition. Si avez fait un paiement par carte bancaire, c'est l'article L
133-17 qui vous demande d'informer sans tarder donc de faire opposition sans tarder, et le « sans
tarder » est important parce que si vous tardez à le faire, eh bien vous ne bénéficierez pas de la
législation favorable en cas de contestation de paiement. Et c'est là que le document 20 intervient,
arrêt de la chambre commerciale du 11 octobre 2011, on évoque l'efficacité de l'opposition à la
carte bancaire pour procédure collective du bénéficiaire, mais en réalité, on vous dit en plus que là,
dans cet arrêt, il vous invite vraiment à faire opposition sans tarder, le plus tôt possible parce qu'en
réalité cette hypothèse d'opposition elle ne va fonctionner, elle ne va être effective que si le
banquier, le prestataire de service de paiement du bénéficiaire n'a pas déjà viré les fonds sur le
compte du bénéficiaire. Donc, en général, il faut faire opposition très tôt, en cas de perte, vol,
détournement, utilisation non autorisée d’un instrument de paiement, mais c'est d'autant plus
important, c'est déjà important parce que sinon vous allez être considéré comme négligence si vous
tardez et donc vous n'allez pas pouvoir bénéficier des dispositions favorables de la réglementation
en cas de contestation d'opération mais surtout là, en particulier, si vous voulez bénéficier de
l'opposition en cas de redressement judiciaire ou en cas liquidation judiciaire du bénéficiaire du
paiement il faut le faire tôt parce que si vous le faites trop tard et en particulier si les fonds ont déjà
été virés sur le compte du bénéficiaire, c'est trop tard.
Retranscription DB - 23/01/21

Section 4 : L’utilisation anormale de l’instrument de paiement 

A. Différents types d’utilisation anormales :

1 -Le débit réalisé sur l’ordre du bénéficiaire pour un montant excessif :

Il s’agit d’une hypothèse régie par l’article L133-25. C’est une cause de contestation spécifique
puisqu’elle concerne l’hypothèse dans laquelle pour réserver un hôtel, une chambre à distance,
l’hôtelier va demander au client de fournir des coordonnées à l’avance pour pouvoir effectivement
réserver le service d’hôtellerie qui nous intéresse. Le problème c’est qu’en fournissant ces données,
l’hôtelier va pouvoir facturer les dépenses au client. Mais le client ne sait pas au moment où il
fournit ses coordonnées le montant qu’il va dépenser chez l’hôtelier, ni la grille de tarif applicable.
L’article L133-25 va permettre au client de s’opposer à l’abus de certains fournisseurs dans
l’exploitation des données et autorisation de prélèvement. Pour pouvoir contester un débit qui serait
excessif par rapport à ce qu’imaginait le client, il faut démontrer que le montant de l’opération
dépassait celui auquel il s’attendait raisonnablement en tenant compte du profil des dépenses
passées du client, des conditions prévues par le contrat cadre et des circonstances propres à
l’opération. 
Il s’agit d’une hypothèse particulière du débit réalisé sur ordre du bénéficiaire. Le client peut
obtenir qu’une partie des débits excessifs soit re crédité  mais à condition de démontrer que le
montant de l’opération dépassait celui auquel le client s’attendait raisonnablement. C’est une
appréciation au cas par cas. 
Il faut faire une réclamation dans les 8 semaines du débit irrégulier et le prestataire du service de
paiement dispose de 10 jours pour répondre. S’il le faut, il peut renvoyer le client à une procédure
de médiation prévue à l’article L316-1. 
On comprend bien que le bénéficiaire du paiement peut être de bonne foi ou de mauvaise foi. Mais
il est préférable qu’un consensus soit trouvé. Cette procédure de médiation peut être mise en place
quand le banquier va refuser de re créditer le compte. En effet, soit le banquier va accepter de re
créditer le compte soit refuser. En cas de refus, il peut y avoir une procédure de médiation avec le
bénéficiaire.
    
2- L’usurpation par un tiers :

C’est l’hypothèse dans laquelle des débits ont été fait sur le compte sans l’autorisation du
bénéficiaire. Ce sont les articles L133-18 à 20 et L133-23 et 24 qui qui s’imposent. 

a) Le principe (L133-18)

Dès lors que vous n’avez pas consenti/ autorisé une opération, celle ci doit être remboursée. Le
consentement est impératif. Sous l’empire de la loi antérieure (doc 17 : arrêt cham.Com du 16
septembre 2008), même si le virement a été initié sur le fondement d’un faux indécelable par la
banque, le banquier doit rembourser. Il s’agit d’une situation exemplaire. Le banquier a initié un
virement à partir d’un faux mais dont il ne pouvait pas déceler la fausseté. Dans cette affaire, un
expert graphologue était intervenu, à la suite d’une expertise il a indiqué que le virement était faux
mais le banquier  ne pouvait pas déceler le faux. Le banquier a effectué le virement de bonne foi.
Sous l’empire de la loi antérieure, il était tenu de rembourser même s’il n’a pas commis de faute. 

b) l’instrument doté d’un dispositif de sécurité :

Si l’instrument est doté d’un dispositif de sécurité ( carte bancaire = oui / le prélèvement = non / le
virement = oui) alors des dispositions spéciales vont s’appliquer. Il faut faire une distinction la
première c'est avant et après l'opposition:
Retranscription DB - 23/01/21

Après opposition, une fois que la personne a fait opposition en prévenant le prestataire de service de
paiement d’une opération non autorisée, le client ne supporte plus aucune conséquence financière
même si des opérations sont passées après l’opposition. Le banquier doit supporter le coût de ces
débits non autorisés. Une seule exception perdure : la fraude du titulaire du compte. Le titulaire du
compte supportera alors les débits non autorisés. 

Avant l’opposition, il y a une répartition du coût des dépenses (perte vol )non autorisées entre le
PSP et le titulaire du compte.  Le titulaire du compte prend à sa charge 50 euros sur toutes les
dépenses non autorisées et le PSP prend à sa charge le reste. C’est favorable au client. En principe
le client n’est pas responsable. SI l’instrument a un dispositif de sécurité, après l’opposition le client
n’est pas responsable, avant le client est tenu de supporter les dépenses d’un montant maximum de
50 euros. 

Il y a deux types d’exceptions. Il y a l’exception dans laquelle le client ne va supporter aucune perte
même pas 50 euros avant opposition et une seconde hypothèse dans laquelle le client va tout
supporter. 

Le client ne supportera aucune perte (avant opposition) :


lorsque le dispositif de sécurité n’a pas été utilisé par l’usurpateur (exemple : le paiement sans
contact). Sous l’empire de la loi antérieure à 2009, cette solution était déjà présente. Dans un arrêt
de la chambre commerciale du 23 juin 2004 (doc 16), l’utilisation de la carte bancaire sans
composition du code ou de la carte elle même entraînait le remboursement des opérations non
autorisées. Le client ne supporte donc aucune perte. Si la perte était indétectable par le client alors il
ne supportera pas de perte. Si la perte est due par un acte ou une carence d’une personne liée au
prestataire du service de paiement alors le client ne supportera pas la perte. S’il y a eu un
détournement de l’instrument de paiement ou des données du client (paiement par internet,il y a eu
un piratage massif des données du client, il y'a eu détournement des données) alors il ne supportera
aucune perte. S’il y a eu contrefaçon de l’instrument de paiement et que le payeur a conservé
l’original alors le client ne supportera pas la perte. Si le prestataire du service de paiement n’a pas
fourni les moyens pour former opposition alors le client ne supportera aucune perte.Ces hypothèses
sont regroupées dans l’article L133-19. 

L'hypothèse ou le client va tout supporter :


Le client va supporter toutes les pertes en cas de fraude. Le banquier ne va pas supporter les débits
contestés si le client a agi frauduleusement. Si le client n’a pas satisfait à ses obligations alors il
supportera les pertes. 

Et puis on l’a évoqué brièvement tout à l’heure, c’est s’il n’a pas satisfait à ses obligations.
-> 3 obligations qu’on a vues  :
- préserver la sécurité de ses données,
- utiliser sa carte conformément aux conditions de délivrance et
- faire opposition sans tarder.
Si le client n’a pas satisfait à ses obligations, c’est lui qui va devoir supporter les versements, les
débits non autorisés et on vous dit qu’il n’y ait pas satisfait intentionnellement ou par négligence
grave, peu importe. Négligence grave= ce qui implique que le client ait été vraiment négligent, cette
disposition ne s’appliquera pas s’il a fait une négligence modérée là c’est vraiment une négligence
grave qui doit être prouvée.

Le document 18, arrêt de la chambre commerciale 16/10/2012. C’est l’hypothèse du client qui a
déclaré à la police qu’il avait laissé sa CB et son code avec dans la boite à gants, à l’époque on
utilisait le concept de faute lourde aujourd’hui on parle plutôt de négligence grave dans la
préservation de la sécurité de ses données.
Retranscription DB - 23/01/21

Document 19  : Arrêt du 01/03/2016 qui illustre un peu moins bien, car c’est toujours une
hypothèse de disposition sous l’empire de la loi antérieure à 2009. Ici il va y avoir quand même un
partage de responsabilité car il y a une faute aussi de la banque. C’est à dire que le titulaire de la CB
a été imprudent, le client est tenu car il a commis une faute lourde (à l’époque), il devait prendre à
sa charge tous les débits. Mais malgré tout il y avait un partage de responsabilité car la banque avait
autorisé des débits 7,31 fois supérieurs au découvert autorisé. Le partage de responsabilité se
justifiait car faute de la part de la banque qui autorise un découvert et ne surveille pas le
dépassement qui était vraiment gros dans ce cas, le partage de responsabilité se justifiait. On avait
sous l’empire de la loi de 2009, une responsabilité totale pour le client qui n’a pas respecté ses
obligations, donc a l’époque qui a commis une faute lourde, car il n’avait pas effectué la mise en
opposition rapidement.

B. Procédure de remise en cause des débits effectués non autorisés ou mal exécutés

Comment faire pour contester  ?


Premièrement il faut bloquer, donc faire opposition, informer sans tarder qu’il existe des paiements
non autorisés. Puis après on peut contester soit aimablement soit judiciairement. Il faut le faire dans
un délai de 13 mois à partir des débits, c’est un délai de forclusion donc on peut vraiment pas le
dépasser. En justice, il appartient au banquier de prouver que l’ordre qu’on conteste a bien été
donné, qu’il était authentique et qu’il l’a bien exécuté article (L133-23).
C’est très important car si c’était à vous en tant que titulaire du compte de prouver qu’on a pas
envoyé un ordre, c’est très compliqué à prouver. Le fait que la charge de la preuve de l’ordre est
une disposition précieuse pour le titulaire du compte. Quand ceci est fait, avant l’opposition il y a
quand même un partage de responsabilité, pas très intéressant pour le banquier, mais plus
intéressant pour le client. Le banquier lui va chercher à faire quoi  ? Car des montants très
importants peuvent être à sa charge. C’est s’il soupçonne une fraude, essayer de démontrer la
fraude. Mais aussi il peut essayer de démontrer que le client n’a pas satisfait à ses obligations
intentionnellement ou par négligence grave. Là on pourrait se dire que si l’instrument de paiement a
été utilisé, çà pourrait laisser présager que c’est bien le client qui a donné l’ordre. Et bien non la loi
dit que la preuve de l’ordre ou la preuve de la négligence ne peut résulter de l’utilisation de
l’instrument de paiement ou des données personnelles. C’est une solution qui existant déjà sous
l’empire de la loi antérieure.

Document 19 chambre commerciale 1/03/2016, il y a beaucoup d’arrêts antérieurs car les litiges
qui arrivent en cassation soumis à la réglementation postérieure à 2009, arrivent en 2017/2018 en
cassation. L’essentiel de la jurisprudence est encore fondée sur dispositions antérieures à 2009.

Document 21 chambre commerciale 28/03/2018, qui justement évoque l’hypothèse du Phishing


(hameçonnage) l’hypothèse où on envoie un mail, fraudeur qui envoie un mail en se faisant passer
par la banque, en demandant des codes confidentiels ou ses coordonnées. Si vous y répondez,
certaines banques considèrent que çà constituait une négligence grave dans la préservation des
données de sécurité, donc ce qui méritait de décharger la banque de sa responsabilité pour les
paiements non sécurisés, non autorisés.
La cour de cassation réaffirme le principe que d’une part L133-16, L133-17 «  c’est au client de
préserver la sécurité de ses dispositifs et informer sans tarder, faire opposition mais rappelle aussi
que c’est au prestataire de service de paiement de prouver la preuve que l’utilisateur a agit soit
frauduleusement, soit il n’a pas respecté par négligence grave ou intentionnellement ses différentes
obligations  ». La cour de cassation ajoute  : «  Cette preuve ne peut se déduire du seul fait que les
instruments de paiement aient en effet été utilisés  ». Donc ici réitération du principe qui été déjà
posé avant 2009 et qui désormais est posé par la loi. Et puis vous avez cette situation particulière de
Phishing qui est que dans cette hypothèse «  manque le titulaire du compte à son obligation de
Retranscription DB - 23/01/21

prendre toutes mesures raisonnables, celui qui communique ses données personnelles en réponse à
un courrier électronique permettant à une utilisateur attentif de douter de sa provenance…  »
Solution très intéressante puis qu’ici le fait de répondre à un courrier de hameçonnage va pouvoir
constituer une négligence grave à cette époque, si ce courrier permet à un utilisateur normalement
attentif de douter de sa provenance. Quels sont les courriers électroniques permettant à un
utilisateur attentif de se rendre compte que le courrier n’émane pas de sa banque  ?
→ les fautes d’orthographe, la fausse adresse mail, tous mails qui demandent infos sur moyen de
paiement. Les banques ne vous demanderont jamais vos données personnelles par mail.
L’utilisateur normalement attentif, si en l’occurrence le mail est suffisant douteux vous ne devez
pas répondre sinon vous êtes considéré comme négligent.

Arrêt très récent du 12/11/2020, même si la banque arrivait à prouver la négligence grave du
client (difficile à prouver, comment le prouver? Quelle est l’hypothèse dans laquelle on peut
prouver la négligence grave du client  ? Comment la banque peut le faire  ?)
→ si le client l’a dit à sa banque de fait, si la personne avoue. Globalement pour que la banque
sache que vous avez cédé aux sirènes du hameçonnage, il faut que vous le disiez à quelqu’un sinon
si personne ne le dit à la banque ou la police c’est très difficile à prouver.
Dans cet arrêt, il est arrivé que la banque ait réussi à prouver qu’il y avait négligence grave en
démontrant que le client ait cédé aux sirènes du Phishing. La cour de cassation est très sévère,
puisqu’elle indique que pour que le banquier soit exonéré, il faut qu’il prouve que son système de
paiement était totalement opérationnel. Conclusion en cas de Phishing n’en parlez pas  ? Il est
évident qu’on a plus de chance d’être remboursé si on se tait, je ne vous incite pas à la malhonnêteté
mais à la prudence. Il n’y a pas de raisons que votre banque vous demande de refournir des
éléments que vous avez donnés. En effet si vous recevez un mail et que vous avez un doute
contactez votre banque.
Question en cas de tutelle ou curatelle  ?La cour de cassation ici se fit à un standard concernant
utilisateur et peu importe si le client soit âgé ou autre peu importe en tous cas sur le fondement du
droit bancaire, on va pas étudier la personne. Depuis l’arrêt du 25/10/2017, la cour de cassation fait
une appréciation in abstracto du client, de la qualité du client, de son aptitude à comprendre ce qu’il
faisait, l’appréciation in concreto en revanche va concerner le mail. On va regarder si le mail était
susceptible de tromper quelqu’un, logo cohérent, on va regarder l’adresse mail...

Est-ce que c’est facile pour une banque de démontrer que son système est totalement fiable ?
Aucun système ne peut être fiable à 100%.
L'idée est de donner confiance aux clients, on voit qu’ici le client, s' il conteste un débit , si cela est
fait avec un instrument de paiement sans dispositif de sécurité il est alors remboursé lorsqu’il
conteste. Si c’est fait pour un paiement avec dispositif de sécurité dès qu'il fait opposition il sera
remboursé.
Avant opposition le montant maximal qu’il va avoir à payé c’est 50 euros. La plupart préfèrent
prendre le risque de perdre 50 euros.
On voit bien que cette législation européenne soutient une politique de favorisation des opérations
de paiement dématérialisée (virement, prélèvement, carte bancaire).
On voit qu’il y a un souci c’est de mettre la législation au service des paiements en ligne.
On reprend l'arrêt sur le phishing, il y a un petit avantage pour les banques: on ne va pas vérifier la
qualité du titulaire du compte.
D’un autre côté la banque va avoir du mal à prouver que le client à bien reçu le mail de phishing
d'autre part qu’il a fourni les données et que c'est grâce à ces données que les débits frauduleux ont
été fait.
Même si elle arrive à le prouver il faut après qu' à l’inverse elle prouve que son système est 100%
infaillible. Pour ces opérations contestées qu’il n’à pas eu de défaillance du système de la
banque.On est dans une situation assez défavorable aux banques, on leurs demande de supporter le
Retranscription DB - 23/01/21

coup mais de l’autre côté, qui fournit ces instruments de paiement dématérialisée ? Ce sont les
prestataires de services de paiements qui les fournissent et qui les font payer.
Cela donne une grande confiance aux clients pour passer pas ces moyens de paiements.
Question d’étudiant : Je ne comprends pas très bien le délai de constatation ?
On a étudié dans un thème précédent que la charge de la preuve pèse sur le client, à partir d’un mois
après réception du relevé de compte. Comment ce délai et celui de 13 mois et la charge de la preuve
s'articulent t’il ?
La jp qu’on a vu est toujours valable mais à l'époque elle concernait tous les moyens de paiement
chèques cb virement prélèvements.
Elle compte même pour les commerçants qui ce faisait escompter par la banque des lettres de
changes. Toutes les opérations qui concernent la banque est son client était noté sur le relevé de
compte. À L'époque il n’y avait pas cette disposition spéciale qui est noté que depuis 2009 (c'était
un arrêt de 2004 qu'on avait étudié) Ce délai de forclusion s’applique désormais pour les articles
L'133-1 et suivant ( CB virement et prélèvement sont soumis à ce délais) mais on a d’autres
opérations en particulier les paiement par chèques ne sont pas soumis au régime qu’on étudie à cet
instant.
Toutes les autres opérations également, par ex la lettre de change si on conteste une opération
d’escompte en estimant qu'on a convenu que vous achèteriez ma lettre de change pour 90 euros et
que vous me l'achèteriez pour 88 euros. Alors non cela ne convient pas on peut faire une
contestation qui va rentrer dans le délai de contestation légale qui est de 5 ans.
Il faut bien comprendre que l'arrêt concerne un virement qui était sous l'empire de la loi antérieur à
2009. Depuis 2009 les opérations de paiement dématérialisée que l’on voit ensemble il y a ce délai
qui va s’imposer et prendre la place de toute la réglementation qui a pu exister avant.
Il faut se méfier et faire la distinction si on a un arrêt qui traite à nouveau de la présomption d’un
délai d’un mois. Cela est possible notamment en matière de compte courant. Car ces toutes créances
réciproques entre la banque et de client qui peut être inscrite.
Le concept de compte courant peut également lier des personnes qui ne sont pas des banques c’est
assez vaste.
Le Chèque :
(Schéma vidéo) : Si je rédige un chèque, le chèque est un ordre de paiement que je donne à ma
banque . Je vais donc appeler ma banque, la banque tirée car c’est sur elle que je tire le chèque.
(il ne faut pas mettre PSP c’est faux , erreur de la prof dans le schéma ).
Mon chèque je vais le rédiger, le signer et je vais l’envoyer au bénéficiaire ce qui s'appelle émettre
un chèque.
Le bénéficiaire le qu’il a en main va l’endosser et va présenter le chèque au paiement à sa banque
présentatrice.
La banque présentatrice généralement va tout de suite verser les fonds et endosser le chèque à son
tour pour devenir propriétaire du chèque, ou si elle peut faire une avance comme une espèce de petit
crédit au profit du bénéficiaire. Elle va donc créditer le compte du bénéficiaire.
Puis va présenter le chèque au paiement à la banque tirée qui va payer sur foi de ce chèque la
banque présentatrice.
Document 2 : Arrêt Ch Comm , 24 Octobre 2000
C’est un arrêt antérieur, c’est l'hypothèse dans laquelle vous remettez un chèque à titre de garantie
uniquement (par ex : chèque de caution ).
Dans le “ Mais attendu d’une part ” on nous dit qu’un chèque est un instrument de paiement que le
bénéficiaire peut faire encaisser même dans le cas ou lui à était remis à titre de garantie
Le chèque est un instrument de paiement à vue cad que l'idée et qu’il pouvoir être payer tout de
suite. On essaye de faire en sorte que le chèque ressemble de plus en plus à la monnaie fiduciaire
comme des billets de banque.
Retranscription DB - 23/01/21

L'idée c’est que le chèque est un instrument de paiement sous entendu à vu donc il ne peut être
soumis à aucune condition qu’on rajouterait sur le chèque. On vous dit dans cet arrêt qu’on peut en
obtenir le paiement combien même on aurait émis une condition.
“ L’attendu ” suivant nous dit que “ Le droit d'obtenir le paiement d’un chèque ne pouvant être
subordonnée à la réalisation d’une condition ne constitue pas une utilisation frauduleuse justifiant
l’opposition la remise de ce chèque à l'encaissement même si il a était reçu à titre de garantie”
Par ex le fait que le chèque soit un chèque de garantie ne nous autorise pas à faire opposition au
paiement de ce chèque. Cela n'est pas une utilisation frauduleuse, l’opposition en terme de chèque
ne peut être fait que pour 4 motifs restreint
-  le vol

-  la perte

-  l’utilisation frauduleuse

-  redressement ou liquidation du judiciaire bénéficiaire le chèque de garantie est une


utilisation autorisée par la jp. Mais n'empêche pas le fonctionnement du chèque à son
habitude il peut être encaissé dés qu’il était valablement émis

La conséquence dans la relation entre les parties est que le paiement a été induit, par ex si le proprio
encaisse vraiment le chèque de garantie hors que l’appartement à été rendu en bon état . Ce n’est
pas vers le banquier qu’on va se tourner on peut simplement demander une répétition de l’indu
Problème de droit : Le chèque de garantie existe il est il ? N’est il pas licite en droit français ? De
telle façon que sa remise à l’encaissement constitue une utilisation frauduleuse du titre qui légitime
l'opposition au paiement lorsque la garantie est devenue sans objet. Et qui interdit la mainlevée de
cette oppositions si le bénéficiaire ne démontre pas qu’il est titulaire d’un droit sur la provision
Ici, elle a fait qu’une seule question mais en réalité elle aurais pu en faire trois car la C.Cass répond
en trois temps. On aurait pu poser la question : premièrement, le chèque de garantit a-t-il une
existence légale en droit français ? On répond un chèque est un instrument de paiement que le
bénéficiaire peut faire encaisser mais dans le cadre où il a été remis en titre de garantit.

Question d’étudiant :
- la
mainlevée d’une opposition formée contre l’encaissement d’un chèque ayant été émis à titre
de garantie est-elle valide alors que la société émettrice n’a pas manqué à ses obligations et
que la garantie à travers l’émission d’un chèque est valable. Cela est pas mal mais il faussaire
qu’elle vérifie plus clairement.
- Le
rapport d'obligation entre le tireur et le bénéficiaire n'est pas pris en compte par les deux
banques ? Effectivement à nouveau on est dans un système finalement où la cause importe peu.
- Il
faut demander répétition de l'indu à la banque du bénéficiaire ? (dans le cas du chèque de
garantie encaissé mais paiement indu) Non il faut demander le remboursement de la répétition
de l’indu, dans l’exemple, au propriétaire. Ce n’est pas une affaire de banque ici.
- si le
bénéficiaire du chèque de caution s’engage par écrit à ne pas l’encaisser ? Cela ne change
rien. Si le banquier doit payer il ne peut pas tenir compte de l’opposition faite sur le fondement
que le titre est simplement un chèque de garantit.
Retranscription DB - 23/01/21

Document 3 : Com., 19 juin 2012, n° 11-17061, Bull. civ. IV, n° 124 – Inscription du montant
du chèque sur un compte d’attente. Obligation d’information du porteur

Dans cet arrêt ce qui était interessant c’est qu’en l’occurrence notre banque présentatrice, on lui
avait remis à l’encaissement un chèque et elle ne l’avait pas inscrit en compte immédiatement. La
banque présentatrice peut endosser le chèque à titre translatif cela veut dire qu’elle accepte de
devenir propriétaire du chèque elle-même en lieu et place du bénéficiaire. Dans ces cas-là, elle
verse les fonds directement et définitivement au bénéficiaire et après elle se retourne contre la
banque tirée. Mais elle peut aussi être simplement mandataire du recouvrement. Càd qu’elle prend
le chèque mais simplement elle va être mandataire du bénéficiaire auprès de la banque tirée. La
banque présentatrice connait la banque tirée et au nom du bénéficiaire va demander le paiement.
Cela s’appelle un endossement pour encaissement, sauf erreur de la part de la prof.

Ici, elle ne devient pas du tout propriétaire du chèque à la place du bénéficiaire. Elle est juste
mandataire. Mais dans les deux cas, quelque soit l’endossement qu’il soit translatif ou non, il est
d’usage pour les banques d’avancer la somme, soit cela constitue véritablement une avance, càd que
le bénéficiaire n’est que mandataire pour recouvrement. Soit c’est un vrai paiement du chèque et la
banque présentatrice deviendrait titulaire du chèque. Dans les deux cas, la banque présentatrice
versement quasi-systématiquement directement les fonds. Cela est dit dans le document 3  « le
banquier, auquel un chèque est remis à l’encaissement, s’il ne procède pas à son inscription en
compte immédiatement, a l’obligation d’en prévenir son client, faute de quoi il engagerait sa
responsabilité, sauf stipulations contractuelles contraires ou circonstances particulières ». Là, on
vous dit que l’usage est tellement commun/courant que le banquier présentateur si par hasard, si il
ne veut pas faire l’avance des fonds, il doit en prévenir son client. Et, en général, ce qu’il fait c’est
qu’il va inscrire le montant de ce chèque sur un compte spécial, séparé, d’attentes, etc. Ici, très
important, il faut connaitre cet usage qui est que le banquier présentateur va généralement inscrire le
montant du chèque au compte du bénéficiaire, son client, soit parce qu’il fournir une avance soit
Retranscription DB - 23/01/21

parce qu’il devient véritablement propriétaire. Et du coup, même si c’es seulement une avance sur
encaissement, il va inscrire le montant sur le compte du client. Et si il ne fournir pas même une
avance sur encaissement, il doit prévenir le client sinon il engage sa responsabilité. Alors, icic, en
l’occurrence, il n’avait pas vraiment engager sa responsabilité parce que de toute façon même si le
chèque avait été encaissé cela n’aurait pas permis le décaissement des dettes postérieures. Sachez
que pour mettre en jeu la responsabilité du banquier, comme en droit commun, on va vérifier :
- qu’i
l y a une faute, comme il a pas prévenu il y a une faute,
- mai
s surtout qu’il y a bien un préjudice. Si le client n’a pas subi de préjudice peu importe que le
banquier engage sa responsabilité parce qu’il aurait commis une faute l’action ne pourra pas
aboutir.

Question d’étudiant :
- Co
ncernant la pluralité de questions, faut-il répondre à chaque questions posées de suite
derrière la question ou poser les 3 questions d’un coup et répondre aux 3 questions
ensuite ? Selon la prof, le mieux du mieux est de répondre à chaque fois. Il est possible de faire
un bloc question et un bloc réponse. Cela est un exercice difficile et le lecteur doit pouvoir suivre
notre raisonnement. Et qu’est-ce qui est plus facile ? Le cerveau va suivre le raisonnement si
vous posez une première question et que vous y répondez à suivre. Si vous posez un bloc de
question et un bloc de réponse cela est plus compliqué. Le lecteur sera obligé de se remémorer la
première question quand il ira lire les réponses. De ce fait il vaut mieux répondre au fur et à
mesure des questions. Evidement, à l’examen il n’y aura pas dix problèmes juridiques aves
dix réponse. Quand on se pose des questions est de toujours faire au plus simple pour le lecteur.
- c'es
t quoi cette notion de compte d'attente ? Le compte d’attente, c’est chaque banque qui fait un
peu comme elle veut, mais généralement elles ont ces espèces de compte où finalement elle
décide d’inscrire. Ce sont les comptes où « elles vont dire j’ai bien reçu votre je sais que je dois à
un moment ou à un autre vous créditer mais je ne vais pas le faire maintenant du coup je vous
informe de cela ». Selon la prof, cela est assez courant mais elle n’est pas spécialiste du droit
bancaire. Réponse d’un étudiant : ce sont des compte internes , elles isolent le chèque quand
elles ont un doute.Cela s'appel la mise en indisponibilité du chèque.
- la
Cour nous dit qu'il est possible de ne pas procéder à l'inscription immédiate mais sous
certaines conditions. La banque présentatrice peut ne pas inscrire tout de suite immédiatement.
Pourquoi ? La banque présentatrice le peut parce que si elle n’est pas obligé de faire un
endossement translatif et si elle ne fait qu’un endossement qu’avec mandat avec recouvrement.
En faite, elle a le droit d’attendre d’être payée par la banque tirée. Elle n’est pas tenu de fournir
un crédit. La banque présentatrice ce qu’elle est tenue de faire s’est de demander paiement à la
banque tirée. Si cette dernière lui verse l’argent elle doit vous l’inscrire en compte, vous le
transmettre. Mais elle n’est jamais obligé d’escompter à titre translatif. Elle achète ce qu’elle a
envie d’acheter. Et elle n’est jamais obliger de vous faire un crédit donc elle n’est jamais obligé
de vous avancer les fonds. Donc si elle se contente d’endosser de façon à ce qu’elle soit que
mandataire du recouvrement, elle n’est pas obligé de vous avancer les fonds et du coup elle va
mettre le chèque en compte d’attentes en attendant le paiement de la somme par la banque tirée.
- N'y
aurait il pas un problème de date de valeur dans cet arrêt ? La prof ne l’a pas repéré. Mais il
faut noter que la question des dates de valeurs ne concerne que les intérêts. Cela est un point
important.
Retranscription DB - 23/01/21

- Le
chèque est une créance de somme d'argent, dont en faire un instrument de crédit est fautif ?
Cela n’est pas fautif mais justement on s’est posé la question de savoir si les chèques de garantit
était valable. Normalement le chèque est un instrument de paiement à vue. Donc normalement ce
n’est pas un instrument de crédit ou un instrument de garantit. Si on s’en sert comme cela, la
C.Cass s’est posée la question de savoir si c’était valable, si ce n’était pas une utilisation illicite.
Elle a dit que cela était valable, licite mais d’un autre côté cela n’empêche pas d’appliquer le
régime du chèque normal.
- Pou
r profiter de votre schéma, pouvez-vous expliquer rapidement les notions d’endosseur,
endossataire et porteur, qui sont-ils par rapport au tireur, au tiré et au bénéficiaire ?
- Le
tireur n’a pas de nom, il est juste tireur.
- Le
bénéficiaire va endosser le chèque au profit de sa banque donc il va être endosseur. Le
bénéficiaire quand il signe le chèque qu’il a reçu est endosseur.
- En
revanche, la banque présentatrice est endossataire. Mais elle va peut être aussi à sont tour
signé le chèque et prendre la position d’endosseur par rapport à la banque tirée. Mais sur
cela elle n’est pas sûr. Mais c’est une question très intéressante à savoir si la banque
présentatrice à ce moment-là à besoin de faire un endos.
- Le
porteur est toute personne qui est en possession du titre et donc le bénéficiaire tant qu’il
n’endosse pas est porteur. Et à partir du moment où il endosse et présente à la banque
présentatrice, c’est cette dernière qui devient porteur du titre. En l’espèce, le porteur est
celui qui est le dernier à avoir le titre en main.
- mai
s si la banque n'avance pas les fonds et entre temps vous subissez un dommage, la banque
sera-t-elle responsable ? Elle ne sera pas responsable si elle ne sait pas engager à endosser à
titre translatif. Si elle s’est engagé dans la convention de compte à endosser tout le temps à titre
translatif, elle est en faute. Si elle ne sait pas engager à titre translatif et qu’elle vous a prévenu,
elle n’est pas en faute. Après, il faut regarder la convention de compte et voir ce que vous avez
convenu aves la banque.
- Pou
r le commentaire peut-on vous envoyer par mail les le sens la valeur la portée de l'arrêt ?
QQ étudiants peuvent le faire mais elle ne répond pas très vite en ce moment.
- est-
ce que le banquier présentateur est tenu de vérifier la provision du chèque remis entre ses
mains avant inscription du chèque ? Le présentateur, normalement, n’a pas connaissance du
compte du tireur. Le tireur donne un ordre de payer à sa banque, normalement son compte est
provisionné. Il y a de l’argent sur son compte. Mais il arrive parfois que le compte ne soit pas
provisionné. Mais qui le sais ça ? C’est la banque tirée. Parfois, il s’avère que le tireur tire son
chèque, par exemple, à la banque postale, et que le bénéficier soit aussi à la même banque. Et
qu’il présente son chèque à la banque présentatrice qui est la même que la banque tirée. Ce sont
une seule banque. Généralement, il y a une relation quadripartite et non tripartite. En réalité, la
banque présentatrice ne va pas vérifier le compte en banque du tireur parce qu’elle n’a pas le
droit de s’immixer, il y a le ppe de non-immixtion. De ce fait, elle n’a pas a contrôler l’état du
compte d’un client d’une notre banque. Et l’autre banque va lui dire non. Mais en revanche, si
elle n’endosse pas translativement, elle a le droit d’attendre elle paiement. Elle peut ne pas
inscrire en compte en prévenant. Si il n’y a pas de paiement c’est qu’il n’y avait pas d’argent.
Retranscription DB - 23/01/21

Réponse d’un étudiant : parfois le banque du client peut solliciter un avis de sort à la banque
tirée mais cette dernière n'est pas obligé de répondre
- Le
porteur peut donc être différent du bénéficiaire? Vous avez un exemple? Oui, quand il y a eu
endossement. Le bénéficiaire est porteur et au moment où il endosse il va transférer le chèque à la
banque présentatrice. Il va transférer « de la main à la main ».
- est
ce qu'il y'aura une séance juste consacrée à l’examen ? Elle ne comprend pas la question
- Pou
r déposer un cheque de garantie ne fallait- il pas un motif ? c'est à dire un litige ? Non,
quand on donne un chèque de garantit au propriétaire quand on loue un appartement, il n’y a pas
de litige.
- pou
r les chèques de moins de 15€ la banque est elle obligée de verser directement les fonds ?
Oui, il y a une disposition. Elle croit que c’est l’art L131-82 qui dit que même si le compte n’est
pas provisionné, la banque tirée doit payer. Cela est légal pour les petits chèques. Du coup, elle
va verser l’argent à la banque présentatrice qui elle même va inscrire les fonds en compte. La
banque présentatrice peut y aller, elle peut inscrire. Elle sait que si le chèque est de moins de 15€
la banque tirée est obligé de payer. Elle ne va pas faire dans le détail. Elle va même faire un
endossement translatif. En tout cas, elle va avancer les fonds sans problèmes. C’est la banque
tirée qui va être obliger de faire crédit.
- les
cq de banque pour l’achat d’un véhicule par ex fonctionne t’il de la même manière ? Ce
n’est pas pareil. Les chèques de banques, la banque a bloqué la provision donc cela est différent.
D’une façon ou d’une autre la provision existe. Et du coup, le compte est provisionné.
- Là
le fait qu'il y ait eu une vérification, n'est-ce pas dû au fait que l'émetteur du chèque est la même
personne que celle qui l'a déposé ? Elle ne se souviens pas de cette spécificité dans les faits.
- Bon
jour, merci la question de tout SOUKEYE SEYDI Est ce qu’il y aura un regroupement de
9H à 12H juste pour la préparation à l’examen? c’était çà? j’ai la même question. Non, il
n’y a pas de regroupement spécial pour préparer l’examen.
- Co
ncernant le prochain regroupement, ce sera donc seulement la correction du devoir et le
DOC 8 du regroupement d’aujourd’hui ? Rien ne sera donc à préparer ? Lors du prochain
regroupement ont fini le chèque. Et on fait le thème sur la responsabilité des banquiers.
- alle
z vous donner des indications d’un thème à réviser un peu plus que d’autres pour le
délestage lors du regroupement ? Par pur hasard… en effet je ne voudrais pas rater cela
hors enregistrement du regroupement :). Non, en général, elle bat son examen après avoir fini
ses regroupements. On aura des indications de révisions dans le BL spécial révisions.

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