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Droit judiciaire privé

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Thème 4: Le déroulement du procès


Document 6: Cass.civ 2eme, 23 Juin 2016 (n15-13483): autorité de la chose
jugée des ordonnances du juge de la mise en état statuant sur une exception
de procédure

Document 7: Cass.civ. 2eme, 6 Décembre 2018 (n 17-17557): Divisibilité des


pièces et des conclusions au regard du temps utile

Thème 5: La procédure de référé

Document 1: Cass.civ 3eme, 21 Décembre 2017 (n16-25469): Trouble


manifestement illicite

Document 2: Cass.civ 1ere, 22 Juin 2017 (n15-27845): Demande de mesure


d’instruction in futurum et proportion de la mesure

Document 3: Cass.com, 18 mai 2005 (n 03-13.832): Référé et exécution d’une


sentence arbitrale

Document 4: Cass.civ 3e, 21 Février 2019 (n18-135430: Le juge du fond n’est


pas juge d’appel de la décision de référé

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Thème 5: La procédure de référé

Le référé couvre le domaine de la protection juridictionnel provisoire, étudier cela


c’est aussi étudier les juridictions pour prononcer les mesures provisoires. Cette
protection provisoire peut être exercée de deux façons: à titre incident , la logique:
qui peut le plus peut le moins. Le juge peut prononcer des mesures destinées à régir
certaines questions qui se posent au cours du procès. Puisqu’elle est prononcée à
titre provisoire, c’est le juge du fond qui est compétent.

La deuxième manière , c’est le provisoire a titre autonome. Certaines juridictions


sont spécialement investies pour prendre des décisions provisoires mais pas
définitives. On oppose les juges du fond au provisoire. La différence: juge du fond
tranche le litige, dit le droit et le juge provisoire ordonne des mesures provisoires.
Conséquence de l’autonomie :
- Juge compétent, pas le même juge qui tranche le fond et donne une décision
provisoire.
- Le provisoir ne juge pas le fond , on va saisir le juge de maniere de facon
urgente. Le juge sera saisit sur des points délimités par la loi
- Le jugement provisoire n’a pas au principal l’autoritée de la chose jugée sur la
décision du fond art 482 sonne une definition du provisoire
Le provisoire ne juge pas au fond , le plus souvent le provisoire est
temporaire cela veut dire qu’il ne tranche pas le fond. Le juge du fond qd il se
prononcera ultérieurement sur le fond et qu’il touchera un point qui a été
tranché par le juge provisoire, privera d’effet la décision rendu par le juge
provisoire.

Document 4: Cass.civ 3e, 21 Février 2019 (n18-135430: Le juge du fond n’est


pas juge d’appel de la décision de référé (donner a l’examen)

Le 21 février 2019, la Cour de cassation a posé le principe selon lequel les juges du
fond saisi d’un litige ayant déjà donné lieu à une décision provisoire du juge des
référés ne peuvent pas valablement la remettre en cause en y faisait expressément
référence dans le cadre de la motivation de leur jugement (Cour de cassation,
troisième chambre civile, 21 février 2019, N. 18-13.543).

En l’espèce, un syndicat des copropriétaires s’est plaint de la transformation par une


SCI de son lot en chambres meublées et l’a assignée en référé.

Le juge des référés a rendu une ordonnance aux termes de laquelle il a condamné
la SCI à remettre les lieux dans leur état initial et à supprimer un branchement illicite
d’eaux usées.

Or, l’ordonnance de référé est une décision de nature provisoire qui en tant que telle
n’est pas assortie de l’autorité de chose jugée au principal.

Ainsi, la partie qui a perdu en référé peut saisir le juge du fond pour tenter de
remettre en cause l’ordonnance.

En conséquence, la SCI a assigné le syndicat, devant le juge du fond, pour voir


déclarer prescrite l’action du syndicat et non fondées les condamnations mises à sa
charge.
Les premiers juges du fond ont estimé que l’action en référé du syndicat était
prescrite et que le juge des référés a ordonné à tort la suppression matérielle des
chambres meublées et la remise en état des lieux.

La cour de cassation a quant à elle rappelé que le principe selon lequel la nullité
d’un jugement ne peut être demandée que par les voies de recours prévues par la
loi et donc qu’en statuant ainsi, la cour d’appel, qui n’était pas saisie d’une voie de
recours contre l’ordonnance de référé irrévocable, a violé ce principe.

Cet arrêt sonne le glas du risque de contradiction des décisions de justice rendues
en référé et au fond.

Concrètement, le juge du fond ne peut pas valablement se saisir du contenu


d’une ordonnance de référé pour la confirmer ou l’infirmer.

Dans ce contexte, le juge du fond ne doit pas expressément porter d’appréciation


sur la décision de référé au travers de sa motivation et se contenter d’appliquer le
droit à la lumière des faits et pièces produites aux débats.

Le jugement au fond ne doit pas apparaître comme un recours contre l’ordonnance


de référé et ce même si les motivations respectives sont antinomiques.

La présentation formelle du jugement au fond ne doit pas donner l’apparence qu’il


critique le juge des référés, à défaut de quoi il risquera d’être annulé.

En l’occurrence, aux termes de son ordonnance, le juge des référés a condamné la


SCI à remettre les lieux dans leur état initial et à supprimer les modifications
sanitaires.

Or, la SCI n’avait pas invoqué la prescription du délai de l’action du syndicat devant
le juge des référés et a cru pouvoir attendre d’être en appel du jugement au fond
pour invoquer le dépassement du délai.

C’est donc pour la première fois en appel du jugement sur le fond que cette
prescription a été déclarée fondée et que la mesure de remise des lieux en leur état
initial a été transformée.

Cependant aux termes de son arrêt, la cour d’appel avait indiqué que « le juge du
fond saisi après intervention du juge des référés doit vérifier le bien-fondé de la
décision prise par celui-ci […] ».
Toutefois, la cour d’appel ne pouvait pas valablement se constituer expressément
comme un censeur du juge des référés.

La cour de cassation a donc censuré l’arrêt d’appel car il faisait expressément


référence à l’ordonnance de référé ayant adopté une solution inverse.

Pour qu’une contrariété de décisions de justice entre une ordonnance de référé et un


jugement soit possible et que la décision de fond prévale sur la décision de référé, il
faut que les juges du fond ne fasse pas référence de manière explicite à
l’ordonnance de référé antérieurement rendue.

Il faudra donc veiller à ce que les juges du fond ne fassent pas expressément à
l’ordonnance référé pour la contredire, afin d’éviter tout risque de censure du
jugement au fond.

Cours:

Deux apports doc 5: refere, voies de recours, nullite actes , lautorite de la


chose jugee

- Distinction entre le provisoire et le fond


- Art 460 code civil , si un jugement est nullité on ne peut pas faire répercuté la
décision du provisoire même s’il s’agit du même dossier

Un autre arret important, 11 avril 2019:

Par un arrêt du 11 avril 2019 destiné à publication (n° 18-14223, à paraître au bulletin), la deuxième
chambre civile de la Cour de cassation a consacré, au regard des dispositions de l’article 386 du code
de procédure civile, l’indépendance d’une instance en référé et de l’instance au fond, en estimant que
les diligences accomplies dans le cadre de l’instance en référé n’interrompent pas le délai de
péremption de l’instance au fond.

En l’espèce, les acquéreurs d’un bien immobilier, se plaignant de désordres, avaient d’abord assigné
en référé-expertise le promoteur-vendeur ainsi que des entrepreneurs, avant de les assigner au fond
en vue d’obtenir une indemnisation.

Les opérations d’expertise se sont poursuivies jusqu’en février 2014, date à laquelle le rapport a été
rendu. Pendant ce temps, l’instance au fond a fait l’objet d’un sursis à statuer et d’un retrait du rôle en
décembre 2013.

C’est en août 2014 que les appelants ont conclu à la reprise de l’instance au fond, après le dépôt du
rapport d’expert. Les intimés ont opposé à cette demande la péremption de l’instance. Ils soutenaient
que le dernier acte de la procédure au fond était la signification d’un bordereau de communication de
pièces réalisée le 7 octobre 2011 par les demandeurs. L’instance était donc périmée depuis le 7
octobre 2013, soit avant la décision de sursis à statuer.

La cour d’appel, bien que relevant qu’il « exist[ait] manifestement en l'espèce un lien de dépendance
direct et nécessaire entre l'instance en référé et l'instance au fond introduite par les époux M.,
puisque le rapport de l'expert sur les désordres invoqués est une pièce technique incontournable qui
a pour but de permettre au juge du fond de statuer sur les demandes des parties », avait constaté
l’absence de diligences dans l’une et l’autre des procédures pendant deux ans et, par conséquent, la
péremption de l’instance au fond.

Par un moyen relevé d’office, la Cour de cassation, visant l’article 386 du code de procédure civile, a
cassé et annulé l’arrêt d’appel en jugeant que « l’instance en référé prenant fin avec la désignation de
l’expert et l’instance au fond n’étant pas la continuation de l’instance en référé, les diligences
accomplies à l’occasion des opérations d’expertise, dès lors qu’elles ne font pas partie de l’instance
au fond, ne sont pas susceptibles d’interrompre le délai de péremption ».

La solution de la Cour de cassation vient apporter de nouvelles précisions sur la question des
conséquences d’actes accomplis dans une instance sur le délai de péremption d’une autre instance à
laquelle elle est sensiblement liée.

Cette question, qui n’est pas nouvelle, fait l’objet d’une jurisprudence fournie et hésitante. En effet, les
solutions varient, selon qu’est retenue une conception formelle ou substantielle de l’instance.

Si l’on conçoit formellement l’instance, celle-ci doit être considérée de manière stricte, comme la
phase processuelle entre la saisine de la juridiction appelée à trancher le point litigieux qui lui est
soumis et son dessaisissement (3e civ., 8 octobre 1997, n° 92-21.483 ; 13 mars 1996, n° 94-15.700,
Bull. 1996, III, n° 67 ; 4 nov. 1987, n° 86-13.189, Bull. 1987, III, n° 179 ; 9 décembre 1986, Bull. 1986,
III, n° 173).

Au contraire, dans une conception substantielle, l’instance serait entendue de manière plus large,
comme l’ensemble d’actes de procédure et de rapports juridiques relatifs à une même substance
litigieuse, nonobstant une dualité formelle des instances (sur ce point, voir notamment RTD civ. 1986.
186, obs. Perrot ; RTD civ. 1978. 733, même auteur). Ainsi, la Cour de cassation a pu considérer que
les diligences accomplies dans une instance sont susceptibles d’interrompre le délai de péremption
d’une autre instance, dès lors qu’est caractérisé, entre les deux, un « lien de dépendance direct et
nécessaire » (3e Civ., 16 décembre 2014, n° 13-25.173 ; 2e Civ., 11 juillet 2013, n° 12-15.994, Bull.
2013, II, n° 156 ; 2e Civ., 12 juin 1985, RTD civ. 1986. 186, précit ; 2 e Civ., 8 décembre 1977, Gaz.
Pal. 1978.1. pan. p. 77).

A s’en tenir à une conception formelle de l’instance, il est possible de considérer que l’instance au
fond ne continue pas l’instance en référé, de sorte qu’aucun acte accompli durant les opérations
d’expertise ne pourrait interrompre le délai de péremption dans l’instance au fond.

A retenir, au contraire, une conception substantielle de l’instance, l’expertise participe du litige au


fond. Dans cette hypothèse, le lien de dépendance nécessaire entre les deux instances peut se
trouver constitué, de sorte que les actes accomplis durant l’instance de référé sont susceptibles
d’interrompre le délai de péremption de l’instance au fond, s’ils manifestent l’intention de leur auteur
de voir aboutir l’instance au fond.
En relevant d’office le moyen de cassation et en destinant l’arrêt à la publication, la Cour de cassation
clarifie sa jurisprudence et marque sa volonté d’analyser l’instance de manière formelle, ce qui
renforce l’étanchéité entre l’instance en référé et l’instance au fond.

Aussi nécessaire que soit l’instance en référé sur le règlement au fond du litige (notamment
lorsqu’elle a pour objet la mise en œuvre de mesures d’instruction), les actes accomplis dans le cadre
de cette instance ne peuvent donc pas constituer des « diligences » susceptibles d’interrompre
l’instance au fond.

Il conviendra dès lors d’être particulièrement vigilant. Si la péremption n’éteint pas en elle-même le
droit d’agir, elle remet toutefois en cause l’effet interruptif de prescription de la demande en justice, ce
qui peut conduire à éteindre, par voie de conséquence, le droit d’agir.

Dans un tel cas de figure, des diligences particulières devront être entreprises par les conseils des
parties, éventuellement en informant le juge chargé d’instruire l’affaire au fond, par courrier, de « la
volonté [du plaideur] de continuer l’instance et de la mener à son terme » (2e Civ., 10 février 2000, n°
98-12.238)

Portée: autonomie, on tire les conséquences d’une instance sur l’autre instance
C’est une autonomie tirée a l’extreme, cet arret n’est pas un revirement. Ici, il ya un lien entre les
instances, mais yen a une qui est au provisoire et l’autre qui est au principal. Par cette fonction
provisoire , il y a toujours un lein avec le fond.
Une consequence, arret vu avant les vacs, des lors il y a un lien necessaire la peremption ne peut
pas etre soulevée. Le juge peut prononcer l’injonction pour statuer sur le fond, mais le provisoire ne
se prononce pas sur le fond.

Différence entre le référé et la requete :


art 812

Le cas commun d’ouverture du référé et requete: c’est l’urgence


L’urgence: quand un retard peut etre préjudiciable a une partie
il faut quil yait l’existence dun differend et il nyait pas de contestation serieuse , art
808 cpc

Art 808, contestation sérieuse: est quelaue chose que le juge ne peut pas juger sans
hesitation, tout ce qui nest pas evident releve de la contestation serieuse
Si ya un differend, le juge peut prendre une decision
Article 808 Dans tous les cas d'urgence, le président du tribunal de grande instance peut ordonner en référé
toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend.
nouveau 834
Article 834 : Modifié par Décret n°2020-1452 du 27 novembre 2020 - art. 1 Dans tous les cas d'urgence, le
président du tribunal judiciaire ou le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence,
peuvent ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie
l'existence d'un différend.

Art 145 cpc , 2 eme cas douverture de refere


ex, refere expertise
S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont
pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles
peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
conditions: il faut que ce soit ask avant tout proces , il faut preconstituer d’une
preuve. Ensuite, elle ne peut etre mise en oeuvre pour la perspective dun proces au
fond.
Pour satisfaire a l’exigence de l’art 145, il faut voir le lien entre la mesure
d’instruction et le proces , il faut également un motif légitime. Le motif légitime est
une question de preuve.

Document 2: Cass.civ 1ere, 22 Juin 2017 (n15-27845): Demande de mesure


d’instruction in futurum et proportion de la mesure (arret qu’on aura pas pour
l’examen)

- Est un exemple de fond et forme sans tomber sur le hors sujet


- question: le simple fait detre couvert par le secret professionnel empeche le
prononcé de la mesure d’instruction ?
CC: non le secret professionnel ne fait pas obstacle donc la cc casse larret de
la ca car elle aurait du mettre en lace un controle de proportionnalité

Thème 6: L’administration de la preuve

Art 10 CPC Le juge a le pouvoir d'ordonner d'office toutes les mesures


d'instruction légalement admissibles.

Les parties ne sont pas à l'abri de ce travail, art 11, les parties doivent
apporter leurs concours en matière de preuve. Les parties doivent détailler
leurs allégations, ensuite prouver les allégations devant le juge. La charge de
la preuve, c’est l’idee que les parties a la charge de prouver les allégation
qu’elles apportent.
En matiere de la preuve, il y a le systeme de preuve legale et libre. Pour la
preuve legale, c’est la loi qui organise toutes les questions relatives a la
preuve: la question de l’admissibilite dans le debat (dossier) et de la force
probante des modes de preuves. La loi dit dans quel cas une preuve est
admissible ou pas, la consequence est que le juge n’a aucun pouvoir
d’appréciation quand la preuve n’est pas admissible.
Pour la preuve libre, elle doit etre apportée par tous moyens mais elle doit
etre simplement licite. La force probante est laissée aux pouvoirs souverains
du juge.

La procedure francaise cumule le systeme de preuve libre et legal, code civil


art 1358 dispose , la preuve peut etre apportee par tous moyens. Quand on
aura un arret faut voir si la preuve a ete libre ou pas , ou au contraire si le
juge a applique la preuve de liberté.
L’axe de la distinction se fait entre les faits juridique: preuve est libre et acte
juridique: ne se prouve pas par tous moyens

La valeur probatoire: a un caractere suppletif


Cela veut dire s’il y a une disposition qui est violéé, le juge n’est pas oblige de
relevé la violation d’une disposition légale en matiere de preuve. Il est
impossible de soulever devant la cour de cassation la dispositon legale
relative a la preuve. Les parties au proces peuvent amenager les regles
legales de preuves, ils peuvent conclurent les conventions sur la preuve. Il
existe plusieurs types de conventions sur la preuve: des conventions sur la
charge de la preuve, il s’agit des preuves dont l’objectif est de renversé
charge de la preuve sauf exception comme en droit du travail. On peut avoir
des convention sur l’admissibilité des modes de preuves et enfin on peut avoir
une convention sur la force probante de la preuve.

Arret document 6

La question : la clause sur la preuve du dysfonctionnement était t elle


valable?
Il y avait dans le contrat, une clause qui prouver le dysfonctionnement. Nullité
de la preuve qui porte sur le dysfonctionnement. La clause qui porte sur la
preuve est elle licite ? la cc reponds par la positive, et précise que c’est
valable mais que ces clauses ne peuvent engendrer une présomption
irréfagable. Dans le litige, le salarie pouvait rapporté la preuve que le logiciel,
ne lui avait été apporté. La présomption n’était pas irréfagable, la clause sur
la preuve est valable a condition de pouvoir laisser aux parties le pouvoir de
renverser.

Plan:

Doc 8:

sens : le juge , dans une instance


art 6 p1 de la convention europénne: proces equitable, invocable devant les
juges nationaux