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Chapitre II : Description des appareils d’échange de chaleur sans

changement de Phase

II.1. Introduction
Les procédés utilisés au niveau de l’industrie, notamment l’industrie du raffinage des
produits pétroliers demandent souvent que les fluides traités soient réchauffés ou refroidis,
avec ou sans changement de phase, au cours des diverses opérations auxquelles ils sont
soumis. De ce fait, pour assurer cette fonction de chauffage ou de refroidissement, il est
indispensable d’utiliser des équipements thermiques, appelés les échangeurs de chaleur. Ces
appareillages sont des éléments essentiels et omniprésents dans toute installation industrielle.

Les échangeurs de chaleur permettent de maitriser toute politique d’énergie. On les


utilise principalement dans les secteurs de l’industrie (chimie, pétrochimie, sidérurgie,
agroalimentaire, production d’énergie, etc.), du transport (automobile, aéronautique), mais
aussi dans le secteur résidentiel et tertiaire (chauffage, climatisation, etc.).
Le choix d’un échangeur de chaleur, pour une application donnée, dépend de
nombreux paramètres : domaine de température et de pression des fluides, propriétés
physiques et agressivité de ces fluides, maintenance et encombrement. Il est évident que le
fait de disposer d’un échangeur bien adapté, bien dimensionné, bien réalisé et bien utilisé
permet un gain de rendement et d’énergie des procédés.
II.2. Définition d’un échangeur de chaleur
Les échangeurs de chaleur sont des dispositifs qui facilitent l’échange de chaleur
entre deux fluides de températures différentes, tout en les empêchant de se mélanger. Les
échangeurs de chaleur sont couramment utilisés dans la pratique dans un large éventail
d'applications, allant des systèmes de chauffage et de climatisation dans les ménages au
traitement chimique en passant par la production d'électricité dans les grandes installations.
Les échangeurs de chaleur diffèrent des chambres de mélange en ce qu'ils ne permettent pas
aux deux fluides impliqués de se mélanger.
Exemples : radiateur d’automobile, évaporateur de climatiseur, ...etc.

D’une manière générale, c’est un dispositif permettant de transférer de l’énergie


thermique entre deux fluides, habituellement séparés par une paroi solide.

Préparé par : Enseignante A.TRABELSI


II.3. Critères de classement des échangeurs de chaleur
Il existe plusieurs critères de classement des différents types d’échangeurs, les
principaux sont les suivants :

o Selon le type de contact

Dans cette classification, on distingue deux configurations :

 Échangeurs à contact direct

Le type le plus simple comprend un récipient ou canalisation dans lequel les deux fluides sont
directement mélangés et atteignent presque la même température finale.

 Échangeurs à contact indirect


Dans ce cas, les deux fluides s'écoulent à l’intérieur de l’échangeur dans des espaces séparés
par une paroi, le plus souvent métallique.

o Selon le type d’échange


On distingue les échangeurs de chaleur monophasiques et biphasiques :

 Échangeur sans changement de phase


Les échangeurs de chaleur sans changement de phase correspondent aux échangeurs dans
lesquels l'un des deux fluides se refroidit pour réchauffer le deuxième fluide sans qu'il y ait un
changement de phase. Les températures des fluides sont donc variables, tout le long de l'échangeur.

 Échangeur avec changement de phase


Les échanges avec changement de phase sont caractérisés par trois cas différents :

1. L’un des deux fluides se condense alors que l'autre se vaporise : ces échangeurs sont
rencontrés dans les machines frigorifiques.
2. Le fluide secondaire se vaporise en recevant de la chaleur du fluide primaire, lequel
ne subit pas de changement d'état. Ils sont appelés évaporateurs.
3. Le fluide primaire se condense en cédant sa chaleur latente au fluide secondaire plus
froid, lequel ne subit pas de transformation d'état.

o Selon la disposition des écoulements


Ce classement est réalisé à partir de la géométrie de l'échangeur et du sens relatif des
écoulements des deux fluides (froid et chaud). Dans ce qui suit, on représente uniquement les
circulations des fluides les plus souvent rencontrés :

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 Même sens « écoulement co-courant »

Dans ce cas, les deux fluides froid et chaud circulent parallèlement dans le même sens. La
figure (II.1) représente le profil de température pour les deux fluides en fonction de la longueur de
l'échangeur.

Dans le cas où l'écoulement est parallèle, on dit aussi : fonctionnement anti-méthodique ou co-
courant.

Figure II.1: Gauche : Profil de température dans un échangeur (co-courant)

Droite : Le sens de l’écoulement dans un échangeur co-courant

 Sens contraire « contre-courant »

Dans ce cas, les deux fluides froid et chaud circulent parallèlement, mais dans le sens
contraire. La température de sortie du fluide froid peut dépasser la température de sortie du fluide
chaud. Cette disposition est l’une des plus favorables pour augmenter l’échange thermique.

La figure (II.2) représente le profil de température pour les deux fluides froid et chaud en
fonction de la longueur de l'échangeur. Dans le cas où l'écoulement est à contre-courant, on dit aussi
écoulement méthodique.

Figure II.2: Gauche : Profil de température dans un échangeur (contre-courant)

Droite : Le sens de l’écoulement dans un échangeur contre-courant

 Sens perpendiculaire « courant-croisé »


Il y a également un cas où les sens de l’écoulement sont perpendiculaires l’un à l’autre, il
s’agit de la configuration à courant croisé.

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L’écoulement des deux fluides se fait d’une façon perpendiculaire l’un à l’autre (figure II.3).
Le fluide non brassé circule dans les conduites : c’est celui dont la veine est divisée entre plusieurs
canaux parallèles distincts et de faible section. L’autre fluide circule librement entre les veines et peut
être considéré comme partiellement brassé, du fait des tourbillons générés par les tubes. Le brassage a
pour effet d’homogénéiser les températures dans les sections droites de la veine fluide. Sans cela, les
températures varient non seulement avec la direction de l’écoulement, mais aussi dans la section de la
veine.

Figure II.3: Représentation du sens d’écoulement dans un échangeur à courant croisé

o Selon la nature du matériau de la paroi d’échange


On distingue deux types des échangeurs selon la paroi des tubes :

 Les échangeurs métalliques : en acier, cuivre, aluminium ou matériaux spéciaux :


superalliages, métaux ou alliages réfractaires.
 Les échangeurs non métalliques : en plastique, céramique, graphite, verre, etc.

o Selon la compacité de l’échangeur


La compacité est définie par le rapport de l’aire de la surface d’échange au volume de
l’échangeur. R.K. Shah a proposé qu’un échangeur soit considéré comme compact si sa compacité est
supérieure à 700 ; cette valeur est susceptible de varier de 500 à 800 m2/m3.

o Selon le type de conception


Les principaux types d’échangeurs rencontrés sont les suivants :
— à tubes : monotubes, coaxiaux ou multitubulaires;
— à plaques : à surface primaire ou à surface secondaire;

II.4. Différents types des échangeurs de chaleur


Les échangeurs de chaleur sont très importants dans le domaine notamment de génie
des procédés, on les utilise à chaque fois que l’on veut varier la température pour avoir du

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chauffage, du préchauffage, du refroidissement, de l’évaporation, la récupération de
l’énergie…etc.
Dans la pratique, il y a plusieurs types d’échangeurs, on peut les classer de la manière
suivante :
Echangeurs à contact direct,
Echangeurs discontinus ou les régénérateurs,
Echangeurs à surface directe.
Nous ne considérons ici que les échangeurs à fluides séparés, où le transfert de chaleur
s’effectue à travers une paroi matérielle, ce qui exclut donc les échangeurs dits « à contact
direct ». Dans ces appareils dominent deux grandes familles : les échangeurs tubulaires et les
échangeurs à plaques.
Pour des raisons historiques et économiques, les échangeurs utilisant les tubes comme
constituant principal de la paroi d’échange sont les plus répandus et sont appelés les
échangeurs tubulaires. On peut distinguer trois catégories suivant le nombre de tubes et leur
arrangement, toujours réalisés pour avoir la meilleure efficacité possible pour une utilisation
donnée.
Le choix d’un échangeur de chaleur pour une application donnée dépend de nombreux
paramètres : les propriétés physiques des fluides, leur agressivité, les températures ainsi que
les pressions de service. Les contraintes d’encombrement et de maintenance doivent aussi être
prises en compte, ainsi que les considérations économiques.
II.4.1. Les échangeurs tubulaires :
 Echangeur monotube : Le tube est placé dans ce cas à l’intérieur d’un réservoir et a
généralement la forme d’un serpentin.

Fig (II.4) : Echangeur monotube en serpentin

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 Echangeur coaxial : Les tubes sont le plus souvent cintrés ; en général, le fluide
chaud ou le fluide à haute pression s’écoule dans le tube intérieur ;

Fig (II.5) : Echangeur coaxial

 Echangeurs multitubulaires
Ce type d’échangeurs existe sous plusieurs formes, on distingue :
1. Echangeur à tubes séparés

Dans cette catégorie, à l’intérieur d’un tube de diamètre suffisant (de l’ordre de 100
mm) se trouvent placés plusieurs tubes de petit diamètre (8 à 20 mm), maintenus écartés par
des entretoises. L’échangeur peut être soit rectiligne, soit enroulé.

Figure II.6: Échangeur à tubes séparés

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2. Echangeur à tubes rapprochés

Pour maintenir les tubes et obtenir un passage suffisant pour le fluide extérieur au tube,
on place un ruban ou un fil, enroulé en spirale autour de certains d’entre eux. Les tubes
s’appuient les uns sur les autres par l’intermédiaire des rubans.
L’échangeur à tubes rapprochés peut être soit lisse, soit à ailettes, ce dernier permet
d’améliorer le coefficient d’échange thermique par l’augmentation de la surface d’échange
entre le fluide et les parois solides.

Figure II.7: Échangeur à tubes rapprochés

3. Echangeur à tubes et calandre

C’est le type d’échangeur le plus répandu dans les industries surtout pétrolières, mais
la part qu’il représente ne cesse de diminuer au profit de configurations plus efficaces. Dans
ce type d’échangeur, l’un des fluides circule dans un réservoir autour de tubes qui le
traversent tandis que l’autre fluide circule à l’intérieur des tubes. Le modèle le plus courant
est constitué d’un faisceau de tubes, traversant un réservoir de manière longitudinale. D’où,
l’appellation d’échangeur multitubulaire. Des parois bien placées permettent de forcer la
circulation du fluide à travers les tubes de manière à ce qu’il effectue un ou même plusieurs
allers retours.

On trouve assez fréquemment des chicanes dans le réservoir pour forcer aussi la
circulation du fluide à travers tout le réservoir sans quoi le fluide aurait tendance à prendre le
plus court chemin entre l’entrée et la sortie de l’échangeur. On peut trouver également
d’autres classifications dans ce même type d’échangeur.

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Figure II.8: Échangeur à tubes et calandre

Principe de circulation des fluides dans un échangeur à tubes et calandre et technologie


Un des fluides circule dans un faisceau de tubes, monté sur deux plaques tubulaires. Il
est logé dans une calandre (shell en anglais) munie de tubulures d'entrée et de sortie. Pour le
fluide circulant à l'extérieur des tubes, le chemin est imposé par les chicanes qui sont
supportées par le faisceau.
A chaque extrémité du faisceau sont fixées des boîtes de distribution, qui assurent la
circulation du fluide qui passe à l'intérieur des tubes.
Le schéma de principe ci-dessous représente un échangeur pour lequel le fluide, qui
passe côté tube, pénètre dans la boîte de distribution par la tubulure inférieure. Une plaque de
séparation de passe force son passage dans environ la moitié des tubes du faisceau.

Figure II.9: Circulation des fluides dans un échangeur à tubes et calandre

À l'autre extrémité du faisceau, le fluide est dirigé par la boîte de retour dans les tubes
au-dessus de la plaque de séparation de passe avant de sortir par la tubulure supérieure de la

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boîte de distribution. Le fluide parcourt donc deux fois le faisceau tubulaire d'où l'appellation
: 2 passes côté tubes.
Côté calandre, le fluide se dirige d'une extrémité à l'autre, son cheminement étant
allongé par des chicanes transversales, qui le forcent à s'écouler perpendiculairement à l'axe
des tubes. Ici, le fluide parcourt une seule fois la calandre, l'échangeur a donc une seule passe
côté calandre.
Un tel appareil est dit : deux passes tube - une passe calandre.

Figure II.10: Les éléments de l’échangeur à tubes et calandre

Différents types d'éléments

Les échangeurs tubulaires existant en usine sont très variés dans leur technologie bien que le
principe reste toujours le même. Ainsi, tous les éléments entrant dans la constitution des
échangeurs ont fait l'objet d'une normalisation publiée par le
TEMA (Standards of Tubular Exchangers Manufactures Association).
L'essentiel des différences concerne :
– la forme des distributeurs ;
– l'agencement de la circulation dans la calandre ;
– la forme du fond de calandre ;
– la méthode utilisée pour permettre au faisceau de se dilater dans la calandre ;
– la pression de fonctionnement.
 la calandre : C’est l’enveloppe métallique entourant le faisceau tubulaire, est
généralement construite avec l’acier au carbone.

Figure II.11: Calandre d’un échangeur à tubes


et calandre

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 plaques tubulaires : Ce sont des plaques percées supportent les tubes à leurs
extrémités, leurs épaisseurs varient entre 5 et10 cm.

Figure II.12: Plaques tubulaires

Les tubes généralement sont fixés par soudage.

 faisceau : c’est l’ensemble des tubes constituant le faisceau, les épaisseurs de tubes
sont normalisées selon le calibre BWG (Birmingham wire Gage).
NB : Les conditions de fonctionnement imposent le choix du matériau.
Exemple :
-Acier au carbone pour usage général.
-Aciers alliés pour les produits corrosifs et les températures élevées.
-Aluminium ou cuivre pour les très basses températures.

Disposition des tubes :


La perforation des trous dans les plaques tubulaires est normalisée ; elle s’effectue selon une
disposition soit au pas carré, soit au pas triangulaire.

Figure II.13: Disposition des tubes

Le pas triangulaire permet de placer environ 10%de tubes de plus que le pas carré sur
une plaque tubulaire de diamètre donné, mais en contre partie, la disposition des tubes rende
impossible leur nettoyage extérieur par grattage .donc il faut avoir recours au nettoyage
chimique et réserver leur emploi pour des fluides propre.

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 chicanes : les chicanes peuvent avoir deux rôles :
a) Augmenter la rigidité du faisceau, pour éviter des phénomènes de
vibration ;
b) Augmenter la vitesse du fluide.
Il existe deux types de chicanes
o Chicanes transversales : sont généralement constituées par un disque ayant un
diamètre légèrement inférieur à celui de la calandre et comportant un segment libre,
dont la surface représente 20 à 45% de la section totale. Ces chicanes ont pour but
d’allonger le chemin du fluide circulant dans la calandre, et d’améliorer ainsi le
transfert à l’extérieur du tube.
o Chicanes longitudinales : sont généralement constituées par une simple tôle, insérée
au milieu du faisceau cette disposition oblige le fluide à effectuer un aller et un retour
dans la calandre.

Figure II.14 : Types de chicanes

 La boite de distribution et la boite de retour : La circulation dans le faisceau est


assurée par l’adjonction d’une boite de distribution, portant les brides d’entrée et
sortie, et d’une boite de retour.

Figure II.15 : Boite de distribution et boite de retour

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Quelques exemples d’échangeurs tubulaires
A. Échangeur à tête flottante (type AES) ;
B. Echangeur à plaques tubulaires fixes (type BEM) ;
C. Echangeurs à tubes en u (type CFU) ;
D. Echangeur type kettle (AKT).
Autres types :
Échangeur 1-2
Ce type est le plus simple échangeur à faisceau: le fluide qui circule dans la calandre
effectue un seul passe tandis que le fluide côté tubes effectue 2 (ou 2n) passes. Pour
l'échangeur présenté dans la figure (II.17), le fluide effectue une seule passe côté calandre et
dans les tubes.

Figure (II.16) : Principe d’un


échangeur de chaleur 1-2

Figure (II.17) : Principe d’un


échangeur de chaleur 1-1

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Échangeur 2-4
Lorsque l'échangeur 1-2 ne permet pas d'obtenir une efficacité supérieure à 0.75, on
essaie à se rapprocher plus de l'échangeur à contre-courant en effectuant 2 (ou plus) passes en
calandre. L'échangeur 2-4 comporte une chicane longitudinale de sorte que le fluide en
calandre effectue 2 passes. Le fluide dans le tube effectue 4 (ou 4n) passes.

Figure (II.18) : Principe d’un échangeur de chaleur 2-4

Échangeurs à courants croisés


Dans ce type d’échangeurs, une circulation de l’un des fluides dans une série de tubes
alors que l’autre circule perpendiculairement autour des tubes. Généralement, c’est le liquide
qui circule dans les tubes et le gaz à l’entour. Les tubes munis d’ailettes permettent un bon
transfert de chaleur échangée en augmentant la surface d’échange. Le radiateur de
refroidissement des véhicules à moteur est un exemple de cet échangeur.

Figure (II.19) : Échangeurs à


courants croisés, fluides non mixés

Préparé par : Enseignante A.TRABELSI


Figure (II.20) : Échangeur à
courants croisés, un seul fluide
mixé

II.4.2. Les échangeurs à plaques


Ces échangeurs ont été étudiés à l’origine pour répondre aux besoins de l’industrie
laitière, puis utilisés par la suite dans diverses branches de l’industrie (chimie, nucléaire, etc).
On regroupe sous ce vocable différentes technologies, dont certaines sont d’un
développement assez récent. On distingue suivant la géométrie du canal utilisé les échangeurs
à surface primaire et les échangeurs à surface secondaire.
Ce type d’échangeurs est constitué de plaques assemblées de façon que le fluide puisse
circuler entre elles. Un jeu de joints assure la distribution des fluides entre les plaques de telle
sorte que chacun des deux fluides soit envoyé alternativement entre deux espaces inter
plaques successifs.
Un échange thermique des fluides s’effectue à travers les plaques. La compacité
avantage ce type d’échangeur. Ce dispositif permet une grande surface d’échange dans un
volume limité. Donc, son utilité apparait clairement lors des grandes puissances.

Figure (II.21) : Différentes parties d’un échangeur à plaque (CP/2K, Sonatrach de Skikda)

Les échangeurs à plaques sont très utilisés dans l’industrie agroalimentaire, l’industrie
nucléaire ou chimique. Pour des raisons évidentes d’hygiène et de santé publique, les plaques
sont généralement en acier inoxydable. A noter que la gamme de températures de
fonctionnement est réduite par l’utilisation des joints en matières organiques.

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Figure (II.22) : Principe et constituants d’un échangeur de chaleur à plaque à joint

Parmi les échangeurs à surface primaire, le type le plus commun est l’échangeur à
plaques et joints, dont les applications sont limitées par la pression maximale de service et par
la pression différentielle entre les deux fluides. On peut réaliser industriellement aujourd’hui
des échangeurs fonctionnant à des pressions de l’ordre de 15 à 20 bars ; la température
maximale de service est limitée par la nature des joints. On admet, comme limite supérieure
d’utilisation des joints standards, une valeur de l’ordre de 150°C et de 230°C pour les joints
spéciaux.
Les échangeurs avec plaques soudées ou brasées permettent d’utiliser ces surfaces
d’échanges primaires à des niveaux de température et de pression plus élevés que les
échangeurs à plaques et joints. Tous les fluides peuvent être véhiculés dans ces échangeurs,
mais les fluides encrassant sont à utiliser avec précaution.
Les échangeurs à surface secondaire utilisent des ailettes plissées ou ondulées qui
sont insérées entre les plaques. Pour des applications sur l’air atmosphérique, ces échangeurs
sont fabriqués en tôlerie légère alors que, pour des applications cryogéniques ou
aéronautiques, les matériaux utilisés sont l’aluminium ou l’acier inoxydable, l’assemblage de
l’échangeur se faisant au moyen d’une technique de brasage sous vide.

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Figure (II.23) : Différentes géométries de
plaques d’échangeurs à surface primaire

On peut classifier les échangeurs à plaques comme suit :


 Echangeurs à plaques et joints ;
 Echangeurs à plaques brasées ;
 Echangeurs à plaques soudées ;
 Echangeurs à plaques ailetées brasées ;
 Echangeurs à circuit imprimé ;
 Echangeurs à plaques circulaires ;
 Echangeurs à plaques en spirales ;

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