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Yaoundé, le 31 janvier 2021

ELE BERTRAND
N° candidat : 100264056

DEVOIR DE SYNTHÈSE UE 112

I- CAS PRATIQUE

1)

La SARL Moreau est dirigée par Benoit Moreau, dont les pouvoirs sont limités par une
clause statutaire. Il a passé un acte au-delà de cette clause.

Un gérant d’une SARL peut il prendre des actes au-delà d’une clause statutaire ?

En droit positif français le gérant d’une SARL est investi des pouvoirs les plus
étendus pour agir en toutes circonstances au nom de la société, sous réserve des statuts
et des pouvoirs que la loi attribue expressément aux associés (article L.223-18 c.com).
Toutefois la société est engagée même par les actes du gérant qui ne relèvent pas de
l’objet social, à moins qu’elle ne prouve que le tiers savait que l’acte dépassait cet objet
ou qu’il ne pouvait l’ignorer compte tenu des circonstances, étant exclu que la seule
publication des statuts suffise à constituer une preuve, mais cependant la
responsabilisé du gérant pourrait être engagée par la société

En l’espèce l’acte pris par Benoit est au-delà d’une clause statutaire qui imposait
la consultation de l’ensemble des associes pour ce type d’acte, Benoit n’avait donc pas
en principe le pouvoir de faire au nom de la société un apport de 21000€. Toutefois, cet
acte engage la société car la limitation est inopposable au tiers mais les associés
pourront engager la responsabilité du gérant.

2)

La SA PoolBio est constituée par deux autres sociétés avec un capital social de
38000€ composé d’apports en numéraires et en natures dont les statuts ont été signé
par les représentants des ces sociétés. Elles veulent savoir si la SA a été régulièrement
constituée

Quelles sont les conditions de constitution d’une SA ?

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En droit français une SA est constituée lorsqu’elle satisfait non seulement aux
conditions de validité de tout contrat énumérées à l’article 1128 du code civil qui
dispose que « sont nécessaires à la validité d’un contrat : le consentement des parties,
leur capacité de contracter, un contenu licite et certain » mais également aux conditions
spécifique de fond, de forme et de publicité à savoir :
- elle est constituée entre deux associés ou plus. Toutefois, dans les sociétés dont
les titres sont admis aux négociations sur un marché règlementé, le nombre des
associés ne peut être inferieur à sept
- les associés portent le nom d’actionnaire et peuvent être des personnes morales
ou physiques
- le capital social doit être de 37000€ au minimum et intégralement souscrit. Il est
composé d’apports en numéraire et en nature. Les apports en numéraire doivent
être libérés lors de la souscription, de la moitie au moins de leur valeur
nominale. les apports en nature doivent être intégralement libérés et
l’intervention du commissaire aux apports est obligatoire sauf dérogation
- les actionnaires doivent partager les bénéfices et contribuer aux pertes à
concurrence de leurs apports
- ils actionnaires doivent avoir l’affectio societatis
- les formalités de publicité

En l’espèce la SA est constituée par deux actionnaires personnes morales, avec un


capital social de 38000€ composé d’apport en natures et en numéraires que l’on
suppose totalement libéré. La signature des statuts par les représentant des sociétés
actionnaire marque leurs consentements et leur engagement à participer au
résultat donc la SA PooBio est constituée

3)

Le 05 févier 2020, Simon signe un bail d’un local au nom de la société en


formation et reçoit le 20 févier 2020 des administrateurs de la société un mandat
concernant le dit bail. La SA sera immatriculée le 25 février 2020. Le premier loyer n’a
pas été
réglé et le bailleur ne sait à qui s’adresser.

Quel est le sors des actes accomplis pour le compte de la société en formation ?

En droit les personnes qui ont agi au nom d’une société en formation avant qu’elle ait
acquis la jouissance de la personnalité morale sont tenues solidairement et indéfiniment
responsable des actes ainsi accomplis, à moins que la société, après avoir été
régulièrement constituée et immatriculée, ne reprenne les engagements souscrits. Ces
engagements sont alors réputés avoir été souscrits dès l’origine par la société. (Article
L.210-6 C.com)
Il existe trois modalités de reprise de ces actes :
- une décision des associés prise à la majorité ordinaire, après l’immatriculation
de la société au RCS
- un mandat spécial a été donné par les associés, dans les statuts ou par un acte
séparé, à une personne de prendre des engagements pour le compte de la société

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- les actes accomplis pour le compte de la société en formation sont présentés aux
associés avant la signature des statuts

En l’espèce Simon disposait d’un mandat spécial donner par les associés pour
conclure pour le compte de la société en formation le bail du local. Cet
engagement est alors après l’immatriculation de la société au RCS le 25 févier
réputé avoir été souscrit dès l’origine par la société. Le bailleur doit donc
s’adresser à la société pour réclamer le paiement du premier loyer

4)

Monsieur Henri Gholo , directeur général de la SA PoolBio donc l’objet social est
le développement des piscines biologiques vient de conclure un contrat
d’approvisionnement en lampes solaire et a engagé la société comme caution
d’un emprunt souscrit par le pépiniériste fournisseur de la SA . Les
administrateurs s’inquiètent de ces actes.

Quels sont les pouvoirs du Directeur général dans un SA ?

En droit des sociétés le directeur général d’une SA a les pouvoirs les plus étendus
pour assurer la direction générale de la société. Il la représenter vis à vis des
tiers. La SA est engagée par tous les actes accomplis par le directeur général y
compris en dehors de l’objet social (les clauses statutaires sont inopposables aux
tiers), lorsqu’il les enfreint il engagera alors sa responsabilité. Il dispose des
pouvoirs les plus étendus pour agir en toutes circonstance au nom de la société
sauf clause statutaire contraire. Il ne peut être privé de son pouvoir de direction.
Toutefois, ce pouvoir est limité par :
- les pouvoirs des assemblées d’actionnaires
- les pouvoirs du conseil d’administration, du président du conseil
d’administration
- les conventions réglementées
Une convention est qualifiée d’interdite lorsqu’il s’agit des contrats suivants :
emprunt, découvert, caution, aval.

En l’espace la conclusion d’un contrat d’approvisionnement en lampes solaire


par le directeur général est en dehors de l’objet social, même si la société reste
engagée par celui-ci, il en demeure pas moins que sa responsabilité peut être
engagé par les autres administrateurs. En outre la caution de l’emprunt souscrit
par le pépiniériste constitue une convention interdite donc réputé nulle.

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5)

Monsieur Henri Gholo , a été nommé directeur général de la SA PoolBio et souhaite


conclure un contrat de travail avec la SA PoolBio.

Un administrateur en fonction peut-il devenir salarié dans la même SA ?

En principe, un administrateur en fonctions ne peut conclure de contrat de travail avec


la société sauf s’il démissionne de sont mandat d’administrateur (art. L.225-22 C.com).
Le contrat de travail conclu entre la SA et un de des administrateurs est nul de nullité
absolue, mais le mandat d’administrateur demeure valable. Toutefois, la loi du 22 mars
2012 permet à un administrateur en fonction de devenir salarié à condition que son
contrat de travail corresponde à un emploi effectif er que la société dans laquelle il
siège réponde aux critères suivant :
- Société employant moins de 250 salariés
- Chiffre d’affaire de la SA n’excédant pas 50 millions d’euros ou total du bilan
n’excédant pas 43 millions d’euros

En l’espèce, Monsieur Henri Gholo est déjà directeur général. il ne pourra donc obtenir
l’emploi de directeur marketing que si les conditions suivantes sont respectées :
- Emploi effectif,
- Société employant moins de 250 salariés
- Chiffre d’affaire de la SA n’excédant pas 50 millions d’euros ou total du bilan
n’excédant pas 43 millions d’euros.
Si ces conditions sont réunies, le contrat de travail pourra être conclu, mais il
constituera une convention réglementée.

6)

Simon et Pierre créent une SNC et sont cogérants, Pierre est victime d’un accident et
décède brutalement.

Quelles sont les conséquences du décès d’un associe d’une SNC ?

En principe la SNC est dissoute du fait du décès d’un associé, sauf clause statutaire
contraire (clause de continuation) :
- clause de continuation de la société avec les associés survivants seulement. La
société rachète les parts sociales du défunt en procédant à une diminution du
capital social. La valeur est transmise aux héritiers.
- Clause de continuation avec les héritiers ou des tiers , parfois assortie d’un
agrément

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Si au moins l’un des héritiers est mineur, la société est contrainte , dans le délai d’un an,
de revêtir une autre forme juridique n’exigeant pas la capacité commerciale. En
pratique, une SCS.
Si l’agrément est refusé, les héritiers exclus sont indemnisés à hauteur de la valeur des
parts sociales du défunt fixée par accord entre les parties ou à défaut par un expert

En l’espace le décès brutal de Pierre entraine en principe la dissolution de la SNC sauf


clause statutaire contraire (clause de continuation).

7)

Monsieur Pierre est associé fondateur et cogérant d’une SNC. Cette société est elle
même l’un des deux actionnaires d’une SA. Pierre est victime d’un accident et décède
brutalement.

Quelles sont les conséquences du décès d’un associé d’une SNC sur une SA ayant
comme associés la dite SNC et une SARL ?

En droit positif français le décès d’un associé une SNC a comme conséquence sa
dissolution sauf clause statutaire contraire.
La SA est constituée entre deux associées ou plus. Toutefois, pour les sociétés dont les
titres sont admis aux négociations sur un marché règlementé, le nombre des associés ne
peut être inferieur à sept (art. L.225-1 C.com).
Lorsque le nombre des actionnaires est inferieur au minimum requis par la loi (deux
pour les société non cotées ou sept pour les sociétés cotées) pendant plus d’un an, le
tribunal de commerce peut prononcer la dissolution de la société à la demande de tout
intéressé.
Un délai maximal de six mois peut accordé pour régulariser la situation. Le juge ne peut
pas prononcer la dissolution si, le jour où il statue sur le fond, cette régularisation déjà
eu lieu

En l’espèce le décès de Pierre entraine en principe la dissolution de la SNC sauf clause


statutaire contraire. Cette dissolution si elle a eu lieu aura pour conséquence de réduire
le nombre d’associé de la SA à un (nombre inferieur au minimum légal). La SA disposera
alors d’un délai maximum d’un an pour trouver un autre associé sous peine de
dissolution. Toutefois un délai supplémentaire de six mois pourrait leur être accordé
par le juge pour régulariser cette situation.
La SA pourrait également se transformer en L’EURL

II- ANALYSE DE DECISION DE JUSTICE

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1- présentons les faits

La société Safa, la société Cimchaux contrô lent trois filiales à savoir : la sociétés CSA, la
société CESA et la société Dordognaise. Le conseil d’administration de la Safa composé
de M. O… et Mme O….(les consorts O…) a décidé à la majorité de ses membres que MM.
Y... et V….B…. se porteraient respectivement candidats à la présidence ou à la direction
générale des sociétés CSA et CESA ainsi qu’à la direction générale de la société
Dordognaise et que par ailleurs le conseil d’administration des filiales, les consorts O se
sont opposés à ces nominations. Malgré cette opposition ils ont été élus.
La société Safa assigne les consorts O en paiement de dommages et intérêts pour
manquement au devoir de loyauté en qualité d’administrateur.

2- le problème de droit soulevé

A quelle condition les décisions collectives de vote sont considérées comme valables ?

3- la solution rendue par la cour d’appel

La cour d’appel estime que les administrateurs sont ténus au respect des décisions
collectives prises régulièrement et non entachées d’abus de droit

4- la solution de la cour de cassation

la cour de cassation indique d’une décision collective même prise régulièrement et non
entachée d’abus de droit ne serait être contraire à l’intérêt social de la société

5- les apports de cet arrêt

Cet arrêt vient indiquer que dans le silence de la loi les conventions de vote sont
considérées comme valables si elles sont prises régulièrement ; ne sont pas entachées
d’abus de droit et ne sont pas contraire à l’intérêt social de la société.
Elles n’ont d’effet qu’entre les parties signataires et leurs violations ne sauraient
entrainer la nullité délibérations en cause, simplement l’octroi de dommages et intérêts