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JENTY Christophe

Promotion 2014-2015

Site Auvergne-Limousin

Licence Professionnelle Agriculture Biologique


Conseil et Développement Rapport
d'étude
Étude et analyse de la filière
Œuf bio en région Centre-Val de Loire,
dans l’objectif de réaliser un état des lieux de la filière,
et de faciliter le conseil auprès des éleveurs

Maître de stage : Jean-Marie MAZENC


Chargé de mission filière animale

Tuteur Pédagogique : Jacques FAUCON


Enseignant en zootechnie, Lycée Edgard Pisani
Introduction

Dans le cadre de ma formation de licence professionnelle Agriculture


Biologique Conseil et Développement, destinée à l’apprentissage et à la découverte
des métiers de l’agriculture biologique, j’ai effectué un stage de 16 semaines dans un
organisme agricole.
Ce dernier se nomme Bio Centre et est situé à Orléans. Bio Centre a pour but de
s’occuper du développement de l’agriculture biologique en région Centre-Val de
Loire.

De ce fait, j’ai travaillé sur la filière œuf biologique et l’activité de poules


pondeuses en région Centre-Val de Loire.
Cette étude a pour but d’avoir une meilleure connaissance de cette filière au
sein de Bio Centre afin d’en faciliter le conseil et l’appui dans les années à venir.
Le thème de l’étude est donc le suivant :

Étude et analyse de la filière œuf biologique en région Centre-Val de Loire,


dans l’objectif de réaliser un état des lieux de la filière, et de faciliter le conseil
auprès des éleveurs.

Pour répondre à ce thème, des enquêtes et des études économiques ont été
réalisées auprès de producteurs et des opérateurs de la filière.
Les enquêtes vont permettre de mieux connaître la production et les facteurs
clés de réussites, et l’étude sur le marché va permettre d’en percevoir son potentiel.

Ainsi, ce mémoire va se découper de la façon suivante : une première partie


sera consacrée à la présentation de la structure de stage, une seconde sur l’étude
préalable (avec les éléments de contexte), une troisième présentera la méthodologie,
la quatrième évoquera le marché de l’œuf, une cinquième partie sera consacrée à la
réglementation, et une dernière partie sera consacrée à l’analyse et à la discussion
des résultats des enquêtes chez les producteurs et les opérateurs.

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Partie 1 : Présentation de la structure d’accueil, du contexte
et de la méthodologie de la mission de stage

I- Présentation de la structure de stage

Basée à Orléans dans le Loiret (45), Bio Centre est une structure (associative)
régionale d’échange entre les acteurs (du producteur au consommateur) de
l’ensemble des filières biologiques.

Créée en 2007 suite à la fusion de Biociel (association régionale des


producteurs biologiques) et d’Inter Bio Centre (interprofession régionale biologique),
Bio Centre assure le conseil et le développement de l’agriculture biologique dans la
région.
Afin d’élargir au maximum son activité au sein de l’agriculture biologique, Bio Centre
emploie 7 ETP répartis dans les secteurs suivants :
- Direction
- Communication
- Comptabilité
- Coordination amont
- Filière maraîchage
- Filière animale
- Filière végétale
- Aval et restauration collective.

De plus, Bio Centre travaille en relation avec des organismes nationaux,


comme l’ITAB par exemple. En région Centre-Val de Loire, les 6 départements ont
chacun un GAB (Groupement d’Agriculteurs Biologiques). Ces derniers nomment
des représentants qui siègent au collège producteur de Bio Centre. Bio Centre est le
GRAB (Groupement Régional d’Agriculteurs Biologiques) de la région.
La structure propose également des services (organisation d’évènements
biologiques, diffusion de supports de communication auprès des collectivités et du
grand public…), et des prestations (étude de faisabilité de projets, aide au montage
de dossier de financement…).
Comme pour la filière maraîchage, la filière végétale, et la filière aval et
restauration collective, la filière animale s'inscrit dans une dynamique de suivi et de
conseil auprès des producteurs, des transformateurs, des distributeurs et des
collectivités locales.
Ainsi, différentes études sont réalisées au fil des années dans le but de
dresser un état des lieux complet de l'agriculture biologique en région Centre-Val de
Loire. Le thème sur les œufs biologiques et les poules pondeuses s'inscrit donc dans
une dynamique d’une meilleure connaissance des filières présentes en région
Centre.

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II- Étude préalable : éléments de contexte

L’activité d’élevage de poules pondeuses fait partie de la filière avicole. En


aviculture, on retrouve également la production de poulets de chair, d’oies, de
canards, de dindes, de pintades, de pigeons et de cailles.

1. Structuration de la filière

Schéma de l’organisation de la filière

Sélectionneur

Couvoir (production de poussins)

Elevage de poulettes I Elevage de poulettes


appartenant au couvoir n en intégration
t
é
g
r
a Producteurs d’œufs en
t
e FL « intégrés »
u
r
Producteurs d’œufs Producteurs d’œufs Producteurs
non agréés centre agréés centre d’œufs en
d’emballage en CC d’emballage en CC filière longue

Centres d’emballage

Distributeurs

Consommateurs

Figure 1 : schéma de l’organisation de la filière

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Ce schéma nous montre l’organisation de la filière œufs, des sélectionneurs
jusqu’aux consommateurs.

La première catégorie d’intervenants (les sélectionneurs) est une entreprise


privée qui détient la génétique. En sélection pondeuses, trois groupes génétiques
représentent la majeur partie des créations de souche : le groupe Hendrix Genetic
(avec la souche Isa), le groupe Lohmann (avec la souche Lohmann) et le groupe
Novogen (avec la souche Novogen Brown).

Le second intervenant de la filière, est le couvoir. Les couvoirs ont pour


objectif de faire naître et de multiplier les poussins dans le but de fournir de futures
poules pondeuses.
Les couvoirs peuvent être liés aux sélectionneurs ou être des structures
indépendantes.
Dans certains cas il arrive que les couvoirs fournissent les poussins d’un jour
directement dans les élevages, mais ceci reste rare.

De manière plus générale, après leur naissance, les poussins partent en


élevages spécialisés qui produisent les poulettes prêtes à pondre âgées de 18
semaines. Ces élevages appartiennent soit aux sélectionneurs, soit aux intégrateurs.

Ensuite, les élevages de poulettes intégrées alimentent les producteurs


d’œufs intégrés. Des éleveurs non intégrés peuvent commander à l’intégrateur des
poulettes.

Les éleveurs non intégrés peuvent également acheter leurs poulettes


directement à des couvoirs. Très rarement, certains éleveurs achètent des poussins
d’un jour.

Pour le départ des œufs de chez les producteurs, plusieurs cas de figures
sont possibles.

Dans les élevages intégrés, les œufs sont retournés à l’intégrateur, et ce


dernier les vend à un centre d’emballage. Ce système permet aux éleveurs de se
décharger de la commercialisation de sa production, car c’est le centre d’emballage
qui paye l’intégrateur, et l’intégrateur qui rémunère l’éleveur.

Les producteurs, en filière longue non intégrés contractualisent leur production


avec des centres d’emballages.

Les producteurs agréés centre d’emballage en circuit court (voir annexe 1)


trient et calibrent les œufs, puis les vendent en différents conditionnements à leur
nom dans les circuits de distributions, principalement dans les magasins spécialisés.
Ils peuvent également les vendre directement aux consommateurs.
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Pour finir, les élevages en circuit court non agréés centre d’emballage
commercialisent directement leur production aux consommateurs (voir annexe 2
réglementation).

2. Présentation des différents modes d’élevage de poules pondeuses

En élevage de poules pondeuses, comme dans tout type d’élevage, il existe


différents modes de production.

Tout d’abord, on trouve l’élevage dit « en cage », qui représente à l’heure


actuelle le mode de production principal dans ce secteur d’activité. Dans ce mode
d’élevage, les poules n’ont pas accès à des parcours extérieurs. Elles restent tout au
long du cycle de production dans des cages qui possèdent des perchoirs, des nids.
Dans ces types de bâtiments, le ramassage des œufs est généralement automatisé,
comme la distribution de l’alimentation des animaux. L’épointage des becs est
autorisé sur les animaux de moins de 10 jours. Les bâtiments sont équipés de
programmes lumineux afin d’optimiser la ponte des animaux.

Par ailleurs, des modes de productions dits « alternatifs » sont utilisés en


élevage, car la notion de bien être animal est souvent discutée pour l’élevage en
cage.

De plus, depuis 2010 on remarque une augmentation des systèmes


alternatifs, au détriment des élevages en cages. Ceci s’explique notamment par une
pression des consommateurs. En effet, les mentalités de ces derniers changent et ils
recherchent des aliments produits par des élevages prenant de plus en plus en
compte le respect du bien être animal.

De ce fait, on trouve trois autres modes de production.


La production au sol, où les animaux ne vivent pas dans des cages mais sur le
sol d’un bâtiment. Les animaux n’ont cependant pas accès aux parcours extérieurs.
Les poules pondeuses possèdent des nids, des perchoirs et des espaces avec de la
litière. Comme pour la production en cage, les bâtiments sont équipés de
programmes lumineux.

L’élevage de poule pondeuse en plein air est également une alternative à la


production en cage. Les animaux ont dans ce cas accès à des parcours extérieurs
dans une optique de bien être animal. Les bâtiments de ce mode de production ne
peuvent contenir plus de 6 000 poules.
Le nombre de poules pondeuses en plein air et label rouge est limité à 12 000.
Les bâtiments doivent être équipés de perchoirs, de nids, et un tiers de la surface du
bâtiment peut être recouvert par de la litière. Les bâtiments peuvent être équipés
d’un programme lumineux.

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Pour finir, le dernier mode de production est celui de l’agriculture biologique.
Ce mode de production ressemble sensiblement au plein air, puisque les animaux
doivent avoir accès à des parcours extérieurs, et les bâtiments doivent être équipés
de perchoirs, de nids et au moins un tiers de la surface du bâtiment doit être
recouverte de litière. Les bâtiments peuvent également être équipés de programme
lumineux (voir annexe 2 : réglementation).

3. Le phénomène de ponte chez les poules pondeuses

Une poule naturellement pond pendant les jours longs. En effet, la lumière
stimule la fonction sexuelle et la mise en place du cycle reproducteur. C’est pour ces
raisons qu’en élevage de poules pondeuses, on note la présence de programmes
lumineux dans les bâtiments. Les programmes lumineux augmentent la durée
naturelle du jour. Ceci permet d’optimiser la ponte.

En élevage, la représentation de la performance des animaux s’exprime avec


le taux de ponte : c’est le nombre d’œufs pondus par un lot de poules pendant un
nombre de jours donnés de ponte.
Le taux de ponte peut s’exprimer sur un graphique, en réalisant une courbe de
ponte. Cette dernière compte 3 phases :
- la phase ascendante
- le pic de ponte
- la phase descendante.

Le graphique ci-dessous nous montre une courbe de ponte sur un lot de


poules pondeuses.

Figure 2 : Courbe de ponte

La phase ascendante a une durée de 5 semaines environ. Elle débute lors de


du commencement de l’entrée en ponte, et se termine lorsque arrive le pic de ponte.

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Le pic de ponte correspond au moment où la majorité des animaux sera en
période de ponte, et il indique la productivité de l’élevage. Le pic de ponte arrive plus
rapidement lorsque les lots d’animaux sont homogènes.

La phase descendante commence dès la fin du pic de ponte. Elle est


caractérisée par une baisse régulière de l’intensité de ponte (1% par semaine).

4. Les objectifs de l’étude

L’objectif de ce travail est de collecter des informations auprès des


producteurs et des opérateurs de la filière biologique, d’analyser ces informations et
d’établir un état des lieux de la production afin d’en faciliter l’approche et le conseil
au niveau de Bio Centre.

Ce stage s’inscrit dans une dynamique d’actions de la structure d’accueil sur


l’agriculture biologique. En effet, différentes études sont menées régulièrement dans
le but de dresser un état des lieux le plus complet possible sur l’agriculture biologique
en région Centre-Val de Loire.

C’est la première fois à Bio Centre qu’une étude est réalisée sur l’élevage de
poules pondeuses. Bio Centre possédait cependant une base de données d’éleveurs
de poules pondeuses.

Ce travail permettra aux éleveurs et à Bio Centre de savoir à quel niveau se


situe la production, afin de faciliter les échanges entre les producteurs et les
structures dans l’objectif d’assurer un conseil optimum sur la production.

Cette étude pourra également servir de support pour de futures installations,


conversion ou encore comme diversification d’activités.

5. Recherches bibliographiques

Actuellement, aucune étude sur l’œuf biologique n’a été réalisée par Bio
Centre. Certains documents se rapprochent du sujet traité, mais restent spécialisés
uniquement sur des données technico-économiques. Ces documents proviennent de
l’ITAB, ITAVI ou encore de Chambres d’Agricultures, qui ont réalisé des plaquettes
d’informations.

Ce sont généralement des statistiques relatives aux imports/exports, à la


consommation, aux modes de production, aux évolutions de production au fil des
années…
Les sources bibliographiques sont présentées dans la fiche Bibliographie,
présentée à la fin du dossier.

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La réglementation relative à l’élevage de poules pondeuses biologiques et la
réglementation relative à la commercialisation des œufs sont présentées en annexe
2.

III- Le marché de l’œuf

1. Quelques chiffres dans le monde, en Europe, en France et en région


Centre-Val de Loire

1.1- La production mondiale

Dans le monde, la production d’œufs de poules est en hausse chaque année


d’environ 2% La Chine est le premier producteur mondial (24.5 million de t) et elle
représente à elle seule 37% de la production mondiale. L’UE à 27 représente 9% de
la production mondiale avec 6 millions de t. Les Etats-Unis, l’Inde et le Japon
représentent une part moins importante en tonnage avec respectivement des
productions de 5,4 ; 3,6 et 2,5 millions de t.

1.2- La production européenne

Dans l’Union européenne, c’est la France qui produit le plus d’œuf, comme on
peut le voir dans le tableau ci-dessous.
Production 2013 en Évolution 2012/2013
milliards d’œufs
France 13,7 + 8,0 %
Allemagne 12,8 + 1,4 %
Espagne 11,8 + 7,0 %
Italie 10,7 - 4,0 %
Pays-Bas 10,4 + 2,3 %
Royaume-Uni 10,2 + 5,4 %
Pologne 9,3 =
UE à 27 100,2 + 2,5 %
Tableau 1 : Production d’œufs par pays, Source ITAVI

On remarque également que c’est la France qui enregistre la plus forte


augmentation par rapport à l’année précédente. L’UE à 27 enregistre également une
augmentation de la production totale d’œufs.

Depuis une quinzaine d’années, les systèmes de production ont fortement


évolué au sein de l’Union européenne. Ceci s’explique par des évolutions des
attentes des consommateurs et par des évolutions réglementaires plus
contraignantes pour les éleveurs, qui prennent de plus en plus en compte le respect
du bien-être animal.

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26%
En cage

4% Plein air
58%
12% Bio
Au sol

Figure 3 : Répartition des effectifs de poules pondeuses dans l'UE en 2013 (source ITAVI)

Le graphique présenté ci-dessus nous montre la répartition des effectifs de


poules pondeuses dans l’Union européenne. On remarque que les élevages
alternatifs représentent plus de 40 % des effectifs totaux (soit un peu plus de 18 000
élevages contre presque 4 200 élevages en cage).
En termes de nombre de poules pondeuses par élevage, on note en moyenne
8 950 poules dans un élevage alternatif, contre 53 000 dans un élevage en cage.
Malgré l’augmentation des élevages alternatifs au fil des années, on remarque tout
de même que l’essentiel de la production est aujourd’hui assuré par les élevages en
cage. En 2009, 85 % des poules pondeuses étaient élevées en cage, contre 58 % en
2013.

Par ailleurs en 2013, dans l’Union européenne, les exportations d’œufs et


d’ovoproduits (voir annexe 8) ont progressé de 15 % en 2013. La principale
destination des exportations européennes est le Japon (30 % des produits exportés),
suivie par la Suisse (pour 20 %).

En quantité, les exportations des œufs et des ovoproduits peuvent se chiffrer ainsi :
- Les exportations d’œufs en coquille s’élèvent à plus 80 000 t. Les
principales destinations pour les œufs en coquilles sont la Suisse, l’Irak et
les Émirats Arabes Unis.
- Les exportations en ovoproduits s’élèvent à presque 135 000 t. Leur
destination principale est le Japon.

Par ailleurs, les importations sont quant à elles présentes en quantités moins
importantes.
Les importations d’œufs et d’ovoproduits ont été réduites. En effet, les achats
d’œufs ont été divisés par 2.
Les importations d’œufs en coquille ont été divisées par 2. L’Union
européenne a donc importé 1 840 t d’œufs.
Il en est de même pour les importations en ovoproduits qui ont reculé à 45 %,
et s’élèvent donc à 17 882 t. Les Etats-Unis confirment leur place de premier
fournisseur de l’UE en ovoproduits, puisqu’ils nous fournissent 30 % des importations
totales dans ces produits-là.

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1.3- La production française

En 2013, 13,7 milliards d’œufs ont été produits en France. En France, la part
des élevages en cages représente 70 % du nombre total d’élevage, comme le
montre le diagramme ci-dessous.

7%
16% En cage
7% Au sol
70%
Plein air
Bio

Figure 4 : Répartition des élevages en France en 2013 (source ITAVI)

La part de la production en agriculture biologique ou en plein air en France est


encore faible par rapport aux œufs produits en cage ou encore ceux produits au sol.

Le cheptel français se compose de près de 48 millions d’individus. Une poule


française pond donc en moyenne 285 œufs.

En 2013, la France a exporté 31 000 t d’œufs. Par ailleurs, les importations


représentent des volumes nettement supérieurs, puisqu’on remarque une importation
de 47 000 t. Ce chiffre est cependant en baisse, car on remarque qu’entre 2007 et
2012, les importations variaient de 60 000 à 80 000 t d’œufs.

A l’inverse, les échanges français en ovoproduits sont excédentaires.


Cependant, on remarque une baisse de cet excédent sur les dernières années. En
effet, de 1995 à 2006, les exportations en ovoproduits n’ont cessé de progresser, et
ont atteint 103 000 t. Depuis, elles se sont orientées à la baisse. En 2013, la quantité
exportée était de 85 000 t.

Les importations quant à elles représentent une quantité de 71 000 t. On note


que ce chiffre augmente au fil des années
.
Au niveau de la balance commerciale, la France est déficitaire en volume mais
excédentaire en valeur.

1.4- La production en région Centre-Val de Loire

Au niveau du cheptel de poules pondeuses de la région Centre-Val de Loire, il


se compose de presque 1 200 000 individus (2,5 % du cheptel français).
La région Centre-Val de Loire dans la répartition de ses élevages de poules
pondeuses d’œufs de consommation, ne suit pas la moyenne nationale.

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9% 1Plein air
11% 40%
2En cage
40% Bio
3
Au sol

Figure 5 : Répartition des élevages en région Centre-Val de Loire en 2013 (source : Agreste)

Sur ce graphique, on remarque qu’en région Centre-Val de Loire on trouve un


grand nombre d’élevages en système alternatif (60% du total des élevages).
On remarque également que ce chiffre est nettement supérieur à la moyenne
nationale (qui compte en effet 30 % de système alternatifs).

6%
14% 40% 1Plein air
En cage
2
40%
Au sol
3
Bio
Figure 6 : Répartition de la production en Région Centre-Val de Loire en 2013 (source : Agreste)

En région Centre-Val de Loire, on remarque, que les élevages alternatifs


réalisent 60% de la production d’œuf totale. La plupart de ces œufs sont produits par
le mode d’élevage plein air. Les élevages au sol et biologiques représentent
respectivement 14% et 6%.

Par ailleurs, on remarque que la production régionale ne suit pas la moyenne


nationale. En région Centre-Val de Loire la production est réalisée en majorité par les
systèmes alternatifs, ce qui n’est pas le cas de la moyenne nationale ; l’essentiel de
cette dernière étant réalisé par les élevages en cage.

Le tableau ci-dessous, montre la production d’œuf par département.


Départements Nombre d’œufs produits (x1000)
Cher NC
Eure et Loir 124 800
Indre 167
Indre et Loire 45 708
Loir et Cher NC
Loiret 182 290
Centre-Val de Loire 422 005
Tableau 2 : Production d’œufs par département, Source : DRAAF Centre-Val de Loire

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On remarque avec ce tableau que la majorité des œufs sont produits dans le
Loiret et dans l’Eure et Loir.

1.5- La consommation

Au sein de l’Union européenne, la consommation alimentaire d’œufs et


d’ovoproduits s’élève à 6,15 millions de tonnes en 2013. Ceci revient à une moyenne
de 12,2 kg par habitant soit 200 œufs par an et par habitant.
On remarque cependant des grandes disparités selon les états. En effet, au
Danemark la consommation va s’élever à 240 œufs par habitant, alors qu’en Grèce
elle est de 142 œufs par an et par habitant.

La France quant à elle se situe juste au dessus de la moyenne européenne,


avec une consommation de 205 œufs par habitant.

La quasi-totalité des français consomme des œufs. C’est un aliment de base.


L’œuf est apprécié car il est simple d’utilisation et de conservation, avec beaucoup
de possibilités d’utilisation culinaire. Il a des valeurs nutritionnelles intéressantes :
riche en protéines, bonne teneur en oméga 3.

L’achat des œufs en GMS pour l’année 2013 se répartissait ainsi : œufs
standards : 47%, plein air : 22%, AB : 18%, label rouge : 12%, au sol : 1%.

Comme le montre le graphique ci-dessous, pour l’année 2011, 60% des œufs
sont consommés en œufs coquilles et 40% en ovoproduits.

.
Figure 7 : Segmentation du marché français, Source ITAVI

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Consommation Consommation Total
d’œufs coquille d’ovoproduits
1997 195 56 251
2007 172 76 248
2011 126 84 210
Tableau 3 : Évolution de la consommation d’œufs par habitant, source ITAVI

Le tableau ci-dessus nous montre l’évolution de la consommation d’œufs par


habitant. On remarque qu’au fil des années, la consommation totale tend à baisser.
La consommation d’œufs coquille baisse, alors que la consommation d’ovoproduits
augmente.

Par ailleurs, la consommation d’œufs issus de l’agriculture biologique a


tendance à augmenter comme le montre le graphique suivant :

Millions d’euros
300

250

200

150

100

50

0
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 Années
Figure 8 : Évolution des achats d’œufs bio en millions d’euros, source Agence Bio

En 2014, la répartition des achats d’œufs issus de l’agriculture biologique se


faisait ainsi :

- 166 millions d’euros en GMS,


- 86 millions d’euros en magasins spécialisés,
- 3 millions d’euros chez les artisans commerçants
- 12 millions d’euros en vente directe

L’œuf est le deuxième produit biologique acheté, après les fruits et légumes,
par les consommateurs.

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IV- Méthodologie

1. Calendrier de travail

Le travail se découpait ainsi :

Semaines de stage : Travail effectué


Semaine 39 et 40 Découverte de Bio Centre et recherche
réglementaire sur les poules pondeuses
en AB et l’œuf en général
Semaine 43 et 44 Création des questionnaires et début des
recherches sur le marché de l’œuf
Semaine 48 et 49 Enquêtes auprès des éleveurs
Semaine 2 Création de grilles de dépouillement +
rédaction mémoire de stage
Semaine 5 et 6 Dépouillement des enquêtes + rédaction
mémoire de stage
Semaine 9 et 10 Analyse des résultats + rédaction
mémoire de stage
Semaine 13, 17, 18 et 19 Rencontre avec des opérateurs + étude
économique + rédaction du mémoire de
stage
Semaine 23 et 24 Finalisation du mémoire de stage et
réparation examen oral
Tableau 4 : Calendrier de travail

2. Créations des enquêtes

J’ai au total réalisé 6 documents d’étude. Trois d’entre eux étaient des
questionnaires, alors que les autres étaient des documents destinés à la réception
de données économiques ou de données chiffrées.
Chaque document a été rédigé dans le but de collecter des données précises.
Le premier questionnaire s’adressait aux éleveurs en circuits courts (annexe 3). Le
second questionnaire s’adressait quant à lui aux éleveurs en filière longue (annexe
4). Ces deux documents comprenaient chacun 3 parties différentes. La première était
consacrée à la présentation de l’exploitation, la seconde partie était spécifique à
l’atelier de poules pondeuses, et la troisième partie avait pour but de percevoir
l’exploitation ainsi que la production d’œufs biologiques dans l’avenir.
Ces deux documents diffèrent de quelques questions par rapport au mode de
commercialisation de l’exploitation (circuits courts ou filière longue).

Par la suite un autre questionnaire a été réalisé. Celui-ci était destiné à


l’opérateur principal de la filière longue (annexe 5). Cette enquête était destinée à
l’entreprise Agralys Thoreau.

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Il avait pour but de récolter des informations afin de comprendre comment
s’inscrivait l’entreprise dans la production d’œufs biologiques en filière longue (ou
« intégration »).
Les autres documents quant à eux étaient des supports afin de collecter des
informations auprès d’opérateurs et de producteurs. L’un d’entre eux était destiné
aux opérateurs de la filière (annexe 6) et l’autre était destiné aux éleveurs (annexe
7). Le document destiné aux éleveurs a été réalisé dans le but de collecter des
données économiques sur des élevages circuits courts. L’objectif était de récolter
des informations permettant de mettre en avant l’activité économique d’un petit
atelier, puis celle d’un élevage avec une activité plus conséquente.

Le dernier document quant à lui avait pour but de comprendre le mode de


fonctionnement des opérateurs de la filière (comme les centres de conditionnement
des œufs).

3. Gestion de la base de données

Bio Centre possédait une liste d’éleveurs susceptibles d’avoir un élevage de


poules pondeuses en AB. Afin de conforter cette liste, j’ai donc recoupé cette liste
avec celle de l’Agence Bio.
Par la suite, avec l’aide des GAB des 6 départements de la région, j’ai pu
terminer de mettre à jour cette base de données.

4. Déroulement des enquêtes

4.1- Les enquêtes auprès des producteurs

Afin de réaliser cette étude, les enquêtes ont été majoritairement réalisées par
téléphone. Quelques enquêtes ont été envoyées par mail lorsque les numéros de
téléphone étaient manquants. Et quelques questionnaires ont été faits en direct chez
les producteurs afin de découvrir les modes de production. Seulement un petit
nombre d’enquêtes en direct ont été réalisées du fait de la grande surface de la
région.

Nous avons choisi de faire les enquêtes chez des éleveurs possédant un
nombre de pondeuses supérieur à 30 animaux. Ce seuil a été retenu comme étant
un indicateur minimum pour avoir un impact économique sur une exploitation.

Par la suite, nous nous sommes rendus sur deux exploitations afin de réaliser
une étude économique.

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4.2- Les enquêtes auprès des opérateurs

D’autre part, des enquêtes ont été réalisées auprès des opérateurs de la
filière, dans le but de récolter des informations sur l’intégralité de la filière. Par
conséquent, un opérateur de gestion de la filière longue s’est rendu à Bio Centre afin
que nous puissions récolter les informations nécessaires à l’étude. Puis, nous avons
démarché des centres de conditionnement des œufs, afin de percevoir leurs rôles au
sein de cette filière.

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Partie 2 : Résultats : présentation, analyse, discussion et
perspectives

L’étude que j’ai réalisée a permis de recenser 31 élevages de poules


pondeuses en région Centre-Val de Loire. 15 élevages enquêtés sont en circuit court
(48 % des élevages) et 16 en filière longue (52 % des élevages). Les enquêtes ont
été réalisées dans des élevages qui comptent plus de 30 poules pondeuses.

Cette seconde partie, va se découper en 4 chapitres, le premier présentera de


manière générale l’élevage de poules pondeuses biologiques en région Centre-Val
de Loire, la seconde partie sera consacrée aux données techniques et économiques
des élevages enquêtés, la troisième évoquera les ressentis des éleveurs et des
opérateurs sur le marché de l’œuf biologique en région et en général et la quatrième
sera consacrée à la discussion.

I- Présentation générale et résultats techniques des élevages de


poules pondeuses biologiques en région Centre-Val de Loire

1. Présentation des ateliers de poules pondeuses biologiques en région


Centre-Val de Loire

En France, on compte 3 357 000 poules pondeuses biologiques en 2013. Ces


animaux sont répartis dans 1 314 élevages, ce qui fait une moyenne de 2 555 poules
pondeuses biologiques par élevage (source Agence Bio).

En région Centre-Val de Loire, le cheptel biologique quant à lui se compose


de 111 610 poules (3,3% de l’effectif biologique français). La région Centre-Val de
Loire se situe au 7ème rang national en nombre de poules pondeuses biologiques
(source Agence Bio).

Le tableau ci-dessous résume l’activité de production biologique en région


Centre-Val de Loire par rapport à l’activité nationale.

Région Centre-Val de
France
Loire
Nombre de poule par
3 600 2 555
élevage biologique
Tableau 5 : Taille moyenne des élevages biologiques

On remarque donc que sur les élevages biologiques de la région, le nombre


de poule par atelier est supérieur de plus de 1 000 individus par élevage.
Le dépouillement des enquêtes a permis de calculer le nombre d’œufs
biologiques produits en un an en Région Centre-Val de Loire. Plus de 28 millions

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d’œufs ont été produits en 2014 en région Centre-Val de Loire. De ce fait, nous
pouvons donc faire un calcul moyen du nombre d’œufs produits par poule en région
Centre-Val de Loire : 257 œufs par poules pondeuses.

La part d’œufs produits selon le mode de production a également pu être


déterminée. Ceci est montré dans le graphique suivant.

20%
filière longue
80% filière courte

Figure 9 : Répartition de la production d’œufs en région Centre-Val de Loire

Le graphique ci-dessus nous montre la répartition de la production d’œufs


produits dans la région. On remarque que 80 % des œufs produits (soit plus de
22 500 000) sont produits en filière longue, et avec 16 élevages (52 % des
élevages).

Donc, avec 15 élevages (48 % des fermes), la filière courte ne représente que
20 % de la production totale (soit à peine 7 millions d’œufs).

En France, la filière longue représente 70 % de la totalité des œufs produits


en agriculture biologique. En région Centre-Val de Loire, on se situe donc à 10 % de
plus par rapport à la moyenne nationale.

Le tableau suivant nous montre la quantité d’œufs vendus par exploitation et


par mode de production.
Trois groupes d’agriculteurs ont été faits :un premier groupe composé
d’éleveurs ayant un nombre inférieur ou égal à 1 000 animaux en circuit court, un
second groupe toujours en filière courte composé d’éleveurs détenant plus de 1 000
poules et un dernier groupe qui comprend les élevages en filière longue. La
séparation des éleveurs en circuit court en deux groupes selon la taille de leur
élevage permet de comparer les élevages importants de la filière courte et longue, et
également d’obtenir des informations plus précises sur les petits élevages en circuit
court.

EA en CC inf. ou EA en CC sup. à EA en FL
égal à 1000 PP 1000 PP
Quantité totale 718 900 5 268 900 22 734 920
d’œufs vendus/an
Valeur min 9 800 450 000 1 300 000
Valeur max 250 500 1 500 000 1 970 000
Tableau 6 : Production d’œufs des différents modes d’élevages
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Ce tableau nous permet de remarquer la quantité d’œufs produits sur les
différents modes de production. Ce sont les élevages en filière longue qui produisent
le plus d’œufs.

2. La conversion vers l’agriculture biologique

En région Centre-Val de Loire, on enregistre des conversions des ateliers de


pondeuses chaque année. Les conversions et les créations des ateliers de
pondeuses ont débuté en 1987 et n’ont cessé de continuer jusqu’à aujourd’hui. Sur
les exploitations enquêtées, l’année moyenne calculée pour les conversions des
ateliers était 2004.

Pour les élevages en filière longue, la date moyenne pour les conversions est
2008. La période s’étend de 1996 à 2014.
En circuit court, la période de conversion s’est faite plus tôt dans le temps
(1987), mais s’est arrêtée en 2012 (aucune conversion d’atelier n’a été enregistrée
depuis cette année là).

3. La taille des élevages

En 2013, il y avait un peu plus de 116 000 poules pondeuses biologiques, et


31 élevages en région Centre-Val de Loire. Le tableau ci-dessous montre la
répartition des élevages, des animaux et du mode de production selon les
départements.

Cher Eure et Loir Indre Indre et Loir et Cher Loiret


Loire
Mode de CC FL CC FL CC FL CC FL CC FL CC FL
production
Nombre 0 0 4 2 1 3 1 1 5 9 4 1
d’élevage
Nombre 0 0 3450 9600 200 18000 6000 6000 7450 48500 6510 6000
d’animaux
Tableau 7 : Effectif de poules pondeuses par département

Avec ce premier tableau, on remarque qu’il n’y a aucun élevage dans le Cher
(supérieur à 30 poules pondeuses). Pour les autres départements, on remarque que
les effectifs d’animaux les plus nombreux sont en filière longue.

Au total en région Centre-Val de Loire, on compte un peu plus de 23 500


poules pondeuses en circuit court (21% de l’effectif total) contre 88 100 en filière
longue (79% de l’effectif total). Avec 15 élevages en circuit court et 16 en filière
longue, on remarque également que les élevages sont de taille beaucoup plus
importante en filière longue qu’en circuit court.

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En effet un élevage moyen en filière longue possède 5 500 animaux, alors
qu’un élevage en circuit court en compte 1 500.
En circuit court, la taille des élevages est très variable. En effet, certains
élevages compte moins de 100 animaux alors que d’autres en comptent 6 000.
A l'inverse, en filière longue, la taille des élevages est beaucoup plus homogène,
puisque le plus petit élevage est composé de 2 200 poules pondeuses et le plus
grand de 6 000 animaux.

4. La main d’œuvre et les autres ateliers de production

Comme pour les effectifs d’animaux, les UTH diffèrent en circuit court par
rapport à la filière longue, comme nous le montre le tableau suivant.

Circuit Court Filière Longue


UTH/EA 2,5 1,5
Valeur min 1 1
Valeur max 6 4
Tableau 8 : La main d’œuvre dans les élevages

En moyenne, dans une exploitation en région Centre-Val de Loire, un atelier


de poules pondeuses compte deux UTH. Cette valeur est inferieure en filière longue
(1,5 UTH) et supérieure en circuit court (2,5 UTH).

On remarque que la main d’œuvre est plus importante en moyenne en filière


courte. Ceci s’explique par une diversité des ateliers de production plus importantes
dans les exploitations en circuit court. De plus, les producteurs en circuit court ont
également d’autres activités en vente directe, d’où un besoin en main d’œuvre
important.
En effet, souvent, les activités de poules pondeuses dans les exploitations en
circuit court sont des activités de compléments de ventes d’autres ateliers
(maraîchage, viande…). Ces exploitations comptent en moyenne 3 ateliers de
production par exploitation, ce qui explique la mobilisation de main d’œuvre
importante. Ceci est expliqué dans le tableau ci-dessous.

Nb d’EA en CC avec Nb d’EA en FL avec


Nom de l’atelier d’autre(s) atelier(s) d’autre(s) l’atelier(s)
Grandes cultures 8 11
Légumes de plein champ 0 1
Bovins viande 5 0
Bovins lait 0 1
Ovins 1 0
Volailles de chair 3 1
Maraîchage 5 0
Ferme pédagogique 1
Tableau 9 : Les autres ateliers présents dans les élevages

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En circuit court, 8 exploitations (53%) comptent deux activités, 5 possèdent 3
activités et 2 en ont 4.

Par ailleurs, les exploitations en filière longue ne sont pas sur la même optique
de production. En effet, 13 exploitations (69%) comptent deux activités
(généralement des grandes cultures), et 3 exploitations ont 1 seule activité.
Généralement, l’atelier de poules pondeuses pour ces élevages représente un atout
aussi bien économique qu’agronomique pour l’exploitation.
En moyenne, on compte donc 1,8 atelier par exploitation en filière longue.

Une seule exploitation en circuit court n’a que la production d’œuf, il en est de
même en filière longue.

5. La SAU

En région Centre-Val de Loire, les fermes qui détiennent des poules


pondeuses ont presque 2 000 ha de SAU en agriculture biologique.

La répartition de la SAU en fonction du mode de production se fait de la façon


suivante :

Circuit Court Filière Longue


SAU bio/EA 82,6 ha 45,6 ha
Valeur min 1,13 ha 2 ha
Valeur max 210 ha 160 ha
Tableau 10 : La SAU dans les élevages

On remarque avec ce tableau que la SAU est plus importante dans les
élevages en circuit court que ceux en filière longue.
Cette différence de surface en fonction des modes de production peut
s’expliquer avec plusieurs critères. Le premier est que la plupart du temps, les
exploitations en circuit court possèdent l’intégralité de leur production sur une même
exploitation, c'est-à-dire que tous les ateliers sont réunis dans une seule société.

La moitié des exploitations en filière longue sont mixtes (une partie en


conventionnel et une partie en agriculture biologique), et n’ont converti en agriculture
biologique que la surface nécessaire au bon fonctionnement de leur atelier de poules
pondeuses : surface de parcours et d’épandage suffisante. Quatre exploitations ne
possèdent que les bâtiments et la surface en parcours nécessaire.

Une ferme a créé une société pour développer l’atelier de poules pondeuses.
En circuit court 3 exploitations, soit 20 % des exploitations ne sont pas 100 %
en agriculture biologique.

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6. Les bâtiments d’élevage

En élevage avicole, on trouve deux types de bâtiments : les bâtiments fixes ou


les bâtiments mobiles.
La norme à appliquer est de 6 poules pondeuses/m² au minimum à l’intérieur
des bâtiments d’élevage en agriculture biologique.
En région Centre-Val de Loire, sur les 31 élevages enquêtés, 6 utilisent des
bâtiments mobiles. Ces élevages sont tous en circuit court. Le plus gros élevage à
utiliser des bâtiments mobiles compte 2 500 poules pondeuses.
Il est vrai que ces bâtiments sont plus adaptés aux petits élevages, car ils sont
moins coûteux et de taille plus petite que les bâtiments fixes.

7. Les programmes lumineux

Dans les bâtiments (fixes notamment) on trouve parfois la présence de


programmes lumineux. Ces derniers sont utilisés dans le but d’améliorer les
performances de ponte. Tous les élevages qui utilisent les programmes lumineux les
laissent allumés toute l’année sur une période quotidienne de 15h en moyenne.
Toutes les exploitations en filière longue l’utilisent contre 6 en circuit court (40% des
fermes en circuit court). Au total, 21 exploitations (68%) utilisent les programmes
lumineux.

Le tableau suivant nous montre les performances de ponte sur les


exploitations ayant un programme lumineux et sur les exploitations qui n’en ont pas.

Présence d’un programme Absence d’un programme


lumineux lumineux
Nb d’œufs/PP 277 191
Tableau 11 : Influence du programme lumineux sur la ponte

Avec ce tableau, on remarque que le nombre d’œufs produits par poule


pondeuse avec la présence d’un programme lumineux est nettement supérieur (plus
45 %) au nombre d’œufs produits par des poules sans présence de programme
lumineux. Ces résultats confirment que le programme lumineux augmente les
performances de ponte des animaux.

8. Les parcours

Pour chaque lot de poules pondeuses, des parcours à l’extérieur des


bâtiments sont mis à disposition des animaux conformément à la réglementation de
l’agriculture biologique. La norme minimale à respecter est de 4m²/poule pondeuses
dans les parcours.
A partir des résultats d’enquêtes, on a pu déterminer la surface moyenne des
parcours, par lot de poules pondeuses des fermes de la région.
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3 groupes d’agriculteurs ont été faits. Ces groupes sont les mêmes que pour
certains critères précédents.

EA en CC inf. ou EA en CC sup à EA en FL
égal à 1000 PP 1000 PP
Nombre de lot/EA 1,7 2,6 2
Surface/lot 3 430 m² 15 333 m² 13 000 m²
Nombre de m²/PP 21 m² 6,64 m² 4,3 m²
Tableau 12 : Les parcours dans les élevages

Avec ce tableau, on remarque que pour les petits élevages, la surface par
poule pondeuse est plus de 5 fois supérieure à la surface exigée par la
réglementation. On remarque donc que les lots sont conduits de manière
relativement extensive sur les parcours.

De plus, on remarque que pour les gros élevages en circuit court et les
élevages en filière longue, les surfaces par animaux ne sont pas les mêmes. En
effet, les surfaces sont supérieures de plus de 2,3 m² par poule pondeuse dans les
parcours d’élevage en circuit court. En effet, les exploitations mixtes en filière longue
convertissent en agriculture biologique la surface minimale nécessaire aux parcours.

Au niveau des lots, on remarque que dans les petits élevages, on compte à
peine deux lots. A l’inverse dans des élevages en circuit court plus conséquents, le
nombre de lots est supérieur à deux. Les élevages en filière longue quant à eux
conduisent leurs animaux en deux lots.

Par ailleurs, dans certaines exploitations, on trouve des parcours arborés. Les
arbres et les arbustes dans les parcours permettent aux animaux d’explorer le plus
d’endroits possibles du parcours. En effet, pour ces animaux là, la présence d’arbres
représente une sécurité, et les animaux sont plus curieux dans l’exploration du
parcours.
Sur les 31 élevages enquêtés, 17 (soit 55%) ont des parcours arborés (9 sont
en filière courte et 8 sont en filière longue). 3 exploitations sont en projet de
plantation (dont deux en filière courte).

22 exploitations sur les 31 enquêtées font de l’entretien sur leur parcours. Cet
entretien est un broyage, généralement réalisé une fois par an.
Pour finir, 3 exploitations font des rotations dans leur parcours afin de
favoriser la pousse de l’herbe.

9. Les souches utilisées

En région Centre-Val de Loire, sur 31 exploitations enquêtées, 30 se


fournissent en poulettes prêtes à pondre, et une exploitation se fournit en poussins,

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et les élève par la suite. Les poulettes prêtes à pondre sont livrées chez les
producteurs à l’âge de 18 semaines, afin qu’elles commencent le plus rapidement
possible leur cycle de ponte.

22 exploitations utilisent la souche isabrown (poule rousse classique), 5


élevages les lohmann, 1 exploitation les isawarren, 1 les faverolles, 1ferme utilise
des isabrown et des marrans, et 1 exploitation utilise des hy line et des lohmann.

En filière longue, 14 exploitations utilisent des isabrown et 2 utilisent des


lohman. De plus, en filière longue, 15 EA se fournissent en poulettes chez Agralys
Thoreau et 1 chez Lohmann.
En circuit court, 9 exploitations se fournissent en intégralité chez Agralys
Thoreau, et une exploitation se fournit à Agralys Thoreau et au Couvoir du Pin. Cette
dernière entreprise fournit les poussins au producteur.

Pour finir, deux éleveurs en circuit court se fournissent chez un autre éleveur
en circuit court. En effet, il est plus simple pour les producteurs de fonctionner ainsi,
étant donné que les quantités achetées par ces producteurs sont très faibles et par
ailleurs peu avantageuses pour le vendeur (notamment pour le déplacement).
Un point important est à noter dans l’approvisionnement en animaux : aucun
éleveur n’a le choix sur la souche que l’on lui livre.

10. Les temps de travaux

Afin de se rendre compte de l’implication à avoir dans un atelier de poules


pondeuses, les temps de travaux ont été estimés. Ces derniers sont variables d’une
exploitation à l’autre.
En circuit court, les éleveurs ont la particularité de s’occuper de la vente de
leur production, ce qui augmente les temps de travaux.
Afin de réaliser une comparaison la plus explicite, on reprend les trois groupes
d’agriculteurs réalisés précédemment.

EA en CC inf. ou EA en CC sup. à EA en FL
égal à 1000 PP 1000 PP
Temps de 1,6h/j (70 minutes) 5,5h/j 3,1h/j
travail/EA
Tableau 13 : Les temps de travaux

Avec ce tableau, on remarque que ce sont les producteurs ayant de gros


élevages en circuit court qui passent le plus de temps quotidien sur l’atelier de poules
pondeuses. Comme dit précédemment, le temps de commercialisation fait la
différence en termes de temps de travail. En circuit court, les deux ateliers les plus
importants (6000 animaux chacun) passent respectivement 7 et 8h/j en moyenne
dans leur atelier.
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Les élevages en filière longue (tous possédant un nombre d’animaux
supérieur à 2200 animaux) passent en moyenne un peu plus de 3h/j dans leur
atelier, ce qui est par ailleurs presque deux fois moins que les gros élevages en
circuit court. Dans ces élevages, l’atelier de poules pondeuses représente l’atelier
principal de la ferme.

Cette différence sur le temps de travail mis en avant ci-dessus, s’explique par
le temps passé à la commercialisation. En effet, dans les temps de travaux des
élevages en circuit court, sont inclus les temps passés à la commercialisation.

11. La mortalité des animaux dans les élevages

Dans les élevages de la région, et comme avec d’autres critères décrits


précédemment, on remarque que les taux de mortalités sont variables en fonction
des modes d’élevages.

En région Centre-Val de Loire, le taux de mortalité moyen des poules


pondeuses est de 6,3%.

EA en circuit court EA en filière longue


Taux de mortalité moyen 8% 5%
Valeur min 2% 3%
Valeur max 25% 7%
Tableau 14 : La mortalité des animaux

Ce tableau nous montre que l’on trouve une légère différence sur les taux de
mortalité entre les élevages en circuit court et en filière longue. Les variations des
taux sont bien moins importantes en filière longue. Cela s’explique notamment par un
âge de réforme beaucoup plus tôt en filière longue. En effet, plus on fait vieillir les
poules en élevage, plus on prend le risque de voir augmenter le taux de mortalité.

C’est pour ceci que l’on voit une valeur maximale de 25% en circuit court. En
effet, ce taux de mortalité correspond à un élevage dont l’âge de réforme est élevé
(36 mois). En circuit court, on remarque que le taux de mortalité est supérieur à la
moyenne régionale ; c’est le cas inverse pour les élevages en filière longue.

12. La durée de ponte

La durée de ponte varie en fonction des systèmes de production. En effet,


dans des élevages de taille conséquente, on va rechercher davantage de
productivité et ainsi réformer les animaux plus tôt que dans des élevages de taille
moins importante.

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Comme pour certaines comparaisons effectuées précédemment, trois groupes
de producteurs ont été effectués. Les caractéristiques de ces groupes sont les
mêmes que pour les comparaisons précédentes.
On observe ces différences dans le tableau suivant :

EA en CC inf. ou EA en CC sup. à EA en FL
égal à 1000 PP 1000 PP
Durée de ponte (en 21 16 11,3
mois)
Valeur min 12 12 11
Valeur max 36 22 12
Tableau 15 : La durée de ponte

On remarque avec ce tableau que les petits élevages en circuit court ont
tendance à réformer leurs animaux plus tard que dans les autres élevages. On
remarque que la durée de ponte varie dans ce type d’élevage (de 12 à 36 mois),
alors qu’elle est plus homogène pour les deux autres groupes :

- Variation de 12 à 22 mois pour les gros élevages de la filière courte


avec une moyenne de 16 mois en durée de ponte
- Variation de 11 à 12 mois pour les élevages de la filière longue avec
une moyenne de 11,3 mois en durée de ponte.

En filière longue on remarque que les agriculteurs cherchent à avoir un lot


tous les 12 mois. Cette durée de ponte est cadrée du fait que l’intégrateur doit
assurer son planning de vente d’œufs.

13. L’indice de consommation des élevages

A la suite du dépouillement de toutes les enquêtes, des comparaisons ont pu


être établies entre les élevages. Ces comparaisons reprennent presque l’intégralité
des élevages.

Les critères suivants ont été calculés :

- La quantité d’aliment consommé par poule pondeuse et par an (en kg)


- Le nombre d’œufs produits par poule et par an
- L’indice de consommation : il correspond à la quantité d’aliment
consommé par poule et par an divisé par le poids d’œufs produit (en kg
par poule et par an)

Ces données sont présentées dans le tableau suivant, ce qui nous permet
d’observer les caractéristiques techniques des élevages.

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EA en CC inf. ou EA en CC sup. à EA en FL
égal à 1000 PP 1000 PP
Qte alim. 54,4 46,3 46
consommée/PP/an
(kg)
Valeur min 42,55 42,11 42,11
Valeur max 70,92 50,88 47,46
Nombre d’œufs 215 235 285
pdts/PP/an
Valeur min 195 200 223
Valeur max 310 284 346
IC 4,28 3,18 2,58
Valeur min 3,43 2,65 2,03
Valeur max 5,77 3,84 3,24
Tableau 16 : Résultats techniques des différents types d’élevage

Ce tableau nous montre les différentes performances techniques des


élevages. On remarque que dans tous les domaines, ce sont les élevages en filière
longue qui sont les plus performants et les plus homogènes dans les résultats
obtenus.

Au niveau de la quantité d’aliment consommé, les gros élevages en circuit


court et les élevages de la filière longue ont sensiblement la même valeur ; alors que
les petits élevages en circuit court sont nettement supérieur (on a 8 kg de plus
consommés par poule et par an par rapport aux élevages importants).On remarque
par ailleurs que les valeurs minimales et maximales des petits élevages en en circuit
court varient fortement.

Pour terminer, l’indice de consommation diffère également. On remarque que


les performances des élevages de la filière longue sont beaucoup plus intéressantes
que celles en circuit court.

On peut expliquer cette différence sur plusieurs critères. Le premier est la


durée de ponte (voir tableau du paragraphe 11). En effet, la production d’œufs par
poule baisse avec l’âge, alors que la quantité d’aliment consommé par poule reste
identique.

Les exploitations ayant un programme lumineux ont toutes un indice de


consommation inférieur ou égal 2,86. Celles qui n’en n’ont pas ont un indice de
consommation de 4,24. Cette différence importante (1,38 point) s’explique d’abord
par une production d’œuf par poule nettement inférieure dans les élevages qui n’ont
pas de programme lumineux ainsi que par la quantité d’aliment consommé
supérieure.

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Les résultats inférieurs observés (quantité d’aliment consommé et un indice de
consommation élevé, et un nombre d’œuf produit inférieur) dans les élevages de
moins de 1 000 poules pondeuses en circuit court, s’expliquent par l’absence de
programme lumineux et par une durée de ponte plus longue.

La suivante se pose : les résultats techniques influencent-ils les résultats


économiques dans les différents types d’élevages ?

EA en CC inf. ou EA en CC sup. à EA en FL
égal à 1000 PP 1000 PP
Qte aliment 54,4 46,3 46
consommé (kg/PP/an)
IC 4,28 3,18 2,58
Nb d’œufs pdt/PP/an 215 235 285
Prix de vente de l’œuf 0,29 cts 0,22 cts 0,15 cts
Produit de la vente 62.35 51,7 42,75
des œufs €/PP/an
Charge alimentaire 28,08 24,08 23,98
€/PP/an
Différence entre le 34,27 27,62 18,33
produit et l’achat
d’aliment (€/PP/an)
Tableau 17 : Influences économiques des résultats techniques sur les élevages

Avec ce tableau, on peut observer que malgré des résultats techniques moins
performants dans les petits élevages en circuit court, ceci n’impacte pas
négativement les résultats économiques. En effet, ces derniers sont plus élevés que
pour les autres modes de fonctionnement.

Par ailleurs, il est possible d’établir des comparaisons entre les résultats
techniques des élevages de la région Centre-Val de Loire et des résultats donnés
par l’ITAVI.

EA en FL de la région Références ITAVI


Centre-Val de Loire (2014) Elevages bio (2013)
Mortalité 5% 8%
IC 2,58 2,48
Nb d’œufs pdt/PP/an 285 282
Tableau 18 : Comparaison des élevages de la région Centre-Val de Loire à des références ITAVI

Avec ce tableau, on remarque que les valeurs sont proches entre les 2 types
de résultats.

Les élevages en filière longue de la région produisent autant d’œufs que la


moyenne des élevages biologiques de la référence ITAVI.

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On remarque que l’indice de consommation des élevages de la région est
légèrement supérieur par rapport à ceux des références ITAVI.

Le taux de mortalité est quant à lui supérieur pour les élevages enquêtés par
l’ITAVI par rapport à ceux de la région Centre-Val de Loire.

Pour conclure, on peut voir que les résultats techniques des élevages de la
région Centre-Val de Loire sont aussi performants que les autres.

14. L’autonomie alimentaire des ateliers de poules pondeuses

Suite au dépouillement des enquêtes, la quantité d’aliment consommée par


les poules de la région Centre-Val de Loire s’élève à 4 800 tonnes. Ce tonnage se
répartit en 4 300 tonnes d’aliment acheté, et 500 tonnes de céréales et protéagineux
autoproduits.
Sur les 4 300 tonnes achetées, 3 600 sont utilisées par les producteurs en
filière longue, et 700 tonnes sont utilisées par les élevages en circuit court. La filière
longue consomme 75% de l’aliment utilisé.
Les 500 tonnes de céréales et protéagineux autoproduits représentent 10% de
l’aliment consommé en région Centre-Val de Loire.

15. Les problèmes sanitaires rencontrés par les producteurs

La plupart des agriculteurs enquêtés disent qu’ils n’ont aucun problème


sanitaire sur leurs animaux.

Toutefois, certains ont indiqué des problèmes de poux et de parasites. Un


éleveur dit que ses poules se déplument en fin de lot. Un autre éleveur a eu des cas
de bronchites infectieuses sur ses animaux.
Contre les poux et les parasites les éleveurs utilisent tous de la phytothérapie.

II- Analyse économique de trois types d’élevage

Après la fin de toutes les enquêtes dans les élevages, nous avons fait le choix
de réaliser des enquêtes économiques dans des élevages sur l’atelier de poules
pondeuses. Une première exploitation de 250 poules pondeuses en circuit court, une
seconde exploitation en circuit court de 6 000 poules pondeuses, et enfin, une
exploitation en filière longue de 6 000 poules pondeuses.

1. Première étude

Cette première étude est une exploitation agricole avec un atelier de 250
poules pondeuses. Cette exploitation agricole se situe dans le Loiret. Composé de 2

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UTH, cette exploitation en polyculture élevage a la particularité de ne pas être 100%
biologique. En effet, une partie des terres cultivées et un troupeau de vaches
allaitantes sont en conventionnel. Le reste de l’exploitation, à savoir : des cultures
céréalières, du maraîchage et l’atelier de poules pondeuses sont sur la partie en
biologique de l’exploitation.
La ferme commercialise ses œufs et ses légumes en AMAP et à la ferme. Elle
en vend en moyenne 47 450 (hors autoconsommation). Les œufs sont vendus 29
centimes l’unité, et une partie des poules de réforme est valorisée en vente directe
(poules prêtes à cuire).
Dans cet élevage, une poule pond en moyenne 200 œufs par an, et l’indice de
consommation est de 4,01. Le taux de mortalité est de 5% dans l’élevage. (Il n’y a
pas de programme lumineux dans les bâtiments).
L’étude économique effectuée sur l’atelier de poules pondeuses est présentée
ci-dessous :

Vente des œufs 13 244 € Autre élément économique :


Vente poules de 675 €
réforme en VD Vente de 75 poules en VD (9 €/poule)
Total des produits 14 522 €
Achat aliment 6 091.2 €
Eau 27.4 €
1,50%
Electricité 250.0 €
2% 4,50% Achat aliment
Main d’œuvre 1 200.0 € 7,00%
Electricité
Entretien bâtiments 50.0 €
Désinfection 30.0 € 13,45% Personnel

Achat de poulettes 626.0 € 3% 68,55% Achat de poulettes


Achat de poussins 190.0 € Achat de poussins
Frais vétérinaires 30.0 € Frais divers
Certification 390.0 €
Certification
Charges totales 8 884,6 €
Figure 10 : Répartition des charges
Bénéfice 5 637,4 €
Tableau 19 : Résultat économique de l’atelier poule pondeuse (2014)

On remarque que le coût de l’aliment représente presque 70 % des charges


totales. La seconde charge la plus élevée est la charge de main d’œuvre, soit 13,5 %
des charges totales. Les charges restantes se divisent en plusieurs critères : achat
de poulettes et de poussins, certification, électricité et de frais divers (frais
vétérinaires, eau, entretien des bâtiments et désinfection des bâtiments).
A la fin de l’année, on remarque que le bénéfice de l’atelier est de 5 637 €.
Rapporté à la poule, le bénéfice est de 22,5 €/poule pondeuse/an.
La vente des œufs est un complément de vente intéressant qui vient
compléter la vente de légumes.

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2. Seconde étude

Cette seconde étude correspond à une exploitation située dans le Loiret. Cet
agriculteur élève 6 000 poules pondeuses en circuit court et agrandit son atelier pour
arriver à 9 000 poules pondeuses. Le premier lot du nouveau bâtiment de 3 000
poules est arrivé courant printemps 2015.

Cette exploitation commercialise ses œufs sous sa marque en GMS, en


magasins spécialisés et par des producteurs faisant les marchés. Aucun
intermédiaire de commercialisation n’intervient pour la vente en GMS et en magasins
spécialisés.

Les calculs ont été faits sur un atelier de 3 000 poules pondeuses,
correspondant à un seul lot. La structure vend environ 750 000 œufs par an, à un
prix moyen de 22 centimes l’unité.

Une poule pond en moyenne 284 œufs dans cet élevage et l’indice de
consommation est de 2,65.Le taux de mortalité est de 12 %.On note la présence
d’un programme lumineux dans les bâtiments.

L’étude économique effectuée sur l’atelier de poules pondeuses est présentée


ci-dessous :
Vente des œufs 165 000 €
Vente poules de 3 564 € Autres éléments économiques
réforme en VD Vente de 1 320 poules en VD (2,70 €/poule)
Vente poules de Vente de 1 320 à un abatteur (0,60 €/poule)
792 €
réforme à un abatteur Prix d’achat de la FAF : 150 000 €,
4 356 € amortit sur 10 ans
Produit des réformes
Prix du bâtiment : 150 000 €,
Total des produits 169 356 € amortit sur 12 ans
Achat aliment 60 000 €
Emballages 9 200 € Acaht aliment
Electricité 2 000 € 6%
6% Main d 'œuvre
Dépense de santé 1 500 €
Main d’œuvre 30 000 € 12% 42% Achat poulettes
Frais de matériel 4 000 € 13%
18 600 € Amortissement bâtiment et
Achat de poulettes 21% FAF
Amortissement FAF 5 000 € Emballages
Assurance bâtiment 500 €
Amortissement Autres charges
12 500 €
bâtiment
Charges totales 143 300 €
Figure 11 : Répartition des charges

Bénéfice 26 056 €
Tableau 20 : Résultat économique de l’atelier poule pondeuse (2014)

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Sur le graphique ci-dessus on peut voir que c’est l’achat d’aliment qui
compose la plus grosse partie des charges (42 %). Le second poste, est la charge de
main d’œuvre. Comme dans le cas précédent, ce sont ces deux points qui
constituent l’essentiel des charges.

Le reste des charges se découpe avec les points suivants : achat de


poulettes, amortissements du bâtiment et de la FAF, et frais divers (qui se
composent des charges d’électricité, des dépenses de santé, des frais de matériel,
de l’amortissement de la FAF et de l’assurance du bâtiment).

Sur cette seconde exploitation, on remarque que les charges sont plus
nombreuses que sur l’exploitation précédente. En effet, deux amortissements sont
présents (FAF et bâtiment), des frais d’assurance et des frais d’emballages sont
présents.

Malgré des charges nombreuses, on remarque tout de même que le bénéfice


de l’atelier annuel est de plus de 26 000 €. Rapporté à la poule, ce bénéfice est de
8,60 €/poule pondeuse/an. On observe qu’un atelier de 3 000 poules pondeuses en
circuit court permet une rémunération correcte de l’agriculteur. Sur ce type d’élevage,
l’atelier n’est plus un atelier complémentaire : c’est une production majeure de la
ferme, tant sur les besoins en travail que sur les revenus dégagés par cette activité.

3. Troisième étude

Cette troisième étude correspond à une exploitation située dans le Loir et


Cher. L’atelier compte 6 000 poules pondeuses en filière longue.

Les animaux sont divisés en deux lots de 3 000 poules pondeuses et sont
présents dans le même bâtiment. Les deux lots sont conduits en même temps.
Les calculs ont été faits pour un atelier de 3 000 poules pondeuses,
correspondant à un seul lot.

La structure vend environ 1 512 000 œufs par an au total soit 756 000 œufs
pour un lot, à un prix moyen de 14,6 centimes l’unité.

Une poule pond en moyenne 252 œufs dans cet élevage et l’indice de
consommation est de 2,55. Le taux de mortalité est de 10 %. On note la présence
d’un programme lumineux dans le bâtiment.

Le lot étudié correspond à un ancien type de contrat avec l’intégrateur. Dans


ce contrat, les achats d’aliments et de poulettes sont détaillés.
L’étude réalisée est présentée ci-dessous :

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Vente des œufs 113 400.00 € Autres éléments économiques
Vente poules de Vente de 2 700 poules de réforme
351.00 €
réforme à un abatteur (0,247 €/poule)
Total des produits 113 751.00 €
Achat aliment 63 430.00 €
Electricité 397.50 €
Eau 370.00 € 5%
Main d’œuvre 345.00 €
15%
Entretien bâtiment 435.00 €
Nettoyage/Désinfection 511.50 € Achat aliment
Achat de poulettes 12 397.00 € Achat poulettes
80%
Analyses sanitaires 241.00€ Reste de charges
Frais vétérinaires 377.50 €
Intervention ETA 171.50 €
Assurance bâtiment 500.00 €
Intérêt court terme 241.00 € Figure : Répartition des charges
Charges totales 79 417 €

Bénéfice 34 334 €
Tableau 21 : Résultat économique de l’atelier poule pondeuse (2014)

Ce tableau et ce graphique permettent d’observer les produits et les charges


de l’atelier. Deux types de charges représentent 95 % des charges totales : l’achat
d’aliment (80 % des charges) et l’achat de poulettes (15 % des charges). Les 5 %
restants comprennent toutes les autres charges mises en avant dans le tableau.

Par rapport à l’étude précédente, on remarque que certaines charges


n’apparaissent pas dans le tableau. En effet, l’amortissement du bâtiment n’apparait
pas, car ce dernier est amorti. De plus l’achat d’emballage et l’amortissement de la
FAF sont inexistants ici puisque l’élevage est en filière longue (intégration).

Le bénéfice de l’atelier est de plus de 34 600 € pour 3 000 poules pondeuses.


Rapporté à l’animal, le bénéfice est de 11,4 €. On remarque donc que ce bénéfice
est supérieur à celui de l’exploitation précédente. Le bénéfice entre ces deux fermes
serait très proche si l’éleveur en filière longue avait l’amortissement d’un bâtiment.
Cet élevage est performant techniquement et économiquement.

III- Présentation des opérateurs économiques de la région

Plusieurs enquêtes auprès des opérateurs économiques on été réalisées dans


le but de découvrir le mode de fonctionnement des entreprises qui interviennent
dans la région et de connaître leur objectif et leur souhait par rapport à l’agriculture
biologique.

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1. L’intégrateur

La société Agralys Thoreau est un fabricant d’aliment du bétail dont le siège


est à Ladon dans le Loiret. L’entreprise fabrique de l’aliment pour tous types
d’animaux (des monogastriques aux polygastriques). Elle développe une activité en
agriculture conventionnelle et une activité en agriculture biologique.

Agralys Thoreau est une filiale du groupe Axéréal (dont le siège social est à
Olivet dans le Loiret). Axéréal est une entreprise qui intervient au niveau national et
au niveau international. Elle collecte des céréales au sud du bassin parisien, dans
toute la région Centre-Val de Loire, dans le nord de l’Auvergne, dans le nord de la
Creuse et dans la Nièvre, comme le montre la carte ci-dessous.

Axéréal :
Olivet (45)

Figure 13 : Zone d’activité d’Axéréal

Axéréal commercialise également des agrofournitures : engrais, semences…


Le chiffre d’affaire du groupe est de 3,1 milliards d’euros, dont 40 % est réalisé
à l’international. La société compte 13 000 adhérents et 3 200 salariés. Au niveau du
grain, Axéréal collecte 4,5 millions de t de grain, pour un chiffre d’affaire de 2,1
milliards d’euros. Le groupe Axéréal comprend plusieurs filiales, correspondant à des
pôles de commercialisation précis : meunerie, malterie, jardineries…
Dans le domaine de l’œuf, Agralys Thoreau a plusieurs rôles. L’entreprise
intervient en agriculture biologique et en agriculture conventionnelle. Cette entreprise
a un rôle de fournisseur d’aliment du bétail (42 000 t en région Centre-Val de Loire)
et fournisseur de poulettes. Elle réalise cela en intégration. Ce dernier fonctionne de
manière contractuelle avec les éleveurs. L’entreprise s’engage à racheter les œufs
sur une période de 10 à 12 ans. En contrepartie l’entreprise fournit les animaux et
l’aliment nécessaires à la production. Depuis 2013, de nouveaux contrats ont été
mis en place, avec un prix fixe payé à l’éleveur tous les mois, et un ajustement est
reversé à ce dernier à la fin de chaque lot.

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Selon cette entreprise, l’avantage de ce mode de production contractuel a
l’avantage de décharger l’éleveur de la commercialisation des œufs. Les contrats
permettent également pour le producteur de ne pas avancer l’argent des poulettes
et de l’aliment.
Les œufs collectés par Agralys sont ensuite vendus au centre d’emballage
Matines qui trie, calibre et vend les œufs dans les circuits de distribution,
majoritairement en GMS.

2. Les centres d’emballage

2.1- CDPO

La société CDPO, est située à Esternay dans la Marne. Cette entreprise


possède une activité conventionnelle et biologique. La structure collecte les œufs
sur deux zones de production : la Bretagne, et dans un rayon de 200 à 300 km
autour d’Esternay. (cf. carte ci-dessous).

CDPO collecte des œufs de 95 exploitations en agriculture biologique, dont


une en région Centre-Val de Loire dans le Loiret.

CDPO contractualise la production d’œufs avec ses producteurs, et


accompagne ses derniers sur les aspects techniques de la conduite des poules
pondeuses. L’entreprise s’engage à racheter les œufs sur une période de 10 à 12
ans. L’éleveur achète les poulettes et l’aliment. L’éleveur dispose sa liberté de choix
l’achat d’aliment et poulettes.

L’entreprise commercialise ses œufs en GMS, RHD, magasins spécialisés,


magasins de proximité et centrales d’achat sous la marque « Pleine Forme » et sous
des MDD.

2.2- La ferme d’Olivet

La société La ferme d’Olivet, est une entreprise située dans le département


des Yvelines, qui commercialise différent produits issus de ce même département, et
de quelques départements voisins.

Au niveau de la collecte d’œuf, l’entreprise s’approvisionne auprès des


exploitations conventionnelles biologiques.

La Ferme d’Olivet travaille pour la marque de producteurs « L’œuf de nos


villages ». Cette marque représente un groupement d’éleveurs indépendants qui
commercialisent leurs produits sous cette marque. L’éleveur achète les poulettes et
l’aliment.

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2.3- Aux Saveurs de l’Etrille

La société Aux Saveurs de l’Étrille, est une petite entreprise basée sur la
commune de Cloyes sur Loire dans l’Eure et Loir. Elle a commencé son activité en
1991 en tant que centre de conditionnement des œufs. Ce centre d’emballage des
œufs présente la particularité de travailler uniquement avec des produits issus de
l’agriculture biologique.
Cette entreprise compte 5 salariés et travaille avec Agralys Thoreau en région
Centre-Val de Loire et un autre intégrateur en Bretagne. Aux Saveurs de l’Etrille trie,
calibre et commercialise les œufs sous sa marque dans les magasins spécialisés.
Chaque année, l’entreprise traite en moyenne 10 millions d’œufs.
Tous les œufs sont commercialisés en magasins spécialisés sous différents
conditionnement : en boîtes de 4, 6, 10 et en plateaux de 30.
L’entreprise commercialise également des ovoproduits principalement en
RHD. Elle souhaite développer cette activité dans l’avenir dans le but de diversifier
ses ventes en ayant deux produits de vente à proposer.
La carte suivante nous montre les différentes zones d’action des entreprises
interrogées.

Aux Saveurs de l’Etrille : CDPO :


Cloyes sur Loire (28) Esternay (51)

Figure 14 : Zones d’activités des opérateurs économiques

La zone en violet nous montre le secteur d’activité de la société CDPO. On


observe que cette entreprise travaille sur une zone inférieure à celle d’Agralys mais
supérieure à celle d’Aux Saveurs de L’Etrille.
La zone en bleu quant à elle représente la zone d’activé de la société Aux
Saveurs de l’Etrille, qui a un champ d’action plus limité.

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IV- Discussion

1. Ressenti des producteurs et des opérateurs sur la filière en général et sur


son avenir

Outre les aspects techniques relevés dans les enquêtes des producteur, une
partie était consacrée à l’avenir de leur exploitation et leurs ressentis sur l’avenir de
la filière.

1.1- L’âge des exploitants

Actuellement, 23 éleveurs sur les 31 exploitations enquêtées ont moins de 50


ans. 11 sont en circuit court et 12 en filière longue. Les 8 fermes dont les éleveurs
ont plus de 50 ans représentent 26 % de la totalité.

En circuit court, on constate que sur 5 exploitations, la question de la reprise


et de la continuité de la structure se pose. Et après le dépouillement de l’enquête, on
note que sur ces 5 exploitations aucune pour le moment n’a de repreneur. Si dans
l’avenir ce phénomène perdure, on constatera un vieillissement des éleveurs, et des
non reprises qui vont augmenter.
En filière longue, on remarque que 3 exploitations sont conduites par des
éleveurs de plus de 50 ans. Sur ces trois structures, une seule doit être reprise dans
l’avenir.

Avec les points précédents, on observe que sur 8 exploitations, une seule doit
être reprise pour l’instant. Ce constat n’est pas très encourageant pour la suite de
l’activité, mais également pour l’avenir du monde agricole en général. On retrouve ce
problème de non reprise des exploitations dans d’autres filières, donc de l’avenir des
fermes certifiées en agriculture biologique.

1.2- L’avenir de la filière œuf selon les producteurs

En région Centre-Val de Loire, sur 31 exploitations enquêtées, 16 d’entre elles


disent qu’il y a de la place à prendre dans ce secteur d’activité. Sur ces 16
exploitations, 15 sont en circuit court. Certains producteurs disent que les
exploitations proches de grandes villes (Orléans, Paris…) ont des marchés
demandeurs sans cesse à fournir. On constate dans beaucoup de filières que le
bassin parisien est très demandeur de produits biologiques via les circuits courts.

Une seule exploitation en filière longue dit qu’il y a de la place à prendre dans
ce secteur d’activité sans passer par un « intégrateur ».

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Les 15 autres exploitations (toutes en filière longue) disent que le marché de
l’œuf est saturé, et que par conséquent aucune place pour de nouveaux éleveurs
n’est disponible.

Par ailleurs, des éleveurs soulignent le manque d’accompagnements des


conseillers sur leur atelier avicole. Ils aimeraient avoir des suivis et des conseils
technico-économiques plus réguliers et plus adaptés tout au long de l’année.

En conclusion, on constate que les avis des producteurs sont biens tranchés
selon leur mode de commercialisation des œufs. Les éleveurs en filière intégrée sont
méfiants par rapport à l’avenir. Il y a eu d’importantes restructurations dans les
centres d’emballage des œufs en 2013 et 2014 et qui ont laissé des impayés chez
les éleveurs. Ces évolutions ne sont pas finies et pourraient fragiliser encore la filière
œuf bio.

1.3- L’avenir de la filière selon les opérateurs économiques

Par ailleurs, des opérateurs économiques ont été interrogés, dans le but de
percevoir leurs points de vue sur l’avenir de la filière.

Trois enquêtes ont été réalisées. La première est celle de l’entreprise Agralys
Thoreau, et la seconde est la société Aux Saveurs de l’Etrille.

Actuellement, la société Agralys Thoreau cherche à renouveler les contrats


qu’elle possède avec ses producteurs, mais elle ne recherche pas de futurs
producteurs. L’entreprise dit qu’elle cherche à sécuriser sa production, mais pas à la
développer. Ce point là est tout à fait en accord avec le ressenti des producteurs en
filière longue.

Par ailleurs, selon l’entreprise CDPO, le marché biologique est en hausse, et


peut être y aurait-il de la place pour de nouveaux producteurs pour répondre à la
demande des consommateurs.

Pour terminer, selon l’entreprise Aux Saveurs de l’Étrille, une place serait à
prendre dans la production d’œuf biologique, notamment dans la vente en local. En
effet, les consommateurs sont de plus en plus demandeurs de produits biologiques
et locaux, ce qui serait un atout pour de nouveaux éleveurs éventuels. De plus, la
proximité de la région parisienne pour l’entreprise est un atout.

En effet, selon l’entreprise, les marchés (Rungis par exemple) sont sans cesse
demandeurs d’œufs biologiques.

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1.4- Le choix de l’agriculture biologique pour les éleveurs

Outre les aspects de l’avenir de la filière dans la région, la dernière partie du


questionnaire cherche également à savoir pourquoi les producteurs ont choisi
l’agriculture biologique.

Suite à cette question, on constate qu’une majorité de producteurs (26) disent


que c’est pour des aspects de respect du bien être animal et de l’environnement. A
cela s’ajoutent 2 producteurs qui disent que c’est par dégoût de l’élevage industriel
qu’ils ont fait le choix d’être en agriculture biologique. Une exploitation dit que c’est
parce que l’intégrateur leur avait fait cette proposition à l’époque. Et pour finir, deux
producteurs disent qu’ils n’ont pas eu le choix de passer en agriculture biologique.
En effet, ces deux producteurs produisaient des œufs Plein air et les
revendaient à un centre de conditionnement des œufs de la région qui ne traitait que
ce type d’œufs.
Ce centre de conditionnement a fermé, et ne voulant pas faire de la vente
directe, les producteurs ont été obligés par l’intégrateur de passer l’atelier de poules
pondeuses en agriculture biologique s’ils voulaient continuer cette activité.

1.5- Les limites de la réglementation selon les producteurs

Selon certains producteurs, la réglementation devient de plus en plus laxiste à


la suite des différentes réformes de cette dernière.

A l’inverse, selon d’autres producteurs, certaines contraintes réglementaires


sont mises en avant :

- Impossibilité d’épandre les fientes biologiques sur les terres


conventionnelles de son exploitation,
- Interdiction d’introduire des acides aminés de synthèse dans la ration,
ce qui est contraire au respect du bien être animal selon certains
producteurs,
- Contraintes administratives parfois importantes

2. Forces et faiblesses de la filière en région Centre-Val de Loire

Suite à l’élaboration et au dépouillement des enquêtes auprès des


producteurs et des opérateurs, on souligne des atouts, mais également des limites
de la filière œuf biologique en région.

Ces éléments sont résumés dans le tableau suivant.

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Forces Faiblesses
Equilibre agronomique pour l’agriculteur Manque de suivi technique dans les
exploitations
Atelier économiquement intéressant Contraintes réglementaires et
administratives
Résultats techniques et économiques Performances techniques à améliorer en
satisfaisants petit élevage
Bon complément de vente en circuit Visibilité difficile du marché de l’œuf en
court filière longue
Demande constante d’œufs, et filière Faible autonomie alimentaire des
d’avenir en circuit court élevages de poules pondeuses
Sécurité de vente des œufs (prix garanti) Génétique animale partiellement adaptée
en filière longue à l’agriculture biologique
Filière longue bien organisée et bien Une population d’éleveur vieillissante
structurée associée à une non reprise des
structures
Tableau 22 : Forces et faiblesses de la filière

Avec ce tableau, on remarque plusieurs atouts et plusieurs limites. Chez les


producteurs, les atouts sont que l’atelier de poules pondeuses offrent un intérêt
agronomique à l’exploitation : apport de matière organique riche en azote intéressant
pour les grandes cultures.
De plus, cet atelier est économiquement intéressant aussi bien en circuit court
qu’en filière longue. Il permet à l’agriculteur d’obtenir un complément de revenu pour
les agriculteurs en circuit court et une bonne rémunération pour les agriculteurs en
filière longue et pour les gros ateliers en circuit court.
Pour les petits ateliers en circuit court, l’œuf est un produit supplémentaire
dans la gamme des produits proposés à la vente. Il est très demandé par le
consommateur et vient renforcer la vente de tous les produits commercialisés par les
agriculteurs en vente directe.

La part d’œuf produit par les agriculteurs en circuit court est assez faible (20
%). Il y a de 0 à 5 producteurs d’œufs biologiques par département. La moitié des
départements n’ont aucun ou un seul producteur en circuit court. Ces producteurs
disent qu’une place est à prendre en circuit court.

Par ailleurs, on remarque que pour les gros élevages, les résultats techniques
sont satisfaisants. Les élevages en filière longue, ont également l’atout d’avoir une
production avec une rémunération garantie avec les systèmes de contractualisation.
La structuration et l’organisation de la filière longue constituent des points
forts. En effet, c’est une filière avec une importante force de frappe puisqu’elle est
très efficace, et opérationnelle. Elle a calqué sur l’agriculture biologique ce qui est fait
en conventionnel, d’où une bonne organisation et une bonne efficacité, au détriment
de certains points comme l’alimentation : en effet, les souches de pondeuses

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utilisées sont exigeantes en acides aminés, qui ne sont pas autorisés en agriculture
biologique. Ceci constitue une limite.

A l’inverse, on note tout de même des limites. En effet, les producteurs


insistent sur le fait que l’accompagnement technique n’est pas suffisant sur leurs
élevages. En lien avec ce point, on observe que les résultats techniques des petits
élevages sont moins performants sans toutefois générer des pertes économiques
pour l’atelier de poules pondeuses.

A l’inverse, en filière longue, le marché semble instable et avec une mauvaise


visibilité, et les opérateurs cherchent à conserver leurs élevages, mais pas à
développer davantage leur production.

L’autonomie alimentaire constitue également une limite. Tous les élevages en


filière longue achètent ou se font fournir l’aliment par l’intégrateur. Seulement 10% de
l’aliment consommé est produit sur les fermes ayant un atelier de poules pondeuses.
L’intégrateur a une place importante dans la fourniture d’aliment. Une partie de ces
matières premières ne proviennent pas de la région.

Pour terminer, un point très important est dans les limites pour cette filière : la
population des producteurs d’œufs tend à être vieillissante. Sur 8 arrêts d’activités
dans les 5 à 10 ans à venir, une seule exploitation doit être reprise.
Ceci constitue un inconvénient très important qui se généralise sur tout le
secteur agricole.

3. Perspectives

Suite aux différentes limites soulevées précédemment, on peut proposer des


perspectives pour l’avenir de cette filière.

Tout d’abord, en spécialisant les conseillers des organismes agricoles, afin de


faciliter le conseil et l’appui technique auprès des producteurs. Ceci permettrait
également au fil des années d’améliorer les performances techniques, notamment
dans les petits élevages et ainsi optimiser davantage la rentabilité économique de
ces derniers, ce qui permettrait de sécuriser les élevages ayant une faible
productivité.
En adéquation avec ce point, il intéressant de mettre en place des groupes
d’échanges entre éleveurs. Ceci permettrait aux producteurs de faire partager leurs
différentes connaissances entre eux, mais aussi de recevoir des informations
techniques des conseillers.

Par ailleurs, une question importante va se poser dans les années futures :
« quel avenir pour les exploitations sans reprise après un départ en retraite ? ». Il

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faudrait accompagner la reprise (en cadre et hors cadre familial) des fermes en
agriculture biologique et notamment celle ayant des ateliers en circuit court, où la
demande d’œufs est importante. Cet accompagnement pourrait comporter entre
autre et ainsi aider le démarrage des ateliers.

Sur un autre point de développement de la filière, il serait intéressant de


favoriser la diversification des exploitations avec l’introduction d’un atelier plus ou
moins conséquent d’élevages de poules pondeuses en circuit court. Les bons
résultats économiques, la forte demande de ce produit par les consommateurs sont
des points forts qui peuvent inciter à la mise en place d’ateliers de poules pondeuses
dans les exploitations.

De plus, il est nécessaire de développer la production de céréales et


protéagineux au niveau de la région pour pouvoir approvisionner l’ensemble des
ateliers de poules pondeuses. Une production régionale renforce la crédibilité de la
filière par une amélioration de la traçabilité et la commercialisation d’un produit plus
local.

Le marché de l’œuf biologique présente des opportunités, aussi bien pour de


petits comme de grands ateliers. Ces élevages auraient la possibilité de
commercialiser leur production auprès de certains centres de conditionnement des
œufs ou en circuit court où la demande est importante.

Toutes ces hypothèses de perspectives pourraient permettre une valorisation


de la production à l’échelle locale dans un premier temps, puis à l’échelle régionale
dans un second temps.

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 42
Conclusion

Cette étude a permis d’avoir des connaissances sur la filière œuf biologique
en région Centre-Val de Loire, tant au niveau des producteurs que des préparateurs.
Elle a permis de fournir des données techniques et économiques.

Nous avons pu remarquer dans cette étude que malgré une répartition
équilibrée du nombre d’élevages, la production d’œufs est assurée à 80% par la
filière longue en région Centre-Val de Loire.

Nous avons pu remarquer que les résultats techniques sont performants en


gros élevages mais moindre dans la plupart des petits élevages. De plus, on
remarque une réelle demande des producteurs pour un accompagnement technique
plus important, ce qui permettrait d’optimiser les résultats techniques et par
conséquent économiques.

Par ailleurs des questions sur le devenir de certaines exploitations sont en


suspend en région Centre-Val de Loire. En effet, certaines exploitations sont
confrontées à des non reprises.
Avec une demande des consommateurs sans cesse en augmentation, et
avec une activité économique intéressante des élevages de poules pondeuses, il
serait possible de mettre en place des campagnes destinées à inciter les conversions
et à la création de nouveaux ateliers de poules pondeuses. Mais il serait surtout
intéressant d’inciter des installations dans le but de répondre à la demande des
consommateurs. Celles-ci permettraient de faire perdurer l’activité de l’élevage dans
le temps.

On remarque que malgré des contraintes importantes, le marché est toujours


demandeur en circuit court et chez quelques centres d’emballage des œufs. Une
réelle place est à prendre dans ce secteur de production. De plus, les avantages
économiques de ce type d’atelier devraient inciter à la production d’œufs.

Pour terminer, la filière longue quant à elle est très organisée et


opérationnelle, cependant, c’est un marché qui reste instable. L’objectif pour certains
opérateurs économiques est de conserver leurs élevages en contrat, et ne
souhaitent pas rechercher de nouveaux élevages.

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Rapport
d'étude

Annexes

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 44
Annexe 1 : Les modes de productions et de commercialisation

Les circuits courts :

Les élevages qui commercialisent en circuit court se caractérisent par le fait


qu’un intermédiaire au maximum est compris entre le producteur et le
consommateur.
Dans ce circuit de distribution, les producteurs ont le choix de différents
modes de commercialisations de leurs œufs :

- La vente en GMS, magasins spécialisés, et autres petites, moyennes et


grandes institutions. Les exploitations qui vendent via ces circuits là
disposent d’un Centre de conditionnement des œufs à la ferme, qui leur
permet de trier et calibrer leurs œufs.
- La vente à la ferme : ce mode de commercialisation est souvent
pratiqué par des élevages de petites tailles qui vendent leurs œufs ainsi
que d’autres produits de la ferme (légumes par exemple).
Généralement, les œufs sont vendus en vrac (les clients viennent avec
leurs propres boîtes d’œufs).
- Les AMAP : utilisé par des petits mais aussi par des gros producteurs,
ce mode de commercialisation permet aux producteurs de valoriser
d’autres produits issus de la ferme.
- Les marchés : ce système rejoint celui de la vente à la ferme. En effet,
les producteurs profitent des marchés pour offrir aux consommateurs
une gamme de produits élargie.

D’un point de vu économique, la moyenne du prix de vente des œufs est de


3,27€ la douzaine en région Centre, soit un peu plus de 27 centimes de l’œuf.

Au niveau technique, les élevages en filière courte ont plusieurs techniques


pour nourrir leurs animaux. Ils peuvent produire leur propre aliment et ainsi être en
autonomie alimentaire (c’est le cas de 3 exploitations en région Centre).

Les élevages en circuits courts peuvent être partiellement autonomes et ainsi


achet les matières premières qui leur manquent (c’est le cas de 5 élevages dans la
région).

Pour finir, les élevages peuvent acheter de l’aliment complet pour pondeuses
lorsque leurs stocks de matières premières sont épuisés, ou ils peuvent acheter de
l’aliment complet lorsqu’ils n’ont pas la possibilité ou ne veulent pas utiliser les
matières premières produire sur la ferme (7 exploitations utilisent cette solution en
région Centre).

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La filière longue :

Contrairement à la filière courte, en filière longue, on ne trouve pas de lien


direct avec le consommateur. En effet, les élevages en filière longue vendent les
œufs à une entreprise qui fait passer les œufs en centre de conditionnement des
œufs avant d’être mis dans les circuits de distribution en grandes surfaces.

En filière longue, 3 entreprises interviennent. La société Agralys Thoreau, la


société CDPO et la société La Ferme d’Olivet.

Les producteurs qui travaillent avec Agralys Thoreau ont des élevages dits
« en intégration ». Ces élevages contractualisent leur production avec l’entreprise,
c'est-à-dire que l’entreprise s’engage à racheter les œufs à un prix unique sur une
période de 10 à 12 ans, et l’entreprise s’engage également à fournir les animaux et
l’aliment nécessaire à la production. Les prix de vente et de rachat sont calculés au
début du contrat et ne bougent pas durant toute la durée du contrat. Les exploitations
« intégrées » ne produisent aucun aliment à la ferme.
Au niveau commercial, selon les agriculteurs, cette forme de production
assure la commercialisation des œufs. C’est pour eux une sécurité de revenu.

Les deux producteurs qui commercialisent leurs œufs à CDPO et à La Ferme


d’Olivet ne sont pas des élevages « intégrés ». En effet, ils ont le choix de produire
où non leur propre aliment, et ils doivent acheter les animaux à une autre société.
(Aucune de ces deux exploitations ne produit son aliment à la ferme, et elles
achètent leurs animaux et l’aliment à la société Agralys Thoreau et à l’entreprise
Lohmann).
Comme avec Agralys Thoreau, CDPO et La Ferme d’Olivet contractualisent la
production sur une durée de 12 ans environ. Selon les éleveurs (et comme avec
Agralys), ce mode de commercialisation est une sécurité de vente des œufs. Les
œufs sont achetés en moyenne 22 centimes de l’œuf. Par ailleurs, les prix d’achat
des œufs peuvent varier pendant le contrat dans le cas ou des variations du prix de
l’aliment interviendraient.

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Annexe 2 : Réglementation relative à l’élevage et à la commercialisation

1- L’élevage biologique

En élevages de poules pondeuses, le cahier des charges de l’agriculture


biologique exige le respect de nombreux points :

Conversion :
Les parcours : la durée de conversion est de 12 mois, ou de 6 mois en
l’absence de traitements non conforme en AB pendant au moins un an avant
l’engagement. Pendant la conversion du parcours, les volailles en bio ou en
conversion ne peuvent pas accéder au parcours.
Poules pondeuses : 6 semaines de conversion.

La constitution et le renouvellement du cheptel :


Les animaux achetés doivent être issus d’élevages biologiques. En l’absence
d’une quantité suffisante de poussins disponibles en bio, il est possible d’introduire
des poussins conventionnels âgés de moins de 3 jours.
Il est également possible d’introduire des poulettes âgées de 18 semaines si
elles ont été alimentées et soignées conformément au règlement européen de la
production biologique.

Organisation des bâtiments, et accès à l’extérieur :


A l’intérieur :

- 6 poule/m2
- 18 cm de perchoir/poule
- 7 poules/nid ou 120 cm2/poule dans le cas de nid commun

A l’extérieur :

- 4 m²/poule

Dans les bâtiments, 1/3 de la surface du sol doit être construite en dur, c'est-à-
dire qu’elle ne peut être constituée de caillebotis ou de grilles. Cette surface doit être
recouverte d’une litière (telle que de la paille, des copeaux de bois, du sable…).
Les bâtiments doivent être munis de trappes de sortie d’au moins 4m pour 100m2 de
surface de bâtiment.
Chaque poulailler ne peut contenir plus de 3000 poules pondeuses. Et chaque
élevage ne peut avoir plus de trois poulaillers.

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La lumière naturelle peut être complétée artificiellement pour assurer un
maximum de 16h de lumière par jour, avec une période nocturne de 8h sans
interruption.
Il est possible d’avoir plusieurs bandes de pondeuses de même âge dans des
bâtiments accolés, à condition d’avoir :

- Des cloisons allant du sol au plafond. Ces dernières doivent être pleines et
étanches en partie basses, ne permettant pas la circulation des animaux
d’un lot à l’autre
- Des parcours séparés et dédiés à chacune des bandes.

Le vide sanitaire :
Bâtiments : 2 semaines de vide sanitaire minimum après nettoyage et
désinfection.
Parcours : 8 semaines de vide sanitaire minimum. Il doit permettre la repousse
de la végétation.

L’alimentation :
Au moins 20% de l’alimentation de volailles provient de l’exploitation ou de la
même région administrative (à défaut, du territoire national).

Les volailles sont nourries avec des aliments bio. Il est possible d’introduire
jusqu’à 30% d’aliments en conversion (C2) et 100% s’ils proviennent de l’exploitation.
Il est également possible d’introduire jusqu’à 20% d’aliment en conversion (C1) à
condition qu’il s’agisse de fourrages de cultures pérennes et/ou de protéagineux
autoproduits.

Il est possible d’introduire un maximum de 5% d’aliment non bio dans la ration.


De plus, des fourrages grossiers doivent être apportés, notamment grâce au
parcours ou dans l’alimentation en bâtiment.

Soins vétérinaires :
Il faut privilégier les traitements phytothérapiques, homéopathiques… Si ces
derniers sont inefficaces, il est possible d’avoir recours à trois traitements
allopathiques par poule et par an. Après un traitement allopathique, une poule et/ou
ses œufs ne pourront pas être commercialisés sous le logo AB pendant une période
correspondant au double de la période de retrait officiel (qui dépend du traitement).

Epointage du bec :
Seul l’épointage d’un tiers au maximum de la pointe du bec des poules
pondeuses est toléré, s’il est effectué avant l’âge de 10 jours.

Les effluents d’élevage :

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Les effluents bio de l’élevage doivent être épandus sur les terres bios de
l’exploitation ou en coopération avec d’autres exploitations bio si les surfaces
converties ne sont pas suffisantes.
La quantité maximale d’effluents épandable est de 170kg d’azote/ha/an.
2- Normes applicable aux œufs en général

Pour la commercialisation des œufs, on trouve deux types de produits : les


œufs de catégorie A et les œufs de catégorie B.

Pour leur commercialisation, les œufs doivent présenter différents critères, afin
de déterminer leur mode de commercialisation (commercialisation en catégorie A ou
en catégorie B). (Toutes les définitions des termes relatifs à la production et à la
commercialisation des œufs sont présentées en annexe 7).

Les œufs de catégorie A présentent les caractéristiques suivantes :


- Coquille et cuticule propre
- Blanc clair et translucide
- Germe : développement imperceptible
- Substances étrangères : non tolérées
- Odeurs étrangères : non tolérées.

Les œufs de catégorie B sont ceux qui ne présentent pas les caractéristiques ci-
dessus.

Classement des œufs de catégorie A en fonction du poids :


- XL : très gros : supérieur ou égal à 73g
- L : gros : supérieur ou égal à 63g et inférieur à 73g
- M : moyen : supérieur ou égal à 53g et inférieur à 63g
- S : petit : inférieur à 53g.

Centre d’emballage :
Seuls les centres d’emballage classent et emballent les œufs ; et étiquettent
les emballages de ceux-ci.
Les centres d’emballage sont composés d’ :

- Une installation pour le mirage automatique ou en permanence,


permettant d’examiner la qualité de chaque œuf
- Un dispositif d’appréciation de la chambre à air de chaque œuf
- Un équipement pour le classement des œufs par catégorie de poids
- Une ou plusieurs balances homologuées pour le pesage des œufs
- Un système de marquage des œufs.

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Délais applicables au classement, au marquage et à l’emballage des œufs ; ainsi
qu’au marquage des emballages :
Les œufs sont classés, marqués et emballés dans les 10 jours suivant la
ponte.
Les œufs comportant la mention « extra » ou « extra frais » sont classés, marqués et
emballés dans les 4 jours suivant la date de la ponte.
Informations figurant sur les emballages de transport :
Le producteur appose les informations suivantes sur chaque emballage de
transport contenant des œufs :
- Nom et adresse du producteur
- Le code du producteur
- Le nombre d’œufs et ou leur poids
- Le jour ou la période de ponte
- La date d’expédition.

Code du producteur :
Le code du producteur se compose d’un chiffre (correspondant au mode
d’élevage) et des lettres (correspondant à l’état membre d’enregistrement) :

- 1 : en libre parcours (plein air)


- 2 : au sol Et les lettres FR (pour France)
- 3 : en cages
- 0 : en bio

Marquage des emballages :


Les emballages contenant des œufs de catégorie A portent sur la face
extérieure de manière facilement visible et lisible :

- Le code du centre d’emballage


- La catégorie de qualité ; les emballages sont identifiés par la mention
« catégorie A » ou par la lettre « A » en combinaison ou non avec la
mention « frais »
- La catégorie de poids
- La date de durabilité minimale
- La mention « œufs lavés », pour les œufs lavés
- Une indication recommandant aux consommateurs de conserver les œufs
après leur achat.

De plus, les emballages contenant les œufs de catégorie A portent sur la face
extérieure une indication du mode d’élevage.

Les emballages contenant des œufs de catégorie B portent sur la face extérieure :

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- Le code du centre d’emballage
- La catégorie de qualité, les emballages sont identifiés soit par la mention
« catégorie B » soit par la lettre « B »
- La date d’emballage.
-
Indication sur la date de durabilité minimale :
Elle est fixée à 28 jours (au plus tard) suivant le jour de la ponte.
Informations à communiquer pour la vente en vrac :
Pour la vente en vrac, il convient de fournir aux consommateurs les
informations suivantes :

- La catégorie de qualité
- La catégorie de poids
- Une indication du mode d’élevage
- Une explication relative à la signification du code du producteur
- La date de durabilité minimale.

Remballage :
Les œufs de catégorie A qui ont été emballés ne peuvent être remballés que
par des centres d’emballage.

Registres à tenir par les producteurs :


Les producteurs enregistrent des informations sur les modes d’élevage en
précisant pour chaque mode utilisé :
- La date d’installation, l’âge au moment de l’installation et le nombre de
poules pondeuses
- La date d’abattage et le nombre de poules abattues
- La production journalière d’œufs
- Le nombre et/ou le poids des œufs vendus ou livrés quotidiennement
selon d’autres moyens
- Le nom et l’adresse des acheteurs.

Lorsque le mode d’alimentation est indiqué, les producteurs enregistrent les


informations suivantes, en précisant pour chaque mode d’alimentation utilisé :
- La quantité et le type d’aliments fournis ou mélangés sur place
- La date de livraison des aliments.

Registre à tenir par les collecteurs :


Les collecteurs enregistrent séparément, par mode d’élevage et par jour :
- La quantité d’œufs collectés, ventilés par producteur, en indiquant le nom,
adresse, et code du producteur, ainsi que la date ou période de ponte

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- La quantité d’œufs non classés livrés au centre d’emballage approprié,
ventilé par producteur en indiquant les nom, adresse et code du centre
d’emballage, ainsi que la date ou période de ponte.

Ces deux types de registres doivent être conservés au moins 12 mois à


compter de leur date de création.

Contrôles :
Les services d’inspection contrôlent les produits à tous les stades de la
commercialisation.
Les contrôles s’effectuent par sondage ainsi que sur la base d’une analyse de
risques prenant en compte le type et le débit de l’établissement concerné, tout
comme les antécédents du producteur en matière de respect des normes de
commercialisation applicables aux œufs.

Mis à part les contrôles par sondage, les producteurs font l’objet de contrôles
dont le rythme est établi par les services d’inspection, sur la base d’une analyse de
risques prenant en considération :

- Le résultat des contrôles antérieurs,


- La complexité des circuits de commercialisation suivis par les œufs
- L’importance des volumes produits ou conditionnés
- Tout changement dans la nature des œufs produits ou traités ou dans le
mode de commercialisation par rapport aux années précédentes.

Les contrôles sont effectués de manière régulière et inopinée.

Décisions relatives à la non-conformité :


Dans le cas où le lot contrôlé n’est pas jugé conforme au règlement, le service
d’inspection en interdit la commercialisation.
Le service d’inspection doit par ailleurs veiller à la remise aux normes du/des lot(s).

Tolérance concernant les défauts de qualité :


Ceci concerne les œufs de catégorie A :

- Au centre d’emballage, juste avant l’expédition ; tolérance de : 5% des


œufs présentant des défauts de qualité
- Aux autres stades de la commercialisation ; tolérance de : 7% des œufs
ayant des défauts de qualité.

Les pourcentages cités ci-dessus sont doublés quand le lot compte moins de 180
œufs.

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A compter du 1er janvier 2015 :

Les œufs livrés directement du producteur au consommateur final, sur le site


de production, ou sur un marché local ou public, seront exemptés des normes de
commercialisation (mais ils devront tout de même être marqués).

Cette règle est cependant soumise aux conditions suivantes :

- Le producteur ne possède pas plus 250 animaux


- Les œufs sont marqués du code producteur
- Les œufs sont présents à la vente, en vrac
- Les œufs sont livrés au consommateur dans un délai ne dépassant pas 21
jours après la ponte
- La date ou la période de ponte, et le mode d’élevage des animaux sont
indiqués à proximité immédiate des œufs, sous forme de moyens
appropriés (affiche, écriteau…) et sans risque de confusion.

Les œufs de catégorie B sont exemptés de l’obligation de marquage lorsqu’ils sont


commercialisés uniquement sur le territoire national.

Le préfet du département dans lequel est situé le site de production peut sur
demande d’un producteur l’exempter de l’obligation de marquage des œufs, dans le
cas ou ces derniers sont livrés directement à un site de production de l’industrie
alimentaire.

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Annexe 3 : Questionnaire éleveurs en circuits courts

I- Présentation de l’exploitation

Etes-vous en société ?
 Si oui, le nom :

Depuis quand êtes-vous convertis en bio ?

Combien la structure a d’UTH ?

Quelle est la SAU de l’exploitation ?

La totalité de votre SAU est-elle en bio ?

 SFP ?

 SCOP ?

Quelles sont les cultures produites sur l’exploitation ?

 Céréales pures :

 Oléagineux et protéagineux pures :

 Associations et mélanges :

Quelles sont les cultures (tonnage + surfaces) destinées à la production de


volailles ?

Quelles sont les différents ateliers présents sur la ferme ?

II- L’atelier poules pondeuses

Combien avez-vous de poules pondeuses ?

Etes-vous en autosuffisance alimentaire ?

 Si non, quel type d’aliment achetez-vous ?

 Quelles quantités d’aliments

 Qui est/quels sont vos fournisseurs ?

 Quel est le prix de l’aliment ? Et en 20

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Quelle souche de pondeuse utilisez-vous ?

Vous approvisionnez-vous en poussins ou en poulettes ?

 Qui est votre fournisseur ?

 Lorsque vous vous fournissez, avez-vous le choix sur différentes souches ?

 A quel prix achetez-vous les poussins/poulettes ?

A combien estimez-vous votre temps de travail quotidien sur l’atelier de pondeuses ?

Combien y a-t-il de poulaillers ?

 Quelle sont les tailles des poulaillers ?

 Les bâtiments sont-ils fixes ou mobiles ?

Comment les lots sont-ils organisés ?

Quand le moment de réforme arrive, comment faites-vous pour avoir encore des
œufs ?

Quelle est l’âge de réformes ?

Quel est le taux de mortalité par lots ?

 Que faites-vous des poules mortes ?

Avez-vous des problèmes sanitaires ?

 Si oui, lesquels ?

 Que faites-vous pour lutter contre ces problèmes ?

Faites-vous un vide sanitaire ? (Durée)

Que faites-vous des déjections ?

Quelles sont les superficies des zones de parcours ?

 Vos parcours sont-ils arborés ?

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 Faites-vous des rotations sur les parcours afin d’avoir de l’herbe en
permanence ?

 Effectuez-vous des travaux sur vos parcours en l’absence des poules ?

Combien d’œufs produisez-vous par an ?

Où commercialisez-vous vos œufs ?

 A quel prix ?

 Sous quel type de conditionnement ?

Que faites-vous des œufs cassés et des œufs trop gros ou trop petits ?

Mettez-vous en place un programme lumineux ? (Si oui, nombre d’heures par jour, et
à quelle(s) période(s) de l’année l’utilisez-vous ?)

III- L’exploitation dans l’avenir

Quel âge avez-vous ?


 Si plus de 50 ans, comment voyez-vous l’avenir ?

 Avez-vous un éventuel repreneur ?

 Comment voyez-vous l’avenir de votre ferme ?

Quelles sont vos motivations pour faire le métier d’éleveur ?

 Pourquoi avoir choisi le bio ?

La réglementation est-elle un frein pour vous ?

 Si oui, sur quels aspects ?

Selon vous, y a t-il une place à prendre dans le futur pour ce domaine d’élevage, ou
pensez-vous que le marché est saturé ?

Avez-vous d’autres observations ou commentaires ?

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Annexe 4 : Questionnaire éleveurs en filière longue

I- Présentation de l’exploitation

Etes-vous en société ?
 Si oui, le nom :

Depuis quand êtes-vous convertis en bio ?

 Votre exploitation est-elle convertie en intégralité en bio ?

Combien la structure a d’UTH ?

Quelle est la SAU de l’exploitation ?


 SFP ?

 SCOP ?

Quelles sont les différents ateliers présents sur la ferme ?

II- L’atelier de poules pondeuses

Combien avez-vous de poules pondeuses ?

Quelle quantité d’aliment vous fournit-on chaque année ?

Quelle souche de pondeuse utilisez-vous ?

A combien estimez-vous votre temps de travail quotidien sur l’atelier de pondeuses ?

Combien y a-t-il de poulaillers ?

 Quelle sont les tailles des poulaillers ?

Les lots sont-ils organisés en même temps ?

Faites-vous un vide sanitaire ? (Durée)

Quelles sont les superficies des zones de parcours ?

 Vos parcours sont-ils arborés ?

 Faites-vous des rotations sur les parcours afin d’avoir de l’herbe en


permanence ?

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 Faites-vous des travaux d’entretien sur les parcours (broyage, fauche…) ?

Combien d’œufs produisez-vous par an ?

Quelle est l’âge de réformes ?

Quel est le taux de mortalité par lots ?

 Que faites-vous des poules mortes ?

Que faites-vous des déjections ?

Que faites-vous des œufs cassés et des œufs trop gros ou trop petits ?

Mettez-vous en place un programme lumineux ? (Si oui, nombre d’heures par jour, et
à quelle(s) période(s) de l’année l’utilisez vous ?)

III- L’exploitation dans l’avenir

Quel âge avez-vous ?

 Si plus de 50 ans, comment voyez-vous l’avenir ?

 Avez-vous un éventuel repreneur ?

Quelles sont vos motivations pour faire le métier d’éleveur ?

 Pourquoi avoir choisi le bio ?

La réglementation est-elle un frein pour vous ?

 Si oui, sur quels aspects ?

Quels sont les avantages et les inconvénients de l’atelier de poules pondeuses ?

Etes-vous content du fonctionnement de l’atelier ?

 Comment percevez-vous ce type d’atelier dans l’avenir ?

 Y a-t-il une place à prendre dans ce domaine ?

Avez-vous d’autres observations ou commentaires ?

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Annexe 5 : Questionnaire gestion de la filière longue

I- Présentation de l’entreprise

Nom de l’entreprise :
Adresse :

Téléphone :

Combien d’EA suivez-vous en région Centre-Val de Loire ?

 Quelles sont les évolutions/variations suivant les années ?

Vous occupez-vous d’autres régions/départements ?

 Si oui, lesquels ?

 Au niveau de tout votre secteur d’activité, à combien évaluez-vous


l’importance de la production de la région Centre-Val de Loire ?

Quelles souches de pondeuses fournissez-vous aux éleveurs ?

 Les éleveurs ont-ils le choix sur différentes souches ?

Quel volume d’œufs collectez-vous chaque année ?

II- La bio dans l’entreprise

Combien d’EA bio suivez-vous en région Centre-Val de Loire ?

 Quelles sont les évolutions/variations suivant les années ?

Vous occupez-vous d’EA bio dans d’autres régions ou départements ?

 Si oui, ou ? et combien ?

A combien estimez-vous la part du bio dans l’entreprise ?

Quelles souches de pondeuses fournissez-vous aux éleveurs ?

 Les éleveurs ont-ils le choix sur différentes souches ?

Quels volumes d’aliments mettez-vous à disposition chaque année ?


 Y a-t-il des variations d’une année à l’autre ?

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Quels types d’aliments fournissez-vous aux éleveurs ?

Combien d’œufs récupérez-vous chaque année en bio ?

 Y a-t-il des évolutions d’une année à l’autre ?

 Si évolutions importantes, comment expliquer ces variations ?

Avez-vous un quota d’œufs à faire produire chaque année ?

 Si oui, comment est déterminé ce quota ?

A quels prix achetez-vous les œufs ?

A quel prix vendez-vous les œufs ?

Quels types de conditionnements utilisez-vous ?

Comment effectuez-vous la collecte des œufs ?

Exigez-vous une réglementation particulière aux éleveurs, en plus de celle actuelle ?

Selon vous, quels sont les avantages et les inconvénients de la filière longue ?

 Pour vous, pourquoi les éleveurs ont-ils intérêt à intégrer la filière longue ?

Y a-t-il de la place pour de nouveaux éleveurs ?

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Annexe 6 : Questionnaire centre de conditionnement des œufs

I- Présentation de l’entreprise

Nom de l’entreprise :
Adresse :

Téléphone :

Combien d’EA suivez-vous en région Centre-Val de Loire ?

 Quelles sont les évolutions/variations suivant les années ?

Vous occupez-vous d’autres régions/départements ?

 Si oui, lesquels ?

Quel volume d’œufs collectez-vous chaque année ?

II- La bio dans l’entreprise

Depuis quand votre entreprise s’est-elle tournée ver la bio ?

 Pour quelles raisons ?

Combien d’EA bio suivez-vous en région Centre-Val de Loire ?

 Quelles sont les évolutions/variations suivant les années ?

Vous occupez-vous d’EA bio dans d’autres régions ou départements ?

 Si oui, ou ? et combien ?

A combien estimez-vous la part du bio dans l’entreprise ?

Combien d’œufs récupérez-vous chaque année en bio ?

 Y a-t-il des évolutions d’une année à l’autre ?

A quels prix achetez-vous les œufs ?

A quel prix vendez-vous les œufs ?

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Quels types de conditionnements utilisez-vous ?

Comment effectuez-vous la collecte des œufs ?

Faites-vous des contrats de collecte avec les éleveurs ?

 Quels sont les modalités de ce contrat ?

Y a-t-il de la place pour de nouveaux éleveurs ?

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Annexe 7 : Questionnaire des enquêtes économiques

Nombre de PP :
Mortalité : %
IC :
Prix de vente des œufs : cts €
Prix de vente des réformes : €
Nombre d'œufs vendus
Nombre de réformes vendus
Amortissement bâtiment : €
Amortissement FAF : €

Vente des oeufs €


Vente poules de réforme en Vd €
Vente poules de réforme en

abattage
Produit des réformes €
Total des produits €
Achat aliment €
Emballages €
Electricité €
Dépense de santé €
Personnel et charges exploitant €
Frais de matériel €
Achat de poulettes €
Amortissement FAF €
Assurance bâtiment €
Amortissement bâtiment €
Charges totales €

Bénéfice €

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 63
Annexe 8 : Définitions :

Emballage : contient des œufs de catégorie A ou B, à l’exception des emballages de


transport et des conteneurs d’œufs industriels.

Vente en vrac : la mise en vente au détail au consommateur final d’œufs non


contenus dans des emballages.

Collecteurs : tout établissement enregistré, habilité à collecter les œufs chez un


producteur en vue de leur livraison à un centre d’emballage, ou à l’industrie
alimentaire ou non alimentaire.

Date de vente recommandée : le délai maximum dans lequel les œufs doivent être
livrés au consommateur final.

Remballage : le transfert physique d’œufs dans un autre emballage ou, le nouveau


marquage d’un emballage contenant déjà des œufs.

Opérateur : un producteur ou toute autre personne physique ou morale intervenant


dans la commercialisation des œufs.

Industrie alimentaire : tout établissement fabriquant des produits à base d’œufs,


destinés à l’alimentation humaine.

Industrie non alimentaire : toute entreprise fabriquant des produits qui contiennent
des œufs, non destinés à la consommation humaine.

Œufs industriels : œufs non destinés à la consommation humaine.

Œufs cassés : œufs présentant des défauts de la coquille et des membranes


entraînant l’exposition de leur contenu.

Ovoproduit : produits destinés à la consommation humaine. Ils sont obtenus à partir


de l’œuf et de ses différents composants après élimination de la coquille et des
membranes

Site de production : un établissement élevant des poules, où les œufs sont classés
en fonction de leur qualité et de leur site de production.

Mirage : Observation des œufs devant une source lumineuse, dans le but d'apprécier
leur fraîcheur

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 64
Table des abréviations

ETP : Equivalent Temps Plein


ITAB : Institut technique de l’Agriculture Biologique
GAB : Groupement d’Agriculteurs Biologiques
GRAB : Groupement Régional d’Agriculteurs Biologiques
ITAVI : Institut Technique de l’Aviculture
AB : Agriculture Biologique
UE : Union Européenne
t. : tonne
GMS : Grandes et Moyennes Surfaces
AMAP : Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne
UTH : Unité de Travail Humain
EA : Exploitation Agricole
SAU : Surface Agricole Utile
ha : hectare
h/j : heure par jour
m² : mètre carré
EA en CC inf. ou égal à 1000 PP : Exploitation Agricole en Circuit Court inférieure ou
égal à 1000 Poules Pondeuses
EA en CC sup. à 1000 PP : Exploitation Agricole en Circuit Court supérieur à 1000
Poules Pondeuses
EA en FL : Exploitation Agricole en Filière Longue
Valeur min : Valeur minimale
Valeur max : Valeur maximale
kg : kilogramme
IC : Indice de Consommation
VD : Vente Directe
FAF : Fabrique d’Aliment à la Ferme

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 65
Table des figures

Figure 1 : schéma de l’organisation de la filière Page 3


Figure 2 : Courbe de ponte Page 6
Figure 3 : Répartition des effectifs de poules pondeuses
dans l'UE en 2013 (source ITAVI) Page 9
Figure 4 : Répartition des élevages en France en 2013 (source ITAVI) Page 10
Figure 5 : Répartition des élevages en région
Centre-Val de Loire en 2013 (source : Agreste) Page 11
Figure 6 : Répartition de la production en région
Centre-Val de Loire en 2013 (source : Agreste) Page 11
Figure 7 : Segmentation du marché français, Source ITAVI Page 12
Figure 8 : Évolution des achats d’œufs bio en millions d’euros,
Source Agence Bio Page 13
Figure 9 : Répartition de la production d’œufs en région Centre-Val de Loire Page 18
Figure 10 : Répartition des charges Page 29
Figure 11 : Répartition des charges Page 30
Figure 12 : Répartition des charges Page 32
Figure 13 : Zone d’activité d’Agralys Thoreau Page 34
Figure 14 : Zones d’activités des opérateurs économiques Page 36

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 66
Table des tableaux

Tableau 1 : Production d’œufs par pays, Source ITAVI Page 8


Tableau 2 : Production d’œufs par départements,
Source : DRAAF Centre-Val de Loire Page 11
Tableau 3 : Évolution de la consommation
d’œufs par habitants, source ITAVI Page 13
Tableau 4 : Calendrier de travail Page 14
Tableau 5 : Taille moyenne des élevages biologiques Page 17
Tableau 6 : Production d’œufs des différents modes d’élevages Page 18
Tableau 7 : Effectif de poules pondeuses par département Page 19
Tableau 8 : La main d’œuvre dans les élevages Page 20
Tableau 9 : Les autres ateliers présents dans les élevages Page 20
Tableau 10 : La SAU dans les élevages Page 21
Tableau 11 : Influence du programme lumineux sur la ponte Page 22
Tableau 12 : Les parcours dans les élevages Page 23
Tableau 13 : Les temps de travaux Page 24
Tableau 14 : La mortalité des animaux Page 25
Tableau 15 : La durée de ponte Page 26
Tableau 16 : Résultats techniques des différents types d’élevage Page 27
Tableau 17 : Influences économiques des résultats techniques
sur les élevages Page 28
Tableau 18 : Comparaison des élevages
de la région Centre-Val de Loire à des références ITAVI Page 28
Tableau 19 : Résultat économique de l’atelier poule pondeuse (2014) Page 30
Tableau 20 : Résultat économique de l’atelier poule pondeuse (2014) Page 31
Tableau 21 : Résultat économique de l’atelier poule pondeuse (2014) Page 33
Tableau 22 : Forces et faiblesses de la filière Page 40

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 67
Bibliographie

Agence Bio :
La Bio en France : repères, 2014. Site internet :
http://www.agencebio.org/sites/default/files/upload/documents/4_Chiffres/BrochureC
C/CC2014_France_8p.pdf

La Bio en France, de la production à la consommation, 2014. Site internet :


http://www.agencebio.org/sites/default/files/upload/documents/4_Chiffres/BrochureC
C/CC2014_chap4_France.pdf

La Bio dans les territoires, 2014. Site internet :


http://www.agencebio.org/sites/default/files/upload/documents/4_Chiffres/BrochureC
C/CC2014_chap7_Territoires.pdf

Site internet : annuaire des producteurs : http://annuaire.agencebio.org/

Agreste Centre : Mémento de la statistique agricole

ITAVI : site internet : http://www.itavi.asso.fr/


Note de conjoncture de ponte, 2014
Performances techniques et coûts de production, 2013

ITAB :
Cahier technique, Produire des œufs biologique, 2008
Alter Agri, janvier-février 2014, numéro 123
Alter Agri, septembre-octobre 2014, numéro 127

Agralys Thoreau :
Dossier de prospection, 2009

Chambre d’Agriculture de la Bretagne :


Cap Bio Bretagne : Poules Pondeuses avec Parcours, 2009
Observatoire technico-économique, Poules pondeuses avec parcours, 2010

DRAAF région Centre :


Dossier filière volaille, 2012

Réglementation :
RÈGLEMENT (CE) N o 889/2008 DE LA COMMISSION du 5 septembre 2008

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 68
Remerciements

Dans un premier temps, je tiens à remercier Monsieur Le Directeur de Bio


Centre et toute l’équipe pour leur excellent accueil et leurs conseils.

Je tiens également à remercier M. Jean-Marie Mazenc pour son soutien, sa


disponibilité et ses précieux conseils qui m’ont permis de réaliser au mieux l’étude et
le mémoire de stage.

Pour finir, je tiens à remercier M. Jacques Faucon (enseignant au lycée


agricole de Naves) pour ses corrections et ses conseils sur la rédaction de mon
mémoire de stage.

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 69
Résumé

Dans le cadre d’un stage de Licence Professionnelle Agriculture Biologique


Conseil et Développement, un stage a été effectué dans une structure de
développement de l’agriculture biologique. Cet organisme se nomme Bio Centre, et
est une association destinée à développer l’agriculture biologique dans la région
Centre-Val de Loire.
L’étude menée consistait à faire un état des lieux de la filière œuf bio en
région Centre-Val de Loire dans le but de déterminer forces et faiblesses de cette
filière. Cette étude permettra dans un premier temps à Bio Centre de mieux connaître
et percevoir le contexte du marché de l’œuf de manière générale.
Dans un second temps, cette étude permettra à Bio Centre de mieux
s’approprier cette filière d’un point de vue technique et économique dans le but de
favoriser le conseil auprès des producteurs.
C’est autour du thème suivant que le mémoire de stage a été construit :

Étude et analyse de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire, dans


l’objectif de réaliser un état des lieux de la filière, et de faciliter le conseil
auprès des éleveurs.

Au travers de ce mémoire, différents point sont abordés, afin de bien


comprendre le marché de l’œuf dans sa globalité.
En effet des éléments de contexte on permit de s’approprier le marché au
niveau mondial, européen, français, puis à l’échelle de la région Centre-Val de Loire.
Par ailleurs, un paragraphe résume et compare l’activité bio de la région Centre-Val
de Loire à celle de la France. De plus un schéma de filière a été réalisé dans le but
de comprendre les différents intermédiaires qui interviennent dans la filière : des
sélectionneurs aux consommateurs.
Puis une partie a été consacrée dans son intégralité à l’étude de la production
d’œuf dans la région Centre-Val de Loire. Des aspects techniques et des études
économiques ont été mis en avant au travers d’enquêtes auprès de producteurs
d’œufs.
Puis des opérateurs ont été enquêtés dans le but de comprendre leur mode
de fonctionnement et dans quelles dynamiques ils s’inscrivent dans la filière.
L’étude comprend également une partit sur le ressenti des producteurs et des
opérateurs quant à leurs opinions sur l’avenir de la filière dans les années futures.

Toutes ces données ont permis de déterminer les forces mais aussi les
faiblesses de la filière dans la région Centre-Val de Loire. Par conséquent des
perspectives d’avenir ont été proposées ; et elles ont pour objectif de suppléer les
producteurs dans leur démarche de production.

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 70
Sommaire

Introduction ........................................................................................................................ 1

Partie 1 : Présentation de la structure d’accueil, du contexte


et de la méthodologie de la mission de stage .................................................................... 2

I- Présentation de la structure de stage ............................................................................. 3

II- Étude préalable : éléments de contexte ........................................................................ 3


1. Structuration de la filière ................................................................................................ 3
2. Présentation des différents modes d’élevages de poules pondeuses ........................... 5
3. Le phénomène de ponte chez les poules pondeuses .................................................... 6
4. Les objectifs de l’étude .................................................................................................. 7
5. Recherches bibliographiques ........................................................................................ 7

III- Le marché de l’œuf....................................................................................................... 8


1. Quelques chiffres dans le monde, en Europe, en France
et en région Centre-Val de Loire ........................................................................................ 8
1.1- La production mondiale ........................................................................................ 8
1.2- La production européenne ................................................................................... 8
1.3- La production française ...................................................................................... 10
1.4- La production en région Centre-Val de Loire ..................................................... 10
1.5- La consommation ............................................................................................... 12

IV- Méthodologie ............................................................................................................. 14


1. Calendrier de travail..................................................................................................... 14
2. Création des enquêtes................................................................................................. 14
3. Gestion de la base de données ................................................................................... 15
4. Déroulement des enquêtes.......................................................................................... 15
4.1- Les enquêtes auprès des producteurs ............................................................... 15
4.2- Les enquêtes auprès des opérateurs ................................................................. 16

Partie 2 : Résultats : présentation, analyse, discussion et perspectives .......................... 17

I- Présentation générale de l’élevage de poules pondeuses bio


en région Centre-Val de Loire.......................................................................................... 17
1. Présentation des ateliers de poules pondeuses en région Centre-Val de Loire .......... 17
2. La conversion vers l’agriculture biologique .................................................................. 19
3. La taille des élevages .................................................................................................. 19
4. La main d’œuvre et les autres ateliers de production .................................................. 20
5. La SAU ........................................................................................................................ 21
6. Les bâtiments d’élevage .............................................................................................. 22

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Mémoire de stage – étude de la filière œuf bio en région Centre-Val de Loire Page 71
7. Les programmes lumineux .......................................................................................... 22
8. Les parcours ................................................................................................................ 22
9. Les souches utilisées................................................................................................... 23
10. Les temps de travaux ................................................................................................ 24
11. La mortalité des animaux dans les élevages ............................................................. 25
12. La durée de ponte ..................................................................................................... 25
13. L’indice de consommation des élevages ................................................................... 26
14. L’autonomie alimentaire des ateliers de poules pondeuses ...................................... 29
15. Les problèmes sanitaires rencontrés par les producteurs ......................................... 29

II- Analyse économique de trois types d’élevages ........................................................... 29


1. Première étude ............................................................................................................ 29
2. Seconde étude ............................................................................................................ 31
3. Troisième étude ........................................................................................................... 32

III- Présentation des opérateurs économiques de la région............................................. 33


1. L’intégrateur................................................................................................................. 34
2. Les centres d’emballages ............................................................................................ 35
2.1- CDPO................................................................................................................. 35
2.2- La ferme d’Olivet ................................................................................................ 35
2.3- Aux Saveurs de l’Étrille ..................................................................................... 15

IV- Discussion.................................................................................................................. 37
1. Ressenti des producteurs et des opérateurs sur la filière en général
et sur son avenir .............................................................................................................. 37
1.1- L’âge des exploitants ......................................................................................... 37
1.2- L’avenir de la filière selon les producteurs ......................................................... 37
1.3- L’avenir de la filière selon les opérateurs économiques ..................................... 38
1.4- Le choix de l’agriculture biologique pour les éleveurs ........................................ 39
1.5- Les limites de la réglementation selon les producteurs ...................................... 39
2. Forces et faiblesses de la filière en région Centre-Val de Loire................................... 39
3. Perspectives d’avenir................................................................................................... 41

Conclusion ....................................................................................................................... 43

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