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Activité n°1 

: La démocratie, un ensemble de droits, de pratiques et


d’institutions.
Capacités attendues : savoir tirer des informations d’un document et les résumer en changeant de
langage.

Travail / Durée : lecture, analyse du document / élaboration d’une carte mentale / 1H

Tâche n°1 : Lisez le texte ci-dessous tiré d’un article de l’encyclopédie Universalis. Dégagez les
principaux critères permettant de définir les démocraties aujourd’hui.

Les critères de la démocratie

La formule d'Abraham Lincoln relève davantage de la légitimation des systèmes officiellement définis
comme démocratiques que de leur analyse. Ainsi, si l'on en croit Joseph Schumpeter, il est difficile qu'un
système politique agisse dans « l'intérêt du peuple ». Il faudrait pour cela postuler que tous les membres
du « peuple » n'ont que des intérêts communs et que les décisions gouvernementales vont toujours dans
le sens de ces intérêts. Selon le mythe officiel, « le peuple gouverne », mais, dans les faits, l'association des
citoyens aux grandes décisions est limitée et leur influence est discutée. Du point de vue de l'analyse
concrète, il est plus réaliste (mais moins « enchanté ») de définir la démocratie, à la suite de Schumpeter,
comme « un système institutionnel aboutissant à des décisions politiques, dans lequel des individus
acquièrent le pouvoir de statuer sur ces décisions à l'issue d'une lutte concurrentielle portant sur les votes
du peuple ».

De fait, une organisation politique est couramment considérée comme démocratique si ses dirigeants sont
élus et si ces élus disposent du pouvoir effectif. C'est par exemple sur ces critères que la question du «
déficit démocratique » de l'Union européenne est posée. Il faut aussi que l'ensemble de la population (à
l'exception des catégories considérées comme « incapables », par exemple du fait de l'âge ou d'une
condamnation pénale) jouisse des droits politiques, notamment du droit de voter et de se présenter aux
élections. Dans les représentations officielles, le suffrage universel est censé donner à chacun un moyen
égal d'influencer l'orientation des grandes décisions. Il consacre le principe d'égalité qui est une valeur
essentielle de l'organisation normative des systèmes démocratiques. Dans cette culture égalitaire, les
différences de statut, de richesse, d'éducation, d'influence ou de pouvoir sont potentiellement illégitimes
et peuvent être dénoncées. Pour ne prendre qu'un exemple, la restriction du droit de vote aux citoyens
disposant de la nationalité fait débat.

Mais, toujours du point de vue politique officiel, c'est surtout la sincérité de la compétition politique,
notamment de la compétition électorale, qui est devenue le principal critère de définition et
d'identification des démocraties. Pour qu'un système soit considéré comme démocratique, il faut que les
électeurs puisse voter « librement », c'est-à-dire en conscience et de manière « autonome ». Diverses
technologies et règles de droit (secret du vote garanti par l'isoloir, répressions des fraudes et des
corruptions) y contribuent. Mais le facteur le plus décisif réside sans doute dans l'évolution des pratiques
politiques, notamment dans la disparition progressive de la possibilité, de l'habitude et même de
l'intention, d'exercer des « pressions » sur les électeurs. Dans une démocratie, les libertés politiques,
notamment de pensée, d'opinion, de réunion, d'association, d'information et de mouvement doivent
également être assurées et garanties. Les organes d'information exercent (et doivent exercer) librement
leurs activités. Sauf cas exceptionnels, les intérêts (économiques, religieux, territoriaux, ethniques,
idéologiques, professionnels ou autres) et les associations, syndicats et partis s'organisent et agissent «
librement », dans le respect des lois et des « conventions ».

Le pluralisme politique, partisan, idéologique et médiatique est considéré comme le moyen d'assurer
l'authenticité des processus de représentation et de permettre aux citoyens d'exprimer leurs opinions.
Ainsi, au moment des élections, les électeurs sont supposés exprimer leurs vues en choisissant entre
plusieurs candidats de partis rivaux proposant des programmes différents. Dans la représentation officielle,
la compétition permet à toutes les opinions de s'exprimer, et les diverses catégories de la population ont la
possibilité d'accorder leurs suffrages à des partis qui expriment leurs attentes. À travers l'élection des
représentants (parlementaires, chef d'État, élus territoriaux), c'est l'opinion du plus grand nombre
(majorité ou simple pluralité) qui l'emporte et qui préside à la composition et à l'orientation des décisions
des gouvernements. En votant pour désigner le député de sa circonscription, chaque électeur dispose
(officiellement) d'une parcelle de pouvoir pour peser sur la désignation des dirigeants et la conduite des
affaires du pays. Corrélativement, les dirigeants et les grands choix politiques sont supposés résulter de la
volonté du plus grand nombre et ils bénéficient à ce titre d'une légitimité démocratique.
Diverses conditions nécessaires au fonctionnement de ces mécanismes représentatifs sont tacitement
considérées comme remplies. Tous les citoyens sont jugés suffisamment éduqués, informés et intéressés
pour choisir entre des candidats à une élection sur le fondement de leur idéologie et de leur programme.
Les alternatives politiques sont supposées permettre la prise en charge de tous les intérêts sociaux.

Sous l'influence de luttes complexes portant sur la définition même de la démocratie, les conditions
considérées comme indispensables pour assurer le caractère démocratique d'un système politique tendent
à se multiplier. Le respect de la Constitution, la séparation des pouvoirs, notamment celle entre la branche
exécutive et le pouvoir juridictionnel, l'État de droit, parfois le contrôle de la constitutionnalité des lois, la
sécularisation de l'État, la neutralité et la subordination des armées et de l'administration au pouvoir civil,
voire la suppression de la peine de mort sont désormais tenus pour indispensables.

Quelle que soit la manière dont chacun la conçoit, la démocratie associée à l'économie de marché
s'impose en Occident comme une forme de gouvernement « indépassable » contribuant à la prospérité et
assurant la protection des libertés, le pluralisme des opinions, la paix civile, et une participation limitée
mais significative des citoyens à la vie de la cité. Elle n'a plus guère de modèle rival depuis l'effondrement
des socialistes. Rares sont les forces politiques qui en contestent ouvertement les principes dans l'ordre
interne. Ses détracteurs s'en prennent plus volontiers au style de vie et aux valeurs morales des
populations occidentales qu'à leurs institutions politiques. La démocratie se pose comme un modèle
politique applicable à toutes les régions de la planète.

Daniel GAXIE article « Démocratie » encyclopédie Universalis.


https://www.universalis.fr/encyclopedie/democratie/

Tâche n°2 : Classez les différents critères que vous avez trouvé par grande catégories.
EX : « Les libertés » est un grand principe de la démocratie. Il y a ensuite différents types de libertés dans
une démocratie. Vous les classez donc dans cette catégorie.

Tâche n°3 : Une fois que vous avez trouvé les différentes catégories et les différents éléments à
classer à l’intérieur, dessinez une carte mentale autour du mot « démocratie ».
Vous devez dessinez la carte mentale la plus jolie possible. Elle doit être propre et vous pouvez mettre de
la couleur et même faire des dessins !

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