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« Licence professionnelle intervention sociale, langue des signes » Aix-Marseille Université

Rapport de stage
MON VOYAGE EN AFRIQUE EN MINIATURE

15 FEVRIER 2020 – 29 FEVRIER 2020

MON STAGE A L’ESEDA (ECOLE SPECIALISEE POUR ENFANTS DEFICIENTS AUDITIFS)


YAOUNDÉ

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Table des matières

MON STAGE A L’ESEDA (ECOLE SPECIALISEE POUR ENFANTS DEFICIENTS


AUDITIFS), YAOUNDÉ .......................................................................................................... 1
Mes remerciements… ........................................................................................... 3
Pourquoi partir aussi loin ? ................................................................................. 4
Quelle était ma représentation avant d’arriver sur le lieu du stage et son environnement ? .. 5
La présentation de ce lieu d’apprentissage ......................................................... 7
Et ensuite, où vont les élèves après l’école ESEDA ? ........................................................... 8
Première semaine d’observation .......................................................................... 9
L’emplacement de la classe.................................................................................................. 10
L’enseignement ..................................................................................................................... 10
Leur forme de punition ......................................................................................................... 12
Le travail avec le fameux Anthony .................................................................... 13
La conférence ..................................................................................................... 14
Deuxième semaine de stage ............................................................................... 16
Conclusion .......................................................................................................... 18
Annexes ............................................................................................................... 22
Les différentes formes de pédagogie .................................................................................... 22
Le prospectus eseda ............................................................................................................. 23
Le signe selon Saussure........................................................................................................ 24

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Mes remerciements…
Je tenais à remercier,

La Directrice de l’École Spécialisée pour les Enfants Déficients Auditifs (ESEDA), Mme
Angue Francine Mengue, qui a bien voulu m’accueillir au sein de son école, qui nous a accordé
autant d’attention pour réaliser nos projets.

L’équipe pédagogique de l’ESEDA pour leur accueil et le temps passé à échanger sur leurs
pédagogies, et leur esprit ouvert aux échanges.

Les élèves pour leur attention, leur accueil si adorable, qui se sont impliqués dans notre travail
à l’école.
Madame Hamm qui a accepté de me faire confiance et me laisser une chance d’aller pratiquer
un stage dans une école d’un pays qui est environ à 7000 km de la France, avec mes deux
camarades.
L’équipe pédagogique et les intervenants d’Aix-Marseille Université, pour leurs
encouragements et leurs conseils qui m’ont été utiles pour mon aventure.

A la famille d’Anne Depetris : sa grand-mère Bernadette, sa tante Véronique, sa nièce Claudia


pour leur accueil si généreux au sein de leur foyer et au fait d’avoir pris soin de nous, Anne,
Pauline et moi, durant ces deux semaines. A son oncle Paul qui a eu le rôle de guide durant le
voyage à Seydou et qui nous a accompagnées dans tous les trajets école-maison. C’était notre
« ange gardien ». A Abdou, Vicky, les amis de la famille d’Anne qui nous ont accueillies à bras
ouverts, qui ont été curieux avec la langue des signes.

Au club de football Azura, le club de football Vitrolles, Cyril Julien, Mme Alexandrine
Moreaux et Mme Sandra Sogniard, Land’Mains et Des Mots pour Mains pour leurs dons.

A mes parents qui m’ont soutenue dans mes projets malgré leur inquiétude de m’avoir laissée
partir si loin, à mes proches, à mes camarades de la licence professionnelle qui m’ont
encouragée à prendre mon envol vers une aventure extraordinaire.

A mon copain, Mathieu Santoni, qui m’a beaucoup soutenue durant ces deux semaines qui ont
été compliquées au niveau de la santé ; grâce à lui, j’ai trouvé l’énergie et la force de tout donner
pour profiter au maximum de mon aventure.

Et pour finir, je veux remercier Anne Depetris qui m’a donné l’opportunité de réaliser ce stage,
ce fut une chance inouïe. Pleine de dévouement, Anne m’a aidée à obtenir la signature de ma
convention de stage. Elle a tout fait pour que mon stage se passe bien. Elle a aussi tenu le rôle
de protectrice durant ces deux semaines. Et enfin, grâce à elle, j’ai pu récupérer mon ordinateur,
malgré le confinement.

MERCI A VOUS

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Pourquoi partir aussi loin ?

En intégrant la licence professionnelle « intervention sociale, langue des signes »,


j’avais pour objectif de faire des stages dans des écoles spécialisées pour enfants sourds
et de découvrir le métier de médiateur en France. Mais tout a été chamboulé avec une
proposition de ma camarade de la licence professionnelle : « Aimerais-tu venir faire un
stage dans une école des enfants sourds à Yaoundé ? ». Yaoundé ? Ce nom inconnu
résonne dans ma tête, et donc mon cœur a dit « oui » sans aucune d’hésitation.
Je suis entrée dans cette licence dans le but de me découvrir, d’apprendre plein de
nouvelles choses et de ne pas rester dans ma zone de confort. J’ai accepté le stage à
Yaoundé, parce que j’étais curieuse de voir le fonctionnement pédagogique d’une école
spécialisée pour les enfants sourds africains, ainsi que de découvrir une nouvelle
culture. Je voulais aussi « jauger » mes compétences acquises durant la licence
professionnelle, ainsi que mon expérience en milieu scolaire français.
Cette proposition était l’occasion idéale de me retrouver dans un milieu dont je ne
connaissais rien (la culture, la langue, le quotidien africain) au lieu de faire un stage
dans une école française dont je connaissais déjà les bases de la pédagogie. Ce fut le
commencement d’une très belle aventure riche en émotions.

« La vie est un défi à relever, un bonheur à


mériter, une aventure à tenter » Mère Teresa

Image 1 : Photo prise devant l’école avec Amélie


Vernay, Anne Depetris et Pauline Wierzbicki, février
2020

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Quelle était ma représentation avant d’arriver sur le


lieu du stage et son environnement ?

Dans mon vol numéro XVT45H en destination de la ville Yaoundé, j’avais plein
d’idées reçues et de représentations. J’imaginais que :
- j’allais arriver dans une ville dont le sol serait marron, avec beaucoup
d’espaces verts, des bâtiments très simples,
- l’école serait simple, avec beaucoup d’enfants qui joueraient à la récréation,
- des professeurs plongés dans la langue des signes afin de donner une bonne
pédagogie aux enfants.
Je m’étais préparée mentalement pour vivre pleinement mon stage et je me tenais
prête aux nouvelles surprises qui pouvaient arriver. Qu’elles soient bonnes ou
mauvaises !

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Qui a donné vie à cette école spécialisée des enfants avec déficience
auditive (ESEDA), et qui a permis une chance aux enfants sourds
d’intégrer un programme pédagogique adapté ?

Hélène Ressicaud

La Fondation Hélène RESSICAUD pour l’Éducation et la Promotion des Personnes


Déficientes Auditives », en abrégé FEPPDA
C’était une religieuse française. Elle était directrice au départ de l’École Privée Catholique
d’Infirmiers de Yaoundé, aujourd’hui l’École des Sciences de la Santé (ESS) puis fondatrice
de l’école pour enfants sourds de Yaoundé appelée aujourd’hui ESEDA.
La fondation est créée en 1987 et reconnue d’utilité publique en 1988.
La fondation est à but non lucratif, apolitique et refuse toute discrimination sociale et religieuse.
Sa durée est illimitée.
Elle a pour objectif :
• l’éducation et la promotion des personnes déficientes auditives ;
• une meilleure insertion dans la société afin d’assurer leur plein épanouissement et leur
participation au développement de la vie sociale ;
• la préparation et le maintien de leur entourage dans une atmosphère de compréhension
et de soutien psychologique ;
• la formation aux métiers liés à la surdité ;
• le soutien de toute initiative tendant aux mêmes objectifs.

Pour atteindre ces buts, la FONDATION crée des structures d’accompagnement dont
l’école fait partie. Elle a été créée en 1972 et est consolidée d’un Centre artisanal et d’un
Centre d’Audiophonologie Appliquée1.

1
Informations consultées le 24/04/20 sur le site.

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La présentation de ce lieu d’apprentissage

Cette école se situe à Yaoundé, la capitale de Cameroun.

L’école accueille environ 177 élèves. elle regroupe des jeunes sourds mais aussi des
jeunes entendants avec déficience intellectuelle. Cette ouverture pour cette deuxième
catégorie de la population vient du fait que l’école vit des donations et des financements
privés. L’école a besoin de cet argent ; en outre, ces élèves n’ont nulle part où aller.
Cette école comprend 11 professeurs dont 2 sourds (ils enseignent la couture et la
poterie). Un professeur était parti en France il y a plusieurs années pour faire une
formation de la LSF et il est revenu pour transmettre son savoir à ses collègues. Là-bas,
ils utilisent les vieux signes du français et la langue des signes naturelle de Yaoundé.

Ce chemin d’escalier qui se trouve après le


portail nous mène à un parc de jeux et des classes
de 1ère année jusqu’à la 3ème année.

En effet, il y a 8 classes (de la maternelle jusqu’à 6éme) et une classe spécialisée pour
les enfants déficients intellectuels. La directrice de l’école fait un contrat avec les taxis
pour qu’ils amènent et ramènent les enfants. C’est le rôle du gardien de savoir quel taxi
est prévu pour tel enfant, il peut ainsi lors de la sortie des classes les laisser entrer avec
leur chauffeur respectif.

Le fameux parc dans


lequel jouent les enfants
pendant la pause

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7h30 Le début des cours

10h la pause petit-déjeuner et récréation (15 minutes environ)

12h Le repas de midi

13h La reprise des cours

15h Fin des cours

Les élèves sont récupérés par leur taxis respectifs ou rentrent chez eux par leurs propres moyens.
Afin de respecter le rythme de la vie (levée du soleil tôt vers 6h du matin et coucher vers 18
heures), l’ensemble des écoles primaires et collèges terminent leurs cours aux alentours de 15
heures.

Et ensuite, où vont les élèves après l’école ESEDA ?

Les élèves qui ont réussi leurs examens à l’école vont dans un collège et un lycée dit
classique. Mais là-bas, il n’y a pas de dispositif pour traduire les cours ou une AVS en
classe. Du coup, les jeunes recopient sur les entendants et ensuite viennent tous les
mercredis après-midi et samedi matin à l’ESEDA pour que les professeurs réexpliquent
les cours avec les signes.

Le stade de football où se
déroulent les matchs des enfants.

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Première semaine d’observation


Après la visite des lieux avec la directrice, j’ai tout de suite remarqué des choses qui me font
dire que mon stage allait faire l’objet de plein de découvertes. Lors de la première semaine,
nous ne pouvions pas trop intervenir parce que les classes étaient en pleines révisions pour leurs
examens. On en a profité pour observer attentivement dans chaque classe, observer mais aussi
aider à la révision.

La classe
Chaque classe est composée de 20 élèves environ avec des âges différents, avec des difficultés
différentes. Chaque classe a une pédagogie inclusive, le modèle allemand. Ce qui consiste à
l’intégration des élèves entendants déficients mentaux dans une classe des enfants atteints de
déficience auditive.

Source de l’image : https://www.enseigner.ulaval.ca/ressources-pedagogiques/l-approche-


pedagogique-inclusive consulté le 26/04/2020

L’ESEDA a adopté cette méthode parce que les effectifs d’enfants sourds ne font que diminuer,
il fallait beaucoup d’élèves pour recevoir du financement donc l’école n’a pas eu d’autres choix
que d’accepter tous ces autres élèves ayant d’autres déficiences. Cette méthode inclusive a eu
des conséquences, elle est finalement devenue un élément perturbateur dans l’apprentissage des
élèves. Puisque tous ont un niveau différent, cela demande à chaque professeur l’obligation de
s’adapter aux 20 élèves en même temps. C’est complexe et cela leur donne beaucoup de travail
en termes de niveaux à suivre, de vitesse d’apprentissage, etc.
Cependant, cela a un côté positif parce que les jeunes enfants apprennent à fréquenter quelqu’un
d’autre de différent et à l’accepter dans leur entourage, cela peut être utile dans l’avenir pour la
société, pour mieux vivre ensemble et accepter les différences des uns et des autres.

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L’emplacement de la classe

Dans une salle de l’enseignement, nous observons une vingtaine d’élèves ouvrent grands leurs
yeux pour apprendre, sur leurs tables alignées en lignes. Je vois bien que certains jeunes qui
étaient au fond, se mettent entre les rangées de chaises, ou au couloir menant au tableau pour
pouvoir suivre l’enseignement de leur professeur. L’aménagement d’une classe en U pourrait
simplifier l’apprentissage des élèves et le quotidien du professeur. Il pourrait ainsi se déplacer
facilement pour aider un élève et serait d’un grand confort au niveau visuel pour les élèves qui
pourraient échanger entre eux sans contrainte.
Image 2 : Photo d'une classe d'ESEDA

L’enseignement

Habituée à grandir dans un enseignement français, baignée dans ma langue maternelle qui est
la langue des signes françaises : la défendre est devenue une de mes missions au quotidien.
Venir dans cette école et y voir certaines habitudes d’enseignements ou tentatives « maladroites
ou malheureuses » de certains enseignants de me faire oraliser a été un choc culturel pour moi
et dans mes habitudes. C’est avec diplomatie et savoir-vivre et être que je me suis rapidement
fondue dans le décor afin de ne pas perturber mon stage sans toutefois renoncer à mes
convictions et à mon identité. Le dialogue m’a permis de continuer d’approfondir mes
découvertes pour comprendre le « pourquoi » tout en respectant leur rythme.

Le pays étant bilingue, il est obligatoire d’enseigner le français et l’anglais à tous les enfants
camerounais. C’est ainsi que la plupart des professeurs donnent des enseignements en utilisant
plusieurs langues : la langue des signes française, le français écrit, l’American sign language et
l’anglais écrit. Ces différentes langues sont toujours accompagnées des sons, d’articulations.
Dans les statuts de l’école, est mis en avant l’oralisme : il est donc pour ainsi dire fortement
recommandé et demandé aux élèves d’utiliser leur voix en même temps qu’ils signent. Dans la
vie de tous les jours, dans la société camerounaise actuelle : savoir parler est essentiel pour
réussir et avoir un avenir. Avec mes camarades, on a un peu tenté d’expliquer que parler n’est
pas le plus important en donnant nos arguments en douceur, mais avons-nous réussi à faire
entendre notre « voix » ? ou est-ce que cela a été sans répercussion ?
J’ai pensé que cela vient du fait qu’il n’y ait pas de modèles, de personnes qui démontrent qu’il
y a une identité sourde, la culture pi sourd, son histoire, etc. Si les professeurs étaient conscients
de cela, est-ce que cela ne permettrait pas un questionnement à ce sujet ?

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L’école a trois objectifs principaux : la langue des signes/ l’oralisme/ la lecture et l’écriture.
Mais, en suivant à la lettre cette méthode, je me demande si les élèves sont réellement épanouis
dans leur apprentissage ? Cette méthode semble fonctionner avec des taux de résultats des
examens plus que satisfaisants pour le corps pédagogique d’ESEDA qui organise et surveille
ses propres examens.

En m’asseyant au sein de ces classes, j’ai remarqué que le pédagogue a le rôle de celui qui
transmet le savoir, uniquement son savoir. L’apprentissage ne passe pas par la construction des
savoirs à partir des échanges entre l’enseignant et ses élèves. Chacun a un rôle bien délimité,
l’un donne son savoir et l’autre écoute.
Si ces pédagogues avaient opté pour une méthode plus alternative en constituant des supports
plus visuels (des images, des livres…), cela compléterait peut-être les cours dispensés et
rendrait l’apprentissage plus riche pour ces jeunes ?

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« La parole est d'argent et le silence est d'or »

Leur forme de punition


Autre sujet qui est l’un des sujets le plus sensible abordé lors de ce stage et lors de la rédaction
de mon rapport de stage.
J’ai malheureusement été témoin à plusieurs reprises de l’usage de châtiments corporels en
classe ou à l’extérieur pour maintenir une certaine discipline.
Cela fait partie de la culture camerounaise. Même si interdite par la loi, la fessée ou autre
châtiment corporel, ne semble pas être répréhensible même venant du corps enseignant. De la
sphère privée familiale à la sphère religieuse : il m’a été dit « la Bible permettait aux personnes
de remettre dans le droit chemin par cet acte la personne qui avait fait quelque chose de mal ou
dérivé », ce qui est le cas pour les enfants, selon certains.
Les équipes sont conscientes que cela puisse choquer les stagiaires européens, mais elles
préviennent que cela a un caractère éducatif.
Malheureusement, j’ai pu constater que cela avait une conséquence lourde pour ces enfants. Ils
trouvent cet acte normal et ils le reproduisent entre eux. C’est un cercle vicieux qui n’en finit
pas.
Des recherches démontrent que ce n’est pas la méthode à privilégier envers des enfants : les
conséquences à court, moyen et long terme en sont désastreuses.

« Comme l’on déjà démontré des études scientifiques, les enfants subissant des punitions
corporelles sont plus enclins à développer, à l’adolescence et à l’âge adulte, de graves
problèmes de santé.
Ainsi, une analyse de 75 études a révélé que l’exposition durant l’enfance à la fessée, la forme
la plus courante de châtiment corporel, prédit 13 résultats négatifs sur 17, dont l’agressivité, le
comportement antisocial, les problèmes de santé mentale (dépression), la faible estime de soi
et les abus physiques. »2

Voici mon hypothèse selon mes observations et échanges avec les professeurs : je pense que
les enseignants ont recours à cette solution parce qu’ils n’ont pas été formés à gérer une classe
d’enfants différents et ne savent les remettre en place sans violence, avec une explication
(méthode de parentalité positive).

2
https://www.sante-sur-le-net.com/punitions-corporelles-jeunesse-moins-violente/ consulté le 26/04/2020.

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Le travail avec le fameux Anthony3


On a passé environ deux matinées avec un jeune de 16 ans qui ne connaissait rien, à l’école, il
s’appelle Anthony. C’était sa troisième semaine d’école. Du coup, avec mon groupe, on a fait
des petits cours sur la dactylologie, l’écriture de son prénom, les lettres et les chiffres. On a
testé avec des supports visuels, avec le tableau, les dessins, les couleurs… Et j’ai remarqué qu’il
était vraiment motivé parce qu’on faisait attention à lui, on l’encourageait. On a même pensé à
la méthode de notre professeur, Martin Dutrait, le mouvement mémoire, on le fait marcher
jusqu’au tableau pour qu’il prenne le temps de réfléchir, que cela l’aide à se rappeler et force
est de constater que la mémoire kinésique fonctionnait bien pour lui. Nous avons adapté
plusieurs pédagogies et diversifié les outils d’apprentissages pour susciter sa curiosité et essayer
d’assouvir sa soif d’apprendre. Le cycle circadien et l’observation de son comportement ont
aussi été importants vu qu’à un moment nous avions remarqué son état de fatigue : j’ai cessé
de lui faire cours et proposé une pause. Ainsi, son cerveau pouvait se reposer et on s’adaptait
aussi en fonction de son humeur. Nous nous sommes servies de tous les cours et interventions
acquis en licence professionnelle pour essayer de l’aider et on voyait bien que cela fonctionnait.
Ces deux petits cours ont permis de valoriser Anthony qui sortait de la classe, fier de lui, on
voyait bien qu’il avait confiance en lui.
Finalement, je suis d’une part contente pour Anthony qui a fait d’énormes progrès en peu de
temps, mais on a aussi pu donner un exemple aux autres professeurs sur nos méthodes
d’apprentissage avec les moyens matériels de l’école (leurs photocopies de la dactylologie, le
tableau noir, les craies de couleurs, etc).
D’autre part, cette situation me gêne parce qu’après on rentre en France : qui continuera ce
travail avec lui ? Pourra-t-il bénéficier de « tutorat » ou de cours particuliers pour rattraper son
retard ? Le professeur ne pourra pas lui donner toute son attention car il y a d’autres élèves
présents.
Image 3 : Le travail avec
Anthony. On a Anne au
tableau, avec Pauline à
côté pour l’aider à
suivre.

3
Le prénom a été modifié pour le respect de sa vie privée.

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La conférence
La directrice a été généreuse : elle nous a prêté une salle un samedi, pour que nos camarades et
moi puissions organiser une conférence et en même temps rencontrer les personnes signeurs de
la ville Yaoundé.
Avec notre groupe, nous avons pour but :

D’échanger sur la communauté sourde de Cameroun, d’en savoir plus et évidemment de


présenter la communauté sourde de la France
Présenter les diverses associations
Présenter notre licence professionnelle

Le jour J est arrivé, nous avons préparé le


diaporama, le projecteur, mais il y a eu un
souci technique, le mur n’était pas adapté
pour le projecteur, nous avons eu recours
à la volonté et des aides de l’entourage qui
a été aimable. A la fin nous avons réussi à
trouver une solution. De jeunes enfants
nous avaient aussi aidées pour les
placements, à rendre la salle plus
présentable.

Image 4 : Pendant la conférence


Et ensuite on a appris que les sourds étaient en retard d’une heure
environ, on nous a expliqué que c’est leur culture, ils sont toujours en retard et jamais à l’heure.
Et qu’il fallait leur payer le transport pour leur faire comprendre que c’est important. Mais la
directrice a refusé de payer les transports. Donc la conférence a débuté, nous étions environ 40
personnes, il y a des hommes sourds, quelques femmes, quelques enfants qui ont assisté à la
conférence. Il y a une mixité. J’ai un bilan positif parce qu’ils sont venus à la conférence malgré
le refus du paiement des transports, cela leur a demandé de grands efforts, cela m’a fait plaisir
de voir cela. On voyait bien qu’ils étaient intéressés par la conférence, il y a eu des questions,
des échanges, j’ai vu qu’il y a beaucoup de questions sur la capacité des personnes sourdes à
accéder à différents métiers ainsi qu’aux études
supérieures. J’ai remarqué qu’à Yaoundé il y avait
une communauté sourde, mais pas de la culture (art,
théâtre, cinéma, festival…) cela m’a beaucoup
touchée de voir cette situation. A la fin, la directrice
a fait un discours encourageant pour les sourds pour
leur avenir et leur objectif… Il y a même un homme
qui dit que c’est important de prendre en compte nos
informations, de bouger pour la communauté des
sourds, d’essayer d’aller au festival clin d’œil de Image 5 : Le repas offerte par le groupe, une
Reims. On dirait que pour lui, la France, c’est façon pour les remercier
comme le rêve américain. J’étais contente d’avoir apporté peut-être le déclic pour leur avenir,

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avec mon groupe. J’ai vu que la langue des signes et la culture sourde ne sont pas vraiment
reconnues au regard du gouvernement, ils étaient fiers d’être sourds signeurs mais manquent
d’outils pour monter une vraie communauté sourde et solide. Le contact avec le gouvernement
pour le combat est très compliqué, il y a eu même des Camerounais sourds qui fatigués ont
baissé les bras. Je leur souhaite de réussir à l’avenir, ils en sont capables.

« La diversité de chacun fais la richesse de tous. » J. Beaucarne

Image 6 : Rassemblement après la conférence

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Deuxième semaine de stage


Après une semaine de participation, d’observation dans ces classes, avec mon trinôme, on allait
pouvoir mettre en place nos objectifs. Suite à l’acceptation de la directrice, on allait prendre
chaque classe avec nous.
Grâce à nos observations, nous avons pu constater les choses manquantes et essayer avec nos
idées de les améliorer.
Nous avons tenté
-d’aménager la classe, avec les bancs, en forme d’U
-d’amener un projecteur pour supports visuels (pour diffuser les vidéos du conte, des comptines,
des vidéos d’iconicité…) tout avec les langues des signes
-de jouer avec le matériel de jeux venant de Land ’Mains, ce sont des jeux avec des thèmes
différents, avec des signes.

Image 7 : Les jeux venant de Land ‘Mains

Cela a été un succès ! Bien-sûr qu’on a adapté certaines activités au niveau des classes. Après
la fin de l’heure on se regroupe avec mes camarades, pour
discuter des points améliorer, quelle activité faire pour le
groupe suivant… On fait toujours le point. On a aussi tenu à
ce que le professeur soit présent pour qu’il puisse voir nos
méthodes, lui donner des idées et aussi nous faire des
remarques sur les comportements de leurs élèves.
Le bilan de cette semaine avec les élèves : Image 8 : Les enfants en train de jouer
- ils participent beaucoup, se lèvent même pour nous
demander les signes.
- ils sont très concentrés, sont patients, très volontaires.
- ils ont conscience que nos signes et leurs signes sont différents, ils nous réclament et avec mes
camarades qu’on signe à leur façon afin de pas oublier leur langue des signes, leur logique.
(Vous pouvez voir les signes sur le rapport de Pauline Wierzbicki4 et Anne Depetris5).
-ils étaient plus ouverts avec nous qu’en cours avec leur propre enseignant.

4
https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/4251/files/2020/04/Corpus-du-lexique-de-la-langue-des-
signes-camerounaise.-Pauline-Wierzbicki.-2020.pdf
5
https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/4251/files/2020/04/Entretien-avec-Stéphie-Rose-Nyot-Nyot.-
Anne-Depetris.-2020.pdf

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Nous avons surtout remarqué que les élèves ne connaissent pas le sens de certains mots. Par
exemple, ils connaissent le signifiant, ils savent comment épeler le mot « chien » mais
ignoraient le signifié. C’est un concept très important au niveau cognitif pour leur permettre de
faire des liens de mots, de signes et ensuite comprendre le sens d’une phrase. Et je comprenais
mieux pourquoi ils répétaient tous les jours « ça va bien ? » en langue des signes : ils en
ignoraient le sens, ils les répétaient parce qu’ils voient les adultes le faire quand ils se croisent.
J’ai aussi remarqué qu’ils étaient capables de comprendre une histoire signée et l’expliquer. Je
tiens à appuyer que c’est une preuve que la langue des signes peut être très utile pour
accompagner les cours.

A la fin de ces activités, ils redemandent


encore et encore ! On a dû expliquer qu’on a
mis ces jeux dans le bureau de la directrice,
qu’ils étaient à leur disposition et qu’ils
pouvaient rejouer même après notre départ
avec leurs professeurs.

Image 10 : Une classe, qui pratique nos idées.


Comme on peut le voir, l’emplacement est en forme
d’U.

Image 9 : Une vidéo d'exemple, une comptine « la famille tortue ».

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Conclusion

A la fin des deux semaines du stage, on est allées dans le bureau de la directrice pour discuter
du bilan.
On a expliqué, l’idée de Pauline, « le triangle ». C’est un support très utile pour apprendre le
signifié et le signifiant, la théorie de Saussure.

Le mot
« chien »

Le signe
« chien »

On a aussi proposé d’utiliser les livres de la bibliothèque de l’école comme support pour
l’apprentissage.

« Ne restez pas assis là à attendre que les opportunités viennent à vous. Levez-vous et
créez-les ! » Madame C.J Walker

Ces deux semaines sont passées tellement vite, je suis très heureuse d’avoir pu réaliser ce stage
malgré les contraintes et d’avoir donné du bonheur aux enfants. Ce stage a été un véritable choc
culturel pour moi mais il m’a aussi permis de me remettre en question sur ma vie en France,
mon quotidien, mes acquis… On peut dire que cela m’a rendue plus consciente sur certaines
choses et j’ai pu me redécouvrir sous d’autres angles.
Grâce à mes cours et mes découvertes sur place, je me suis rendu compte des acquis de la
licence professionnelle, qui ont été un support indéniable durant ce stage.

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Avant de partir au Cameroun, j’avais fait un interview auprès de M. Rachid El Omri sur sa vie
d’étudiant à Gallaudet6 ; j’avais beaucoup de raisonnements dans ma tête au niveau de
l’accessibilité des études pour ces signeurs. Je me plaignais un peu de la situation en France
jusqu’à mon arrivée au Cameroun ; c’était vraiment l’opposé. Je me suis donc rendu compte
que j’avais énormément de chance de vivre en France, d’avoir accès à des études confortables.
Je vois des citoyens français qui se battent pour de l’accessibilité, il y a des choses qui sont
mises en place mais le combat n’est pas fini. Cette expérience me fait réfléchir : au fond de moi
j’ai d’un côté envie de dire : battons-nous, ne lâchons-rien, mais de l’autre : savourons notre
chance. Il ne faut e pas avoir des critiques gratuites envers certaines instances officielles, le
gouvernement par exemple ; ces critiques doivent être constructives. Ne devons-nous pas aussi
éviter d’une manière générale de rabaisser les personnes qui essaient de faire de leur mieux
pour la communauté des signeurs (interprète, AVS, professeurs… toutes les personnes qui font
partie de l’éducation).
Au point de vue associatif, on a une grande chance d’avoir la FNSF. C’est notamment grâce à
eux que la communauté des signeurs est mise en valeur.

Au Cameroun, le fonctionnement est différent, mais peut-on accuser la communauté des


signeurs ? Ce retard n’est pas de leur fait, la culture et la mentalité du pays y sont pour
beaucoup. Si l’on prend les exemples de l’Amérique ou de la Chine : nous remarquons qu’ils
sont en avance en matière d’accessibilité sur la France. Et la France est en avance sur le
Cameroun et ainsi de suite. Mais l’espoir demeure et j’y crois. J’ai foi en leur positivisme, en
l’évolution tant au niveau culturel et linguistique. J’ai le doux rêve que la langue des signes y
soit enfin valorisée afin que les sourds puissent s’épanouir et construire les bases d’une
fondation d’une communauté solide.

Comme vous pouvez voir sur la photo 11, j’étais si épuisée mais tellement heureuse d’avoir fait
cette expérience, permettre aux enfants de découvrir ces pédagogies et les rendre joyeux.

Au niveau professionnel, cela m’a permis de me redonner confiance en moi en gérant un


groupe, d’être créative et de me poser des questions de réflexion.
J’espère de tout mon cœur avoir permis aux sourds camerounais que j’ai rencontrés d’avoir un
regard plus curieux sur la communauté sourde, sur la langue des signes afin qu’ils
approfondissent cette langue et cette culture. Mais j’ai conscience, qu’ils ont leurs habitudes,
leurs modalités, leurs cultures, et ce ne sont pas nous, les Européens, qui pouvons les aider à
changer, mais peut-être pourrons-nous apporter des conseils subtils qui les feront réfléchir à
l’avenir.

J’espère revenir dans cette école un jour, afin de voir leur évolution, s’ils ont vraiment pris en
compte nos remarques. En France, on entend parler de partenariats avec des écoles africaines.
En ce moment, il y a un projet d’une association en partenariat avec une école des sourds de
Bénin ; ce projet devient populaire avec des volontaires français qui y vont régulièrement.
J’aimerais à mon tour faire connaître cette école de Yaoundé, parce qu’ils enseignent et

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https://f.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/4251/files/2020/05/Echo-Magazine.-871.-Mai-2020.pdf.

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« Licence professionnelle intervention sociale, langue des signes » Aix-Marseille Université

pratiquent en grande majorité notre langue des signes française. C’était intéressant et particulier
de voir d’un point vue linguistique le mélange de certains signes provenant d’autres langues ;
tous sont complémentaires et viennent enrichir leur langue des signes.

Ça serait beau que certains signeurs fassent quelque chose (une vidéo, un corpus...) pour garder
la langue des signes camerounaise, leur étymologie, leur logique et qu’elle devienne plus tard
la langue des signes principale voire officielle du pays. Je n’ai pas vraiment envie que les
langues de signes (françaises et américaines) deviennent une langue dite courante car elles
dénatureraient les signes locaux. Il est très important que chaque pays ait sa propre langue des
signes.

J’aimerais tant que les futures promotions de la licence professionnelle « intervention sociale,
langue des signes » fassent un partenariat avec eux, afin de prendre le relais de notre projet et
assurer une continuité en les suivant de près. J’essayerais de parler de cette école durant mon
parcours. Peut-être pourrais-je un jour y retourner, leur rendre visite, avec ma collègue Anne ?
Si jamais je deviens enseignante, je ferai un projet de correspondance avec cette école pour
garder des liens avec des élèves sourds de France et du Cameroun, en espérant peut-être qu’eux
prendront la décision d’y aller un jour, leur rendre visite. Est-ce que l’ESEDA accepterait de
continuer cette aventure ? Aurons-nous – l’ESEDA et l’AMU – toujours l’esprit ouvert, la
curiosité sur la culture des sourds et le respect de la richesse et le souci de la qualité de la langue
des signes ?

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« Licence professionnelle intervention sociale, langue des signes » Aix-Marseille Université

« Quoi de plus accueillant que le sourire d’un enfant ? » L. Payet

Image 11 : Amélie et une élève d'ESEDA

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« Licence professionnelle intervention sociale, langue des signes » Aix-Marseille Université

Annexes
Les différentes formes de pédagogie

Ces pédagogies alternatives partagent la même origine : au début du 20esiècle, des voix
s’élèvent contre l’enseignement traditionnel. Ces critiques sont portées par des pédagogues
mais aussi des médecins, des psychologues, des philosophes et des parents : ils considèrent
comme inadapté à la psychologie de l’enfant un système scolaire dans lequel tous les élèves
apprennent les mêmes choses au même âge et de la même façon, et de manière trop théorique.
Comment cette uniformisation peut-elle respecter leurs différences ? Le mouvement de
l’Éducation nouvelle naît alors, sous la houlette de pionniers : Célestin Freinet et Roger
Cousinet en France, Ovide Decroly en Belgique, Rudolf Steiner en Autriche et Maria
Montessori en Italie.

PÉDAGOGIE FREINET OU COMMENT FAVORISER L’EXPÉRIMENTATION


PERSONNELLE
Blessé pendant la guerre de 1914-1918, l’instituteur Célestin Freinet a du mal à parler quand
il reprend son métier. C’est l’une des raisons pour lesquelles il met en place des méthodes
éducatives libérant l’enseignant des longs discours qu’il doit normalement faire lors des cours
magistraux. Il se concentre sur l'organisation du travail et la coopération. Il développe
le concept de "tâtonnement expérimental" : l’enfant fait et refait lui-même le chemin mental
aboutissant à un savoir. Ce faisant, l’élève imprime en lui le processus qui permet d’utiliser le
savoir et le relier à d’autres dans d’autres domaines. Freinet met aussi l’accent sur l'expression
libre des enfants par l’écriture et le dessin, la correspondance scolaire ou encore la réalisation
de journaux scolaires. Pour en savoir plus, découvrez notre article " Les écoles Freinet : la
pédagogie différenciée".
PÉDAGOGIE MONTESSORI OU COMMENT APPRENDRE À FAIRE SEUL
Dans les années 1900, Maria Montessori est une des premières femmes diplômées de médecine
en Italie. Elle décide d’accompagner des enfants pauvres dans un quartier populaire de Rome.
Elle développe pour cela une méthode dont le principe est de s’adapter au rythme particulier
de l’enfant : c’est un apprentissage par l’expérience et la manipulation favorisé par un matériel
adapté. Elle apporte aux enfants le plaisir de "faire seul", notamment dans la sphère de la vie
pratique. Son approche apparaît comme très contemporaine parce qu’elle encourage à se
rapprocher du réel alors que la tentation du virtuel (écrans, jeux vidéo…) est très forte
aujourd’hui. De plus, elle considère qu’il est vain d’enseigner aux enfants en prévision d’un
métier qui n’existera peut-être plus dans 20 ans, quand il sera adulte. Pour en savoir plus,
découvrez notre article " Ecoles Montessori : la pédagogie de l’autodiscipline".7

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https://www.doctissimo.fr/famille/scolarite/pedagogie-alternative/differences-pedagogies-alternatives
consulté le 26/04/2020

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« Licence professionnelle intervention sociale, langue des signes » Aix-Marseille Université

Le prospectus Eseda8

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Prospectus Eseda

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« Licence professionnelle intervention sociale, langue des signes » Aix-Marseille Université

Le signe selon Saussure9

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https://image.slidesharecdn.com/prez-semio-120123094537-phpapp01/95/introduction-la-smiotique-
visuelle-16-728.jpg?cb=1327312542 consulté le 01/05/2020

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