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Faculté des sciences juridique, économiques et sociales Tanger

Master Fiscalité finance et comptabilité

L’écart d’évaluation,
d’acquisition et de
conversion, calcul et
comptabilisation

Réalisé par :

 Taha ZNAGUI
 Chaimae HJILA
 Mahassine TAHIRI
 Basma AZARHON Encadré par :
 Abdelaali AGORD
Mr. Nabil ZARKI
Sommaire

Introduction............................................................................................................................................. 3
I. L’écart d’évaluation ......................................................................................................................... 4
1. Généralités sur l’écart d’évaluation ............................................................................................. 4
2. La méthode d’évaluation libre ..................................................................................................... 5
3. Calcul et comptabilisation d’écart d’évaluation .......................................................................... 6
a. La pratique de la réévaluation libre ........................................................................................ 6
b. Calcul de l’écart de réévaluation ............................................................................................. 7
c. Comptabilisation de l’écart de réévaluation ........................................................................... 7
II. L’Ecart d’acquisition ...................................................................................................................... 14
I. Ecart d’acquisition positif : .................................................................................................... 15
II. Ecart d’acquisition négatif : ................................................................................................... 15
III. Écarts de conversion ................................................................................................................. 17
I- Principes Généraux D'évaluation ............................................................................................... 17
1-la méthode du cours historique : ............................................................................................... 25
2- la méthode du cours de clôture ................................................................................................ 25
Bibliographier ........................................................................................................................................ 29
Introduction
Selon le CGNC
« Lors de la première consolidation d'une filiale, la différence éventuelle entre le coût
d'acquisition des titres et la quote-part de capitaux propres revenant à la société consolidant
dans cette filiale, sur la base des méthodes de consolidation (après reclassements et
retraitements éventuels), est appelée "écart de première consolidation".

Cet écart fait d'abord l’objet d'une répartition entre certains éléments identifiables (tels les
immobilisions corporelles et incorporelles, les stocks...) qui sont ré-estimés sur la base des
valeurs de consolidation; les capitaux propres ainsi retraités en consolidation sont répartis
entre les intérêts du groupe et ceux des "minoritaires". »

En d’autres termes, lors de la prise de participation dans des sociétés existantes, le coût
d’acquisition figurant dans le bilan de la société mère est différent de sa part dans les
capitaux propres ressortant du bilan de la filiale établi à la date d’acquisition. D’où
l’apparition, dans le premier bilan consolidé, d’un écart pour lequel un traitement comptable
spécifique est à effectuer. Cet écart est appelé « écart de première consolidation. Il comprend
deux éléments : un écart de réévaluation et un écart d’acquisition.
I. L’écart d’évaluation :(réalisé par chaimae Hjila- abdelaali Agord)

A leur date d’entrée dans le patrimoine de groupe. La filiale doit être évaluée la valeur de ses
actifs, afin de respecter la notion d’image fidèle. L’objectif est de déterminer la valeur
actuelle de l’actif de la société filiale lors de leur entrée dans le périmètre de consolidation.

La détermination de la valeur actuel de l’actif est appelé la valeur revalue de la valeur


d’entre de l’actif dont le patrimoine de la filiale, permet de calculer un écart qui existe entre
cette valeur revalue après l’application des méthodes des réévaluations des immobilisations.

1. Généralités sur l’écart d’évaluation

Selon le CGNC, il s’agit de cette valeur affectée aux différents postes du bilan concernés
par la réévaluation des éléments d’actifs de la filiale. Ce qui signifie qu’en fait on utilise le
bilan réévalué de la filial lors de l’acquisition pour établir le bilan consolidé.

<<L'écart de réévaluation, égal à la différence entre la valeur réévaluée et la valeur d'entrée


de l'immobilisation, a pour effet d'augmenter la valeur comptable nette de ladite
immobilisation >>1

« L’évaluation reflète l’appréciation pour l’acquéreur de la valeur des éléments actifs et


passifs qu’il vient d’acquérir. Ceci justifie le fait de retenir:

 La valeur nette probable de réalisation pour les actifs suivants lorsqu’ils sont destinés
à être vendus : les immobilisations incorporelles, corporelles, les titres de participations.
 La valeur de marché pour les valeurs mobilières de placement.
 La valeur actualisée pour les créances significatives, les dettes d’exploitation et dettes
financières significatives ainsi que pour les provisions pour risques et charges.

A noter que les immobilisations incorporelles sont exclues du champ d’application de la


réévaluation.
Le champ de la réévaluation couvre ainsi les immobilisations corporelles, qu’elles soient
amortissables ou non, notamment :

1
Décret n° 2-99-1014, article 5
 Les terrains : qu’ils soient nus ou bâtis sur les lesquels sont construits des locaux
industriels ou administratifs : ainsi que le cas échéant ceux qui ne sont pas affectés
directement à l’exploitation.
 Les constructions : consistant dans des bâtiments industriels, administratifs et autres.
 Les installations techniques et les matériels et outillages
 Les matériels de transports et matériels de bureau et autre immobilisation corporelles.
 Les immobilisations financières.

L'intérêt de la réévaluation se justifie autant en période normale que lors de circonstances


particulières et exceptionnelles pour l'entreprise telles que:- la cession partielle ou totale
d'entreprises; - la restructuration d'entreprises, fusions, scissions;- le financement par capital
risque;- l'introduction en bourse.

2. La méthode d’évaluation libre

L'une des nouveautés importantes de l'année 2000, en matière de mise à niveau comptable
des entreprises au Maroc, a été la possibilité de réévaluation libre des bilans. En effet, c'est
pour la première fois au Maroc que le législateur a permis la pratique de cette opération. La
réévaluation libre a été reconduite par l'article 9 de la Loi de Finances pour l'année
budgétaire 1999/2000, et rendue opérationnelle par un décret d'application du 4 mai 2000.
Pour l'histoire, il faudrait rappeler également que cette mesure a subrogé les dispositions de
réévaluation légale prévues par la loi 24-86 relative à l'impôt sur les sociétés.

La réévaluation libre peut être menée par les entreprises. Les immobilisations rentrent dans
le patrimoine d’une entreprise et y sont évaluées à un cout d’entre. Celui-ci est un cout
historique, base sur le cours du dirham au jour de l’acquisition du bien. En théorie, ce coût
n’est jamais modifié.
Pourtant, dans certains cas (et notamment du fait de l’inflation), certains immobilisations
peuvent prendre de la valeur. Leur valeur réelle s’éloigne ainsi de leur valeur nette
comptable. Afin de respecter le principe de respecter le principe d’image fidèle, le CGI et le
PCGE ont introduit la notion de réévaluation des immobilisations.
Tout d'abord, la réévaluation libre se résume en une opération comptable de revalorisation
du patrimoine d'une entreprise, rendant ainsi sa situation comptable plus représentative de la
réalité économique. C'est une dérogation expresse aux principes comptables sacro-saints du
coût historique et de la prudence, dont l'application stricte en période d'inflation ne permet
pas de donner une image “réelle” du patrimoine de l'entreprise.

La réévaluation libre des immobilisations corporelles et financières consiste à substituer,


dans les écritures comptables la valeur actuelle à la valeur d'entrée.

L’entreprise utilise, sous la responsabilité de ses organes compétents, la technique qu’elle


estime la mieux appropriée Pour l’estimation de la valeur actuelle, il peut être fait référence :

 Aux cours pratiques sur le marché approprié


 A la valeur d’entrée en comptabilité affectée d’un indice de prix spécifiqueà la famille
de biens à laquelle appartient l’immobilisation.
 A la valeur d’entrée affectée d’un indice exprimant les variations des niveaux
générale des prix.

3. Calcul et comptabilisation d’écart d’évaluation


a. La pratique de la réévaluation libre

L’écart de réévaluation est la plus-value latentes a la date de réévaluation (la datte d’entre de
la filiale dans le groupe), c’est-à-dire la différence entre la valeur réévaluée et la valeur
d’entrée de l’immobilisation dans le bilan de l’entreprise (filiale)
 Lors de la réévaluation les cumules des amortissements reste inchangés et donc la
valeur nette d’amortissement qui est réévalue
 La valeur comptable nette, après réévaluation constituera le montant amortissable qu’il
faudra étaler :
 soit sur la durée prévisionnelle d’utilisation restant à courir et selon le plan
d’amortissement initialement décidé s’il s’agit d’une immobilisation partiellement amortis.
 soit selon un nouveau plan d’amortissement à justifier dans l’état des informations
complémentaires s’il s’agit de biens totalement amortis.
b. Calcul de l’écart de réévaluation

L’écart de réévaluation = valeur réévalue – valeur d’entre

On
 VNA réévalue = valeur réévalue – cumules d’amortissements
 VNA avant réévaluation = valeur d’entre – cumules d’amortissements
Et par ce que le cumulés des amortissements reste inchangés donc on la formule suivant :

L’écart de réévaluation = VNA réévalue – VNA avant réévaluation

c. Comptabilisation de l’écart de réévaluation

En comptabilité L’écart de réévaluation est une contrepartie de l’augmentation de la valeur


d’entre de l’immobilisation réévalue, doit être inscrit directement dans capitaux propres dans
le compte « 1130. Ecart de réévaluation »

L’écriture comptable
 On débite le compte 23 (immobilisation corporelles) ou le compte 24/25
(immobilisation financiers)
 Et on crédite le compte 1130 (écart de réévaluation) pour le montant de la différence
entre VNA actuelle réévaluée et la VNA avant réévaluation

23 Immobilisation corporelles x
Et / ou

24/45 Immobilisation financières x

1113 Ecart de réévaluation x

Constations de l’écart de réévaluation


 Neutralité fiscale de la réévaluation libre

En matière d’amortissement

Sur le plan comptable les dotations d’amortissement soient calculées sur la valeur comptable
nette découlant de la réévaluation (VNA réévaluée), alors que la dotation déductible
fiscalement à être déterminer sur la valeur d’entre initial aussi, il y a lieu de procéder à la
régularisation extra-comptable de la différence.

Exemple 1 :

L’entreprise AGE après 6 ans d’exploitation a procède la réévaluation d’une machine de la


façon suivante :

Eléments Montant Amortissement VNA DEA


Au 31/12/N+6
Valeur 1200 000 720 000 480 000 120 000
d’entrée
Valeur 1800 000 720 000 1080 000 270 000
réévaluée
Différence 600 000 _ 600 000 150 000
Le taux d’amortissement pratiqué sur cette machine est de 10%

Ecart de réévaluation = 1800 000 -1200 000 = 600 000 DH

Dotation d’amortissement après réévaluation = 1080 000 / 4 = 270 000 DH

Conséquence fiscale

Les dotations aux amortissements fiscalement déductibles sont calculées sur la valeur
initiale d’entrée : 1200 000 / 10 = 120 000

Alors que la DEA de l’exercice N calculée sur la VNA réévaluée :

DEA = 1080 000/ 4 = 270 000 DH (la machine est partiellement amortie donc l’entreprise
décide d’amortie la VNA réévaluée sur les années restant : 4ans)

Donc le montant à réintégrer extra-comptablement afin de naturalisé l’incidence de la


réévaluation et de 270 000 – 120 000 = 150 000 DH
L’enregistrement comptable est le suivant :

31/12/N+6

2332 Matériel et outillage 600000

1130 Ecart de réévaluation 600000

Ecart de réévaluation

En matière de provision

La dotation de provision est calculée comptablement sur la valeur réévaluée des


immobilisations corporelles non amortissables ou celle des immobilisations financières.
Néanmoins, seule la partie de cette provision déterminer sur la valeur initiale est fiscalement
déductible, la différence doit faire l’objet de réintégration sur le tableau de passage.

Exemple 2 :

Une entreprise procède a la réévaluation de l’ensemble des immobilisation financières (titres


de participation) au 31/12/N.

Les TP qu’elle détient dans son portefeuille se présentent comme suit :

 Valeur d’acquisition = 1 500 000 DH


 Valeur réévaluée = 2 000 000 DH
 Au cours de l’année « N+3 », le cours de la bourse a chuté de 40%, ce
que a amené la société a constitué compablement une provision pour dépréciation des TP
de : 2 000 000 *40% = 800 000 DH

Eléments Montant Provision en N+3 VNA

Valeur d’entrée 1 500 000 - 1 500 000


Valeur réévaluée 2 000 000 800 000 1 200 000
Différence 500 000 800 000 300 000
 La nouvelle valeur après la baisse de 40% des cours en bourse :
2 000 000 * 60% = 1 200 000 DH
 Le montant de dotation de provision admis en déduction :
1 500 000 – 1 200 000 = 300 000 DH
 La différence à réintégrer dans le tableau de passage du résultat
comptable au résultat fiscal : 800 000 – 300 000 = 500 000 DH

En matière de profit sur cession d’immobilisation Réévaluée

Les profits ou les pertes sur cession d’éléments réévaluée sont déterminé fiscalement par
rapport aux valeurs d’entrée initiales Les réajustements par rapport aux montants inscrits en
comptabilité sont portes sous forme des réintégrations ou des déductions au niveau de
tableau de passage

Exemple 3 :

L’entreprise FADILI après 4 exercices d’exploitation, procédé au 31/12/N a la réévaluation


libre de l’ensemble de ses immobilisation corporelles comme suit :

Eléments Montant Amortissements VNA DEA


au 31/12/N
Valeur 4 000 000 1 600 000 2 400 000 400 000
d’entrée
Valeur 5 000 000 1 600 000 3 400 000 566 666
réévaluée
Différance 1 000 000 - 1 000 000 166 666

Le taux d’amortissement est de 10 %

 La DEA après réévaluation pour la période résiduelle de 6 exercices :


3 400 000/6 = 566 666 DH
 L’écart de réévaluation : 5 000 000 – 4 000 000 = 1 000 000 DH
Au 31/12/N+4 l’entreprise q cède à 160 000 DH une machine acquise à 200 000 DH. Le
détail de calcul de cette opération est comme suit :

Eléments Montant Amortissements VNA DEA


cumulés à la
datte de cession
Valeur 200 000 160 000 40 000 20 000
d’entrée
Valeur 250 000 193 332 56 668 28 333
réévaluée
différance 50 000 33 332 16 668 8 333

 Dotation annuelle d’amortissement après réévaluation pour la période


résiduelle : (250 000 – 80 000) / 6 = 28 333 DH
Avec cumules d’amortissements jusqu’à la datte de réévaluation égal 80 000 DH
 Profit réalisé coupablement d’après les valeurs réévaluées :
160 000 – 56 668 = 103 332 DH
Alors que le profit réalise d’après la valeur d’entrée initiale est de :
160 000 – 40 000 = 120 000 DH

 le profit de cession imposable est le PC qui déterminé sur la base de la


valeur d’entrée qui égal 120 000 DH, donc la différence entre le PC comptable est le PC
imposable (120 000 – 103 332 = 16 668 DH) fait l’objet d’une réintégration au niveau de
tableau de passage.

Impôts différés résultant des écarts d'évaluation

Les écarts d'évaluation constituent des décalages temporaires imposables ou déductibles. Ils
sont donc à l’ origine d'impôts différés.

Par exception à cette règle, il ne doit pas y avoir de passifs d'impôts différés pris en compte
pour la comptabilisation d'écarts d'évaluation portant sur des actifs incorporels généralement
non amortis ne pouvant être cédés séparément de l‘entreprise acquise (les marques, par
exemple).

Selon les IFRS


L’impôt différé Consiste à constater l’impôt théorique sous forme d’économie d’impôt ou
majoration d’impôt suite à un retraitement effectué.
 Lorsqu’il y a majoration ou minoration des résultats, on constate un impôt différé.
 S’il y a une augmentation des résultats et des réserves il y a impôt différé passif.
 S’il y a diminution des résultats et des réserves il y a impôt différé actif

Selon les normes Marocain,


Les impôts différés ne sont pas applicables dans les comptes sociaux, c’est-à-dire ne sont
pas comptabilisé au Maroc que dans les comptes consolides, dans les comptes sociaux, seul
est comptabilisé l’impôt courant à payer au titre de l’exercice concerné.

Enregistrement de l’écart d’évaluation à la date d’acquisition

Il suffit de réévaluer les biens, donc d’augmenter ou de diminuer la valeur des actifs et des
passifs en tenant compte des méthodes d’intégration. L’écart d’évaluation est constaté dans
les postes du bilan concernés et la contrepartie est enregistrée dons le compte écart de
réévaluation de la filiale.
Différence entre la valeur d’entrée dans le bilan consolidé et la valeur comptable du même
élément dans l’entreprise contrôlée

 En intégration globale
d’évaluation nets d’impôts sont partagés entre le groupe et les intérêts minoritaires
proportionnellement aux pourcentages d’intérêts détenus.

 En intégration proportionnelle
L’intégration dans les comptes de l’entreprise consolidant des éléments constituant le
patrimoine et le résultat de l’entreprise sous contrôle conjoint ne s’effectue qu’au prorata de
la fraction représentative de la participation l’entreprise détentrice des titres sans
constatation d’intérêts minoritaires directs.

 En mise en équivalence
Les écarts d’évaluation sont inclus dans la valeur comptable des titres mis en équivalence.
Etude de cas :

La société AB prise le contrôle de la société FAN le 1er janvier N par l’acquisition de 80% de
son capital

Le bilan de la société FAN au 31 /12/N-1 était le suivant :

brut A&T NET PASSIF NET


Immobilisation en Capitaux
non-valeur propres

Frais préliminaire 120.000 72.000 48.000 Capital 600.000


Reserve 60.000
Immobilisation Résultat 230.000
corporelle
Terrain 500.000 - 500.000 Dette de 140.000
construction 300.000 90.000 210.000 financement
matériel de transport 180.000 108.000 72.000

Actif circulant 260.000 60.000 200.000

Total 1.036.000 330.000 1.030.000 Total 1.030.000

La société FAN a été créée en 1/1/N-3, toutes les immobilisations sont acquises en la date de
création Les frais préliminaires et les matériels de transport sont amortissables sur 5 ans alors
que les constructions sur 10 ans

Au moment de l'acquisition de la société FAN (1/1/N) la valeur d'usage des terrains a été
estimée de 580 000 DH, celle des constructions à 400 000 DH alors que la valeur actuel de
matériel de transport est de 200 000 DH

TAF:

1- Calculez l’écart d’évaluation et passez les écritures comptables nécessaires

2- présentez le bilan réévalué de la société FAN


II. L’Ecart d’acquisition : (réalisé par taha Znagui)

Définition

Selon le CGNC, l’écart d’acquisition correspond à la différence entre le coût d’acquisition des
titres et la quote part de capitaux propres à la date d’acquisition. Cet écart est le plus souvent
positif du fait qu’il s’agit d’un surprix payé par l’acquéreur. Néanmoins, il peut être négatif,
ce qui traduit soit une rentabilité insuffisante de l’entreprise acquise soit une plus-value
potentielle du fait d’une acquisition effectuée dans des conditions avantageuses.

Calcul d’écart d’acquisition :

Ecart d’acquisition  valeur d’acquisition des titres – quote-part des actifs et passifs identifiables

Exemple :

M a acquis 85% de la société F pour une valeur de 950.000 dhs et 20.000 dhs de frais
d’acquisition,

On suppose que :

-Actif net réévalué : 720.000dhs

- Taux de l’IS est ce 30%

T.A.F :

Déterminer l'écart d'acquisition

Réponse :

1- Calcul du quote-part du groupe :


720.000* 85% = 612.000

2- Cout d’acquisition des titres :

950.000+20.000*30% = 956.000

3- Ecart d’acquisition :

956000-612.000 =344.000 DH
I. Ecart d’acquisition positif :

a- Définition :
.
Selon plan comptable général, l’écart d’acquisition est comptabilisé en tant qu’actif
immobilisé « incorporelles » dans un poste spécifique, ilest amorti, sans exception, selon un
plan d’amortissement dont la durée doit refléter les hypothèses retenues et les objectifs fixés
lors de l’acquisition.
Il est à noter également que l’écart d’acquisition ne concerne pas les minoritaires.

b- Ecriture comptable :

Ecart d’acquisition x

Titre de participation x

II. Ecart d’acquisition négatif :

a- Définition :

Un écart d’acquisition négatif correspond généralement soit à une plus-value potentielle du


fait d’une acquisition effectuée dans des conditions avantageuses, soit à une rentabilité
insuffisante de l’entreprise acquise.

c- Ecriture comptable :

Titre de participation X

Provision pour risque et charge X


Etude de cas :

d- La société M a acquis le 01/01/N-2, 80% des actions de F, pour 3.000 MDH, a


la date d'acquisition, le bilan de cette dernière (en MDH) était le suivant:
-Capital: 1.000

-Réserves: 2.000

-Résultat: 200

A cette date, d'acquisition, un audit d'évaluation donne les renseignements suivants:

-Le terrain inscrit au bilan pour 100 MDH est évalué à 300 MDH,

-L'immeuble inscrit au bilan pour 550 MDH est évalué à 700 MDH

T.A.F :

1- Calculer l’écart d’acquisition et passer les écritures comptables nécessaires

Réponse :

1-
a- Calcul d’écart d’évaluation :
Impôt différé = (200+150) ×0.3=105

Ecart de l'évaluation net =350-105=245

b- calcul du quote part :


La valeur réelle d'actif et passif de la filiale F=245+ 3200 = 3445

Quote part de M dans la filiale F : 3445×80%=2756

c- calcul d’ecart d’acquisition :

*Ecart d'acquisition positif =3000-2756=244

1- Ecriture comptable :

Ecart d’acquisition 244

Titre de participation 244


III. Écarts de conversion : (réalisé par bassma Azarhoun- mahassine Tahiri)
Partie 1 : Calcul et comptabilisation des écarts de conversion
Introduction :
Les opérations réalisées par une entreprise localisée avec des entreprises situées également
au Maroc ne posent pas de problème spécifique, car elles sont réalisées en monnaie nationale,
le dirham. Tout risque de change est supprimé.
Les opérations réalisées avec l'étranger sont réalisées en monnaies étrangères (devises). Ainsi,
deux problèmes se posent:
D'abord un problème d'évaluation:
 des transactions, à l'entrée dans le patrimoine ou à la sortie;
 des relations de dettes et créances commerciales ou financières lors de l'établissement
du bilan, lorsque la conclusion d'un contrat et son règlement définitif ne se situent pas
dans le même exercice.
 puis, celui du traitement comptable et fiscal de l'écart de conversion mis en évidence
lors de l'inventaire.

I- Principes Généraux D'évaluation


En principe :
les créances et dettes libellées en monnaie étrangère doivent être converties et inscrites en
comptabilité par correction de l’enregistrement initial en DH sur la base du dernier cours de
change à la date d’inventaire. A cet effet, l’entreprise peut constater des différences appelées :
écarts de conversion.
Pour les créances et les dettes trois dates doivent être repérées :
1°L'évaluation à la date d'entrée :
Les créances et les dettes contractées en monnaie étrangère sont converties et comptabilisées
en dirhams sur la base du cours de change du jour de l’opération : date de facturation en
général, date de l’accord des parties, ou date de paiement en ce qui concerne les avances et
acomptes reçus ou donnés.
Toutefois, les créances ou dette nées d'opérations dites de " couverture de change " sont
converties en dirhams sur la base du cours de change à terme figurant dans les contrats.

2° L'évaluation à la date d'arrêt des comptes, lors des travaux d’inventaire


Les créances et les dettes libellées en monnaie étrangère sont converties et inscrites en
comptabilité par correction de l’enregistrement initial en dirhams sur la base du dernier cours
de change à la date d'inventaire.

 Règle générale
Les différences entre les valeurs initialement inscrites dans les comptes (valeurs historiques)
et celles résultant de la conversion à la date de l’inventaire majorent ou diminuent les
montants initiaux et constituent :
- des pertes latentes dans le cas de majoration des dettes ou de minoration des créances ;
- des gains latentsdans le cas de majoration des créances ou deminoration desdettes.
Ces différences ou " écarts de conversion "sont évalués, pour chaque créance et chaque dette
intéressée, par différence entre le coût à l’enregistrement de la créance ou de la dette et le cours à
l’inventaire.

Calcul :

Ecart de conversion = cours à l’enregistrement – cours à l’inventaire

Exemple :
POUR LES CREANCES
Nature des écarts de Analyse et calcul Exemple
conversion
Cours à l’inventaire > au Client Espagnol
cours de l’enregistrement de Créance = 30 000 Euros
Gain latent la facture. 1 Euro = 11,28 DH
Cours au 31/12 1 Euro = 11,32 DH
Augmentation de créance Gain latent =
(11,32 – 11,28) *30 000 = 1200 DH
Cours à l’inventaire <au Client Américain
cours de l’enregistrement de Créance = 45 000 Dollars
Perte latente la facture. 1 Dollar = 8,75 DH
Cours au 31/12 1 Dollar = 8,50 DH
Diminution de créance Perte latente =
(8,75 – 8,50) *45 000 = 11250 DH
POUR LES DETTES
Nature des écarts de Analyse et calcul Exemple
conversion
Cours à l’inventaire >au cours Fournisseurs Canadien
de l’enregistrement de la
facture. Dette = 28 000 Dollars
Perte latente 1 dollar = 8,49 DH
Augmentation de dette Cours au 31/12 1 Dollar = 8,55 DH
Perte latente =
(8,55 – 8,49)* 28 000 = 1680 DH
Cours à l’inventaire< au Fournisseurs Japonais
cours de l’enregistrement de Dette = 75 000 Yens
Gain latent la facture. 1 Yens = 9,79 DH
Cours au 31/12 1 Yen = 9,65 DH
Diminution de dette Gain latent =
(9,79– 9,65) *75 000 = 10 500 DH

Enregistrement comptable :
A la date d’inventaire, les écarts de conversion sont comptabilisés dans des comptes
transitoires dans l’attente d’une régularisation au cours de l’exercice suivant.
 Les comptes d’écarts de conversion ont tous le chiffre « 7 » en deuxième position.
 Les écarts de conversion sont inscrits en contre partie des variations des créances et
des dettes.
- à l’actif du bilan pour les pertes latentes dans les rubriques " Ecarts de conversion - Actif
" de l’actif immobilisé et de l’actif circulant ;
- au passif du bilan pour les gains latents dans les rubriques " Ecarts de conversion - Passif
" du Financement Permanent et du Passif Circulant.
L’entreprise peut, en outre constituer une provision pour risques pour constater les moins
values latentes en fin d’exercice. La provision ainsi comptabilisée représente une charge
financière. Les comptes à utiliser sont les suivants :
 On débit : « 6393 » Dotations aux provisions pour risques et charges financières.
 On crédit soit « 1516 » provisions pour perte de change soit « 4506 » provisions pour
pertes de change.

Conseil à retenir :

Ainsi, par application du principe de prudence:


- les gains latents ne sont donc pas inscrits dans les produits, car non encore réalisés;
- les pertes latentes, représentant un risque de change à la date de l’inventaire, entraînent la
constitution de provisions pour risques et charges de caractère durable pour les créances et les
dettes à plus d'un an d'échéance à la date du bilan, ou de provisions pour risque et charges du
passif circulant pour celles à moins d'un an d'échéance à la date du bilan.

Les principes de comptabilisation peuvent être résumés dans le schéma suivant:

CREANCE DETTE

Baisse du cours Hausse du cours Baisse du cours Hausse du cours

GAIN LATENT
Compte transitoire du passif
17 ou 47- Ecarts de conversion-passif
PERTE LATENTE
Compte transitoire de l’actif
27 ou 37- Ecarts de conversion-actif
+ Constitution d'une provision pour risques
1516- Provisions pour pertes de change

NB: Sur le plan fiscal, les profits latents de change sont à réintégrer au résultat fiscal de façon
extracomptable et les pertes latentes de change sont déductibles du résultat fiscal

3°A la date d’ouverture de l’exercice suivant


Au début de l’exercice qui suit la constatation des écarts de conversion, il faut procéder à
leurs contrepassations.
La provision déjà constatée doit être maintenue jusqu’à la date de règlement ou
d’encaissement.

4°A la date du règlement


A la date de règlement, les pertes et les gains sont alors certaines; ils doivent donc être
comptabilisés en tant qu'éléments du résultat financier, à savoir:
- en tant que gains, dans le compte : 7331- Gains de change propres à l'exercice
- en tant que pertes, dans le compte : 6331- Pertes de change propres à l'exercice
Si à la fin de l'exercice précédent, on avait constaté une provision pour pertes de change, elle
deviendra alors sans objet et devrait être rapporté au résultat de l'exercice de règlement.

Application :

L’état des créances et dettes à moins d’un an, au 31/12/N, de la SA « ARREDA » est le
suivant :

DETTES CREANCES

Noms En devise à En DH à En devise à En DH à


l’enregistrement l’enregistrement l’enregistrement l’enregistrement

FRS Ali 30.000 Euros 330.000 DH _ _

FRS Paul 58.000 Euros 638.000 DH _ _

FRS _ _ 42.000 DUSA 420.000 DH


Ahmed
FRS _ _ 120.000 DUSA 1200.000 DH
Brahim
Tableau de calcul des écarts de conversion

Noms Dettes Créances Valeur à Gains Pertes


(valeur (valeur l’inventaire latents latentes
d’entrée) d’entrée)
Ali 330 000 337 560 7560

Paul 638 000 652 616 14616

Ahmed 420 000 441 000 21 000

Brahim 1200 000 1260 000 60 000

TOUTAUX 81 000 22176

L’enregistrement comptable

31/12/N

3421 Clients 81 000

4701 Augmentation des créances circulantes 81 000

Gain de change latent


31/12/N

3702 Augmentations des dettes circulantes 22176

4411 Fournisseurs 22176

Perte de change latente

31/12/N

6393 Dotation aux provisions pour risques et charges 22176


financières

4506 provision pour pertes de change 22176

Provision pour pertes de change

Conseil à retenir

En fonction de l’évaluation des cours des devises, un ajustement de la provision pour pertes
de change devra être effectué par dotation ou par reprise.
Partie2 : Conversion des comptes libellés en monnaie étrangère

Introduction

La conversion des comptes libellés en monnaie étrangère est un problème compliqué en


raison des variations des taux de change et des différences de taux d'inflation d'un pays à
l'autre, qui créent des distorsions dans les comptes de sociétés. Pour dresser une image de
l'évolution de la situation d'une filiale étrangère, il faut donc à la fois tenir compte de
l'incidence sur les comptes consolidés de la conversion de la monnaie de la filiale dans la
monnaie de la société mère et tenir compte de la correction qui résulterait de la traduction en
monnaie locale des actifs immobilisés de la filiale étrangère.

Deux méthodes de conversion sont prévues pour les sociétés consolidées qui établissent leurs
comptes annuels en monnaie étrangère :

- la méthode du cours historique.

- la méthode du cours de clôture.

Le mode de conversion des comptes établis en monnaie étrangère doit être choisi en fonction
de trois paramètres :

- la monnaie locale de l’entité (monnaie dans laquelle elle établit ses comptes individuels).

- sa monnaie de fonctionnement.

- la monnaie de la société consolidante.

La monnaie de fonctionnement d’une entité est déterminée en fonction de son degré


d’autonomie économique et financière.

A. Entité consolidée autonome

Lorsque l’entité a une autonomie économique et financière, la monnaie locale est sa monnaie
de fonctionnement.

B. Entité consolidée non autonome


Lorsque l’exploitation de l’entité fait partie intégrante des activités d’une entreprise qui établit
ses comptes dans une autre monnaie, c’est la monnaie de cette dernière qui est la monnaie de
fonctionnement de l’entité, en principe.

Tableau d’analyse du choix de la méthode

Entité Monnaie de fonctionnement Méthode de conversion obligatoire

Autonome Monnaie locale de l’entité Cours de clôture

Non autonome Monnaie nationale de l’entreprise Cours historique


dominante

1-la méthode du cours historique :


Si la monnaie fonctionnelle et différente de la monnaie locale

Dans tous les cas, la monnaie locale n’étant pas la monnaie de fonctionnement, il faut passer
par une étape de conversion de la monnaie locale à la monnaie de fonctionnement. La
méthode applicable est la méthode du « cours historique ».

Monnaie locale Monnaie de


fonctionnement

2- la méthode du cours de clôture


Si la monnaie fonctionnelle et la monnaie locale est la même

Si la fille n’est pas autonome et travaille dans une monnaie de fonctionnement qui n’est pas
celle de la mère, il faudra en outre convertir dans la monnaie de la mère en appliquant la
méthode du « cours de clôture ».

Monnaie de Monnaie des comptes


fonctionnement consolidés

o La méthode du cours historique

Conversion :
Les filiales étrangères sont à consolider dans le cadre de la méthode du coût historique :

Les éléments non monétaires du bilan sont convertis au cours historique de change à leur date
d’entrée dans le patrimoine de la filiale, il en est de même, le cas échéant de leurs
amortissements et provisions pour dépréciation.

Les autres produits et les charges sont convertis, si possible au cours de change de leur date de
survenance et par simplification tolérée au cours moyen de l’exercice.

Les éléments monétaires du bilan sont convertis au cours de change à la date de consolidation.

Comptabilisation des écarts :

Sur les éléments monétaires du bilan, sont portés au compte de produits et charges consolidés,
poste « Ecarts de conversion », toutefois les écarts provenant d’éléments monétaires durables
peuvent être étalés sur une durée inférieure ou égale à celle des éléments concernés :

Sur les produits et les charges sont portés au CPC consolidé, poste « Ecarts de conversion »

o La méthode du cours de clôture

Conversion

Selon cette méthode, la conversion des comptes des entreprises étrangères s’effectue de la
manière suivante :

Tous les éléments d’actif et de passif, monétaires ou non monétaires, tous les
engagements reçus et donnés et tous les produits et les charges (y compris les
dotations aux amortissements et provisions) sont convertis au cours de change en
vigueur à la date de clôture de l’exercice ; toutefois, les produits et les charges (y
compris les dotations aux amortissements et provisions) peuvent être convertis au
cours moyen de la période.

Comptabilisation des écarts

Un écart de conversion est obtenu par différence, pour équilibrer le bilan.

Un compte de capitaux propres « Ecarts de conversion » doit être crée à cet effet.

Remarque : En fin de travaux de consolidation, lors du partage des capitaux propres de la


société étrangère intégrée, le compte de bilan « Ecarts de conversion » sera soldé par
transfert :
-Au poste « Ecarts de conversion » dans les capitaux propres (part du groupe pour la part
revenant à la société consolidante.

Et pour le reste, « Intérêts minoritaires »

En cas de liquidation ou de cession de tout ou partie de la participation détenue dans


l’entreprise étrangère, l’écart de conversion qui figure dans les capitaux propres est réintégré
au compte de résultat pour la partie de son montant afférente à la participation cédée. La
réintégration est également opérée en cas de liquidation ou de cession de tout ou partie de la
participation détenue dans l’entreprise étrangère pour les écarts de conversion figés dans les
capitaux propres.

L’inflation et son impact sur les groupes de consolidation :

a. Définition de la forte inflation Critères de forte inflation :

La forte inflation est marquée par certaines caractéristiques qui incluent sans que la
liste soit limitative:

 Les ventes et les achats à crédit sont conclus à des prix qui tiennent compte de la

 Perte de pouvoir d'achat attendue durant la durée du crédit, même si cette durée est
courte. Les taux d'intérêt, les salaires et les prix sont liés à un indice de prix.

 Le taux cumulé d'inflation sur trois ans approche ou dépasse 100 %.

 Les prix sont souvent exprimés dans une monnaie étrangère relativement stable.

 Plutôt que dans la monnaie locale.

b. Principes généraux La monnaie d'un pays à forte inflation ne peut pas servir de monnaie de
fonctionnement :

Toute entreprise non autonome suit la règle générale (méthode du cours historique étudiée
précédemment).

Pour une entreprise autonome, le choix est possible entre deux méthodes :
Soit cette entreprise applique la méthode du cours historique pour passer en monnaie
de fonctionnement, celle-ci étant la monnaie étrangère communément utilisée dans le
pays où, à défaut, la monnaie utilisée pour la consolidation.

Soit l'entreprise consolidante applique la méthode du cours de clôture aux comptes de


l'entreprise étrangère, corrigés préalablement des effets de l'inflation. La correction
préalable, pour tenir compte de l'inflation, est effectuée au moyen d'indices reflétant
les variations générales des prix.
Bibliographier

Les normes IAS/IFRS et les normes comptables Marocaines : étudies et retraitement, Mme
BAYA Souad.

CGNC

SEMINAIRE CONSOLIDATION NORMES MAROCAINES AVIS 5 CNC


Les recherches demandées

Différence entre group holding et société mère :

a- Définition :
Société mère :

Une société mère est une société possédant un intérêt ou une participation majoritaire auprès
d’une autre société. Cela signifie qu’elle contrôle les opérations et l’activité de la société
filiale. Ainsi, les sociétés mères peuvent s’impliquer activement dans la gestion de leurs
filiales ou au contraire adopter une approche plus distante

Holding :

La société holding est une société qui a pour vocation de détenir des parts ou actions de
sociétés afin d’en assurer une unité de direction et de contrôle

On distingue deux grandes catégories de sociétés holdings :

 les holdings dites « passives » limitées à la simple détention de titres de sociétés


s’apparentant à des sociétés de portefeuille ;
 les holdings dites « actives » ou « animatrice » qui outre la gestion du portefeuille de
titres, participent activement à la conduite de la politique du groupe de société et au
contrôle des filiales et fournissent en interne des prestations administratives,
juridiques, comptables ou financières.

Différence :

Une holding est une Société qui n'a pas d'objet industriel mais dont l'actif est composé
essentiellement d'actions d'autres sociétés. Une société mère est une société qui possède une
ou plusieurs filiales, c’est-à-dire qui détient au moins 50% du capital d'autres sociétés. Une
société holding peut avoir plusieurs sociétés "mère"

AD-HOC :

Une entité ad hoc est une structure juridique distincte, créée spécifiquement pour gérer une
opération ou un groupe d'opérations similaires pour le compte d'une entreprise. L'entité ad
hoc est structurée ou organisée de manière telle que son activité n'est en fait exercée que pour
le compte de cette entreprise, par mise à disposition d'actifs ou fourniture de biens, de
services ou de capitaux
Une entité ad hoc est comprise dans le périmètre de consolidation dès lors qu'une ou
plusieurs entreprises contrôlées ont en substance en vertu de contrats, d'accords, de clauses
statutaires, le contrôle de l'entité

Montage financier :

Un montage financier est un processus complexe qui permet d’associer plusieurs techniques
en vue d’atteindre un objectif déterminé. On peut définir un montage comme étant l’art ou
l’intelligence d’associer (ou utiliser ensemble) plusieurs techniques de base pour atteindre un
objectif financier déterminé.

Les objectifs assignés aux montages financiers sont très différents et dépendent surtout de la
psychologie du décideur, de l’environnement du pays où on fait le montage financier
(réglementation, culture, marché financier,…) et surtout du degré de faisabilité de cet objectif.

Les principaux objectifs connus en pratique sont les suivants:

– Transmettre une entreprise

– Acquérir d’autres entreprises en vue de s’agrandir

– Détenir le pouvoir de contrôle d’une entreprise avec le moindre effort financier

– Restructurer une entreprise en difficulté en vue de réaliser une plus-value potentielle

– Financer un projet d’investissement

– Diminuer des charges financières à court terme ou à moyen terme