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Communication analogique, chapitre 6

Performance des modulations en présence de bruit

1. Introduction
En télécommunications, le signal transportant une information doit passer par un
moyen de transmission entre un émetteur et un récepteur. Le signal est rarement
adapté à la transmission directe par le canal de communication choisi, hertzien,
filaire, ou optique.
La modulation peut être définie comme le processus par lequel le signal est
transformé de sa forme originelle en une forme adaptée au canal de
transmission, par exemple en faisant varier les paramètres d'amplitude et
d'argument (phase/fréquence) d'une onde sinusoïdale appelée porteuse.
Le dispositif qui effectue cette modulation, en général électronique, est un
modulateur. L'opération inverse permettant d'extraire le signal de la porteuse est
la démodulation.

Ce qui importe avant tout pour l’utilisateur d’un système de transmission, c’est la
qualité du message reçu. Celui-ci devra être une réplique aussi semblable que
possible du message émis.
Or, le processus de transmission conduit inévitablement à une dégradation du
message dont la cause incontournable est le bruit que l’on rencontre dans tous
les équipements électroniques. Celui-ci va se superposer au signal reçu et
perturber l’intelligibilité du message.
Chaque modulateur présente un comportement différent vis-à-vis du bruit. Il
convient d’examiner les effets du bruit sur la qualité de la transmission, en
fonction des différentes techniques de modulation.

2) Rapport signal sur bruit


Le rapport signal sur bruit s’exprime en un rapport de
la puissance moyenne du signal utile (informatif ou message) sur la puissance
moyenne du bruit

On peut l’exprimer en décibels :


(S/N) dB = 10 log (S/N)

3) Mesure quantitative de la qualité d’une transmission


Le signal de sortie du récepteur peut s’écrire : y(t)=k m(t)+ b(t).
m(t) étant le signal de modulation initial
b(t) : terme de bruit.

La qualité de la transmission sera d’autant meilleure que les termes de bruit


seront faibles devant le terme de message.
On évalue quantitativement cette qualité par le rapport S/B :

4) Modélisation du système de transmission

Modélisation du système de transmission (émetteur, canal et récepteur)


Le circuit correspondant est représenté ci-contre.
Le signal m(t), message à transmettre, a pour largeur de bande B.
Dans le cas général, c’est un signal aléatoire stationnaire et centré.
Sa puissance est de la forme :

Par définition :

L’émetteur fabrique, à partir de m(t), le signal modulé :


s(t)=a(t) cos{2π f0 t+φ(t)}
s(t) est un signal aléatoire à bande étroite, stationnaire, de largeur de bande B’
centrée sur f0, c’est-à-dire la fréquence porteuse.
Ce signal va être transmis via un canal de transmission
Le canal peut être considéré comme un filtre linéaire de gain constant et de
phase linéaire sur une largeur de bande au moins supérieure à B’. Il est donc
transparent vis-à-vis du signal (à l’exception d’un retard de propagation et d’un
facteur d’atténuation que nous ignorerons dans ce qui suit).

5) Calcul du bruit dans les systèmes de télécommunications


5.1 Introduction
Le bruit est un signal aléatoire qui s’ajoute au signal utile, La présence du bruit joue un rôle
essentiel dans la conception des systèmes de télécommunications. On distingue principalement
deux classes de sources de bruit :
– les sources externes au système : bruit atmosphérique, bruit solaire, bruit cosmique,
émetteurs voisins etc,
– les sources internes au système. Crées par les circuits électroniques de l’émetteur et du
récepteur. Ce ne sont pas tant les sources de bruit et leur nature physique qui nous intéressent
mais la manière dont le bruit affecte les signaux utiles.

5.2) Sources physiques de bruit (bruit interne)


Le bruit peut avoir différentes origines. Il serait fastidieux de tenter de les décrire tous en détail.
Ici, nous nous contenterons d’étudier le bruit thermique jusqu’à formuler une expression utile
pour les calculs.
5.2.1 Bruit thermique
Le bruit est additif et indépendant du signal émis. Il peut être modélisé par un
processus aléatoire gaussien, centré et stationnaire. Il est blanc, de densité
spectrale :
Sbb(f)=N0/2 ∀f
Le récepteur est constitué :
 d’un filtre passe-bande de bande passante égale à B’ de façon à laisser
passer les composantes utiles (relatives au signal) et à filtrer les
composantes de bruit qui ne sont pas dans la bande du signal ;
 d’un démodulateur ;
 d’un filtre passe-bas de bande passante B de façon à filtrer les
composantes du bruit qui ne sont pas dans la bande du message.
Le rapport signal/bruit dépend du type de modulation et de démodulation choisie.
Il importe de faire la comparaison de ces différents rapports sur une base
commune à tous les systèmes.
5.3 ETUDE THEORIQUE DES BRUITS
a) Rappels
 Calcul de la puissance Nous pouvons dissocier deux types de signaux,
ceux à énergie finie et ceux à puissance finie. Nous nous intéressons,
dans ce chapitre, aux signaux à énergie infinie et à puissance finie. Cela
se traduit par une puissance moyenne constante. Les signaux
sinusoïdaux ou les bruits font partie de cette catégorie. La puissance
moyenne Px d’un signal x(t) et sa valeur efficace X sont définies par :

Cependant, autant le calcul de la puissance par cette formule est aisé pour un
signal déterministe (dont la fonction mathématique est connue, une sinusoïde,
par exemple), autant l’utilisation de cette formule est impossible pour des
phénomènes ayant une évolution aléatoire dans le temps, comme c’est le cas
pour le bruit.
Pour es signaux aléatoires ou passe au calcul de la densité spectrale de
puissance
calcul de la Densité Spectrale de Puissance (DSP) d’un bruit :
Nous utilisons la relation de PARSEVAL :

Où Sb(f) désigne la fonction de DSP du bruit b(t).


4. Rapport S/B en bande de base et gain de modulation
On va supposer que l’on dispose d’une même puissance P pour transmettre le
signal modulé. Cette puissance est également la puissance reçue au niveau du
récepteur.

Calculons donc ce rapport de référence (S/B)S de la transmission en bande de


base.
Bruit dans une modulation d’amplitude
Rappels sur la modulation d’amplitude :
Elle consiste à inscrire le message dans l’amplitude d’une porteuse qui n’est
autre qu’un signal Sinusoïdal : VP(t) = Ap cos (wpt)
SAM (t) = (Ap + m(t)) cos(Wpt)
Avec un indice de modulation m = m(t) MAX/Ap.
Au niveau de l’émetteur on aura : SAM (t) + b(t)

En fonction du type de modulantes nous pouvons calculer le rapport signal à


bruit sachant que le puissance du bruit et NoxB il suffit calculer la puissance du
signal émis.
PSAM = Ap2/ 2 (1 + m2/ 2)
Pb = NoB
Pour calculer l’effet du bruit Sur la démodulation on compare le SNR à l’entrée
du récepteur et le SNR à la sortie durcisseur :
(S/N) s/(S/N) e.

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