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Introduction à la politique comparée

Syllabus selon le cours donné par M. PILET

Permanence : jeudi de 14h à 16h, salle S

Examens :
Cours, lectures, application du cours, powerpt (http://dev.ulb.ac.be/sciencespo/fr/avisdetails 46138.ht)

Livres à lire :
Lipset, Stein, Seymoon, Rokkan, Structures et clivages de partis et alignement des électeurs, éd.ULB, 08
Sartori Giovanni, Bien comparer, mal comparer, Revue internationale de pol comparée, vol 1, n°1, 1994

Politique comparée
Why comparer ?
Place de la comparaison

Méthode comparative
Selon la théorie
Selon l ambition explicative
Selon le nbre de cas
Selon la dimension tporelle
Selon le nbre de variables
Selon le type de cas étudiés

Pièges de la comparaison
Ds l élaboration du design de recherche
Ds l analyse et l interprétation des résultats

Approches de la comparaison

Applications
Examen : article de Sartori
Mémoire : transition démocratique

Livre de Seymour, Lipset et Rokkan


Plan et objectif ppl
Synthèse
Résumé

Conférence UN
Conférence DEUX

Politique comparée 1 GIVRON Monzon TAS


I - Politique comparée

Why comparer ?
Place de la comparaison

1 - Why comparer ?
Cela permet de relativiser, conceptualiser et d utiliser

a) Permet de relativiser.
Tt étant relatif, tte perception et analyse se fait par comparaison. De plus, la comparaison systématique
permet de sortir des lieux communs et l ethnocentrisme. 7 why la tâche du politologue est de construire
une grille de comparaison la plus rigoureuse et scientifique possible pr appréhender l univers politique.

Ex. : Gabriel Almond et la classification des systèmes politiques, 1956.

Sté homogène sté segmentée

Gestion politique stable Anglo US model démocratie consociative


(Belgique, Pays Bas, Autriche, Suisse)

Gestion politique conflictuelle continental european model


(Allemagne, Italie, France)

Almond avait négligé les nbreuses exceptions, d où une new catégorie : la démocratie consociative.

b) Permet de conceptualiser.
Comparer oblige à définir précisément les concepts.
Ex. : extrême droite en Belgique et France s appelle droite radicale populiste en Autriche

c) 4 usages de la comparaison.
Contextualiser. Permet d élargir sa propre conception du monde et de faire ressortir pt communs et
divergences < > les cas.

Classifier. Permet de simplifier les systèmes observés.


Régime libéral, fdé sur l égoïsme et le sentiment de supériorité
Régime social démocrate, fdé sur la responsabilité et la solidarité
Régime corporatiste conservateur, fdé sur la paternalisme

Produire une théorie. Permet d englober les classifications, de généraliser et de transposer.

Prédire de résultats futurs. Ex. : mode de scrutin

Politique comparée 2 GIVRON Monzon TAS


2) Place de la comparaison

Chps à part
Approche dominante née aux USA qui se divise en deux sous chps : ceux qui ne wk pas sur les
Relations Internationales, les théories politiques et les USA ne ft que du comparatif.

Daniel Caramani nuance : l analyse comparative est une analyse empirique des intérêts à l intérieur des
états < > au moins deux cas. Les USA ne st qu un seul pays et les wk sur les RI qui comparent les
relations entre états ne pvent devenir théorie politique car les chps st trop vastes et nbreux.

Méthode comparative
Une analyse comparative 1. a pr objectif d établir une relation < > 2 ou +ieurs variables en gardant
constantes les variables non analysées et 2. peut s appliquer aux objets de ts les chps d étude.

Méthode expérimentale : mettre en place des données sous contrôle et évaluer les chgts.
Selon Lijparht, la + scientifique. Mais pas utilisable car on ne peut établir des états juste pr les tester.

Méthode statistique : recherche de corrélation en le plus de variables possibles recueillies sur un sujet.
Pas utilisable car need de trop nbreuses infos pr des pays.

Méthode comparative (ou quasi expérimentale, ou expérimentale indirecte (Durkheim). + productive.

II Méthode comparative

Différents types de comparaison : TA NCV DT


En fct de la théorie
En fct de l ambition explicative
En fct du nbre de cas
En fct du rapport à la dimension tporelle
En fct du nbre de variables
En fct du type de cas étudiés

1. Selon le rapport à la théorie

Visant à mieux comprendre les cas étudiés


- comparaisons athéoriques
- comparaisons interprétatives

Visant à enrichir la théorie


- comparaisons générant une hypothèse théorique (ex : De Waele et les clivages ds les PECO)
- comparaisons testant la théorie (ex : Rae et les modes de scrutin)

Centrées sur les cas déviants


(ex : Lijphart et les démocraties consociatives)

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2. Selon l ambition explicative
Individualisantes ou partielles
Explication valable uniquement pr les cas étudiés.
Ex : Schmitter et Karl et les transitions ds la 3e vague de démocratisation.

Globalisantes ou ttles
Explication valable pr ts les cas, même ceux non étudiés.
Ex : Lipset et Rokkan et la théorie des clivages.

3. Selon le nbre de cas


Un seul cas : l étude de cas

Deux cas : comparaison binaire


Ex : Bendix et le rôle de l aristocratie ds la modernisation au Japon (Samouraïs) et en All. (Junkers).

Un petit nbre de cas

Un gd nbre de cas

Nbre de cas et degré d abstraction

4. Selon la dimension tporelle

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Time-series : partis nationalistes flamands de 1919 à 2009

Closed universe : réformes électorales ds les démocraties établies (Italie en 1993, Italie en 2005, Japon
en 1994, NZ en 1993, France en 1985 et 1986)

Cross section : processus de Bologne ds les états y étant parties prenantes

Pooled analysis : étude de ttes les révolutions au XIXe

5. Selon le nbre de variables


Comparaison univariée : leader charismatique donne succès de l extrême droite.
Comparaison multivariée : leader charismatique, mais aussi immigration, racisme et économie.

6. Selon les types de cas comparés


Cas analogues
Ex : Lundberg et comparaison des succès et échecs de réformes électorales au Canada, en NZ et au RU.
Ex : instauration d un régime communiste ds les PECO.
Cas contrastés
Ex : instauration d un régime communiste en URSS, en Chine et à Cuba.

III - Pièges de la comparaison

Ds l élaboration du design de recherche (Sartori, 1994)


Ds l analyse et l interprétation des résultats

1. Ds l élaboration du design de recherche (Sartori, 1994) LMGE


Localisme
Mauvaise classification
Gradualisme
Elasticité conceptuelle

a) Localisme
1. Oubli du caractère nationalement (terme « libéral ») et historiquement (terme « gauche ») marqué
d un concept. Les chercheurs vt prendre pr acquis la valeur du concept utilisé ds son système culturel ou
politique. On retrouve cela ds les termes communément utilisés en sc po. En Belgique, le mot "libéral"
nomme la droite représentée par certains partis. Aux USA il nomme la gauche voire l'extrême gauche, ce
qui est fort différent. On voit bien ici le piège du localisme. Il n'apparaît pas que lorsqu'on déplace un
concept ds l'espace mais aussi ds le tps. De même, le mot "Gauche" signifiait le parti qui défendait la
séparation de l'église et de l'état fin XIXe début XXe alors qu'il signifie actuellement le rattachement à
des valeurs sociales et démocratiques.

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2. Le localisme peut aussi s appliquer :
- pr les indicateurs choisis
Ex : le vote des projets de loi comme indicateur de la discipline partisane en Europe et aux USA.
Ex : le référendum glisé comme indicateur du populisme (Suisse, France, USA).

- pr le passage d un concept d un chp de la science po à un autre


Ex : la notion de « cartel » ds l étude des partis ou les études électorales

b) Mauvaise classification
Construction de catégories inappropriées. Ex : étude des familles de parti sur base du nom des partis.
Famille libérale : oubli du Parti démocratique luxembourgeois, de la Venstre danoise, du Partido Social
Democrata portugais
Famille nationaliste : Scottish National Party, Partido Nacionalist Vasco, Front national, Alleanza
Nazionale.

c) Gradualisme
La réalité est trop complexe pr la réduire à des catégorisations binaires. C est why on estime que les
traitements continus (blanc, gris clair, gris foncé ou noir) st plus pertinents que les traitements
dichotomiques (blanc ou noir). Pourtant, Sartori démontre qu aucune des deux options n est par
définition supérieure à l autre. Les traitements continus pvent faire perdre leur sens aux concepts utilisés
(ex : démocratie). La plupart des échelles finissent pas être transformées en catégories tt aussi arbitraires
que le classement dichotomique. Le chercheur doit constamment garder à l esprit que tte catégorisation
affecte la réalité observée

Lijphart (1997) et le lien entre fédéralisme et nbre de partis


Hypothèses : les Etats fédéraux cptent plus de partis car chaque entité fédérée est un espace de dvpt pr
des formations politiques spécifiques. Test sur 36 pays.

Différentes catégorisations, différents résultats

Catégorisation n°1 : Etat fédéral si c est inscrit ds sa constitution

ENPP
USA 2.41
Canada 2.35
Allemagne 2.84
Belgique 5.49
Autriche 2.72
Suisse 5.57
Australie 2.19

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Catégorisation n°2 : Etats fédéraux et états régionalisés
ENPP ENPP
USA 2.41 Espagne 2.76
Canada 2.35 Italie 5.22
Allemagne 2.84 Venezuela 3.07
Belgique 5.49 Inde 4.11
Autriche 2.72
Suisse 5.57
Australie 2.19

Catégorisation n°3 : Echelle de fédéralisme

FED ENPP FED ENPP FED ENPP


USA 5.0 2.41 Espagne 3.0 2.76 Danemark 2.0 5.11
Canada 5.0 2.35 Italie 3.0 5.22 Finlande 2.0 5.17
Allemagne 5.0 2.84 Venezuela 4.0 3.07 Norvège 2.0 3.61
Belgique 5.0 5.49 Inde 4.0 4.11 France 1.0 3.54
Autriche 4.5 2.72 Grèce 1.0 2.20
Suisse 5.0 5.57 Malte 1.0 1.99
Australie 5.0 2.19 NZ 1.0 1.96
Coeff.cor. 0.092
-
Coefficient de corrélation = étude de la relation entre deux éléments qui se situe entre -1 et + 10. Le
signe du chiffre montre si la relation est positive ou négative et la proximité de 0 montre si la corrélation
est forte (significative) ou faible. Mais ce n'est pas parce qu'on fait une échelle graduelle qu'on sera
forcément plus pertinent.

d) Elasticité conceptuelle
Elargir la définition d un concept pr le rendre applicable en dehors de son contexte originel.
Le risque est de l élargir au pt de lui faire perdre son pv explicatif. Ex : « clivage », ligne de division
identitaire, née d'un conflit historique, qui va se diviser ds une logique partisane en politique.

2. Ds l analyse et l interprétation des résultats VEBC


Variable cachée
Erreur écologique / erreur individuelle
Biais sélection des cas
Cas déviants démesurés

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a) Variable cachée (spuriousness)
L explication tirée de la recherche est incomplète, une variable majeure a été omise.
Ex : lien entre latinos et pensionnés (Landman).
Ex : lien entre diversité linguistique et dvpt économique.
Liberson & Hansen (1974) : plus il y a de diversité linguistique, moins il y a de dvpt économique.
Firebaugh (1980) met en avant que L&H ont omis une variable majeure qui est l âge du pays.
D où nécessité d'augmenter au maximum le nbre de cas et le nbre de variables sans pr autant exagérer.

b) Erreur écologique et erreur individuelle


Glissement non contrôlé entre le niveau d analyse des données et le niveau d interprétation des résultats.
Erreur écologique : Formulation d explications individuelles sur base de données agrégées.
Ex : résultats d un référendum sur l avortement et nbre de femmes ds l électorat. On pourrait aussi
penser que les hommes plus en contact avec les femmes st plus favorables aussi à la dépénalisation et
que ce ne st pas spécialement le nbre de femmes qui est à l'origine du phénomène.
Erreur individuelle : Formulation d explications agrégées sur base de données individuelles.
Ex : Inglehart (1997) et sa catégorisation des stés modernes et postmodernes sur base de données
d enquête sur les valeurs des citoyens, càd d individus isolés.

c) Biais de sélection des cas


3 méthodes : expérimentale, statistique et comparée. Différenciation selon le nbre de cas et la façon de
différencier les variables. Ds la méthode comparée, il y a une sélection intentionnelle des cas. Pas ds les
autres (aléatoire et interchangeables). D où sélection aléatoire vs sélection intentionnelle.
Ne pas oublier que la réalité observée peut être fct des cas sélectionnés.
Ex : Les causes des révolutions sociales (Skocpol (1979) vs Geddes (1990).
D où augmenter le nbre de cas et sélectionner les cas sans a priori par rapport à l hypothèse de départ.

d) Donner trop d importance aux cas déviants


Le but de la comparaison est de tester la validation des théories.
Cpdt, une théorie peut rester valide même si elle est infirmée par qques cas. 7 why une explication
valable ds 90% des cas ne va pas être mise de côté pr les 10% où elle ne s applique pas. Ex des
méthodes statistiques, dt le but est d accroître la part de la réalité expliquée et non d arriver aux 100%.

Modèles alternatifs d explication des voix de préférence des candidats flamands aux élections de 2007

Politique comparée 8 GIVRON Monzon TAS


IV - Approches de la comparaison

De multiples angles de vue st possibles pr tte réalité et tt objet et chaque approche fait ressortir certains
traits plus que d autres. Ex. : l'approche visuelle fera ressortir les couleurs et les dimensions et pas
l'odeur ou le matériau utilisé.

Paradigme (Lakatos)
L'ensemble des règles admises et intériorisées comme « normes », à un moment donné de son histoire
par la communauté scientifique pr délimiter et problématiser les « faits » qu'elle juge dignes d'étude.

L évolution scientifique est animée par la succession des paradigmes (Kuhn) :


- Période normale
- Accumulation d anomalies
- Expérimentation de solutions
- Fragmentation de l autorité
- Contestation
- Institutionnalisation du nveau paradigme

On choisit dc d'abord un paradigme dominant. Les anomalies révèlent que d'autres paradigmes rentrent
en cpte. On essaye alors d'y trouver des solutions et si cela échoue on voit la fragmentation de l'autorité.
On réfute dc et on prend en cpte les modifications et les nveaux paradigmes. On revient alors à une
période normale. Ex : on a lgtps pensé la réponse à la stagfaltion suite à la crise économique des 70
par le keynesianisme. On se rend cpte que ds les années 80 cela ne marche pas. On remet alors en
question le paradigme et on voit émerger les théories de Friedman etc. et ensuite le neo-libéralisme de
Thatcher et Reagan.

Aujourd'hui également on est peut être en train de chger de paradigme suite à la crise financière actuelle
et les réponses inadéquates à celle ci. On a dc tjrs une succession de paradigmes qui ft avancer les
choses. Même en période normale on a des paradigmes qui critiquent le paradigme dominant.

Paradigmes de la politique comparée


La politique comparée, comme les autres disciplines scientifiques, a été marquée par la lutte entre
plusieurs approches et par la succession de plusieurs paradigmes. Une approche considérera des
constantes paramétriques qu'une autre approche considérera comme variable indépendante.

Six gdes approches : IHEC SNI


Approche institutionnelle traditionnelle
Approche historique
Approche économique
Approche culturelle
Approche stratégique
Approche néo-institutionnaliste

1) Approche institutionnelle traditionnelle (old institutionalism)


L'idée est qu'il faut comparer les institutions des différents états. Ex. : aval nécessaire de l'UK
(couronne) pr modifier la constitution canadienne. Comparative Government vs Comparative Politics
Pionniers de la comparaison : Bagehot, The English Constitution (1867)
Ambition : quête du meilleur gvt possible par la collecte d informations sur les institutions, clefs de
voûte de la démocratie, ds le plus gd nbre possible de pays.

Politique comparée 9 GIVRON Monzon TAS


Critiques de l institutionnalisme :
Incapable d expliquer les gds bouleversements politiques des 30 (communisme, nazisme, fascisme). On
va notamment essayer d'expliquer ces phénomène par le mode de scrutin proportionnel. On se rend
compte que cela marche bien pr l'Allemagne mais assez mal pr l'Italie et autres pays. Il y a dc d'autres
critères qui entrent en jeux. Les idéologies, les cultures nationales etc. Il y a dc autre chose que les
institutions pr comprendre les chutes des démocraties.

Modèle athéorique : le but n'est pas de produire une théorie explicative de la vie politique mais
seulement de mettre en évidence des recettes permettant de les comprendre.

Méthode peu scientifique : On n'essaye pas de construire de lois des théories, des hypothèses que l'on
puisse infirmer ou non. On ne cherche pas à confronter les théories à la falsifiabilité et la confrontation
empirique de Popper. Il y a à ce moment là des paradigmes qui proposent des théories explicatives plus
robustes en terme d'explication scientifique (behaviorisme par exemple). On va dc ranger au placard ce
paradigme dominant et d'autres vt s'imposer ds les 50.

2) Approche historique (comparative)


La variable historique est la plus efficace pr comprendre l origine des phénomènes politiques et leur
diversité selon les pays. Retour sur les gds pionniers (Weber, Durkheim).
Ambition : expliquer les gdes évolutions de l hist.pol. (création d états, modernisation et démocratisation).

Theda Skocpol : Etats et révolutions sociales : la révolution en France, en Russie et en Chine (1979)
Charles Tilly : Contrainte et capital ds la formation de l Europe : 990-1990 (1990)

Barrington Moore : Les origines sociales de la dictature et de la démocratie (1965)


Il isole trois voies de modernisation politique.
1. une voie conjugue le passage au capitalisme et la participation populaire (révolutions bourgeoises). Il
vise ici les pays comme les USA, L'UK, la France etc.
2. Le passage au capitalisme mais sans révolution bourgeoise. Par ex l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.
3. Pas de passage au capitalisme économique mais une révolution politique paysanne qui mène à
l'instauration d'un socialisme d'état. Communisme.

Pour l'auteur, l'agriculture est à la base de tt cela. Sa modernisation se fait en même tps que la révolution
industrielle et entraîne dc une alliance entre la bourgeoisie urbaine et les propriétaires fonciers. Les élites
pvent alors s'appuyer sur une masse populaire forte pr moderniser l'économie. Par contre, sans cette
commercialisation de l'agriculture, on a pas cette alliance, la bourgeoisie des villes ne trouve pas de
relais, il y a dc un affrontement et pas de révolution bourgeoise réelle qui pourrait mener au capitalisme
et à la démocratie participative. Par contrer, si les propriétaires fonciers acceptent graduellement le
processus de modernisation de l'économie, ce st les anciennes élites qui veulent modifier l'économie
mais de leurs mains. On arrive à des systèmes autoritaires comme en Espagne ou Italie. Ds un troisième
cas on aura un état qui n'arrive pas à contrôler la révolution populaire, qui se retrouve débordé et cela
mène au communisme.
Accumulation de la contrainte

Importante moyenne faible


Concentration de la contrainte

faible Empire Super Etat

moyenne Etats

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Importante Pas d Etat Cité Etat
3) Approche économique
La variable explicative majeure des phénomènes politiques y est l économie.

Trois visions : l Etat détermine l économie ; l économie détermine l Etat ; Etat et économie s opposent.

Trois gdes blématiques :


1. Lien entre démocratie et dvpt économique
2. Économie comme variable ctrale des rapports de force politique entre individus et entre états
3. Impact de la mondialisation sur les états et sur leurs politiques

a) Lien < > démocratie et dvpt économique Trois approches


Le dvpt économique précède la démocratie (Lipset 1959)
La démocratie empêche le dvpt économique (Galenson 1959)
La démocratie est indispensable pr le dvpt économique

b) Economie au c ur du rapport de force politique Deux approches


L économie entretient des rapports de domination Wallerstein et le « système monde » (1974)
L économie permet des stratégies d émancipation des pays en voie de dvpt (Haggard 1990)

c) Impact de la mondialisation sur le politique


Effets sur les politiques publiques (Palier et Sykes (2001) les politiques sociales) :
Convergence, divergence (path dependency) et convergence modérée

Effets sur l org. de l éco et place de l Etat ds l éco (Hall et Soskice (2001) - Varieties of capitalism) :
Economies de marché libérales vs économies de marché coordonnées
Convergence néo-libérale, divergence et convergence relative

4) Approche culturelle
La variable explicative majeure y est la culture politique. Cette approche est plus particulariste (comme
l historique) que globalisante (comme les institutionnelles et économiques).

La culture est un « système de signification et de valeurs communes que les mbres d un gpe connaissent
et utilisent ds leurs interactions ». Cette notion est subjective et interpersonnelle.

Pères fondateurs :
Alexis de Tocqueville (De la démocratie en Amérique)
Max Weber (L éthique protestante et l esprit du capitalisme)

Deux reproches :
1. traitement homogénéisant
2. manque de base empirique rigoureuse.

Deux solutions :
1. Etudes des micro-fondations de la culture
Laurence Wyllie - Un village du Vaucluse (1968)
Edward Banfield - The Moral Basis of a Backward Society (1967)

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2. Etudes par enquêtes d opinion Almond & Verba (1965)
Culture paroissiale (campaniliste), culture de sujétion, culture de participation
5) Approche stratégique
Critiques des approches holistes pr leur manque de considération pr l acteur et leur vision contrainte des
décisions des individus.

Paradigme de l individualisme méthodologique


1. refus du despotisme des structures
2. refus du comportement prescrit
3. les phénomènes collectifs st le résultat d actions individuelles

Ex de théorie individualiste : Albert Hirschman (1977) et le triptyque Exit, Voice, Loyalty

Théorie du choix rationnel


Postulat de départ : rationalité de l acteur
Objectif premier : réalisation de ses intérêts
Logique gle : recherche de la stratégie optimale selon le rapport coût-bénéfice

Gdes thématiques du choix rationnel :


- isoler les préférences des acteurs (Levi 1997).
- rôle ctral de l information (dilemme du prisonnier - Melvin Dresher et Merill Flood 1950).
- lien < > intérêt individuel et action coll. (free rider : profite d actions sans s impliquer Olson 1965).
- statut des acteurs (veto player : un acteur minoritaire a un gd pv s il départage les gds Tsebelis 2002).

Le dilemme du prisonnier
Prisonnier B
Prisonnier A Avoue Se tait

Avoue 10 ans pr les 2 5 ans pr A et liberté pr B

Se tait 5 ans pr B et liberté pr A 2 ans chacun

Si les prisonniers se taisent ts les deux, ils st seront libres, mais aucun ne sait si l autre va bien se taire ou
va essayer de minimiser sa peur en avouant pr écoper de deux ans au lieu de dix ans. Glement, ils
avouent ts les deux et écopent de la peine maximale.

6) L approche néo-institutionnaliste
Triple critique :
1. les approches holistes nient la liberté de l acteur
2. l approche stratégique surdimensionne la liberté de l acteur
3. les institutions ont été trop radicalement mises de côté
Réponse du néo-institutionnalisme :
1. rationalité limitée des acteurs
2. définition élargie des institutions
3. retour des institutions comme variable dépendante et indépendante.
(Bringing the State Back In, Rueschemeyer & Skocpol 1985)

Politique comparée 12 GIVRON Monzon TAS


Plusieurs néo-institutionnalismes (Hall & Taylor 1997)
Historique, culturel, économique et de choix rationnel.
Ex de la diversité des approches en pol comparée : les études comparées des chgts de mode de scrutin

Approche institutionnelle :
Le poids des règles légales sur la capacité à réformer (constitutionnalisation et référendum)

Approche historique :
Le poids du mvt ouvrier sur la représentation proportionnelle (Blais, Dobrzynska et Indridason 2005)
Le poids de l héritage colonial (Blais, Massicotte et Yoshinaka 2004)

Approche culturelle :
Tradition et statu quo (Bogdanor et Butler 1983)
Culture consensuelle et culture adversérielle (Norris 1995)

Approche économique :
Lien entre commerce international et RP (Rogowski 1987)

Approche stratégique :
Réformer pr maximiser son pv (Benoit 2004)

Approche néo-institutionnelle :
Préférences limitées par le souvenir du passé (Bawn 1995)
Structure sociale (Rokkan 1965)
Culture et horizon cognitif (Pilet 2007)

Approche stratégique des réformes électorales (Benoit 2004)


Chaque parti a connaissance de ts les modes de scrutin
Chaque parti a une opinion sur son soutien électoral
Chaque parti collecte de l information sur les effets des modes de scrutin
Chaque parti opte pr le mode de scrutin qui maximise son pv
La réforme a lieu qd une majorité a une préférence pr le même mode de scrutin

V Applications

Examen
Mémoire

1) Article de Sartori

Question 1 : Selon Sartori, tout doit-il être comparé ?


Non. Comparer ce qui est strictement semblable ou radicalement différent ne sert à rien.
On compare des choses semblables sur certains aspects et différentes sur d'autres.

Question 2 : Morlino (1993) a étudié les cas du Japon, de l'Allemagne, de l'Italie, et de l'Espagne pr
comprendre l'émergence de mvts terroristes internes. Ds son design de recherche, il a mis de côté les
questions de dvpt économique du pays, de force de la classe ouvrière et de pluralisme politique pour

Politique comparée 13 GIVRON Monzon TAS


concentrer son explication sur l'existence d'un parti communiste fort, l'absence d'alternance au gvt, une
forte centralisation administrative et le caractère récent de la démocratie.
Identifier :
- La variable dépendante
- Les variables indépendantes
- Les constantes paramétriques

Variable dépendante : l'émergence de mvts terroristes internes


Variables indépendantes :
. existence d'un parti communiste fort
. absence d'alternance
. forte ctralisation
. caractère récent de la démocratie
Constantes paramétriques :
. dvpt économique
. force de la classe ouvrière

Question 3 : Un étudiant canadien souhaite comparer les cabinets libéraux de Verhofstadt et de Paul
Martin. Le prof lui parle des conseillers de Verhofstadt tandis qu il évoque qt à lui les ministres de Paul
Martin. Quel défaut de bcp d'études comparatives est à la base de ce dialogue de sourd ?
Le localisme.
Chacun fait référence à un cadre local du terme « cabinet » :
- En Belgique, cabinet renvoie aux conseillers du ministre.
- au Canada, renvoie aux ministres.

Question 4 : Un étudiant étudie l'idéologie des partis de gauche en matière de lutte vs le terrorisme. Il
propose de comparer le PS frçais, le Parti démocrate US et les radicaux en Italie. Quel danger le guette ?
La mauvaise classification.
Il réunit sous le label « parti de gauche » des formations à gauche ds leur propre système politique mais
qui, ds une perspective comparée, forment une classe partageant plus de différences que de similarités.

Question 5 : Quel est le rapport à la théorie de L&R ?


Prospective. Visant à enrichir la théorie pr analyser schématiquement ttes les situations et prévoir.

Question 6 : Formuler des hypothèses plausibles et inspirées des approches culturelles, historiques,
économique, stratégique et institutionnelle pr expliquer que les résistances à l intégration européenne
soit forte ds le Royaume Uni, La Bulgarie, les pays scandinaves, la Pologne, la Tchéquie et la France et
faible ds la Belgique, l Espagne, la Grèce, le Portugal et le Luxembourg.

Culturelle : culture consensuelle belge. Culture de centralisation française. Culture religieuse polonaise.
Historique : autorité politique extra nationale peu supportable depuis l URSS.
Economique : faciliter immigration clandestine et dc MO facile à exploiter.

Politique comparée 14 GIVRON Monzon TAS


Stratégique : éviter spéculation et dévaluation de la monnaie nationale en cas de crise mondiale.
Institutionnelle :
2) Transition démocratique
La transition vers la démocratie est l un des objets ppx de la politique comparée
Question de recherche : qd et pr quelles raisons un pays évolue-t-il vers la démocratie ?
Ce questionnement est né ds ce que Huntington nomme la 3e vague de démocratisation (1974-1989)
Trois sous-questions :
1. Préconditions d une démocratisation ?
2. Agents internes de la démocratisation ?
3. Facteurs externes facilitant la démocratisation ?
Plusieurs approches :
Selon le nbre de cas
Selon la diversité des cas
Selon le paradigme

a) Samuel Huntington, The Third Wave, 1991


Nbre : gd nbre de cas.
Diversité : cas dissemblables pr les variables indépendantes (type de pays) comme pr la variable
dépendante (démocratisation ou pas).
Paradigme : combinaison d'une approche économique et d'une approche culturelle-sociologique.

Variables explicatives de la transition vers la démocratie (cinq)


1. crise de légitimité du régime autoritaire
2. croissance économique rapide et forte
3. chgt d'attitude de l'Eglise catholique (soutient la démocratisation par en bas et par en haut)
4. chgt ds l'environnement international (des acteurs dominants + soucieux de la démocratisat°. Ex : Carter)
5. effet boule de neige, effet d'exemple

Les variables st interdépendantes

b) Tatu Vahanen, The Prospects of Democrary, 1997


Nbre : gd nbre de cas (plus de 120 pays).
Diversité : cas contrastés :
- Démocratisation à différentes périodes ds le tps (depuis 1850)
- Démocratie et non démocratie (2 critères : compétition électorale et participation électorale)
Paradigme : approche holiste combinant des indicateurs économiques et sociologiques

Variable explicative (une) : la distribution des ressources de pv


- Plus la distribution est large et plus la démocratisation se fera aisément
- Plus le pv est concentré et plus le régime autoritaire pourra se maintenir

Six indicateurs
- Proportion d'universitaires
- Proportion de fermes familiales
- Degré de ctralisation de l'économie non-rurale
- Degré de la population urbaine

Politique comparée 15 GIVRON Monzon TAS


- Part de la population alphabétisée
- Part de la population ne wkant pas ds l agriculture
c) O'Donnel, Schmitter & Whitehead, Transitions from Authoritarian Rule, 1986
Nbre : plus petit nbre de cas. Ici, 13 (Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Turquie, Argentine, Bolivie, Brésil,
Chili, Mexique, Pérou, Uruguay, Venezuela).
Diversité : cas plutôt similaires (ts ont réussi leur transition vers la démocratie)
Approche individualiste : transition vue au travers du comportement des élites.

Variables explicatives : deux étapes ds tte transition vers la démocratie


1. Elite settlement :
Division au sein des élites en place entre hard-liners et soft-liners
Mais accord entre ces élites au pv pr faire évoluer le régime vers une libéralisation .
2. Elite convergence :
Renaissance de la sté civile avec l'apparition d'une nvelle élite hors régime
Alliance entre soft-liners au pv et nvelle élite pr asseoir définitivement la démocratisation.

d) Linz & Stepan, Problems of democratic transition and consolidation, 1996


Nbre : cas en plus petit nbre (15)
Diversité : cas dissemblables sur les variables indépendantes (3 pays d'Europe du Sud, 4 d'Amérique du
Sud et 8 ds les PECO) mais pas sur la variable dépendante (tous se st démocratisés).
Paradigme : combinaison d'une approche institutionnelle, stratégique et économique.

Variables explicatives (sept)


- « stateness » (force nationale liée à des questions de souveraineté et d'identité)
- Nature du régime pré-démocratique (ttlitaire, autoritaire, sultanistique leader unique et autoritaire)
- Fdement de l'autorité pré-démocratique (militaire, civil, sultanistique - charismatique)
- Acteur initiateur de la transition (militaire, élite politique en place, élite poli nvelle, sté civile)
- Influence internationale
- Place du pays ds l'économie internationale
- Règles légales de la transition

Variables cruciales (deux)


- Nature du régime pré-démocratique (plus difficile de sortir d'un régime ttlitaire ou sultanistique
qu'autoritaire qui ne cherche pas à contrôler tte la vie sociale)
- Acteur initiateur de la transition (plus stable qd c'est la sté civile alliée à une nvelle élite politique).

e) Foweraker, Making Democrary in Spain, 1989


Nbre : un seul cas, la transition démocratique en Espagne
Diversité : étude centrée sur les acteurs individuels et sur des micro-fondations de la sté civile
Paradigme : sociologique

Reproches aux études comparant de nbreux pays


- négligent trop les variables sociologiques et insistent trop sur les élites et les conditions macro politiques
- Oublient la sté civile et les individus ds les processus de transition

Solution
- étude des fdements de la sté civile ds une seule petite localité du sud de l'Espagne (El Marco de Jerez),
représentative de l'Espagne sous Franco.

Politique comparée 16 GIVRON Monzon TAS


- étude du rôle des militants ouvriers et ruraux ds la constitution d'une sté civile qui servira de base à la
future démocratie espagnole.
Idée ctrale : sous le régime franquiste, un réseau souterrain de militants et d'organisations clandestines
maintenaient vivante l'idée d'engagement citoyen et permettaient ainsi à un embryon de sté civile
d'exister. Cet embryon a servi de terreau à la démocratie naissante à la fin du régime franquiste. Sans lui,
une transition menée par les élites n'auraient pu avoir de bases assez solides pr se consolider.

Schéma gl
1. Oppression du régime en place
2. Mécontentement citoyen (ds le cas de El Marco, celui des wkeurs industriels et ruraux)
3. Première mobilisation en petits réseaux et premières actions de contestations secrètes
4. Intégration des petits réseaux contestataires ds de + gdes org. clandestines (PC, Comm. ouvrières, etc)
5. La contestation clandestine conscientise même les inactifs à l'idée de mobilisation politique collective
6. Embryon de sté civile servira de fdement à la démocratie au moment de la transition

VI Livre de Seymour, Lipset et Rokkan

Structures de clivages, systèmes de partis et alignement des électeurs: une introduction

Plan et objectif
Synthèse
Résumé

1) Plan et objectif ppl

1. Objectif ppl ds ce livre ?


Produire un modèle explicatif des variations ds les systèmes partisans à partir d'un retour ds le passé, au
moment de la fdation de l'Etat-nation et du passage au suffrage universel.

2. Autre wk comparable de Stein Rokkan : la carte conceptuelle de l'Europe


Obj. : fournir un modèle explicatif de ce qui vient avant la naissance des clivages, càd la fdation des
Etats-Unis en Europe.
Méthode : aller chercher ds le passé les explications d'une constitution + ou - rapide des Etats nations.

Variables explicatives des trajectoires de fondation des états-nations


Trois variables
1. Axe territorial : distance < > ctres politiques et économiques ppx.
2. Axe économique : proximité des réseaux de commerce.
3. Axe culturel : rapport à la religion catholique et à la Réforme.

Deux axes géographiques


1. Axe est-ouest (ceinture urbaine) : distance par rapport au ctre géo et éco de l'Europe (VI et V2)
2. Axe nord-sud : distance par rapport au ctre de pv catholique

(1) : plus la distance par rapport au c ur éco de l'Europe est gde, plus l'unification territoriale est aisée.
- La richesse économique et l'intensité des échanges commerciaux ont permis à de nbreux ctres urbains
d'émerger, morcelant le territoire et rendant l'unification difficile.

Politique comparée 17 GIVRON Monzon TAS


- En dehors de la ceinture urbaine, les territoires st plus étendus et ont moins de ctres concurrents. Un gd
ctre peut dès lors s'imposer plus facilement et unifier les territoires autour de lui (ex : Londres).
(2) : plus la distance par rapport au c ur religieux de l Eur est gde, plus l'unification nationale est aisée.
- L'Eglise catholique est une institution à visée internationaliste qui s'oppose à l'émergence de lieux de
pv politiques concurrents comme des états forts.
- Là où l'emprise catholique est moins forte, le pv politique peut dc plus aisément s'imposer (ex : France)
- Là où la Réforme s'est imposée, les pères fdateurs des états-nations n'ont pas le contre pv intemationa-
liste de l'Eglise à affronter. L'Eglise réformée nationale y est même un facteur d'unification.

Zones géographiques en Europe


Zones périphériques : Etats-nations précoces because double distance à Rome et à la ceinture urbaine.
(ex : Angleterre, Suède, Prusse)

Europe des cités-états :


Division en de multiples cités-états au c ur de la ceinture urbaine
(pptés allemandes, Bourgogne, Lombardie, Vénétie, Piémont)
- Unification plus précoce plus la distance à Rome est gde (pays-Bas)
- Unification très tardive là où la distance à Rome est faible (Italie)

Situations intermédiaires
- France : unification possible pr la partie ouest hors de la ceinture urbaine (Bourgogne) et distance à
Rome suffisante.
- Espagne : unification théoriquement précoce car à la périphérie mais retardée par la force du
catholicisme (c ur de la contre réforme).

Emergence de nveaux clivages


L&R évoquent à la fin du livre la possibilité d'un dégel des clivages et l'émergence de nveaux clivages.
Cette thèse a été reprise par de nbreux auteurs.
- Inglehart et le post-matérialisme
- Gagnants et perdants de la modernité
- Quid de l'Europe ? Un nveau clivage ? Un retour du clivage ctre-périphérie ? Un simple enjeu ?
- Explication de la naissance de nveaux partis
- Ecologistes, Pacifistes, Libertariens (D66)
- Consuméristes (partis des automobilistes, Partis des pensionnés), Néo-populistes.

1. Clivage matérialiste / post matérialiste


Ronald Inglehart, The Silent Revolution, 1977. Question de base : If you had to choose among the
following things, which are the two that seem the most desirable to you ?
- Maintaining order in the nation.
- Giving people more say in important political decisions.
- Fighting rising priees.
- Protecting freedom of speech Mais est-ce bien un clivage au sens de L&R ?

1) Ce clivage n'est pas né d'une rupture brutale comme une révolution ou un conflit violent. Certains ont
voulut considérer Mai 68 comme élément de rupture mais Pilet pense que non.
2) Un clivage est sensé durer ds le tps. Ce clivage aurait alors du perdurer mais aussi monter en
puissance. Or l'agent de socialisation sur le long terme concernant ce "clivage" est faible. Il y a dc un
conflit et une création de parti mais entre les deux il y a une notion de socialisation et de transformation
de l'identité. Pouvons nous dès lors parler ds ce cas d'un clivage ? Est ce qu'on peut définir son identité
politique et sociale sur le matérialisme ou le post-matérialisme ? Il y a débat. pr Pilet, Mai 68 n'est pas
un conflit assez important, les partis ne se st pas inscrits ds la durée et de plus il n'y a pas d'agent de

Politique comparée 18 GIVRON Monzon TAS


socialisation.

En ce qui concerne les écologistes, cette école explique ce phénomène sur le fait que cela n'est pas du au
dégel des clivages mais au nveau positionnement des gens. Non plus sur des questions identitaires mais
sur des enjeux.

2. Le clivage gagnants/perdants
Modernisation des stés : les gagnants s'y adaptent et en tirent une amélioration de leur niveau de vie.
Les perdants en st victimes (ouvriers, agriculteurs mais aussi professions libérales en perte de prestige).
Ils seraient sensibles aux discours populistes, ce qui expliquerait la montée de l'extrême droite.
Mais est-ce bien un clivage au sens de L&R ? Elasticité conceptuelle.

Ceux qui pensent que ce n'est pas vrai disent que la révolution post-industrielle est une révolution douce
et qu'en plus le critère identitaire gagnant/perdant marche bien en Europe occidentale mais pas vraiment
ailleurs. De plus l'individualisation détruit les clivages et ne les construit pas. Troisièmement, ils
maintiennent que l'émergence de l'extrême droite est due à des personnages charismatiques et non pas à
la naissance d'un nveau clivage.

3. Le clivage européen
Retour du clivage ctre-périphérie avec l'intégration européenne as nveau mvt d'intégration nationale ?
Nveau clivage ouverture/fermeture à l'autre ? Simple enjeu ? Il n y a pratiquement aucun parti et dc
aucune alliance dt la raison d'être serait cette question. Dc, en fait, des déterminants du vote assez limités.

Lipset et Rokkan et la théorie des clivages


Wk en deux tps
- Le contenu des wk de L&R
- Les choix méthodologiques de L&R
1. Le contenu du livre
Y a-t-il des questions de compréhension préalable ?
Que cherchent-ils à expliquer ? Quels st leurs pples questions de recherche ?
Quel est le c ur de leur modèle explicatif ?

2. La méthode
Quel est le rapport à la théorie chez L&R ?
Par rapport aux 5 modèles, ils mêlent le modèle de vérification de hypothèses et le modèle de tests et
vérification de la théorie. On est dc ds un rapport existant avec la théorie. Ils se basent sur la théorie de
Parson. En fait, avant Rokkan, on explique pas les différences entres les systèmes partisans de manière
comparée. Il propose dc une nouvelle théorie (génère des hypothèses) sur les clivages. C'est pr autant
une création d'hypothèses qui ne fait pas table rase du passé puisqu'il se réfère à Parson. Mais il fait cela
avec beaucoup de liberté. Ce qu'il dit, c'est qu'il applique sa théorie aux 20 et que du au phénomène de
"gel des clivages", elle est tjrs applicable ds les 60.

Quelle est l'approche ds laquelle ils s'inscrivent ?


Ils s'inscrivent ds une démarche historique. La variable pple est en fait l'histoire et c'est cette variable qui
explique ce phénomène des pv. On regarde ds le passé pr comprendre les systèmes partisans
d'aujourd'hui. Pg 106, un premier paragraphe est très explicite concernant cette question. Idem page 10
et 11. Les clivages st plutôt de nature sociale et culturelle mais cependant, le fait qu'il revienne ds le
passé montre qu'il considère pplement la variable historique et que c'est cette variable qui explique le

Politique comparée 19 GIVRON Monzon TAS


modèle.

Comment opèrent-ils leur sélection des cas pr les chapitres de leur livre ?
(Pg 10 : 2ème paragraphe) : Ils essayent en fait de comprendre pourquoi es pays ont un système partisan
différent. Sur la variable dépendante "quel est leur système partisan", ils st différents. Par rapport à cela
que fait il ? Cherche t-il à étudier ceux qui on le même système partisan ? Non, il l'élargit puisqu'ils
étudient 12 pays qui se ressemblent plutôt (pluralistes aujourd'hui et pluralistes ds le passé). La variable
indépendante : la compétition politique. Sur celle-ci, ils st semblables. C'est la première matrice qui
permet d'arriver au modèle explicatif. Au départ on a dc bien une approche par "cas semblables". Mais
restent-ils ds cette approche ? Non puisqu'ils vt prendre d'autres cas qui st "dissemblables". Par exemple,
l'Espagne où il n'y avait pas de compétition autrefois mais il y en a bien une aujourd'hui. Il prend
également un Etat d'Afrique, le Japon et le Brésil. Il dit que la variable dépendante est identique pr ces
trois Etats aux variables indépendantes différentes très importantes mais ils ont tous une variable
indépendante concernant les clivages identique. Et c'est cette variable indépendante qui expliquerait la
variable dépendante.

Comment tentent-ils d'éviter les pièges du localisme et de l'élasticité conceptuelle ?


Piège = utiliser des mots à la va vite et de soit les utiliser comme on l'utilise ds notre sphère (le
localisme) ou d'utiliser le terme de manière trop élastique, ce qui fait qu'il ne veut finalement plus rien
dire (ex : libéraux Europe vs libéraux US). A partir de la page 13 jusqu'à la page 19, il passe 6 pages à
débattre de la littérature sur la définition du mot "parti". Ils en déduisent que pr eux, les partis les
intéressent en tps que division de la sté et facteur de socialisation. Voici dc leur manière d'éviter ces
pièges.

La pple critique qu'on a fait à ces auteurs est leur considération des révolutions comme pilier ppl de la
construction des clivages.

2) Synthèse

Si chaque science, chaque domaine d étude, cptent nbres de spécialistes ; Stein Rokkan et Seymour
Martin Lispet en ft indubitablement partie et st considérés comme tels ds la discipline des sciences
sociales et plus encore, ds le chp de la science po.

Stein Rokkan, professeur de politique comparée à l Université de Bergen (Norvège) s est intéressé à la
formation des partis politiques européens ainsi qu au concept d Etat-nation. Trois ans durant, il a présidé
l International Political Science Association (IPSA). Il est par la suite psdt du Conseil international des
sciences sociales au sein de l UNESCO, psdt de l International Sociological Association et co-fdateur de
l European Consortium for Political Research. Honoré à titre posthume, il décède en 1979.
Seymour Martin Lipset a été professeur de sociologie politique à Stanford avant de partir pr l Université
d Harvard. Il présidera qt à lui l American Sociological Association et l American Political Science
Association. Il décède en 2004.

L ouvrage sur lequel porte cette synthèse s articule autours de trois blématiques qui st par ailleurs
induites ds le titre. Chacune se caractérise par une série de questions distinctes.
La première blèmatique porte sur la construction de l Etat 1 édition originale parue en anglais (1967)
sous le titre « Cleavage Structures, Party Systems and Voter Alignments : Cross-National Perspectives
modern in Europe », relate la structure et la formation de clivages fdamentx et pose des questions sur la
genèse du système de contrastes et de clivages à l intérieur de la communauté nationale.
La seconde porte sur l établissement des partis. Elle pose une série de questions concernant les
conditions de dvpt d un système stable de clivages et d oppositions ds la vie politique nationale.

Politique comparée 20 GIVRON Monzon TAS


La troisième porte sur les comportements électoraux. On s interroge ds ce cas-ci sur le comportement de
la masse des citoyens ordinaires ds les systèmes de partis existants.

Le but est de mettre en évidence l incidence de chaque problématique sur les deux autres pr établir une
théorie des clivages. Pr ce faire, les auteurs établissent une analyse comparative historique des
conditions économiques et sociales ds les pays occidentaux jusque ds les 20, la situation n ayant pas
évolué significativement depuis lors. L&R considèrent ce paradigme parsonien 1 comme un modèle de
départ possible pr une analyse comparative car il a la prétention de présenter l inventaire des bases de
clivages potentiels. Il n est en aucun cas limitatif et ils passeront outre très rapidement.

Il établit quatre « sous systèmes fctnels » 2, ce modèle AGIL s applique à n importe quel système
d action : la sté (ds laquelle naît les clivages) étant un système d action spécifique. La critique émise par
L&R à l intention de ce modèle réside ds le fait qu il s agisse ici d une procédure analytique portant sur
des éléments uniques : ce modèle permet de traiter les clivages mais de manière individuelle.

1er blèmatique : il faut dc introduire un nveau modèle ayant pr but de traiter les clivages ds leurs
multiplicités, un modèle jouant le rôle d une grille de lecture pr l analyse comparée de parti. Tel qu ils le
conçoivent, il se présente sous la forme d un espace bidimensionnel (formé autours d une dimension
territoriale et d une dimension fctnelle) comprenant une double dichotomie : oppositions sur des intérêts
spécifiques [a] et idéologiques [i] pr la dimension fctnelle ; oppositions parmi les élites nationales
établies [g] et locales-régionales [l] pr la dimension territoriale 3.

Ainsi, ns retrouvons des conflits politiques du type producteurs vs consommateurs ou encore wkeurs vs
employeurs à l extrémité [a] ; d autres gravitant autours de conceptions religieuses-morales distinctes à
l extrémité [i], de type Etat vs Eglise mais également des conflits culturels opposant culture dominante
et culture dominée ou encore des conflits économiques < > l économie primaire (l agriculture en est un
ex) et l éco 2daire (l industrialisation accompagné du dvpt urbain). Ces quatre clivages, présentés
comme fdtx par L&R, st liés à la dimension fctnelle st prédominants sur les clivages résultant de la
dimension territoriale et inversement suivant les pays.
Cette remarque qt à la prédominance des uns sur les autres s applique également ds un cadre tporel :
historiquement, ces clivages s articulent autour de deux gdes révolutions : deux d < > eux 4 résultent de
la révolution nationale, deux autres st issus de la révolution industrielle 5.

2de blèmatique : Ds le dvpt qui précède, ns touchons très clairement à la première blèmatique de
l ouvrage. Le lien causal unissant cette même blèmatique à la 2de est la concrétisation des quatre
clivages fdtx ont prit la forme de mvts de protestations, soit à l égard des partis dominants ds les
systèmes pluralistes, soit à l égard des partis ttlitaires ds les 6tm de type monolithique. Concrètement,
ces mvts de protestations prennent la forme de partis (partis agraires, partis idéologiquement
orientés, ). La question à se poser n est pas si ce lien causal existe ou non puisque L&R en ft leur
postulat mais de savoir comment ces clivages se traduisent ds les oppositions < > partis ?

Pr répondre à cette 2de blèmatique, les auteurs soulèvent l ensemble des conditions 6 rendant possible la
protestation et la représentation (en termes de partis) des divers intérêts en présences ds tte sté, en ce
compris les intérêts qui ne st pas tjrs « en phase » avec ceux du parti au pv.

1 Talcott Parsons (1902-1979) : sociologue américain (théories du structuro-fctnalisme)


2 Sous-systèmes du paradigme parsonien : sous-système adaptatif, réalisation d objectif, sous-système d intégration et
maintenance du modèle.

Politique comparée 21 GIVRON Monzon TAS


3 Ce modèle présenté est une interprétation possible du quadrant I du modèle parsonien. On y retrouve les sous-6tm AGIL.
4 D une part, les conflits entre la culture dominante et la culture dominée ; de l autre, les conflits entre l Eglise et l Etat.
5 D une part, les conflits liant les wkeurs aux employeurs ; de l autre, les conflits entre l économie primaire et secondaire
6 Seymour M. LIPSET et Stein ROKKAN, op.cit. page 58
Ces conditions st multiples et ns amènent à établir des infos telles que :
- les traditions de prise de décisions ds un 6tm politique (procédures conciliatrices ou imposition
autocratique ?) ;
- les canaux d expression et de mobilisation de la protestation (existence d un 6tm représentatif et
accessible à ts, en ce compris les protestataires ?) ;
- l opportunité ainsi que les apports et les coûts d alliances partisanes à l intérieur du 6tm ;
- mais également la définition de la règle de majorité, ses implications, ses ouvertures ou au contraire ses
limitations ds ce même système.

Les réponses apportées à ces questions ns donnent plus de précisions qt à la facilité ou non pr un nveau
parti de se faire une place ds l échiquier politique.

Ds une perspective de théorisation, L&R établissent une série de quatre seuils jalonnant le chemin de tt
nveau mvt ds un 6tm pol et classifient les systèmes politiques (les différents régimes) en fct de leurs
positionnements qt à ceux-ci : LIR PM
1. Le seuil de légitimation (le système politique en place accorde-t-il le droit à la critique, accepte-t-il
une forme d opposition ?) ; 2. Le seuil d incorporation (les adhérents de mvts naissants ont-ils les
mêmes droits, le même statut que les autres lors du choix des représentants ?) ; 3. Le seuil de
représentation (le mvt naissant est-il en mesure d accéder seul aux organes représentatifs ou est-il
contraint d établir des alliances ?) ; 4. Le seuil du pv majoritaire (quelle est la marge de manoeuvre d un
parti au pv pr apporter des chgts d ordre structurels au système en vigueur ds un pays ?).

En fct des réponses à ces questions, ns retrouverons différents types de régimes politiques tels que les
régimes autocratiques, oligarchiques, parlementaires. La variation d un (ou +ieurs) de ces seuils a pr
conséquence de redéfinir le type de régime en place mais aussi de favoriser ou défavoriser l émergence
de parti d opposition. Ainsi, L&R constatent que l abaissement des seuils de légitimation et
d incorporation favoriserait l émergence de partis d opposition, ouvrirait le droit du suffrage à une strate
de la population plus répandue, avec les conséquences multiples et diverses telles que l apparition des
partis de défense territoriale ou de défense agraire.

Ds le même ordre d idée que précédemment 7, L&R ont tjrs ce souci d établir un lien < > les
blèmatiques présentées ds cet ouvrage. Ils voient ds la diversité de régimes existants la résultante directe
de l influence de moments historiquement cruciaux pr chaque nation : la Réforme et bien plus tard, la
révolution nationale, la révolution industrielle ainsi que l émergence et la structuration des mvts ouvriers
autours desquels s expriment les quatre clivages fdtx vus précédemment.

3e blèmatique : Quelles étaient les caractéristiques pples des gpes d électeurs mobilisés par chaque parti
? L&R n apportent pas de véritable réponse ds cet ouvrage. Ils le justifient par la nécessité de collecter
un maximum d infos (notamment sur les tx de participation ou encore la répartition des voix entre
partis) pr comprendre les processus de mobilisation des masses.

Or, ce type d étude n en est qu à ses débuts ds la plupart des pays étudiés et ne comprend aucune étude
comparée digne de ce nom sur laquelle établir une théorie valide. Le sujet étudié et la méthode utilisée st
à la fois rigoureux, complets et instructifs, mais L&R ns donnent un aperçu de l objet d étude de la pol
comparé sous un aspect fort théorique.

Politique comparée 22 GIVRON Monzon TAS


7 Page 3, 2ème § de cette même synthèse
Réflexions critiques ?
Ds un 1er tps, le choix du paradigme parsonien qualifié de tremplin par les auteurs eux-mêmes s avère
extrêmement crucial puisque l ensemble de l ouvrage en est directement influencé. Or, les auteurs eux-
mêmes reconnaissent qu il n y a pas de véritable concordat de la part de la communauté scientifique
autours de celui-ci mais n en spécifient pas les raisons.
Ds un 2e tps, ns pvons ns interroger sur les objectifs de l ouvrage. Comment se situer face aux
problématiques soumises ds les rmq liminaires. Cela tient probablement du fait qu il s agit ici d une
introduction à un ouvrage plus conséquent. L ensemble de l ouvrage apparaît plus comme une mise en
contexte et L&R n apportent pas de véritables réponses aux questions posées. Cette dernière rmq
s illustre tt particulièrement pr la 3e blématique portant sur l alignement des électeurs : on ne traite pas
véritablement le sujet.

3) Résumé

a) Remarques liminaires

1. Questions pr l analyse comparative


L ouvrage tente d analyser trois problématiques : le phénomène d émergence des partis politiques le
mode de formation de l Etat nation en Europe et les conditions de dvpt des comportements électoraux.
pr ce faire, les auteurs utilisent une méthode d analyse comparative dvptale en trois pts. Primo, la
dimension historique qui aboutit à la concurrence entre partis et à l institutionnalisation du suffrage de
masse. Secundo, le tri des clivages et oppositions qui ont entraîné la mobilisation des masses ds l action
électorale. Tertio, la faculté pr le lecteur de comprendre les alignements actuels des électeurs.

2. Le parti politique : agent du conflit et instrument d intégration


Avant tt, il convient de souligner que le terme « parti » a sans cesse été utilisé pr marquer la division
entre deux gpes malgré son évolution au fil du tps. La position des auteurs est ici que les partis
englobent en leur sein une forte mobilisation et, par là même, aident les communautés locales à
s intégrer, que ce soit ds un espace plus large ou ds la nation toute entière.
En présence d une situation où plusieurs partis politiques st en compétition, cette façon de s intégrer
peut être examinée à deux niveaux. Premièrement, chaque parti crée un réseau de communication
commun à plusieurs entités locales, ce qui augmente la force des identités nationales. Deuxièmement, la
concurrence créée par l établissement de ces différents réseaux contribue à établir un système national
de gvt qui permettra de défendre les intérêts d un gpe plus important que celui des gouvernants (à savoir,
l entièreté des citoyens). Il est utile de souligner qu aucun parti politique ne peut se vanter d avoir une
influence ttle sur les affaires d une communauté en omettant de passer outre les clivages existants.
Pr ce faire, il est évidemment nécessaire de créer des alliances. Afin de comprendre les conséquences
qu auront des clivages les + aigus sur l Etat-nation, il est judicieux d élaborer une liste de clivages
provenant de chaque sorte de conflits après avoir établi ceux qui pourront avoir lieu ds nos stés.

3. Les dimensions des clivages : un modèle possible.


Les auteurs prennent comme base la théorie gle de l action de Talcott Parsons 8. Y coexistent quatre
éléments nécessaires ds une sté, à savoir l économie (sous-système adaptatif), le politique (qui permet la

Politique comparée 23 GIVRON Monzon TAS


réalisation de buts), le sous-système d intégration et, enfin, les ménages et les écoles (qui assurent la
maintenance du modèle). < > chaque paire d éléments existent des interactions dt les auteurs analyseront
certaines avec plus de précision.
La formation de l Etat moderne peut être analysée en trois tps selon ce modèle. Primo, le ctre national
accroit la pénétration et la normalisation, avec pr corollaire l augmentation des tensions territoriales et
culturelles. Secundo, ces tensions entraînent diverses alliances au sein de la nation. Tertio, des alliances
entre +ieurs communautés renforceront le soutien politique et aideront à la légitimation du pv.

b) Les dimensions des clivages et des alliances

1. Deux dimensions de clivages : territoriale-culturelle et fctionnelle.


Les auteurs modifient le paradigme parsonien en deux dimensions : les dimensions territoriale et
fctionnelle. Un conflit se crée sur deux dimensions à la fois. Il convient de déterminer quelles alliances
prendront place à l intérieur de cet espace bidimensionnel et < > quels partis.

2. Deux révolutions, nationale et industrielle


La dimension territoriale des conflits provoque un ralentissement de la construction de l Etat-nation
tandis que la dimension fctionnelle ne peut être évoquée qu à la suite de celle-ci. Les clivages
territoriaux ne se répandent qu à travers une « mobilisation sociale ».
Les auteurs distinguent quatre types d oppositions ayant pr résultat deux révolutions. Les clivages entre
culture dominante et culture dominée ainsi qu entre Eglise et Etat-nation créent la révolution nationale.
Les deux autres clivages, à savoir < > wkeurs et employeurs et < > économie primaire et secondaire
créent, qt à eux, la révolution industrielle. La révolution nationale a aidé la population à se positionner
par rapport au conflit sur les valeurs et le culturel. La révolution industrielle a, à LT, aidé la population à
prendre position sur l économique.

3. Clivages ds les systèmes politiques parfaitement mobilisés.


Les quatre types de clivages ont conduit les citoyens à se faire entendre par les gvernants, grâce à
l émancipation et la puissante mobilisation. Ts les mvts ont été nationalistes.

c) La transformation des structures de clivages ds les systèmes de partis

1. Conditions pr la canalisation de l opposition.


Analyser certains conflits en rapport à une discordance entre +ieurs partis nécessite d analyser une
multitude de sources concernant les manières selon lesquelles pvent s exprimer à la fois les divergences
et la représentation des intérêts de chaque sté.
Quatre choses à savoir : la manière dt se prennent glement les décisions ds le 6tm politique, la manière
dt s exprime et se mobilise la protestation, l occasion favorable à la création d alliances et ce qu elles
coûtent et rapportent et, enfin, ce qui rend possible et limite la règle de la majorité ds le 6tm.

2. Les quatre seuils.


Une série de quatre seuils forme alors de nveaux ensembles de questionnements ds un système politique.
Il s agit du seuil de légitimation, du seuil d incorporation, du seuil de représentation et du seuil du pv
majoritaire. Ces seuils, selon leur niveau, indiquent ds quel type de système de partis ns ns trouvons.

3. Les règles du jeu électoral.


Des 6tm de « pluralisme centrifuge » (Sartori) st apparus en raison d une relation de cause à effet entre
les injustices du 6tm électoral et la soumission des classes ouvrières aux institutions nationales. En
d autres termes, il s agit d une action hors de l espace politique mais avec une concurrence entre partis à
l intérieur. Les gains d une action pvent être augmentés ou diminués concomitamment par le niveau du

Politique comparée 24 GIVRON Monzon TAS


seuil de représentation et les règles de prise de décision ctrale, ce qui n empêche pas que les alliances
soient déterminées par la force des clivages et la communication qui se fait autour de ceux-ci.

8 TALCOTT PARSONS est un sociologue américain du XXe.


Il s agit là, pr les auteurs, d une partie essentielle du discours des auteurs sur la transposition de la
structure de clivages en 6tms de partis, à savoir ce que coûtent et rapportent les fusions, les alliances et
les coalitions.

d) Un modèle génétique des systèmes de partis européens

1. Trois dimensions décisives d opposition.


Il y a une possibilité de trois conclusions concernant la transposition des oppositions socio culturelles
sous la forme politique. 1. Les clivages apparents ds les systèmes politiques se découvrent en ppe avant
la diminution du niveau du seuil de représentation. 2. Lorsque les masses se politisent, un seuil élevé de
représentation implique une lourde difficulté pr les 6tm politiques. 3. Les décisions prises pr baisser le
niveau du seuil de représentation proviennent d anciennes oppositions < > partis.

2. Un modèle en trois étapes.


Le nveau paradigme des auteurs a pr but de faire de divers systèmes de partis une suite logique de
décisions et de dvpts et ce, à trois moments importants de l histoire des nations. 1. Pendant la Réforme,
la lutte pr la suprématie de l Eglise. 2. Après la Révolution démocratique , la lutte pr la suprématie de
l Etat-nation ds le domaine éducatif. 3. Au début de la Révolution industrielle, les divergences entre les
intérêts urbains et ruraux.

3. Dvpts et écarts : les partis de défense territoriale.


La construction nationale crée des oppositions territoriales et culturelles. Les oppositions à l appareil
ctralisateur de l Etat-nation st apparues en raison de trois types de circonstances. Primo, une présence
considérable d une autre culture sur le territoire. Secundo, une communication plus importante avec
l extérieur qu avec l intérieur de la nation. Tertio, un faible besoin économique de la métropole.

4. Dvpts et écarts : les partis de défense agraire.


Selon le paradigme des auteurs, les intérêts des gds propriétaires pvent être défendus de manière plus
considérable ds le cas d une alliance forte avec les puissants de la métropole. 7 le moyen de contrôle du
processus de mobilisation qui cpt, lors du choix d une alliance.
Les partis de défense agraire se st dvpés ds 4 types de pays : ceux où il y avait peu de villes lors de
l élargissement du droit de vote, où la population rurale était + ou - indépendante de la population
considérée as supérieure, où le clivage culturel urbain - rural était fort et, finalement, où la religion
n avait pas une gde influence sur la population.

5. Quatrième étape : variations ds la force et la structure des mvts ouvriers.


Il est à noter que l extension du droit de vote a bouleversé les clivages et en a créé de nveaux. Il va de
soi que les classes inférieures st + solidaires < > elles et st mobilisées par de forts mvts ouvriers. Les
auteurs ajoutent à leur modèle un 4e clivage (entre possédants et wkeurs) auquel ils associent la
Révolution russe.

e) Implications pr la sociologie politique comparée


Les auteurs ont cloturé leur analyse ds les 20 précisément parce que les résultats st restés les mêmes par
la suite (malgré des chgts non considérables). Ils ont pu constater que les partis nés avant l extension
complète du droit de vote st à peu près sans exception tjrs d actualité et, de surcroit, tjrs viables.

Réflexions critiques ?

Politique comparée 25 GIVRON Monzon TAS


Cet ouvrage, certes compliqué au premier abord, est très intéressant lorsque l on perçoit la justesse du
vocabulaire utilisé. Ds le cadre d études de sciences po, il est très utile de l avoir lu car il en reste une
base. Il permet de comprendre bon nbre de concepts mais, avant tt, celui de clivages qui est actuellement
utilisé à tort et à travers, suite à l élasticité conceptuelle dt ft preuve bcp d auteurs.
Exposé UN :

Party Members and Membership Parties in the Age of Professional Politics

A study of Norwegian Political Parties 1985-2010

Elin Haugsgjerd Allern Knut Heidar Hanne Marthe Narud


Department of Political Science University of Oslo P.O. Box 1097 Blindern 0317 OSLO Norway

E-mail : e.h.allern@stv.uio.no
Work in progress please do not quote. Paper (i.e. project presentation) prepared for the conference Party
membership in Europe : Explorations Into the Anthills of Party Politics , Ctre d étude de la vie politique,
Université Libre de Bruxelles, Brussels, Belgium, 30-31 October 2008.

Introduction
Theory and Status of Knowledge
Specification of Research Questions
The Party Member and Delegate Study in Detail

1. Introduction
This working paper presents an on-going research project dealing with the development of party membership
and membership parties since the mid-1980s in Norway. The paper briefly sketches our analytical starting
point, major research questions, proposed methodology and draft of questionnaire(s). First and foremost, we
will conduct « a survey among the parties » members and congress delegates during the spring of 2009. The
questionnaires will be designed to make comparisons with two previous Norwegian surveys possible, but we
also aim to coordinate our efforts with surveys (planned or conducted) in other European countries. Hence,
all kinds of comments on the research design methodology are more than welcome. The study forms part
a larger national project which also includes two other sub studies designed as contributions to international
comparative research. The research group consists of Hanne Marthe Narud (leader), Knut Heidar, Elin H.
Allern and Anders R. Jupskås (PhD Candidate). Before elaborating on the study of party members and
membership parties in particular, we shall briefly present the project at large.

2. Theory and Status of Knowledge


A political system based on « rule by the people » must create institutional mechanisms for registering and
transforming voter preferences into public policies. This project addresses the issue of whether political
parties are still able to create such connections between citizens and the state. More than thirty years after
« the end of party » hypothesis was put forward in the United States (Broder 1972), « democracy » still
implies representative government and in most if not all cases some system of multiple political parties
(Anckar and Anckar 2000). Parties continue to recruit politicians, develop political programs, organize
election campaigns, and form government after the election. Organized parties are still seen as a solution to
collective action problems in politics and parties still appear useful for the pursuit of votes (Müller 2000).
Yet, the capacity of parties to connect the citizens with government agencies has increasingly been
questioned (see e.g. Mair 2005).

Politique comparée 26 GIVRON Monzon TAS


It is widely agreed that the organization and position of political parties have changed and to some extent
declined in recent decades, especially in civil society. Societal developments like the decline of traditional
social identities and old cleavages, post-industrial work habits, new family structures, the emergence of non-
partisan mass media have challenged political parties in numerous ways.
The decline of party membership since the heyday of the 1950s and early 1960s is well-documented
(Scarrow 2000 ; Mair and van Biezen 2001), as is the decline of party identification and trust among voters
(Dalton 2000 ; Pharr, Putnam and Dalton 2000). The public has increasingly turned to various types of
interest groups and ad-hoc protests more individualistic modes of political action like signing petitions to
make its voice heard to the government (Dalton 2006). Hence, political parties no longer depend primarily on
members to support their activities, and state subventions constitute a major financial resource for party
organizations. Party headquarters have increased in size and parties ctral organizations and parliamentary
groups are professionalized. The major campaigning arena is not conventions, rallies or caucuses, but non-
partisan national radio and TV channels and the Internet. Also, grassroots within parties seem to have lost
power to the benefit of the party leadership and party groups in the national assembly (Katz and Mair 2002).
Unlike parties membership organization, the party in government appears not to have clearly weakened as a
unit in recent decades: governmental parties maintain much of their cohesion and thus their ability to
discipline individual politicians (Strøm et al. 2003 : 665).

Thus, what first and foremost seems to have happened is that « the golden age » of the mass membership
party and party-controlled electoral politics is over in Europe and elsewhere (Katz and Mair 1995 ; Farrell
and Schmitt-Beck 2008), and it is argued that parties consequently have declined as channels for popular
demands, or as facilitators of citizen control over the people s agents in public office (Kirchheimer 1966 ;
Strøm et al. 2003 : 665). At least, a shift seems to have taken place from the combined representative (« input
») and procedural roles of parties (« output ») to a more exclusively procedural function, in terms of
recruitment, organization of government and delivery of public policies (Bartolini and Mair 2001: 336).

Some even claim that the parties have lost their legitimacy as representative organisations in the entire
parliamentary chain of delegation and accountability (see e.g. Mair 2005), by turning into so-called cartel
parties, that is, parties which have retreated from civil society and turned into professional, semi-stage
agencies (Katz and Mair 1995). Whatever the case may be, several empirical pieces of the puzzle are still
missing. In this project, we draw attention to three understudied aspects of party developments and
democracy, all dealing with the individual level of party politics. Our focus is on the behaviour of and the
relationship between party members, activists, leaders and candidates and public office-holders, both with
regard to policy-making, election campaigns and political recruitment.

3. Specification of Research Questions


First, as will be argued below, we lack important knowledge about the development of parties as
membership organizations and the characteristics of individual party members: For example, much of what is
said about the impact of declining membership figures hinges on the extent to which remaining party
members are able to influence party policies (Heidar 2006 ; Allern and Pedersen 2007 : 86). Although there
have been a formal shift towards ascendancy of the parliamentary group as documented by Katz and Mair
and their colleagues (Katz and Mair 1994 ; Heidar and Koole 2000), this does not necessarily mean that
parties have become hollow organizations. We need to know more about the internal life of parties to
understand how parties more precisely work as organizations, for example in terms of activity levels and
power relationships. Moreover, we need to better understand why party activism has, by and large, declined
over time.

Second, parties are still in charge of candidate recruitment, but an understudied topic is exactly how and
how predominantly parties do perform this function following the decrease of party members and increased
leadership dominance, the rise of broadcast media, and concomitant decline of a partisan press. These
developments all make new demands on parties political communication with the electorate.

Politique comparée 27 GIVRON Monzon TAS


Reasonable questions to ask is whether the nomination process has become more influenced by non-party
actors, if the profile of the candidates has changed, and if candidates today run their own campaigns distinct
from those of their parties. Are we moving towards recruitment of a new class of professional MPs ?
Existing studies of MPs and cabinet members in Norway show that political elites have increasingly drawn
from inner party circles (Narud 2003 ; Narud and Valen 2007: 85, Narud and Valen 2008).
Finally, the extent to which parties roles within public office has declined or not, is also open to debate. It is
not clear how parties and their leaders perform vis-à-vis other parts of the state to what extent the state is
in the reach of the party ?

More specifically, systematic research on the extent to which parties employ « party patronage »
appointments to positions in public and semi-public life as a governing instrument has been limited so far
(Strøm et al. 2003 : 664 ; Kopécky and Mair 2006). Meanwhile, recent developments within the state like
delegation of power from the core executive to non-governmental or semi-public agencies (Peters 2003)
are widely seen as institutional changes disempowering political parties. Stronger emphasis on partisanship
in key appointments to positions in these agencies could be a way to counterbalance such a development
(Kopécky and Mair 2006).

In sum, this leads to three major research questions as regards contemporary party politics : 1

1. What characterizes the parties membership organizations today, compared to the traditional European mass
party model in terms of size of party membership, motivations for individual participation, level of grass root
involvement and the nature of decision-making processes ?

2. What characterizes the candidate selection and electoral campaigning of contemporary political parties,
compared to the golden era of party-controlled activity, in terms of for example how the nomination process is
structured, which demands that are put forward to the candidates, and the nature of their own campaigning
efforts?

3. To what extent is the allocation of important public and semi-public positions in the gift of, or controlled by,
political parties in the Norwegian political system, and to what extent is emphasis put on partisanship in
appointments to positions in the state ?

The research questions are further specified with regard to Norwegian parties as our primary empirical aim is
to study the political parties of Norway, and to the extent possible, development over time. The latter aspect
includes, among other things, the issue of what explain changes in party membership. By additionally
conducting a voter survey, we aim to compare voters, members, party leaders, candidates, and MPs in terms
of social characteristics, views on party membership, policy views, degree/type of political participation,
levels of political trust, and perceptions of parties role in democracy. Hence, the project includes both
synchronous and diachronic elements.

To fully explore some of the issues concerning party membership development, a long-run panel is needed.
Unfortunately, such a study is not available. However, by establishing time-series and cross-national co-
ordination we hope to throw new light on questions like : What characterizes the contemporary level of
political participation within and outside the party sphere ? What explain party membership ; why do citizens
enter and leave parties ? Are the political elites of parties candidates and MPs getting increasingly
homogenous and professionalized ? Is Putnams « law of increasing disproportion » more relevant than ever ?
Are the political elites of a different brand, giving the public representatives a more centrist or extremist
profile than the voters along major conflict dimensions and/or in key issues (cf. « Mays law », the « cartel
thesis ») ? So far existing research on Norwegian voters and political elites suggest that the parties MP s tend
to be ideologically more extreme than their respective voter groups in general (Narud and Valen 2007, ch. 8),
and studies of voters, party leaders and party activists do not find general support for May s law of
curvilinear disparity (Narud and Skare 1999).

Politique comparée 28 GIVRON Monzon TAS


However, by studying all the links in the chain of political recruitment through parties from voters to MPs
(simultaneously) we will significantly improve our knowledge of exactly how parties work as institutional
mechanisms for registering and transforming voter preferences into public policies.

1 Study 2 and 3 form parts of international effors to collect data, see http://www.statsvitenskap.uio.no/forskning/ppd/index.html for
details.
And how do voters consider political parties to work more specifically, compared to members, activists,
candidates and public office-holders ? By focusing on the individual level of party politics from civil
society, towards public office, and in government the project at large supplement earlier studies of political
parties in civil society, which have largely focused on the formal structures of parties as organizations.
Previous research has concluded that parties´ membership figures and organizational strength have declined,
and that the party in public office is empowered. But less is known about how members, activist and leaders
behave within the organizational frameworks. Hence, the three parts of the project will address one core
problem from different perspectives, namely the representative role of political parties and their function in
modern democracy. To sum up, in addition to map key developments of parties as membership organizations
over time, we will in a synchronous perspective produce more relevant knowledge on :

who is affiliated to and active within parties, and why (party member survey, voter survey)

who gets involved in intra-party politics (delegate survey) ;

who runs 4 a party (candidate survey) and how are these people selected (expert survey on rules n regulations) ;

how and to what extent can parties control personnel selection within the state (patronage study)

Hereby, we will bridge the gap between studies of party organizations, election and campaign studies and
studies of parties in government, combining survey data with elite interviews. In all three cases, what factors
explain variation across parties are also key issues. To the extent that cross-national comparisons are
possible to conduct, we furthermore aim to explore possible variation across countries in Europe, in
collaboration with colleagues abroad. The candidate survey and the study of patronage both form part of
international co-ordinated efforts to gather comparable data, and when designing the party member and
delegate study, we aim to make comparative analyses possible.

4. The Party Member and Delegate Study in Detail


To find out more about how party membership organizations functions in practice is of paramount
importance no matter how we define party-based democracy. The behaviour within membership-based
organizations can affect the very nature of democratic processes. More specifically, empirical knowledge on
degrees of internal party vitality would feed into the normative debate between the elite competition and the
participatory or deliberative schools. Limited party activism and leadership dominance hinders parties from
being academies for political education of citizens and lack of linkage between the party organization and
the candidates for public office could make democracy a fake in terms of popular control.

On the other hand, seen from a competitive point of view, viable intra-party democracy risks preventing fair
preference aggregation at the system-level, depending on, for example the opinion profile of party activists.
If party members make up an arena with a different agenda and policy views compared to the attitudes of
voters (and party candidates), this could create a democracy of double standards which in extreme cases
could relegate electoral democracy to a mere facade (Allern and Pedersen 2007). More specifically, this sub
study departs, as indicated above, from the long-lasting debate on party organizational development after the
Second World War in established democracies. Have former mass membership parties by the early 2000s
turned into top-heavy cartel or cadre parties, as suggested by Katz and Mair (1995) and others ? No doubt
that the mass membership model has declined in Europe (Katz and Mair 1994), but the extent to which
parties have by and large become close to empty vessels in civil society is still a somewhat moot point (cf.

Politique comparée 29 GIVRON Monzon TAS


Poguntke 2006). Although parties have lost members, they recruit new ones and can still represent
significant arenas for popular involvement in the qualitative sense (Allern and Pedersen 2007).

Structural changes in direction of empowered parliamentary groups or use of armchair participation like
membership ballots do not necessarily lead to the end of substantial intra-party democracy.

Some empirical work has previously been done on European party members, but basically this has been one-
party or one country studies (e.g. Heidar 1988 ; Heidar and Saglie 2002 ; Pattie, Seyd and Whiteley 2004 ;
van Haute and Pilet 2007). There is very little research-based knowledge of a comparative nature (but see
Pedersen and Saglie 2005 ; Heidar and Pedersen 2006 ; Weldon 2006 ; Rüdig 2007). So no doubt more
comparative research is needed to find out what is going on behind formal structures and beyond leadership-
oriented media coverage of party politics (Heidar 2007). Moreover, we aim to further explore what factors
explain individual party membership and participation or lack thereof for example by contrasting
structural and rational choice (cost-benefit) perspectives: Is party involvement mainly a reflection of social
characteristics and location or is it primarily a product of individual calculations of relative usefulness ?

That said, previous research on, for example, the Norwegian case our primary focus has produced some
interesting insights already. Studies of parties formal organizational structures has shown that despite of
recent debates on membership ballots and increased openness towards various external interest groups few
radical changes had been made to Norwegian party organizations by the turn of the early 2000s (Heidar and
Saglie 2002 ; Allern 2007). As far as the individual level is concerned, a major conclusion of previous party
member surveys (from 1985 and 2000-01) are that the ttl number of active members in Norwegian parties
have declined (Heidar and Saglie 2002).

Table 1 Party membership figures 1990-20011

SV Ap Sp KrF V H FrP
1990 13 072 128 106 47 117 56 176 11 300 146 308
1991 13 073 130 092 44 882 55 014 11 398 119 640 14 926
1992 13 983 114 863 47 880 54 302 7800 106 077
1993 11 473 95 865 47 079 48 001 7 300 98 597 13 197
1994 11 487 90 281 47 365 52 076 6 950 83 987 3 671
1995 9 318 72 557 46 627 56 612 7 180 78 145 4 976
1996 8 609 68 833 43 508 54 071 10 500 70 447 5 654
1997 7 696 64 415 39 667 51 412 7 491 68 457 6 816
1998 7 792 62 984 35 932 50 301 6 857 64 368 7 905
1999 8 255 61 327 33 432 48 315 7 270 66 654 11 224
2000 7 428 58 769 31 557 47 864 6 552 63 993 11 824
2001 7 274 52 929 27 500 48 219 5 992 62 135 12 567

Sources: Party annual accounts, from Knut Heidar and Jo Saglie, Hva skjer med partiene (Oslo: Universitetsforlaget, 2002).

1 Figures refer the turn of the year (i.e 1998 = 31/12/98). Membership in youth organizations is included in the figures of the
Ctre Party, the Christian People s Party and the Conservatives, but not in the other cases. Corporate members are included
in the case of Labor until 1995. The Progress Party does not consider its figures reliable until 1994. For these and other
reasons, one should only be careful when comparing figures, especially over time.

Abbreviations: SV = Socialist Left Party, DnA = Labour Party, Sp = Ctre Party, KrF = Christian People s Party, V =
Liberals, H = Conservatives, FrP = the Progress Party.

As Table 1 shows, there has been a dramatic reduction of membership figures in recent decades, particularly
for the larger parties. During the 1990s, the seven major parties lost half of their members in sum. In the
early 2000s, the curve seems to have leveled off (table to be updated). Only the Progress Party has
experienced rise in membership number over the last decade. On average, the membership/electorate ratio

Politique comparée 30 GIVRON Monzon TAS


has declined from 15.5 to less than 10 percent since the mid-1960s according to national election surveys, yet
not linearly (Allern, forthcoming). In 2001 and 2005 only 8 percent of the respondents claimed to be
members of a political party. The previous party member surveys concluded that the reduction of party
membership bases had neither led to more passive members, nor to more active ones (unless two
contradictory effects have cancelled each other) by 2000, but only a minority of the remaining party
members participated on a regular basis at that time (Heidar and Saglie 203).
Moreover, those formally affiliated to parties have become socially more exclusive over time, and the share
of middle-aged members (50-64 years) has increased (Heidar and Saglie 2002 : 100ff). Finally, data indicate
that the members were reasonably satisfied with their leaderships both in 1991 and 2000-01. Informal
contacts and networks are considered important, but the demand for new intra-party procedures has been
limited. Modern technology offers virtual debating forums on party web pages and intranet, but the use of
this technology by Norwegian parties is not ground-breaking (Pedersen and Saglie 2005: 359-77 ; Allern
2008). The question now is whether the membership parties and party members have further changed
during the first decade of the 21st century. The membership figures may have stabilized in recent years, and it
remains to be seen whether Norwegian parties, belatedly, have developed clearly in direction of an elite party
model. Or do they continue to look like faded mass parties (cf. Allern, forthcoming) ?

So in addition to mapping of possible organizational reforms and recruitment strategies (or lack thereof), we
plan to extend the time series of members and congress delegates behaviour. Relevant more specific
research questions for survey analysis in light of the discussion above are legion, but key issues to
explore are: What is the evidence for decline or for change in terms of participatory or deliberative grass root
democracy ? By surveying both members and delegates we would be able to report on the character of the
decision-making process within the parties, or in other words on the nature of internal party democracy.
Next: Who are the members ? Why do they join, what explains their activities, and what opinions do they
hold? In a long-term perspective we will explore degrees of cges, for ex by asking : Are party members today
more instrumentally motivated, and less driven by norms and expressive motives, than they used to be ?
We generally aim to explore whether party members have different backgrounds, different motivations and
involvements, different political views and issue engagements across time, parties and according to
organizational levels. We hypothesize members and delegates to conform to the general research findings on
political participation that activists are more educated, more resourceful and more socially integrated than the
average citizen. But by comparing in detail Norwegian members/delegates and voters who are not party
members, we aim to identify more pieces to the puzzle of why some citizens join political parties and why
some also become active while others prefer to be independent and inactive or engage in alternative forms
of political involvement. We also hope to explore why some members leave political parties (by studying ex-
members). Moreover, as indicated above, we will hopefully be able to look for (sources of) variation in a
comparative setting between countries and (European) party families.

5. Party member and Delegate Study : Methodology


Norway has a democratic tradition dating back to the early 19th century and gradually developed to be a
liberal democracy characterized by parliamentary government, a stable multiparty system and well-organized
membership parties. Historically, Norwegian parties have been strong in the various functions associated
with party-based democracy and they have enjoyed extensive popular support as democracy-providing
institutions. A study of parties in Norway provide us with the opportunity to examine how membership
parties and party membership work in a society where mass parties have been strong historically, and where
the social structure and other relevant system-level circumstances indeed call for change.
To give a general if not complete picture of the state of parties as membership organizations and party
membership at the beginning of the 21st century, the study includes the seven major Norwegian political
parties the parties persistently and currently represented in Parliament (the Storting).2 We will start by
collecting organizational document and by updating our data files on membership figures based on
information from party archives. Most likely, we need to conduct new interviews with the party headquarters
concerning organizational reforms etc., but here we will also seek to co-ordinate our efforts with an ongoing
national project on party organizations and multi-level government. The party member and delegate study s

Politique comparée 31 GIVRON Monzon TAS


questionnaires will be designed to make comparisons with previous Norwegian surveys possible (from
1985/1991 and 2000/2001), and also with surveys both conducted and planned in other European
countries. When preparing the study in 2000-01, Knut Heidar and his colleagues communicated with other
similar projects in Europe, including the studies of Paul Whiteley and Patrick Seyd, and co-operated in
particular with the then Danish survey of party members (headed by Lars Bille).
All congress delegates (about 1800) and a representative sample of 1000 drawn from the parties member
lists (i.e. altogether 7000 respondents/members) will be surveyed by means of postal surveys. The member
survey is planned for February 2009 and the delegate study for the congresses during the spring of 2009. The
aim is to minimize the time span between the surveys and also to the list candidate survey. Comparisons with
the list candidates (+ MPs) and a voter survey would bring out the potential differences between the different
levels of party hierarchies and the party in the electorate . The surveys will be designed to mirror the series
of rival party organizational models and models of political participation mentioned below. Our general
approach is to both to measure actual behaviour (during the last year, reported) and perceptions of how party
organizations work.

To throw light on the various research questions, the questionnaires will focus on the following topics :
1. Party enrolment, activities and motivations
2. Views on (evaluation of) intra-party democracy, decision-making procedures
3. Political issues (policy views)
4. Membership in other organizations, alternative political participation
5. Social background (a range of variables)

Attached in the appendix is the questionnaire distributed to party members in 2000. The delegate version
looks very similar, but is for example more detailed as regards topic 1) and 2) and it also includes a section
on the party congress itself.

Table 2 Response rates of previous surveys (2000-2001)

Party Party member survey Congress delegate survey


Number Per cent Number Per cent
SV 295 74 154 74
V 277 69 139 72
A 268 67 221 74
Kef 231 58 181 73
Sp 227 57 148 73
FrP 225 56 131 64
H 198 50 187 66
Ttl 1721 61 1161 71

Abbreviations: SV = Socialist Left Party, DnA = Labor Party, Sp = Ctre Party, KrF = Christian People s Party, V = Liberals,
H = Conservatives, FrP = the Progress Party.

We are currently working on updating both schemes. Most questions will be replicated to allow for time
series to be created (1985-2009). However, we will update the questions on current political issues and also
add a few questions on how the respondents perceive parties in general to work within the democracy at
large (and perhaps also include more questions on motivations for membership and on more specific policy
issues). In any case, all kinds of critical comments on the survey design are very welcome. For the record,
the response rates from previous (Norwegian) surveys are presented in Table 2. Finally, we will supplement
the survey material with content analysis of party documents, interviews with key informants in the party
headquarters and with observation of all the relevant party congresses during the spring of 2009.

6. Conclusion
By combining studies of members, middle-level elites, candidate selection, and patronage we hope to throw
new light on the performance of political parties as linkage in democratic governance and their ctral role for

Politique comparée 32 GIVRON Monzon TAS


representation in democracy in Norway and elsewhere. Hopefully, the project will contribute substantially to
enhancing our understanding about the problems parties are facing in modern democracies and how their role
has changed from being mass-based organizations towards increasingly professionalized producers of
representative democracy. For further information about the project at large and our collaborators, please
visit of our website: http://www.statsvitenskap.uio.no/forskning/ppd/index.html.
Conférence DEUX :

Participation in Political Parties


Changing Determinants of Party Membership in Europe

Abstract
In the literature, we find a straightforward picture of declining party membership and party identification
from the beginning of the 80s onwards. In most of the countries, there is a clear decline in the number of
people that are enrolled in political parties (Scarrow, 2000 : 86-91). For instance, the number of people that
are member of a political party in Belgium has declined by 32% between 1987 and 2001, from 633,946 to
433,553 members (Noppe, 2003 ; Mair & van Biezen, 2001). Although this view is generally accepted, it is
not clear whether this decline in party membership has led to a more equal division in terms of gender, age
and socio-economic status. Furthermore, some reasons for this decline have been suggested, e.g.
modernization, declining group-based memberships, increasing political dissatisfaction and an increasing
number of scandals, have been suggested, but not yet empirically tested. We will explore, using the European
Values Study (1981 2004), how large the decline of party membership is in recent years and who has left the
party over a period of ten years. For the analyses, we will use logistic multilevel analysis.

Keywords : Political party members ; disengagement ; changing determinants ; party membership


decline ; political equality .

Introduction
It is generally accepted that, in old democracies, there is a decline in the membership of political parties, as
well as in other traditional forms of political participation. Several authors have used different datasets,
mostly from party registers, to document this decline in the number of people belonging to political parties,
or in partisanship in general (Mair and van Biezen, 2001 ; Katz et al., 1992 ; Dalton and Wattenberg, 2000).
In the literature, different reasons for this decline have been cited, such as a change in values
(postmaterialism, individualism, etc.), the disengagement of young people, decline in group-based
memberships and declining political trust. Even if it is generally agreed that such a decline exists, the effect
of this decline on members profile (e.g. their background variables) needs to be studied further. While
some authors have documented trends in the determinants of political participation (young people refraining
from politics and political participation (Putnam, 2000), an increase in women s parties and political
participation among girls and women (Heidar, 2006 ; Hooghe and Stolle, 2004 ; Webb and Kolondy, 2006)),
there are almost no studies available on how the determinants of party membership have changed.

Not only the number of people, but which people participate (or do not participate) might be important.
Differences in levels of political participation among different groups of people are considered to be
problematic, because traditionally disadvantaged groups are less influential (Verba, Schlozman, and Brady,
1995 ; Franklin, 2004). A low level of political participation has an impact on democratic representation as
some groups are underrepresented (such as women, lower educated people and immigrants) and these
patterns are relatively persistent over time (Anduiza, 2002 ; Verba, Schlozman, and Brady, 1995 ;
Martikainen, Martikainen, and Wass, 2005 ; Parry, Moyser, and Day, 1992). Equal representation leads to
political equality. Rosenstone and Hansen (2003) argue that in the United States, the smaller the number of
participants, the larger the inequality in political participation. Voting is, after all, one of the ways to
influence the division of scarce resources. And as those who are active and inactive may have different
opinions and interests, unequal representation could be problematic (Schlozman et al., 2004; Verba, 2003 ;
1
Dahl, 2006 : 1) . Equal political participation leads to a relatively fair division of available resources, to
equality in political influence and to integration in society (Parry, Moyser, and Day, 1992; Dahl, 2006 : 1 ;

Politique comparée 33 GIVRON Monzon TAS


Green and Gerber, 2004). In addition, the more likely it is that certain groups will abstain from political
participation, the less likely it is that politicians and public officials will pay attention to these groups.
1
. The finding that voters and non-voters differ in terms of party choice and opinions is questionable (Citrin, Schickler, &
Sides, 2003; Highton & Wolfinger, 2001b).

Politique comparée 34 GIVRON Monzon TAS


Generally, it is argued that the more people participate, the more equally the population is represented
(Bollen, 1980 ; Wattenberg, 2007 ; Rosenstone and Hansen, 2003). Therefore, it is argued that not everyone
should participate, but rather that a representative proportion of all groups should participate.

The present article does not aim to replicate the analyses performed by Katz et al. (1992) and Mair and Van
Biezen (2001). Rather, it seeks to investigate the decline in party alignment in greater depth. The main aim of
this article is to explore who has abandoned from the parties and, consequently, whether the profile of
contemporary party members has changed over the past years. The importance of examining party members
profile has also been recognized by Mair and Van Biezen (2001 : 14), who argued that it is crucial that we
learn more precisely who is remaining within the parties . Therefore, this paper will investigate in greater
depth whether there is a decline in the ratio between men/women, older/younger people and people with a
higher/lower socio-economic status among the party members. In addition, the reasons suggested in the
literature for declining party membership are investigated.

First, the state of the art on the decline in political party membership will be described, with a focus on the
reasons for this decline and the effect on different groups of party members. A second section will describe
the data (European Value Surveys) and methodology used to analyze the changing determinants of political
party membership. Finally, the analyses are discussed in the light of the available literature on political party
membership.

Decline in conventional participation


Several authors have called attention to an alleged decline in political participation and citizen
involvement (Putnam, 2000; Macedo et al., 2005; Rubenson et al., 2004). There is increasing evidence
of a decline in turnout, decreasing party and union membership, declining political trust and political
interest (Mair and van Biezen, 2001; Blais et al., 2002 ; Dalton, 2004; Dalton and Wattenberg, 2000;
Karp and Banducci, 2007). More and more people disengage from conventional politics. This decline is
most marked among the members of political parties. In nearly all European countries, political parties
have experienced the effects of party dealignment. Although there was no decline in raw membership
numbers from the 1960s to the late 1980s (Katz et al., 1992), Mair and van Biezen (2001) found a clear
decline in the numbers of party members from the 1980s onwards. Their data on party membership in 19
European countries show a decline in 14 of these countries. Consequently, the ratio of party members to the
electorate has also declined in 15 countries, with the largest decline probably in France: French political
parties have lost more than 1 million members over a period of twenty years (Mair and van Biezen, 2001).
Interestingly, this decline in membership is most marked among political parties in older democracies, while
political parties in more recent democracies, such as Slovakia, Greece and Spain, have even gained some
members. Thus far, the effect of the decline on the equality of party membership remains unclear.

Reasons for the decline in conventional participation


Several explanations have been suggested to account for the decline in party membership. First, the
modernization hypothesis argues that in advanced democracies citizens role has changed. Modernization has
led to rising educational levels. So, contemporary citizens now have the skills and resources to find specific
political information and form their own opinions. Furthermore, modernization has also changed the public s
values and interests. It is argued that people have become less materialistic, but more concerned with
postmaterialist values such as the environment or self-development (Inglehart, 1997 ; Dalton and
Wattenberg, 2000). Moreover, decrease in party membership and identification can also be attributed to the
scarcity of time and the individualization of people s social and political preferences (Seyd and Whiteley,
2004). Additionally, people have become both socially and geographically mobile, which may have
weakened the connection between local parties and their citizens (Heidar, 2006).

Second, participation in formal and informal social networks has also been linked to political
participation and mobilization : people in associations are more visible, more influential and therefore
more frequently asked to participate (Galston, 2004 ; Verba, Schlozman, & Brady, 1995; Rosenstone &
Hansen, 2003). Further, voluntary engagement makes people more inclined to political participation
(Rosenstone & Hansen, 2003).

Politique comparée 35 GIVRON Monzon TAS


However, people tend to identify less with traditional groups and classes previously associated with
particular parties. Because few political parties now have group-based or indirect members, such as from
labour unions and churches, parties face dwindling membership numbers (Scarrow, 1996 : 19; Maes,
1988 : 22-23). The British Labour Party, for instance, only had indirect members, affiliated through their
trade unions at the outset, but it has now evolved into a party open to all people (Scarrow, 1996 : 24).
This decline in indirect members has led to a decrease in the number of party members (Scarrow, 1996 :
71-79).

The third explanation is party members dissatisfaction with the functioning of their party, which is mostly
caused by scandals and corruption. In the Unites States, dealignment was, for instance, related to the
Vietnam War and Watergate; in Belgium, the Agusta-affair had a similar effect. These scandals cause party
members to become disillusioned with political parties and to disengage from them. Furthermore, scandals,
corruption and other mechanisms have led most governments to increase funding to political parties in order
to lessen their dependence on private funding. As a result, most political parties now receive the bulk of their
resources from the state and are therefore less dependent on membership fees. Equally, in the wake of these
scandals, government monitoring has increased, which means that politicians cannot easily provide their
members with personal benefits anymore (Mair and van Biezen, 2001 : 14 ; Scarrow, 1996 : 43-45 ; Katz,
1996 ; van Biezen and Kopecký, 2007).

Who has abandoned from political parties ?


Furthermore, in this paper, we will investigate the profile of political membership with respect to age, gender
and socio-economic status. Although it is well-established in the literature that older men are more likely to
be party members, we do not know whether some of these determinants have gained or lost strength in recent
years (Verba, Schlozman, and Brady, 1995; Parry, Moyser, and Day, 1992). With regard to socio-economic
status, there is no consensus in the literature (Cross and Young, 2004; Verba, Schlozman et al, 1995).

The usual suspects for the decline in membership are young people. Young people are often targeted
for their low levels of political engagement. Such an assumption is not unfounded: in almost every
election, young people are the least likely to vote (Wattenberg, 2007), and these participation rates
continue to fall (Rosenstone and Hansen, 2003; Putnam, 2000; Gauthier, 2003; Kimberlee, 2002), as
does youth membership of political parties (Hooghe, Stolle, and Stouthuysen, 2004). For almost each
activity or attitude, young people have the lowest score. Nevertheless, it is important for political parties to
have young members since political participation is a habit: once people become a member of a particular
party, they are highly likely to also stay a member in the future (Galston, 2001; Jennings, 1987 ; Youniss,
McLellan, and Yates, 1997). However, Canadian research has shown that older people are more likely to
enroll in a political party than younger people, as the mean age of new members is 53 and 55 in Denmark
(Cross and Young, 2004 : 433 ; Pedersen et al., 2004 : 372). A possible explanation for the decline may be
that young people prefer ad hoc, cause-oriented participation over long-term engagement. They prefer
activities that are less time-consuming, allowing them to limit their level of commitment, to participate only
sporadically and to opt out easily (Norris, 2002). While traditional party membership does not fit in young
people s repertoire of political engagement, other forms of political participation such as signing petitions,
buy- and boycotting products, donating money etc. do (Stolle, Hooghe, and Micheletti, 2005 ; Li and Marsh,
2008). Therefore, Dalton (2000 : 30) argues that the decrease in partisanship may be linked to the influx of
young voters unattached to political parties .

A second group to be investigated is women. Traditionally, women are under-represented in political parties
(Cross and Young, 2004). In the early 2000s, women made up 38 percent of party members in Canada and
33 percent in Denmark (Cross and Young, 2004 : 431; Pedersen et al., 2004 : 371). However, research has
shown that the percentage of women that has become engaged in political parties in Scandinavian countries
has risen in the last decades (Heidar, 2006 : 305). Several trends might explain this trend. Since the end of
the XXe century an increased number of women parties have been founded (Heidar, 2006 ; Cross and Young,
2004). Not only women s parties, but also other parties have targeted women as an interesting group from
which to recruit new members (Buelens and Deschouwer, 2003).

Politique comparée 36 GIVRON Monzon TAS


This increase in women as party members is also stimulated by the introduction of quotas women on
electoral lists and in parliament : as more women were placed on electoral lists, female membership rates
also increased (Meier, 2004 ; Dahlerup and Freidenvall, 2005).

The third determinant of political party membership is socio-economic status. Higher educated people
and higher income people are in general more likely to be members of political parties (Verba and Nie,
1972 ; Cross and Young, 2004 : 434-435 ; Verba, Schlozman, and Brady, 1995 ; Parry, Moyser, and Day,
1992). However, research in Denmark has demonstrated that lower educated people are equally likely to
enrol in political parties as higher educated people (Pedersen et al., 2004 : 373). Furthermore, in some
political parties, group-based politics still plays a role, which often leads to a larger share of lower educated
people in the party (as lower educated are more likely to be a union s member, etc.). Canadian research, for
instance, indicates that political party members are still affiliated with interest groups that their members
were traditionally affiliated with (Cross and Young, 2004 : 438). Indirect membership might therefore
counterbalance the overrepresentation of higher educated people in political participation (Verba,
Schlozman, and Brady, 1995).

Hypothesis
Although much has been written about the cross-sectional profile of political party members and the decline
in party membership, there is not much information on possible changes in this profile. Therefore, three
hypotheses can be formulated :

Hypothesis 1 : A smaller proportion of young people are enrolling in political parties, since young people are
increasingly disengaged ;

Hypothesis 2 : A larger proportion of women are currently enrolling in political parties, as political parties
increasingly try to attract more women ;

Hypothesis 3 : A larger proportion of people with a higher socio-economic status are currently enrolling in
political parties, since group-based membership is declining.

Furthermore, three reasons have been suggested to explain the decline in party membership: an increase in
postmaterialist values (H4), a decline in group-based membership (H5), and a decline in political trust due to
scandals amongst other things (H6). Finally, we will also investigate whether countries with a high level of
corruption have less party members (H7).

Data and Methods


Overall, there are two ways of studying the trends in party membership: examining the party registers
and analyzing representative survey data. Thus far, the first method has been mostly used to study trends
in party membership (Katz & Mair, 1992 ; Mair & van Biezen, 2001). For these analyses, we will rely
on survey data to investigate the trends in the number and profile of party members. Survey data allows
us to establish a clear profile of political party members: background variables as well as opinions and
attitudes can be analyzed. Moreover, the data collection and reliability of the data is not dependent on
the collaboration of political parties as parties sometimes overestimate the number of members they
actually have to have a larger influence on the public debate.

However, this method also has its disadvantages: people may not remember that they are member of a
political party, deny that they are a member or falsely state that they are a member (Heidar, 2006).
Moreover, in most large-scale social surveys, respondents are not asked about party membership (Mair
and van Biezen, 2001) or the question has changed over time (Widfeldt, 1999).

Politique comparée 37 GIVRON Monzon TAS


The European Values Surveys series enclose long-term data on party membership and will therefore be
used to answer our research questions. These surveys were designed to enable a cross-national
comparison of values and norms on a variety of topics (e.g. the environment, politics and society,
modernization, ) and to monitor changes in values and attitudes across Europe. At the moment, there
are four waves of survey data available (1981-1984, 1990-1993, 1995-1997, and 1999-2004).
2
Three waves include information on the topic of party membership . This allows us to investigate the
changes in party membership in European societies in the past decades. The number of participating
countries has increased over time. In the first wave the surveys provide data from representative national
samples of citizens of 15 European countries, in the second wave data is available for 27 countries, in
the last wave 33 European countries were involved (http://www.europeanvalues.nl). All surveys were
carried out through face to face interviews at home in the national languages. The surveys are
representative for the adult citizens, aged 18 and older. In most cases, random samples were selected in
two stages (http://ksghome.harvard.edu/~pnorris/Acrobat/WVSCODE.PDF). The fieldwork for these
surveys is supported by funding from the different partners in the project, as a consequence there is little
ctral control and not all technical information is available.

The dependent variable, party membership, was questioned at the same way in the three waves namely:
Please look carefully at the following list of voluntary organisations and activities and say which, if
any, do you belong to? Belong to political parties .

This variable was coded as a dummy with 1 indicating that the respondent was a party member.

As independent variables we include the background variables that are assumed to have a strong impact on
party membership namely gender, age and socio-economic status. Unfortunately, education level was not
questioned adequately in all waves. However, in all waves respondents were asked their socio-economic
status. Respondents could answer AB Upper/Upper middle class' (1), 'C1 Middle, no manual workers' (2),
'C2 Middle, manual workers' (3) or 'DE Manual workers/Unskilled,unemployed' (4). The variable Socio-
economic status ranges thus from 1 to 4. There are certainly better measurements of socio-economic status,
however this is the only relevant question available in the three waves.

Data on the reasons for declining party membership is also available in the three waves of the European
Value Surveys. Postmaterialist values are measured with a 4 item scale with high values indicating
postmaterialist values and low values indicating materialist values. Furthermore, respondents were asked
whether they belonged to various voluntary organizations. In all waves the membership of respondents in
seven organizations was questioned namely membership of labour unions, professional associations,
religious organizations, human rights, youth work and social welfare service for elderly and education, arts,
music or cultural activities. All memberships were add up and a new variable was created Group based
memberships which ranges from 0 to 7. In the analyses of the last wave, the variable group-based
membership is slightly different given that the membership in more organizations was questioned.
Respondents were for example also asked whether they belonged to an environmental group, women s group
or peace movement. One can expect that these organisations are especially relevant in mobilization members
to become a member of a political party or it can be expected that green political parties target for example
the members of environmental groups. Given the importance of these kinds of organizations, the variable
3
group-based membership is thus slightly adjusted and ranges now (in theory) from 0 to 13.

2
Party membership was not surveyed in the third wave (1995-1997).
3
Churchgoing is another good indicator of this group-based membership and of party membership in general.
Unfortunately, there were some problems with the operationalisation of the questions on this topic in the last wave of the
European Value Surveys (1999-2004).

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In all three waves, a question regarding the confidence of citizens in parliament was included. Unfortunately,
there were no other items which were asked in all waves. Trust in parliament is however a good indicator of
citizens political trust.

On the country level, we include a corruption perceptions index . This index ranks 180 countries by their
perceived levels of corruption, as determined by expert assessments and opinion surveys. A high value on
this index indicates that the level of corruption is perceived to be low, whereas low values indicate that this
country is perceived as very corrupt. The variable ranges from 2.20 to 9.70
(www.transparency.org/policy_research/ surveys_indices/cpi).

Analyses
Firstly, we will investigate whether age, gender and socio-economic status are still determinants of party
membership using the most recent wave of the European Values Survey (1999-2004). In addition, we
analyze whether postmaterialist values, group-based membership, political trust and perceptions of
corruption influence the likelihood of becoming a party member.
Secondly, we will investigate whether the determinants of party membership have changed over time using
three waves of the European Values Surveys.

1. Determinants of Party Membership


Given the nested structure of the data (respondents were sampled in 33 different countries), we will rely on
multilevel analysis. Multilevel analysis allows taking the intra class-correlation and the variance between the
countries into account (Snijders & Bosker 1999). The results of the analyses are presented in Table 1. First,
we estimate a null-model, showing that 17 per cent of the observed variance can be situated at the country
level. In Model 1 we introduce the basic background variables. Gender inequality proves to be the strongest:
men are more than two times more likely to be member of a political party than women. People with a higher
socio-economic status are more likely to be member of a political party. At last, older people are more likely
to be enrolled in a political party but the difference is rather small.

In Model 2, the reasons for declining party membership are introduced. Surprisingly, we see that people who
hold postmaterialist values are more likely to become a member of a political party. Group-based
membership also prove to be an important predictor of party membership. In addition, high political trust
increases the probability of becoming a party member. Finally, in Model 3 the country level characteristic
perceptions of corruption is introduced. Although the figures seem to suggest that there are more party
members in countries in which corruption is perceived to be at a low level, the differences are not significant.

Table 1. Logistic Multilevel Analyses of Party membership


We can conclude that older people, men and people with a higher socio-economic status are more likely to
be enrolled in a political party. Group-based membership and political trust also determine party membership
as we have hypothesized. Post materialist values affects party membership but this effect runs in the opposite
direction of our expectations.

2. Changes in the determinants of party membership over time (1981-2004)


The former analyses gave us an insight in the current determinants of party membership. The main interest of
this paper is however whether these determinants have changed over time. Using three waves of the
European Value Surveys (1981-2004) we will investigate now whether the profile of party members has
5
changed over time. Twelve European countries were included in all waves and therefore can be used in this
analyses. In these countries approximately six per cent of the respondents reported to be member of a
political party. Iceland, Sweden and the Netherlands have the highest percentages of party members in our
sample of countries. Whereas, Spain, Northern Ireland and France are at the bottom of our sample (Graph 1).

Politique comparée 39 GIVRON Monzon TAS


If we look at the three waves of the European Values Surveys, we see at first sight that there is no clear
decline in party membership between 1981 and 2004 for the countries in this sample. In Iceland for example,
party membership clearly increases from 13 per cent in the first wave to 19 percent in the fourth wave of the
European Value Survey. However, in Italy party membership decreases from 6 per cent in the first wave to 4
per cent in the fourth wave. The results of this survey data are less straightforward as the results from the
aggregate data we discussed before.
These figures do not give us any information on the characteristics of the party members, however, and can
therefore conceal important shifts in party membership. The European Values Surveys data allows us to
investigate the characteristics of the party members in greater depth.

Table 2 shows the trends in the profile of party members between 1981 and 2004. As expected a smaller
proportion of young people are enrolled in political parties. In line with the first hypothesis, this imbalance
becomes larger over time. Party members are still predominantly male but this inequality has slightly
decreased over time in line with the second hypotheses. With regard to socio-economic status we
hypothesized that given the decline in group-based membership, people with a higher socio-economic status
will outnumber people with a lower socio-economic status in political parties. Column 4 indeed shows the
increasing inequality with regard to socio-economic status.
If we turn to the reasons of declining party membership, the multilevel analyses already showed that
postmaterialists are more likely to become a party member. In column 5, we see that the ratio of
materialists/postmaterialists in a political party has changed over time and that postmaterialists as a
consequence are making up a larger part of the party members than materialists. In addition, group-
based memberships are indeed an important predictor of party membership and increase even in
importance over time. If we look at one specific organisation which is often assumed to be related to
political parties, we see that about 40 per cent of the party members are also a member of a labour union
and that this percentage is rather stable over time. Further, the multilevel model showed that political
trust is a determinant of party membership. Although the figures in the last column seem rather low,
political trust is even lower among other citizens (about 42 per cent). The level of political trust among
party members seems to be on the rise.

Table 2. Trends in the Profile of Party members (1981-2004)


These bivariate results suggest that the profile of party members is indeed changing. Furthermore, we can
notice that age differences seem to be stronger than gender or socio-economic differences, confirming the
fact that younger age cohorts seem less attracted to political parties than older cohorts are. Group-based
membership also seems an important predictor of party membership.
For a more in-depth analysis, however, we now turn to regression models, with party membership as the
dependent variable. We would prefer to perform a multilevel analyses, unfortunately this number of
countries is too small to perform a reliable multilevel analysis on. Therefore, we opted to do an ordinary
least square regression on the twelve countries included in the three waves of the European Values
Surveys (Table 3). The background figures in model 1 show the same pattern as the bivariate results and
the multilevel analysis. Interesting in this model is the time variable which indicates that, controlling
for the background figures, party membership is slightly decreasing over time in line with the literature.
In order to answer the question whether the profile of party members has changed over time, we plug in
interaction terms between time and the background figures in model 2-7.
The effect of socio-economic status on party membership becomes larger over time as we hypothesized.
The effect of group-based membership changes significantly over time. This determinant loses significance
which can explain the increasing socio-economic inequality in party membership. The effect of age on party
membership increases slightly.
5
These countries are : Belgium, Netherlands, France, GB, Ireland, Northern Ireland, Denmark, Sweden, Iceland, Italy, Malta
and Spain.

Politique comparée 40 GIVRON Monzon TAS


Contrary to our hypotheses, the effect of gender on party membership does not decreases over time. From the
reasons for declining party membership, only the effect of group-based membership on party membership
changes.

Table 3. Logistic Regression of Party membership

Conclusion
As party membership is decreasing, the inequalities in party membership are increasing. While there is a
fairly large body of research related to party membership relatively little has been written about the changing
inequalities in party membership. Previous research has indicated quite clearly that men and older people are
more likely to be enrolled in a political party than other groups within society. Regarding citizens with a
higher socio-economic status, there is no consensus. Due to the downward trend in party membership, these
inequalities are changing. The question arises which people have left the party and how this affects the
inequality in party membership. By providing a cross-national analysis, this article aimed to meet this need.

The analyses showed that there is indeed a declining trend in party membership, although the trend is less
pronounced as in former analyses on aggregated data from party registers. In line with our hypotheses age,
gender and socio-economic status proved to be important determinants of party membership. Also, in line
with our hypotheses, the importance of socio-economic status even increased between 1981 and 2004. In
addition, age became somewhat more important in predicting party membership. However, contrary to our
hypotheses, the effect of gender on party membership did not significantly change over time.

Changing values, declining group-based membership, declining political trust and an increasing number of
scandals have been brought forward in attempts to explain the trend in party membership. Except for
scandals, all reasons proved to be significant determinants of party membership. However, only the effect of
group-based memberships on party membership changed significantly over time. This determinant lost its
strength in recent years which can explain the increasing socio-economic inequality in party membership.
We can conclude therefore that gender, age and socio-economic status are still important determinants of
party membership. Moreover, the effect of socio-economic status and age on party membership has even
increased in recent decades.

Politique comparée 41 GIVRON Monzon TAS


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