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Les

Institutions
de l’Union
européenne 11e édition
À jour du Conseil européen
Jean-Claude ZARKA de juin 2012
Les
Institutions
de l’Union
européenne
11e édition
À jour du Conseil européen
de juin 2012
Jean-Claude Zarka
docteur en droit, est Maître de conférences à
l’Université Toulouse 1 Capitole. Il est l’auteur
de nombreux livres et articles sur les institutions
européennes.

Du même auteur chez le même éditeur


– L’essentiel des Institutions de l’Union européenne, 14e édition,
2012.
– L’essentiel de l’histoire constitutionnelle et politique de la
France (de 1789 à nos jours), 5e édition, 2011.
– QCM Histoire constitutionnelle et politique de la France de
1789 à nos jours, 2003.

La collection Fac-Universités
est dirigée par Béatrice et Francis Grandguillot

Retrouvez l’actualité
Gualino éditeur
sur Facebook

© Gualino éditeur, Lextenso éditions, 2012


33, rue du Mail 75081 Paris cedex 02
ISBN 978 - 2 - 297 - 02472 - 3
ISSN 2103-4656
Présentation

Ce livre de Questions-Réponses justifiées n’a pas pour objet


de remplacer un cours et de couvrir tous les cas de figure
possibles aux examens, mais de vous permettre d’évaluer
vos acquis sur les principaux points inscrits au programme de
votre cours.
Ces séries de tests viennent donc en complément de vos
cours, de vos manuels, de vos exercices et annales ; elles en
constituent le prolongement indispensable. À ceux qui ont pu
suivre un cours magistral ou qui ont étudié dans un manuel,
ces tests permettent à tout moment de se rendre compte,
vite et facilement, si la matière a été bien assimilée et, à la
veille de l’examen, de revoir en peu de temps l’essentiel du
programme.
Les QCM sont des questions à choix multiples. À chaque
question posée, il vous est proposé différentes réponses parmi
lesquelles il vous faut cocher une réponse juste, plusieurs
réponses justes, voire, pour certaines questions, toutes les
réponses. Ce sont donc des questions fermées auxquelles
vous devez répondre rapidement avec un temps de réflexion
limité.
À la fin de chaque série de QCM, vous trouverez des
réponses justifiées  : des explications –  replacées dans les
principes de base  – courtes, techniques et précises, justifient
chacune des réponses aux questions posées ; elles vous disent
où se situait tel piège ou telle difficulté, elles vous apportent
des éléments chronologiques et des définitions en confor-
mité avec le programme du cours, font des comparaisons et
donnent des justifications.
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4 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

À la fin de l’ouvrage, vous sont proposés :


– une grille de dépouillement sur laquelle vous reporterez,
pour chaque question, le nombre de réponses correctes que
vous aurez cochées, puis vous en ferez le total ;
– un score sur 20. Pour obtenir une moyenne sur 20  : vous
devez diviser le total de vos réponses correctes par le nombre
de bonnes réponses exigées à ce test et le multiplier par 20.
Ce livre s’adresse principalement aux étudiants en droit (1er et
2e cycles), aux étudiants des Instituts d’études politiques ainsi
qu’à tous les candidats aux concours administratifs.
La lecture de ce livre permet non seulement un autocontrôle
de ses connaissances, mais aussi, par révision systématique,
d’en acquérir de nouvelles en conformité avec le programme
du cours.
Sommaire

Présentation  3

Partie 1
Histoire de la construction européenne

Chapitre 1. La naissance des Communautés


européennes (l’Europe avant la signature
des traités communautaires) 9
16 QCM
Réponses justifiées 13

Chapitre 2. Les traités européens 17


42 QCM
Réponses justifiées 30

Partie 2
Les acteurs institutionnels de l’Union européenne

Chapitre 3. Le Conseil européen 49


28 QCM
Réponses justifiées 56

Chapitre 4. Le Conseil 63


31 QCM
Réponses justifiées 72

Chapitre 5. La Commission européenne 79


38 QCM
Réponses justifiées 87
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6 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Chapitre 6. Le Parlement européen 97


38 QCM
Réponses justifiées 105

Chapitre 7. La Cour de justice de l’Union européenne 115


38 QCM
Réponses justifiées 124

Chapitre 8. La Cour des comptes 133


18 QCM
Réponses justifiées 137

Chapitre 9. Les institutions de l’union économique


et monétaire 141
27 QCM
Réponses justifiées 148

Chapitre 10. Les autres organes de l’Union européenne 157


36 QCM
Réponses justifiées 165

Partie 3
L’ordre juridique de l’Union européenne

Chapitre 11. Les différentes sources du droit


de l’Union européenne 175
27 QCM
Réponses justifiées 180

Chapitre 12. Les principes applicables


aux actes juridiques de l’Union européenne 187
21 QCM
Réponses justifiées 192

Votre score 197


Partie 1

Histoire de la
construction européenne
Chapitre 1
La naissance
des Communautés européennes
(l’Europe avant la signature
des traités communautaires)

1 – Quels sont les projets d’union qui ont connu un impact


important durant la période de l’entre-deux-guerres ?
❐ a – le projet de Jean Monnet
❐ b – le projet d’Aristide Briand
❐ c – le projet du comte Coudenhove-Kalergi
❐ d – le projet de Robert Schuman
❐ e – le projet de Saint-Simon
2 – Au XIX  siècle, Victor Hugo a évoqué à plusieurs reprises
e

l’idée des « États-Unis d’Europe » :


❐ a – vrai ❐ b – faux
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10 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

3 – Churchill n’a pas lancé en 1946 un appel en faveur des


États-Unis d’Europe :
❐ a – vrai ❐ b – faux
4 – L’organisation européenne de coopération économique
(OECE) :
❐ a – a été créée le 16 avril 1948
❐ b – n’a pas été créée en vue d’organiser la reconstruction
économique de l’Europe

5 – Le Conseil de l’Europe :


❐ a – est une organisation politique européenne dont le traité
constitutif a été signé le 5 mai 1949
❐ b – a été à l’origine en 1950 de la Convention européenne
des droits de l’homme (CEDH)

6 – Parmi ces hommes politiques célèbres, quels sont ceux


qui font partie des pères fondateurs de l’Europe ?
❐ a – Charles de Gaulle ❐ b – Jean Monnet
❐ c – Robert Schuman ❐ d – Jacques Delors
❐ e – Paul-Henri Spaak
7 – Qui a prononcé le 9 mai 1950 la déclaration de Paris ?
❐ a – Jean Monnet ❐ b – Robert Schuman
❐ c – Konrad Adenauer ❐ d – René Pleven
❐ e – François Mitterrand ❐ f – Charles de Gaulle
CHAPITRE 1 – LA NAISSANCE DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES – QUESTIONS

8 – La déclaration de Paris du 9 mai 1950 :


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11

❐ a – marque le point de départ de la création de la Commu-


nauté européenne du charbon et de l’acier (CECA)
❐ b – met en exergue la nouvelle méthode retenue pour
favoriser la construction européenne
❐ c – n’est pas considérée comme une date fondatrice de la
construction européenne

9 – Le traité instituant la Communauté européenne du


charbon et de l’acier (CECA) :
❐ a – a été signé le 18 avril 1951
❐ b – n’est plus actuellement en vigueur
❐ c – a attribué la gestion du marché commun du charbon et
de l’acier à une Haute autorité composée de membres
indépendants des États
❐ d – a été signé par la République fédérale d’Allemagne
(RFA), la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et
les Pays-Bas

10 – Dans l’esprit de ses concepteurs, la CECA ne devait


être qu’une étape vers la mise en place d’une union
politique :
❐ a – vrai ❐ b – faux
11 – Qui a été le premier président de la Haute Autorité
CECA ?
❐ a – Jean Monnet ❐ b – Robert Schuman
❐ c – Jacques Delors ❐ d – René Pleven
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12 – Le
QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

traité instituant la Communauté européenne de


défense (CED) :
❐ a – est entré en vigueur pour une durée illimitée
❐ b – a été signé le 25 mars 1955
❐ c – a été signé en mai 1952 par six pays
❐ d – a été signé à Paris le 18 avril 1951 par les Six
❐ e – a été signé en 1947
13 – Le traité instituant la Communauté européenne de
défense (CED) a pu s’appliquer pendant dix ans :
❐ a – vrai ❐ b – faux
14 – En juin 1955, lors de la conférence de Messine, les
ministres des Affaires étrangères des Six ont pris la
décision de confier au Comité présidé par le Belge
Paul-Henri Spaak l’élaboration d’un projet de Commu-
nauté politique européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
15 – Le rapport Spaak :
❐a–a été adopté par les ministres des Affaires étrangères
des Six à Venise les 29 et 30 mai 1956
❐ b – a préconisé la réalisation d’une union douanière et l’ins-
tauration d’un marché commun pour l’ensemble des
productions agricoles et industrielles

16 – Le traité instituant la Communauté économique euro-


péenne (CEE) :
❐ a – n’a pas été signé par tous les pays signataires du Traité
CECA
❐ b – a eu pour principal objectif la mise en place d’une union
douanière entre les États membres
❐ c – a été signé le 27 mai 1952
CHAPITRE 1 – LA NAISSANCE DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES – RÉPONSES

Réponses
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13

1 – bonnes réponses : ❐ b ❐c
Dans l’entre-deux-guerres, le projet d’une Europe unie est apparu pour
la première fois à l’initiative du comte Coudenhove-Kalergi, un diplo-
mate autrichien qui publia en 1923 un livre-manifeste intitulé Pan-
Europe.
Dans un discours prononcé devant l’Assemblée de la Société des Nations
(SDN), le 5  septembre 1929, Aristide Briand, qui était à l’époque le
ministre des Affaires étrangères de la France, a appelé à la construction
d’une Europe unie dans le cadre de la SDN. Dans un memorandum
adressé à la SDN, il proposera «  d’établir un marché commun [...] sur
l’ensemble des territoires de la Communauté européenne  » et d’insti-
tuer « une fédération fondée sur l’idée d’union et non d’unité ».
En 1814, Saint-Simon a publié un ouvrage intitulé De la réorganisation
de la société européenne ou de la nécessité et des moyens de rassem-
bler les peuples de l’Europe en un seul corps politique en conservant à
chacun son indépendance nationale. Il a préconisé la formation d’un
Parlement européen «  placé au-dessus de tous les gouvernements
nationaux et investi du pouvoir de juger leurs différends ».

2 – bonne réponse : ❐ a
Le 21 août 1849, dans un discours prononcé à l’occasion de l’ouverture
du Congrès de la Paix à Paris, Victor Hugo lança un appel à l’unité
du continent européen qui annonçait effectivement «  les États-Unis
d’Europe » pour le XXe siècle.

3 – bonne réponse : ❐ b
En septembre 1946, dans son célèbre discours prononcé à l’Université
de Zurich, Winston Churchill (alors dans l’opposition au Royaume-Uni) a
lancé un appel en faveur des États-Unis d’Europe. Il a toutefois précisé
que le Royaume-Uni n’avait pas vocation à en faire partie.
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14 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

4 – bonne réponse : ❐ a
L’Organisation européenne de coopération économique (OECE) consti-
tuée en avril 1948 entre les États européens bénéficiaires du Plan Mar-
shall deviendra en septembre 1961 l’OCDE (Organisation de coopération
et de développement économique). Elle a été la première organisation
européenne instituée par les États de l’Europe occidentale au lendemain
de la seconde guerre mondiale.

5 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le traité créant le Conseil de l’Europe a été signé à Strasbourg le 5 mai
1949 par dix États européens. Avec l’Union européenne, le Conseil de
l’Europe est aujourd’hui l’une des deux organisations régionales euro-
péennes à vocation politique. La Convention européenne des droits de
l’homme (CEDH) adoptée à Rome le 4 novembre 1950 est considérée
comme l’héritage le plus important du Conseil de l’Europe.

6 – bonnes réponses : ❐ b ❐c ❐e
Les Français Jean Monnet (1888-1979) et Robert Schuman (1886-1963)
sont considérés comme les pères fondateurs de la Communauté euro-
péenne. L’allemand Konrad Adenauer (1876-1967) est lui aussi présenté
comme l’un des pères fondateurs de l’Europe communautaire. Il a été,
après la seconde guerre mondiale, l’un des principaux défenseurs d’une
Europe unie.
Le Belge Paul-Henri Spaak (1899-1972), qui a été élu président de la
première Assemblée parlementaire de la CECA, a joué un rôle essentiel
dans l’élaboration du Traité de Rome de 1957 créant la CEE.
Jacques Delors, qui a été un grand président de la Commission euro-
péenne, est quant à lui souvent présenté comme le « père » de l’Europe
actuelle.

7 – bonne réponse : ❐ b
C’est Robert Schuman, alors ministre des Affaires étrangères, qui a fait,
au nom du gouvernement français et avec l’accord du chancelier Ade-
nauer, cette fameuse déclaration directement inspirée par Jean Monnet,
alors Commissaire général au Plan.
CHAPITRE 1 – LA NAISSANCE DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES – RÉPONSES

Le 9 mai est devenu un symbole européen. En effet, cette date est fêtée
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15

comme « la Journée de l’Europe ». Cette journée a été instaurée par le


Conseil européen de Milan de juin 1985.

8 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
La France est à l’origine de la Communauté européenne du charbon et
de l’acier (CECA), laquelle a été présentée comme la première étape de
la « fédération européenne ». Dans son célèbre discours du 9 mai 1950,
Robert Schuman a proposé «  de placer l’ensemble de la production
franco-allemande du charbon et de l’acier sous une autorité commune,
dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Eu-
rope ». Selon Robert Schuman, « l’Europe ne se fera pas d’un coup, ni
dans une construction d’ensemble  : elle se fera par des réalisations
concrètes créant d’abord des solidarités de fait ».

9 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c ❐d
Le Traité CECA, qui a été conclu pour une durée de 50 ans, est venu à
expiration le 23 juillet 2002. Il a créé une Haute autorité composée de
membres indépendants des États et détenant l’essentiel du pouvoir de
décision.

10 – bonne réponse : ❐ a
Avec la mise en commun du charbon et de l’acier, l’objectif poursuivi
était de créer des solidarités de fait qui devaient rendre inéluctable
l’intégration politique des pays membres.

11 – bonne réponse : ❐ a
Jean Monnet, qui est un des « pères fondateurs de l’Europe », a inau-
guré le 13  août 1952 les fonctions de président de la Haute Autorité
CECA. Il s’est impliqué dans les projets de Communauté européenne de
défense (CED) et de Communauté économique européenne (CEE). En
1955, il a fondé le Comité d’action pour les États-Unis d’Europe (Comité
Monnet).
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16 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

12 – bonne réponse : ❐ c
Le Traité instaurant la Communauté européenne de défense (CED) a été
signé en mai  1952 par la France, la RFA, l’Italie et les trois pays du
Benelux. Le traité instituant la CECA avait été signé à Paris, le 18 avril
1951, par ces six mêmes États.

13 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité instituant la CED n’a pas pu s’appliquer, faute d’avoir été ratifié
par la France. C’est le 30 août 1954 que l’Assemblée nationale rejeta ce
projet dont la France fut à l’origine. Le projet de Communauté euro-
péenne de défense avait été présenté en 1950 par René Pleven. Il avait
été prévu de transférer l’essentiel de la politique de défense des Six à la
nouvelle Communauté. L’échec de la CED a constitué la première grave
crise européenne.

14 – bonne réponse : ❐ a
Lors de la conférence de Messine, les ministres des Affaires étrangères
des Six ont chargé un comité de faire des propositions pour la poursuite
de l’intégration européenne après l’échec de la CED. Ce comité
d’experts a été présidé par le Belge Paul-Henri Spaak, lequel est avec
Jean Monnet un des pères fondateurs de l’Europe.

15 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le rapport Spaak servira de base pour la rédaction des Traités de Rome.

16 – bonne réponse : ❐ b
Le premier objectif du traité instituant la Communauté économique
européenne (CEE), qui a été signé à Rome le 25 mars 1957 par les pays
signataires du Traité CECA, a été l’établissement d’un espace sans fron-
tières tarifaires internes protégé par un tarif douanier commun vis-à-vis
de l’extérieur.
Chapitre 2
Les traités européens

1 – Le traité instituant la Communauté économique euro-


péenne (CEE) :
❐ a – a été signé à Rome le 25 mars 1957
❐ b – a été conclu pour une durée limitée
❐ c – est entré en vigueur le 14 janvier 1958
❐ d – a eu pour but de créer un marché commun en suppri-
mant les frontières pour les marchandises, les services,
les travailleurs et les capitaux
❐ e – a été présenté comme un traité-cadre appelant une
réalisation par étapes et par degrés successifs
❐ f – a instauré un système institutionnel moins ouvertement
supranational que celui de la CECA
❐ g – a prévu la réalisation de politiques communes notam-
ment dans les secteurs de l’agriculture et des transports
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2 – La CEE :
QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

❐ a – a étendu la méthode communautaire introduite par la


CECA à l’ensemble des secteurs de l’économie
❐ b – n’a pas étendu la méthode communautaire introduite
par la CECA à l’ensemble des secteurs de l’économie
❐ c – est devenue la Communauté européenne (CE) avec le
Traité de Maastricht

3 – Le Traité de Rome instituant la Communauté euro-


péenne de l’énergie atomique (CEEA ou Euratom) :
❐ a – a été signé à Rome le 25 mars 1957 par les Six
❐ b – a été signé à Paris le 25 mars 1967 par les Six
❐ c – a eu pour but principal le développement en commun
et à des fins pacifiques de l’énergie nucléaire
❐ d – a été signé par les six pays membres de la CECA
❐ e – est entré en vigueur le 14 janvier 1958
4 – L’Acte unique européen a :
❐ a – prévu la réalisation, à l’échéance du 31 décembre 1992,
d’un grand marché intérieur
❐ b – relancé l’activité communautaire
❐ c – instauré une «  Union européenne  » qui recouvre trois
piliers

5 – L’Acte unique européen a constitué la première révision


d’ensemble du Traité de Rome depuis la création des
Communautés :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – QUESTIONS

6 – L’Union européenne est devenue un État fédéral avec le


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Traité de Maastricht :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – Le Traité de Maastricht sur l’Union européenne est un
traité reposant sur :
❐ a – trois piliers ❐ b – quatre piliers
❐ c – cinq piliers
8 – La politique étrangère et de sécurité commune (PESC) a
été mise en place par :
❐ a – le Traité de Rome ❐ b – l’Acte unique européen
❐ c – le Traité de Maastricht ❐ d – le Traité d’Amsterdam
❐ e – le Traité de Rome et le Traité de Maastricht
9 – Le Traité de Maastricht :
❐ a – a fixé pour objectif la réalisation d’un marché intérieur
au 1er janvier 1993
❐ b – a procédé à l’extension des compétences communau-
taires
❐ c – a développé le processus de l’Union économique et
monétaire
❐ d – est un traité contenant des éléments de type fédéral
10 – Le Traité de Maastricht a défini les deux catégories
d’action permettant de réaliser une politique étran-
gère et de sécurité commune (PESC) :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
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20 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

11 – Les objectifs de la politique étrangère et de sécurité


commune sont :
❐ a – la promotion de la coopération internationale
❐ b – le maintien de la paix et le renforcement de la sécurité
internationale
❐ c – le renforcement de la sécurité de l’Union et de ses
États membres sous toutes ses formes

12 – Le Traité de Maastricht a institué un organe consultatif :


❐ a – vrai ❐ b – faux
13 – Le Traité de Maastricht n’a pas soumis de nouvelles
matières à l’intégration communautaire :
❐ a – vrai ❐ b – faux
14 – La citoyenneté européenne est venue remplacer les
citoyennetés nationales :
❐ a – vrai ❐ b – faux
15 – Les critères de convergence inscrits dans le Traité de
Maastricht sont au nombre de :
❐ a – trois ❐ b – quatre ❐ c – cinq
16 – Le Traité de Maastricht :
❐ a – a prévu la possibilité pour un pays de sortir de la zone
euro
❐ b – a interdit toute solidarité financière au sein de la zone
euro

17 – Certains États membres de l’Union européenne bénéfi-


cient d’un statut dérogatoire particulier :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – QUESTIONS

18 – Le Traité d’Amsterdam a :


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21

❐ a – supprimé le Traité de Maastricht


❐ b – révisé le Traité de Maastricht
❐ c – supprimé l’Acte unique européen
19 – Le Traité d’Amsterdam a :
❐ a – donné la personnalité juridique à l’Union européenne
❐ b – modifié les procédures prévues par le Traité de Maas-
tricht dans le domaine de l’Union économique et
monétaire (UEM)
❐ c – introduit la notion de coopération renforcée
20 – Le Traité d’Amsterdam a surtout renforcé les pouvoirs :
❐ a – du Parlement européen
❐ b – de la Banque centrale européenne
❐ c – du Conseil européen
❐ d – de la Commission européenne
21 – Le Traité d’Amsterdam a communautarisé la politique
étrangère des États membres de l’Union :
❐ a – vrai ❐ b – faux
22 – Le Traité d’Amsterdam, approuvé le 2  octobre 1997
par les Quinze États membres de l’Union européenne,
a prévu des dispositions sur la libre circulation des
personnes à l’intérieur des frontières de l’Union :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
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22 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

23 – Le Traité d’Amsterdam a prévu :


❐ a – la création d’une politique de l’emploi
❐ b – une réforme importante de la mise en place de la
monnaie unique européenne
❐ c – le renforcement de la politique sociale
❐ d – une réforme de l’Union économique et monétaire
(UEM)

24 – Le Traité d’Amsterdam :


❐ a – a confirmé la complémentarité des citoyennetés euro-
péenne et nationale
❐ b – a renforcé les dispositions concernant la PESC
❐ c – n’a pas institué un haut représentant pour la PESC
❐ d – a prévu la mise en place d’une unité de planification
de la politique et d’alerte rapide

25 – Le Traité d’Amsterdam :


❐ a – a fait l’objet de critiques virulentes
❐ b – est un traité faisant référence au respect des droits
fondamentaux
❐ c – a prohibé toute discrimination quel qu’en soit le critère
❐ d – a institutionnalisé l’Espace Schengen
26 – Le Traité d’Amsterdam du 2 octobre 1997 :
❐ a – a renforcé le rôle de la Conférence des Organes Spé-
cialisés dans les Affaires Communautaires (COSAC)
❐ b – a cherché à améliorer la participation des parlements
nationaux aux activités de l’Union européenne
❐ c – n’a pas cherché à améliorer la participation des parle-
ments nationaux aux activités de l’Union européenne
❐ d – a prévu de réduire la participation des parlements
nationaux aux activités de l’Union européenne
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – QUESTIONS

27 – Le Traité de Nice :


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❐ a – n’a pas amélioré le système juridictionnel commu-


nautaire
❐b–a prévu la mise en place d’un mécanisme de sur-
veillance et d’alerte pour prévenir les violations des
principes fondamentaux
❐ c – a réduit le rôle du Tribunal de première instance
28 – Le Traité de Nice :
❐ a – a facilité le déclenchement des coopérations renforcées
❐ b – a rendu plus difficile le déclenchement des coopéra-
tions renforcées
❐ c – a cherché à assouplir le système des coopérations ren-
forcées
❐ d – a été ratifié par les états membres
29 – Le Traité de Nice :
❐a–a prévu de tripler à 29 les voix dont disposent les
quatre « grands » au Conseil
❐b–a prévu une nouvelle échelle de répartition des voix
allant de 3 pour Malte, à 29 pour les quatre « grands »
(France, Allemagne, Italie et Royaume-Uni)

30 – Le Traité de Nice :


❐ a – a étendu la majorité qualifiée à une cinquantaine de
nouveaux domaines
❐ b – a étendu la majorité qualifiée à trente nouveaux secteurs
❐ c – a organisé un certain nombre de changements institu-
tionnels devant entrer en vigueur à partir de 2005
❐d–a réduit les pouvoirs du président de la Commission
européenne
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24 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

❐ e – définitle cadre institutionnel nécessaire pour rendre


possible l’entrée dans l’Union européenne des États
candidats à l’adhésion
❐ f – ne change pas les pouvoirs du président de la
Commission européenne
❐ g – est entré en vigueur en 2003
❐ h – intègre la PESC dans le champ d’application possible
des « coopérations renforcées »
❐ i – est entré en vigueur en décembre 2000
❐ j – a été signé en décembre  2000 pour compléter les
Traités de Maastricht et d’Amsterdam
❐k–a prévu la création d’un ministre des Affaires étran-
gères de l’Union européenne
❐ l – n’a pas prévu un «  droit d’initiative populaire  » pour
les citoyens européens à la différence du projet de
Constitution adopté par la Convention sur l’avenir de
l’Europe

31 – La « Convention sur l’avenir de l’Europe » :


❐ a – n’était pas composée de représentants des Parlements
nationaux
❐ b – comprenait 462 membres
❐ c – n’a pas été ouverte aux représentants des exécutifs et
des Parlements
❐ d – a été un organe consultatif
❐ e – a été chargée d’organiser un vaste débat sur les meil-
leurs moyens de réformer les institutions européennes
❐ f – a été chargée de négocier la refonte de l’Union euro-
péenne en prévision de son élargissement
❐ g – a été présidée par Valéry Giscard d’Estaing
❐h–a
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – QUESTIONS

proposé la création d’un poste de Président du


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25

Conseil européen et d’un ministre des Affaires étran-


gères de l’Union

32 – Le projet de Constitution européenne soumis au réfé-


rendum français du 29 mai 2005 :
❐ a – permettait à un million de citoyens de demander à
l’Union de légiférer sur un sujet d’intérêt général
❐ b – n’avait pas prévu l’extension du processus de codéci-
sion entre le Conseil et le Parlement européen
❐ c – diminuait l’influence de l’Eurogroupe
❐ d – venait consacrer un droit de retrait de l’Union
européenne
❐ e – donnait aux Parlements nationaux un «  mécanisme
d’alerte rapide »
❐ f – interdisait à un État membre de se retirer de l’Union
européenne
❐ g – ne donnait pas la personnalité juridique à l’Union
européenne
❐ h – avait été signé à Rome le 29  octobre 2004 par les
25  chefs d’État et de gouvernement de l’Union
européenne
❐ i – n’élargissait pas les possibilités de coopérations
renforcées

33 – Le projet de Constitution européenne soumis au réfé-


rendum français du 29 mai 2005 :
❐ a – marquait une rupture avec les précédents traités avec
la suppression de la dualité Communauté / Union
❐ b – ne supprimait pas la dualité Communauté / Union
❐ c – utilisait à plusieurs reprises le terme « fédéral »
❐ d – conservait la structure en piliers héritée du Traité de
Maastricht
t
G
26 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

❐ e – ne cherchait pas à développer la vie démocratique de


l’Union
❐ f – clarifiait la répartition du pouvoir au sein de l’Union
européenne
❐ g – ne comportait pas de partie relative aux politiques
européennes
❐ h – supprimait en matière budgétaire la distinction entre
les dépenses dites obligatoires et les dépenses dites
non obligatoires
❐ i – mentionnait l’héritage chrétien de l’Europe
❐ j – ne consacrait aucun article aux services d’intérêt écono-
miques général (SIEG)
❐ k – définissait les frontières de l’Union européenne

34 – Quel est le premier pays européen à avoir rejeté la


Constitution européenne ?
❐ a – la Lettonie ❐ b – Chypre
❐ c – la France ❐ d – les Pays-Bas
❐ e – la Croatie

35 – La Déclaration de Berlin adoptée le 25 mars 2007 par


les États membres de l’Union européenne :
❐ a – a fait référence à un « modèle social européen »
❐ b – a fait allusion à la Constitution européenne rejetée par
la France et les Pays-Bas
❐ c – a évoqué les racines chrétiennes de l’Europe
❐ d – a réaffirmé la volonté des pays membres de l’Union
européenne d’« être unis »
❐ e – est la déclaration du cinquantenaire du Traité de Rome
❐ f – a souligné que « le modèle européen concilie réussite
économique et solidarité sociale »
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – QUESTIONS

❐ g – a conditionné les futurs élargissements à de nouvelles


t
G
27

réformes de l’Union européenne


❐ h – a indiqué que « l’Union européenne repose sur l’éga-
lité des droits et la solidarité »
❐ i – est un texte qui visait à relancer l’Europe après la crise
institutionnelle provoquée par le rejet du Traité consti-
tutionnel européen en 2005 par les Français et les
Néerlandais

36 – Avec le Traité de Lisbonne :


❐ a – la Communauté disparaît
❐ b – l’Union européenne disparaît
❐ c – la structure du Traité sur l’Union européenne (TUE)
créée par le Traité de Maastricht n’est pas modifiée

37 – Le Traité de Lisbonne :


❐ a – remplace tous les traités européens existants
❐ b – modifie le traité instituant la Communauté euro-
péenne
❐ c – supprime le Traité Euratom
❐ d – affirme expressément le principe de la primauté du
droit de l’Union européenne sur le droit des États
membres
❐ e – n’institue pas une procédure de retrait volontaire de
l’Union européenne
❐ f – exclut l’adhésion de l’Union européenne à la Conven-
tion européenne des droits de l’homme
❐ g – comporte de nombreux termes pouvant assimiler
l’Union européenne à un État fédéral
❐ h – ne fait aucune référence à la Charte des droits fonda-
mentaux qui constituait la seconde partie de la Consti-
tution européenne
t
G
28 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

38 – Le Traité de Lisbonne :


❐ a – n’assouplit pas le mécanisme des coopérations ren-
forcées
❐ b – introduit une clause de défense mutuelle
❐ c – n’introduit pas une clause de solidarité
❐ d – diminue l’influence du Parlement européen
❐ e – ne généralise pas les décisions à la majorité qualifiée
❐ f – est entré en vigueur le 1er décembre 2009
❐ g – ne permet pas à un État membre de se retirer de
l’Union européenne

39 – Le Traité de Lisbonne :


❐ a – renforce le rôle des Parlements nationaux
❐ b – reprend toutes les politiques communes énumérées
par la Constitution européenne
❐ c – ne reprend aucune des avancées institutionnelles du
projet de Constitution européenne
❐ d – conserve la partie  III du Traité constitutionnel euro-
péen portant sur les politiques et le fonctionnement
de l’Union
❐ e – a créé un droit d’initiative citoyenne
40 – Le Haut représentant de l’Union pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité qui a été désigné
en novembre 2009 est :
❐ a – Romano Prodi
❐ b – Bernard Kouchner
❐ c – Catherine Ashton
❐ d – Javier Solana
41 – Le
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – QUESTIONS

droit matériel de l’Union européenne n’est pas


t
G
29

concerné par le Traité de Lisbonne :


❐ a – vrai ❐ b – faux
42 – Le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouver-
nance dans l’Union économique et monétaire (TSCG) :
❐ a – a prévu l’instauration d’une « règle d’or » pour graver
dans le marbre l’objectif de comptes publics équilibrés
❐ b – a prévu des sanctions financières quasi automatiques
lorsque les déficits dépassent 3 % du PIB
❐ c – a entériné le principe des sommets des chefs d’État ou
de gouvernement de la zone euro
❐ d – cherche à renforcer la discipline budgétaire dans la
zone euro
❐ e – est un traité intergouvernemental
❐ f – ne pourra entrer en vigueur que lorsqu’il aura été
ratifié par tous les pays qui l’ont signé
❐ g – instaure le Mécanisme européen de stabilité (MES)
❐ h – a ouvert la voie à une révision limitée du Traité de
Lisbonne afin de pérenniser le Fonds européen de
stabilisation financière (FESF) qui avait été lancé en
2010 pour éviter une contagion de la crise grecque à
l’ensemble de la zone euro
❐ i – a modifié le traité sur le fonctionnement de l’Union
européenne (TFUE) pour créer le MES
t
G
30 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Réponses

1 – bonnes réponses : ❐ a ❐ c ❐ d ❐ e ❐ f ❐ g
Le Traité CEE, qui a été signé le 25  mars 1957 à Rome par les Six
(France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Belgique et Luxembourg), a cherché
à construire une union douanière et un marché commun. Ce traité, qui
avait pour but principal de réaliser un marché intégré unique, a institué
les « quatre libertés » de circulation (libre circulation des marchandises,
des personnes, des services et des capitaux).
Comme le traité instaurant la Communauté européenne de l’énergie
atomique, le Traité CEE est en retrait sur le plan institutionnel par rap-
port au Traité CECA : l’organe décisionnel n’est plus la Haute autorité
composée de membres indépendants des États, mais le Conseil des
ministres, lequel réunit les représentants des États.
À la différence du Traité CECA, ce Traité de Rome de 1957 a été signé
pour une durée illimitée ; ce qui souligne le caractère irréversible de l’en-
gagement des signataires de ce traité.

2 – bonnes réponses : ❐ a ❐c
La CEE a pris le nom de Communauté européenne (CE) conformément
au Traité de Maastricht sur l’Union européenne qui est entré en vigueur
le 1er novembre 1993.

3 – bonnes réponses : ❐ a ❐c ❐d ❐e
La CEEA a été instaurée en même temps que la CEE par le Traité de
Rome, signé le 25 mars 1957 par les Six (France, Allemagne, Italie, Pays-
Bas, Belgique et Luxembourg). La CEEA a été la transposition à l’énergie
nucléaire de la démarche adoptée pour le charbon et l’acier.

4 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
L’Acte unique européen a notamment fixé pour objectif la réalisation
d’un grand marché intérieur au 1er janvier 1993, un « Marché unique »
dans lequel la libre circulation des personnes, des marchandises, des ser-
vices et des capitaux est totale. Il est venu relancer la construction euro-
péenne en engageant les pays membres dans l’intégration économique.
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – RÉPONSES

5 – bonne réponse : ❐ a
t
G
31

L’Acte unique a constitué la première modification substantielle des traités


fondateurs des Communautés européennes. Le Traité de Rome a été
révisé, pour la première fois, par l’Acte unique européen, notamment
dans l’objectif d’achever le marché unique.

6 – bonne réponse : ❐ b
L’Union européenne n’est pas actuellement une entité fédérale dans la
mesure où une fédération implique l’existence d’une Constitution et
d’un gouvernement complètement intégré. Le Traité de Maastricht, qui
développe des virtualités fédérales, n’utilise pas le terme de «  fédéra-
tion ».
En réalité, l’Union européenne est une union politique à mi-chemin de
la confédération et de l’État fédéral.
Dans son arrêt du 12 octobre 1993, la Cour constitutionnelle allemande
a considéré que le Traité de Maastricht a instauré une association d’États
respectant l’identité nationale des pays membres et non un État euro-
péen. Pour cette Cour constitutionnelle, l’Union issue du Traité de Lis-
bonne demeure un simple « regroupement d’États » (arrêt du
30 juin 2009).

7 – bonne réponse : ❐ a
Le Traité de Maastricht a donné naissance à l’Union européenne consti-
tuée de trois piliers :
– la révision des trois traités communautaires : les Traités CEE, CECA et
EURATOM ;
– la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ;
– la coopération dans les domaines de la justice et des affaires inté-
rieures (JAI).
Le premier pilier qui est notamment constitué par la Communauté euro-
péenne (CE) est le pilier spécifiquement communautaire. C’est aussi le
principal pilier de l’Union européenne. Les deux autres piliers (PESC et
JAI) fonctionnent sur le mode de la simple coopération intergouverne-
mentale.
t
G
32 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

8 – bonne réponse : ❐ c
La PESC a été mise en place par le Traité de Maastricht dont elle consti-
tuait le « second pilier ». Le Traité d’Amsterdam a cherché à améliorer
son fonctionnement en faisant du secrétaire général du Conseil des
ministres de l’Union européenne le porte-parole de la PESC.

9 – bonnes réponses : ❐ b ❐c ❐d
Le Traité de Maastricht a accéléré le processus d’intégration en élar-
gissant les compétences existantes de la Communauté et en intro-
duisant de nouveaux champs d’intervention. Il a prévu la mise en place
progressive de l’Union économique et monétaire qui se caractérise par
la création de l’euro. Par ailleurs, ce texte a consacré l’existence d’une
citoyenneté européenne qui est incontestablement un élément de type
fédéral.

10 – bonne réponse : ❐ a
Les instruments de la PESC sont au nombre de deux :
– la «  coopération systématique  » entre les pays membres pour la
conduite de leur politique qui doit permettre d’arrêter des positions
communes ;
– la mise en œuvre graduelle « d’actions communes » dans les secteurs
où les États membres ont des intérêts importants en commun.
En 2003, la PESC a essuyé un camouflet à l’occasion de la crise irakienne,
laquelle a souligné les divisions de l’Europe. En 2011, la crise libyenne a
également mis en évidence l’incapacité de l’Union européenne à se
doter d’une politique étrangère commune lisible.

11 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
La PESC, qui est le prolongement de la coopération politique européenne
(CPE) qu’elle a remplacé en 1993, poursuit deux autres objectifs :
– la sauvegarde des valeurs communes, des intérêts fondamentaux et
de l’indépendance de l’Union ;
– le développement et le renforcement de la démocratie et de l’État de
droit.
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – RÉPONSES

12 – bonne réponse : ❐ a
t
G
33

Le Traité de Maastricht a institué le Comité des régions qui est composé


de représentants des collectivités locales et régionales. Il a pour mission de
faire participer davantage les collectivités infra-étatiques à la vie de
l’Union.
L’autre organe consultatif est le Comité économique et social (CES) qui
a été créé par les Traités de Rome et qui est composé de « représentants
des différentes catégories de la vie économique et sociale, notamment
des producteurs, des agriculteurs, des transporteurs, des travailleurs,
des négociants et artisans, des professions libérales et de l’intérêt
général ». Le CES donne un avis sur les projets de législation européenne.

13 – bonne réponse : ❐ b
Les nouveaux domaines qui sont entrés dans le champ d’intervention de
la Communauté grâce au Traité de Maastricht sont la politique indus-
trielle, les grands réseaux transeuropéens de transport, la protection des
consommateurs, l’éducation, la culture, la formation professionnelle et
la santé publique.

14 – bonne réponse : ❐ b
La citoyenneté européenne est venue s’ajouter aux citoyennetés natio-
nales. Elle ne se substitue pas aux citoyennetés nationales. Selon le
Traité de Maastricht, «  est citoyen de l’Union toute personne ayant la
nationalité d’un État membre ».
Cette citoyenneté de l’Union confère aux citoyens un certain nombre de
droits :
– le droit de circuler et de séjourner librement dans l’ensemble de
l’espace communautaire ;
– le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales dans l’État de
résidence ;
– le droit de vote et d’éligibilité aux élections européennes dans l’État de
résidence ;
– le droit de pétition devant le Parlement européen ;
t
G
34 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

– le droit de s’adresser au Médiateur en cas de mauvaise administration


de la part des institutions ou organes de l’Union, à l’exception de la
Cour de justice ;
– la protection diplomatique et consulaire, de tout État membre de
l’Union, dans les pays tiers.

15 – bonne réponse : ❐ c
Les 5 critères de convergence, qui concernent les taux d’intérêts à long
terme, le taux d’inflation, la stabilité des taux de change, le niveau de la
dette publique et le niveau des déficits publics, permettent de mesurer
la situation de bonne gestion économique des États membres.
Le « Pacte de stabilité et de croissance » prolonge les effets des critères
de convergence puisqu’il contraint les États participant à la monnaie
unique européenne à maintenir, après le 1er  janvier 1999, les déficits
publics dans les mêmes limites que celles constatées avant l’entrée dans
l’euro.
Ce pacte de discipline budgétaire a été approuvé, en décembre 1996,
lors du sommet de Dublin et a été définitivement adopté à l’occasion du
sommet d’Amsterdam de juin 1997. Il s’impose à tous les pays membres
de l’UEM.
Il prévoit des sanctions financières à l’encontre des États dont les bud-
gets dépasseraient 3 % de déficit en termes de PIB. Seuls les « pays in »
(États participant à la zone Euro) peuvent se voir imposer des sanctions.
Le Pacte de stabilité, qui a été proposé à l’origine par l’Allemagne,
cherche à éviter que la monnaie unique européenne, après sa mise en
œuvre, ne soit menacée par le laxisme budgétaire de certains États
membres.
On notera, par exemple, que la Grèce, qui ne remplissait aucun des
critères de convergence, n’a pas pu, en 1999, participer à la monnaie
unique européenne. C’est le 1er janvier 2001 qu’elle a adhéré à l’euro.
Par contre, la Suède, le Danemark et la Grande-Bretagne, parce qu’ils ne
le voulaient pas, n’ont pas participé au lancement de l’euro et n’y parti-
cipent toujours pas.
En mars 2005, les ministres des Finances des États membres de l’Union
européenne sont parvenus à un accord politique sur un assouplissement
du Pacte. Les réformes structurelles ainsi que les dépenses consacrées à
la recherche et à l’aide au développement, tout comme celles découlant
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – RÉPONSES

de la réunification allemande, seront prises en considération, permettant


t
G
35

aux États présentant des déficits excessifs de bénéficier de circonstances


atténuantes.
Enfin, le Pacte a été à nouveau réformé en 2011 pour permettre de sanc-
tionner plus facilement les pays laxistes en matière budgétaire. Le nou-
veau dispositif prévoit des sanctions financières sous forme de dépôt
d’argent sur des comptes bloqués – pouvant se transformer en
amendes – pour les pays trop laxistes qui laisseraient filer leurs déficits.
Les États pourront être sanctionnés avant même qu’ils aient atteint le
seuil autorisé de déficit public annuel (3 % du PIB). Cette procédure pré-
ventive, qui est la grande innovation de la réforme, pourra être déclen-
chée sauf si les États la bloquent à la majorité simple.

16 – bonne réponse : ❐ b
À la différence du Traité de Lisbonne et du projet de Constitution euro-
péenne (signé le 29  octobre 2004, à Rome, par les chefs d’État et de
gouvernement de l’Union européenne), qui permettent aux États
membres de quitter volontairement l’Union européenne s’ils le sou-
haitent, le Traité de Maastricht n’a pas envisagé la possibilité pour un
pays de sortir de la zone euro et n’a donc pas organisé de procédure de
retrait volontaire de la zone euro. « L’euro est une autoroute sans voie
de sortie » pour reprendre la formule d’Yves Thibault de Silguy, ancien
commissaire européen aux affaires économiques et monétaires. Le Traité
de Maastricht interdit par ailleurs toute solidarité financière au sein de la
zone euro. Cette clause a été introduite dans le traité à la demande de
l’Allemagne, qui ne souhaitait pas être placée dans l’obligation de payer
pour l’indiscipline budgétaire des pays du sud de l’Union monétaire.

17 – bonne réponse : ❐ a
Le Royaume-Uni est autorisé à ne rejoindre l’Union économique et
monétaire qu’au moment de son choix, à condition, bien entendu,
de satisfaire aux cinq critères de convergence inscrits dans le Traité de
Maastricht.
Il en va de même pour le Danemark qui, lui aussi, dispose d’une « option
d’entrée ». La Grande-Bretagne a fait savoir, en 1997, qu’elle ne prendrait
pas part en 1999 au lancement de l’UEM, utilisant ainsi la clause d’exemp-
tion qu’elle avait exigée lors de la conclusion du Traité de Maastricht.
t
G
36 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

La Suède a également affirmé qu’elle ne ferait pas partie de la première


vague de l’Union monétaire. Mais elle ne possède pas une clause
d’exemption (« opting-out »).

18 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité d’Amsterdam s’est contenté d’amender et de compléter les
traités communautaires existants. Il a révisé le Traité de Maastricht qui
avait, lui-même, prévu sa propre révision, dans l’une de ses dispositions.
Les rédacteurs du Traité de Maastricht avaient compris qu’il était indispen-
sable de prévoir une réforme des institutions européennes, en raison de
l’arrivée future de nouveaux États membres.

19 – bonne réponse : ❐ c
Le Traité d’Amsterdam a introduit la notion de coopération renforcée qui
donne la possibilité à un nombre limité de pays membres, soucieux d’inté-
gration, d’aller de l’avant dans des domaines d’intérêt général, sans
attendre les retardataires, selon des conditions strictes. Il s’agit d’une
disposition d’inspiration franco-allemande.
L’introduction de coopérations renforcées dans le domaine communau-
taire a constitué l’une des rares avancées apportées par le Traité d’Ams-
terdam qui ne comportait aucune modification substantielle des
procédures déterminées par le Traité de Maastricht.

20 – bonne réponse : ❐ a
Le Parlement européen est apparu comme le grand gagnant du sommet
d’Amsterdam qui a été considéré comme un échec. En effet, il tend à
devenir un « vrai législateur » dans la mesure où la procédure de codéci-
sion – qui lui accorde un droit de veto sur les directives européennes et
qui s’appliquait à une dizaine de matières – est étendue à 23 nouveaux
domaines. De plus, le Parlement européen peut désormais élaborer une
« procédure uniforme » pour l’élection de ses députés ou, à défaut, ins-
tituer des « principes communs » à tous les pays membres.
L’Assemblée strasbourgeoise a aussi obtenu une procédure d’avis
conforme sur les sanctions applicables à un pays membre en cas de
violation des droits fondamentaux. Elle s’est également vue reconnaître
le pouvoir de déterminer « le statut et les conditions générales d’exercice
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – RÉPONSES

des fonctions de ses membres, après avis de la Commission et avec l’ap-


t
G
37

probation du Conseil statuant à l’unanimité ». D’autre part, l’attribution


du siège du Parlement européen à Strasbourg a été intégrée dans le
Traité d’Amsterdam qui a confirmé le Traité d’Édimbourg.
Par ailleurs, on remarquera que le Traité d’Amsterdam a permis à tout
individu de saisir la Cour de justice pour des actes des institutions qu’il
estime contraires aux droits fondamentaux.

21 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité d’Amsterdam n’a pas décidé la «  communautarisation  » de
l’action extérieure des États membres de l’Union.
La coopération intergouvernementale a été donc maintenue dans ce
domaine. Tous les États membres se sont ralliés à l’idée que la PESC, qui
touche à une des composantes fondamentales des souverainetés natio-
nales, ne doit pas devenir une matière communautaire.
Lors du sommet d’Amsterdam de juin 1997, les Quinze se sont simple-
ment mis d’accord pour « communautariser » des politiques – qui rele-
vaient jusqu’ici de la coopération intergouvernementale – en matière de
sécurité intérieure et de justice (politique d’asile, visa, immigration).

22 – bonne réponse : ❐ a
Le Traité d’Amsterdam a prévu des transferts de souveraineté des États
membres au Conseil pour l’adoption de certaines décisions relatives à la
libre circulation des personnes.
Le Traité d’Amsterdam a prévu qu’au terme d’une période de cinq ans
suivant l’entrée en vigueur du traité, le Conseil, statuant à l’unanimité,
pourra décider que relèveront de la règle de la majorité qualifiée (et non
plus de la règle de l’unanimité) et de la procédure dite de « codécision »
(associant l’Europarlement), certaines mesures concernant notamment
la suppression des contrôles des personnes aux frontières, les conditions
d’entrée et de séjour des étrangers sur le territoire et la lutte contre
l’immigration clandestine.
Le Traité d’Amsterdam a également prévu le passage automatique au
bout de cinq ans à la règle de la majorité qualifiée et à la procédure de
codécision s’agissant des conditions de délivrance des visas.
t
G
38 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

On remarquera que ce sont ces dispositions du Traité d’Amsterdam que


le Conseil constitutionnel a jugées contraires à la Constitution du
4 octobre 1958, dans sa décision du 31 décembre 1997.
Le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi le 5 décembre 1997 par le
président de la République et le Premier ministre, a estimé que ces
clauses du traité portaient atteinte « aux conditions essentielles d’exer-
cice de la souveraineté nationale ».
Comme cela avait déjà été le cas en 1992 pour le Traité de Maastricht,
une révision de la Constitution de la Ve  République a été nécessaire
avant la ratification du Traité d’Amsterdam.

23 – bonnes réponses : ❐ a ❐c
Un nouveau chapitre sur l’emploi a été introduit dans le Traité CE. Il
s’agit de l’un des acquis importants du Traité d’Amsterdam. Les États
membres s’engagent à « élaborer une stratégie coordonnée pour l’em-
ploi et, en particulier, à promouvoir une main-d’œuvre qualifiée, formée
et susceptible de s’adapter, ainsi que des marchés du travail aptes à
réagir rapidement à l’évolution de l’économie [...] ». Ils « considèrent la
promotion de l’emploi comme une question d’intérêt commun et coor-
donnent leur action à cet égard au sein du Conseil ». Par ailleurs, l’ac-
cord sur la politique sociale est intégré dans le Traité CE. On soulignera
que le Traité d’Amsterdam ne concerne pas la monnaie unique euro-
péenne.

24 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐d
Le Traité d’Amsterdam a précisé que « la citoyenneté de l’Union com-
plète la citoyenneté nationale et ne la remplace pas  ». Il a également
prévu la mise en œuvre de « stratégies communes » afin de poursuivre
les objectifs de l’Union européenne dans le domaine de la politique
étrangère et de sécurité commune.
Le Traité d’Amsterdam a fait du secrétaire général du Conseil le Haut
représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC).
L’unité de planification de la politique et d’alerte rapide, qui devait per-
mettre à l’Union européenne de réagir plus rapidement à l’actualité
internationale, a été placée sous sa responsabilité.
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – RÉPONSES

25 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c ❐d
t
G
39

Le Traité d’Amsterdam a indiqué des principes fondamentaux que les


États membres doivent respecter. Il est également prévu que les pays
qui souhaitent adhérer à l’Union européenne doivent respecter ces
principes. «  L’Union est fondée sur les principes de la liberté, de la
démocratie, du respect des droits de l’homme et des libertés fondamen-
tales, ainsi que sur l’état de droit, principes qui sont communs aux États
membres ».
Le Traité d’Amsterdam a fait l’objet de vives critiques. Il a été qualifié de
« traité croupion, traité moignon, traité cache-misère » par le président
de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale (voir
Le Monde du 19 août 1997).
L’espace Schengen, basé sur la convention du même nom – qui désigne
un espace de libre circulation des personnes entre les États signataires
de l’accord de Schengen –, a été intégré dans le cadre de l’Union euro-
péenne via un protocole annexé au Traité d’Amsterdam. Partie inté-
grante du droit communautaire, l’espace Schengen a été ensuite
renforcé par le Traité de Lisbonne en 2007 pour en faire un « espace de
liberté, de sécurité et de justice ».

26 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b
Un « protocole sur le rôle des parlements nationaux dans l’Union euro-
péenne  », annexé au Traité d’Amsterdam, a prévu que tous les docu-
ments de consultation de la Commission européenne (communications,
livres blancs, livres verts) seront « transmis rapidement aux Parlements
nationaux ».
Ce même protocole vient renforcer le rôle de la COSAC, créée à Paris en
1989, qui réunit deux fois par an les représentants des commissions
pour les affaires européennes des parlements nationaux des pays
membres de l’Union européenne avec une délégation de l’Assemblée
européenne. En effet, ce texte reconnaît à la COSAC le pouvoir de
« soumettre toute contribution qu’elle juge appropriée à l’attention des
institutions de l’Union européenne [...]  ». Elle peut également «  exa-
miner toute proposition ou initiative d’acte législatif en relation avec la
mise en place d’un espace de liberté, de sécurité et de justice et qui
pourrait avoir une incidence directe sur les droits et les libertés des
t
G
40 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

individus [...] ». « Les contributions soumises par la COSAC ne lient en


rien les parlements nationaux ni ne préjugent leur position ».
La COSAC est devenue la « Conférence des organes parlementaires
spécialisés dans les affaires de l’Union » aux termes de l’article 10 du
protocole sur le rôle des parlements nationaux dans l’Union européenne
annexé au Traité de Lisbonne.

27 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité de Nice, qui améliore le système juridictionnel communautaire,
a conforté le rôle du Tribunal de première instance qui est devenu le
« Tribunal » avec le Traité de Lisbonne.

28 – bonnes réponses : ❐ a ❐ c ❐ d
Le Traité de Nice a supprimé le droit de veto qui donnait la faculté à un
État membre de s’opposer à une coopération renforcée. Les coopéra-
tions renforcées sont possibles dès lors que huit États membres le
réclament. Mais le dispositif des coopérations renforcées n’a pas été
étendu à la PESC.

29 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b
Le Traité de Nice a prévu de tripler à 29 les voix dont disposent les
«  quatre grands  » et les maintient à parité. L’Espagne obtient 27 voix
tout comme la Pologne. Le Traité de Nice a également prévu un « filet
démographique » qui permet à l’Allemagne de bloquer facilement une
décision qu’elle ne souhaite pas. En effet, tout État membre pourra
demander à ce que l’on vérifie si un vote acquis à la majorité qualifiée
représente bien 62  % de la population européenne. Plusieurs États
membres, qui représentent plus de 38 % de la population de l’Europe,
auront la faculté de faire obstacle à la prise d’une décision. L’Allemagne,
qui pèse à elle seule 17 % de la population de l’Union, pourra le faire
plus facilement qu’aucun autre État de l’Union. En s’alliant à la Grande-
Bretagne et à l’Italie, par exemple, l’Allemagne pourra atteindre la
minorité de blocage. En revanche, la France, l’Italie et le Royaume-Uni
auront eux l’obligation de s’allier avec un autre pays membre pour
atteindre le seuil fatidique de 38 %.
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – RÉPONSES

Le système adopté à Nice apparaît très complexe dans la mesure où trois


t
G
41

seuils sont prévus lors des prises de décision : majorité d’États, majorité
qualifiée en voix et filet démographique.

30 – bonnes réponses : ❐ b ❐c ❐e ❐g ❐l
Le Traité de Nice n’est pas parvenu à étendre la majorité qualifiée à une
cinquantaine de nouveaux domaines. Plusieurs États ont réussi à obtenir
le maintien de l’unanimité sur des questions très sensibles pour eux : la
culture, l’éducation, la santé pour la France, la politique sociale et la fis-
calité pour la Grande-Bretagne.
Le Traité de Nice a renforcé les pouvoirs du président de la Commission
qui est, pour la première fois, élu à la majorité qualifiée par les États
membres. Il est entré en vigueur le 1er février 2003.
C’est la Constitution européenne adoptée en juin 2004 par les 25 pays
membres de l’Union européenne qui a prévu la création d’un ministre
des affaires étrangères de l’Union. Un haut représentant pour la poli-
tique étrangère et la sécurité est créé par le Traité de Lisbonne de 2007,
les 27 ayant dû renoncer à l’intitulé, jugé trop ambitieux pour certains,
de « ministre ».

31 – bonnes réponses : ❐ d ❐e ❐f ❐g ❐h
La « Convention sur l’avenir de l’Europe » a été composée de représen-
tants des Parlements nationaux, du Parlement européen, de la Commis-
sion et des gouvernements, sur le modèle de celle qui a donné naissance
à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. La Conven-
tion sur l’avenir de l’Europe a été un organe consultatif de 105 membres
qui devait associer à ses débats les représentants de la société civile. Le
13 juin 2003, elle a conclu 15 mois de travaux en adoptant un projet de
Constitution pour l’Union élargie. Plus de 90 % des propositions de la
Convention ont été maintenues dans la Constitution européenne
adoptée en juin 2004 par les 25 États membres de l’Union européenne.

32 – bonnes réponses : ❐ a ❐d ❐e ❐h
La Constitution européenne instaurait un référendum d’initiative popu-
laire et renforçait l’influence de l’Eurogroupe qui pouvait élire son pré-
sident pour deux ans et demi. Elle donnait la personnalité juridique à
l’Union européenne ; ce qui devait permettre à l’Union de conclure des
traités internationaux en tant que telle. Si un État membre est tenté de
t
G
42 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

se retirer de l’Union européenne, il a la possibilité, avec la Constitution


européenne, d’en faire la demande. Le texte constitutionnel européen a
prévu que les Parlements nationaux seraient informés en temps réel par
la Commission européenne de toutes les propositions de loi et qu’ils
pourraient éventuellement bloquer les directives qui viendraient
empiéter sur les compétences des États. Les coopérations renforcées
pouvaient porter sur toutes les compétences non exclusives de l’Union
européenne à condition de réunir au moins un tiers des pays membres.

33 – bonnes réponses : ❐ a ❐ f ❐ h
La Constitution européenne a cherché à développer « la vie démocra-
tique de l’Union » (titre 6 de la Constitution) par la « transparence des
travaux des institutions, des organes et organismes de l’Union ». L’intro-
duction d’un droit d’initiative populaire pour les citoyens européens va
dans le même sens. La Constitution a clarifié la répartition du pouvoir au
sein de l’Union européenne par la distinction faite entre les compé-
tences exclusives de l’Union, les compétences partagées et les actions
de coordination et d’appui au sein des États membres de l’Union. Elle
comportait une troisième partie de 342 articles relative aux « politiques
et au fonctionnement de l’Union  » qui traitaient aussi bien de la PAC
que de la concurrence, de la politique monétaire et budgétaire ou des
transports. Elle a reconnu la place tenue par les services d’intérêt écono-
miques général (SIEG) dans le modèle social européen.

34 – bonne réponse : ❐ c
Le 29 mai 2005, la France a été le premier pays européen à rejeter, par
référendum, la Constitution européenne. Le 1er  juin 2005, les Pays-Bas
ont eux aussi rejeté massivement le Traité constitutionnel lors d’un réfé-
rendum où le non l’a emporté par 61,1 % des voix. 18 États ont ratifié la
Constitution européenne : deux pays européens l’ont ratifié par réfé-
rendum (l’Espagne, le 20 février 2005 ; le Luxembourg, le 10 juillet 2005),
14 l’ont ratifié par la voie parlementaire (Lituanie, 11  novembre 2004 ;
Hongrie, 20  décembre 2004 ; Slovénie, 1er  février 2005 ; Italie, 6  avril
2005 ; Grèce, 19 avril 2005 ; Slovaquie, 11 mai 2005 ; Autriche, 25 mai
2005 ; Allemagne, 27 mai 2005 ; Lettonie, 2 juin 2005 ; Chypre, 30 juin
2005 ; Malte, 6  juillet 2005 ; Belgique, 8  février 2006 ; Estonie, 9  mai
2006 ; Finlande, 5 décembre 2006), et deux États l’ont ratifié par la signa-
ture du chef de l’État (Bulgarie, 11 mai 2005 ; Roumanie, 17 mai 2005).
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – RÉPONSES

35 – bonnes réponses : ❐ d ❐e ❐f ❐h ❐i
t
G
43

Le 25 mars 2007, le sommet de Berlin a adopté une Déclaration a minima


révélatrice des divisions des dirigeants des États membres de l’Union
européenne, cinquante ans après la signature du Traité de Rome. La
Déclaration de Berlin stipule que « l’Union européenne continuera à se
nourrir à la fois de son ouverture et de la volonté des États membres
d’approfondir son développement interne ». « Notre chance pour nous,
citoyennes et citoyens de l’Union européenne, c’est d’être unis », est-il
également écrit dans cette Déclaration.

36 – bonne réponse : ❐ a
Avec le Traité de Lisbonne de 2007, la Communauté européenne dis-
paraît et l’Union européenne, qui s’y substitue intégralement, est dotée
de la personnalité juridique. Cela permettra à l’Union européenne
de conclure des traités internationaux en tant que telle et de renforcer
son rôle sur la scène mondiale. Les précédents traités avaient toujours
refusé d’accorder explicitement à l’Union européenne la personnalité
juridique.

37 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité de Lisbonne abandonne tout ce qui risquait de donner à
l’Union européenne les caractéristiques d’un État, comme les symboles
(drapeau, hymne, devise) ou le terme même de Constitution.
Le Traité sur l’Union européenne (TUE) et le Traité instituant la Commu-
nauté européenne (Traité CE) sont profondément modifiés. Le Traité CE
est rebaptisé « traité sur le fonctionnement de l’Union » (TFUE). Le Traité
Euratom (TCEEA) subsiste en tant que traité spécifique. Ces trois traités
(TUE, TFUE, TCEEA) sont complétés par 37 protocoles et explicités par
65 déclarations.
La Charte des droits fondamentaux n’est pas reprise in extenso. Elle fait
l’objet d’une référence lui donnant une force juridique contraignante.
Mais le Royaume-Uni, comme la Pologne et la République Tchèque, sera
exempté de son application.

38 – bonnes réponses : ❐ b ❐f
La majorité qualifiée devient la règle pour 40 domaines supplémentaires,
dont la coopération judiciaire et policière, l’éducation ou la politique
t
G
44 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

économique. L’unanimité demeure néanmoins la règle pour la défense,


les questions sociales et fiscales. La Grande-Bretagne a obtenu une déro-
gation sur la coopération judiciaire et policière.
La « clause de solidarité » introduite par le Traité de Lisbonne assigne à
l’Union européenne et à chaque État membre le devoir de porter assis-
tance, par tous les moyens, à un pays membre qui serait touché par une
catastrophe d’origine humaine ou naturelle ou une attaque terroriste.
Avec le Traité de Lisbonne, le Parlement européen vote désormais à éga-
lité avec le Conseil tous les projets d’actes législatifs. Il pourra également
approuver, ou rejeter en bloc, les accords internationaux, le cadre finan-
cier pluriannuel de l’Union européenne ou toute nouvelle adhésion.
Comme dans le traité constitutionnel européen, il est octroyé aux États
membres un droit de retrait de l’Union. Les coopérations renforcées
sont facilitées : il faut 9 États au minimum pour lancer des coopérations
renforcées. Elles pourront concerner les domaines judiciaires et policiers.
Un dispositif analogue est créé dans le domaine de la défense, sous
forme de coopération structurée permanente.

39 – bonnes réponses : ❐ a ❐e
Ce « traité européen simplifié » maintient les grandes innovations de la
Constitution européenne destinées à faciliter les décisions dans l’Union
européenne, comme la progression des décisions à la majorité qualifiée.
À la demande de la France, la référence à « la concurrence libre et non
faussée » disparaît de la liste des « objectifs de l’Union ». La France a
également obtenu que le « traité institutionnel simplifié » précise que
« l’Union contribue à la protection de ses citoyens ».
Par ailleurs, les Parlements nationaux bénéficient d’un mécanisme
d’alerte précoce renforcé pour contester des projets de législation euro-
péenne. La Commission européenne devra réexaminer tout projet
contesté par un tiers des voix attribuées aux Parlements nationaux.
Les Parlements nationaux deviennent un nouvel acteur du processus ins-
titutionnel de l’Union européenne. Ils « contribuent activement au bon
fonctionnement de l’Union » (art. 12 du TUE).
Enfin, le Traité de Lisbonne a créé un droit d’initiative citoyenne qui
cherche à établir un lien entre la Commission et les citoyens européens.
CHAPITRE 2 – LES TRAITÉS EUROPÉENS – RÉPONSES

40 – bonne réponse : ❐ c
t
G
45

La Britannique Catherine Ashton, commissaire au commerce interna-


tional dans la première Commission Barroso, a été désignée à ce poste
créé par le Traité de Lisbonne, le 19 novembre 2009, par les Vingt-sept.
Cette dénomination de « Haut représentant » a été préférée à celle de
ministre des Affaires étrangères qui figurait dans la Constitution euro-
péenne, et que Londres refusait catégoriquement. Lors du sommet
européen de Cologne de juin  1999, l’Espagnol Javier Solana avait été
choisi pour être le premier « Monsieur PESC » de l’Union européenne.

41 – bonne réponse : ❐ b
Le droit matériel de l’Union européenne se trouve enrichi puisque de
nouvelles politiques et actions de l’Union européennes apparaissent  :
l’aide humanitaire (art.  214 du TFUE), le tourisme (art. 195 du TFUE),
l’énergie (art.  194 du TFUE), la protection civile (art.  96 du TFUE).
D’autre part, certains domaines sont élargis avec par exemple l’espace
qui est ajouté à la recherche et au développement technologique
(art.  179 du TFUE) ou encore la dimension territoriale qui vient com-
pléter la cohésion économique et sociale (art. 174 du TFUE).

42 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c ❐d ❐e
Ce traité a été signé le 2 mars 2012 par les pays de l’Union européenne
à l’exception du Royaume-Uni et de la République tchèque. Il a vocation
à être un tournant pour l’Union économique et monétaire dans la
mesure où il vient jeter les bases d’un « gouvernement économique »,
naguère rejeté par Berlin, face à la toute puissance du pôle monétaire
qu’incarne la Banque centrale européenne.
La principale innovation de ce traité intergouvernemental, un traité
conclu en dehors du cadre juridique de l’UE, est d’imposer une « règle
d’or » limitant les déficits publics à 0,5 % du PIB.
Le TSCG, qui institutionnalise les sommets des chefs d’État ou de gou-
vernement des pays de la zone euro, entrera en vigueur quand 12 États
de la zone euro l’auront ratifié. L’assistance financière du Mécanisme
Européen de Stabilité (MES) sera conditionnée à la ratification du TSCG.
t
G
46 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Le Traité instituant le MES a été signé le 2 février 2012 par les États
membres de la zone euro.
C’est le Conseil européen des 24 et 25 mars 2011 qui a ouvert la voie à
une révision limitée du Traité de Lisbonne afin de pérenniser le Fonds
européen de stabilisation financière (FESF). Il a adopté la décision modi-
fiant le TFUE en ce qui concerne la création du « MES ».
Le TSCG a été complété par un « pacte pour la croissance et l’emploi »
d’un montant de 120 milliards d’euros qui a été adopté lors du Conseil
européen des 28 et 29 juin 2012. Ce pacte pour la croissance voulue
par le président François Hollande mentionne une augmentation du
capital de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 10 milliards
d’euros, ce qui lui permettra d’accroître sa capacité de prêt de 60 mil-
liards. Il prévoit également la mobilisation de fonds structurels inutilisés
en faveur de la recherche et l’innovation. Des « project bonds » seront
aussi lancés pour financer des projets de développement européens. Il
s’agit d’emprunts lancés par plusieurs pays européens, garantis par la
BEI.
Partie 2

Les acteurs institutionnels


de l’Union européenne
Chapitre 3
Le Conseil européen

1 – Le Conseil européen est distinct du Conseil de l’Union


européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
2 – Letexte qui consacre l’existence juridique du Conseil
européen est :
❐ a – le Traité CECA ❐ b – le Traité CEE
❐ c – l’Acte unique européen
3 – Quel homme politique français a proposé de tenir régu-
lièrement des « conseils européens »
❐ a – Charles de Gaulle ❐ b – Valéry Giscard d’Estaing
❐ c – Jacques Delors ❐ d – François Mitterrand
❐ e – Jacques Chirac
t
G
50 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

4 – Le Conseil européen a été créé en :


❐ a – 1950 ❐ b – 1957
❐ c – 1974 ❐ d – 1986
❐ e – 1992
5 – Le Conseil européen réunit :
❐ a – les chefs d’État et de gouvernement des pays membres
de l’Union et le président du Parlement européen
❐ b – les chefs d’État et de gouvernement ainsi que les
ministres des Affaires étrangères des pays membres de
l’Union
❐ c – les chefs d’État et de gouvernement des pays membres
de l’Union et le président de la Commission euro-
péenne
6 – Lorsque l’ordre du jour l’exige, les membres du Conseil
européen peuvent décider d’être assistés chacun par un
ministre :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – Le Conseil européen :
❐ a – se réunit deux fois par trimestre
❐ b – se réunit deux fois par semestre
❐ c – se réunit une fois par mois
8 – Le mandat du président du Conseil européen est :
❐ a – d’une durée de deux ans et demie
❐ b – d’une durée de cinq ans
❐ c – d’une durée de six ans
❐ d – renouvelable
❐ e – non renouvelable
CHAPITRE 3 – LE CONSEIL EUROPÉEN – QUESTIONS

9 – Le président du Conseil européen :


t
G
51

❐ a – préside et anime les travaux du Conseil européen


❐ b – est le haut représentant de l’Union européenne pour les
affaires étrangères et la politique de sécurité
❐ c – sera toujours originaire de l’un des « grands » États de
l’Union européenne

10 – Le président du Conseil européen ne peut pas convo-


quer une réunion extraordinaire du Conseil européen :
❐ a – vrai ❐ b – faux
11 – Le président du Conseil européen :
❐ a – ne peut pas exercer de mandat national
❐ b – ne peut pas exercer une autre fonction européenne
12 – Herman Van Rompuy :
❐ a – a été le premier président du Conseil européen
❐ b – n’a pas été reconduit en mars 2012 dans ses fonctions
de président du Conseil européen
❐ c – a été reconduit en mars 2012 dans ses fonctions de
président du Conseil européen

13 – En créant le poste de président du Conseil européen,


le Traité de Lisbonne a supprimé le système de la prési-
dence tournante semestrielle par pays :
❐ a – vrai ❐ b – faux
14 – La représentation extérieure assurée par le président
du Conseil européen est partagée uniquement avec le
Haut représentant de l’Union pour les affaires étran-
gères et la politique de sécurité :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
52 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

15 – En cas d’empêchement ou de faute grave, qui peut mettre


fin au mandat du président du Conseil européen ?
❐ a – le Conseil européen ❐ b – la Commission
❐ c – le Conseil ❐ d – l’Europarlement
16 – Le Conseil européen :
❐ a – a l’obligation de présenter au Parlement européen un
rapport à la suite de chacune de ses réunions
❐ b – n’a pas l’obligation de présenter au Parlement euro-
péen un rapport à la suite de chacune de ses réunions

17 – En France, les réunions du Conseil européen sont pré-


parées par :
❐ a – le seul ministre des Affaires étrangères
❐ b – le Secrétariat général des affaires européennes (SGAE)
❐ c – un service du Premier ministre
❐ d – le ministre des Affaires étrangères
18 – Le Conseil européen est :
❐ a – l’organe moteur de l’intégration européenne
❐ b – l’organe d’impulsion politique
❐ c – le principal organe titulaire du pouvoir normatif
❐ d – une instance d’arbitrage pour les questions litigieuses
19 – Le Conseil européen :
❐ a – est chargé de donner à l’Union européenne les impul-
sions nécessaires à son développement
❐ b – est le lieu d’échanges de vue informels entre les chefs
d’État et de gouvernement des États membres de
l’Union européenne
❐ c – n’est pas chargé de déterminer les grandes orienta-
tions de la politique européenne
CHAPITRE 3 – LE CONSEIL EUROPÉEN – QUESTIONS

❐ d – a le pouvoir d’aborder toute question d’intérêt commun


t
G
53

❐ e – fait partie du nouveau cadre institutionnel de l’Union


20 – Le Conseil européen joue un rôle spécifique :
❐ a – dans le domaine de la justice et des affaires intérieures
❐ b – dans le domaine de la politique étrangère
❐ c – dans le domaine des finances européennes
❐ d – dans le domaine de l’Union économique et monétaire
21 – Le Conseil européen :
❐ a – propose, à l’élection du Parlement européen, le
candidat à la présidence de la Commission
❐ b – est compétent pour établir le système de rotation
permettant de choisir les membres de la Commission
❐ c – est compétent pour fixer la liste des formations du
Conseil autres que celles prévues par les traités et les
règles pour la présidence des formations du Conseil
❐ d – autorise, après accord du Parlement européen, le
Conseil à statuer à la majorité qualifiée dans un
domaine où il devait statuer à l’unanimité

22 – Le Conseil européen :


❐ a – est compétent pour convoquer une Conférence des
représentants des gouvernements des pays membres
en vue d’arrêter les modifications à apporter aux traités
❐ b – est compétent pour modifier les dispositions relatives
aux politiques et actions internes du traité sur le fonc-
tionnement de l’Union européenne
❐ c – n’a aucune compétence en matière institutionnelle
❐ d – n’a aucune compétence en matière de politique
étrangère
❐ e – n’a plus de compétence en matière institutionnelle
depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne
t
G
54 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

23 – Le Conseil européen :


❐ a – n’est jamais intervenu sur le dossier de la PAC
❐ b – n’est jamais intervenu sur la réforme des traités
❐ c – intervient pour apporter une solution en cas de crise
entre pays membres de l’Union
❐ d – est intervenu sur la réforme des institutions
❐ e – n’a jamais pris de décisions concernant l’élargissement
de l’Union à d’autres pays
❐ f – ne prend pas des décisions qui ont une portée poli-
tique importante
❐ g – n’a jamais abordé la question du financement du
budget européen
❐ h – n’a jamais pris de décision concernant la zone euro
24 – Le Traité d’Amsterdam :
❐ a – a supprimé les interventions du Conseil européen en
matière d’emploi
❐ b – ne prévoit aucune intervention du Conseil européen
pour les questions liées à l’emploi
❐ c – développe les interventions du Conseil européen en
matière d’emploi

25 – Le Conseil européen :


❐ a – adopte toutes ses décisions à l’unanimité
❐ b – doit adopter certaines décisions à la majorité qualifiée
❐ c – ne peut adopter aucune décision à la majorité qualifiée
❐ d – ne dispose d’aucun pouvoir de nomination
CHAPITRE 3 – LE CONSEIL EUROPÉEN – QUESTIONS

26 – Le Conseil européen :


t
G
55

❐ a – statue à la majorité simple pour les questions de


procédure
❐ b – statue à la majorité qualifiée pour l’adoption de son
règlement intérieur

27 – Avec le Traité de Lisbonne, le Conseil européen :


❐ a – peut exercer une fonction législative
❐ b – se prononce par consensus, sauf dans les cas où les
traités en disposent autrement

28 – Avec le Traité de Lisbonne, le Conseil européen échappe


au contrôle du juge communautaire :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
56 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Réponses

1 – bonne réponse : ❐ a
Le Conseil européen est notamment composé des chefs d’État et de
gouvernement des pays membres. Par contre, le Conseil de l’Union
européenne est, lui, composé des ministres compétents. Lorsque le
terme Conseil est employé seul, il fait référence au Conseil de l’Union
européenne et non pas au Conseil européen. Le Conseil européen ne
doit pas non plus être confondu avec le Conseil de l’Europe qui est une
institution « paneuropéenne » née en 1949.

2 – bonne réponse : ❐ c
L’Acte unique européen a institutionnalisé l’existence du Conseil euro-
péen qui, jusqu’alors, existait en marge des traités originaires. L’Acte
unique prévoit que le Conseil européen se réunit « au moins deux fois
par an  ». Ensuite, le traité sur l’Union européenne a fait du Conseil
européen le gouvernement politique de l’Union. Enfin, avec le Traité de
Lisbonne, le Conseil européen a été élevé au rang d’institution.

3 – bonne réponse : ❐ b
C’est le Président Valéry Giscard d’Estaing qui, avec l’appui du chance-
lier Helmut Schmidt, est parvenu à instituer le Conseil européen des
chefs d’État et de gouvernement.

4 – bonne réponse : ❐ c
Le Conseil européen a été créé en décembre 1974 lors du sommet de
Paris. Les chefs d’État ou de gouvernement de la Communauté «  ont
[...] décidé de se réunir, accompagnés des ministres des Affaires étran-
gères, trois fois par an et chaque fois que nécessaire, en Conseil de la
Communauté et au titre de la coopération politique » (point 3 du com-
muniqué final du Sommet de Paris de 1974).

5 – bonne réponse : ❐ c
Le Traité de Lisbonne innove en indiquant que le Conseil européen n’est
composé que des seuls chefs d’État ou de gouvernement alors que
CHAPITRE 3 – LE CONSEIL EUROPÉEN – RÉPONSES

jusqu’ici les ministres des Affaires étrangères en étaient membres de


t
G
57

droit. Par contre, le président de la Commission continue à participer


aux travaux du Conseil européen. Le Haut représentant de l’Union pour
les affaires étrangères et la politique de sécurité participe aussi aux tra-
vaux du Conseil européen.

6 – bonne réponse : ❐ a
Le président de la Commission peut, quant à lui, décider d’être assisté par
un membre de la Commission si l’ordre du jour l’exige (art. 15 du TUE).

7 – bonne réponse : ❐ b
L’article  15 du Traité sur l’Union européenne (TUE) précise que «  le
Conseil européen se réunit deux fois par semestre sur convocation de
son président ».

8 – bonnes réponses : ❐ a ❐d
Le mandat du président du Conseil européen est de deux ans et demi,
renouvelable une fois.

9 – bonne réponse : ❐ a
Avec le Traité de Lisbonne, le Conseil européen est doté comme le Parle-
ment européen ou la Commission européenne d’un président à temps
plein, élu à la majorité qualifiée par le Conseil européen. C’est l’un des
principaux apports de ce traité.
Ce président du Conseil européen a vocation à œuvrer en faveur de la
recherche du consensus entre les États membres de l’Union européenne.
Il assure à son niveau et dans sa qualité la représentation extérieure de
l’Union européenne pour les matières relevant de la politique étrangère
et de sécurité commune. Il assure également le dialogue avec les autres
institutions européennes.

10 – bonne réponse : ❐ b
« Lorsque la situation l’exige, le président convoque une réunion extra-
ordinaire du Conseil européen  » (art.  15 du TUE). «  Si un développe-
ment international l’exige, le président du Conseil européen convoque
une réunion extraordinaire du Conseil européen afin de définir les lignes
t
G
58 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

stratégiques de la politique de l’Union face à ce développement  »


(art. 26 du TUE).

11 – bonne réponse : ❐ a
Le Traité de Lisbonne n’a pas prévu d’incompatibilité entre les fonctions
de président du Conseil européen et l’exercice d’une autre fonction
européenne. Cette situation pourrait peut-être permettre un jour la
désignation d’un président unique de l’Union européenne, coiffant la
présidence du Conseil européen et la présidence de la commission de
Bruxelles.

12 – bonnes réponses : ❐ a ❐ c
Le Premier ministre belge Herman Van Rompuy a été choisi, le
19 novembre 2009, par les 27 pour devenir le premier président fixe du
Conseil européen. Il a un rôle de « président chairman » comme disent
les Anglo-Saxons. Il a été reconduit à la tête de l’UE pour un mandat de
deux ans et demi lors du Conseil européen de mars 2012.

13 – bonne réponse : ❐ b
Si le Traité de Lisbonne a maintenu le système de la présidence tour-
nante semestrielle par pays, il ne lui confère aucune prérogative particu-
lière. On rappellera que cette présidence tournante a toujours été pour
les États membres l’occasion d’imprimer leur marque et de s’approprier
l’agenda européen.

14 – bonne réponse : ❐ b
La représentation extérieure assurée par le président du Conseil euro-
péen est partagée avec le Haut représentant de l’Union pour les affaires
étrangères et la politique de sécurité (art. 18 du TUE) et la Commission
européenne (art. 17 du TUE).

15 – bonne réponse : ❐ a
Cette décision est prise par le Conseil européen à la majorité qualifiée
(art. 15 du TUE).
CHAPITRE 3 – LE CONSEIL EUROPÉEN – RÉPONSES

16 – bonne réponse : ❐ a
t
G
59

À la suite de chacune des réunions du Conseil européen, son président


présente un rapport au Parlement européen.

17 – bonnes réponses : ❐ b ❐c ❐d
En France, les réunions du Conseil européen sont notamment préparées
par le SGAE, qui est un service du Premier ministre, et le ministre des
Affaires étrangères, avec l’assistance de la représentation permanente
de la France à Bruxelles.

18 – bonnes réponses : ❐ b ❐d
Le Conseil européen a pour mission de déterminer les grandes orienta-
tions politiques de l’Union européenne. Il est l’instance politique
suprême de l’Union. Il est parvenu à débloquer de nombreux dossiers
sur lesquels les ministres n’arrivaient pas à se mettre d’accord.

19 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐d ❐e
Le Conseil européen donne à l’Union les impulsions nécessaires à son
développement et en définit les orientations politiques générales (art. 15
du TUE). Avec le Traité de Lisbonne, l’Union dispose d’un nouveau cadre
institutionnel où apparaît le Conseil européen.

20 – bonnes réponses : ❐ b ❐d
Le Conseil européen, qui est le gouvernement politique de l’Union, fixe
les objectifs et définit les orientations générales de la politique étrangère
et de sécurité commune, y compris pour les questions ayant des implica-
tions en matière de défense. Le Conseil européen participe à la construc-
tion d’un pouvoir économique au sein de l’UEM. Le Traité de Maastricht
a fait de lui un lieu de débat des orientations des politiques écono-
miques. Il appartient également au Conseil européen de désigner les
pays participant à l’euro et les dirigeants de la Banque centrale euro-
péenne.

21 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c ❐d
Le Traité de Lisbonne renforce les pouvoirs du Conseil européen. Notons
aussi que ce traité est venu transformer le fameux «  triangle institu-
t
G
60 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

tionnel » (Commission, Conseil, Parlement) en « un quadrangle du fait


de l’institutionnalisation du Conseil européen » (Jean-Claude Gautron).

22 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b
Le Conseil européen se voit confier par le Traité de Lisbonne de nou-
velles compétences en matière institutionnelle  : décider des «  passe-
relles » de passage de l’unanimité vers la majorité qualifiée au Conseil ;
désigner le président du Conseil européen et le Haut représentant de
l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité ; proposer,
à l’élection du Parlement européen, le candidat à la présidence de la
Commission ; établir le système de rotation permettant de choisir les
membres de la Commission, ou encore fixer la liste des formations du
Conseil autres que celles prévues par les traités.

23 – bonnes réponses : ❐ c ❐ d
Toutes les grandes décisions politiques intéressant la construction euro-
péenne sont adoptées par le Conseil européen : élargissement de l’Union
à d’autres États, réforme des traités et des institutions européennes,
financement du budget européen, passage à l’euro...

24 – bonne réponse : ❐ c
Le Traité d’Amsterdam de 1997 a prévu que « le Conseil européen exa-
mine, chaque année, la situation de l’emploi dans la Communauté et
adopte des conclusions à ce sujet, sur la base d’un rapport annuel
conjoint du Conseil et de la Commission [...]. Sur la base des conclusions
du Conseil européen, le Conseil, statuant à la majorité qualifiée sur pro-
position de la Commission et après consultation du Parlement européen,
du Comité économique et social, du Comité des régions et du Comité de
l’emploi [...], élabore chaque année des lignes directrices, dont les États
membres tiennent compte dans leurs politiques de l’emploi ».

25 – bonne réponse : ❐ b
Le Conseil européen doit adopter certaines décisions à la majorité quali-
fiée : élection du président du Conseil européen, nomination du Haut
représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de
sécurité, proposition faite au Parlement européen de la personnalité
apte à devenir président de la Commission européenne.
CHAPITRE 3 – LE CONSEIL EUROPÉEN – RÉPONSES

26 – bonne réponse : ❐ a
t
G
61

« Le Conseil européen statue à la majorité simple pour les questions de


procédure ainsi que pour l’adoption de son règlement intérieur » (art. 235
du TFUE).

27 – bonne réponse : ❐ b
Le Conseil européen détermine les grandes impulsions de l’Union euro-
péenne sans exercer de fonction législative.

28 – bonne réponse : ❐ b
Avec le Traité de Lisbonne, le Conseil européen devient officiellement
une institution qui adopte des décisions et dont les actes sont désormais
susceptibles d’un contrôle par la Cour de justice de l’Union européenne.
Cette dernière peut, sur demande de l’État membre concerné, se pro-
noncer sur la légalité d’un acte adopté par le Conseil européen lorsqu’il
a été identifié un risque clair de violation grave par cet État membre de
certaines valeurs (respect des droits de l’homme, respect de la dignité
humaine...).
Chapitre 4
Le Conseil

1 – Le Conseil est communément appelé le «  Conseil des


ministres » :
❐ a – vrai ❐ b – faux
2 – LeConseil est composé d’un ministre de chaque État
membre :
❐ a – vrai ❐ b – faux
3 – Les membres du Conseil ont la faculté de se faire repré-
senter par un haut fonctionnaire :
❐ a – vrai ❐ b – faux`
4 – Le Conseil peut siéger en plusieurs formations :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
64 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

5 – Le Traité de Lisbonne :


❐ a – supprime toutes les présidences semestrielles tournantes
❐ b – ne supprime pas le système des présidences semes-
trielles tournantes
❐c–a prévu un système de présidence tournante pour
l’Eurogroupe
❐ d – ne prévoit pas un système de présidence tournante
pour l’Eurogroupe
❐ e – met fin au système des présidences semestrielles tour-
nantes pour les formations spécialisées du Conseil des
ministres

6 – Selon la déclaration n° 9 annexée au Traité de Lisbonne,


la présidence des formations du Conseil, à l’exception de
celle des affaires étrangères, est assurée par des groupes
prédéterminés de trois États membres pour une période
de 18 mois :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – Le haut représentant de l’Union européenne pour les
affaires étrangères et la politique de sécurité :
❐ a – dirige le Conseil des affaires générales
❐ b – dispose d’un service diplomatique propre
❐ c – est un des vice-présidents du Conseil
❐ d – est désigné par le Conseil
❐ e – peut être amené à présenter la position de l’Union au
sein du Conseil de sécurité de l’ONU
❐ f – préside le Conseil des affaires étrangères qui réunit les
ministres des affaires étrangères de l’Union
8 – Quelle
CHAPITRE 4 – LE CONSEIL – QUESTIONS

est la durée du mandat du haut représentant


t
G
65

de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la


politique de sécurité :
❐ a – trois ans ❐ b – quatre ans
❐ c – cinq ans
9 – Qui peut mettre fin au mandat du Haut représentant
de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de
sécurité ?
❐ a – le Conseil européen ❐ b – la Commission
❐ c – le Conseil ❐ d – l’Europarlement
10 – Le Conseil des affaires étrangères élabore l’action exté-
rieure de l’Union européenne :
❐ a – selon les lignes stratégiques fixées par le Haut repré-
sentant de l’Union pour les affaires étrangères et la
politique de sécurité
❐ b – selon les lignes stratégiques fixées par le Conseil et le
Parlement
❐ c – selon les lignes stratégiques fixées par le Conseil
européen
❐ d – selon les lignes stratégiques fixées par le président du
Conseil européen

11 – Le Conseil des affaires générales :


❐ a – réunit les chefs de gouvernement des États membres
❐ b – réunit les ministres des Finances des États membres
❐ c – est chargé du suivi général des travaux du Parlement
européen
❐ d – est chargé du suivi général des travaux du Conseil
européen
❐ e – a vocation à assurer la coordination des différentes
formations du Conseil
t
G
66 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

12 – Le Conseil se réunit :


❐ a – sur convocation de son président
❐ b – sur convocation du président du Conseil européen
❐ c – sur convocation du Haut représentant de l’Union pour
les affaires étrangères et la politique de sécurité
❐ d – à l’initiative de son président
❐ e – à l’initiative du président du Conseil européen
❐ f – à l’initiative du Haut représentant de l’Union pour les
affaires étrangères et la politique de sécurité
❐ g – à l’initiative de la Commission
13 – Le Conseil :
❐ a – ne siège pas en public lorsqu’il délibère et vote
❐ b – siège en public lorsqu’il délibère et vote
❐ c – siège en public lorsqu’il délibère et vote depuis l’en-
trée en vigueur du Traité de Nice

14 – Le Comité des représentants permanents (COREPER)


prépare les décisions du Conseil :
❐ a – vrai ❐ b – faux
15 – Le Secrétariat général du Conseil :
❐ a – constitue l’élément administratif permettant au
Conseil de fonctionner
❐ b – dispose d’un service juridique
❐ c – n’est pas doté de fonctionnaires permanents
❐ d – emploie environ 2 400 fonctionnaires
CHAPITRE 4 – LE CONSEIL – QUESTIONS

16 – Le Conseil a son siège à Strasbourg et à Bruxelles :


t
G
67

❐ a – vrai ❐ b – faux
17 – Le Conseil assure la défense :
❐ a – des intérêts des pays membres
❐ b – des intérêts de l’Union européenne
❐ c – des intérêts des États membres et de l’Union euro-
péenne

18 – Le Conseil est compétent pour adopter :


❐ a – des directives ❐ b – des règlements
❐ c – des avis
19 – Le rôle du Conseil est :
❐ a – de coordonner les politiques nationales
❐ b – de légiférer pour l’Union européenne
❐ c – de mettre en œuvre des politiques de l’Union
❐ d – d’exercer des fonctions de définition des politiques
européennes et de coordination conformément aux
conditions déterminées par les traités

20 – Le Conseil partage le pouvoir de décision en matière


budgétaire avec :
❐ a – la Commission européenne
❐ b – le Parlement européen
❐ c – la Cour des comptes européenne
❐ d – le Conseil européen
t
G
68 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

21 – Le Conseil :
❐a–a pour rôle principal de voter les actes de l’Union
européenne
❐ b – a une nature hybride, à la fois exécutif et législatif
❐ c – exerce, conjointement, avec la Commission, les fonc-
tions législative et budgétaire
❐ d – exerce, conjointement, avec le Parlement européen,
les fonctions législative et budgétaire

22 – Le Conseil :
❐ a – est une assemblée informelle des ministres des Affaires
économiques et des Finances des pays membres de la
zone euro
❐ b – surveille le taux de change de l’euro
❐ c – ne peut pas déterminer l’orientation de la politique
du taux de change
❐ d – a des pouvoirs dans le domaine de la politique
monétaire
❐ e – assure la coordination des politiques économiques des
États membres

23 – Les organismes qui doivent remettre au Conseil un


rapport sur le degré de préparation de chaque État à
l’euro sont :
❐ a – le Conseil européen
❐ b – la Cour des comptes européenne
❐ c – la Commission européenne
❐ d – la BCE
24 – Lorsqu’un
CHAPITRE 4 – LE CONSEIL – QUESTIONS

État membre connaît des difficultés en


t
G
69

raison d’événements exceptionnels échappant à son


contrôle, le Conseil peut lui accorder, sous certaines
conditions, une assistance financière de l’Union :
❐ a – vrai ❐ b – faux`
25 – Le Conseil :
❐ a – est chargé de définir et de mettre en œuvre la poli-
tique étrangère et de sécurité commune (PESC), sur la
base des orientations générales définies par le Conseil
européen
❐ b – peut conclure, au nom de l’Union européenne, les
accords internationaux entre celle-ci et un ou plusieurs
États

26 – Un État membre peut, au nom d’intérêts qu’il consi-


dère « très importants », bloquer une décision :
❐ a – vrai ❐ b – faux

27 – La prise de décision à la majorité qualifiée :


❐ a – distingue l’Union européenne de toute autre organisa-
tion internationale
❐ b – repose sur une pondération des voix des États membres
qui reflète leur poids politico-économique au sein de
l’Union

28 – Depuis une vingtaine d’années, le champ des décisions


pour lesquelles la majorité qualifiée des voix est suffi-
sante a considérablement diminué :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
70 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

29 – Le Traité de Lisbonne :


❐ a – n’a pas repris le système de vote à la double majorité
(55  % des États-membres représentant 65  % de la
population) introduit par la Constitution européenne
pour l’adoption des textes au Conseil
❐ b – introduit une pondération des votes sur une base
démographique
❐ c – prévoit qu’un système de vote à la double majorité
(55  % des États-membres représentant 65  % de la
population) remplacera en 2014 le mécanisme de
pondération des voix en vigueur depuis le Traité de
Nice
❐ d – a décidé que, jusqu’au 31 mars 2017, un État-membre
aura la possibilité d’invoquer le compromis de Ioan-
nina qui permet à un groupe de pays proches de la
minorité de blocage de demander le réexamen d’une
décision adoptée à la majorité qualifiée
❐ e – a prévu, qu’entre novembre 2014 et mars 2017, tout
État membre pourra demander que l’on vote selon les
règles du Traité de Nice

30 – Le Traité de Lisbonne a introduit une «  clause passe-


relle » permettant au Conseil européen d’adopter une
décision autorisant le Conseil à statuer à la majorité
qualifiée dans un domaine ou dans un cas où l’unani-
mité était initialement requise :
❐ a – vrai ❐ b – faux
31 – Le Conseil :
CHAPITRE 4 – LE CONSEIL – RÉPONSES
t
G
71

❐ a – statue à la majorité simple pour l’adoption de son


règlement intérieur
❐ b – statue à la majorité simple pour les questions de pro-
cédure
❐ c – statue à la majorité simple pour des questions comme
la fiscalité, la protection sociale, ou l’adhésion de nou-
veaux États
❐ d – ne décide jamais à l’unanimité
t
G
72 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Réponses

1 – bonne réponse : ❐ a
Le Conseil est communément appelé le «  Conseil des ministres  » en
raison de sa composition. Il s’est autoproclamé en 1993 «  Conseil de
l’Union européenne ».

2 – bonne réponse : ❐ a
Chaque État va déléguer au Conseil de l’Union européenne le ministre
compétent pour traiter les questions inscrites à l’ordre du jour de la
réunion. Le Conseil de l’Union européenne est une instance de type
confédéral.

3 – bonne réponse : ❐ b
Les membres du Conseil de l’Union n’ont pas la faculté de se faire repré-
senter par un haut fonctionnaire.

4 – bonne réponse : ❐ a
Le Conseil européen de Séville de juin 2002 a limité le nombre des for-
mations du Conseil à neuf.
Le Conseil ECOFIN, qui réunit les ministres de l’Économie et des Finances
des États membres, est très connu. Il s’occupe des dossiers relatifs à
l’Union économique et monétaire (UEM). Il se réunit tous les mois,
comme du reste le Conseil « agriculture ».
Les Conseils «  transports  », «  environnement  »... se réunissent deux
à quatre fois par an. Parfois, deux formations du Conseil peuvent
s’associer. C’est la formation dite « jumbo » qui permet d’aborder des
questions qui présentent à la fois une dimension technique et une
dimension générale. Il est arrivé que les ministres des Affaires étrangères
et de l’Agriculture soient convoqués ensemble pour traiter des questions
agricoles dans les relations commerciales internationales, en particulier
dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
CHAPITRE 4 – LE CONSEIL – RÉPONSES

5 – bonnes réponses : ❐ b ❐d
t
G
73

L’article  16 du TUE a prévu que les formations spécialisées du Conseil


(agriculture, transport, marché intérieur, justice et affaires intérieures,
économie et finances, éducation...) continueront à être présidées à tour
de rôle et pour six mois par les États membres de l’Union européenne,
selon le même système que précédemment. Cependant, les présidences
tournantes fonctionneront désormais par groupe de trois sur « la base
d’un programme commun ». Ce système de présidence tournante s’ap-
plique également aux différents comités, dont le Comité des représen-
tants permanents (COREPER).

6 – bonne réponse : ❐ a
Les groupes sont composés par rotation égale des États, en tenant
compte de leur diversité et des équilibres géographiques au sein de
l’Union européenne. Chaque membre du groupe assure à tour de rôle,
pour une période de six mois, la présidence de toutes les formations du
Conseil, avec l’assistance des autres membres du groupe, sur la base
d’un programme commun. La déclaration no 9 du Traité de Lisbonne a
prévu que « les membres du groupe peuvent convenir entre eux d’autres
arrangements ».

7 – bonnes réponses : ❐ b ❐e ❐f
Le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la poli-
tique de sécurité est épaulé par un «  Service européen pour l’action
extérieure » composé de fonctionnaires de la Commission, du Conseil et
des États membres. Il a vocation à remplir les fonctions exercées jusqu’ici
par le Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité com-
mune et par le Commissaire européen aux relations extérieures. Il est
nommé par le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, avec
l’accord du président de la Commission pour un mandat de cinq ans.
Notons que «  lorsque l’Union a défini une position sur un thème
à l’ordre du jour du Conseil de sécurité des Nations unies, les États
membres qui y siègent demandent que le Haut Représentant soit invité
à présenter la position de l’Union » (art. 34, TUE).
t
G
74 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

8 – bonne réponse : ❐ c
Le Haut représentant est le président d’une des formations du Conseil
(Conseil des affaires étrangères) dont la durée du mandat (cinq ans)
dépasse celle des autres présidents des autres formations du Conseil
(dix-huit mois).

9 – bonne réponse : ❐ a
Cette décision est prise par le Conseil européen, statuant à la majorité
qualifiée, avec l’accord du président de la Commission (art. 18, TUE).

10 – bonne réponse : ❐ c
Le Conseil des affaires étrangères élabore l’action extérieure de l’Union
européenne selon les lignes stratégiques fixées par le Conseil européen
et assure la cohérence de l’action de l’Union (art. 16, TUE).

11 – bonnes réponses : ❐ d ❐e
Le Conseil des affaires générales assure la cohérence des travaux des
différentes formations du Conseil. Il prépare les réunions du Conseil
européen et en assure le suivi en liaison avec le président du Conseil
européen et la Commission. Le Traité de Lisbonne de 2007 mentionne
deux formations du Conseil  : le Conseil des affaires générales et le
Conseil des affaires étrangères.

12 – bonnes réponses : ❐ a ❐ d ❐g
« Le Conseil se réunit sur convocation de son président à l’initiative de
celui-ci, d’un de ses membres ou de la Commission » (art. 237, TFUE).

13 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité de Lisbonne prévoit l’obligation pour le Conseil de siéger en
public lorsqu’il délibère et vote, une innovation qui va dans le sens de la
démocratisation de l’Union européenne. À cet effet, chaque session du
Conseil est divisée en deux parties, consacrées respectivement aux déli-
bérations sur les actes législatifs de l’Union et aux activités non législa-
tives (art. 16, TUE).
CHAPITRE 4 – LE CONSEIL – RÉPONSES

14 – bonne réponse : ❐ a
t
G
75

Le COREPER joue un rôle fondamental dans l’élaboration des actes du


Conseil de l’Union européenne, dont il établit l’ordre du jour. Il coor-
donne les groupes de travail du Conseil et prépare les dossiers sur les-
quels le Conseil de l’Union européenne devra prendre position. Le
COREPER, qui réunit les ambassadeurs des États membres de l’Union,
ne peut pas adopter de décisions en tant que telles.

15 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐d
« Le Conseil est assisté d’un secrétariat général, placé sous la responsa-
bilité d’un secrétaire général nommé par le Conseil » (art. 240, TFUE).

16 – bonne réponse : ❐ b
Le Conseil se réunit à Bruxelles ou à Luxembourg, sur convocation de
son président.

17 – bonne réponse : ❐ a
Le Conseil est l’organe où s’expriment les intérêts nationaux. La Commis-
sion européenne, quant à elle, est la gardienne des intérêts de l’Union
européenne.

18 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le Conseil peut également adopter des décisions ou encore des recom-
mandations.

19 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐d
Le Conseil a également pour fonction de déterminer les objectifs poli-
tiques et de régler les différends entre les États membres.

20 – bonne réponse : ❐ b
Le Parlement européen et le Conseil se partagent l’exercice du pouvoir
budgétaire. Avec le Traité de Lisbonne, l’Europarlement a obtenu une
égalité de droit avec le Conseil sur l’adoption de l’ensemble du budget,
dans le cadre de la procédure législative spéciale (art. 314, TFUE).
t
G
76 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

21 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐d
«  Le Conseil exerce, conjointement avec le Parlement européen, les
fonctions législative et budgétaire » (art. 16, TUE).

22 – bonnes réponses : ❐ b ❐d ❐e
Le Conseil assure la coordination des politiques économiques des États
membres. Il joue un peu le rôle d’un comité de gestion de l’Union
économique et monétaire (UEM). Il peut déterminer l’approche générale
de la politique du taux de change.
L’assemblée informelle des ministres des Affaires économiques et des
Finances des États de la zone euro est « l’Eurogroupe ».

23 – bonnes réponses : ❐ c ❐ d
Le Conseil des ministres des Finances (ECOFIN) examine ces rapports sur
la convergence des économies européennes et doit juger, pour chaque
État, s’il remplit les conditions requises pour participer à la monnaie
unique européenne. Le 8 juin 2010, les ministres des Finances des 27 se
sont déclarés favorables à l’adoption de l’euro par l’Estonie, le
1er  janvier  2011. La BCE et la Commission avaient publié des
recommandations en ce sens. Le Conseil européen de juin 2010 a
soutenu ces recommandations.

24 – bonne réponse : ❐ a
L’article 122 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne pré-
cise dans son deuxième paragraphe que «  lorsqu’un État membre
connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés, en
raison de catastrophes naturelles ou d’événements exceptionnels échap-
pant à son contrôle, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut
accorder, sous certaines conditions, une assistance financière de l’Union
à l’État membre concerné ».

25 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le Conseil est chargé de conclure, au nom de l’Union européenne, les
accords internationaux entre celle-ci et un ou plusieurs États ou organi-
sations internationales.
CHAPITRE 4 – LE CONSEIL – RÉPONSES

26 – bonne réponse : ❐ a
t
G
77

N’importe quel État membre peut invoquer son droit de veto dès lors
qu’il juge que ses intérêts vitaux sont menacés. C’est le principe du
«  compromis de Luxembourg  » qui a été invoqué par la France et le
Royaume-Uni. Ce fameux «  compromis  », qui est un simple « gentle-
man’s agreement », n’est jamais tombé en désuétude.

27 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b
La prise de décision à la majorité qualifiée, laquelle distingue l’Union
européenne de toute autre organisation internationale, repose sur une
pondération des voix des États membres qui reflète leur poids politico-
économique au sein de l’Union. Ainsi, dans le système de pondération
issu du Traité de Nice, la France a 29 voix alors que Malte ne dispose
que de 3 voix.

28 – bonne réponse : ❐ b
L’Acte unique européen a développé l’usage de la majorité qualifiée
pour la réalisation du grand marché intérieur. Le Traité de Maastricht a
étendu le champ d’application de la procédure de la majorité qualifiée.
Le Traité d’Amsterdam est venu encore élargir le champ d’application de
cette procédure à de nouveaux domaines politiques. Le Traité de Nice a
également prévu le passage à la majorité qualifiée dans des domaines
variés. Avec le Traité «  modificatif  » de Lisbonne de 2007, la majorité
qualifiée devient la règle pour une quarantaine de nouvelles matières
dont la coopération judiciaire et policière.

29 – bonnes réponses : ❐ b ❐c ❐d ❐e
Le Traité de Lisbonne reprend le système de vote à la double majorité
introduit par la Constitution européenne pour l’adoption des textes au
Conseil. Ce dernier peut prendre une décision dès lors qu’elle obtient
l’accord d’au moins 55 % des États représentant au moins 65 % de la
population de l’Union.
Toute minorité de blocage doit être composée d’au moins quatre États
membres.
Ce système remplacera en 2014 le mécanisme complexe de pondéra-
tion des voix en vigueur depuis le Traité de Nice du 26 février 2001.
t
G
78 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

C’est pour permettre un accord avec la Pologne que l’entrée en vigueur


du vote à la double majorité au sein du Conseil a été reportée au
1er novembre 2014.
Par ailleurs, jusqu’au 31 mars 2017, un État membre aura la possibilité
d’invoquer le compromis de Ioannina, lequel permet à un groupe d’États
proches de la minorité de blocage, sans toutefois l’atteindre, de
demander le réexamen d’une décision adoptée à la majorité qualifiée au
Conseil. Ce mécanisme de « Ioannina », qui fut en vigueur de 1995 à
2004, donne la possibilité à une minorité d’États de geler
temporairement une décision européenne, et donc de ralentir le
processus décisionnel.

30 – bonne réponse : ❐ a
Le Traité de Lisbonne de 2007 introduit une «  clause passerelle  »
permettant au Conseil européen d’adopter une décision autorisant le
Conseil à statuer à la majorité qualifiée dans un domaine ou dans un cas
où l’unanimité était initialement requise. C’est ce que prévoit l’article 48
§ 7 premier alinéa du TUE qui ne s’applique pas toutefois aux décisions
ayant des implications militaires ou dans le domaine de la défense.

31 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le Conseil statue à l’unanimité sur des sujets sensibles comme la
fiscalité, la protection sociale, ou l’adhésion de nouveaux États.
Chapitre 5
La Commission européenne

1 – Le Traité de Rome de 1957 a procédé à l’unification de la


Commission européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
2 – L’article 17 du Traité sur l’Union européenne (TUE) précise
que le mandat de la Commission est de :
❐ a – deux ans ❐ b – quatre ans
❐ c – cinq ans
3 – Le mandat du président de la Commission est non renou-
velable :
❐ a – vrai ❐ b – faux
4 – Les membres de la Commission sont choisis :
❐ a – en raison de leur compétence générale
❐ b – en raison de leur engagement européen
t
G
80 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

5 – Selon l’article 17 du Traité sur l’Union européenne (TUE),


la composition de la Commission est modifiée à partir
du 1er  novembre 2014, le nombre de ses membres
devant correspondre aux deux tiers du nombre des pays
membres, sauf décision contraire du Conseil européen :
❐ a – vrai ❐ b – faux
6 – L’Irlande a obtenu du Conseil européen de Bruxelles
du 12  décembre 2008 qu’une décision soit prise pour
que « la Commission puisse continuer de comprendre un
national de chaque État membre » :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – Le Traité de Lisbonne :
❐ a – a prévu la désignation du président de la Commission
européenne par les membres de la Commission
❐ b – renforce le rôle du Parlement européen en ce qui
concerne l’élection du président de la Commission
❐ c – prévoit que le Conseil, d’un commun accord avec le
président de la Commission qui a été élu, adopte la liste
des autres membres de la Commission sur la base des
suggestions faites par les États membres et selon un
système de rotation strictement égale entre les États
membres

8 – Le président de la Commission :


❐ a – décide de l’organisation interne de la Commission
❐ b – définit les orientations dans le cadre desquelles la Com-
mission exerce sa mission
❐ c – n’a pas le pouvoir de nommer des vice-présidents parmi
les membres de la Commission
❐ d – peut demander la démission d’un membre de la Com-
mission
CHAPITRE 5 – LA COMMISSION EUROPÉENNE – QUESTIONS

❐ e – donne son accord à la désignation par le Conseil euro-


t
G
81

péen du haut représentant de l’Union pour les affaires


étrangères et la politique de sécurité
❐ f – représente la Commission
9 – Qui a été le premier président de la commission euro-
péenne ?
❐ a – Gaston Thorn ❐ b – Jacques Delors
❐ c – Manuel Marín González ❐ d – François-Xavier Ortoli
❐ e – Walter Hallstein
10 – De 1958 à 2012, combien de personnalités se sont
succédé à la présidence de la Commission ?
❐ a – 11 ❐ b – 13
❐ c – 15 ❐ d – 20
11 – Le président de la Commission européenne choisi par
les Vingt-sept, le 18 juin 2009 :
❐ a – a obtenu l’investiture du Parlement européen
❐ b – est José Manuel Barroso
❐ c – est le belge Herman Van Rompuy
❐ d – a obtenu un large soutien des eurodéputés
12 – La Commission européenne qui est entrée en fonction
le 10 février 2010 :
❐ a – comporte plusieurs vice-présidents
❐ b – marque un net rééquilibrage des portefeuilles au profit
des pays d’Europe de l’Est
❐ c – ne comporte aucun commissaire qui siégeait dans la
commission sortante
❐ d – n’a pas obtenu un large soutien des eurodéputés
❐ e – est composée de 27 commissaires européens
t
G
82 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

13 – Les parlementaires européens n’ont pas un véritable


pouvoir d’investiture sur la Commission européenne  :
❐ a – vrai ❐ b – faux
14 – À la différence des autres membres de la Commission,
le haut représentant de l’Union pour les affaires étran-
gères et la politique de sécurité n’est pas soumis à un
vote d’approbation du Parlement européen :
❐ a – vrai ❐ b – faux
15 – Le Parlement européen n’a pas auditionné les membres
de la seconde Commission Barroso :
❐ a – vrai ❐ b – faux
16 – La Commission européenne est responsable devant :
❐ a – le Conseil européen
❐ b – le Conseil
❐ c – le Parlement européen
❐ d – la Cour de justice de l’Union européenne
❐ e – les États membres
17 – Les commissaires européens peuvent être révoqués par :
❐ a – le Parlement européen
❐ b – la Cour de justice de l’Union européenne
❐ c – le Conseil européen
❐ d – le Conseil
❐ e – le président du Conseil européen
18 – La Commission agit en collège :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 5 – LA COMMISSION EUROPÉENNE – QUESTIONS

19 – Le secrétaire général de la Commission :


t
G
83

❐ a – participe aux Conseils des ministres les plus importants


❐ b – assiste le président de la Commission européenne
❐ c – assure les liaisons nécessaires avec les autres institu-
tions de l’Union
❐ d – n’assiste pas le président de la Commission dans la
préparation des travaux de la Commission

20 – Le Secrétariat général de la Commission :


❐ a – est chargé de la préparation des travaux de la Com-
mission
❐ b – assiste la Commission dans son ensemble
❐ c – ne fait pas partie des 40 directions générales et
services spécialisés que compte la Commission

21 – L’OLAF :
❐ a – est le nouvel office européen de police
❐ b – fait partie de la Banque centrale européenne
❐ c – est l’office européen de lutte antifraude
❐ d – fait partie de la Commission européenne
22 – La Commission européenne :
❐ a – représente les gouvernements des États membres
❐ b – incarne l’intérêt général de l’Union européenne
❐ c – est l’organe exécutif de l’Union européenne
23 – La Commission européenne apparaît comme :
❐ a – un organe de représentation internationale de l’Union
européenne
❐ b – l’organe moteur de l’intégration européenne
❐ c – un organe d’impulsion politique
t
G
84 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

24 – La Commission européenne apparaît comme l’institu-


tion initiatrice de la politique de l’Union européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
25 – Il existe un certain nombre d’exceptions au monopole
d’initiative de la Commission européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
26 – Les missions de la Commission sont les suivantes :
❐ a – elle est la gardienne des traités
❐ b – elle fixe les objectifs politiques
❐ c – elle coordonne les politiques nationales
❐ d – elle est chargée de l’application des politiques
communes
❐ e – elle est l’organe de proposition de l’Union euro-
péenne
❐ f – elle publie chaque année un rapport général sur l’acti-
vité de l’Union

27 – Le Conseil a assorti les délégations qu’il a accordées


à la Commission européenne de procédures de
« comités » :
❐ a – vrai ❐ b – faux
28 – Le Traité de Lisbonne :
❐ a – a maintenu la possibilité de la « comitologie »
❐ b – n’a pas maintenu la possibilité de la « comitologie »
❐ c – a créé une catégorie particulière d’actes qui est celle
des actes délégués
CHAPITRE 5 – LA COMMISSION EUROPÉENNE – QUESTIONS

29 – La Commission européenne :


t
G
85

❐ a – élabore chaque année un avant-projet de budget


❐ b – contrôle le budget de l’Union européenne
❐ c – exécute le budget de l’Union européenne
30 – La Commission européenne dispose de pouvoirs de
sanction en matière de concurrence :
❐ a – vrai ❐ b – faux
31  – La Commission exerce des responsabilités en matière
de relations extérieures :
❐ a – vrai ❐ b – faux
32 – La Commission européenne a le pouvoir :
❐ a – de conclure des accords administratifs
❐ b – de négocier les accords externes
33 – La Commission européenne n’est pas compétente pour
contrôler l’application des « clauses de sauvegarde » :
❐ a – vrai ❐ b – faux
34 – La Commission européenne administre :
❐ a – le Fonds social européen (FSE)
❐ b – le Fonds européen de développement
❐ c – le Fonds européen de développement régional (FEDER)
35 – Le Parlement européen peut inviter la Commission à
établir des rapports sur des problèmes particuliers
concernant la situation sociale :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
86 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

36 – La Commission européenne a le pouvoir d’empêcher


une entreprise de procéder à des licenciements :
❐ a – vrai ❐ b – faux
37 – La Commission européenne :
❐a–a lancé en février  2010 une procédure d’infraction
contre la Grèce
❐ b – a participé avec la Banque centrale européenne et le
FMI à la « troïka » chargée de surveiller les finances
publiques grecques
❐ c – surveille l’évolution de la situation budgétaire et du
montant de la dette publique dans les États membres
en vue de déceler les erreurs manifestes
❐ d – peut lancer contre un État membre de la zone euro
une procédure d’infraction pour « déficit excessif »

38 – La Commission peut sanctionner le Royaume-Uni si


ce dernier ne respecte pas le Pacte de stabilité et de
croissance :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 5 – LA COMMISSION EUROPÉENNE – RÉPONSES

Réponses
t
G
87

1 – bonne réponse : ❐ b
C’est le Traité de Bruxelles du 8  avril 1965 (dit de fusion), lequel est
entré en vigueur le 1er  juillet 1967, qui a procédé à l’unification de la
Commission européenne. Il a unifié les exécutifs des trois Communautés
en créant un Conseil unique et une Commission unique.

2 – bonne réponse : ❐ c
Les membres de la Commission sont nommés pour un mandat de cinq
ans renouvelable.

3 – bonne réponse : ❐ b
Le président de la Commission est nommé comme les membres de la
Commission pour un mandat de cinq ans renouvelable.

4 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
« Les membres de la Commission sont choisis en raison de leur compé-
tence générale et de leur engagement européen et parmi des person-
nalités offrant toutes garanties d’indépendance » (art. 17, TUE).

5 – bonne réponse : ❐ a
«  À partir du 1er  novembre 2014, la Commission est composée d’un
nombre de membres, y compris son président et le haut représentant
de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, corres-
pondant aux deux tiers du nombre d’États membres, à moins que le
Conseil européen, statuant à l’unanimité, ne décide de modifier ce
nombre » (art. 17, TUE).

6 – bonne réponse : ❐ a
L’Irlande, comme tout autre État membre, conservera un commissaire
de sa nationalité au sein du Collège. C’était notamment le prix à payer
pour obtenir que Dublin accepte d’organiser un nouveau référendum
sur le Traité de Lisbonne en 2009. Cette décision a été confirmée par le
t
G
88 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Conseil européen de Bruxelles de juin 2009 qui a décidé que les garan-


ties données à l’Irlande sur le Traité de Lisbonne seront inscrites dans un
protocole additionnel au prochain traité européen.

7 – bonnes réponses : ❐ b ❐c
Le Traité de Lisbonne renforce le rôle du Parlement européen en ce qui
concerne l’élection du président de la Commission européenne. En
effet, lors du choix du président de la Commission, le Conseil européen
va proposer un candidat « en tenant compte des élections au Parlement
européen ».
Si le Parlement européen ne vote pas à la majorité des membres qui le
composent en faveur du Président de la Commission européenne,
désigné par le Conseil européen, ce dernier, statuant à la majorité quali-
fiée, propose dans le délai d’un mois un nouveau candidat qui devra
être élu par le Parlement européen selon la même procédure.
Le Conseil, en accord avec le président de la Commission désigné, adop-
tera ensuite la liste des futures commissaires, sur la base des suggestions
faites par les États membres et selon un «  système de rotation stric-
tement égale entre les États membres permettant de refléter l’éventail
démographique et géographique de l’ensemble des États membres  ».
Enfin, le président et les commissaires seront soumis collégialement à un
vote d’approbation du Parlement européen.
S’agissant de la désignation des commissaires, on notera que, pour la
première fois, le président de la Commission dispose d’une marge de
manœuvre pour écarter des propositions de nomination.

8 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐d ❐e ❐f
Le président de la Commission nomme des vice-présidents, autres que
le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la poli-
tique de sécurité, parmi les membres de la Commission. Il a vu ses pou-
voirs renforcés avec le Traité de Lisbonne.

9 – bonne réponse : ❐ e
De 1958 à 1967, durant le mandat de Walter Hallstein, qui a été le pre-
mier président de la Commission, les Communautés européennes ont
affronté leurs premières crises institutionnelles («  crise de la chaise
CHAPITRE 5 – LA COMMISSION EUROPÉENNE – RÉPONSES

vide », refus par deux fois de la candidature à l’adhésion du Royaume-


t
G
89

Uni par le général de Gaulle).

10 – bonne réponse : ❐ a
De 1958 à 2012, onze personnalités se sont succédé à la présidence de
la Commission :
– Walter Hallstein (Allemagne) 1958-1967 ;
– Jean Rey (Belgique) 1967-1970 ;
– Franco Maria Malfatti (Italie) 1970-1972 ;
– Sicco Mansholt (Pays-Bas) 1972-1973 ;
– François-Xavier Ortoli (France) 1973-1977 ;
– Roy Jenkins (Royaume-Uni) 1977-1981 ;
– Gaston Thorn (Luxembourg) 1981-1985 ;
– Jacques Delors (France) 1985-1995 ;
– Jacques Santer (Luxembourg) 1995-1999 ;
– Romano Prodi (Italie) 1999-2004 ;
– José Manuel Barroso (Portugal) 2004...

11 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐d
Le 18 juin 2009, les Vingt-sept ont apporté leur soutien à une reconduc-
tion à la tête de la Commission européenne de José Manuel Barroso,
lequel a présenté au Conseil européen son « programme » pour les cinq
ans à venir. Le 16  septembre 2009, M. Barroso, qui est issu du parti
arrivé en tête aux élections européennes de juin 2009, a été réélu par le
Parlement européen, avec une confortable majorité absolue des votes,
par 382 voix contre 217 sur 736 députés.

12 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b ❐e
La Commission Barroso II a obtenu l’investiture du Parlement européen,
le 9 février 2010, à une très large majorité (488 votes pour, 137 votes
contre et 72 abstentions).
Elle est nettement dominée par la droite, reflétant ainsi les rapports de
forces politiques actuels sur l’échiquier européen. Treize commissaires sur
vingt-sept ne siégeaient pas dans la commission sortante. Les commis-
saires reconduits changent de responsabilités. M. Barroso a aussi nommé
huit vice-présidents (contre cinq dans la précédente Commission).
t
G
90 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

13 – bonne réponse : ❐ b
Depuis le Traité de Maastricht, la constitution de la Commission euro-
péenne est le résultat d’un processus qui fait intervenir l’Europarlement
en amont comme en aval. Le Traité de Lisbonne est venu encore ren-
forcer la légitimité parlementaire de la Commission européenne.

14 – bonne réponse : ❐ b
Le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la poli-
tique de sécurité et les autres membres de la Commission sont soumis,
en tant que collège, à un vote d’approbation du Parlement européen.
C’est sur la base de cette approbation que la Commission est nommée
par le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée (art. 17, TUE).

15 – bonne réponse : ❐ b
Ces auditions sont toujours l’occasion pour les députés européens d’af-
ficher leur autorité face aux 27 États membres, qui ont choisi les com-
missaires européens, et face au président de la Commission, qui a
réparti les portefeuilles.

16 – bonne réponse : ❐ c
La Commission de Bruxelles est contrôlée uniquement par le Parlement
européen. Ce dernier doit approuver sa composition et peut l’obliger
à démissionner collectivement en adoptant une motion de censure à
la majorité des deux tiers des suffrages exprimés et à la majorité des
membres qui le composent. La Commission censurée gère les affaires
courantes jusqu’à ce qu’une nouvelle Commission soit désignée.

17 – bonne réponse : ❐ b
Le juge communautaire est le seul à être doté du pouvoir de révoquer
les commissaires européens, qui doivent prêter serment devant la Cour
de justice. Jusqu’à présent, la Cour n’a pas fait usage de ce pouvoir.

18 – bonne réponse : ❐ a
Les Commissaires européens ont l’obligation de convaincre une majorité
de leurs collègues pour permettre l’adoption par le collège des décisions
qu’ils jugent indispensables. Ils ne sont pas dotés d’un pouvoir déci-
sionnel autonome.
CHAPITRE 5 – LA COMMISSION EUROPÉENNE – RÉPONSES

Le juge communautaire a eu l’occasion de souligner, à plusieurs reprises,


t
G
91

l’importance du principe de collégialité.

19 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
Le secrétaire général de la Commission européenne doit veiller au bon
fonctionnement interne de la Commission de Bruxelles.

20 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le Secrétariat général de la Commission européenne est placé auprès
du président de la Commission européenne.

21 – bonnes réponses : ❐ c ❐ d
L’OLAF fait partie de la Commission, mais plusieurs dispositions garan-
tissent l’indépendance de ses missions d’enquête. Depuis le 1er  juin
1999, il est chargé de la lutte contre la fraude au détriment du budget
de l’Union européenne. La BCE est soumise pour son administration au
contrôle de l’OLAF.

22 – bonnes réponses : ❐ b ❐c
La Commission européenne est une institution indépendante des gou-
vernements des pays membres. Elle est la gardienne des intérêts de
l’Union européenne. La Commission, qui est l’organe exécutif de l’Union,
met en œuvre les actes législatifs adoptés par le Parlement européen et
le Conseil.

23 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
La Commission européenne joue un rôle fondamental dans les rela-
tions extérieures de l’Union européenne. Elle a notamment le pouvoir
de passer des accords de liaison avec les organisations internationales.
Par ailleurs, la Commission de Bruxelles milite en faveur de l’intégration
européenne et dénonce toute dérive vers l’intergouvernementalisme.

24 – bonne réponse : ❐ a
La Commission européenne dispose d’un quasi-monopole de l’initiative
des actes juridiques de l’Union.
t
G
92 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

25 – bonne réponse : ❐ a
En matière de politique monétaire, la Commission partage son droit d’ini-
tiative avec la Banque centrale européenne (BCE) et les États membres.
Dans le cadre de l’espace de sécurité, de liberté et de justice, la Commis-
sion partage son droit d’initiative avec les États membres. En revanche, le
droit d’initiative de la Commission européenne est exclusif dans le cadre
des politiques communes.

26 – bonnes réponses : ❐ a ❐ d ❐e ❐f
La Commission veille à l’application des traités européens et à l’applica-
tion des décisions adoptées sur la base de ces traités. Elle propose et met
en œuvre les politiques de l’Union européenne.
Le rapport général sur l’activité de l’Union européenne est publié
annuellement par la Commission, conformément à l’article  249 du
Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Le Parlement pro-
cède en séance publique à la discussion de ce rapport.

27 – bonne réponse : ❐ a
Ces procédures de «  comités  » formés de représentants des États
membres ont pour objectif de permettre un contrôle des pays membres
sur la Commission européenne. La décision sur la « comitologie » adoptée
par le Conseil, le 13 juillet 1987, prévoit trois types de procédures : la pro-
cédure des comités de gestion, la procédure des comités de réglementa-
tion et la procédure des comités consultatifs. La décision « comitologie »
du 13  juillet 1987 a ensuite été remplacée par celle du 28  juin 1999,
laquelle décision a été modifiée par celle du 17  juillet 2006. Cette der-
nière décision est à l’origine de la procédure de réglementation avec
contrôle.

28 – bonnes réponses : ❐ a ❐ c
L’article 291 du TFUE précise que le Parlement européen et le Conseil
peuvent par la procédure législative ordinaire déterminer les modalités de
contrôle de la Commission dans l’exercice de la fonction d’exécution.
La Commission européenne peut se voir déléguer par le législateur euro-
péen – Parlement européen et Conseil – « le pouvoir d’adopter des actes
non législatifs de portée générale qui complètent ou modifient certains
éléments non essentiels de l’acte législatif ». Les actes législatifs, qui
peuvent déléguer à la Commission le pouvoir d’adopter des actes non
CHAPITRE 5 – LA COMMISSION EUROPÉENNE – RÉPONSES

législatifs de portée générale, viennent délimiter explicitement les objec-


t
G
93

tifs, le contenu, la portée et la durée de la délégation de pouvoir. Les élé-


ments essentiels d’un domaine ne peuvent pas faire l’objet d’une
délégation de pouvoir.
Cette délégation peut être retirée par le Parlement européen ou par le
Conseil. D’autre part, l’acte délégué ne pourra entrer en vigueur que si,
dans le délai fixé par l’acte législatif, le Parlement européen ou le Conseil
ne formule pas d’objections.
Ce mécanisme prévu à l’article 290 du TFUE permet d’éviter au législateur
de l’Union d’entrer dans le détail de la législation pour se concentrer sur
les grandes orientations.

29 – bonnes réponses : ❐ a ❐ c
La Commission propose et exécute le budget de l’Union. Ce dernier fait
l’objet d’un contrôle exercé par le Parlement européen.

30 – bonne réponse : ❐ a
La Commission européenne est compétente pour infliger des amendes
aux entreprises qui ne respectent pas le droit européen de la concur-
rence. Ces sanctions financières peuvent faire l’objet d’un recours
devant le Tribunal puis, le cas échéant, devant la Cour de justice de
l’Union européenne.

31 – bonne réponse : ❐ a
La commission défend les intêrets européens dans les enceintes com-
merciales multilatérales. Elle assure la représentation extérieure de
l’Union, à l’exception de la politique étrangère et de sécurité commune
et des autres cas prévus par les traités (art. 17, TUE).

32 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
La Commission négocie les accords externes, c’est-à-dire les accords
entre l’Union européenne et les États tiers, et cela dans le respect d’un
mandat fixé par le Conseil. La Commission est également compétente
pour conclure elle-même des accords administratifs.
t
G
94 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

33 – bonne réponse : ❐ b
La Commission européenne se prononce sur les demandes des pays
membres tendant à bénéficier des «  clauses de sauvegarde  ». Ces
« clauses » donnent la possibilité aux États membres de suspendre, pour
un temps limité, l’exécution de leurs obligations communautaires.

34 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
La Commission européenne gère les fonds communautaires ainsi que
les crédits européens d’intervention publique. Elle gère les fonds struc-
turels (FEDER, FSE) qui sont les instruments privilégiés de la cohésion
économique et sociale de l’Union européenne.

35 – bonne réponse : ❐ a
La Commission consacre, dans son rapport annuel au Parlement euro-
péen, un chapitre spécial à l’évolution de la situation sociale dans
l’Union européenne (art. 161, TFUE).

36 – bonne réponse : ❐ b
« Il n’est pas dans les compétences de la Commission d’empêcher une
entreprise de licencier, c’est la responsabilité des autorités nationales »
a déclaré, le 21  septembre 2005, le président de la Commission
européenne, José Manuel Barroso. Ce dernier a ainsi mis en évidence
les limites des pouvoirs de la Commission en matière sociale alors que
le président de la République française, Jacques Chirac, venait de
demander au gouvernement français de saisir la Commission euro-
péenne de la décision de la société américaine d’informatique Hewlett-
Packard de supprimer 6 000 emplois, dont 1 240 en France.

37 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b ❐ c ❐d
Lorsque le déficit public d’un État membre dépasse la limite de 3 % du
PIB fixée par le pacte de stabilité et de croissance, la Commission, gen-
darme budgétaire de l’Union européenne, a l’obligation de lancer une
procédure disciplinaire contre ce pays. La Commission a placé la Grèce
sous une surveillance étroite d’une ampleur inédite afin de s’assurer
qu’Athènes prenne les mesures qui s’imposent pour résoudre sa crise
budgétaire.
CHAPITRE 5 – LA COMMISSION EUROPÉENNE – RÉPONSES

38 – bonne réponse : ❐ b
t
G
95

Le Royaume-Uni, qui ne fait pas partie de la zone euro, doit respecter le


Pacte de stabilité et de croissance comme les autres pays membres de
l’Union européenne. Cependant, la Commission européenne ne peut
pas lui infliger une sanction financière pour avoir dépassé la limite
autorisée.
Chapitre 6
Le Parlement européen

1 – Le mandat du député européen est :


❐ a – impératif ❐ b – représentatif
❐ c – d’une durée de cinq ans ❐ d – d’une durée de six ans
❐ e – renouvelable
2 – Les parlementaires européens ne bénéficient pas d’un
régime d’immunité :
❐ a – vrai ❐ b – faux
3 – La qualité de représentant au Parlement européen
est incompatible avec celle de membre d’un Parlement
national :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
98 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

4 – Le Parlement européen élu en juin 2009 est composé de :


❐ a – 600 députés ❐ b – 636 députés
❐ c – 700 députés ❐ d – 736 députés
❐ e – 751 députés
5 – La composition du Parlement européen :
❐ a – est fixée par une décision de l’Europarlement
❐ b – est fixée par une décision du Conseil européen
❐ c – est fixée par une décision du Conseil
❐ d – est fixée par une décision de la Commission
6 – Les parlementaires européens siègent :
❐ a – par délégation nationale
❐ b – en groupes politiques transnationaux
7 – Les parlementaires européens élus en juin 2009 :
❐ a – sont tous rémunérés par les Parlements de leurs pays
d’origine
❐ b – bénéficientd’une indemnité d’environ 7 000  euros
bruts mensuels qui est financée par le budget euro-
péen et soumise à l’impôt communautaire
❐ c – bénéficient d’une indemnité versée par la Commission
européenne

8 – Le mode de scrutin utilisé par la France pour l’élection


européenne est :
❐ a – la représentation proportionnelle avec vote préférentiel
❐ b – le scrutin majoritaire à deux tours
❐ c – la représentation proportionnelle sans vote préférentiel
❐ d – la représentation proportionnelle dans le cadre de
circonscriptions régionales
9 – Avant
CHAPITRE 6 – LE PARLEMENT EUROPÉEN – QUESTIONS

l’élection du Parlement européen au suffrage


t
G
99

universel direct :
❐ a – les membres de l’Assemblée européenne étaient
désignés par le Conseil et la Commission
❐ b – les membres de l’Assemblée européenne étaient
désignés par les parlements nationaux selon une
procédure nationale
❐ c – les membres de l’Assemblée européenne étaient
désignés par la Commission européenne
❐ d – les membres de l’Assemblée européenne étaient
désignés par les parlements nationaux et le Conseil

10 – Dans le nouveau Parlement européen constitué au


lendemain des élections européennes de juin 2009, le
premier groupe parlementaire est :
❐ a – le groupe des Verts
❐ b – le groupe de la Gauche unitaire européenne
❐ c – le groupe du Parti populaire européen
❐ d – le groupe des libéraux et démocrates de l’ADLE
❐ e – le groupe de l’Alliance progressiste des socialistes et
des démocrates

11 – Le Parti populaire européen (PPE) et le Parti socialiste


européen (PSE) n’ont jamais conclu d’accord pour se
partager la présidence du Parlement européen :
❐ a – vrai ❐ b – faux
12 – Qui a succédé à Jerzy Buzek à la présidence
du Parlement européen ?
❐ a – Jacques Delors ❐ b – Martin Shulz
❐ c – David Martin ❐ d – Jean-Claude Juncker
❐ e – Monica Frassoni ❐ f – Mario Draghi
t
G
100 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

13 – Le parlement européen a décidé de maintenir le multi-


linguisme après l’élargissement de l’Union européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
14 – C’est à Strasbourg que se tiennent les douze sessions
plénières du Parlement européen :
❐ a – vrai ❐ b – faux
15 – Le Parlement européen est compétent pour créer :
❐ a – des commissions temporaires
❐ b – des commissions d’enquête
❐ c – des commissions permanentes
16 – Le Parlement européen a le pouvoir de déterminer
librement :
❐ a – son ordre du jour ❐ b – son règlement intérieur
17 – Les pouvoirs du Parlement européen ont été renforcés
par :
❐ a – le Traité de Maastricht ❐ b – le Traité de Lisbonne
❐ c – le Traité d’Amsterdam
18 – Le Parlement européen a le pouvoir de voter les
impôts prélevés sur tous les contribuables de l’Union
européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
19 – Le Traité de Lisbonne :
❐ a – réduit les pouvoirs budgétaires du Parlement européen
❐ b – renforce les pouvoirs budgétaires du Parlement
européen
❐ c – ne modifie pas les pouvoirs budgétaires du Parlement
européen
CHAPITRE 6 – LE PARLEMENT EUROPÉEN – QUESTIONS

20 – Le Parlement européen détient :


t
G
101

❐ a – un pouvoir de contrôle budgétaire a posteriori


❐ b – un pouvoir de contrôle budgétaire a priori
21 – Le Parlement européen a le pouvoir de rejeter globale-
ment le budget de l’Union européenne :
❐ a – à la majorité des membres qui le compose
❐ b – à la majorité qualifiée des deux tiers des suffrages
exprimés

22 – Le Parlement européen a déjà eu l’occasion de renverser


la Commission en adoptant une motion de censure :
❐ a – vrai ❐ b – faux
23 – La motion de censure que peut adopter le Parlement
européen pour renverser la Commission est soumise à
plusieurs conditions :
❐ a – vrai ❐ b – faux
24 – Le Parlement européen :
❐ a – a refusé, le 17 décembre 1998, d’accorder la décharge
à la Commission européenne sur l’exécution du
budget général des Communautés pour l’exercice
1996
❐ b – a censuré, en mars 1999, la Commission européenne
❐ c – à la fin juin 2012, n’a encore jamais osé voter la cen-
sure contre la Commission
❐ d – n’est pas à l’origine du rapport du Comité d’experts
indépendants qui a été rendu public le 15 mars 1999
t
G
102 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

25 – En octobre 2004, le Parlement européen a contraint le


président de la Commission José Manuel Barroso à
revoir la composition de son équipe :
❐ a – vrai ❐ b – faux
26 – Le Parlement européen dispose d’un pouvoir de contrôle
politique sur le Conseil de l’Union européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
27 – Le médiateur européen est désigné par :
❐ a – le Parlement européen et la Commission européenne
❐ b – la Commission des pétitions du Parlement européen
❐ c – le Parlement européen
❐ d – le Conseil et le Parlement européen
28 – Le médiateur européen :
❐ a – n’a pas le pouvoir d’enquêter sur des plaintes qui
concernent les administrations nationales, régionales
ou locales des États membres
❐ b – a le pouvoir d’enquêter sur des plaintes qui concernent
les administrations nationales, régionales ou locales
des pays membres
❐ c – est habilité à recevoir les plaintes de tout citoyen de
l’Union européenne
❐ d – est élu après chaque élection du Parlement européen
pour la durée de la législature
❐ e – est nommé pour 6 ans
29 – Qui a succédé à Jacob Söderman au poste de média-
teur européen ?
❐ a – Romano Prodi ❐ b – Javier Solana
❐ c – George Robertson ❐ d – Michel Barnier
❐ e – Jacob Söderman ❐ f – Nikiforos Diamandouros
CHAPITRE 6 – LE PARLEMENT EUROPÉEN – QUESTIONS

30 – Le Parlement européen a le pouvoir :


t
G
103

❐ a – de poser des questions à la Commission européenne


❐ b – de poser des questions au Conseil
❐ c – d’exercer un contrôle juridique sur les institutions de
l’Union européenne

31 – Le Parlement européen :


❐ a – peut formuler des recommandations à l’attention du
haut représentant de l’Union pour les affaires étran-
gères et la politique de sécurité
❐ b – procède deux fois par an à un débat sur les progrès
réalisés dans la mise en œuvre de la politique étran-
gère et de sécurité commune, y compris la politique
de sécurité et de défense commune
❐ c – est régulièrement consulté par le haut représentant de
l’Union pour les affaires étrangères et la politique de
sécurité sur les principaux aspects et les choix fon-
damentaux de la politique étrangère et de sécurité
commune et de la politique de sécurité et de défense
commune

32 – Le Parlement européen ne participe pas au processus


d’élaboration des normes européennes :
❐ a – vrai ❐ b – faux
33 – La procédure de codécision a été introduite par :
❐ a – le Traité de Rome ❐ b – le Traité de Maastricht
❐ c – l’Acte unique européen ❐ d – le Traité d’Amsterdam
❐ e – le Traité de Lisbonne
t
G
104 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

34 – La procédure législative ordinaire donne le pouvoir au


Parlement européen d’arrêter les actes juridiques de
l’Union conjointement avec :
❐ a – la Commission européenne
❐ b – le Conseil européen
❐ c – le Conseil
35 – La procédure législative ordinaire :
❐ a – est devenue la procédure législative de principe
❐ b – entraîne l’application de la majorité qualifiée au sein
du Conseil
❐ c – n’entraîne pas l’application de la majorité qualifiée au
sein du Conseil
❐ d – concerne plus de 80 domaines
❐ e – s’applique aux nouveaux domaines de compétence de
l’Union européenne

36 – Avec le Traité de Lisbonne :


❐ a – la procédure d’avis conforme est supprimée
❐ b – la procédure d’avis conforme est rebaptisée procédure
d’approbation

37 – Le Traité de Lisbonne a supprimé la procédure de


consultation :
❐ a – vrai ❐ b – faux
38 – La procédure de coopération était un mode d’associa-
tion du Parlement européen au processus d’élabora-
tion communautaire des normes :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 6 – LE PARLEMENT EUROPÉEN – RÉPONSES

Réponses
t
G
105

1 – bonnes réponses : ❐ b ❐c ❐e
Les parlementaires européens ne peuvent pas recevoir d’instructions
de leurs électeurs. La durée du mandat, qui est renouvelable, est de
cinq ans.

2 – bonne réponse : ❐ b
Les eurodéputés bénéficient d’un régime d’immunité qui est compa-
rable à celui dont bénéficient les parlementaires nationaux. Pendant la
durée des sessions de l’Assemblée de Strasbourg, les députés européens
disposent d’une immunité qui correspond en fait à une double protec-
tion : irresponsabilité et inviolabilité. L’autorisation du Parlement euro-
péen est requise pour l’engagement des poursuites judiciaires.
L’Europarlement est compétent pour lever cette immunité qui n’est pas
susceptible d’être invoquée dans le cas de flagrant délit.

3 – bonne réponse : ❐ a
La qualité d’eurodéputé est incompatible avec celle de membre d’un
Parlement national (décision du Conseil des 25  juin et 23  septembre
2002 modifiant l’Acte portant élection des représentants au Parlement
européen au suffrage universel direct du 20 septembre 1976).

4 – bonne réponse : ❐ d
Lors des élections européennes de juin  2009, 736 sièges de députés
européens étaient à pourvoir et cela conformément aux dispositions
du Traité de Nice. Notons que le Conseil européen de décembre 2008
s’est autorisé à modifier la répartition des députés européens en passant
du « chiffre plafond » de 751 prévu par le Traité de Lisbonne à 754 euro-
députés.

5 – bonne réponse : ❐ b
La composition de l’Europarlement doit être fixée par une décision du
Conseil européen, dans le respect des principes visés à l’article  14 du
Traité sur l’Union européenne (TUE), et en particulier avec un seuil
t
G
106 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

minimum de 6 représentants par État membre et un maximum de


96 représentants. Le Conseil européen adopte cette décision, « sur l’ini-
tiative du Parlement européen et avec son approbation ».

6 – bonne réponse : ❐ b
Cette situation est très révélatrice de l’existence de courants politiques
qui traversent le continent européen et fait de l’Assemblée de Stras-
bourg un « organe communautaire intégré ».

7 – bonne réponse : ❐ b
Ce nouveau régime de rémunération des eurodéputés, qui s’est
appliqué pour la première fois au Parlement européen élu en juin 2009,
prévoit désormais une indemnité identique pour l’ensemble des parle-
mentaires européens. Jusqu’ici, ces derniers étaient rémunérés par les
Parlements de leurs États d’origine. Ils bénéficient par ailleurs de plu-
sieurs indemnités versées par le bureau de l’Europarlement qui ont
vocation à financer certaines dépenses liées à l’exercice du mandat par-
lementaire.

8 – bonne réponse : ❐ d
L’élection a lieu à la représentation proportionnelle, dans le cadre de
circonscriptions régionales, suivant la règle de la plus forte moyenne,
sans panachage ni vote préférentiel. La loi du 7 juillet 1977 attribue le
contentieux de cette élection au Conseil d’État.

9 – bonne réponse : ❐ b
Avant l’élection de l’Europarlement au suffrage universel direct, les par-
lements nationaux désignaient en leur sein des délégués selon la procé-
dure déterminée par chaque pays membre. En France, deux tiers des
députés européens provenaient de l’Assemblée nationale tandis qu’un
tiers venait du Sénat (loi du 8 mars 1952).

10 – bonne réponse : ❐ c
Le Parti populaire européen (PPE) conserve largement sa place
de premier groupe à Strasbourg. Ce parti, qui regroupe les conserva-
teurs et les chrétiens-démocrates européens, obtient 265 sièges. Le PPE
se place devant l’Alliance progressiste des socialistes et des démocrates
(184 sièges) issue du Parti socialiste européen (PSE), lequel PSE est sorti
CHAPITRE 6 – LE PARLEMENT EUROPÉEN – RÉPONSES

réellement affaibli des élections européennes de juin  2009. Avec


t
G
107

84  sièges, l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe


demeure le troisième groupe politique le plus important au sein du Par-
lement européen. Le groupe des Verts progresse par rapport au scrutin
de 2004 et se retrouve au coude à coude avec un nouveau groupe, le
groupe antifédéraliste des Conservateurs et Réformistes européens
(ECR) qui dispose, comme lui, de 55  sièges. Enfin, le groupe de la
Gauche unitaire européenne (35 sièges) dépasse de peu celui de l’Eu-
rope pour la liberté et la démocratie (30 sièges).

11 – bonne réponse : ❐ b
Ces deux grands partis se sont partagé la présidence de l’Assemblée
entre 1979 et 1999. Ce système de partage du pouvoir, qui a été inter-
rompu entre 1999 et 2004, a été reconduit en juillet 2004 comme en
juillet 2009. L’accord « technique » conclu en 2009 prévoit que le pré-
sident du Parlement sera issu du PPE pendant la première moitié de la
législature puis du PSE pendant la seconde.

12 – bonne réponse : ❐ b
Le social-démocrate allemand Martin Shulz a succédé en janvier 2012 à
Jerzy Buzek (PPE).
Son élection a été rendue possible par l’accord passé entre le PPE, prin-
cipal groupe parlementaire, et les socialistes européens pour se partager
la présidence du Parlement lors de la législature 2009-2014.

13 – bonne réponse : ❐ a
Il y a 23 langues officielles au Parlement européen depuis le 1er janvier
2007. Un tiers des 5 000 fonctionnaires de l’Europarlement sont d’ail-
leurs des interprètes et des traducteurs.

14 – bonne réponse : ❐ a
Dans un arrêt du 1er octobre 1997, la Cour de justice est venue rappeler
que l’Assemblée doit tenir douze sessions par an à Strasbourg et non
pas onze seulement, plus une à Bruxelles, comme les parlementaires
européens l’avaient décidé, en violation du compromis d’Edimbourg. La
décision de la Cour de justice se réfère effectivement au sommet euro-
t
G
108 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

péen d’Edimbourg où les chefs d’État et de gouvernement avaient


prévu que «  le Parlement européen a son siège à Strasbourg où se
tiennent les douze périodes de sessions plénières mensuelles ».

15 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
L’Europarlement a le pouvoir de créer des commissions permanentes
ainsi que des commissions temporaires qui seront chargées de pro-
blèmes spécifiques. Il a aussi la faculté d’instituer des commissions d’en-
quête à la demande d’un quart de ses membres. Ces commissions
d’enquête ont vocation à examiner «  les allégations d’infraction ou
de mauvaise administration dans l’application du droit de l’Union, sauf
si les faits allégués sont en cause devant une juridiction et aussi long-
temps que la procédure juridictionnelle n’est pas achevée  » (art.  226,
TFUE).

16 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Ces deux pouvoirs du Parlement européen sont significatifs de l’auto-
nomie de l’Assemblée européenne. Le juge communautaire a reconnu
cette large capacité d’auto-organisation dont dispose l’Europarlement.

17 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
Les compétences du Parlement européen, très limitées à l’origine, ont
été étendues de façon progressive. L’Acte unique, le Traité de Maas-
tricht, le Traité d’Amsterdam et le Traité de Lisbonne ont chacun permis
au Parlement européen d’accroître ses prérogatives. Désormais, ses
fonctions législatives et budgétaires sont expressément reconnues
(art. 14, TUE).

18 – bonne réponse : ❐ b
On rappellera qu’il n’existe pas d’impôt européen. Le budget de l’Union
est notamment alimenté par un pourcentage de la TVA perçue dans
l’ensemble des pays membres et par une contribution des États membres
assise sur leur produit national brut.

19 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité de Lisbonne de 2007 accroît les pouvoirs budgétaires du Par-
lement européen en supprimant la distinction « dépenses obligatoires /
CHAPITRE 6 – LE PARLEMENT EUROPÉEN – RÉPONSES

dépenses non obligatoires ». Le Conseil et le Parlement détermineront


t
G
109

désormais, dans le cadre de la procédure législative ordinaire, la totalité


des dépenses.

20 – bonne réponse : ❐ a
Il s’agit de la procédure de « décharge » à la Commission européenne
de l’exécution du budget. C’est effectivement l’Europarlement qui
donne décharge à la Commission pour l’exécution du budget. Un refus
de décharge apparaît comme une manifestation de défiance du Parle-
ment à l’égard de la Commission.
Le Parlement européen peut demander à entendre la Commission sur
l’exécution des dépenses ou le fonctionnement des systèmes de contrôle
financier. La Commission doit mettre tout en œuvre pour donner suite
aux observations du Parlement européen. Elle doit faire rapport sur les
mesures prises à la lumière de ces observations et notamment sur les
instructions données aux services chargés de l’exécution du budget.
Jusqu’à présent, il y a eu trois cas de refus de décharge : en 1984 sur le
budget de 1982, en 1996 pour le budget de 1994 et en 1998 pour
l’exécution du budget 1996.

21 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
L’Europarlement a le pouvoir de rejeter le budget européen en bloc.
Lorsqu’il utilise ce pouvoir, le Conseil et la Commission européenne pro-
posent un nouveau texte budgétaire. Un système de « douzièmes provi-
soires  » est mis en place, en attendant l’adoption du budget, pour
assurer la continuité du service public européen.
Le Parlement a rejeté, à deux reprises, un projet de budget dans son
ensemble et a ainsi bien marqué son désaccord politique avec le Conseil.

22 – bonne réponse : ❐ b
Jusqu’à présent, aucune motion de censure n’a pu aboutir.

23 – bonne réponse : ❐ a
La notion de censure doit recueillir au moins les deux tiers des suffrages
exprimés représentant au moins la majorité des membres de
l’Europarlement. La motion de censure ne peut être déposée que par un
groupe ou, au moins, un dixième des membres effectifs du Parlement
européen.
t
G
110 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

24 – bonnes réponses : ❐ a ❐c
En refusant d’accorder la décharge budgétaire pour l’année 1996, le
Parlement a sanctionné la Commission de Bruxelles pour sa mauvaise
gestion dans des affaires de fraudes et d’irrégularités. Le Parlement
européen n’a pas censuré, en mars 1999, la Commission Santer. Mais
il a exigé, en janvier  1999, la création d’un Comité d’experts indé-
pendants «  chargé d’examiner la façon dont la Commission décèle et
traite les cas de fraude, de mauvaise gestion et de népotisme ». C’est
d’ailleurs la publication le 15 mars 1999 du rapport de ce comité, dont
le principe avait donc été arraché par les eurodéputés, qui a entraîné la
démission de la Commission.

25 – bonne réponse : ❐ a
José Manuel Barroso, dont la Commission risquait de ne pas être investie
par le Parlement européen, a cédé aux eurodéputés et a demandé, le
27 octobre 2004, un report du vote d’investiture par l’Assemblée euro-
péenne. La menace d’un vote négatif a effectivement conduit le pré-
sident de l’exécutif bruxellois à demander un délai d’un mois pour pré-
senter une nouvelle équipe. Cette décision a constitué incontesta-
blement une grande victoire de l’institution strasbourgeoise. Finale-
ment, le Parlement a voté, le 18 novembre 2004, à une large majorité,
l’investiture de la première Commission Barroso.

26 – bonne réponse : ❐ a
Ce contrôle politique s’exerce notamment avec les questions écrites ou
orales adressées au Conseil.

27 – bonne réponse : ❐ c
Le médiateur européen est désigné par le Parlement européen, après
chaque élection de l’Assemblée de Strasbourg, pour la durée de la législa-
ture. Le mandat du médiateur est renouvelable.

28 – bonnes réponses : ❐ a ❐ c ❐ d
Le médiateur européen est habilité à recevoir les plaintes émanant de
tout citoyen de l’Union européenne ou de toute personne physique ou
morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un pays membre. Ces
plaintes doivent concerner des cas de mauvaise administration dans
CHAPITRE 6 – LE PARLEMENT EUROPÉEN – RÉPONSES

l’action des institutions et organes de l’Union, à l’exclusion de la Cour


t
G
111

de justice et du Tribunal dans l’exercice de leurs fonctions juridiction-


nelles (art. 228, TFUE).

29 – bonne réponse : ❐ f
Le Grec Nikiforos Diamandouros, ancien médiateur national de la Répu-
blique grecque, a succédé, en avril  2003, à Jacob Söderman et a été
réélu le 20 janvier 2010. L’augmentation des plaintes constatée ces der-
nières années témoigne selon Nikiforos Diamandouros de la vitalité de
la démocratie dans l’Union européenne.

30 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b ❐c
L’Europarlement exerce un contrôle politique au moyen de questions
écrites ou orales que les députés européens vont soumettre à la Com-
mission ou au Conseil. Le Parlement européen a aussi la faculté de pré-
senter des recours devant la Cour de justice de l’Union européenne. Il
peut utiliser deux catégories de recours juridictionnels à l’égard des
autres institutions européennes : le recours en carence et le recours en
annulation.

31 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
Le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la poli-
tique de sécurité informe le Parlement européen de l’évolution de la
politique étrangère et de sécurité commune et de la politique de sécu-
rité et de défense commune. « Il veille à ce que les vues du Parlement
européen soient dûment prises en considération » (art. 36, TUE).

32 – bonne réponse : ❐ b
L’Europarlement participe au processus d’élaboration des normes euro-
péennes selon des procédures diverses (procédure de consultation
simple, procédure législative ordinaire et procédure d’approbation).

33 – bonne réponse : ❐ b
La procédure de codécision est née du Traité de Maastricht. Les Traités
d’Amsterdam et de Nice ont élargi le champ de la codécision. Le Traité
de Lisbonne a encore étendu le champ de la codécision, laquelle devient
la « procédure législative ordinaire ».
t
G
112 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

34 – bonne réponse : ❐ c
Dans le cadre de cette procédure, qui s’applique dans des domaines
importants, le Parlement européen peut décider sur un pied d’égalité
avec le Conseil.
Le Parlement a le pouvoir de bloquer une décision qu’il désapprouve.
Une très grande partie de la législation européenne relève aujourd’hui
de la procédure législative ordinaire.

35 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b ❐d ❐e
La procédure législative ordinaire s’applique aux nouveaux domaines de
compétence de l’Union européenne (notamment l’espace, le sport, la
propriété intellectuelle et la protection civile). Cette procédure entraîne
l’application de la majorité qualifiée au sein du Conseil et de la codé-
cision au sein du processus d’adoption d’un acte législatif par le Par-
lement européen et le Conseil.

36 – bonne réponse : ❐ b
Avec le Traité de Lisbonne, cette procédure d’avis conforme, qui confère
un droit de veto au Parlement européen, est désormais appelée procé-
dure d’«  approbation  » et étendue. Le Traité de Lisbonne a confirmé
l’avis conforme préalable à l’adoption du « cadre financier pluriannuel »
des dépenses budgétaires de l’Union européenne (art.  312, TFUE). Il
accorde le droit d’approbation au Parlement européen pour certains
accords internationaux. L’Europarlement doit aussi approuver l’usage
par le Conseil de la « clause de flexibilité », laquelle clause permet une
action de l’Union en l’absence de base juridique (art. 352, TFUE).

37 – bonne réponse : ❐ b
Cette procédure, qui demeure inchangée, est celle par laquelle le TFUE
impose au Conseil d’adopter une décision qu’après que l’Europarlement
aura émis un avis sur le projet proposé par la Commission européenne.
Le Conseil n’a pas l’obligation de suivre l’avis rendu par le Parlement
européen.

38 – bonne réponse : ❐ a
Cette procédure de coopération a été introduite par l’Acte unique euro-
péen pour les décisions relatives au marché intérieur. Mais le Traité
CHAPITRE 6 – LE PARLEMENT EUROPÉEN – RÉPONSES

d’Amsterdam, signé en octobre 1997, ne laissait subsister cette procé-


t
G
113

dure qu’à l’intérieur de l’Union économique et monétaire (UEM). Avec


le Traité de Lisbonne, cette procédure de coopération est définitivement
supprimée. Son originalité résidait dans un système de double lecture
qui permettait au Parlement européen d’influencer la prise de décision
du Conseil et contraignait ce dernier à décider à l’unanimité en cas de
désaccord avec le Parlement de Strasbourg.
Chapitre 7
La Cour de justice
de l’Union européenne

1 – La Cour de justice est le seul organe juridictionnel de


l’Union européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
2 – Les membres de la Cour de justice sont nommés par :
❐ a – la Commission européenne
❐ b – le Conseil de l’Union européenne
❐ c – le Conseil européen
❐ d – les gouvernements des États membres
3 – Les membres de la Cour de justice sont nommés pour une
durée :
❐ a – de quatre ans ❐ b – de cinq ans
❐ c – de six ans ❐ d – renouvelable
❐ e – non renouvelable
t
G
116 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

4 – La Cour de justice comprend huit avocats généraux :


❐ a – vrai ❐ b – faux
5 – Les membres de la Cour de justice sont choisis parmi des
personnalités :
❐ a – ne justifiant d’aucune compétence particulière
❐ b – qui sont des jurisconsultes possédant des compétences
notoires
❐ c – présentant les conditions requises pour exercer, dans
leurs pays respectifs, les plus hautes fonctions juridic-
tionnelles

6 – Un comité consultatif pour la nomination des juges et


des avocats généraux est chargé d’émettre un avis sur la
compatibilité des candidats avec les fonctions exercées :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – Le président de la Cour de justice est désigné pour un
mandat de trois ans renouvelable par :
❐ a – les gouvernements des États membres
❐ b – la Cour de justice
❐ c – le Conseil de l’Union européenne et la Commission
européenne

8 – Le président de la Cour de justice :


❐ a – dirige les travaux de la Cour de justice
❐ b – dirige les services de la Cour de justice
❐ c – préside les audiences et les délibérations
❐ d – arrête le rôle des audiences
CHAPITRE 7 – LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

9 – Le greffier de la Cour de justice :


t
G
117

❐ a – a la responsabilité des archives de la Cour de justice


❐ b – signe les arrêts et suit la répartition des affaires entre
les chambres
❐ c – est nommé pour un mandat de quatre ans
❐ d – ne peut pas être renouvelé dans ses fonctions
10 – La Cour de justice peut se réunir :
❐ a – en deux types de formation de jugement
❐ b – en trois types de formation de jugement
❐ c – en quatre types de formation de jugement
11 – La Cour de justice a l’obligation de suivre les conclusions
de son avocat général :
❐ a – vrai ❐ b – faux
12 – La procédure devant la Cour de justice est :
❐ a – une procédure mixte
❐ b – une procédure contradictoire
❐ c – une procédure inquisitoire
13 – La Cour de justice a le pouvoir :
❐ a – d’ordonner le sursis à l’exécution d’un acte attaqué
❐ b – de prescrire les mesures provisoires qu’elle juge
nécessaires

14 – Si la Cour de justice juge qu’un État membre ne s’est


pas conformé à son arrêt, elle peut lui infliger le
paiement d’une somme forfaitaire ou d’une astreinte :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
118 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

15 – La Cour de justice :


❐ a – peut exercer une fonction consultative
❐ b – ne peut pas exercer une fonction consultative
❐ c – peut être consultée sur la compatibilité d’accords
externes avec les traités
16 – L’avis de la Cour de justice a un caractère obligatoire :
❐ a – vrai ❐ b – faux
17 – La Cour de justice est compétente de plein droit dans
tous les cas prévus par les traités :
❐ a – vrai ❐ b – faux
18 – La Cour de justice assure le respect du droit dans l’in-
terprétation et l’application des traités et des normes
qui en sont dérivées :
❐ a – vrai ❐ b – faux
19 – Le juge européen utilise :
❐ a – la méthode d’interprétation dite systématique
❐ b – la méthode d’interprétation dite téléologique ou
finaliste
20 – La Cour de justice de l’Union européenne :
❐ a – contrôle la légalité des actes législatifs, des actes du
Conseil, de la Commission et de la Banque centrale
européenne, autres que les recommandations et les
avis
❐ b – contrôle la légalité des actes du Parlement européen
et du Conseil européen destinés à produire des effets
juridiques à l’égard des tiers
❐ c – contrôle aussi la légalité des actes des organes ou
organismes de l’Union destinés à produire des effets
juridiques à l’égard des tiers
CHAPITRE 7 – LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

21 – La Cour de justice contrôle la légalité des actes des


t
G
119

institutions par le moyen :


❐ a – des recours en carence
❐ b – des recours préjudiciels
❐ c – des recours en annulation
22 – Le recours qui permet à la Cour de justice de contrôler
le respect par les pays membres des obligations qui
leur incombent en vertu du droit européen est :
❐ a – le recours préjudiciel
❐ b – le recours en manquement
❐ c – le recours en carence
23 – L’institution qui joue un rôle fondamental dans le cadre
de la procédure de recours en manquement est :
❐ a – le Parlement européen
❐ b – le Conseil de l’Union européenne
❐ c – la Commission européenne
24 – La procédure qui a permis à la Cour de justice de garantir
l’unité d’interprétation du droit communautaire est  :
❐ a – la procédure du recours en responsabilité extra-
contractuelle
❐ b – la procédure de renvoi préjudiciel
❐ c – la procédure du recours en annulation
25 – La Cour de justice peut être saisie à titre préjudiciel par :
❐ a – les juridictions nationales des États membres
❐ b – la Cour internationale de justice des Nations Unies
t
G
120 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

26 – Le Traité de Lisbonne :


❐ a – prévoit que la Cour de justice est désormais compé-
tente pour statuer à titre préjudiciel sur l’interpréta-
tion des statuts des organismes créés par un acte du
Conseil, lorsque ces statuts le prévoient
❐ b – met en place une procédure préjudicielle accélérée qui
est applicable lorsqu’une question préjudicielle est
soulevée dans une affaire pendante devant une juri-
diction nationale concernant une personne détenue
❐ c – prévoit que la Cour de justice sera compétente pour
statuer à titre préjudiciel sur la validité et l’interpréta-
tion des actes émanant des organes ou organismes de
l’Union européenne

27 – La Cour de justice ne peut pas être saisie en responsabi-


lité extracontractuelle :
❐ a – vrai ❐ b – faux
28 – La subsidiarité est un principe juridique :
❐ a – qui n’est pas susceptible d’être interprété par la Cour
de justice
❐ b – susceptible d’être interprété par la Cour de justice
29 – Avec le Traité de Lisbonne, la Cour de justice peut
contrôler le respect de la légalité des mesures restric-
tives à l’encontre des personnes physiques ou morales
adoptées par le Conseil des ministres :
❐ a – vrai ❐ b – faux
30 – La Cour de justice est compétente pour se prononcer
sur les recours formés par plusieurs institutions de
l’Union qui tendent à la sauvegarde de leurs préro-
gatives :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 7 – LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

31 – Avec le Traité de Lisbonne :


t
G
121

❐ a – la Cour de justice voit ses compétences renforcées en


matière de Liberté, Sécurité et Justice
❐ b – la Cour de justice peut désormais statuer sur des
recours concernant les visas, l’asile ou l’immigration
❐ c – la compétence de la Cour de justice s’étend au droit
de l’Union européenne à moins que les traités euro-
péens n’en disposent autrement

32 – La Cour de justice :


❐ a – peut contrôler les actes du Conseil européen
❐ b – peut, sur demande de l’État membre concerné, se
prononcer sur la légalité d’un acte adopté par le
Conseil européen ou le Conseil lorsqu’il a identifié un
risque clair de violation grave par cet État membre
de certaines valeurs européennes
❐ c – peut vérifier, à la demande de l’État membre concerné,
la régularité de la procédure sanctionnant un État
membre pour violation ou risque de violation grave
des valeurs européennes

33 – Avec le Traité de Lisbonne, la Cour de justice peut se


référer aux principes fondamentaux réaffirmés dans la
Charte des Droits fondamentaux de l’Union européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
34 – Le Tribunal :
❐ a – compte au moins un juge par État membre
❐ b – est présidé par le président de la Cour de justice
❐ c – est composé de juges nommés pour un mandat de six
ans renouvelable
t
G
122 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

❐ d – est composé de juges nommés d’un commun accord


par les gouvernements des pays membres
❐ e – est composé de juges nommés par la Cour de justice
❐ f – établit son règlement intérieur en accord avec la Cour
de justice

35 – Le Tribunal siège en principe en formation plénière :


❐ a – vrai ❐ b – faux
36 – Le Tribunal est compétent pour connaître en première
instance :
❐ a – des questions préjudicielles dans des matières spéci-
fiques déterminées par le statut de la Cour de justice
❐ b – des recours formés par les États contre tous les actes
de la Commission
❐ c – tout recours en annulation formé par une personne
physique ou morale contre les actes des institutions de
l’Union dont elle est le destinataire ou qui la concerne
directement et individuellement
❐ d – tout recours visant à obtenir réparation des dommages
causés par les institutions de l’Union ou leurs agents
dans l’exercice de leurs fonctions
❐ e – tout recours en carence formé par une personne phy-
sique ou morale pour faire grief à l’une des institu-
tions, ou à l’un des organes de l’Union d’avoir manqué
de lui adresser un acte autre qu’une recommandation
ou un avis
❐ f – tout recours formé contre les décisions des tribunaux
spécialisés
CHAPITRE 7 – LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

37 – Les décisions du Tribunal peuvent faire l’objet devant


t
G
123

la Cour de justice :
❐ a – d’un pourvoi limité aux questions de droit
❐ b – d’un réexamen lorsqu’elles concernent des recours
formés contre des décisions des tribunaux spécialisés
ou des questions préjudicielles en cas de risque sérieux
d’atteinte à l’unité ou à la cohésion du droit de
l’Union

38 – En 2005, un tribunal de la fonction publique commu-


nautaire (TFP) a été créé :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
124 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Réponses

1 – bonne réponse : ❐ b
En raison de la multiplication des affaires, un Tribunal (autrefois nommé
tribunal de première instance) a été créé en 1989 pour permettre de
décharger la Cour de justice de certaines catégories de recours. La Cour
a milité pour la création de ce Tribunal car elle désirait être en mesure de
se concentrer sur sa mission essentielle qui est l’interprétation uniforme
du droit européen. Avec le Traité de Lisbonne de 2007, la Cour de jus-
tice de l’Union européenne comprend plusieurs juridictions : la Cour de
justice, le Tribunal et les tribunaux spécialisés dans certaines matières.
On notera que ces tribunaux seront désormais créés selon la procédure
législative ordinaire.

2 – bonne réponse : ❐ d
Les membres de la Cour de justice sont nommés par les gouvernements
des États membres. Ils sont totalement indépendants des États membres
et des institutions de l’Union européenne.

3 – bonnes réponses : ❐ c ❐d
Les membres de la Cour de justice sont nommés pour un mandat de six
ans, renouvelable. Ils font l’objet d’un renouvellement partiel tous les
trois ans.

4 – bonne réponse : ❐ a
Elle est formée d’un juge par État membre ainsi que de huit avocats géné-
raux. Toutefois, si la Cour de justice de l’Union européenne le demande,
le Conseil peut augmenter le nombre des avocats généraux (art.  252,
TFUE). Ces derniers jouent un rôle qui équivaut à celui des « commissaires
du gouvernement » auprès du Conseil d’État français. Ils sont chargés de
présenter publiquement en toute impartialité et en toute indépendance
des conclusions motivées sur les affaires soumises à la Cour de justice, en
vue d’assister celle-ci dans l’accomplissement de sa mission.
CHAPITRE 7 – LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE – RÉPONSES

5 – bonnes réponses : ❐ b ❐c
t
G
125

Les juges et les avocats généraux de la Cour de justice sont «  choisis


parmi des personnalités offrant toutes garanties d’indépendance et qui
réunissent les conditions requises pour l’exercice, dans leurs pays res-
pectifs, des plus hautes fonctions juridictionnelles, ou qui sont des juris-
consultes possédant des compétences notoires » (art. 253, TFUE).

6 – bonne réponse : ❐ a
Ce comité créé par le Traité de Lisbonne est composé de sept personnes
choisies parmi d’anciens membres de la Cour de justice et du Tribunal,
des membres des juridictions nationales suprêmes et des juristes possé-
dant des compétences notoires, dont l’un est proposé par le Parlement
européen.

7 – bonne réponse : ❐ b
Le président de la Cour de justice est élu par la Cour pour un mandat
de trois ans renouvelable.

8 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c ❐d
Il joue un rôle essentiel dans l’organisation et le fonctionnement de la
Cour de justice.

9 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le greffier de la Cour de justice est chargé d’assurer l’administration
générale de la Cour sous l’autorité du président. La Cour de Luxem-
bourg nomme son greffier, par vote à bulletin secret, pour un mandat
de six ans qui est renouvelable.

10 – bonne réponse : ❐ b
En fonction de l’importance de l’affaire, la Cour de justice peut se réunir
en chambre (de 3 à 5 juges), en grande chambre (composée de 13 juges)
ou encore en formation plénière (composée de l’ensemble des juges).

11 – bonne réponse : ❐ b
Les avocats généraux ont vocation à proposer à la Cour de Luxembourg
une solution juridique aux affaires dont ils sont chargés. Mais leurs
opinions ne lient pas la Cour de justice.
t
G
126 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

12 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b ❐c
La procédure est également uniforme pour tous les recours directs. Les
règles de procédure sont essentiellement déterminées par le règlement
de procédure de la Cour de justice. La procédure devant la Cour s’ins-
pire de celle qui s’applique devant le Conseil d’État français et diffère de
celle que l’on rencontre dans les autres juridictions internationales.

13 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
L’article 278 TFUE dispose que « les recours formés devant la Cour de
justice de l’Union européenne n’ont pas d’effet suspensif. Toutefois, la
Cour peut, si elle estime que les circonstances l’exigent, ordonner le
sursis à l’exécution de l’acte attaqué ». « Dans les affaires dont elle est
saisie, la Cour de justice de l’Union européenne peut prescrire les
mesures provisoires nécessaires » (art. 279, TFUE).

14 – bonne réponse : ❐ a
Si la Cour de justice reconnaît que l’État membre concerné ne s’est pas
conformé à son arrêt, elle peut lui infliger le paiement d’une somme
forfaitaire ou d’une astreinte. Dans son arrêt du 12 juillet 2005, la Cour
a condamné, pour la première fois, un État membre (la France), à la fois
à une astreinte et à une amende forfaitaire compte tenu de son man-
quement grave et persistant au droit européen.

15 – bonnes réponses : ❐ a ❐c
La Cour de justice peut rendre un avis sur la compatibilité avec les traités
européens d’un accord international dont la conclusion est envisagée
par l’Union européenne. La Cour de justice de l’Union européenne
exerce aussi une fonction juridictionnelle.

16 – bonne réponse : ❐ a
Si la Cour de justice estime que l’accord international est incompatible
avec le droit de l’Union européenne, l’accord envisagé verra son entrée
en vigueur subordonnée à une révision préalable des traités européens.

17 – bonne réponse : ❐ a
La juridiction de la Cour de justice est obligatoire pour tous les États
membres. Aucune déclaration d’acceptation de compétence des États
membres n’est nécessaire.
CHAPITRE 7 – LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE – RÉPONSES

Ces derniers ont déjà accepté l’autorité de la Cour en adhérant à l’Union


t
G
127

européenne.
À cet égard la Cour de justice se distingue très nettement de la Cour
internationale de justice de l’ONU. Les litiges pour lesquels la compé-
tence est conférée à la Cour de justice échappent à la compétence
concurrente des tribunaux nationaux.

18 – bonne réponse : ❐ a
La Cour de justice a pour mission essentielle d’assurer le respect par les
États membres du droit de l’Union européenne. Elle est chargée de
contrôler la légalité des actes adoptés par les institutions de l’Union.
Elle peut être saisie par les États membres, les institutions de l’Union
européenne, ou encore par toute personne physique ou morale contes-
tant une décision de nature communautaire.
L’autorité des jugements de la Cour de justice, dans le domaine du droit
de l’Union européenne, prévaut sur celle des tribunaux nationaux qui ont
la possibilité, par la procédure de la question préjudicielle, de recueillir
son avis.

19 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
La Cour de justice pratique l’interprétation dite systématique. Selon
cette méthode, le juge se réfère au système global des traités pour pré-
ciser le sens de chaque disposition particulière. La Cour pratique aussi
l’interprétation dite téléologique. Cela signifie que le juge de Luxem-
bourg interprète les dispositions des traités en fonction des objectifs
qu’elles doivent réaliser, en fonction de leur finalité.

20 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
La Cour de justice est compétente pour se prononcer sur les recours pour
incompétence, violation des formes substantielles, violation des traités ou
de toute règle de droit relative à leur application, ou détournement de
pouvoir, formés par un État membre, le Parlement européen, le Conseil ou
la Commission (art. 263, TFUE).

21 – bonnes réponses : ❐ a ❐c
Le recours en carence permet à la Cour de justice de contrôler la légalité
de l’inactivité des institutions européennes. Le recours en annulation
t
G
128 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

permet à la Cour de contrôler la légalité des actes des institutions euro-


péennes. Il constitue le recours le plus important dans le cadre du
contentieux de la légalité.

22 – bonne réponse : ❐ b
Si l’arrêt de la Cour de justice qui sanctionne un manquement n’est pas
exécuté, l’État fautif peut être condamné au paiement d’une somme
forfaitaire ou d’une astreinte.
Avec le Traité de Lisbonne, le mécanisme des sanctions pécuniaires
(somme forfaitaire et/ou astreinte) en cas de non exécution d’un arrêt
en manquement est renforcé. Notons que la Cour de justice pourra
désormais infliger, dès le stade du premier arrêt en manquement, des
sanctions pécuniaires en cas de non communication à la Commission
des mesures nationales de transposition d’une directive (art. 260, TFUE).

23 – bonne réponse : ❐ c
Cette procédure permet à la Commission de saisir la Cour de justice
lorsqu’elle juge qu’un État membre a manqué à ses obligations.

24 – bonne réponse : ❐ b
La procédure du recours préjudiciel a permis à la Cour de justice de
s’ériger en « tribunal suprême de type fédéral ».
Les partisans de « l’Europe des États » critiquent le rôle qu’elle a joué
dans la construction communautaire. Ils dénoncent «  l’impérialisme
supranational » de la Cour de justice comme ils stigmatisent l’impéria-
lisme de la Commission de Bruxelles.

25 – bonne réponse : ❐ a
Le juge européen peut être saisi à titre préjudiciel par les tribunaux
nationaux. Lorsqu’à l’occasion d’un litige, un juge national est confronté
à une disposition européenne, il peut, pour pouvoir rendre son juge-
ment, renvoyer cette question pour interprétation devant la Cour de
justice.
Le juge national a l’obligation de surseoir à statuer et de saisir la Cour
de justice lorsque les décisions qu’il rend ne sont susceptibles d’aucun
recours juridictionnel.
Dans le cadre de cette procédure du renvoi préjudiciel, qui a été intro-
CHAPITRE 7 – LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE – RÉPONSES

duite dans les traités par le doyen Georges Vedel, le juge européen va
t
G
129

donc déterminer la portée de l’acte communautaire en question. Mais il


ne tranche pas directement un litige.
Cette procédure du renvoi préjudiciel permet une véritable coopération
entre la Cour de justice et les juges nationaux.

26 – bonnes réponses : ❐ b ❐c
Avec le Traité de Lisbonne, la Cour de justice est compétente pour
statuer à titre préjudiciel sur la validité et l’interprétation non seu-
lement des actes émanant des institutions mais aussi des actes pris
par les organes ou organismes de l’Union (art.  267, alinéa 1er, TFUE).
Lorsqu’une question préjudicielle est soulevée dans une affaire pen-
dante devant une juridiction nationale concernant une personne
détenue, la Cour de Luxembourg doit statuer dans les plus brefs délais
(art. 267, alinéa 4, TFUE).

27 – bonne réponse : ❐ b
« La Cour de justice est compétente pour connaître des litiges relatifs à
la réparation des dommages visés à l’article 340, deuxième et troisième
alinéas » (art. 268, TFUE). « En matière de responsabilité non contrac-
tuelle, l’Union doit réparer, conformément aux principes généraux com-
muns aux droits des États membres, les dommages causés par ses
institutions ou par ses agents dans l’exercice de leurs fonctions  »
(art. 340, TFUE).
Dans la pratique, la Cour paraît considérer que la responsabilité de
l’Union ne peut être engagée que pour faute lourde.

28 – bonne réponse : ❐ b
Le protocole (n°  7) sur le principe de subsidiarité, qui est annexé
au Traité d’Amsterdam de 1997, est venu confirmer que la subsidiarité
est un principe juridique susceptible d’être interprété par la Cour de
justice. Le principe de subsidiarité a été défini comme un «  concept
dynamique  » par le Traité d’Amsterdam. Depuis l’entrée en vigueur
du Traité de Lisbonne, les parlements nationaux comme le comité
des régions peuvent déposer un recours pour violation du principe de
subsidiarité contre les actes qui seraient selon eux contraires à ce
principe.
t
G
130 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

29 – bonne réponse : ❐ a
Avec le Traité de Lisbonne, la Cour de justice de l’Union européenne
s’est vue reconnaître une compétence limitée en matière de PESC. Au
titre de l’article  275 du TFUE, la Cour pourra désormais connaître des
recours concernant la légalité des mesures restrictives à l’encontre des
personnes physiques ou morales prises par le Conseil (interdictions de
visa, gels d’avoir).

30 – bonne réponse : ❐ a
La Cour de justice est compétente pour se prononcer sur les recours
formés par la Cour des comptes, par la Banque centrale européenne et
par le Comité des régions qui tendent à la sauvegarde des prérogatives
de ceux-ci (art. 263, TFUE).

31 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
En ce qui concerne les visas, l’asile, l’immigration et les autres politiques
liées à la circulation des personnes, la Cour peut être aujourd’hui saisie
par toutes les juridictions nationales. Elle est désormais compétente
pour se prononcer sur des mesures d’ordre public dans le cadre de
contrôles transfrontaliers.

32 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
Le Traité de Lisbonne a étendu le contrôle de la Cour de justice aux
actes du Conseil européen, ce dernier ayant été reconnu par le Traité de
Lisbonne comme une institution à part entière. La Cour de justice peut,
à la demande de l’État membre concerné, se prononcer sur la légalité
d’un acte adopté par le Conseil européen ou le Conseil lorsqu’il a iden-
tifié un risque clair de violation grave par cet État membre de certaines
valeurs (respect de la dignité humaine, respect des droits de l’homme,
etc.).

33 – bonne réponse : ❐ a
La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui acquiert
la même valeur juridique que les Traités, intègre « le bloc de constitu-
tionnalité  » sur lequel la Cour peut se prononcer. Toutefois, la Charte
n’est pas opposable à plusieurs États membres de l’Union européenne
(Royaume-Uni, Pologne et République tchèque).
CHAPITRE 7 – LA COUR DE JUSTICE DE L’UNION EUROPÉENNE – RÉPONSES

34 – bonnes réponses : ❐ a ❐c ❐d ❐f
t
G
131

Le Tribunal compte au moins un juge par pays membres (art. 19, TUE).


Son règlement intérieur est soumis à l’approbation du Conseil (art. 254,
TFUE). Les membres du Tribunal désignent, parmi eux, pour trois ans, le
président du Tribunal dont le mandat est renouvelable (art. 254, TFUE).

35 – bonne réponse : ❐ b
Le Tribunal siège en principe en chambre de trois ou cinq juges.

36 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b ❐ c ❐ d ❐ e ❐ f
Le Traité de Lisbonne étend les compétences du Tribunal (autrefois
appelé TPI) qui devient notamment compétent pour connaître des
recours qui sont formés contre les décisions des tribunaux spécialisées
(art. 256, TFUE).
Le Tribunal n’est pas compétent pour connaître des recours en constata-
tion de manquement.

37 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b
Le pourvoi contre la décision du Tribunal n’a pas en principe d’effet sus-
pensif et est limité aux seules questions de droit.
Lorsqu’il est fondé, la Cour de justice annule la décision du Tribunal et
peut soit renvoyer l’affaire pour jugement devant le Tribunal, soit statuer
elle-même définitivement sur le litige dans l’hypothèse où l’affaire est
en l’état d’être jugée.
La possibilité de former des pourvois contre les décisions du Tribunal
présente l’intérêt d’améliorer la situation du justiciable qui s’adresse à la
justice européenne.

38 – bonne réponse : ❐ a
En 2005, un tribunal de la fonction publique communautaire, qui exerce
les compétences du Tribunal en matière de fonction publique, a été
créé. Les décisions du Tribunal de la fonction publique communautaire
(TFP) peuvent faire l’objet d’appel devant le Tribunal.
Le TPF a rendu son premier arrêt le 26 avril 2006 et fait désormais partie
des tribunaux spéciaux prévus par le Traité de Lisbonne.
Chapitre 8
La Cour des comptes

1 – La Cour des comptes est venue remplacer la Commission


de contrôle :
❐ a – vrai ❐ b – faux
2 – La Cour des comptes est un organe juridictionnel :
❐ a – vrai ❐ b – faux
3 – La Cour des comptes a été créée par :
❐ a – le Traité de Maastricht ❐ b – le Traité de Bruxelles
❐ c – l’Acte Unique européen
4 – Où se trouve le siège de la Cour des comptes ?
❐ a – à Bruxelles ❐ b – à Strasbourg
❐ c – à Paris ❐ d – à Luxembourg
t
G
134 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

5 – La Cour des comptes est composée de :


❐ a – 27 membres ❐ b – 20 membres
❐ c – 35 membres ❐ d – 50 membres
6 – Des conditions de compétence ne sont pas requises pour
être juge à la Cour des comptes :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – Les membres de la Cour des comptes sont nommés par :
❐ a – le Conseil de l’Union européenne après consultation de
la Commission européenne
❐ b – le Conseil de l’Union européenne après consultation du
Parlement européen
❐ c – la Commission européenne après consultation du Parle-
ment européen
❐ d – le Parlement européen après consultation du Conseil de
l’Union européenne

8 – Le mandat des membres de la Cour des comptes est :


❐ a – renouvelable ❐ b – non renouvelable
❐ c – de cinq ans ❐ d – de six ans
9 – Le président de la Cour des comptes est désigné :
❐ a – d’un commun accord entre les gouvernements des États
membres
❐ b – par les membres de la Cour
❐ c – par le Conseil de l’Union européenne avec l’approba-
tion du Parlement européen
❐ d – pour un mandat de trois ans renouvelable
CHAPITRE 8 – LA COUR DES COMPTES – QUESTIONS

10 – Le fonctionnement de la Cour des comptes est régi par


t
G
135

un principe de collégialité :
❐ a – vrai ❐ b – faux
11 – La Cour des comptes :
❐ a – assure le contrôle des comptes de l’Union
❐ b – dispose d’environ 800 collaborateurs pour exercer sa
mission
❐ c – peut créer des chambres chargées d’adopter certaines
catégories de rapports

12 – La Cour des comptes :


❐ a – peut contrôler sur pièce
❐ b – peut contrôler sur place auprès des institutions de
l’Union européenne et des États membres

13 – La Cour des comptes :


❐ a – établit un rapport annuel
❐ b – peut présenter à tout moment ses observations sous
forme de rapports spéciaux

14 – La Cour des comptes est consultée sur tout projet de


l’Union européenne dans le domaine financier :
❐ a – vrai ❐ b – faux
15 – La Cour des comptes :
❐ a – examine la totalité des recettes et des dépenses de
l’Union européenne
❐ b – examine les comptes de tous les organismes créés par
l’Union
❐ c – exerce une fonction d’audit
t
G
136 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

16 – La Cour des comptes exerce :


❐ a – une fonction d’auxiliaire de la Cour de justice de
l’Union européenne
❐ b – une fonction d’auxiliaire du Parlement européen
❐ c – une fonction d’auxiliaire du Conseil européen
17 – La Cour des comptes européenne n’est jamais compé-
tente dans le domaine de la politique étrangère et de
sécurité commune (PESC) :
❐ a – vrai ❐ b – faux
18 – Au cas où une Institution de l’Union entraverait
son action, la Cour des comptes peut saisir la Cour de
justice :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 8 – LA COUR DES COMPTES – RÉPONSES

Réponses
t
G
137

1 – bonne réponse : ❐ a
La Commission de contrôle, dont une partie du personnel fut transférée
à la Cour des comptes, s’était révélée impuissante face à l’ampleur de la
tâche.
L’extension des Communautés rendait nécessaire la création d’une nou-
velle institution. Le Parlement européen estimait qu’un tel organisme
pourrait l’aider à contrôler efficacement l’exécution du budget euro-
péen.

2 – bonne réponse : ❐ b
La Cour n’a pas de pouvoir juridictionnel. Les conclusions de la Cour des
comptes n’ont pas l’autorité de la chose jugée.

3 – bonne réponse : ❐ b
C’est le Traité de Bruxelles du 22  juillet 1975 qui a créé la Cour des
comptes. Le Traité de Maastricht, quant à lui, l’a élevée au rang d’insti-
tution de l’Union à égalité avec la Commission européenne, le Conseil,
le Parlement européen et la Cour de justice. La Cour des comptes est la
gardienne de l’orthodoxie financière.

4 – bonne réponse : ❐ d
La Cour des comptes a son siège à Luxembourg.

5 – bonne réponse : ❐ a
La Cour des comptes européenne est composée de 27 membres, un par
État membre.
t
G
138 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

6 – bonne réponse : ❐ b
Les membres de la Cour des comptes doivent être choisis parmi des
personnalités appartenant ou ayant appartenu dans leurs pays respectifs
aux institutions de contrôle externe ou possédant une qualification
requise pour cette fonction. Ils doivent offrir toutes les garanties d’indé-
pendance. Les membres de la Cour des comptes européenne bénéficient
des privilèges et immunités applicables aux juges de la Cour de justice.

7 – bonne réponse : ❐ b
On doit signaler que le Parlement européen a, en 1989, rendu un avis
négatif à l’égard de deux candidats proposés par le Conseil de l’Union
européenne. De plus, le pouvoir de nomination du Conseil ne s’exerce
qu’à l’unanimité.

8 – bonnes réponses : ❐ a ❐d
Les membres de la Cour des comptes européenne sont nommés pour
six ans. Leur mandat est renouvelable.

9 – bonnes réponses : ❐ b ❐d
La Cour des comptes élit son président pour une durée de trois ans.
Ce dernier convoque et préside les réunions du collège et veille à l’exé-
cution des décisions de la Cour.

10 – bonne réponse : ❐ a
La Cour de Luxembourg agit en collège. Le principe de collégialité, qui
régit également le fonctionnement de la Commission européenne, ne
l’empêche pas d’être organisée en secteurs.

11 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
La Cour des comptes européenne peut créer des chambres chargées
d’adopter certaines catégories de rapports ou d’avis. Elle est compé-
tente pour adopter son propre règlement intérieur. Celui-ci est soumis
à l’approbation du Conseil, statuant à la majorité qualifiée.
CHAPITRE 8 – LA COUR DES COMPTES – RÉPONSES

12 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b
t
G
139

Lorsque le contrôle a lieu sur place auprès des institutions de l’Union


européenne et des États membres, il s’exercera en priorité en liaison
avec les institutions de contrôle nationales.

13 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Ces rapports, dont les médias se font l’écho, lui permettent d’exercer
une réelle autorité morale. La Cour établit un rapport annuel après la
clôture de chaque exercice. Ce rapport, qui est publié au Journal officiel
de l’Union européenne, est adressé à toutes les autres institutions euro-
péennes. Elle peut aussi adopter des rapports spéciaux sur toute ques-
tion particulière à son initiative ou sur demande d’une autre institution
de l’Union .

14 – bonne réponse : ❐ a
On notera en ce sens que les propositions de règlement du Conseil
concernant la TVA donnent lieu à un avis de la Cour des comptes euro-
péenne. En étant obligatoirement consultée sur tout projet de l’Union
intervenant dans le domaine financier et budgétaire, la Cour des
comptes européenne participe au pouvoir législatif.

15 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
Le champ d’intervention de la Cour de Luxembourg est très large. Elle
est l’organe de contrôle des finances publiques de l’Union européenne.
Ses membres vérifient la légalité et la régularité des recettes et des
dépenses de l’Union européenne. Ils s’assurent de la bonne gestion
financière de l’Union.
t
G
140 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

16 – bonne réponse : ❐ b
La Cour de Luxembourg assiste l’Assemblée de Strasbourg dans sa fonc-
tion de contrôle de l’exécution du budget. Elle est, en permanence, en
liaison avec la commission du contrôle budgétaire – une commission
spécialisée de l’Europarlement – qui se réunit régulièrement en présence
des membres ou d’auditeurs de la Cour.
Le Parlement européen tient compte du rapport annuel de la Cour
lorsqu’il donne à la Commission européenne décharge de l’exécution
du budget. Dans ce rapport, la Cour des comptes met en évidence les
erreurs de gestion et indique les domaines où les améliorations sont
nécessaires.

17 – bonne réponse : ❐ b
La Cour des comptes européenne est compétente si les dépenses affé-
rentes à la politique étrangère et de sécurité commune incombent au
budget de l’Union européenne.

18 – bonne réponse : ❐ a
C’est le Traité d’Amsterdam qui lui a permis de saisir la Cour de justice
pour sauvegarder ses prérogatives.
Chapitre 9
Les institutions de l’Union
économique et monétaire

1 – Le SEBC (Système européen de banques centrales) :


❐ a – rassemble la Banque centrale européenne et les
banques centrales des vingt-sept États membres de
l’Union européenne
❐ b – est chargé de déterminer et conduire la politique moné-
taire de l’Union européenne
❐ c – est chargé d’assurer le bon fonctionnement des
systèmes de paiements
❐ d – est chargé de gérer les réserves de change officielles
des États membres
❐ e – est dirigé par les organes de décision de la Banque
centrale européenne
t
G
142 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

2 – L’Eurosystème :
❐ a – est composé de la Banque centrale européenne et des
banques centrales des États ayant adopté l’euro
❐ b – est l’autorité monétaire de la zone euro
3 – Où se trouve le siège de la Banque centrale européenne
(BCE) ?
❐ a – à Bruxelles ❐ b – à Strasbourg
❐ c – à Paris ❐ d – à Luxembourg
❐ e – à Francfort
4 – La Banque centrale européenne est une institution indé-
pendante par rapport aux gouvernements des États
membres :
❐ a – vrai ❐ b – faux
5 – Avec le Traité de Lisbonne, la Banque centrale euro-
péenne est devenue une institution de l’Union :
❐ a – vrai ❐ b – faux
6 – La Banque centrale européenne n’est pas compétente
pour arrêter son règlement intérieur :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – La Banque centrale européenne a un siège d’observateur :
❐ a – au Conseil de sécurité de l’ONU
❐ b – au Conseil d’administration du FMI
❐ c – au Conseil de l’Europe
❐ d – à l’OSCE
CHAPITRE 9 – LES INSTITUTIONS DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE – QUESTIONS

8 – La Banque centrale européenne :


t
G
143

❐ a – participe aux réunions du G8 et du G20


❐ b – peut être amenée à participer aux réunions du Conseil
lorsque des questions concernant les objectifs et les
missions de l’Eurosystème y sont abordées

9 – Le capital de la Banque centrale européenne est :


❐ a – détenu par les banques centrales européennes
❐ b – souscrit par tous les pays membres
❐ c – souscrit par certains pays membres
10 – Les organes de la Banque centrale européenne sont :
❐ a – le Conseil général ❐ b – l’Eurogroupe
❐ c – le Conseil des gouverneurs ❐ d – le Directoire
11 – Le Royaume-Uni :
❐ a – est membre de la zone euro
❐ b – n’est pas membre de la zone euro
❐ c – est représenté au sein du conseil des gouverneurs de
la BCE

12 – Le directoire de la Banque centrale européenne :


❐ a – réunit les gouverneurs des banques centrales natio-
nales des États membres
❐ b – se compose du président de la Banque centrale euro-
péenne, du vice-président et de quatre autres membres
❐ c – est une instance dont les membres sont nommés pour
un mandat de huit ans non renouvelable
t
G
144

13 – Le
QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

président de la Banque centrale européenne est


désigné par :
❐ a – la Commission européenne et l’Institut monétaire
européen
❐ b – le Parlement européen
❐ c – les chefs d’État et de gouvernement des États membres
❐ d – le Comité monétaire
❐ e – le président du Conseil européen et le Comité euro-
péen du risque systémique

14 – Qui a succédé en 2011 à Jean-Claude Trichet à la prési-


dence de la Banque centrale européenne ?
❐ a – Wim Duisenberg ❐ b – Jean-Claude Juncker
❐ c – Mario Draghi ❐ d – Jean-Claude Trichet
15 – Le président de la Banque centrale européenne est
invité à participer aux réunions du Conseil lorsque
celui-ci délibère sur des questions relatives aux objec-
tifs et aux missions du SEBC :
❐ a – vrai ❐ b – faux
16 – Dans les domaines relevant de ses attributions, la
Banque centrale européenne est consultée sur tout
projet d’acte de l’Union européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
17 – La Banque centrale européenne ne peut pas émettre
des recommandations :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 9 – LES INSTITUTIONS DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE – QUESTIONS

18 –  La Banque centrale européenne :


t
G
145

❐ a – adresse un rapport annuel sur les activités du SEBC, au


Parlement européen, au Conseil et à la Commission,
ainsi qu’au Conseil européen
❐ b – adresse un rapport annuel sur la politique monétaire
de l’année précédente et de l’année en cours au Par-
lement européen, au Conseil et à la Commission, ainsi
qu’au Conseil européen

19 – La Banque centrale européenne :


❐ a – est responsable de la stabilité de l’euro
❐ b – a pour mission essentielle de maintenir la stabilité des
prix
❐ c – a pour mission prioritaire de soutenir la croissance
économique
❐ d – est dotée de la personnalité juridique
❐ e – a modifié en 2011 sa définition de la stabilité des prix
❐ f – n’est pas la seule banque habilitée à autoriser l’émis-
sion de l’euro

20 – L’euro :
❐ a – n’a pas cessé depuis son lancement de fluctuer face
au dollar
❐ b – reste une monnaie régionale face au dollar
21 – Le Traité de Lisbonne a modifié les statuts de la Banque
centrale européenne pour inclure dans ses attributions
la croissance et l’emploi :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
146 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

22 – Le Traité de Lisbonne autorise la Banque centrale euro-


péenne à accorder des découverts ou tout autre type
de crédit aux institutions, organes ou organismes de
l’Union :
❐ a – vrai ❐ b – faux
23 – La Banque centrale européenne a décidé, à partir de
mai 2010, d’acheter des obligations d’États de la zone
euro en grande difficulté budgétaire :
❐ a – vrai ❐ b – faux
24 – L’Eurogroupe :
❐ a – est un organe doté de prérogatives juridiques propres
❐ b – est la principale instance de décision en matière de
politique macro-économique
❐ c – est l’instance informelle de consultation des États par-
ticipant à l’euro
❐ d – a vocation à préparer les réunions du sommet de la
zone euro et à en assurer le suivi
❐ e – a vu son autorité renforcée par le Traité de Lisbonne
❐ f – est doté d’un président qui est élu pour un mandat de
deux ans et demi

25 – Le président du sommet de la zone euro  :


❐ a – est désigné par les chefs d’État ou de gouvernement
de la zone euro lors de l’élection du président du
Conseil européen
❐ b – doit présenter un rapport au Parlement européen
après chaque sommet de la zone euro
CHAPITRE 9 – LES INSTITUTIONS DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE – QUESTIONS

❐ c – assure la préparation des sommets de la zone euro en


t
G
147

étroite coopération avec le président de la Commis-


sion
❐ d – est chargé avec le président de la Commission de
communiquer les décisions du sommet de la zone
euro

26 – Le Fonds européen de stabilisation financière (FESF) :


❐ a – a été mis en place en 2010 par l’Union européenne
pour endiguer la crise de la dette souveraine des pays
de la zone euro
❐ b – a été déclenché le 28 novembre 2010 pour la première
fois au profit de l’Irlande
❐ c – a été mis en place pour une durée de cinq ans
❐ d – a été déclenché en 2009 pour la première fois au
profit de Chypre

27 – Le Mécanisme européen de stabilité (MES)  :


❐ a – sera une institution financière internationale ayant son
siège à Luxembourg
❐ b – sera comme le FESF, une société anonyme de droit
luxembourgeois
❐ c – disposera d’un large éventail d’instruments pour
contribuer à la stabilité financière de la zone euro
❐ d – ne prendra aucune décision à l’unanimité
❐ e – a été institué par un traité signé par les pays membres
de la zone euro le 2 février 2012
t
G
148 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Réponses

1 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c ❐d ❐e
Le SEBC regroupe la BCE et les Banques centrales des États membres de
l’Union européenne, que ces derniers participent ou ne participent pas à
l’Union économique et monétaire (UEM). Institué par le Traité de Maas-
tricht, le SEBC est chargé de garantir la stabilité des prix et d’apporter
son soutien aux politiques économiques de l’Union pour les aider à
atteindre leurs objectifs.

2 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
L’Eurosystème coexistera avec le SEBC tant qu’il y aura des pays membres
de l’Union européenne ne faisant pas partie de la zone euro.

3 – bonne réponse : ❐ e
Le siège de la BCE se trouve à Francfort, en Allemagne.

4 – bonne réponse : ❐ a
Le Traité de Maastricht a été très clair au sujet de l’indépendance de la
BCE. Il a précisé que les États membres s’engagent « à ne pas chercher à
influencer les membres des organes de décision de la BCE ». De plus, les
statuts de la BCE indiquent que ses membres ne peuvent solliciter ou
accepter d’instructions de quiconque. La BCE est totalement indépen-
dante, comme l’est la Bundesbank, la « Buba ». Elle ne doit pas se plier
au choix économique de tel ou tel État membre. Ce principe général
d’indépendance a été confirmé par le TFUE qui rappelle que « les insti-
tutions, organes, et organismes de l’Union ainsi que les gouvernements
des États membres respectent cette indépendance  » (art.  282, TFUE).
Les Allemands sont fermement attachés à cette indépendance de la BCE
qui doit mettre l’euro à l’abri de l’arbitraire politique. Pour l’Allemagne,
l’indépendance de la BCE constitue un rempart contre l’inflation et les
tentations laxistes des États membres. Comme on a pu l’écrire, avec la
BCE, l’Union européenne s’est, pour la première fois, dotée d’un « exé-
cutif fédéral indépendant ».
Le TFUE a ajouté au principe général d’indépendance de la BCE celui de
son indépendance financière.
CHAPITRE 9 – LES INSTITUTIONS DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE – RÉPONSES

5 – bonne réponse : ❐ a
t
G
149

Avec le Traité de Lisbonne, la BCE, qui ne figurait pas dans la partie ins-
titutionnelle des précédents traités européens, devient une des institu-
tions de l’Union européenne. Les dispositions institutionnelles la concer-
nant sont regroupées dans l’article 282 du TFUE.

6 – bonne réponse : ❐ b
C’est la BCE qui arrête son règlement intérieur.

7 – bonne réponse : ❐ b
La BCE a un représentant permanent au FMI à Washington avec statut
d’observateur. Ce représentant de la BCE assiste en tant qu’observateur
à toutes les séances du directoire exécutif du Fonds monétaire interna-
tional portant sur les questions monétaires et européennes. Il représente
la Banque centrale européenne lors des réunions de travail.

8 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Au niveau européen, le président de la BCE est régulièrement invité à
assister aux réunions de l’Eurogroupe, auxquelles participent les
ministres des Finances des pays membres de la zone euro.

9 – bonne réponse : ❐ a
Le capital de la BCE est détenu par les banques centrales européennes
selon une clé de répartition faisant intervenir la part de l’État membre
dans la population de l’Union et dans le produit intérieur brut de celle-ci.
Des ajustements sont opérés tous les cinq ans et chaque fois qu’un
nouvel État adhère à l’Union européenne.
On remarquera que le Traité de Maastricht avait prévu un capital
de 5 milliard d’écus. Le 16 décembre 2010, la BCE a décidé de lancer la
plus forte augmentation de capital de son histoire pour faire face aux
difficultés de la zone euro.
t
G
150 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

10 – bonnes réponses : ❐ a ❐c ❐d
La BCE dispose de trois organes  : le Conseil des gouverneurs qui est
l’organe de direction, le directoire qui met en œuvre la politique moné-
taire conformément aux orientations définies par le Conseil des gouver-
neurs et le Conseil général qui a pour mission d’associer étroitement les
pays membres ne participant pas encore totalement à l’UEM aux
décisions prises dans le cadre de cette Union.
L’Eurogroupe (ou Conseil de l’euro), est l’instance informelle de consul-
tation qui regroupe les pays membres de l’UEM ; une instance qui vise à
coordonner les politiques économiques des pays concernés. C’est la
vieille idée d’un «  gouvernement économique  », voulu par la France,
qui serait un contrepoids de nature politique face à la BCE. Cet organe
non décisionnel créé en décembre  1997 a pour but de permettre aux
États participant à l’euro de discuter entre eux de leurs problèmes
monétaires et économiques.

11 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) affirme
que les gouverneurs des banques centrales des États membres qui n’ont
pas adopté l’euro ne font pas partie du conseil des gouverneurs de la
Banque centrale européenne (art. 283, TFUE).

12 – bonnes réponses : ❐ b ❐c
Le directoire est l’instance d’exécution et de gestion de la BCE.
«  Le président, le vice-président et les autres membres du directoire
sont nommés par le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée,
sur recommandation du Conseil et après consultation du Parlement
européen et du conseil des gouverneurs de la Banque centrale euro-
péenne, parmi des personnes dont l’autorité et l’expérience profes-
sionnelle dans le domaine monétaire ou bancaire sont reconnues  »
(art. 283, TFUE).
CHAPITRE 9 – LES INSTITUTIONS DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE – RÉPONSES

13 – bonne réponse : ❐ c
t
G
151

Le président de la BCE est nommé, comme les autres membres du direc-


toire de la BCE, par le Conseil européen, à la majorité qualifiée, sur
recommandation du Conseil et après consultation du Parlement euro-
péen et du Conseil des gouverneurs de la BCE. Le Conseil européen des
23 et 24 juin 2011 a nommé M. Mario Draghi président de la BCE pour
la période allant du 1er novembre 2011 au 31 octobre 2019.
On rappellera que le Comité monétaire était un organisme consultatif
de la Communauté qui a été institué en 1958, en vertu du traité sur la
Communauté européenne. Lors de la 3e étape de l’UEM, il a été dissous
et un Comité économique et financier fut mis en place. Ce comité est
notamment chargé de préparer les réunions du Conseil des ministres de
l’Économie et des Finances (ECOFIN).
Le président de la BCE, qui préside le Conseil des gouverneurs et le
Directoire de la BCE, préside également le Comité européen du risque
systémique (CERS), nouvelle instance européenne de surveillance du
système financier. Le CERS a été créé en 2010 pour réduire les déséqui-
libres macroéconomiques et assurer la stabilité financière.

14 – bonne réponse : ❐ c
Le gouverneur de la Banque d’Italie, Mario Draghi, a succédé en
novembre 2011 au Français Jean-Claude Trichet à la présidence de la
BCE. Jean-Claude Trichet avait lui-même succédé le 1er novembre 2003
à Wim Duisenberg, lequel était le premier président de la BCE, depuis le
1er juin 1998. Il a su dépasser l’orthodoxie monétaire dans sa gestion du
dossier de la dette souveraine européenne.
Mario Draghi a gagné une stature internationale en assurant la prési-
dence, de 2006 à 2011, du Conseil de stabilité financière (CSF), lequel a
été chargé par le G20 de coordonner la régulation financière. Le
25 avril 2012, il a plaidé en faveur d’un « pacte de croissance » pour
l’Europe. Mais il a posé comme préalable la ratification du Traité sur la
stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et
monétaire (TSCG).
t
G
152 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

15 – bonne réponse : ❐ a
L’article 284 du TFUE, qui a prévu une coopération entre la BCE et les
autres institutions de l’Union, indique que le président du Conseil et un
membre de la Commission peuvent aussi participer sans voix délibéra-
tive aux réunions du conseil des gouverneurs de la Banque centrale
européenne.

16 – bonne réponse : ❐ a
Elle est aussi consultée sur tout projet de réglementation au niveau
national et peut soumettre des avis (art. 283, TFUE).

17 – bonne réponse : ❐ b
La BCE émet des recommandations et des avis. Elle prend aussi des déci-
sions et des règlements qui sont soumis au contrôle du juge européen
par la voie du recours en carence, du recours en annulation ou du
recours préjudiciel.

18 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Ce rapport annuel est présenté par le président de la BCE au Conseil et
au Parlement européen, lequel peut tenir un débat général sur cette
base (art. 284, TFUE).

19 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐d
Comme l’a clairement établi le Traité de Maastricht, la stabilité de l’euro
est une priorité pour la Banque de Francfort qui a fait preuve de prag-
matisme dans la mise en œuvre de la politique monétaire européenne.
Selon l’article 282 du traité sur le fonctionnement de l’Union euro-
péenne (TFUE), « l’objectif principal du Système européen de banques
centrales (SEBC) est de maintenir la stabilité des prix ». La définition de
la stabilité des prix retenue par la BCE a toujours été une augmentation
annuelle de l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) de
moins de 2 % pour l’ensemble de la zone euro. Le TFUE indique égale-
ment dans son article 127 que « sans préjudice de l’objectif de stabilité
des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques géné-
rales dans l’Union ».
La gestion des réserves de change et la conduite des opérations de
change concernant l’euro sont les autres fonctions de la BCE.
CHAPITRE 9 – LES INSTITUTIONS DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE – RÉPONSES

20 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
t
G
153

Depuis janvier  1999, date de son introduction, l’euro n’a cessé de


baisser pour atteindre son cours le plus bas en septembre  2000 (à
0,82 dollar). Il ne reviendra à parité avec le dollar qu’en juillet 2002 et
ne retrouvera son cours de lancement qu’en mai 2003.
De la fin 2004 jusqu’à début juillet 2012, la devise européenne a fluctué
dans une fourchette comprise entre 1,18 et 1,60 dollar.
Elle vaut davantage que lors de son introduction (1,1680  dollar le
1er janvier 1999). Cela étant précisé, l’euro a du mal à contester la supré-
matie du dollar qui demeure la monnaie mondiale.
Enfin, en mai 2010, les incertitudes concernant le sauvetage de la Grèce et
le risque de contagion de la crise grecque ont mis l’euro en danger. Jamais,
depuis sa création, la devise européenne n’avait connu une telle épreuve.

21 – bonne réponse : ❐ b
Il a très souvent été reproché à la Banque de Francfort de privilégier la
lutte contre l’inflation et de ne pas se préoccuper de la croissance et du
taux de chômage des États membres. Notons qu’il a été suggéré par
certains de modifier les statuts de la BCE afin d’inclure dans ses missions
la nécessité de veiller à l’emploi et à un haut niveau d’activité.

22 – bonne réponse : ❐ b
L’article  123-1 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne
«  interdit à la Banque centrale européenne (BCE) et aux banques
centrales des États membres [...] d’accorder des découverts ou tout
autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l’Union,
aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux
autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics
des États membres ». « L’acquisition directe, auprès d’eux, par la Banque
centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instru-
ments de leur dette est également interdite  », indique aussi
l’article 123-1 du TFUE.
t
G
154 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

23 – bonne réponse : ❐ a
Au risque de perdre, selon certains, sa crédibilité, la BCE a décidé, à
partir de mai 2010, d’acheter des obligations d’États de la zone euro en
grande difficulté budgétaire, Grèce, Portugal et Irlande principalement.
Ce programme de rachats de titres de dettes d’État, qui a été étendu
aux emprunts espagnols et italiens, en août 2011, a été critiqué publi-
quement par Axel Weber, l’ancien patron de la Bundesbank, la banque
centrale allemande, et par l’Allemand Jürgen Stark, l’ex-chef écono-
miste et membre du directoire de la BCE. Ces derniers n’ont d’ailleurs
pas caché avoir démissionné de leur mandat à cause de cette politique.

24 – bonnes réponses : ❐ c ❐d ❐e ❐f
L’Eurogroupe (ou Conseil de l’euro) rassemble les ministres des Finances
des États qualifiés pour la monnaie unique. C’est un organe informel et
non décisionnel. Le pouvoir décisionnel appartient au Conseil ECOFIN
qui regroupe les ministres de l’Économie et des Finances des États
membres. Les réunions de l’Eurogroupe sont consacrées aux questions
spécifiques de l’Euroland  : coordination des politiques économiques,
des politiques budgétaires, harmonisation des politiques fiscales, etc. Le
Conseil de l’euro se réunit de façon systématique avant chaque Conseil
ECOFIN.
Selon un protocole annexé au Traité de Lisbonne, les ministres des États
de la zone euro élisent, à la majorité, un président pour deux ans et
demie. En lui donnant une existence légale et en le dotant d’une prési-
dence stable, le Traité de Lisbonne a renforcé l’autorité du Conseil de
l’euro, même s’il rappelle que ses réunions sont informelles.
Le président du sommet de la zone euro sera consulté sur le programme
de travail de l’Eurogroupe et il pourra inviter le président de l’Euro-
groupe à convoquer une réunion de ce dernier, notamment afin de
préparer un sommet de la zone euro ou d’assurer le suivi de ses orienta-
tions. L‘Eurogroupe jouera aussi un rôle fondamental dans la mise en
œuvre du semestre européen par les pays membres de la zone euro
(déclaration du sommet de la zone euro du 26 octobre 2011).
CHAPITRE 9 – LES INSTITUTIONS DE L’UNION ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE – RÉPONSES

25 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c ❐d
t
G
155

Les sommets de la zone euro réunissant les chefs d’État ou de gouver-


nement de la zone euro ainsi que le président de la Commission auront
lieu au moins deux fois par an « afin de donner des orientations straté-
giques concernant les politiques économiques et budgétaires au sein de
la zone euro » (déclaration du sommet de la zone euro du 26 octobre
2011).
Réunis à Bruxelles, le 23 octobre 2011, les dirigeants européens ont
décidé que désormais « le président du sommet de la zone euro sera
désigné par les chefs d’État ou de gouvernement de la zone euro lors de
l’élection du président du Conseil européen et pour un mandat de durée
identique ». Dans l’attente de l’élection de ce président du sommet de
la zone euro, les dirigeants européens ont entériné la nomination du
président du Conseil européen, M. Van Rompuy, pour présider les som-
mets de la zone euro, au moins jusqu’à la fin de son mandat. Lors du
Conseil européen de mars 2012, M. Van Rompuy a été reconduit par les
27 à la présidence du Conseil européen pour deux ans et demi et a été
également désigné, pour la même durée, président des sommets de la
zone euro.

26 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b
Il a été mis en place le 7 juin 2010, dans la foulée du premier plan d’aide
à la Grèce, par les pays membres de la zone euro pour une durée de
trois ans. Le FESF peut intervenir à plusieurs niveaux sur les marchés
financiers pour fournir une assistance financière aux pays membres de la
zone euro. Il n’a cessé d’être réformé au fur et à mesure de l’aggrava-
tion de la crise de la dette souveraine. Le 25 juin 2012, Chypre a
demandé officiellement l’aide de l’Union pour son secteur bancaire en
difficulté. Après la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne, Chypre est
le cinquième pays membre de l’Union monétaire à faire appel à la soli-
darité européenne.
t
G
156 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

27 – bonnes réponses : ❐ a ❐ c ❐e
Le MES sera en mesure d’accorder des prêts à ses membres, d’octroyer
une assistance financière à titre de précaution, de fournir des prêts pour
assurer la recapitalisation d’établissements financiers et d’acheter des
obligations des États membres bénéficiaires sur les marchés primaire et
secondaire.
Les décisions les plus importantes (modification du capital, octroi d’un
soutien à la stabilité, appels de fonds, la modification de la liste des
instruments d’assistance financière) seront prises d’un commun accord.
Toutefois, une procédure d’urgence pourra être utilisée lorsque la
Commission européenne et la BCE concluent que la stabilité économique
et financière de la zone euro est menacée, et qu’une décision urgente
est nécessaire. Dans ce cas, les décisions seront prises à la majorité
qualifiée.
Le Conseil européen des 28 et 29 juin 2012 a décidé qu’un mécanisme
de surveillance unique de toutes les banques de la zone euro, auquel la
Banque centrale européenne sera associée, sera mis en place d’ici la fin
de l’année 2012. C’était la condition qu’avait posée Berlin pour que le
MES puisse recapitaliser directement les banques défaillantes. L’accord
de Bruxelles de juin 2012 permettra aux pays qui ont sollicité un plan de
sauvetage de leurs banques (Espagne et Chypre) de ne pas alourdir leur
dette publique.
Dans leur déclaration finale du 29 juin 2012, les pays de la zone euro se
sont engagés à utiliser le Fonds européen de stabilisation financière
(FESF) et le MES « d’une manière souple et efficace afin de stabiliser les
marchés » pour les États qui respectent les règles de l’Union et les
recommandations spécifiques les concernant.
Chapitre 10
Les autres organes
de l’Union européenne

1 – Le Comité économique et social (CES) a été créé par :


❐ a – le Traité de Rome ❐ b – l’Acte unique européen
❐ c – le Traité de Maastricht
2 – Lesmembres du Comité économique et social sont
nommés :
❐ a – par la Commission européenne
❐ b – par la Commission européenne et le Parlement européen
❐ c – par le Conseil de l’Union européenne
3 – Le Comité économique et social est composé de repré-
sentants :
❐ a – de la Commission
❐ b – du Parlement européen
❐ c – des organisations économiques et sociales
❐ d – de la société civile
t
G
158 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

4 – Les membres du Comité économique et social exercent


un mandat impératif :
❐ a – vrai ❐ b – faux
5 – Le mandat de membre du Comité économique et social
est :
❐ a – d’une durée de quatre ans
❐ b – d’une durée de cinq ans
❐ c – d’une durée de six ans
❐ d – renouvelable
❐ e – non renouvelable
6 – Le nombre des membres du Comité économique et social
est fixé à un maximum de 350 :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – Le président du Comité économique et social est désigné
par le Parlement européen :
❐ a – vrai ❐ b – faux
8 – Le Traité de Maastricht a :
❐ a – amélioré le statut du Comité économique et social
❐ b – retiré des pouvoirs au Comité économique et social
9 – Le Comité économique et social :
❐ a – est consulté par le Parlement européen, le Conseil ou
par la Commission dans les cas prévus par les traités
❐ b – ne peut pas être consulté par le Parlement européen, le
Conseil ou par la Commission dans tous les cas où ces
institutions le jugent opportun
CHAPITRE 10 – LES AUTRES ORGANES DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

10 – Le Comité économique et social :


t
G
159

❐ a – peut être consulté avant l’adoption d’un grand nombre


d’actes relatifs à l’environnement, au développement
régional et au domaine social
❐ b – peut être consulté avant l’adoption d’un grand
nombre d’actes relatifs au marché intérieur, à l’éduca-
tion, à la protection des consommateurs, et à l’envi-
ronnement

11 – Le Comité économique et social ne peut pas prendre


l’initiative d’émettre un avis dans les cas où il le juge
opportun :
❐ a – vrai ❐ b – faux
12 – Le Comité des régions siège à Bruxelles comme le
Comité économique et social :
❐ a – vrai ❐ b – faux
13 – Les membres du Comité des régions sont désignés par :
❐ a – le Parlement européen et la Commission européenne
❐ b – le Conseil de l’Union européenne
❐ c – la Commission européenne
❐ d – le Parlement européen et le Conseil de l’Union euro-
péenne

14 – Le Comité des régions est composé :


❐ a – de représentants des collectivités locales
❐ b – de représentants des collectivités régionales
❐ c – de fonctionnaires territoriaux
❐ d – de représentants de la Commission et du Parlement
t
G
160 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

15 – Le mandat de membre du Comité des régions est :


❐ a – d’une durée de deux ans et demie
❐ b – d’une durée de cinq ans
❐ c – d’une durée de six ans
❐ d – renouvelable
❐ e – non renouvelable
❐ f – compatible avec le mandat de député européen
16 – Le nombre de membres du Comité des régions a été
fixé à un maximum de 500 :
❐ a – vrai ❐ b – faux
17 – Le Comité des régions désigne parmi ses membres son
président pour une durée de deux ans et demie :
❐ a – vrai ❐ b – faux
18 – Le Comité des régions :
❐ a – peut rendre des avis de sa propre initiative
❐ b – peut être saisi par le Médiateur européen
❐ c – ne peut pas saisir la Cour de justice de l’Union euro-
péenne

19 – Le Comité des régions :


❐ a – est consulté par le Parlement européen, le Conseil ou
par la Commission dans les cas prévus par les traités
❐ b – peut être consulté par le Parlement européen, le
Conseil ou par la Commission dans le domaine de la
coopération transfrontière
CHAPITRE 10 – LES AUTRES ORGANES DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

20 – Le Comité des régions est obligatoirement consulté


t
G
161

dans de nombreux domaines directement liés aux res-


ponsabilités des collectivités locales par les institutions
suivantes :
❐ a – la Commission
❐ b – le Conseil
❐ c – les Parlements des États membres
❐ d – la Banque centrale européenne
❐ e – le Comité économique et social
❐ f – le Conseil européen

21 – La Banque européenne d’investissement (BEI) a été


créée par :
❐ a – le Traité de Maastricht
❐ b – l’Acte unique européen
❐ c – le Traité CEE du 25 mars 1957
❐ d – le Traité d’Amsterdam
22 – Où se trouve le siège de la banque européenne d’inves-
tissement ?
❐ a – à Bruxelles
❐ b – à Strasbourg
❐ c – à Paris
❐ d – à Luxembourg
23 – La Banque européenne d’investissement :
❐ a – est une institution européenne
❐ b – est une banque
❐ c – est une institution européenne et une banque
❐ d – est dotée de la personnalité juridique
t
G
162

24 – La
QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

principale structure administrative de la Banque


européenne d’investissement est le Conseil des gouver-
neurs :
❐ a – vrai ❐ b – faux
25 – Le président de la Banque européenne d’investissement :
❐ a – est nommé pour un mandat de quatre ans
❐ b – est nommé pour un mandat de six ans
❐ c – est titulaire d’un mandat non renouvelable
26 – Qui a succédé à Philippe Maystadt au poste de
président de la Banque européenne d’investissement ?
❐ a – Werner Hoyer ❐ b – Sir Brian Unwin
❐ c – Wim Duisenberg ❐ d – Philippe Maystadt
❐ e – Javier Solana
27 – Les organes de la Banque européenne d’investissement
sont :
❐ a – le Comité de vérification
❐ b – le Conseil d’administration
❐ c – le Conseil de direction
28 – Le capital de la Banque européenne d’investissement
est souscrit :
❐ a – par certains États membres de l’Union européenne
❐ b – par tous les États de l’Union européenne
❐ c – par les banques centrales européennes
29 – La Banque européenne d’investissement accorde des
prêts et des garanties d’emprunts :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 10 – LES AUTRES ORGANES DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

30 – La Banque européenne d’investissement peut émettre


t
G
163

des emprunts sur les marchés financiers :


❐ a – vrai ❐ b – faux
31 – Les missions de la Banque européenne d’investissement
sont de :
❐ a – participer au financement des projets de développe-
ment conduits par l’Union européenne
❐ b – financer les réseaux d’infrastructure transeuropéens
❐ c – contribuer, en faisant appel aux marchés des capitaux
et à ses ressources propres, au développement équi-
libré du marché intérieur

32 – La Banque européenne d’investissement travaille uni-


quement avec les pays membres de l’Union européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
33 – La Banque européenne d’investissement a :
❐ a – lancé le programme d’action spécial d’Amsterdam
(PASA)
❐ b – lancé un programme d’action en faveur de l’emploi
❐ c – a financé 5 milliards de projets en France en 2011
❐ d – signé en 2003 avec le ministre français de la Santé un
programme Hôpitaux de France de 500  millions
d’euros
❐ e – renforcé son soutien à l’industrie automobile, à la
recherche et au développement des PME à la suite de
la crise financière mondiale apparue en 2008
t
G
164 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

34 – La Banque européenne d’investissement :


❐ a – est devenue, en 2000, l’actionnaire majoritaire du
Fonds européen d’investissement
❐ b – est la première institution financière multilatérale
❐ c – est le premier emprunteur mondial sur les marchés
internationaux des capitaux
❐ d – n’a joué aucun rôle particulier dans le cadre du Fonds
européen de stabilisation financière (FESF)

35 – Les agences européennes :


❐ a – n’interviennent pas dans le domaine de la politique
étrangère et de sécurité commune (PESC)
❐ b – sont des organismes de droit public possédant la per-
sonnalité juridique
❐ c – ne sont pas distinctes des institutions européennes
❐ d – sont remises en cause par le Traité de Lisbonne
❐ e – sont créées par un acte de droit dérivé en vue de rem-
plir une tâche de nature technique, scientifique ou de
gestion spécifique
❐ f – se caractérisent par leur hétérogénéité
36 – L’unitéde coopération judiciaire de l’Union euro-
péenne (Eurojust) est l’agence européenne chargée
de renforcer la coopération judiciaire entre les États
membres :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 10 – LES AUTRES ORGANES DE L’UNION EUROPÉENNE – RÉPONSES

Réponses
t
G
165

1 – bonne réponse : ❐ a
Il semble que l’on doit l’introduction du CES – l’équivalent du Conseil
économique, social et environnemental français – au socialiste Guy
Mollet, qui était, à l’époque, président du Conseil. Les autres États euro-
péens ignoraient cet organisme qui était apparu en France en 1924. La
composition du CES s’inspire très clairement du «  CES français  » créé
par Édouard Herriot, lequel CES est devenu le «  Conseil économique,
social et environnemental  » depuis la révision constitutionnelle de
juillet 2008.

2 – bonne réponse : ❐ c
Ils sont désignés par le Conseil après consultation de la Commission
européenne.

3 – bonnes réponses : ❐ c ❐d
Le Comité économique et social est composé de représentants des
organisations d’employeurs, de salariés et d’autres acteurs représenta-
tifs de la société civile, en particulier dans les domaines socioécono-
mique, civique, professionnel et culturel (art. 300, TFUE).

4 – bonne réponse : ❐ b
Les membres de cet organisme consultatif exercent leurs fonctions en
toute indépendance dans l’intérêt général de l’Union européenne.

5 – bonnes réponses : ❐ b ❐d
Avec le Traité de Lisbonne, le mandat de membre de cet organisme
passe de quatre à cinq ans et s’aligne sur celui de député européen.

6 – bonne réponse : ❐ a
Le Traité de Lisbonne prévoit que le nombre des membres du CES ne
doit pas dépasser 350.
t
G
166 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

7 – bonne réponse : ❐ b
Le Comité désigne parmi ses membres son président et son bureau pour
une durée de deux ans et demie (art. 303, TFUE).

8 – bonne réponse : ❐ a
Le Traité de Maastricht a renforcé les compétences du CES. Son règle-
ment intérieur n’a plus besoin d’être soumis à l’approbation du Conseil.

9 – bonne réponse : ❐ a
Le Comité est consulté par le Parlement européen, le Conseil ou par
la Commission dans les cas prévus par les traités. Il peut être consulté
par ces institutions dans tous les cas où elles le jugent opportun
(art. 304, TFUE).

10 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le CES peut être consulté par le Parlement européen, le Conseil ou par
la Commission, avant l’adoption d’un grand nombre d’actes relatifs à
l’environnement, au développement régional, au domaine social, au
marché intérieur, à l’éducation, à la protection des consommateurs, et à
l’environnement.

11 – bonne réponse : ❐ b
L’autosaisine du CES est possible. Tous les avis du CES sont adoptés à
la majorité simple et sont publiés au Journal officiel de l’Union euro-
péenne.

12 – bonne réponse : ❐ a
Les deux comités siègent à Bruxelles dans des locaux communs.

13 – bonne réponse : ❐ b
Ils sont choisis par le Conseil sur proposition des États membres. Les
collectivités locales infraétatiques ne sont pas appelées à participer à ce
choix.
CHAPITRE 10 – LES AUTRES ORGANES DE L’UNION EUROPÉENNE – RÉPONSES

14 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
t
G
167

Le Comité des régions est composé de représentants des collectivités


régionales et locales qui sont soit titulaires d’un mandat électoral au sein
d’une collectivité régionale ou locale, soit politiquement responsables
devant une assemblée élue (art. 300, TFUE).

15 – bonnes réponses : ❐ b ❐d
Avec le Traité de Lisbonne, la durée du mandat de membre du Comité
des régions, qui est renouvelable, passe de quatre à cinq ans. Les
membres du Comité des régions « ne peuvent pas être simultanément
membres du Parlement européen » (art. 305, TFUE).

16 – bonne réponse : ❐ b
Le Traité de Lisbonne prévoit que le nombre des membres du Comité
des régions ne doit pas dépasser 350. C’est également le cas du nombre
des membres du CES.

17 – bonne réponse : ❐ a
Le Comité des régions désigne parmi ses membres son président et son
bureau pour une durée de deux ans et demi (art. 306, TFUE).

18 – bonne réponse : ❐ a
Le Comité des régions peut émettre un avis de sa propre initiative dans
les cas où il le juge utile. L’avis sera alors adressé aux autorités décision-
nelles.
Avec le Traité de Lisbonne, le Comité des régions obtient le droit de
saisir la Cour de justice en cas de violation du principe de subsidiarité en
ce qui concerne les textes pour lesquels il est obligatoirement consulté.
Il obtient aussi le droit de la saisir pour défendre ses propres préroga-
tives (art. 263, TFUE).

19 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
«  Le Comité des régions est consulté par le Parlement européen, le
Conseil ou par la Commission dans les cas prévus par les traités et dans
tous les autres cas, en particulier lorsqu’ils ont trait à la coopération trans-
frontière, où l’une de ces institutions le juge opportun » (art. 307, TFUE).
t
G
168 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

20 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le Comité des régions est obligatoirement consulté dans de nombreux
domaines directement liés aux responsabilités des collectivités locales
(éducation, formation professionnelle, culture, santé publique...), par la
Commission, le Conseil ou, depuis le Traité de Lisbonne, par le Parle-
ment européen.

21 – bonne réponse : ❐ c
La BEI, qui est le principal organe de financement de l’Union euro-
péenne, fut prévue à l’origine par le Traité de Rome du 25 mars 1957
instituant la CEE. Le lien institutionnel entre la BEI et la structure com-
munautaire a été renforcé par le traité sur l’Union européenne de 1992.

22 – bonne réponse : ❐ d
Le siège de la BEI est à Luxembourg.

23 – bonnes réponses : ❐ c ❐ d
La BEI est à la fois une banque et une institution européenne.
Elle est une banque chargée de contribuer au financement de pro-
grammes d’investissements, en liaison avec les fonds structurels et les
autres instruments financiers de l’Union. Dans un arrêt du 3 mars 1988,
la Cour de justice a considéré que la BEI était un « organisme » qui pou-
vait être assimilé à une institution de l’Union.

24 – bonne réponse : ❐ a
Le Conseil des gouverneurs (autrement dit les ministres des Finances de
l’Union européenne) est le gouvernement de la BEI. C’est lui qui prend
toutes les décisions importantes. Il est assisté par un Conseil d’adminis-
tration et un Comité de gestion.

25 – bonne réponse : ❐ b
L’Allemand Werner Hoyer a été nommé président de la Banque euro-
péenne d’investissement à compter du 1er janvier 2011.
CHAPITRE 10 – LES AUTRES ORGANES DE L’UNION EUROPÉENNE – RÉPONSES

26 – bonne réponse : ❐ a
t
G
169

Werner Hoyer est le septième président de la BEI depuis sa création par


le Traité de Rome. Il a succédé au Belge Philippe Maystadt dont le
mandat à la tête de l’institution s’est achevé le 31 décembre 2011.
Philippe Maystadt avait été nommé président de la BEI le 1er janvier
2000 et son mandat avait été renouvelé en 2006. Philippe Maystadt
avait succédé, en janvier 2000, à Sir Brian Unwin qui était en fonction
depuis le 1er avril 1993.

27 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b ❐c
L’Institut de financement à long terme de l’Union européenne dispose
de structures administratives distinctes de celles des autres institutions
de l’Union européenne.

28 – bonne réponse : ❐ b
Les États membres de l’Union européenne ont souscrit au capital de la
BEI dans des proportions différentes. Au 1er avril 2010, le capital souscrit
de la Banque s’élevait à plus de 232 milliards d’euros. Le Conseil euro-
péen des 28 et 29 juin 2012 a décidé d’augmenter le capital de la BEI de
10 milliards d’euros pour lui permettre de prêter davantage.

29 – bonne réponse : ❐ a
Les prêts de la BEI, qui sont assortis d’un taux d’intérêt très faible,
peuvent être versés dans la devise du choix de l’emprunteur.

30 – bonne réponse : ❐ a
La BEI, qui est l’instrument financier de l’Union, emprunte des sommes
considérables sur le marché international des capitaux et cela sous
forme d’émissions obligataires.
La BEI est le premier emprunteur sur le marché des capitaux interna-
tionaux.
La BEI n’a pas de représentation en France. En tant qu’emprunteur,
ce sont les établissements bancaires présents sur le marché français
qui sont ses relais.
t
G
170 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

31 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
La BEI a pour tâche de faciliter la réalisation de projets européens,
publics ou privés, en accordant des prêts à long terme.

32 – bonne réponse : ❐ b
La BEI travaille également avec une centaine d’autres États. Elle inter-
vient dans les pays ACP (États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique).
Elle intervient aussi dans le Bassin méditerranéen, en Europe centrale ou
encore en Asie.

33 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b ❐c ❐d ❐e
En 1997, la BEI a lancé un programme d’action spécial destiné à encou-
rager les investissements créateurs d’emploi pour consolider les poli-
tiques de l’Union européenne en matière de croissance et d’emploi.
S’agissant de la France, la BEI a notamment en 2011 cofinancé des
nouvelles lignes à grande vitesse (LGV). D’une manière générale, elle a
soutenu l’ensemble du programme TGV en France. La BEI a été très
sollicitée à la suite de la crise financière mondiale apparue en 2008.
Alors que les ministres des Finances européens lui confient sans cesse de
nouvelles tâches, son nouveau président Werner Hoyer a déclaré le
16 février 2012 que la BEI voulait diminuer son volume de prêts en 2012
afin de préserver sa stabilité financière.

34 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
La BEI est la première institution financière mondiale. Elle fait partie du
« Groupe BEI » composé de la Banque et du Fonds européen d’investis-
sement (FEI). De 1990 à 2003, la BEI a octroyé plus de 25  milliards
d’euros de financements afin de concourir au développement écono-
mique des nouveaux États membres de l’Union européenne. La BEI a
assumé un rôle limité de prestataire de services dans le cadre du Fonds
européen de stabilisation financière (FESF).
CHAPITRE 10 – LES AUTRES ORGANES DE L’UNION EUROPÉENNE – RÉPONSES

35 – bonnes réponses : ❐ b ❐e ❐f
t
G
171

Trois agences interviennent dans le domaine de la PESC : l’Agence euro-


péenne pour la défense (EDA), l’Institut d’études de sécurité (ISS) et le
Centre satellitaire de l’Union européenne (EUSC). Parmi ces agences, qui
se sont multipliées ces dernières années, on peut citer par exemple
l’Agence européenne des médicaments ou encore l’Office européen de
police (Europol).

36 – bonne réponse : ❐ a
Les compétences d’Eurojust, qui est un organe de coopération et de
coordination judiciaire, pourront désormais être renforcées (art.  85,
TFUE). Un Parquet européen pourra également être mis en place à partir
d’Eurojust (art. 86, TFUE).
Partie 3

L’ordre juridique
de l’Union européenne
Chapitre 11
Les différentes sources
du droit de l’Union européenne

1 – Le droit de l’Union européenne résulte :


❐ a – de sources écrites
❐ b – de sources non-écrites
❐ c – de sources écrites et non-écrites
2 – La hiérarchie des sources du droit de l’Union européenne
a été fixée par :
❐ a – Les traités européens
❐ b – La jurisprudence communautaire
❐ c – les traités et la jurisprudence communautaire
3 – Le juge européen fait appel :
❐ a – à tous les principes de droit international public
❐ b – à certains principes de droit international public
❐ c – à aucun principe de droit international public
t
G
176 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

4 – Les principes généraux du droit communautaire ne font


pas partie de la légalité communautaire dont la Cour de
justice de l’Union européenne assure le respect :
❐ a – vrai ❐ b – faux
5 – Les principes généraux du droit ont une valeur inférieure
au droit dérivé :
❐ a – vrai ❐ b – faux
6 – Il n’y a pas plusieurs catégories de principes généraux du
droit :
❐ a – vrai ❐ b – faux
7 – Les protocoles et déclarations annexés aux traités consti-
tutifs n’appartiennent pas au droit originaire :
❐ a – vrai ❐ b – faux
8 – Le Traité de Paris du 18 avril 1951 (qui a créé la CECA) et
les deux Traités de Rome du 25  mars 1957 (qui sont à
l’origine de la CEE et de l’EURATOM) sont :
❐ a – des traités internationaux
❐ b – la Constitution de l’Union européenne
9 – Les trois traités constitutifs déterminent le champ
d’application du droit européen :
❐ a – dans le temps ❐ b – dans l’espace
10 – L’Union européenne a refusé d’adhérer à la Convention
européenne des droits de l’homme :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 11 – LES DIFFÉRENTES SOURCES DU DROIT DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

11 – Les actes de droit dérivé doivent respecter :


t
G
177

❐ a – le droit primaire ❐ b – les accords externes


❐ c – le droit primaire et les accords externes
12 – La directive européenne :
❐ a – ne lie que les destinataires qu’elle désigne
❐ b – peut être invoquée, en France, à l’appui d’un recours
en annulation d’un acte administratif individuel

13 – La directive européenne peut avoir pour auteur :


❐ a – l’Eurogroupe
❐ b – la Commission européenne
❐ c – le Conseil européen
❐ d – le Conseil de l’Union européenne
14 – Le Conseil constitutionnel :
❐ a – s’interdit de censurer une loi qui ne ferait que
transposer une directive européenne en droit interne
❐ b – est compétent pour censurer une loi qui ne ferait que
transposer une directive européenne
❐ c – n’a jamais précisé sa doctrine en matière de
transposition de directives européennes en droit
interne
❐ d – a décidé, le 10 décembre 2007, que la ratification du
Traité de Lisbonne ne nécessitait pas une révision de la
Constitution française
❐ e – est compétent pour contrôler la loi par rapport à une
directive en dehors des cas de transposition

15 – Le règlement n’est pas obligatoire dans tous ses


éléments :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
178 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

16 – Le règlement est un acte :


❐ a – de portée individuelle ❐ b – de portée générale
17 – Le règlement peut avoir pour auteur :
❐ a – la Banque centrale européenne
❐ b – le Conseil de l’Union européenne
❐ c – la Commission européenne
❐ d – le Parlement européen et le Conseil
18 – Le Traité de Lisbonne :
❐ a – reconnaît implicitement un caractère législatif aux
décisions qui sont adoptées suivant une procédure
législative
❐ b – précise que la décision est un acte non législatif
19 – Les actes non décisoires sont :
❐ a – les avis ❐ b – les décisions
❐ c – les recommandations
20 – L’instrument privilégié de la réalisation du marché
intérieur a été :
❐ a – le règlement ❐ b – la directive
❐ c – la recommandation ❐ d – la décision
21 – C’est l’article  288 du TFUE (ex-art.  249, CE), qui énu-
mère les actes de droit dérivé :
❐ a – vrai ❐ b – faux
22 – Les actes «  innomés  » figurent dans la nomenclature
de l’article 288 du TFUE (ex-art. 249, CE) :
❐ a – vrai ❐ b – faux
CHAPITRE 11 – LES DIFFÉRENTES SOURCES DU DROIT DE L’UNION EUROPÉENNE – QUESTIONS

23 – Le Traité de Lisbonne :


t
G
179

❐ a – mentionne deux instruments juridiquement non


contraignants
❐ b – instaure une hiérarchie entre les normes européennes
❐ c – distingue cinq instruments juridiques (directives, déci-
sions, règlements, recommandations, avis) qui s’ap-
pliquent de manière indifférenciée à l’ensemble des
politiques communes

24 – Les actes juridiques adoptés par la procédure législa-


tive constituent des actes législatifs :
❐ a – vrai ❐ b – faux
25 – Les actes délégués :
❐ a – sont des actes législatifs
❐ b – sont des actes non-législatifs de portée générale,
adoptés par la Commission, qui complètent ou modi-
fient des éléments non-essentiels des actes législatifs
❐ c – sont des actes uniquement adoptés par le Parlement
européen

26 – Les actes d’exécution sont adoptés, par la Commission


européenne ou le Conseil, lorsque des conditions uni-
formes d’exécution d’actes juridiquement contrai-
gnants de l’Union sont nécessaires :
❐ a – vrai ❐ b – faux
27 – Depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne,
l’adoption d’actes législatifs dans le domaine de la
politique étrangère et de sécurité commune est désor-
mais possible :
❐ a – vrai ❐ b – faux
t
G
180 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Réponses

1 – bonne réponse : ❐ c
Le droit de l’Union européenne résulte à la fois de sources écrites et de
sources non-écrites. Les sources non-écrites sont la jurisprudence et les
principes généraux du droit. Les sources écrites ne forment pas un bloc
homogène. Il faut effectivement distinguer le droit originaire ou pri-
maire, qui est constitué, notamment, des traités constitutifs de l’Union,
le droit conventionnel, qui comprend les accords internationaux conclus
par l’Union et ceux conclus entre et par les États membres, et le droit
dérivé qui est constitué par l’ensemble des actes unilatéraux que les ins-
titutions et organes de l’Union européenne sont habilités à adopter.

2 – bonne réponse : ❐ b
Compte tenu du silence des traités, c’est la jurisprudence de la Cour de
Luxembourg qui a été conduite à déterminer la «  pyramide  » des
normes communautaires.
On notera que plusieurs propositions ont été faites en vue d’organiser
une nouvelle hiérarchie des sources du droit européen qui est l’élément
moteur de l’intégration européenne.

3 – bonne réponse : ❐ b
Le juge européen n’accepte pas les principes de droit international
public qui lui semblent incompatibles avec la nature juridique et la struc-
ture institutionnelle de l’Union européenne.
En revanche, il a accepté de consacrer des principes de droit interna-
tional public conciliables avec les exigences spécifiques au droit commu-
nautaire. On peut citer notamment le principe de territorialité, le
principe de l’effet utile ou encore le principe qui s’oppose à ce qu’un
État refuse à ses propres ressortissants le droit d’avoir accès à son terri-
toire et d’y séjourner.

4 – bonne réponse : ❐ b
Les principes généraux du droit communautaire s’imposent à la fois aux
institutions européennes lorsqu’elles élaborent et appliquent du droit
CHAPITRE 11 – LA NAISSANCE DES COMMUNAUTÉS EUROPÉENNES – RÉPONSES

dérivé et aux pays membres lorsqu’ils interviennent dans le champ du


t
G
181

droit communautaire. Ils ont une valeur juridique supérieure au droit


dérivé.

5 – bonne réponse : ❐ b
Les principes généraux du droit s’imposent aux institutions de l’Union
européenne. Ils ont une valeur supérieure au droit dérivé, mais égale-
ment aux accords externes.

6 – bonne réponse : ❐ b
Il y a plusieurs catégories de principes généraux du droit. Il convient de
distinguer les principes du droit international, les principes généraux du
droit déduits de tous les systèmes juridiques nationaux, les principes du
droit communautaire et les droits fondamentaux.

7 – bonne réponse : ❐ b
La Cour de justice considère qu’ils ont la même force impérative que les
traités d’origine.

8 – bonne réponse : ❐ a
Ces traités de base, qui ont institué trois communautés distinctes, sont
des traités internationaux. Ils ne sont pas la « Constitution » de l’Union
européenne même si le juge communautaire utilise parfois la formule
de « charte constitutionnelle de base » pour qualifier les traités constitu-
tifs (CJCE, 23 avril 1996, Parti écologiste-Les Verts/Parlement Européen).
Notons que les États membres de l’Union européenne avaient adopté le
18 juin 2004 un projet de Constitution européenne. Ce projet de traité
constitutionnel n’a pas été au terme de son processus de ratification par
chacun des États membres.

9 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Le Traité CECA a été conclu pour une période de cinquante ans. En
revanche, les Traités de Rome ont été conclus pour une période illimitée.
Le Traité de Maastricht sur l’Union européenne, quant à lui, fait réfé-
rence à une conférence intergouvernementale de révision (CIG). Cette
conférence intergouvernementale sur la réforme du fonctionnement
de l’Union européenne s’est ouverte le 29 mars 1996, à Turin, et s’est
t
G
182 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

achevée à Amsterdam, le 18 juin 1997. Elle a abouti à un échec quasi


complet.
Le champ d’application dans l’espace est déterminé de façon différente
par chaque traité fondateur.
Le Traité EURATOM s’applique aux territoires européens des États
membres. Il est également applicable aux territoires non-européens
soumis à leur juridiction. Le traité instituant la Communauté euro-
péenne, rebaptisé traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,
s’applique, quant à lui, de plein droit à tout territoire d’un État membre.

10 – bonne réponse : ❐ b
Comme le projet de traité constitutionnel signé le 29 octobre 2004, le
Traité de Lisbonne a prévu l’adhésion de l’Union européenne à la
Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) qui fut adoptée
en 1950 dans le cadre du Conseil de l’Europe. L’adhésion de l’UE à la
CEDH, qui renforcera la cohérence du système européen de protection
des droits fondamentaux, est également prévue par l’article 59 de la
CEDH telle qu’amendée par le Protocole nº 14. Les pourparlers officiels
sur l’adhésion de l’Union à la CEDH ont commencé le 7 juillet 2010
avec la réunion de Thorbjørn Jagland, le Secrétaire Général du Conseil
de l’Europe, et de Viviane Reding, vice-présidente de la Commission
européenne.

11 – bonne réponse : ❐ c
Le droit originaire, qui se compose notamment des traités constitutifs
de l’Union, prévaut sur tous les actes de droit dérivé car ces actes ne
peuvent être pris qu’en application d’une disposition des traités.
Le droit dérivé est subordonné aux accords externes qui sont conclus en
application des traités constitutifs.

12 – bonnes réponses : ❐ a ❐ b
La directive est un acte à caractère individuel. Elle ne lie que le ou les
États à qui elle est notifiée. Toutefois, le juge communautaire a été
amené à reconnaître à la directive la qualité « d’acte à portée générale ».
Cette attitude de la juridiction communautaire s’explique par le fait que
les directives, qui sont aujourd’hui très fréquemment adressées à la tota-
lité des États membres, ont vocation à produire des effets juridiques sur
tout le territoire de l’Union européenne.
CHAPITRE 11 – LES PRINCIPES APPLICABLES AUX ACTES JURIDIQUES DE L’UE – RÉPONSES

Dans son arrêt d’assemblée du 30 octobre 2009 (Mme Perreux), qui a


t
G
183

marqué un revirement jurisprudentiel, le Conseil d’État a reconnu la


possibilité pour tout justiciable de se prévaloir, à l’appui d’un recours
dirigé contre un acte administratif même non réglementaire, des dispo-
sitions précises et inconditionnelles d’une directive lorsque l’État n’a pas
pris, dans les délais impartis par elle, les mesures de transposition néces-
saires.

13 – bonnes réponses : ❐ b ❐d
Les directives émanent le plus souvent du Conseil. La Commission de
Bruxelles a également le pouvoir de prendre des directives, soit sur
habilitation du Conseil, soit en vertu de son pouvoir normatif autonome.
La directive peut aussi avoir pour auteur le Conseil et le Parlement
européen dans les cas où est prévu le recours à la procédure législative
ordinaire.

14 – bonne réponse : ❐ a
Dans sa décision du 10 juin 2004 relative à la loi pour la confiance dans
l’économie numérique, le Conseil constitutionnel indique qu’il s’interdit
de censurer une loi qui ne ferait que transposer une directive européenne
en droit interne. Une telle transposition «  résulte d’une exigence
constitutionnelle à laquelle il ne pourrait être fait obstacle qu’en raison
d’une disposition expresse contraire à la Constitution ». Dans sa décision
no  2006-540 DC du 27  juillet 2006 concernant la loi relative au droit
d’auteur et aux droits voisins dans la société de l’information, le Conseil a
précisé que « la transposition d’une directive ne saurait aller à l’encontre
d’une règle ou d’un principe inhérent à l’identité constitutionnelle de la
France, sauf à ce que le constituant y ait consenti ».

15 – bonne réponse : ❐ b
Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments, y compris les
annexes lorsqu’elles en font partie intégrante.

16 – bonne réponse : ❐ b
Le règlement comporte des prescriptions générales, impersonnelles et
abstraites. Il a un effet erga omnes. Le règlement est la manifestation la
plus significative du pouvoir normatif de l’Union européenne.
t
G
184 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

17 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c ❐d
Le règlement est la principale source de droit dérivé, notamment dans le
domaine agricole. Selon l’article  288 alinéa  2 du TFUE (ex-art.  249
alinéa 2, CE), « le règlement a une portée générale. Il est obligatoire dans
tous ses éléments et il est directement applicable dans tout État
membre ».

18 – bonne réponse : ❐ a
« La décision est obligatoire dans tous ses éléments. Lorsqu’elle désigne
des destinataires, elle n’est obligatoire que pour ceux-ci  » (art. 288,
alinéa 4, TFUE). Avec le Traité de Lisbonne, la décision perd son carac-
tère exclusivement individuel. Ce même Traité de Lisbonne reconnait
indirectement que la décision peut avoir un caractère législatif dans la
mesure où les décisions peuvent être adoptées par le Conseil et le Parle-
ment européen suivant une procédure législative ordinaire ou spéciale
(art. 289, TFUE).

19 – bonnes réponses : ❐ a ❐c
Les avis et les recommandations, qui sont des instruments d’orientation,
sont dépourvus de toute force obligatoire.

20 – bonne réponse : ❐ b
La directive a été utilisée de préférence au règlement pour assurer la
mise en œuvre du marché unique qui est au cœur de l’Union euro-
péenne. Mais le règlement est l’instrument privilégié de la fonction
législative européenne.

21 – bonne réponse : ❐ a
L’article  288 du TFUE (ex-art.  249, CE) indique que «  pour exercer les
compétences de l’Union, les institutions adoptent des règlements, des
directives, des décisions, des recommandations et des avis ».

22 – bonne réponse : ❐ b
Ces actes « atypiques » sont les actes étrangers à la nomenclature de
l’article  288 du TFUE. Ces actes «  innomés  » sont l’expression d’une
« soft law » au sein de l’Union européenne. Les actes hors nomenclature
sont nombreux.
CHAPITRE 11 – LES PRINCIPES APPLICABLES AUX ACTES JURIDIQUES DE L’UE– RÉPONSES

23 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
t
G
185

Le Traité de Lisbonne instaure une hiérarchie entre les normes euro-


péennes et distingue trois types d’actes :
– les actes législatifs (art. 289, TFUE) : les actes juridiques adoptés par la
procédure législative (ordinaire ou spéciale) constituent des actes législa-
tifs (art. 289 § 3, TFUE) ;
– les actes délégués (art. 290, TFUE) : un acte législatif peut déléguer à
la Commission européenne le pouvoir d’adopter des actes non législa-
tifs de portée générale (sous la forme de règlement, de directives et de
décision) qui complètent ou modifient certains éléments non essentiels
de l’acte législatif ;
– les actes d’exécution (art. 291, TFUE) : lorsque des conditions uni-
formes d’exécution des actes juridiquement contraignants de l’Union
européenne sont nécessaires, ces actes confèrent, sous la forme de
règlement, des compétences d’exécution à la Commission ou, dans des
cas spécifiques dûment justifiés et dans les cas prévus aux articles  24
et 26 du TUE, au Conseil. Le mot « d’exécution » est inséré dans l’inti-
tulé des actes d’exécution.
Les deux instruments juridiquement non contraignants mentionnés par
le Traité de Lisbonne sont l’avis et la recommandation (art. 288, TFUE).

24 – bonne réponse : ❐ a
Les actes juridiques adoptés par la procédure législative constituent des
actes législatifs (art. 289, TFUE). Ils sont adoptés par :
– la procédure législative ordinaire : le Parlement européen et le Conseil
adoptent conjointement un règlement, une directive ou une décision,
sur proposition de la Commission ;
– la procédure législative spéciale : le Parlement européen avec la parti-
cipation du Conseil ou celui-ci avec la participation du Parlement euro-
péen adopte, dans des cas spécifiques prévus par les traités, un
règlement, une directive ou une décision.

25 – bonne réponse : ❐ b
Les actes délégués sont des actes non législatifs de portée générale,
adoptés par la Commission, qui complètent ou modifient des éléments
non essentiels des actes législatifs (art. 290, TFUE).
t
G
186 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

26 – bonne réponse : ❐ a
«  Lorsque des conditions uniformes d’exécution des actes juridique-
ment contraignants de l’Union européenne sont nécessaires, ces actes
confèrent des compétences d’exécution à la Commission ou, dans des
cas spécifiques dûment justifiés et dans les cas prévus aux articles  24
et 26 du TUE, au Conseil » (art. 291, TFUE).

27 – bonne réponse : ❐ b
Dans le domaine de la politique étrangère et de sécurité commune,
l’adoption d’actes législatifs est exclue. Par contre, dans le domaine de
l’espace de liberté, de sécurité et de justice, les institutions de l’Union
européenne sont désormais compétentes pour adopter les actes juri-
diques définis dans la nomenclature générale.
Chapitre 12
Les principes applicables
aux actes juridiques
de l’Union européenne

1 – Le droit de l’Union européenne est un droit qui :


❐ a – prévaut sur le droit national
❐ b – n’est pas d’applicabilité immédiate
❐ c – est, dans certaines conditions, d’effet direct
2 – Pour produire des effets dans le droit interne des États
membres, le droit de l’Union européenne doit être préa-
lablement transposé dans une loi ou dans un règlement
interne à l’État membre :
❐ a – vrai ❐ b – faux
3 – L’effet direct du droit européen a été consacré pour la
première fois par le juge communautaire :
❐ a – dans l’arrêt Van Gend en Loos
❐ b – dans l’arrêt Simmenthal
❐ c – dans l’arrêt Nicolo
t
G
188 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

4 – Le principe d’effet direct :


❐ a – a une portée générale
❐ b – ne vaut pas pour toutes les normes européennes
5 – Les dispositions à effet direct plein :
❐ a – peuvent être invoquées par un particulier à l’encontre
d’un État membre
❐ b – peuvent être invoquées entre particuliers
6 – Le seul acte de droit dérivé ayant un effet direct intégral
est :
❐ a – le règlement ❐ b – la directive
❐ c – la décision ❐ d – la recommandation
7 – Les dispositions des traités qui sont dépourvues d’effet
direct sont :
❐ a – les dispositions qui ont une nature institutionnelle
❐ b – les dispositions qui laissent aux États membres une
large faculté d’appréciation

8 – Les traités fondateurs affirment explicitement la


primauté du droit de l’Union européenne :
❐ a – vrai ❐ b – faux
9 – La primauté du droit européen sur le droit national :
❐ a – n’est pas affirmée dans un article spécifique du Traité
de Lisbonne
❐ b – a fait l’objet d’une déclaration annexe (no 27) renvoyant
à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union euro-
péenne
CHAPITRE 12 – LES PRINCIPES APPLICABLES AUX ACTES JURIDIQUES DE L’UE – QUESTIONS

10 – La primauté du droit de l’Union européenne bénéficie


t
G
189

aux dispositions :
❐ a – des directives ❐ b – des décisions
❐ c – des règlements
11 – La primauté du droit de l’Union européenne s’impose :
❐ a – aux dispositions constitutionnelles internes
❐ b – aux dispositions législatives internes
❐ c – aux dispositions réglementaires internes
12 – La primauté du droit de l’Union européenne joue
vis-à-vis :
❐ a – du droit interne antérieur
❐ b – du droit interne postérieur
❐ c – du droit interne antérieur et du droit interne postérieur
13 – La primauté du droit de l’Union européenne ne
s’impose pas à tous les organes de l’État membre :
❐ a – vrai ❐ b – faux
14 – Le juge français qui a été pendant très longtemps
hostile à la primauté du droit communautaire sur le
droit interne est :
❐ a – le juge administratif ❐ b – le juge judiciaire
❐ c – le juge constitutionnel
15 – Le juge judiciaire français s’est rallié au principe de
primauté du droit de l’Union européenne :
❐ a – en se fondant sur la thèse de la supériorité de l’ordre
juridique communautaire
❐ b – en se fondant sur le texte de la Constitution française
de 1958
t
G
190 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

16 – Le traité qui a officialisé le principe de subsidiarité est :


❐ a – l’Acte unique européen ❐ b – le Traité de Maastricht
❐ c – le Traité d’Amsterdam
17 – Le principe de subsidiarité s’applique :
❐ a – aux compétences exclusives de l’Union européenne
❐ b – aux compétences partagées
18 – Le principe de subsidiarité présente un caractère
réversible :
❐ a – vrai ❐ b – faux

19 – L’application du principe de subsidiarité fait l’objet


d’un contrôle exercé par :
❐ a – le Parlement européen
❐ b – le Médiateur européen
❐ c – la Cour de justice
❐ d – la Commission européenne

20 – L’accord interinstitutionnel adopté le 29 octobre 1993


(qui fixe les règles d’utilisation du principe de subsidia-
rité) a prévu :
❐ a – que la Commission, le Conseil et le Parlement euro-
péen ont l’obligation de vérifier de façon régulière la
conformité des actions envisagées au regard du prin-
cipe de subsidiarité
❐ b – que la Commission doit établir un rapport annuel à
l’intention du Conseil et du Parlement européen sur le
respect du principe de subsidiarité
CHAPITRE 12 – LES PRINCIPES APPLICABLES AUX ACTES JURIDIQUES DE L’UE – QUESTIONS

21 – Le Traité de Lisbonne :


t
G
191

❐ a – a prévu un mécanisme de contrôle de l’application du


principe de subsidiarité impliquant directement les
parlements nationaux
❐ b – a consacré le principe de subsidiarité comme principe
essentiel de l’Union européenne aux côtés des prin-
cipes d’attribution et de proportionnalité
❐ c – comprend un protocole sur l’application des principes
de subsidiarité et de proportionnalité
❐ d – ne fait pas référence au principe de subsidiarité
t
G
192 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Réponses

1 – bonnes réponses : ❐ a ❐c
Le droit de l’Union européenne est un droit qui présente trois caractères.
Il prévaut sur le droit national. Il est d’applicabilité immédiate. Il est
aussi, dans certaines conditions, d’effet direct.

2 – bonne réponse : ❐ b
Le droit de l’Union européenne est capable de produire des effets dans
le droit interne des États membres sans avoir besoin de passer par le
canal de mesures nationales de réception.
C’est le principe d’immédiateté du droit de l’Union européenne.

3 – bonne réponse : ❐ a
La Cour de justice a, pour la première fois, affirmé avec force le principe
de l’applicabilité directe du droit européen dans l’arrêt de principe Van
Gend en Loos du 5 février 1963. L’arrêt Simmenthal du 9 mars 1978 a
précisé la signification du principe d’effet direct.
L’applicabilité directe du droit européen constitue, selon la Cour de jus-
tice, l’une des « caractéristiques essentielles de l’ordre juridique commu-
nautaire ».

4 – bonne réponse : ❐ b
Le principe d’effet direct n’a pas une portée générale. D’autre part, l’in-
vocabilité d’une norme d’effet direct a une portée variable. Seules des
normes européennes, qui présentent les critères définis par la Cour de
justice, peuvent produire des effets directs.

5 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Ces dispositions présentent un effet direct intégral, à la fois vertical et
horizontal.
CHAPITRE 12 – LES PRINCIPES APPLICABLES AUX ACTES JURIDIQUES DE L’UE – RÉPONSES

6 – bonne réponse : ❐ a
t
G
193

La portée générale du règlement lui confère une applicabilité directe


intégrale. Les règlements sont directement applicables sans transposi-
tion dans le droit national.
Le règlement est utilisé pour la politique agricole commune (PAC).
Chaque année, les prix agricoles sont arrêtés sous forme de règlement.

7 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
Il s’agit des dispositions du droit originaire auxquelles le juge n’a pas
reconnu l’effet direct.
Le juge a également refusé l’applicabilité directe aux dispositions dont
l’exécution se trouve être subordonnée à l’exercice d’une compétence
communautaire.

8 – bonne réponse : ❐ b
C’est le juge communautaire qui a, lui-même, forgé le principe de pri-
mauté du droit communautaire qu’il a qualifié de « fondamental ». Il a
énoncé, pour la première fois, ce principe dans son arrêt Costa c/Enel du
15 juillet 1964. En affirmant des principes de ce type, la jurisprudence
imposante de la Cour de justice est venue développer les virtualités
fédérales des traités communautaires.

9 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
À la demande du Royaume-Uni, la primauté du droit européen sur le
droit national n’est pas affirmée dans un article spécifique du Traité de
Lisbonne. Mais ce principe, qui était expressément énoncé dans l’un des
premiers articles de la Constitution européenne, a fait l’objet d’une
déclaration annexe (no 27) renvoyant à la jurisprudence de la Cour de
justice de l’Union européenne. Un avis du Service juridique du Conseil
est également annexé qui indique que «  le fait que le principe de pri-
mauté ne soit pas inscrit dans le futur traité ne modifiera en rien l’exis-
tence de ce principe ni la jurisprudence en vigueur de la Cour de justice ».

10 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
La primauté du droit de l’Union européenne bénéficie à la totalité des
normes du droit de l’Union européenne. Le principe de primauté a une
portée absolue. Toutes les normes européennes doivent prévaloir sur
l’ensemble des normes nationales.
t
G
194 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

11 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
La primauté du droit de l’Union européenne s’exerce à l’encontre de
toutes les normes nationales, y compris de niveau constitutionnel. Le
juge communautaire a souligné qu’un État membre ne saurait invoquer
des «  dispositions ou pratiques de son ordre interne, même constitu-
tionnel », pour justifier un manquement à ses obligations communau-
taires (CJCE, 13 juillet 1972, Commission c/Italie, Aff. 48/71).

12 – bonne réponse : ❐ c
La primauté du droit de l’Union européenne s’exerce à l’encontre de
toutes les normes nationales, quel que soit leur rang, antérieures ou
postérieures.

13 – bonne réponse : ❐ b
La primauté du droit de l’Union européenne s’impose à la totalité des
organes de l’État membre y compris à ses juridictions.

14 – bonne réponse : ❐ a
Il a fallu attendre l’arrêt Nicolo du 20 octobre 1989 pour que le Conseil
d’État consente à tirer toutes les conséquences du principe de primauté
du droit communautaire.
Dans cet arrêt, le juge administratif suprême a accepté de faire prévaloir
le Traité de Rome sur une loi postérieure.

15 – bonne réponse : ❐ b
C’est en application de l’article 55 de la Constitution que le juge judi-
ciaire français a tiré toutes les conséquences du principe de primauté du
droit européen.
Selon l’article 55 de la Constitution du 4 octobre 1958, « les traités ou
accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication,
une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque
accord ou traité, de son application par l’autre partie ».
Ce faisant, les traités communautaires sont subordonnés à la Constitu-
tion. Ils n’ont une autorité dans l’ordre juridique français qu’en applica-
tion du texte constitutionnel de la Ve République.
CHAPITRE 12 – LES PRINCIPES APPLICABLES AUX ACTES JURIDIQUES DE L’UE – RÉPONSES

16 – bonne réponse : ❐ b
t
G
195

C’est le Traité de Maastricht qui, pour la première fois, a consacré la


subsidiarité en tant que principe général du droit communautaire. Le
principe de subsidiarité n’a été que très progressivement introduit dans
l’ordre juridique communautaire.
Il est certes mentionné dans l’Acte unique européen mais essentiel-
lement en ce qui concerne la protection de l’environnement.

17 – bonne réponse : ❐ b
Le principe de subsidiarité ne s’applique pas aux compétences exclusives
de l’Union. Il ne s’applique qu’aux compétences partagées. Il est un
principe régulateur de l’exercice de ces compétences. Le principe de
subsidiarité commande que, dans les domaines qui ne relèvent pas de
sa compétence exclusive, l’Union n’intervienne que si et dans la mesure
où l’objectif de l’action envisagée ne peut être réalisé de manière suffi-
sante par les États membres. En obligeant la Communauté à respecter le
principe de subsidiarité, le Traité de Maastricht sur l’Union européenne a
cherché à rapprocher l’Europe des citoyens.

18 – bonne réponse : ❐ a
Ce concept dynamique peut aussi bien limiter le champ d’action de
l’Union qu’impliquer une extension illimitée du droit de l’Union euro-
péenne.

19 – bonne réponse : ❐ c
Le principe de subsidiarité fait l’objet d’un contrôle juridictionnel exercé
par la Cour de justice de l’Union européenne. Avec le Traité de Lisbonne,
la Cour de Luxembourg peut être saisie par un État membre d’un recours
en annulation d’un acte législatif pour violation du principe de subsidia-
rité émanant d’un Parlement national ou d’une des chambres de celui-ci.

20 – bonnes réponses : ❐ a ❐b
L’accord interinstitutionnel du 29  octobre 1993 prévoit également que
l’exposé des motifs de toute proposition de la Commission européenne
doit comporter une justification de la proposition au regard du principe
de subsidiarité.
t
G
196 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

21 – bonnes réponses : ❐ a ❐b ❐c
Dans son protocole sur l’application des principes de subsidiarité et de
proportionnalité, le Traité de Lisbonne de 2007 permet à une majorité
simple des Parlements nationaux de saisir le législateur de l’Union
européenne dans le cas d’un acte adopté selon la procédure législative
ordinaire, en vue d’un réexamen du projet au regard du principe de
subsidiarité. Dans l’hypothèse où 55 % des membres du Conseil ou une
majorité des suffrages exprimés au sein du Parlement européen
partagent l’avis des Parlements nationaux, le projet est alors abandonné.
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G
197

Chaque bonne réponse vous donne 1 point. Lorsqu’une question


comporte plusieurs réponses, il y a autant de points que de bonnes
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Chapitre 1 : La naissance des Communautés européennes

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 b–c 9 a–b–c–d

2 a 10 a

3 b 11 a

4 a 12 c

5 a–b 13 b

6 b–c–e 14 a

7 b 15 a–b

8 a–b 16 b

Total Total
t
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198 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Chapitre 2 : Les traités européens

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score
a–b–c–d
1 20 a
–e–f–g
2 a–c 21 b
3 a–c–d–e 22 a
4 a–b 23 a–c
5 a 24 a–b–d
6 b 25 a–b–c–d
7 a 26 a–b

8 c 27 b

9 b–c–d 28 a–c–d

10 a 29 a–b

11 a–b–c 30 b–c–e–g–l

12 a 31 d–e–f–g–h

13 b 32 a–d–e–h

14 b 33 a–f–h

15 c 34 c

16 b 35 d–e–f–h–i

17 a 36 a

18 b 37 b

19 c 38 b–f

39 a–e 41 b

a–b–c–d
40 c 42
–e
Total Total
VOTRE SCORE

Chapitre 3 : Le Conseil européen


t
G
199

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 a 15 a

2 c 16 a

3 b 17 b–c–d

4 c 18 b–d

5 c 19 a–b–d–e

6 a 20 b–d

7 b 21 a–b–c–d

8 a–d 22 a–b

9 a 23 c–d

10 b 24 c

11 a 25 b

12 a–c 26 a

13 b 27 b

14 b 28 b

Total Total
t
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200 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Chapitre 4 : Le Conseil

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 a 17 a

2 a 18 a–b

3 b 19 a–b–d

4 a 20 b

5 b–d 21 a–b–d

6 a 22 b–d–e

7 b–e–f 23 c–d

8 c 24 a

9 e 25 a–b

10 c 26 a

11 d–e 27 a–b

12 a–d–g 28 b

13 b 29 b–c–d–e

14 a 30 a

15 a–b–d 31 a–b

16 b

Total Total
VOTRE SCORE

Chapitre 5 : La Commission européenne


t
G
201

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 b 20 a–b

2 c 21 c–d

3 b 22 b–c

4 a–b 23 a–b

5 a 24 a

6 a 25 a

7 b–c 26 a–d–e–f

8 a–b–d–e–f 27 a

9 e 28 a–c

10 a 29 a–c

11 a–b–d 30 a

12 a–b–e 31 a

13 b 32 a–b

14 b 33 b

15 b 34 a–b–c

16 c 35 a

17 b 36 b

18 a 37 a–b–c–d

19 a–b–c 38 b

Total Total
t
G
202 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Chapitre 6 : Le Parlement européen

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 b–c–e 20 a

2 b 21 a–b

3 a 22 b

4 d 23 a

5 b 24 a–c

6 b 25 a

7 b 26 a

8 d 27 c

9 b 28 a–c–d

10 c 29 f

11 b 30 a–b–c

12 b 31 a–b–c

13 a 32 b

14 a 33 b

15 a–b–c 34 c

16 a–b 35 a–b–d–e

17 a–b–c 36 b

18 b 37 b

19 b 38 a

Total Total
VOTRE SCORE

Chapitre 7 : La Cour de justice de l’Union européenne


t
G
203

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 b 20 a–b–c

2 d 21 a–c

3 c–d 22 b

4 a 23 c

5 b–c 24 b

6 a 25 a

7 b 26 b–c

8 a–b–c–d 27 b

9 a–b 28 b

10 b 29 a

11 b 30 a

12 a–b–c 31 a–b–c

13 a–b 32 a–b–c

14 a 33 a

15 a–c 34 a–c–d–f

16 a 35 b

a–b–c–d
17 a 36
–e–f

18 a 37 a–b

19 a–b 38 a

Total Total
t
G
204 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Chapitre 8 : La Cour des comptes

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 a 10 a

2 b 11 a–b–c

3 b 12 a–b

4 d 13 a–b

5 a 14 a

6 b 15 a–b–c

7 b 16 b

8 a–d 17 b

9 b–d 18 a

Total Total
VOTRE SCORE

Chapitre 9 : Les institutions de l’Union économique et monétaire


t
G
205

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 a–b–c–d–e 15 a

2 a–b 16 a

3 e 17 b

4 a 18 a–b

5 a 19 a–b–d

6 b 20 a–b

7 b 21 b

8 a–b 22 b

9 a 23 a

10 a–c–d 24 c–d–e–f

11 b 25 a–b–c–d

12 b–c 26 a–b

13 c 27 a–c–e

14 c

Total Total
t
G
206 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Chapitre 10 : Les autres organes de l’Union européenne

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 a 19 a–b

2 c 20 a–b

3 c–d 21 c

4 b 22 d

5 b–d 23 c–d

6 a 24 a

7 b 25 b

8 a 26 a

9 a 27 a–b–c

10 a–b 28 b

11 b 29 a

12 a 30 a

13 b 31 a–b–c

14 a–b 32 b

15 b–d 33 a–b–c–d–e

16 b 34 a–b–c

17 a 35 b–e–f

18 a 36 a

Total Total
VOTRE SCORE

Chapitre 11 : Les différentes sources du droit


de l’Union européenne
t
G
207

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 c 15 b

2 b 16 b

3 b 17 a–b–c–d

4 b 18 a

5 b 19 a–c

6 b 20 b

7 b 21 a

8 a 22 b

9 a–b 23 a–b–c

10 b 24 a

11 c 25 b

12 a–b 26 a

13 b–d 27 b

14 a

Total Total
t
G
208 QCM – LES INSTITUTIONS DE L’UNION EUROPÉENNE

Chapitre 12 : Les principes applicables aux actes juridiques


de l’Union

Bonnes Votre Bonnes Votre


Questions Questions
réponses score réponses score

1 a–c 12 c

2 b 13 b

3 a 14 a

4 b 15 b

5 a–b 16 b

6 a 17 b

7 a–b 18 a

8 b 19 c

9 a–b 20 a–b

10 a–b–c 21 a–b–c

11 a–b–c

Total Total

Achevé d’imprimer par Corlet, Imprimeur, S.A. - 14110 Condé-sur-Noireau


N° d’Imprimeur : 148825 - Dépôt légal : juillet 2012 - Imprimé en France
À jour du Conseil européen
de juin 2012 Les Institutions
11e édition
de l’Union européenne
À jour des développements les plus récents de la Le public
construction européenne, cet ouvrage permet de Ce livre s’adresse
mieux cerner le fonctionnement actuel de l’Union aux étudiants
européenne (Traité de Lisbonne, gouvernance de la des filières
zone euro). Les 12 chapitres du livre, qui développent universitaires en
360 questions, sont présentés selon l’ordre généra- droit, Sciences
lement suivi dans les travaux dirigés des facultés de économiques,
droit. AES et Sciences
politiques (Licence
Ainsi conçu, ce livre de QCM avec réponses dévelop-
et Master), mais
pées va vous permettre : également aux
– à tout moment, de vous rendre compte vite et candidats de la
facilement si vous avez bien assimilé ce qu’il faut Fonction publique
connaître de cette matière ; et aux concours
– à la veille de l’examen, de revoir en peu de temps de l’Union
les point clés du programme. européenne.
Des explications courtes, techniques et précises jus-
tifient chacune des réponses aux questions posées.

Jean-Claude Zarka, docteur en droit, est Maître de confé-


rences à l’Université Toulouse 1 Capitole. Il est l’auteur de
nombreux livres et articles sur les institutions européennes.

L I C E N C E – M A S T E R – D O C T O R AT

Prix : 14,50 €
ISBN 978-2-297-02472-3

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