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CHIMIE GENERALE ET INORGANIQUE

= CHIMIE MINERALE =

CHIMIE

Matière

Substances Inorganiques

Molécules
simples composes
mono - poli -
Atomes élémentaires élémentaires

Noyau Structure
électronique
métaux - 86 oxydes
nucléons électrons nonmétaux - 16 acides
0
-1 e semimétaux - 7 bases
sels
protons neutrons
1 1
+1 p 0 n
Propriétés

physiques chimiques

L’état physique; Réactions de:


densité; couleur; - combinaison
p.é. oC; p.f. oC; - échange
électronégativité; - décomposition
rayon atomique etc. - substitution etc.
ATOME
• Particule non chargé formé par des particules élémentaires : protons, électrons (nombre
égal) et neutrons :
Nom Abreviation Charge [C] Masse [Kg]
1 -19 -27
Proton +1 p +1,60219·10 1,67265·10
1
Neutron 0 n - 1,67495·10-27
0
Electron -1 n -1,60219·10-19 9,10943·10-31

• corps de dimensions 10-10m composé de :


un noyau positif contenant toute la masse (Z protons et N neutrons) avec la
dimension de l’ordre 10-14 - 10-15m B la charge totale vaut +Ze.
Z électrons négatifs (charge –Ze), très légers qui forment le nouage
électronique et qui assurent la neutralité électrique de l’atome.
Z = numéro atomique
A = nombre de masse B A = Z + N
Le paire Z et A caractérise un atome

NUCLEIDE

A
ensemble des atomes définis par un paire Z et A. On le symbolise par z X :
6 C;
12
35 19 -
17 Cl ; 9 F , etc.
ISOTOPES
• des atomes d’un même élément qui contiennent un nombre identique de protons mais
des nombres différents de neutrons
B les isotopes d’hydrogène : 11H (protium), 12H (deutérium), 13H (tritium)
12 13 14
B les isotopes du carbone : 6 C (98,89%) ; 6 C (1,11%) ; 6 C (trace).
ELEMENT
• l’ensemble des nucléides de même Z.

LENVELOPPE ELECTRONIQUE B la structure électronique d’un


atome = l’arrangement de ses électrons
• La configuration électronique d’un atome = la répartition des électrons au sein des
orbitales
• L’orbitale atomique = la région de l’espace autour du noyau ou ç’est la plus grande
probabilité de trouver l’électron
• Sous – couche = le groupe des orbitales lesquels ont la même forme et la même énergie
• Couche = niveau d’énergie formé par un ou plusieurs sous - couches
• Etat électronique fondamental = l’état électronique autorisé dont l’énergie est la plus
basse
• Etat stationnaire = les niveaux d’énergie permis
• Etat électronique excité = les niveaux permis de plus haute énergie
• Electrons de valence = électrons externes = les électrons qui occupent la couche la plus
externe d’un atome, lesquels sont responsables de la réactivité chimique dudit atome
• Un électron possède un spin intrinsèque
• Electrons célibataires = électrons non appariés = seul sur une orbitale 
• Electrons à spins appariés = doublet électronique = deux électrons de spin opposé,
appariés sur une même orbitale
(
Type d’orbitale /
s p d f
type de sous - couche
Nombre des orbitales 1 3 5 7
Nombre maxime des électrons
2 6 10 14
sur les sous - couches
Existence à partir de… 1er couche 2ème couche 3ème couche 4ème couche
Variation de l’énergie → →→ →→ →→

• Les orbitales « s » accusent toutes une symétrie sphérique :


z
y

+ x

• Les orbitales « p » sont orientées selon les axes x,y, ou z :


z
z z
y y
y +
+
- + x x x
- -
px py pz

• Les orbitales « d » sont orientés selon les axes x, y et z (dx2-y2, dz2) ou selon les
bissectrices des ces axes (dxy, dyz, dxz):

dz2 dx2-y2

dyz dyz dxy


• La géométrie des orbitales « f » est beaucoup plus complexe ; à partir du quatrième
niveau, il existe 7 orbitales « f »

Type couche K L M N O P Q
Le numéro de la couche 1 2 3 4 5 6 7
Type des orbitales s s, p s, p, s, p, s, p, s, p, s, p, d, f..
d d, f.. d, f.. d, f..
Nombre maxime des électrons 2 · 12 2 · 22 2 · 32 2 · 42 2 · 52 2 · 62 incomplète
sur les couches
2 8 18 32 50 72
Variation de l’énergie → →→ →→ →→ →→ →→ →→

• La configuration électronique d’un éléments dans son état fondamentale s’obtient en


remplissant les orbitales atomiques les moins énergétiques possibles, en tenant compte
du principe d’exclusion de Pauli et de la règle de Hund:
1) La gradation des énergies :
Dans l’état fondamental de l’atome, les électrons occupent les différentes orbitales
dans l’ordre des énergies croissantes, en commençant par les orbitales de plus basse
énergie.
Un moyen mnémotechnique simple permet de retrouver la gradation générale des
niveaux d’énergie : il suffit de ranger les différentes orbitales en séparant les niveaux
principaux, mais de lire le tableau selon le diagonale :

1s

2s 2p

3s 3p 3d

4s 4p 4d 4f

5s 5p 5d 5f .....

6s 6p 6d 6f .....

7p 7d 7f .....
7s

1s 2s 2p 3s 3p 4s 3d 4p 5s 4d 5p 6s 4f 5d 6p 7s 5f .....

2) Principe de Pauli :
Un orbitale ne peut être occupée par plus des 2 électrons, nécessairement appariés
3) La règle de Hund :
Les électrons occupent de préférence le plus grand nombre possible d’orbitales de même
énergie. L’appariement de deux électrons sur une même orbitale ne se réalise que lorsque
chaque orbitale est occupée par un électron non apparié.

Ainsi les structures :


   (    
p3 et d6

sont plus stables que :


(  ( ( (
et

• Les électrons se disposent au sein des orbitales sous forme de couches avec un cœur du
type de gaz noble entouré d’électrons externes :
Ex.
15P: ↑↓ ↑↓ ↑↓ ↑↓ ↑↓ ↑↓ ↑ ↑ ↑
1s2 2s2 2p6 3s2 3p3

15P: 1s2 2s2 2p6 3s2 3p3 = 10[Ne] 3s23p3

20Cl: 1s2 2s2 2p6 3s2 3p64s2 = 18[Ar] 4s2


IONS
• Un atome peut gager ou perdre des électrons. Il porte alors une ou des charges et
devient un ion B un ion positif est appelé cation ; un ion négatif est un anion :
+ 2+ 3+ +
cations : Na , Mg , Al , NH4 , etc.
- 2- 3- 4- 3- 2- -
anions : Cl , S , P , C , PO4 ,SO4 NO3 , etc.

TABLEAU PERIODIQUE DES ELEMENTS


• Mendeleev 1869 a rangés les éléments par ordre de leurs masses atomiques croissantes B
les éléments ont constitué par leurs propriétés physiques et chimiques une suite ordonnée
et périodique
• Les nouveaux formes du tableau périodique contiennent les éléments rangés par ordre de
leurs numéros atomiques Z croissants Bon observe une répétition, une périodicité,
dans le profil de leurs propriétés chimiques
• Les éléments qui sont situés dans une même colonne (groupe, famille) du tableau
périodique ont des configurations similaires en ce qui concerne leurs électrons de
valence → N0 e- de valence = N0 de la colonne ou se trouve l’élément dans le tableau
périodique
• N0 de la couche plus externe = N0 de la période (ligne horizontale qui contienne les
éléments compris entre deux gaz rares) ou se trouve l’élément dans le tableau
périodique
• La présentation habituelle du tableau périodique est celle de 18 colonnes et 7 périodes et
4 blocs :
o Les éléments du bloc s – l’électron distinctif dans un O.A. de type « s »
o Les éléments du bloc p – l’électron distinctif dans un O.A. de type « s »
o Les éléments du bloc d – l’électron distinctif dans un O.A. de type « d »
o Les éléments du bloc f – l’électron distinctif dans un O.A. de type « f »
Période Groupe

VIIIA
IA
1
18
Atomic
1
number
Métaux VII 2
1 H IIA Symbol Métaux IIIA IVA VA VIA A He
1.01 4.00
2 Atomic mass deTransition 13 14 15 16 17
3 4 Métalloids 5 6 7 8 9 10
2 Li Be Non-métalux B C N O F Ne
6.94 9.01 10.81 12.01 14.01 16.00 19.00 20.18

11 12 VII VIIIB 13 14 15 16 17 18

3 Na Mg IIIB IVB VB VIB B 8 9 10 IB IIB Al Si P S Cl Ar


22.99 24.31 3 4 5 6 7 11 12 26.98 28.09 30.97 32.06 35.45 39.95

19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36
4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
39.10 40.08 44.96 47.90 50.94 52.00 54.94 55.85 58.93 58.71 63.55 65.38 69.72 72.59 74.92 78.96 79.90 83.80

37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54
Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
5 85.47 87.62 88.91 91.22 92.91 95.94 (98) 101.0 102.9 106.4 107.8 112.4 114.8 118.6 121.7 127.6 126.9 131.30
56 57- 81 83
55 72 73 74 75 76 77 78 79 80 82 84 85 86
Ba 71* Tl Bi
6 Cs 137.3
Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg 204.3
Pb
208.9
Po At Rn
132.91 178.4 180.9 183.85 186.2 190.2 192.2 195.09 196.9 200.5 207.2 (209) (210) (222)
4 7 6
88 89- 112 113
87 104 105 106 107 108 109 110 111
Ra 103*
7 Fr 226.0
Rf Db Sg Bh Hs Mt Uun Uuu Uub Uut
(223) (261) (262) (263) (262) (265) (266) (269) (272) (277) (282)
3

TABLEAU PERIODIQUE DES ELEMENTS

57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71
*Lanthanide: La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
138.91 140.11 140.91 144.24 (145) 150.36 151.96 157.25 158.92 162.50 164.93 167.26 168.93 173.04 174.97
89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103
*Actinide: Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr
227 232.04 231.04 238.03 237.05 (244) (243) (247) (247) (251) (252) (257) (258) (259) (260)

1s 1s 2 ZHe = 2
2s 2p 8 ZNe = 10
3s 3p 8 ZAr = 18
4s 3d 4p 18 ZKr = 36
5s 4d 5p 18 ZXe = 54
6s 5d 6p 32 ZRn = 86
7s 6d incomplet

Bloc s Bloc d Bloc p

4f
5f
Bloc f
• Total 42 éléments de groupes principaux - bloc « s » et bloc « « p »

Configuration Eléments Nom du groupe


électronique de valence
ns1 Li, Na, K, Rb, Cs,Fr métaux alcalins
ns2 Be, Mg, Ca, Ba, Sr, Ra métaux alcalino-terreux
ns2np1 B, Al, Ga, In, Tl métaux terreux
ns2np2 C, Si, Ge, Sn, Pb famille du carbone
ns2np3 N, P, As, Sb, Bi famille de l'azote
ns2np4 O, S, Se, Te, Po chalkogènes
ns2np5 F, Cl, Br, I, At halogènes
ns2np6 Ne, Ar, Kr, Xe, Rn gaz nobles

• Total 30 métaux de transition - bloc « d »


1ere période de métaux de transition : 21Sc - 30Zn B 4s23d1 - 10
deuxième période de métaux de transition : 39Sc – 48Cd B 5s24d1 – 10
troisième période de métaux de transition : 72Hf – 80Hg B 6s25d1 – 10
• Total 28 métaux de transition interne - bloc « f »
14 lanthanides : 57La – 71Lu B 6s2 (5d1) 4f1 – 14
14 actinides : 89Ac – 103Lr B 7s2 (6d1) 5f1 – 14

CARACTERE ELECTROPOSITIF ' CARACTERE METALLIQUE


la propriété des atomes de céder des électrons et de former des cations B les métaux :
Na0, Mg0, Al0, Fe0 B Na+, Mg+2, Al+3, Fe+2, Fe+3.
dans un groupe du tableau périodique le caractère électropositif augmente quand on se
déplace de haut en bas (augmentation du Z) et dans une période, diminue de la gauche
vers le droit du tableau périodique (augmentation du Z) B le plus électropositif
élément, dont le caractère métallique le plus prononcé est le francium (Fr), mais
comme il est un élément radioactif, on considère comme le plus électropositif le
césium (Cs).

Caractère électronégatif ' caractère non-métallique


la propriété des atomes d’accepter des électrons et de former des anions B les non-
métaux, localisés du coté droite du tableau périodique, délimité des métaux par une
ligne en zigzag : Cl0, S0, P0, C0 B Cl -, S-2, P-3, C-4.
dans un groupe du tableau périodique le caractère électronégatif diminue quand on se
déplace de haut en bas (augmentation du Z) et dans une période, augmente de la
gauche vers le droit du tableau périodique (augmentation du Z) B le plus
électronégatif élément, dont le caractère non-métallique le plus prononcé est le fluor
(F).
SEMI-METAUX = METALLIODES : B, Si, Ge, As, Sb, Se, Te.
éléments qui se situent au bord de la frontière en marche de l’escalier entre les métaux
et non-métaux sont doués de propriétés qui sont intermédiaires entre celles des métaux
et celles des non-métaux.
Métaux Semi-métaux Non-métaux
Très bons conducteurs de la Conducteurs modérés de la Isolants
chaleur et de l’électricité chaleur et de l’électricité
Leur résistance électrique est Leur résistance électrique est Leur résistance est
directement proportionnelle à inversement proportionnelle à indépendante de la
l’augmentation de la l’augmentation de la température
température température
Malléables et ductiles Cassants Ni malléables ni ductiles
Leurs oxydes, halogénures et Leur halogénures et hydrures Leurs oxydes, hydrures sont
halogénures et hydrures ne sont volatils et leurs points de volatils et leurs points de
sont pas volatils et leur point fusion sont bas fusion sont bas
de fusion sont élevés

REGLE DE L’OCTET
• Les gaz rares ont tous une structure électronique qui comporte 8 électrons sur le dernier
niveau occupé B cette structure électronique est remarquablement stable
• Lorsque des atomes s'assemblent pour former des entités ioniques ou des molécules, ils
vont essayer, par transfert d'électron ou par mise en commun d'électrons de s'entourer
aussi de 8 électrons de valence.

LIAISON IONIQUE
est sous-tendue par la force électrostatique qui maintient réunis des ions porteurs de
charges opposées
deux atomes aboutissent a la formation d’un composé ionique si l’un de ceux-ci
accuse un caractère électropositif forte tandis que l’autre possède un fort caractère
électronégatif (électroaffinité) B une telle situation se rencontre lorsqu’un métal
réactif est mis en présence d’un non-métal réactif, d’après un transfert d’un ou de
plusieurs électrons de l’atome du métal vers l’atome du non-métal :

métal très électropositif + non-métal fort électronégatif B composés ioniques:


NaCl = Na+Cl -
CaO = Ca+2O-2
AlF3 = Al+3 + 3F -
+ -2
K2S = 2K + S .
composés ioniques formés par des ions poliatomiques :
KOH = K+ + OH –
NH4Cl = NH4+ + Cl –
Ba(NO3)2 = Ba+2 + 2NO3 –
Fe2SO4 = 2Fe+3 + 3SO4-2
Na3PO4 = 3Na+ + PO4-3.
LIAISON COVALENTE
• La liaison qui se forme entre deux atomes grâce a une paire d’électrons mis en
commun = le partage d'une paire d'électrons par 2 atomes
Chaque atome fournit un électron célibataire, on parle de liaison de covalence normale.

• La règle de l’octet, valable surtout dans le cas de composés du carbone, de l’azote, de


l’oxygène et du fluor, stipule que chaque élément dans une espèce cherche a former des
liaisons covalentes qui lui permettrons d’avoir 8 électrons dans sa couche externe
• Deux atomes peuvent forment entre eux une liaison double ou une liaison triple de
manière a satisfaire a la règle de l’octet. Quand deux atomes s'unissent entre eux par
plusieurs liaisons simultanément on parle alors de liaisons multiples. Il existe seulement
trois types de liaisons : Simple - Double - Triple qu'on symbolise par des traits :

• Molécules
o homonucléaires à 2 atomes: N2, O2, F2 - en générale de type A2 B le centre de
gravité des charges positives (noyaux) et négatives (électrons) tombent sur le
même point B molécules apolaires

o hétéronucléaires à 2 atomes: HF, HCl, FCl - en générale de type AB B les


molécules AB possède un moment dipolaire permanent B molécules polaires
• La covalence dative - il y a mise en commun d'un doublet d'électrons, le même atome va
apporter le doublet B un atome fournit un doublet et l'autre atome le reçoit dans une case
vide, on parle alors de liaison de covalence dative ou de liaison de coordination.

VALENCE
• nombre de liaisons qu’un élément peut former d’autres atomes :
HCl B Cl – monovalent (ClI ou Cl-1)
NaCl B Na – monovalent (NaI ou Na+1)
H2O B O – divalent (OII ou O-2)
CaO B Ca – divalent (CaII ou Ca+2)
NH3 B N – trivalent (NIII ou N-3)
NBr3 B Br – monovalent (BrI ou Br -) et N – trivalent (NIII ou N+3)
CH4 B C – tétravalent (CIV ou C-4)
CO2 BO – divalent (OII ou O-2) et C – tétravalent (CIV ou C4+)
Dans une molécule les atomes sont liés entre eux et chaque valence d’un atome doit être
saturée par une valence d’un autre atome. La molécule peut ainsi décrite par une formule de
structure, plan simplifié donnant les relations des différents atomes entre eux.
L’ETAGE D’OXYDATION (EOX) = NOMBRE D’OXYDATION (N.O.)
• charge ionique fictive attribué a un élément appartenant a une espèce polyatomique,
respectant un ensemble de règles :
on attribue aux atomes a l’état élémentaire un N.O. égal a zéro
La somme des N.O. de chacun des atomes présents dans une espèce doit être
égale a la charge portée ladite espèce
Le N.O. des métaux alcalins inclus dans des composés est toujours égal a +1
Le fluor, F, présent dans des composés, a toujours N.O. égal a -1
Le N.O. des métaux alcalino – terreux, ainsi que le Zn et Cd, inclus dans des
composés est toujours égal a +2
L’hydrogène, présent dans des composés, a généralement un N.O. égal a +1, sauf
s’il s’agit d’hydrures ou son N.O. vaut alors -1
L’oxygene, présent dans des composés, a généralement un N.O. égal a -2, sauf
s’il s’agit de peroxydes, ou son N.O. vaut alors -1
Les métaux ont seulement des N.O. positives
Le N.O. maximum (positif) pour un élément n’est jamais supérieur au nombre
du groupe
Le N.O. minimum (négatif) pour un non-métal ou un semi-métal s’obtient par
la soustraction : 8 – nombre du groupe :

Elément Groupe N.O. max. N.O. min.


Ca II A = 2 +2 B CaO 0 BCa
Mn VII B = 7 +7B KMnO4 0 B Mn
Cl VII A = 17 +7 B HClO4 -1 B NaCl
Cr VIB = 6 +6B K2Cr2O7 0 B Cr
S VI A = 16 +6B H2SO4 -2 B H2S
N V A = 15 +5 B HNO3 -3 B NH3

L’espèce chimique Nombre d’oxydation Exemples


Atomes dans un composé N.O. = 0 Na0, O20, Ne0
monoélémentaire
Atomes dans des
composés
poliélémentaires : N.O. = +1 H+1Cl, H2+1S
–– atomes en général (avec les éléments plus
d’hydrogène électronégative que l’H)
N.O. = -1 parfois NaH-1, CaH2-1
(avec les éléments plus
électropositives que l’H)

N.O. = -2 H2O-2, Al2O3-2, H2SO4-2


–– atomes d’oxygène en général
N.O. = -1 parfois H2O2-1 H-O-1-O-1-H
(liaisons entre des atomes
identiques, de même
éléctronégativité)

N.O. = valence Zn+2O, Fe+3Cl3


–– atomi de metal
Ions simples N.O. = charge électrique Na+F-, Cr2+3S3-2
Ions polyatomiques La somme de toutes H3O+ → [H3+O-2]+
N.O.= charge électrique NO3- → [N+5O3-2]-
Molécules La somme de toutes NH3 → [N-3H3+1]0
N.O.= 0 H3PO4 → [H3+P+5O4-2]0
Groups d’atomes neutres La somme de toutes H3C – CH3 [C-3H3+1]0
d.p.d.v. électrique de N.O.= 0 éthane
molécules des composés H3C-CH2-CH3 [C-2H2+1]0
organiques propane
Les notions de Masse

Elément = ensemble des nucléides de même Z.

L’Elément est constitué d’un ensemble d’iisotopes présents en fonction de leur


abondance naturelle.

- Masse Atomique Relative:Ar - Masse Moléculaire Relative:Mr


Ces notions sont basées sur les proportions relatives (Loi Pondérales).
- Masse Réelle (microscopique 10-23g)
- Notion de mole (symbole : mol)
Une mole est la quantité de matière contenant autant de particules qu'il y a
d'atomes dans 12 g du nucléide 126C.

Nombre d'Avogadro NA = 6,022.10+23 mol-1 (entités par mole)

Une mole d'un nucléide représente une masse qui lorsqu'elle est exprimée en
gramme est numériquement égale à sa masse atomique relative exprimée en
unités de masse atomique.

- Masse Molaire Atomique A -Masse Molaire Moléculaire M


unité : g/mol ou g mol-1

LES GRANDES FAMILLE DE COMPOSES INORGANIQUES

ACIDES ET BASES

1) CARACTÉRISTIQUES DES ACIDES ET DES BASES:

les acides les bases ou alcalis.


ce sont des gaz, liquides ou solides : ce sont des gaz, liquides ou solides
- ils brûlent les tissus ou la peau. - attaquent la peau et les muqueuses.
- ils attaquent les métaux. - dissolvent la saleté et les déchets organiques et
- l’acide fluorhydrique attaque le verre. sont donc de bons nettoyants.
- ils attaquent les roches calcaires. - attaquent quelques métaux.
- concentrées elles attaquent quelques verres et
plastiques (nylon).
Exemples d’acides : Exemples de bases :

- le vinaigre contient de l’acide acétique ou acide éthanoïque. - détergents, lessives, débouchant WC, produits
- le citron contient de l’acide citrique. ménagers.
- la majorité des aliments et boissons sont acides. - Savons.
- le venin d’abeille est acide : on le neutralise par une - le bicarbonate de soude (hydrogénocarbonate de
solution basique d’ammoniaque ou de bicarbonate de soude. sodium).
- les orties piquent avec de l’acide formique neutralisée par - venin de guêpe : base neutralisée par de l’acide
une pommade alcaline. comme le vinaigre.
- le venin et le corps des fourmis contient de l’acide - l’eau de javel.
formique.
Acides Bases
Leurs solutions présentent un goût aigre (ne Leurs solutions présentent un goût amer et
le goûtez jamais, mai pensez au goût de sont visqueuses au toucher (ne le goûtez
vinaigre) jamais)
Libèrent des ions hydrogène lorsqu’ils sont Libèrent des ions hydroxyde lorsqu’elles sont
dissous dans l’eau dissoutes dans l’eau
Neutralisent les bases en fournissant un sel et Neutralisent les acides en fournissant un sel
de l’eau et de l’eau
Leurs solutions font virer au rouge le papier Leurs solutions font virer au bleu le papier
tournesol tournesol
Réagissent avec bon nombre de métaux en
libérant de l’hydrogène

2) CONSTITUTION ET NOMENCLATURE DES ACIDES ET DES BASES


Les acides sont des composés moléculaires qui renferment l’élément
hydrogène fixé par liaison covalente à un non-métal ou à un groupement.
L’hydrogène qui détermine l’acidité est dit « hydrogène acide ». Le reste « R » de la
molécule est appelé « reste d’acide ».

Selon la nature du reste d’acide R, on distingue :


les hydracides (minéraux): ne renferment pas l’élément oxygène

Formule Nom Caractéristiques essentielles


fluorure d’hydrogène • acide de force moyenne, obtenu par dissolution du gaz
HF HF dans l’eau
acide fluorhydrique
• attaque le verre, utilisé pour gravures sur verre
• au contact de la peau, il cause des accidents très graves
chlorure d’hydrogène • acide fort, obtenu par dissolution du gaz HCl dans
HCl l’eau
acide chlorhydrique
• d’un usage courant au laboratoire et dans le ménage
• industrie : préparation des chlorures métalliques et du
PVC
bromure d’hydrogène • acide fort, obtenu par dissolution du gaz HBr dans
HBr
acide bromhydrique l’eau
• sert essentiellement comme réactif de laboratoire
HI iodure d’hydrogène • acide très fort, obtenu par dissolution du gaz HI dans
acide iodhydrique l’eau
• sert essentiellement comme réactif de laboratoire
cyanure d’hydrogène • acide faible, liquide à odeur d’amandes amères
HCN
acide cyanhydrique • substance extrêmement toxique, B mort très rapide

Le nom avec la terminaison « - ure » (pour indiquer l’absence d’oxygène) reste valable ;
mais pour insister sur le caractère acide de ces composés, on applique couramment la
nomenclature suivante :

les oxacides (minéraux): renferment l’élément oxygène = le reste d’acide R est


un groupement renfermant de l’oxygène
Formule Nom Caractéristiques essentielles
nitrate d’hydrogène • acide fort, acide oxydant (peut céder de
HNO3 l’oxygène)
acide nitrique
• sert à la synthèse industrielle des engrais et des
explosifs
• au contact de la peau, il cause des brûlures
graves
nitrite d’hydrogène • acide faible, obtenu par réaction de N2O3 avec
HNO2
acide nitreux l’eau
• instable, se décompose avec libération d’oxydes
d’azote
sulfate d’hydrogène • acide fort, obtenu par réaction de SO3 avec l’eau
H2SO4
acide sulfurique • acide déshydratant (fixe avidement l’eau)
• sert à la synthèse de la plupart des autres acides

H2SO3 sulfite d’hydrogène • acide faible, obtenu par réaction de SO2 avec
acide sulfureux l’eau
• instable, de décompose avec libération de SO2
carbonate • acide très faible, obtenu par réaction de CO2
H2CO3 d’hydrogène avec l’eau
acide carbonique • renfermé dans les boissons pétillantes
• instable, se décompose avec libération de CO2
phosphate • acide assez fort, obtenu par réaction de P2O5
H3PO4 d’hydrogène avec l’eau
acide phosphorique • sert comme détartrant et acidifiant de limonades
• synthèse des phosphates (pour engrais et
détergents)
les acides carboxyliques (organiques) - renferment le groupement «-COOH »
caractéristique des acides de la chimie organique :

Formule Nom Caractéristiques essentielles


HCOOH acide • acide de force moyenne, liquide à odeur piquante
formique • sécrété par les fourmis
CH3-COOH acide • acide faible, obtenu par oxydation de l’alcool du vin
acétique • acide du vinaigre (= solution de ± 6 % d’acide
acétique)

Remarquons que seul l’atome H du groupement - COOH est «acide» !


La force des acides :

Selon le nombre d’atomes H « acides » par molécule, on distingue :


• les monoacides - acides avec 1 atome d’H «acide» : HCl, HNO3, CH3COOH
• les diacides - avec 2 atomes d’H «acides» : H2SO4, H2CO3
• les triacides - avec 3 atomes d’H «acides» : H3PO4

Les bases (hydroxydes) sont des composés à structure ionique qui renferment l’anion
hydroxyde OH - associé à un cation métallique.

Les bases doivent leur désignation au fait que, lors de la réaction avec un acide, elles
fournissent le cation métallique qui sert de base (= fondement) à la formation d’un sel
Formule Nom Caractéristiques essentielles

hydroxyde de sodium • solide blanc très soluble dans l’eau,


NaOH 2
soude caustique hygroscopique
• base forte, très caustique, détruit rapidement la
peau
• d’un usage courant au laboratoire
• fabrication du savon, du papier, de colorants
hydroxyde de potassium
KOH • caractéristiques semblables à celles de NaOH
potasse caustique
hydroxyde de calcium • solide blanc, assez peu soluble dans l’eau
Ca(OH)2
chaux éteinte • base forte ; réactif caractéristique de CO2
• préparation du mortier à la chaux
Mg(OH)2 hydroxyde de • solide blanc ; base forte, mais peu soluble dans
magnésium l’eau
• médicament anti-acide (Maalox)
Al(OH)3 hydroxyde d’aluminium • solide blanc ; base faible, très peu soluble dans
l’eau
médicament anti-acide

-
Selon le nombre d’anions OH par unité formulaire de base, on distingue :
• les monobases - avec 1 ion OH - : NaOH, KOH
• les dibases - avec 2 ions OH - : Ca(OH)2, Mg(OH)2
-
• les tribases - avec 3 ions OH : Al(OH)3

3) DEFINITIONS D’ACIDES ET DES BASES


1. Arrhenius (1894):
ACIDE: substance qui produit H+ (aq) en solution aqueuse
HCl (aq) → H+ (aq) + Cl- (aq)
BASE: substance qui produit HO- (aq) en solution aqueuse
NaOH (aq) → Na+ (aq) + HO- (aq)
Inconvénient : se limite aux solutions aqueuse (il existe une multitude de réactions qui se
réalisent dans d’autres solvants (ex. éthanol, acétone etc.)

2. Brønsted & Lowry (1923) – met en exergue le rôle du solvant


ACIDE = une espèce qui cède un (des) proton(s) – DONEURS DE PROTON(S)
HCl (aq) + H2O(l) → H3O+ (aq) + Cl- (aq)
Exemples: H2O, HCl, H2SO4, H3PO4, CH3COOH, H3O+, NH4+, HSO4-, HPO42- etc.
H2SO4 + H2O  HSO4 - + H3O+
A1 B2 B1 A2
BASE = une espèce qui accepte un (des) proton(s) – ACCEPTEURS DE PROTON(S)
Exemples : H2O, NH3, HO -, SO42-, H2PO4-, CH3COO-, [Fe(OH)(H2O)5]2+, etc.
SO42- + H2O  HSO4 - + OH –
B1 A2 A1 B2
L’eau est un ampholyte acido – basique (réagit soit comme un acide, soit
comme une base, en dépendance de la force d’acide ou de la base partenaire
de la réaction)
H2O ' H+ + HO-
+
H + H2O ' H3O+

2 H2O ' H3O+ + HO-

4) Le pH
exprime l’intensité de l’acidité ou de la basicité d’une solution par une valeur
numérique
définition mathématique du pH (donnée à titre indicatif) pH = - log10 [H+] , donc
[H+] =10-pH ; [H+] = concentration des ions d’hydrogène (H+) (en mol/L)
L’échelle des pH s’étend de 0 à 14 :
la neutralité correspond au milieu de l’échelle : pH = 7
le domaine acide s’étend de 7 à 0 ; la valeur du pH diminue d’une unité
chaque fois que l’acidité est multipliée par le facteur 10.
le domaine basique s’étend de 7 à 14 ; le pH augmente d’une unité chaque
fois que la basicité est multipliée par le facteur 10.

5) LA REACTION DE NEUTRALISATION
= réaction chimique entre un acide e une base: acide + base  sel + eau
+ -
Chaque proton H cédé par l’acide s’associe à un anion hydroxyde OH cédé par
la base pour former une molécule d’eau.
Le composé ionique qui accompagne la formation de l’eau au cours d’une réaction de
neutralisation est un sel :
Equation globale: HCl + NaOH NaCl + H2O
chlorure de sodium
+ - + - + -
Equation ionique : H + Cl + Na + OH  Na + Cl + H2O
+ -
Les ions Na et Cl figurent des deux côtés de l’équation. Ces ions qui ne se subissent pas de
transformation sont dits « ions spectateurs » ; nous pouvons supprimer les ions spectateurs :
+ - + - + -
H + Cl + Na + OH Na + Cl + H2O
+ -
Equation ionique simplifiée : H + OH  H2O

H2SO4 (aq) + 2KOH(aq)  K2SO4(aq) + 2H-OH(l)


Acide Base Sel Eau
OXYDES
=composé chimique poliélémentaire formé par l’oxygène et un autre élément, E2On:
oxyde acide – oxyde d’un non-métal qui réagit avec de l’eau en formant un acide :
CO2 + H2O  H2CO3
oxyde basique – oxyde d’un métal qui réagit avec de l’eau en formant une base :
CaO + H2O  Ca(OH)2
oxyde amphotère – oxyde qui réagit avec un acide comme une base et avec une base
comme un acide :
A2O3 + 3H2SO4  Al2(SO4)3 + 3H2O
Al2O3 + 2NaOH + 3H2O  2Na[Al(OH)4]

SELS
= composes ioniques, cristallines, formés par des cations (ions métalliques ou ions
d’ammonium) et des anions acides :
Cr2S3 – sulfure de chrome (III)
KMnO4 - permanganate de potassium
(NH4)2SO4 – sulfate d’ammonium
NaHCO3 – hydrogènecarbonate de sodium
Ca(HPO4)2 – dihydrogènephosphate de calcium
Mg(OH)Cl – chlorure de hydroxomagnesium

COMPOSES DE COORDINATION = COMPLEXES METALLIQUES


= entité de coordination : constituée d’un atome centrale (M), généralement un métal,
auquel est fixé un ensemble d’autres atomes, dont chacun est appelé ligand (L). Dans les
formules, l’entité de coordination est mise entre crochets, qu’elle soit chargée ou non :
• [MLn]
• Exemples : Co(NH3)6]3+, [PtCl4]2-, [Cr(H2O)3Cl3]0 , Na+[Al(OH)4] -
• B Voire « NOMENCLATURE DES COMPOSES INORGANIQUES »

NOMENCLATURE CHIMIQUE DES COMPOSES


INORGANIQUE

FORMULES CHIMIQUES – ORDRE DE CITATION DES SYMBOLES

Généralités
L’ordre des symboles dans une formule est toujours arbitraire, selon ce qui est le plus
commode pour chaque cas particulier. S’il n’y a pas d’exigences prédominantes, les règles
suivantes (résumées) doivent être utilisées :
1. Attribuez des symboles aux constituants
2. Indiquez les proportions des constituants
3. Séparez les constituants en constituants électropositifs et électronégatifs. Cela
demande des décisions sur la catégorie du composé. Il y a des régles pour les
acides, les bases, les groupement polyatomiques, les composés binaires, les
composés en chaîne, les composés intermétalliques, les composés de coordination
et les composés d’addition.
4. Assemblez les éléments de la formule
5. Insérez les indicateurs appropriés (géométriques, etc. …)
6. Insérez les degrés d’oxydation, les charges, etc. … si nécessaire.
Electronégativité et ordre de citation
Dans une formule, l’ordre de citation est fondé sur les électronégativités relatives, le(s)
constituant(s) le(s) plus électropositif(s) étant cité(s) en premier. Dans les formules des acides
de Bronsted, l’hydrogène acide est considéré comme un constituant électropositif et précède
les constituants anioniques.

KCl
HBr
H2SO4
NaHSO4
Ca SO4
[Cr(H2O)6]Cl3
H[AuCl4]
IBrCl2

COMPOSES BINAIRES

Lorsqu’un composé binaire est constitué d’un métal et d’un non-métal il est nommé
en écrivant d’abord le nom du non-métal –dont la terminaison est remplacée par la
désinence –ure – suivi de la préposition “de”, puis du nom du métal:

ELEMENT NOMENCLATURE
en –ure de l’anion
Arsenic, As Arséniure = As-3
Brome, Br Bromure = Br -
Carbone, C Carbure = C -4
Chlore, Cl Chlorure = Cl -
Fluor, F Fluorure = F-
Hydrogène, H Hydrure = H -
Iode, I Iodure = I -
Azote, N Nitrure = N -3
Oxygène, O Oxyde* = O -2
Phosphore, P Phosphure = P -3
Sélénium, Se Séléniure = Se -2
Soufre, S Sulfure = S -2
Tellure, Te Tellurure = Te -2

*Oxyde provient de “OXIDE” en anglais. Ici donc,


exceptionnellement, la désinence anglaise –ide ne se traduit pas par –
ure.

Exemples:
• KCl = chlorure de potassium;
• MgH2 = hydrure de magnésium;
• Li3N = nitrure de lithium;
• AlP = phosphure d’aluminium;
• Na2S = sulfure de sodium
Lorsque un composé binaire est constitué de deux non-métaux il est nommé en
écrivant d’abord le nom du non-métal le plus électronégatif –dont la terminaison est
remplacée par la désinence –ure – suivi de la préposition “de”, puis du nom du l’autre
non-métal
Exemples:
• HCl = chlorure d’hydrogène;
• H2S = sulfure d’hydrogène;
• NF3 = trifluorure d’azote;
• NH3 = nitrure d’hydrogène = ammoniac.
On fait appel à des préfixes numériques d’étymologie grecque pour indiquer
plusieurs atomes du même élément dans une molécule:

NOMBRE PREFIXE* EXEMPLE


1 Mono, Monoxyde de carbone = CO
*mon Monoxyde d’azote = NO
2 Di Dioxyde de carbone = CO2
Dioxyde de soufre = SO2
Dioxyde d’azote = NO2
Oxyde de diazote = N2O
3 Tri Trioxyde de soufre = SO3
Trioxyde de diazote = N2O3
Trichlorure de phosphore = PCl3
4 Tétra, Tétrachlorure de carbone = CCl4
*tétr Tétrafluorure de soufre = SF4
5 Penta, Pentaoxyde de diazote = N2O5
*pent Pentachlorure de phosphore = PCl5
6 Hexa Hexafluorure de soufre = SF6
*La terminaison a ou o est élidée du préfixe lorsque celui-ci est combine à un nom
débutant par une voyelle. C’est ainsi par exemple qu’en dit Pentachlorure mais
Pentoxyde et Monohydrure mais Monoxyde.

Les noms de quelques acides binaires :

ACIDE ANION GAZ CORRESPONDANT


Fuorhydrique F – (aq), fluorure Fluorure d’hydrogène, HF
Clorhydrique Cl – (aq), chlorure Chlorure d’hydrogène, HCl
Bromhydrique Br – (aq), bromure Bromure d’hydrogène,HBr
Iodhydrique I – (aq), iodure Iodure d’hydrogène, HI
S –2 (aq), sulfure Sulfure d’hydrogène, H2S
Sulfhydrique HS – (aq), hydrogénosulfure (1-)
OXOACIDES ET ANIONS DERIVES

OXOACIDES

= composé qui contient de l’oxygène, au moins un autre élément, au moins un hydrogène lié à
l’oxygène, et qui produit une base conjuguée par la perte d’un ou plusieurs ions hydrogène
positifs (hydronium, hydrons). Les limites de cette catégorie sont fixées par l’usage plutôt que
par des règles.
o dans une formule, les atomes d’hydrogène qui donnent naissance à la propriété acide sont
cités en premier, puis vient l’atome centrale, et enfin les atomes ou les groupes d’atomes
qui entourent l’atome central. Ces derniers sont cités dans l’ordre suivant : les atomes
d’oxygène qui ne sont liés qu’à l’atome central, suivi des atomes et groupes d’atomes
classés selon les règles de la nomenclature de coordination, ou les ligands ioniques
précèdent les ligands neutres. Dans chaque catégorie, l’ordre de citation est l’ordre
alphabétique des symboles des atomes liants
o les noms traditionnels sont formés par deux mots dont le premier est « acide ». Dans le
second mot, on ajoute à la racine du nom de l’atome central la terminaison –eux ou –ique
qui devait représenter le contenu en oxygène, dont on sait aujourd’hui qu’il dépend du
degré d’oxydation de l’atome central. Malheureusement, ces terminaisons ne décrivent pas
le même degré d’oxydation pour les différentes familles d’acides. Ainsi les acides
sulfureux et sulfurique se rapportent aux degrés d’oxydation IV et VI, alors que les acides
chloreux et chlorique se rapportent aux degrés d’oxydation III et V. Leurs anions sont
nommés en changeant –eux en –ite et –ique en –ate. Exceptionnellement, les composés du
soufre et du phosphore perdent respectivement les syllabes « ur » et « or » du nom de
l’acide pour obtenir le nom de l’anion.
une extension de ce système est devenue nécessaire lorsque d’autres acides parents
ont été découverts. Les préfixes hypo- (pour les degrés d’oxydation très faibles) et
per- (pour les degrés d’oxydations très élevés) ont été introduits. !!! Le préfixe
per- ne devait pas être confondu avec la syllabe per du terme peroxo-.
on a du utiliser d’autres préfixes : ortho-, pyro- et méta- pour distinguer des
acides qui différaient par leur « contenu en eau ».
ces noms traditionnels ne donnent pas d’informations spécifiques sur le nombre
d’atomes d’oxygène ou le nombre d’atomes d’hydrogène, acides ou non.
l’utilisation des préfixes n’est pas toujours cohérente : hypo- a été associé à la
terminaison –eux (acide hyponitreux) et à la terminaison –ique (acide
hypophosphorique)
dans le cas des acides du soufre, on observe deux catégories d’acides, l’une avec
la racine « sulfur » et l’autre avec la racine « thio ». Bien plus, dans la
nomenclature substitutive, on a introduit d’autres noms comme « acide
sulfonique » pour –SO3H et « acide sulfinique » pour –SO2H, abandonnant ainsi
la restriction de la terminaison –ique au degré d’oxydation le plus élevé.
la nomenclature de coordination systématique décrire la composition et la
structure, tandis que la nomenclature traditionnelle insiste sur la propriété chimique
la plus importante des acides : l’acidité.
a
NOMS DES OXOACIDES COURANTS ET DE LEURS ANIONS
Nom Nom traditionel Nomenclature Nomenclature acide
traditionnel d’anion hidrogène
d’acide
H3BO3 = acide BO3-3 = borate Trioxoborate de Acide trioxoborique
borique trihydrogène
(HBO2)n = acide BO2- = metaborate Poli[dioxoborate(1-) Acide
métaborique c d’hydrogène] polydioxoborique
H4SiO4 = acide SiO4 –4 = orthosilicate Tétraoxosilicate de Acide
ortho silicique b tétrahydrogène tétraoxosilicique
(H2SiO3)n = SiO3 –2 = métasilicate Poli[trioxosilicate de Acide
acide tétrahydrogène] polytrioxosilicique
métasilicique c
H2CO3 = acide CO3 –2 = carbonate Trioxocarbonate de Acide
carbonique HCO3- = dihydrogène trioxocarbonique
hydrogénocarbonate
(bicarbonate)
HOCN = acide OCN - = cyanate Nitrurooxocarbonate Acide
cyanique d de dihydrogène nitrurooxocarbonique
HONC = acide ONC - = fulminate Carburooxonitrate Acide
fulminique d’hydrogène carburooxonitrique
HNO3 = acide NO3- = nitrate Trioxonitrate (1-) Acide trioxonitrique
nitrique d’hydrogène
HNO2 = acide NO2- = nitrite Dioxonitrate (1-) Acide dioxonitrique
nitreux d’hydrogène
HPH2O2 = acide PH2O2 - = Dihydrurodioxo – Acide dihydrurodi –
phosphinique phosphinite phosphate (1-) oxophosphorique
d’hydrogène
H3PO3 = acide PO3 –3 = phosphite Trioxophosphate (3-) Acide trihydrurotri –
phosphoreux e de trihydrogène oxophosphorique (3-)

H2PHO3 = acide PHO3-2 = Hydrurotrioxophos – Acide


phosphonique e phate (2-) de dihy – hydrurotrioxophos –
drogène phorique
H3PO4 = acide PO4-3 = phosphate Tètraoxophosphate Acide tètraoxophos-
phosphorique HPO4-2 = (3-) de trihydrogène phorique
monohydrogénophos-
phate
H2PO4- =
dihydrogénophos-
phate
H4P2O7 = acide P2O7-4 = diphosphate µ – oxo – hexaoxodi – Acide µ – oxo –
diphosphorique phosphate de tètra – hexaoxodiphos-
hydrogène phorique
-
(HPO3)n = acide PO3 = Poly[trioxophosphate Acide
métaphos- métaphosphate (1-) d’hydrogène] polytrioxophospho –
phorique c rique
H3AsO4 = acide AsO4-3 = arsénate Tétraoxoarsénate de Acide tétraoxoarsé –
arsénique trihydrogène nique
H3AsO3 = acide AsO3 –3 = arsénite Trioxoarsénate (3-) de Acide trioxoarsénique
arsénieux trihydrogène
H2SO4 = acide SO4-2 = sulfate Tétraoxosulfate de Acide
sulfurique dihydrogène tétraoxosulfurique
HSO4- = Hydrogénotétraoxosul-
hydrogénosulfate fate (VI)
(bisulfate)
H2S2O7 = acide S2O7-2 = disulfate µ – oxo – hexaoxodi – Acide µ – oxo –
disulfurique sulfate de dihydro – hexaoxodisulfurique
gène
H2S2O3 = acide S2O3-2 = thiosulfate Trioxothiosulfate de Acide
thiosulfurique dihydrogène trioxothiosulfurique
H2S2O6 = acide S2O6-2 = dithionate Hexaoxodisulfate Acide
dithionique (S-S) de dihydrogène hexaoxodisulfurique
H2S2O4 = acide S2O4-2 = dithionite Tétraoxodisulfate Acide
dithioneux (S-S) de dihydrogène tétraoxodisulfurique
H2SO3 = acide SO3-2 = sulfite Trioxosulfate de Acide
sulfureux dihydrogène trioxosulfurique

HClO4 = acide ClO4- = perchlorate Tétraoxochlorate Acide


perchlorique d’hydrogène tétraoxochlorique
HClO3 = acide ClO3- = chlorate Trioxochlorate Acide trioxochlorique
chlorique d’hydrogène
HClO2 = acide ClO2- = chlorite Dioxochlorate Acide dioxochlorique
chloreux d’hydrogène
HClO = acide ClO- = hypochlorite Monooxochlorate Acide
hypochloreux d’hydrogène monooxochlorique
HIO4 = acide IO4- = periodate Tétraoxoiodate Acide tétraoxoiodique
periodique d’hydrogène
H5IO6 = acide H4IO4- = Hexaoxoiodate (5-) de Acide hexaoxoiodique
orthoperiodiqueb orthoperiodate pentahydrogène (5-)
H2CrO4 = acide CrO4-2 = chromate Acide
chromique tétraoxochromique

H2Cr2O7 = acide Cr2O7-2 = dichromate Acide µ – oxo –


dichromique hexaoxodichromique
HmnO4 = acide MnO4- = Acide
permanganique permanganate tétraoxomanganique
CH3COOH = CH3COO- = acétate
acide acétique C2H3O2-
C2H4O2
HCN = acide CN- = cyanure
cyanhidrique
a
Le nom traditionnel de l’anion conjugué est toujours formé par la transformation de –ique en
–ate et de –eux en –ite
b
Le préfixe « ortho » indique l’acide le plus hydraté possible, comme H3PO4 (opposé à
HPO3), H5IO6 (opposé à HIO4), etc.
c
Le préfixe « méta » indique un produit de déshydratation : nH3PO4 (« ortho ») → (HPO3)n
(« méta ») + nH2O
d
L’acide isocyanique est HNCO ; cet acide n’est pas un oxoacide, puisque l’hydrogène n’est
pas lié à l’atome d’oxygène
e
Remarquez que ce qu’en appelle généralement « acide phosphoreux » est, dans ce système,
un mélange d’ « acide phosphoreux » et d’ « acide phosphonique ».
AUTRES ANIONS

Anions Nom systématique Autre nom


O2- Dioxyde (1-) Hyperoxyde, ou superoxyde
O22- Dioxyde (2-) peroxyde
OH- Hydroxyde (et non
HYDROXYLE !!!)
NH2- Azadiure, ou imidure
NH2- Azanure, ou amidure
SCN- Thiocyanate
NCS- Isothiocyanate
NCO- Isocyanate

Exemples :
KO2 = superoxyde de potassium,
NaNH2 = amidure de sodium,
BaO2 = peroxyde de barium,
Ca(OH)2 = hydroxyde de calcium,
NH4SCN = thiocyanate d’ammonium

CATIONS

o Noms des cations monoatomiques – on nomme les cations monoatomiques en ajoutant


entre paranthèses après le nom de l’élément [soit le nombre de charge appropriée suivie du
signe plus, soit le degré d’oxydation (chiffre romain)]. Le nom est précédé du terme
« ion » ou « cation » :

METAL CHARGES SYMBOLES NOMS NOMS


IONIQUES CHIMIQUES (SYSTEMATIQUES) ANCIENS
MODERNES (ne sont plus
recommandés)
+2
Chrome +2 et +3 Cr et Chrome (II) et Chromeux et
Cr +3 chrome (III) Chromique
Cobalt +2 et +3 Co +2 et Cobalt (II) et Cobalteux et
Co +3 cobalt (III) Cobaltique
+
Cuivre +1 et +2 Cu et Cuivre (I) et Cuivreux et
Cu +2 cuivre(II) cuivrique
Or +1 et +3 Au + et Or (I) et Aureux et
+3
Au or (III) aurique
Fer +2 et +3 Fe +2 et Fer (II) et Ferreux et
Fe +3 fer(III) Ferrique
+2
Mercure * +1 et +3 Hg2 et Mercure (I) et Mercureux et
Hg +2 mercure (II) Mercurique
Étain +2 et +4 Sn +2 et Etain (II) et Stanneux et
Sn +3 étain (IV) Stannique
+
Thallium +1 et +3 Tl et Thallium (I) et Thalleux et
Tl +3 thallim (III) Thallique
*On remarquera bien que l’ion mercure (I) est un dimère (Hg22+ ), c’est-à-dire qu’il
s’agit d’un ion moléculaire qui est composé, formellement parlent, de deux ions Hg(I)
liés l’un à l’autre.
o Noms des cations polyatomiques (cations homopolyatomiques, cations obtenus
formellement par addition d’hydrons aux hydrures binaires, cas spécieux) :

CATIONS NOMS SYSTEMATIQUES


(O2)+ Ion dioxygène (1+) [dioxygényle]
(S4)2+ Ion tétrasoufre (2+) [cyclotétrasoufre (2+) ]
(Hg2)2+ Ion dimercure (2+), cation dimercure (I) [mercureux]
N2H5+ Ion diazanium, ou hydrazinium
N2H52+ Ion diazanediium, ou hydrazinium (2+)
NH4+ Ion azanium, ou ammonium
PH4+ Ion phosphonium
H3O+ Ion oxonium [hydronium]
NO+ Cation nitrosyle
NO2+ Cation nitryle
OH+ Cation hydroxylium

COMPOSES DE COORDINATION
COMPLEXES METALLIQUES

o Entité de coordination : constituée d’un atome centrale, généralement un métal, auquel


est fixé un ensemble d’autres atomes, dont chacun est appelé ligand. Dans les formules,
l’entité de coordination est mise entre crochets, qu’elle soit chargée ou non.
Exemples : [Co(NH3)6]3+, [PtCl4]2-, [Cr(H2O)3Cl3]0.
o Atome centrale, centre coordinateur : l’atome auquel sont liés d’autres atomes ou
groupes d’atomes (ligands), et qui occupe donc une position centrale dans l’entité de
coordination. Les atomes centraux de [Co(NH3)6]3+, [PtCl4]2-, [Cr(H2O)3Cl3]0 sont
respectivement le cobalt, le platine, le chrome.
o Ligands, coordinats : les atomes ou les groupes d’atomes qui sont liés directement a
l’atome centrale. les ligands de [Co(NH3)6]3+, [PtCl4]2-, [Cr(H2O)3Cl3]0 sont
respectivement l’ammoniac, le chlore, l’eau et le chlore.
Un ligand pontant lie simultanément deux ou plusieurs atomes centrales → composes
polynucléaire.
Un ligand monodentate n’engage qu’une liaison avec l’atome centrale ;
un ligand multidentate ou polydentate engage plusieurs liaisons (des plusieurs
atomes) avec le même atome centrale → ligand chélateur didentate, tridentate…
hexadentate, etc. Les édifices complexes obtenus sont des chelates.
o Coordinance, nombre de coordination, N.C. : dans la définitions des composes de
coordination typiques, la coordinance est égale au nombre de liaisons sigma entre les
ligands et l’atome centrale. Bien que des ligands simples comme CN-, CO, N2, etc.
puissent mettre en jeu a la foi des liaisons sigma (σ) et des liaisons pi entre l’atome liante
et l’atome centrale, les liaisons pi (π) ne sont pas prises en considération pour déterminer
la coordinence. Pour les complexes [Co(NH3)6]3+, [PtCl4]2-, [Cr(H2O)3Cl3]0, les doublets
électroniques assurant la liaisons sigma sont indiques par « : » placé avant la formule du
ligand.
Exemples : [Co(:NH3)6]3+ avec N.C. = 6, [Pt(:Cl)4]2- avec N.C. = 4,
[Cr(H2O:)3(:Cl)3]0 avec N.C. = 6
Composes de coordination mononucléaires

o règles pour les ligands :


on conserve leur nom usuel lorsqu’ils sont neutres :
• py = pyridine
• certains noms restent cependant consacrés par l’usage : H2O =
aqua, NH3 = ammine, CO = carbonyle, NO = nitrosyle.
on ajoute le suffixe « o » à la racine de leur nom lorsqu’ils sont anioniques :
• Cl- = chloro, I- = iodo, CN- = cyano, OH- = hydroxo, NO2- = nitro, ONO-
= nitrito, CH3COO- = acétato, C2O42- = oxalato, etc.
quels qu’ils soient on précise leur nombre par un préfixe grec : di (2) ;
tri (3) ; tétra (4) ; penta (5) ; hexa (6) ; hepta (7) ; octa (8) ; énea (9) ; déca
(10) ; undéca (11) ; dodéca (12), etc.
si le ligand est polydentique on inclut le nom dudit ligand entre des parenthèses et
on ajoute au tout le préfixe bis (pour 2 ligands) ou tris (pour 3 ligands) : [Co(H2N-
CH2-CH2-NH2)3] tris (éthylenediamine) cobalt (III)
lorsqu’il existe des ligands différents dans un même édifice, on nomme d’abord
ceux de caractère anionique, puis les neutres dans l’ordre alphabétique :
[Cr(H2O)3Cl3]0 trichlorotriaqua chrome (III)
o règles pour l’atome central :
• on précise toujours le degré d’oxydation de l’élément concerné
• s’il intervient dans un complexe anionique on a la racine de son nom
usuel le suffixe « ate » et l’ensemble (nom de l’atome centrale et degré
d’oxydation) suit le(s) nom du (des) ligand(s) :
[Fe2+(CN)6]4- ion hexacyanoferrate (II)
[CuCl4]2- ion tétrachlorocuprate (II)
• s’il intervient dans un complexe cationique ou neutre son nom n’est pas
modifié mais suit néanmoins celui (ceux) du (des) ligand(s) :
[Ni(H2O)6]2+ ion hexa – aquanickel (II) [Cr(NH3)3Br3]0
ion tribromotriammine chrome (III)
!!! En cas de redoublement de voyelles, soit on utilise un tiret de séparation,
soit on pratique l’élision.

Composes polynucléaires

o les règles précédents restent certes valable mais on adjoint un préfixe (µ) au(x) ligand(s)
assurant le pontage entre les centres métalliques :
[{Cr(NH3)5}2(µ-OH)]Cl5 pentachlorure de µ–hydroxo–bis(pentaammine–chrome)
(VI)
RELATIONS ENTRE LES CLASSES DES SUBSTANCES
INORGANIQUES

OXYDE
METAL BASE
BASIQUE

SEL

OXYDE
NON-METAL ACIDE
ACIDE

REACTIONS CHIMIQUES

= les processus de transformations des substances – les atomes concernés sont


réorganisés: ils se réarrangent, se séparent ou se recombinent de manière a former des
molécules différentes; les atomes ne sont ni créés ni détruits et il ne subissent aucune
modification en eux-mêmes durant la réactions chimiques
- sont représentées par des équations chimiques qui indiquent la nature des réactifs (les
substances qui réagissent) et des produits (les substances qui se forment au cours de la
réaction) en les représentant par leurs formules chimiques ; une flèche sépare les réactifs et
les produits et indique le sens dans lequel la réaction se déroule.
Une équation chimique doit toujours, pour être correcte, être équilibrée (Loi de la
conservation de la masse -Lavoisier) B on équilibre donc les équations chimiques en
plaçant des nombres appropriés, appelés coefficients stoechiométriques, devant les formules
chimiques
Les équations chimiques indiquent aussi:
l’état physique des réactifs et des produits :
2Fe(s) + 3Cl2(g) → 2FeCl3(s)
les conditions pour que la réaction se déroule (température, pression, etc) :
t oC
CaCO3(s)  → CaO(s) + CO2(g)
l’effet thermique de la réaction :
C(s) + O2(g) → CO2(g) + 393,2kJ

CLASSIFICATION DES REACTIONS CHIMIQUES


1. Type de réaction:
Réaction de combinaison: Hg + S → HgS
t oC
Réaction de décomposition: KNO3  → KNO2 + 1/2O2
Réaction de substitution:
Fe + H2SO4 → H2 + FeSO4
Réaction d’échange (double déplacement):
CuSO4 + 2NaOH → Cu(OH)2 + Na2SO4
2. Type de particules changées (transférées) pendant la réaction :
Réaction avec transfert/échange des électrons (réactions d’oxydoréduction = redox)
Fe + CuSO4 → FeSO4 + Cu
Réaction avec transfert/échange des protons, H+, (réactions acido-basiques):
HCl + NaOH → NaCl + H2O
Réactions avec transfert/échange des ions:
NaCl + AgNO3 → AgCl + NaNO3
Réactions avec transfert/échange (fixation) des molécules:
Cu(OH)2 + 4NH3 → [Cu(NH3)4](OH)2
3. Sens de la réaction :
Réactions réversibles (d’équilibre, réactions directe et inverse):
N2 +3H2 ' 2NH3
Réactions irréversibles (totale) :
Zn + 2HCl → ZnCl2 + H2
4. Effet thermique :
Réactions exothermiques (dégagement de chaleur):
C + O2 → CO2 + Q
Réactions endothermiques (absorption de chaleur):
CaCO3 + Q → CaO + CO2
5. Vitesse de la réaction :
Réactions rapides: BaCl2 + Na2SO4 → BaSO4 + 2NaCl (précipitation)
Réactions lentes: fermentation du lait, etc.
6. Nombre de phases:
Réactions en système homogène (une seule phase):
2NO(g) + O2(g) → 2NO2(g)
Réactions en système hétérogène (au moins 2 phases):
3Fe(s) + 4H2O(g)→ Fe3O4(s) + 4H2(g)