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6 • L’opération de décapage 6.

2 Décapage électrolytique

– décapage sulfurique : 2 à 10 % en volume, à la température ambiante, pendant


15 à 20 sec, adapté au traitement des alliages moulés, aspect brillant sauf avec
certains alliages au zirconium; l’ajout d’ions halogénés (fluorures, chlorures)
augmente la vitesse de décapage;
– décapage sulfonitrique : 2 % en volume SO4H2 et 8 % en volume NO3H, à la
température ambiante, pendant 15 à 20 sec, alternative au décapage sulfurique,
donne un aspect gris foncé;
– décapage chromique : 180 g/l CrO3, 40 g/l Fe(NO3)3, 3 à 7 g/l KF, à la tempé-
A

ofppt.scholarvox.com:OFPPT:1186524699:40001189:196.89.149.84:1605581286
rature ambiante, pendant 1 à 2 min, traitement bien adapté aux alliages moulés; il
existe une variante avec 180 g/l CrO3 utilisée à 90 °C pendant 1 à 15 min pour

MÉTALLIQUES
donner un aspect blanc, brillant ou mat, et enlever très faiblement les oxydes ou
produits de corrosion; B
– décapage phosphorique : 85 % en volume PO4H3, à la température ambiante,

MÉTALLIQUES
pendant 30 sec à 1 min, traitement utilisé pour éliminer les ségrégations dues à
l’élément d’alliage aluminium; l’ajout d’ions halogénés (fluorures, chlorures)

DES SURFACES
augmente la vitesse de décapage;
– décapage fluorhydrique : 20 à 25 % en volume de HF, à la température ambiante,
pendant 30 sec à 5 min, traitement donnant un aspect gris mat et servant d’acti-

DES SURFACES
vation avant d’autres traitements utilisant la voie liquide (anodisation par
exemple); l’acide fluorhydrique peut être remplacé par 5 % en masse de NaHF2, à

PRÉPARATION
la même température et pendant la même durée.

PRÉPARATION
6.2 Décapage électrolytique
Cette opération peut s’effectuer en solution acide ou alcaline : sur le site anodique,
on utilise les effets dus à l’oxydation, tels que le dégagement d’oxygène qui va favo-
riser le décollement des oxydes, la transformation des oxydes à un degré d’oxydation
supérieur qui va les rendre plus solubles, l’attaque ménagée du substrat et l’absence
de fragilisation par l’hydrogène. Sur le site cathodique, on utilise les effets dus à la
réduction tels que l’action mécanique due au dégagement d’hydrogène qui va provo-
quer le décollement des oxydes, l’absence d’attaque du substrat avec une bonne
conservation de l’état de surface, mais avec une maîtrise de la pénétration d’hydro-
gène. Ce procédé est essentiellement pratiqué sur matériaux ferreux et notamment
les aciers inoxydables.
© Dunod – La photocopie non autorisée est un délit.

6.2.1 Décapage électrolytique des aciers


■ Cas des aciers au carbone

Le décapage anodique est celui qui est le plus employé car il présente l’avantage,
sous certaines réserves, de ne pas fragiliser le substrat, notamment dans le cas des
aciers à haute résistance de structure martensitique. L’acide sulfurique est le milieu
le plus courant, car à des teneurs supérieures à 75 %, l’acier est passif. Une formu-
lation classique est SO4H2, 200 à 250 g/l, entre 20 et 60 °C, une densité de courant
de 20 A/dm2, avec des cathodes en plomb. Ce type de formulation peut être égale-

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