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IV.

La victime
Le criminologue allemand von Hentig (1948) a été parmi les
premiers a voir du côté des victimes.
A. Le cadre conceptuel de la victimologie
Le point de départ de ce courant datait de 1948 avec l’apparition
de l’ouvrage d'allemand Hans von HENTG intitulé: «Le criminel et
sa victime».cet ouvrage ont attiré pour la première fois l’attention
sur cette relation latente qui existe entre le criminel et la victime.
L’étude de la relation intersubjective entre les deux pôles de
l’action criminelle revêt un grand intérêt pour les criminologues,
ne serait-ce qu’au niveau de la compréhension des situations
pré-criminelles et des facteurs de la criminalité, sans bien sûr
omettre l’intérêt pour la politique criminelle sur le plan de la
prévention.
La victimologie a été alimentée essentiellement par les écrits de
grands victimologues tel que: MENDELSOHN, ELLENBERGER et
Ezzat ABDEL FATTAH.Dans la culture victimologique.
B. L’expérience de la victimisation
1- La distribution des victimisations
La victimisation ne se distribue pas par hasard, elle frappe
durement les jeunes célibataires.
Les jeunes gens sont nettement plus souvent victimes que les
aînés ( sondage: Van Dijk et coll. 1990).
Au Canada, les célibataires sont presque trois fois plus souvent
victimes de crimes sur la personne que les gens mariés.
2- Le style de vie des victimes
L’explication dominante de ces variations est couchée en termes
de style de vie. Les jeunes célibataires fréquentent plus les lieux
publics (soirées, personnes dangereuses, lieux risqués...).
C. La survictimisation des délinquants
Ressemblance dans le style de vie des groupes souvent les plus
victimes et celui des délinquants.

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von Hentig (1948) Criminels-victimes
PLus on est criminel, plus in risque d’être une victime.
D. Victimisations à répétition
Quand la même personne est sujet de deux ou plusieurs délits de
même manière.
Une cible frappée une fois, présente un risque anormalement
élevé de l’être de nouveau.
Hindelang (1978) constate que la probabilité d’être victime d’une
nouvelle agression grave est 7 fois plus élevée que la probabilité
d’une première victimisation de cette nature.
En Angletterre, en 1992, 20% des répondants qui ont été
victimisés deux fois ou plus en un an écopent de 81% du total
des infractions enregistées par le British Crime Survey.
V. La dénonciation
Après une agression, la victime est confrontée à deux choix:
dénoncer le délit à la police ou n’en rien faire.
Les sondages internationaux de victimisation de 1989, 1992,
2000 précisent que 50% des délits subis, en Europe occidentale,
sont signalés à la police.
Le motif dominent de ne pas appeler la police est que l’infraction
ne paraissait pas suffiamment grave aux victimes.
La gravité est un facteur décisif.
NB: Plus la relation entre le délinquant et sa victime est étroite,
moins le crime est rapporté.
Qu’attend la victime des pouvoirs publics?
Il faut distinguer les délits privés qu’elles peuvent régler elles-
mêmes, de ceux qui sont du ressort de la force publique.
Toutefois, lorsqu’elles jugent que l’affaire mérite d’être signalée à
la police, les fins auxquelles’elles poursuivent sont :

1. la réparation ( être dédommagées)


2. La protection ( protéger la victime de son agresseur)
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3. La rétribution ( pour que justice soit rendue)
4. La défense sociale, pour remplir un devoir civique en
fournissant aux
autorités les informations nécessaires pour qu’un criminel cesse
de sévir dans la communauté.

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