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NOTIONS DE

TOXICOLOGIE
Transport et Distribution

Après avoir atteint la circulation sanguine, le produit peut être


transporté dans tous les organes et tissus de l'organisme.

Deux facteurs influencent la distribution :


1- la perfusion sanguine des organes (Tissus vascularisées (cerveau et
viscères) contrairement à l'os et la peau).

2- affinité des xénobiotiques pour les membranes, tissus et protéines


plasmatiques.
La nature, l'intensité et la localisation de ces perturbations dans
l'organisme diffèrent d'un produit à l'autre et dépendent
souvent de la dose et des caractéristiques physico-chimiques de
la molécule .

– Fixation aux protéines plasmatiques

– Tissus : irrigation, tropisme particulier (cérébral : alcools, plomb,


psychotropes; poumons : paraquat), stockage (graisses : DDT,
dioxines)
Quelques exemples :

⚫ Les graisses accumulent les molécules liposolubles, non ionisées : pesticides


organochlorés, les biphenyls polychlorés (BCP), les dioxines, des solvants
organiques (toluène, benzène)...

⚫ Les os emmagasinent le plomb, le fluor (fluorose osseuse), le strontium


(cancer osseux)

⚫ Certaines protéines (foie et rein) appelées métallothionéines possèdent une


affinité particulière pour certains métaux lourds (Cd, Zn...), c’est une forme
de protection

⚫ Hydrosolubles peuvent se retrouver au niveau de tous les organes et tissus


en premier le rein (mercure minéral hydrosoluble néphrotoxique à la
différence du mercure organique CH3Hg liposoluble attaque le SNC).

⚫ Cerveau placenta (Barrières mais ….)


Outre son rôle dans l'homéostasie glucidique et lipidique, le tissu
adipeux constitue le principal lieu d'accumulation des toxiques
environnementaux ou alimentaires du fait du caractère lipophile de
ces substances.

Les adipocytes du tissu adipeux jouent alors un rôle protecteur en


accumulant au fil du temps les toxiques (comme les POPs -polluants
organiques persistants- ou les dioxines) dans les triglycérides.
Cependant, le tissu adipeux peut ne plus jouer son rôle
protecteur à la suite notamment d'une fonte des masses
graisseuses : les cellules adipeuses peuvent en effet
décharger les xénobiotiques dans le sang circulant vers les
autres organes, on parle alors de toxicité retardée.

Certains toxiques lipophiles ont été retrouvés dans du lait


maternel, peut-être relargués par le tissu gras mammaire.
Par ailleurs, le tissu adipeux pourrait lui-même constituer
une cible pour les toxiques (dioxines, composés perfluorés,
métaux lourds...) perturbation des métabolismes
glucidiques et lipidiques due aux toxiques diabète
et désordres métaboliques.
Distribution
Correspond au processus de répartition du xénobiotique dans
l’ensemble des tissus
Quelques paramètres influençant la distribution

Fortement influencée par la liaison à des transporteurs


plasmatiques (albumine, alpha-1-glycoprt, globuline, lipoprt (HDL,
LDL, VLDL))) qui modifie la biodisponibilité.

Les formes libre et liée sont à tout moment en équilibre et seule la


première peut interagir avec les membranes cellulaires.

La liaison à des transporteurs est un facteur qui détermine la demi-


vie et le seuil de toxicité du xénobiotique.
Distribution tissulaire
Correspond au processus de répartition du xénobiotique dans
l’ensemble des tissus

Plasma Tissus
Lié Lié

Libre Libre Cible

Stockage
Dépend de :
- des propriétés physico-chimiques du xénobiotique,
- la liaison avec la/les protéine/s dans le sang et les tissus,
- du débit sanguin et de la composition du tissu,
- de l’état physiologique et pathologique de l’organisme
Facteurs de variation de la distribution

• Age
– modifications des volumes liquidiens
– diminution de la masse sanguine
• Maladies
• Interactions avec d’autres substances
– Déplacements/compétitivité sur les différents sites de liaison
(sulfonamides entre en compétition avec les antidiabétiques sur la fixation
à l’albumine laissant les antidiabétiques libres qui se fixent à leurs sites d’un
seul coup choc hypoglycémique).
• La forme plasmatique libre peut :
-Etre excrétée directement,

-Etre stockée (en particulier pour les substances liposolubles),

-Subir des transformations.

• Les métabolites peuvent eux-mêmes être excrétés ou s’ajouter aux


réserves corporelles. Ils peuvent être plus actifs que la forme parentale.

• Cette dynamique dépend de la substance et des concentrations, en


fonction des interactions avec les enzymes du métabolisme des
xénobiotiques (Les enzymes impliquées dans le Métabolisme).
Biotransformation (ou le métabolisme)

⚫ Ensemble des réactions qui résultent en des modifications, par


l'intermédiaire d'enzymes, de la structure chimique d'un xénobiotique.

⚫ Produits de la biotransformation = métabolites.

⚫ Peuvent rendre les xénobiotiques plus polaires (ionisables) et plus solubles


dans l'eau et donc plus facilement excrétables dans l'urine,

⚫ peut en résulter un produit moins toxique (détoxication) ou plus toxique


(bioactivation), l'accumulation ou l'élimination du produit et de ses
métabolites.
• Le métabolisme permet l’élimination des molécules étrangères à
l’organisme (xénobiotiques)

• Cette métabolisation peut être:


– simple: une seule réaction chimique et une seule voie d’élimination
– complexe: plusieurs voies de métabolisation et plusieurs voies d’élimination

• La métabolisation modifie la structure chimique d’un produit et


donc ses propriétés physicochimiques : solubilité, taille, charge et
ionisation.
Biotransformation

⚫ Surtout effectuée par le foie, véritable laboratoire chimique de


l'organisme, qui contient une multitude d'enzymes .

⚫ D'autres organes tels que les poumons, les reins, la muqueuse


intestinale peuvent aussi transformer des toxique (Moyen).

⚫ Peau (faible)

⚫ Système nerveux (Très faible)


Métabolisme des toxiques
• En fonction du mode d’intoxication lié à la réactivité du
composé on parle de :

- Toxicité directe : agit directement sur l’organe cible,


produit doués d’une grande réactivité chimique, agissent
sur l’organisme sans aucune métabolisation.
X1 X1 toxicité directe
Ex : toxines : botulique, alcaloïdes : nicotine

– Toxicité indirecte : nécessitent une métabolisation


enzymatique préalable dans l’organisme pour que se
manifeste un effet toxique produisant des
intermédiaires réactifs ou produits de métabolisation.
• X1 M1 toxicité indirecte
• Deux catégories de réactions biochimiques :
– Les réactions de phase I
• Réactions de « fonctionnalisation » telles que : oxydations, hydrolyses,
réductions
• Modification de la molécule par adjonction ou libération de groupes
chimiques dits « fonctionnels », qui pourront réagir plus facilement dans
d’autres réactions
– Les réactions de phase II
• Réactions de conjugaison
• Transfert sur le produit ou ses métabolites de petites molécules
majoritairement polaires par des transférases.
– Quand l’élimination des métabolites nécessite des transporteurs
transmembranaires actifs d’excrétion : phase III
• les transporteurs de la phase III ( P-glycoprotein ou Pgp , multidrug
resistance associated proteins ou MRP).
ROH
O2 ROH
Phase I Phase II Phase III
XH ---------------------------XOH--------------------------------- XOR-------------- --------------- XOR
CYP 450 GST

XOH
Plusieurs combinaisons sont possibles (phase II est obligatoire) :
• des phases I non suivies de phases Il
• des phases Il directes
• certains métabolites sont moins polaires que les produits parents
• certains métabolites sont trop réactifs chimiquement pour pouvoir être éliminés
Toxicocinétique : Métabolisation
• 2 types de réactions (dans la même cellule)

– Réaction de dégradation, de fonctionnalisation, de phase I


(oxydation, réduction, hydrolyse) essentiellement situées dans le
réticulum endoplasmique lisse (CYP 450)

– Réaction de conjugaison, de phase II généralement réalisées dans le


cytosol (O, N, S glucurono-conjugaisons)
Propriétés physico-chimiques et métabolisation
Phase I : oxydation, réduction, hydrolyse
• Hydroxylations : Époxydation des composés aromatiques
[O]
R-CH2-CH3 →R-CH-CH3 [O]
OH
OH
[O] H2O
• N et S oxydations OH
O
• Désaminations oxydatives Oxyde d’arène OH
Trans-diol
• Désulfurations oxydatives
• Desalkylations oxydatives
• Oxydation des alcools et des aldéhydes
• Nitroréduction
• Azoréduction
• hydrolyses
Réaction de phase I
• Réactions d’oxydation
– Majoritairement localisées dans les microsomes hépatiques
– Consomment du NADPH (nicotinamide phosphate réduit) de l’oxygène
• Réactions de réduction
– beaucoup moins fréquentes
– Pas exclusivement au niveau hépatique mais également dans l’intestin via la flore
bactérienne
• Réactions d’hydrolyse
– Voie métabolique banale
– Intervient dans le foie, dans différents tissus et même dans le plasma
– Les enzymes de type des estérases sont le plus souvent non spécifiques
– La réaction d’hydrolyse par clivage d’un ester ou d’un amide, est chez l’homme, très
rapide.
• Réactions de réduction :
– Enzymes microsomales Cytochromes P450
– Enzymes solubles
– Réduction des aromatiques nitrés et azoiques (ex : nitrobenzène)

• Réactions d’hydrolyse :
– Enzymes solubles (estérases, amydases), réparties de façon très variable selon
les espèces
– Ex d’alcaloides des solanacées :

(foie et sérum)

Atropine tropanol+acide tropique (métabolites atoxiques)

Atropine estérase
• Réactions d’oxydation
– Le réticulum endoplasmique lisse:
• Les cytochromes P450 (CYPs)
• Les monooxygénases à flavines

– Les mitochondries
• Monoamine oxydase
• Intervention limité

– Le cytosol
• Déshydrogénases à NAD ou NADP (nécessitent un couplage à d’autres
réactions).
• Ex : oxydation de l’alcool éthylique.

– Le cytosol et les mitochondries


• Aldéhyde déhydrogénase
Système d’oxydation microsomale à cytochrome P450
• Dans une réaction de mono-oxygénation, il y a consommation d’une molécule de 02 par une
molécule de substrat.

• Les monooxygénases à cytochromes P450 catalysent ce type de réaction.

• Elles sont aussi appelées «oxydases à fonction multiple» puisqu’elles oxydent à la fois le substrat et le
NADPH.

• Interagit avec la cytP NADPH reductase qui lui fournit les électrons nécessaires à la réaction:
– S-H + O2 + NADPH+H+ S-OH + H2O + NADP

– Dans ce cas l’oxydation est une hydroxylation

Substrat oxydé

Substrat
• CyP450 : 18 familles (1,2,3….18) et 45 sous familles (A,B,C….)
10 cyP métabolisent 90% des xénobiotiques
un xénobiotique peut être métabolisé par plusieurs CyP
• Très grande variété de ses substrats :
– CYP1A1 métabolise des hydrocarbures aromatiques comme le
naphtalène, l’anthracène, le benz(a)anthracène
– CYP1A2: Amines aromatiques, dioxines
– CYP2E1 :alcools, nitrosamines, trichloréthylène, chloroforme, benzène
– CYP3A4 :aflatoxines , alcaloïdes
Enzyme de métabolisation

• Inductible : l’exposition à un xénobiotique entraine l’induction d’un


système enzymatique capable d’éliminer cette molécule (spécifique ou
non spécifique).
• Plusieurs protéines stimulent leur propre métabolisme (barbutiriques)
apparition de phénomène de tolérance caractérisé par une diminution de
l’intensité ou de la durée pharmacologique nécessité d’augmenter les
doses pour obtenir des effets de même amplitude (exemple : somnifères
et certains hypnotisant ou relaxant)
• Ex: accident clinique (phénobarbital +antivitamine K ou gardénal +
antidiabétique),
• Solution = augmentation d’antiK et diminution progressive des
barbutiriques.
• Tolérance accident thérapeutique (situation dangereuse inattendue).
Enzyme de métabolisation

• Inhibition du système enzymatique :


– Atteinte hépatique :
– Administration de certains produits (ex JFK525 : son
métabolisme inhibe les cytP450 utilisation pour
savoir si la toxicité d’un produit est du à la molécule
elle-même ou à son métabolisme).
Réaction de phase II
• La phase Il comporte les réactions de conjugaison, soit par :
– Acide glucuronigue (glucuronoconjugaison)
– Glycine (glycoconjugaison)
– Sulfate (sulfoconjugaison catalysée par des sulfo-transférases)
– Acétate (acétylation catalysée par des N-acétyl transférases)
– Méthyl ( catalysée par des méthyl-transférases)
– le glutathion (catalysée par des glutathions-S-transférases)
Phase II : réactions de conjugaison
 adjonction de groupements polaires

– Glucuronoconjugaison
– Sulfoconjugaison
– Acétylation
– Glycocolloconjugaison
– Mercaptoconjugaison
– N-méthylation
– transsulfuration
– sulfonation (SO3H-)

 Facilite l’élimination (formes hydrosolubles)


Mode d’action des toxiques
• Les enzymes de la phase II

Métabolites
de phase I

Glucuronyl Gluthatione Sulfo


transférase tranférase transférase
COOH
O
OH SH O O
OH O
H S
H2N N COOH HO O
OH N
OH H
COOH O
Réaction de phase III :
Protéines de Transport
• Il s’agit de transporteurs membranaires qui permettent
d’éliminer :
– les molécules initiales intactes

– leurs métabolites hydrophiles

• Dans les entérocytes, ces transporteurs peuvent se situer sur


la membrane apicale ou dans la membrane basolatérale

➢ élimination soit vers la lumière intestinale soit vers le sang.


De nature généralement enzymatiques, ces réactions sont des
processus saturables.

Aux fortes doses, les capacités métaboliques de l’organisme ne


peuvent être dépassées : l’intensité des réactions atteint un plateau
et devient indépendante de la concentration en substrat.
Toxicocinétique : Métabolisation
Facteurs de variation du métabolisme

– Polymorphisme génétique
• mutation au sein du gène CYP 2D6
– 10% métaboliseurs lents chez les blancs
– 1% métaboliseurs lents chez les asiatiques
• déficit en alcoolDH en Asie

– Facteurs pathologiques
• insuffisance hépatique
Facteurs de variation du métabolisme

Trois effets principaux peuvent être recensés :

Deux effets antagonistes sur l’activité des systèmes enzymatiques :

Augmentation : induction enzymatique

Diminution : inhibition enzymatique

Augmentation des effets toxiques : bioactivation


Induction enzymatique
-Phénomène constaté lorsqu’un toxique stimule son propre
métabolisme à la suite d’absorptions répétées (substrat accélérant
synthèse de l ’enzyme => dégradation s’accélère).

-Apparition corrélative d’un phénomène de tolérance

-Phénomène très connu, mis en évidence pour de nombreuses substances.


&alcool (CYP 2E1), tabac (CYP 1A), HAP (CYP 1A)
Induction enzymatique (2)
Les enzymes microsomales très rarement spécifiques : l’induction
enzymatique peut s’étendre à d’autres substances que l’inducteur lui-même

Il y a alors intensification des biotransformations de ces substances

Très nombreux exemples (insecticides, médicaments)


Inhibition enzymatique

Effets contraires du cas précédent : les enzymes microsomales sont


inhibées, et les mécanismes de biotransformation annulés ou ralentis

Risque tantôt de diminution des effets (si le


métabolisme les active) ou de potentialisation (si le xénobiotique est
l’espèce active).

- en détruisant l ’hème du cyt. P450 (ex: sécobarbital)


- par compétition entre 2 toxiques, substrats de l ’enzyme
Bioactivation ou Toxification

• Conséquence de la métabolisation : bioactivation de composés


toxiques
– Exemple des HAP (La biotransformation des HAP par les cytochromes P450
en dérivés hydroxylés, plus hydrosolubles et se prêtant à des réactions de conjugaison
passe par la formation d’une forme époxyde, instable, électrophile, susceptible de
former des liaisons covalentes avec l’ADN).
FORMATION DE METABOLITES PLUS TOXIQUES QUE LES
SUBSTANCES INITIALES
-la désulfuration oxydative des esters phophorothionates tel que le
parathion , un faible inhibiteur des cholinestérases , au contraire , le
paraxon , produit de la désulfuration oxydative , un puissant
inhibiteur des cholinestérases

- Hydroxylation de bromobenzène, donnant naissance à des


métabolites responsables de la nécrose hépatique.

-Réduction des dérivés nitrés aromatiques et hydroxylation des


amines aromatiques donnant naissance à des métabolites
hémolytiques.
L'élimination (Excrétion)
• Xénobiotiques excrétés
– sous leur forme initiale
– Sous la forme de métabolites
– Sous formes de dérivés conjugués

• L'excrétion peut se faire par :


– voie rénale (l'urine),
– foie (bile)
– gastro-intestinale (les selles),
– pulmonaire (l'air expiré),
– cutanée (la sueur) ou
– lactée (le lait).
Excrétion
• Rôle essentiel dans la diminution de la toxicité
• Métabolites rapidement excrétés
– Pas de concentration
– pas d'endommagement des cellules
• Voies majeurs d'excrétion : l'urine, les fèces et l'air expiré
(cheveux, ongles, sueur, lait maternel)
• L'excrétion est fortement affectée par
– propriétés physiques
– fixation éventuelle aux protéines plasmatiques
– polarité
Élimination

➢Étape finale du devenir du toxique dans l’organisme

- Soit au niveau rénal +++ (molécules hydrosolubles)


Variabilité : fonction rénale (personnes âgées, IR)

-Soit au niveau biliaire (molécules de haut PM, non hydrosolubles)


Variabilité : cycle entéro-hépatique (morphiniques)
1- La voie d’élimination rénale
En fonction du poids moléculaire et la polarité des substances :
-Les petites molécules liposolubles peuvent être filtrées au niveau
du glomérule.
-Celles de plus grande taille (y compris des toxiques fixés sur des
protéines) peuvent être secrétées de façon passive à travers les cellules
endothéliales des capillaires et la membrane des cellules du tube pour
entrer dans l’urine.
-Les substances chargées resteront dans l’urine et seront éliminées.
-Par contre les toxiques non polaires peuvent être réabsorbés et
retourner dans la circulation sanguine, augmentant ainsi la demi-vie et la
toxicité potentielle.
Toute atteinte à la fonction rénale, d’origine infectieuse ou
toxique, éventuellement liée à l’âge, peut entraîner une
diminution de la capacité d’élimination des xénobiotiques et
rendre les individus particulièrement vulnérables en cas
d’exposition à des substances toxiques.
2. La voie d’élimination fécale :

Elle concerne de nombreuses substances conjuguées, excrétées par la voie


hépato-biliaire.

Il s’agit de processus de transport actif pour des molécules polaires.

Les molécules qui arrivent au niveau intestinal sont hydrosolubles et seront


éliminées dans les selles.

Cependant, il peut y avoir hydrolyse des molécules conjuguées (glucuronides ou


sulfates par l’action de la flore intestinale) et donner lieu à une réabsorption,
prolongeant ainsi la demi-vie du xénobiotique : il s’agit du cycle entéro-hépatique.
elimination
3. L’élimination par voie respiratoire :
est la plus simple et ne concerne que quelques substances polaires

et volatiles.
• Concerne les gaz et les liquides très volatils

• Mécanisme de diffusion passive

• Elimination inversement proportionnelle à la vitesse


d ’absorption : les composés absorbés rapidement
(chloroforme, par exemple) sont éliminés très lentement.
• Les composés très liposolubles, stockés dans le tissu adipeux,
peuvent être excrétés par cette voie très longtemps après
l’exposition : exemple des anesthésiques halogénés comme
l’halothane ou le méthoxyflurane (plusieurs semaines après une
anesthésie)
4. Autres voies d’élimination :

Elimination par le lait (diffusion passive concernant les


substances basiques, les substances liposolubles et les
substances suivant la cinétique du calcium), la salive, la sueur,
les larmes, les cheveux et la peau.

Ces voies d’élimination peuvent avoir une importance en


termes analytiques.