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Ce modeste travaille tourne autour de six grand axes


¬ Algèbre général qui comporte l’arithmétique des entiers et des polynômes et les structures algébriques usuelles
­ L’algèbre linéaire qui comporte la dualité en dimension finie et la théorie de la réduction
® Les espaces vectoriels normés et les séries numériques ,suites et séries de fonctions , séries entière , séries de Fourier
¯ Les espaces préhilbertiens réels et complexes
° La dérivation vectorielle , intégration sur un segment d’une fonction vectorielle et intégration sur un intervalle quelconque d’un fonction
vectorielle
± Fonctions de plusieurs variables , Equations différentielles linéaires et non linéaires , Fonctions holomorphes , courbes et surfaces ,formes
différentielles

Problème :1
Dans tout le problème , K désigne un sous corps de R.On confond un polynôme P avec sa fonction polynômiale associé
P REMIÈRE PARTIE
Soit α un réel algébrique sur K.On pose
I(α) = { P ∈ K[ X ] / P(α) = 0}
Qui est un idéal de K[ X ] et K[α] = { P(α) / P ∈ K[ X ]}, qui est la plus petite sous algèbre contenant α
¬ ¬ Justifier brièvement l’existence d’un unique polynôme unitaire noté πα tel que
I(α) = πα .K[ X ]
­ Montrer que πα est irréductible dans K[ X ]
® Vérifier que : α ∈ K ⇔ K[α] = K
­ Soit n le degré de πα
¬ Justifier que n ≥ 1
 
­ Montrer que K[α] = { P(α) / P ∈ Kn−1 [ X ]}, et en déduire que la famille αk est une base de K[α]
0≤ k ≤ n −1
® Montrer que K[α] est un corps

¯ On suppose que n = 2.démontrer qu’il existe k ∈ K , tel que k > 0 et K[α] = K[ k], on dira dans ce cas que K[α] est une extension
quadratique de K

D EUXIÈME PARTIE

Le corps K est le corps des rationnels Q.On considère la suite des polynômes ( Pn )n définis par les relations :
P0 = 1 , P1 = 2X + 1 et ∀n ∈ N , Pn+2 = 2XPn+1 − Pn
Soit Qn le polynôme défini par la relation : x
∀ x ∈ Q , Qn ( x ) = Pn
2
¬ Propriétés générales des polynômes Pn
¬ Déterminer les polynômes P2 , P3 , P4 .
­ Soit n ∈ N.Déterminer le degré de Pn , son coefficient de plus haut degré ainsi que son coefficient constant
® Montrer que les coefficients du polynôme Qn sont des entiers relatifs
¯ Démontrer que les seuls racines rationnelles possibles du polynôme Qn , sont 1 et −1
° Exprimer Qn+3 + XQn en fonction de Qn+1 .En déduire que les racines rationnelles éventuelles des polynômes Qn+3 et Qn sont les
mêmes
± Préciser les polynômes Pn qui ont une racine rationnelle
­ Racines du polynôme Pn
Soit θ un réel compris strictement entre 0 et π .On considère la suite (un )n définie par la donnée de u0 et u1 et la relation de récurrence :
∀n ∈ N , un+2 = 2un+1 cos(θ ) − un
¬ Déterminer l’expression du terme général un en fonction des réels n et θ et de deux scalaires λ et µ déterminés par θ , u0 et u1
­ Utiliser les résultats précédents pour exprimer le réel
vn = Pn (cos(θ )) en fonction de n et θ
® En déduire les racines du polynôme Pn , notées xk,n pour k ∈ [[ 1, n ]]
¯ Démontrer que les trois nombres réels :      
2π 2π 2π
cos, cos et cos
5 7 9
Sont algébriques sur Q et déterminer leur polynôme minimal
® dans cette question α = cos 2π

9
¬ justifier que (1, α, α2 ) est une base du Q-espace vectoriel Q[α]
 
­ Donner l’expression dans cette base des réels cos 4π 8π

9 et cos 9 .
® Soit f un endomorphisme non nul de l’espace vectoriel Q[α] vérifiant :
∀( x, y) ∈ (Q[α])2 , f ( xy) = f ( x ) f (y)
Déterminer les images possibles des réels 1 et α.En déduire que les ces endomorphismes forment un groupe à trois éléments pour la loi
o.Déterminer leurs matrices dans la base (1, α, α2 )

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Exercice :1. Autour des projecteurs
Soit E un espace vectoriel réel de dimension finie, F un sous-espace de E et G un groupe fini d’automorphismes linéaires de E, de cardinal m, tel
que F soit stable par tout élément g de G.
Le produit u ◦ v de deux endomorphismes de E sera noté plus simplement uv.
À tout endomorphisme u de E, on associe u+ défini par :
1
u+ = ∑ g−1 ug
m g∈ G
¬ Montrer que u+ est un endomorphisme de E commutant avec tout élément h de G.
­ Calculer (u+ )+ .
® Calculer la trace de u+ en fonction de celle de u.
¯ Soit p un projecteur de E d’image F. Montrer que F est inclus dans l’image de p+ .
° Montrer que, pour tous g et h de G, on a g−1 pgh−1 ph = h−1 ph.
± Montrer que p+ est un projecteur.
² Comparer les images de p et de p+ .
³ Montrer que le noyau de p+ est un supplémentaire de F stable par tout élément g de G.
´ Montrer que tout sous-espace vectoriel de E stable par tout g de G admet un supplémentaire stable par tout g de G.

Problème :2 . Matrices de permutations


Dans tout le problème n est un entier supérieur ou égale à 2.On note Sn le groupe symétrique d’ordre n. A toute permutation σ on associe la
( (i, j) est :
matrice carrée d’ordre n , Pσ dont l’élément générique d’indice
pi,j = 1 si i = σ ( j)
0 si i 6= σ ( j)
L’ensemble des matrice de permutation de Mn (R) se note Pn
P REMIÈRE PARTIE :E XEMPLES
 
0 1 0
¬ Dans cette question n = 3 et Pσ = 0 0 1
1 0 0
¬ Déterminer la permutation σ correspondante
­ Montrer que Pσ est la matrice d’une rotation de l’espace vectoriel euclidien R3 dont vous donnerez l’axe et l’angle
® Montrer que Pσ est diagonalisable dans Mn (C) et donner les éléments propres de Pσ
 
0 1 0 0
1 0 0 0
­ Dans cette question n = 4 et Pσ = 
0 0 0 1

0 0 1 0
¬ Déterminer la permutation σ correspondante
­ Montrer que Pσ est la matrice d’une symétrie orthogonale s de l’espace vectoriel euclidien R3 dont vous donnerez l’axe et l’angle,
déterminer les sous espaces propres
 
1 2 3 4
® Dans cette question n = 4 et σ =
2 3 4 1
¬ Déterminer la matrice Pσ correspondante
­ Calculer Pσ4
® En déduire que Pσ est diagonalisable dans Mn (C) et donner ses éléments propres
¯ Montrer que Pσ est semblable à  
1 0 0 0
0
 −1 0 0 

0 0 0 −1
0 0 1 0

D EUXIÈME PARTIE :E TUDE GÉNÉRAL DE Pn

¬ Quel est le cardinal de Pn


­ Montrer que ∀(σ, σ0 ) ∈ Sn2 , Pσ × Pσ0 = Pσσ0
® En déduire que Pn est un sous groupe de (G Ln (R), ×) et que
( l’application :
(Sn , o ) −→ (Pn , ×)
ϕ:
σ 7−→ Pσ
Est un isomorphisme de groupe s
¯ Vérifier que ∀σ ∈ Sn , ∀k ∈ Z , Pσk est aussi une matrice de permutation
q
° Montrer que si σ est une permutation , alors il existe deux entiers q et r tels que Pσ = Pσr et en déduire l’existence d’un entier s tel que Pσs = In
± Montrer que toute valeur propre réelle ou complexe d’une matrice de permutation est de module 1
² Soit Pσ une matrice de permutation
¬ Montrer que dans chaque colonne (resp ligne) de Pσ , il y a un 1 et un seul , les autres coefficients sont nuls
­ Montrer que Pσ est une matrice orthogonale
® Montrer que Pσ admet 1 comme valeur propre

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¬ Dans cette question la permutation σ est la transposition


(n − 1, n).Déterminer la matrice Pσ correspondante et montrer que c’est la matrice d’une symétrie orthogonale de l’espace euclidien Rn
.Préciser les sous espaces propres de cette symétrie
­ Montrer que le déterminant de Pσ est la signature de σ .On note Pn+ (respPn− ) l’ensemble des matrices de permutation de déterminant égale
à 1 (resp −1)
® Montrer que Pn+ et Pn− ont même cardinal et déterminer ce cardinal
¯ Dans cette question on considère une permutation σ distincte de l’identité
¬ Montrer que tr ( Pσ ) ∈ [[ 0, n − 2 ]]
­ Montrer que deux matrices de permutation de trace n − 2 sont toujours semblables
® En discutant selon la valeur de n indiquer si deux matrices de trace nulle sont toujours semblables ou pas

Problème :3
Dans ce problème on identifie l’espace Cn à l’espace Mn (C)
P REMIÈRE PARTIE :N ORME TRIPLE
On note ||.||∞ la norme infinie de Cn . et on pose
|| AX ||∞
∀ A ∈ Mn (C) , ||| A||| = sup
X ∈(C)n , X 6=0 || X ||∞

¬ Vérifier que |||.||| est une norme d’algèbre sur Mn (C)


­ Montrer que si : !
n
A = ( ai,j )i,j , alors ||| A||| = max
1≤ i ≤ n
∑ |aij |
j =1
® Soit A une matrice à coefficients dans C
¬ Montrer que ρ( A) ≤ ||| A|||
­ En déduire que , si ||| A||| < 1 , alors In + A est inversible
¯ On suppose que ||| A||| ≤ 1 et on suppose qu’il existe une matrice B dans Mn (C) telle que ( A − In )2 B = 0n
¬ Montrer que : ∀k ∈ N , k( A − In ) B = Ak B − B
­ En déduire que ( A − In ) B = 0n
° On suppose que 1 est une valeur propre de A et que
||| A||| ≤ 1. Montrer que π A admet 1 comme valeur propre simple
D EUXIÈME PARTIE :D ISQUES DE G ERSHGORIN
Dans cette partie on va essayer de localiser le spectre d’une matrice à valeurs dans Mn (C) .Soit A = ( ai,j )i,j une matrice à coefficients dans C
¬ On suppose dans cette question que ∀i ∈ [[ 1, n ]] , aii 6= 0 .Posons D = diag( a11 , . . . , ann ).Montrer qu’il existe une matrice B telle que
A = D ( In + B)
­ Dans cette question on suppose que :
n
∀i ∈ [[ 1, n ]] , | aii > ∑ | ai,j |
j=1,j6=i
Montrer que la matrice A est inversible
® Montrer que
n
∀λ ∈ S p( A) , ∃i ∈ [[ 1, n ]] , | aii − λ| ≤ ∑ | aij |
j=1,j6=i
Ce résultat signifie que les valeurs propres de A sont dans la réunion des disques centrés en aii et de rayon ∑nj=1,j6=i | aij | qu’on appelle
DISQUES DE G ERSHGORIN
T ROISIÈME PARTIE :M ATRICES STOCHASTIQUES

On appelle matrice stochastique toute matrice A = ( aij )i,j à coefficients dans R+ telle que ∀i ∈ [[ 1, n ]] , ∑nj=1 aij = 1.Dans la suite A est une matrice
stochastique
 
1
1
¬ Montrer que A est une matrice stochastique si, et seulement si, le vecteur  .  est un vecteur propre de A associé à la valeur propre 1
 
 . .
1
­ Montrer que l’ensemble des matrices stochastiques est un convexe compact stable par produit
® Montrer que toutes les valeurs propres d’une matrice stochastique ont un module inférieur ou égale à 1
¯ Montrer que si ∀i ∈ [[ 1, n ]] , aii 6= 0 , alors la seule valeur propre de A de module égale à 1 est 1
° Soit λ une valeur complexe de A de module égale à 1 et soit X un vecteur propre associé à λ.On suppose que xk est une composante de X de
module maximum .Montrer que λ.xk est aussi une composante de module maximum
± En déduire que les valeurs propres de A de module 1 sont des racines de l’unité

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Problème :4
N OTATIONS ET RAPPELS

On considère un espace vectoriel E, de dimension finie n ≥ 3, sur le corps K (K = R ou C). L( E) désigne la K-algèbre des endomorphismes de E.
Si u, v ∈ L( E), u ◦ v se note uv et l’identité est notée IE . Pour u ∈ L( E) et P = ∑m m
k =0 ak X ∈ K[ X ], P ( u ) désigne l’endomorphisme ∑k =0 ak u où
k k

les u p sont définis par les relations u0 = IE et ∀ p ∈ N∗ , u p = uu p−1 . On rappelle que si P, Q ∈ K[ X ], les endomorphismes P(u) et Q(u) commutent.

Si u est un endomorphisme de E, le polynôme minimal de u sera noté πu et le polynôme caractéristique se notera χu ; on rappelle que πu est le
polynôme unitaire de degré minimal annulateur de u, c’est le générateur unitaire de l’idéal des polynômes annulateurs de u, et que
∀λ ∈ K, χu (λ) = det(u − λ IE ) .
Un endomorphisme u est dit nilpotent s’il existe p ∈ N∗ tel que u p = 0. On rappelle que pour un tel endomorphisme, en dimension n, le polynôme
caractéristique vaut (−1)n X n .

P REMIÈRE PARTIE : R ÉSULTATS PRÉLIMINAIRES


Soient u ∈ L( E), λ une valeur propre de u et p ∈ N∗ son ordre de multiplicité ; on sait qu’il existe Q ∈ K[ X ] tel que
χu = ( X − λ) p Q , tel que Q(λ) 6= 0.
On pose Fλ = ker(u − λIE ) .p

¬ Montrer que E = Fλ ⊕ ker Q(u) et que les sous-espaces vectoriels Fλ et ker Q(u) sont stables par u .
­ On désigne par v (respectivement w) l’endomorphisme de Fλ (respectivement ker Q(u)) induit par u.
¬ Que peut-on dire de l’endomorphisme (v − λIFλ ) de Fλ ?
­ Calculer χv en fonction de λ et d = dim( Fλ ) puis montrer que
χu = (−1)d ( X − λ)d χw
avec la convention χw = 1 si ker Q(u) = {0E }.
® Montrer que χw (λ) 6= 0 et conclure que p = d.

D EUXIÈME PARTIE : U N RÉSULTAT SUR LE POLYNOME MINIMAL

Soit u un endomorphisme de E.
¬ Soit x ∈ E\ {0E }. Montrer qu’il existe un unique polynôme unitaire de degré minimal noté π x,u ∈ K[ X ] tel que π x,u (u)( x ) = 0E , puis justifier
que π x,u divise πu .
­ En déduire que l’ensemble {π x,u , x ∈ E\ {0E }} est fini.
® On pose πu = P1 1. . . Prαr où (α1 , . . . , αr )∈ (N∗ )r et les Pi irréductibles et deux à deux distincts. Montrer que pour tout i de {1, . . . , r }, il existe
α
α α
yi∈ E \ {0E } tel que Pi i divise πyi ,u , puis construire un élément xi ∈ E \ {0E } tel que Pi i = π xi ,u . ( Raisonner par l’absurde et utiliser 2. )
¯ Soit ( x, y) ∈ ( E \ {0E })2 ; on suppose que les polynômes R = π x,u et S = πy,u sont premiers entre eux. Justifier que x + y 6= 0, puis montrer
que π x+y,u = RS.
° Déduire de ce qui précède qu’il existe e ∈ E \ {0E } tel que πe,u = πu .

T ROISIÈME PARTIE

Etude de C = {u ∈ L( E) , deg πu = n − 1}
Le cas d’un endomorphisme nilpotent

Soit v ∈ L( E) ; on suppose que vn−1 = 0 et vn−2 6= 0.


¬ Montrer que pour tout k ∈ N,
ker vk ⊂ ker vk+1
et que
ker vk = ker vk+1 =⇒ ker vk+1 = ker vk+2 .
­ En déduire que
{0 E } ker v ker v2 ... ker vn−2 ker vn−1 = E.
® Montrer alors que pour tout k ∈ {1, . . . , n − 2},
k ≤ dim(ker vk ) ≥ k + 1.
¯ Supposons que pour p ∈ {1, . . . , n − 2} on ait :
dim(ker v p ) = p et dim(ker v p+1 ) = p + 2
Montrer que dim(ker v p ) ≥ dim(ker v p−1 ) + 2 et trouver une contradiction.
(On pourra utiliser v( F ) où F est un supplémentaire de ker v p dans ker v p+1 ).
° En déduire que pour tout q ∈ {1, . . . , n − 2}, dim(ker vq ) = q + 1.
± Montrer que ker v n’est pas inclus dans I mv.
(On pourra raisonner par l’absurde et considérer l’endomorphisme g induit par v sur I mv).
¬ Soient x0 ∈ ker v \ I mv et y ∈ E \ ker vn−2 .
¬ Quelle est la dimension du sous-espace vectoriel
H = vect({y, v(y), . . . , vn−2 (y)})
­ Vérifier que H et Kx0 sont supplémentaires dans E et que H est stable par v.
® Vérifier que (y, v(y), . . . , vn−2 (y), x0 ) est une base de E et écrire la matrice J de v dans cette base.

Cas général

−2
Soient R = X n−1 − ∑nk= 0 ak X ∈ K[ X ] et α ∈ K une racine de R. Soient B = ( e1 , . . . , en ) une base de E et u l’endomorphisme de E
k

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dont la matrice M relativement à B est


···
 
0 0 0 a0 0
1 0 ··· 0 a1 0
.. .. .. 
 
 .. ..
0 . . . . .
M=
.
. (1)
 .. .. 
 . 1 0 a n −3 0 
0 ··· 0 1 a n −2 0
0 0 ··· 0 0 α
¬ Pour k ∈ {1, . . . , n − 1}, exprimer uk (e1 ) en fonction des éléments de la base B .
­ Calculer R(u)(e1 ) puis R(u)(ek ), pour tout
k ∈ {2, . . . , n − 1}, et enfin R(u)(en ) ; en déduire que R est un polynôme annulateur de u.
® Montrer que le degré du polynôme minimal πu de u est supérieur ou égal à n − 1 et en déduire que R coïncide avec πu puis que u ∈ C . (On
pourra raisonner par l’absurde).
¯ Déterminer χu en fonction de R et α.
° Soit u ∈ C .
¬ Montrer qu’il existe α ∈ K tel que χu = (−1)n ( X − α)πu et que πu (α) = 0.

Dans la suite, k désigne l’ordre de multiplicité de la valeur propre α de u. On sait, puisque χu = (−1)n ( X − α)πu , qu’il existe Q ∈ K[ X ]
tel que
πu = ( X − α)k−1 Q et Q(α) 6= 0.
­ Montrer que
E = ker(u − αIE )k ⊕ ker Q(u) = ker(u − αIE )k−1 ⊕ ker Q(u);
en déduire que
ker(u − αIE )k−2 ker(u − αIE )k−1 = ker(u − αIE )k .
® On désigne par v l’endomorphisme de ker(u − αIE )k induit par u − αIE .
¬ Vérifier que vk−1 = 0 et vk−2 6= 0.
­ En déduire qu’il existe un vecteur propre x0 de u, associé à la valeur propre α, et un sous-espace vectoriel H1 de ker(u − αIE )k ,
stable par u, tels que
ker(u − αIE )k = Kx0 ⊕ H1 .
¯ Montrer que la somme H = H1 + ker Q(u) est directe et que le sous-espace vectoriel H est un supplémentaire de Kx0 dans E, qui est
stable par u.
° On désigne par w l’endomorphisme induit par u sur H.
¬ Montrer que χu = (α − X )χw , puis en déduire πw (α).
­ Montrer que πw est un polynôme annulateur de u, puis que deg πw = n − 1.
± En utilisant la question B-5 des préliminaires, montrer que H possède une base du type (e, w(e), . . . , wn−2 (e)), avec e ∈ H, et écrire la
matrice de w dans cette base.
² Construire alors une base B1 de E dans laquelle la matrice de u est de la forme (1).
± Soit A ∈ Mn K, π A son polynôme minimal. Montrer que
−2
deg π A = n − 1 si,et seulement si, existe une matrice P dans G Ln K et a0 , . . . , an−2 , α, éléments de K, avec αn−1 = ∑nk= k −1
0 ak α tels que P AP
soit de la forme (1).
Justifier que lorsque K = R on peut choisir P dans
G L+
n R = { M ∈ G Ln R, det M > 0}

Q UATRIÈME PARTIE

Dans cette partie, Mn K est muni de la norme


!1
2
k.k : A = ( ai,j ) 7→ k Ak = ∑ | ai,j |2
1≤i,j≤n
G(K) désigne G Ln C si K = C et G L+
n R si K = R. On se propose de montrer la connexité par arcs de l’ensemble
C (K) = { A ∈ Mn K , deg π A = n − 1} .
¬ ¬ Montrer que l’application det : Mn (K) → K, A 7→ det A est continue et que G(K) est un ouvert.
­ Montrer que si A et B sont des éléments de Mn K, alors k ABk ≤ k Akk Bk.
® Soit ( A, H ) ∈ G Ln K × Mn K avec k H k < k A−1 k−1 . Montrer que A + H est une matrice inversible et exprimer
( A + H )−1 − A−1 comme la somme d’une série.
(On pourra écrire A + H = A( In + A−1 H .)
¯ En déduire que l’application I : G(K) → Ln K, A 7→ A−1 est continue.
­ ¬ Soient A et B deux éléments de G Ln C. Montrer que
T ( x ) = det( xB + (1 − x ) A) , x ∈ C
Est un polynôme en x, à coefficients complexes, et que T n’est pas le polynôme nul.
­ Soient z1 , . . . , z p les racines de T et soit r > 0,
soit φ : [0, 1] → Mn C , φ(t) = γ(t) B + (1 − γ(t)) A avec (
t(1 + 2ir ) si 0 ≤ t ≤ 21
γ(t) =
t + 2ir (1 − t) si 12 ≤ t ≤ 1
¬ Montrer que φ est continue et calculer φ(0) et φ(1).
­ Montrer que l’on peut choisir r tel que φ soit à valeurs dans G Ln C et conclure.
( Si I = {i ∈ {1, . . . , p} , I mzi > 0} n’est pas vide, choisir r < min {I mzi , i ∈ I }

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n R est connexe par arcs. J étant la matrice vue à la question A-7-c de la 2


que G L +
¬ On me partie, montrer que l’ensemble
 admet
PJP−1 , P ∈ G(K) est connexe par arcs.
−2
­ Soit M une matrice de la forme (1) où a0 , . . . , an−2 et α sont des éléments de K tels que αn−1 = ∑nk= k
0 ak α . En remplaçant dans M les éléments
n − n −2
a1 , . . . , an−2 respectivement par ta1 , . . . , tan−2 , α par tα et a0 par ε(t) + a0 , où ε(t) = (tα) 1 − ∑k=1 tak (tα)k − a0 , montrer que l’on obtient
une matrice M (t) ∈ C(K) et que l’application ψ : [0, 1] → Mn K, t 7→ M(t) est continue ; calculer ψ(0) et ψ(1).
® Déduire de ce qui précède que C(K) est connexe par arcs.

UTILISATIONS DES MATRICES COMPAGNON


Notations et définitions :
Dans tout le problème K désigne R ou C et n est un entier naturel.
Si u est un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E, on note u0 = id E et ∀n ∈ N, un+1 = un o u.
On note Kn [ X ] la K-algèbre des polynômes de degré inférieur ou égal à n, Mn (K ) la K-algèbre des matrices carrées de taille n à coefficients dans K de
matrice unité In et GLn (K ) le groupe des matrices inversibles de Mn (K ) ; les éléments de Mn (K ) sont notés M = (mi,j ).
Pour une matrice A de Mn (K ), on note t A la transposée de la matrice A, rg( A) son rang, χ A = det ( A − XIn ) son polynôme caractéristique et S pA
l’ensemble de ses valeurs propres.
Si P = X n + an−1 X n−1 + . . . + a1 X + a0 est un polynôme unitairede Kn [ X ] on lui associe la matrice compagnon
0 0 . . 0 − a0
1 0 . . 0
 − a1 

0 1 0 . 0 − a2 
CP =  . . . . .

 .  
 0 . 0 1 0 − a n −2 
0 . . 0 1 − a n −1
Les parties II. III. et IV. utilisent les résultats de la partie I. et sont indépendantes entre elles.
I. Propriétés générales Dans cette partie on considère le polynôme P = X n + an−1 X n−1 + . . . + a1 X + a0 de Kn [X ] et CP sa matrice compagnon
associée.
¬ Montrer que CP est inversible si et seulement si P(0) 6= 0.
­ Calculer le polynôme caractéristique de la matrice CP et déterminer une constante k telle que χC p = kP.
® Soit Q un polynôme de Kn [ X ], déterminer une condition nécessaire et suffisante pour qu’il existe une matrice A de Mn (K ) telle que χ A = Q.
¯ ¬ Justifier la proposition : S pCP = S pt CP .
­ Soit λ élèment de S p(t CP ), déterminer le sous-espace propre de t CP associé à λ.
® Montrer que t CP est diagonalisable si et seulement si P est scindé sur K et a toutes ses racines simples.
¯ On suppose que P admet n racines λ1 , λ2 , . . ., λn deux à deux distinctes, montrer que t CP est diagonalisable et en déduire que le déterminant
de Vandermonde
1 1 . . 1

λ1
2 λ2 . . λn
λ λ 2 . . λ2n
1 2
. . . . .
λ n −1 λ n −1 . . λ n −1

1 2 n
Est non nul.
° Exemples :
¬ Déterminer une matrice A (dont on précisera la taille n) vérifiant : A2002 = A2001 + A2000 + 1999In
­ Soit E un K-espace vectoriel de dimension n et f un endomorphisme de E vérifiant : f n−1 6=0 et f n = 0 ; montrer que l’on peut trouver une
base de E dans laquelle la matrice de f est une matrice compagnon que l’on déterminera.
II. Localisation des racines d’un polynôme
Soit A = ( ai,j ) une matrice de Mn (C), on pose pour tout entier 1≤i ≤n :
n
ri = ∑ |ai,j | et Di = {z ∈ C, |z| ≤ ri }
j =1


x1
 x2 
Pour X =  .  ∈ Mn,1 (C) , on note || X ||∞ = 1max | x i |.

≤i ≤ n
xn
 
x1
 x2 
Soit λ ∈ S pA et X = 
 .  un vecteur propre associé à λ. Montrer que pour tout entier i ∈ [[ 1, n ]] : |λxi | ≤ ri || X ||∞ .

xn
Démontrer que S pA ⊂ ∪in=1 Dk .
Soit P = X n + an−1 X n−1 + . . . + a1 X + a0 un polynôme de C[ X ], établir que toutes les racines de P sont dans le disque fermé de centre 0 et de
rayon R = max {| a0 |, 1 + | a1 , 1 + | a2 |, . . ., 1 + | an−1 |}.
Application : Soit a, b, c et d quatre entiers naturels distincts et non nuls, montrer que l’équation d’inconnue n :
n’admet pas de solution sur N \ {0, 1}.
III. Suites récurrentes linéaires
On note E = CN l’espace vectoriel des suites de complexes et si u est une suite de E, on écrira u(n) à la place de un pour désigner l’image de n par u. On
considère le polynôme P = X p + a p−1 X p−1 + . . . + a0 de C[ X ] avec a0 6=0 et on lui associe le sous-espace vectoriel F de E formé des éléments u vérifiant la
relation : ∀ n ∈ N : u ( n + p ) = − a p −1 u ( n + p − 1 ) − . . . − a 0 u ( n ).
10. Montrer que si λ est racine de P alors la suite n 7→ λn est élément de F.
11. Soit ϕ l’application de F vers C p définie par : u 7→ (u(0), u(1), . . ., u( p − 1)), montrer que ϕ est un isomorphisme d’espaces vectoriels. Quelle est la
dimension de F ?

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12. Pour tout entier 0≤i ≤ p − 1 on définit les élements ei de F par : ei (i ) = 1 et, lorsque 0≤ j≤ p − 1 et j6=i, ei ( j) = 0
a. Déterminer pour 0≤i ≤ p − 1 ei ( p).

b. Montrer que le système de vecteurs e0 , e1 , . . ., e p−1 est une base de F.
p −1
c. Soit u un élément de F, établir que u = ∑ u ( i ) ei .
i =0
13. Si u est un élément de E, on définit l’élément f (u) de E par : f (u) : n 7→ u(n + 1). Montrer que l’application f ainsi définie est un endomorphisme
de E et que F est stable par f .
Si g est l’endomorphisme de F induit par f , montrer que la matrice de g dans la base e0 , e1 , . . ., e p−1 est t CP .

14.
15. On suppose que P admet p racines non nulles et deux à deux distinctes : λ0 , λ1 , . . ., λ p−1 .
a. Déterminer une base de F formée de vecteurs propres de g.
b. En déduire que, si u est élément de F, il existe des constantes complexes k0 , k1 , . . ., k p−1 telles que :
∀n ∈ N, u(n) = k0 λ0n + k1 λ1n + . . . + k p−1 λnp−1
16. Exemple : (On revient à la notation usuelle un ) Soit a, b et c trois réels distincts. Déterminer une base de l’espace vectoriel des suites définies par u0 ,
u1 et u2 et par la relation de récurrence valable pour tout n ∈ N :
un+3 = ( a + b + c)un+2 − ( ab + ac + bc)un+1 + abc
IV. Matrices vérifiant : rg(U − V ) = 1
Dans cette partie, pour une matrice A, on notera C A la matrice compagnon du polynôme (−1)n χ A .
17. Une matrice A est-elle nécessairement semblable à la matrice compagnon C A ? Pour tout couple (U, V ) de matrices de GLn (K ), on considère les
deux propositions suivantes, que l’on identifie chacune par un symbole :
(*) : rg(U − V ) = 1
(**) : Il existe une matrice inversible P telle que U = P−1 CU P et V = P−1 CV P.
18. Montrer qu’un couple (U, V ) de matrices distinctes de GLn (K ) vérifiant (**) vérifie (*).
19. Déterminer un couple (U, V ) de matrices de GL2 (K ) (n = 2) vérifiant (*) mais ne vérifiant pas (**) et déterminer le plus grand commun diviseur
des polynômes χU et χV . Dans la suite de cette partie, (U, V ) est un couple de matrices de GLn (K ) vérifiant (*) et tel que χU et χV sont deux

polynômes premiers entre eux. Soit E un K-espace vectoriel de dimension n et de base B, on désigne par u et v les automorphismes de E tels que U
(respectivement V) soit la matrice de u (respectivement v) dans la base B. Enfin on pose H = ker (u − v).
20. Montrer que H est un hyperplan vectoriel de E.
21. Soit F un sous-espace vectoriel non nul de E stable par u et par v c’est-à-dire : u( F ) ⊂ F et v( F ) ⊂ F On notera u F (respectivement v F )
l’endomorphisme induit par u (respectivement v) sur F. On rappelle que χu F divise χu .
a. Montrer que F n’est pas inclus dans H.
b. On suppose que F 6= E, montrer que F + H = E puis que l’on peut compléter une base BF de F par des vecteurs de H pour obtenir une base B0
de E. En utilisant les matrices de u et v dans la base B0 montrer que l’on aboutit à une contradiction.
c. Quels sont les seuls sous-espaces stables à la fois par u et par v ?
Pour j ∈ N, on note Gj = x ∈ E, u j ( x ) ∈ H .

22.
¬ Montrer que les sous-espaces Gj sont des hyperplans vectoriels de E.
­ Montrer que ∩nj=−02 Gj 6= {0}.
® Soit y un vecteur non nul de ∩nj=−02 Gj , on pose pour 0≤ j≤n − 1 : e j = u j (y). Montrer que B00 = (e0 , e1 , . . ., en−1 ) est une base de E. (On pourra
considérer F = V ect y, u(y), . . . , u p−1 (y) où p est le plus grand entier naturel non nul pour lequel la famille y, u(y), . . ., u p−1 (y) est libre).
 

¯ Montrer que la matrice de u (respectivement v) dans B00 est CU (respectivement CV ).


° Conclure.
23. Application : Soit u et v deux automorphismes d’un K-espace vectoriel E de dimension n vérifiant : rg(u − v) = 1, χu ( X ) = (−1)n ( X n + 1) et
χv ( X ) = (−1)n ( X n − 1) En utilisant une action de groupe, montrer que le groupe engendré par u et v est fini de cardinal inférieur ou égal à (2n)!.

Exercice :4
Soit ( E, ||.||) un espace de Banach .On considère une suite (On )n≥1 d’ouverts de E telle que , pour tout n ≥ 1 , On est dense dans E et G un ouvert
de E .
¬ ¬ Montrer que l’on peut trouver une suite décroissante de boules ( B( xn , ε n ))n≥1 vérifiant :
!
n
1 \
∀n ≥ 1 , 0 < ε < et B f ( xn , ε) ⊂ G ∩ Oi
n i =1
­ Montrer que la suite ( xn )n est de Cauchy
® Montrer que G ∩ ( Oi ) 6 = φ
T
n ∈N∗
¯ Conclure
­ On considère une suite ( Lk )k≥1 de formes linéaires continues sur E .On note ||| L||| la norme triple d’une forme linéaire L , c’est à dire
||| L||| = sup | L( x )|
|| x ||≤1
Pour n ≥ 1 , on note ( )
et Ω =
\
Vn = x ∈ E , sup | Lk ( x ) > n Vn
k ≥1 n ≥1
¬ Montrer que pour tout n ≥ 1 , Vn est un ouvert dense dans E
­ Montrer que Ω est dense dans E si, et seulement si, pour tout entier n ≥ 1 , Vn est dense dans E
® Prouver que si ϕ est une forme linéaire qui reste bornée sur une boule de rayon r > 0 et de centre a ∈ E , alors ϕ est continue et donner
une majoration de sa norme
¯ On suppose que Ω n’est pas dense dans E .Montrer qu’il existe un réel M tel que pour tout k ≥ 1 , ||| Lk ||| ≤ M .Que vaut Ω dans ce
cas ?

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Exercice :5
Soit ( E, ||.||) un espace vectoriel normé et d la distance associée à la norme ||.||
¬ Soit A une partie non vide de E
¬ Rappeler la définition de la distance d’un point x de E à la partie A
­ Montrer que
∀ x ∈ E , d( x, A) = 0 ⇔ x ∈ A
® Montrer que l’application (
E −→ R
dA :
x 7−→ d( x, A)
Est lipschitziènne
E −→ R
(
­ Soient A , B deux fermés disjoints de E et f l’application définie par : f : d( x,A)
x 7−→ d( x,A)+d( x,B)
¬ Montrer que f est bien définie et qu’elle est continue sur E
­ Montrer que f −1 ({0}) = A et f −1 ({1}) = B
® En déduire l’existence de deux ouverts U et V de E disjoints , tels que A ⊂ U et B ⊂ V

Problème :5
Dans ce problème n et d sont deux entiers naturels non nuls ., on notera ||.||∞ la norme infinie sur Rd , c’est à dire si
x = ( x1 , . . . , xd ) ∈ Rd , || x ||∞ = max1≤i≤d | xi | .Si a est un élément de Rd et r > 0 , on note B∞ ( a, r ) , la boule ouverte de centre a et de rayon r
pour la norme ||.||∞
Si A est une matrice d’ordre n à coefficients dans R, on dit qu’une matrice R de Mn (R) est une racine carrée de A si R2 = A.On note R ac( A) ,
l’ensemble des racines carrés de A , c’est à dire : n o
R ac( A) = R ∈ Mn (R) , R2 = A
L’objectif de
 ceproblème est l’étude de quelques propriétés topologiques de R ac( A)
x1
 x2 
Pour X =  .  un élément de Mn1 (R) , on pose
 
 .. 
xn
|| X ||∞ = max | xi |
1≤ i ≤ n
Il s’agit d’une norme sur Mn1 (K) , et il n’est pas demandé de le démontrer
Pour A = ( ai,j )1≤i,j≤n dans Mn (R) on pose
n
N ( A) = max | ai,j | et N∞ ( A) = max
1≤i,j≤n
∑ |aij |
1≤ i ≤ n k =1

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Première partie
¬ Montrer que N et N∞ sont des normes sur Mn (K)
­ Soient A et B deux matrices d’ordre n à coefficients dans R
¬ Montrer que ∀ X ∈ Mn1 (R) , || AX ||∞ ≤ N∞ ( A)|| X ||∞
­ Montrer que N∞ ( AB) ≤ N∞ ( A) N∞ ( B)
® Cette inégalité est -elle valable avec la norme N (A justifier)

D EUXIÈME PARTIE

¬ Soit A une partie de Rd .


¬ Rappeler la définition d’un point intérieur à A
­ Montrer que l’intérieur de A est le plus grand ouvert de E contenu dans A
 
1 0
­ Soit p ∈ N , on pose S p =
p −1
¬ Calculer S2p
­ R ac( I2 ) est -elle une partie bornée de (M2 (R), N )
® R ac( In ) est -elle bornée de (Mn (R), N ) pour n ≥ 3
¯ Pour cette question , n ≥ 2.Montrer qu’il n’existe pas de norme ||.|| sur G Ln (R) , vérifiant pour toutes matrices A et B dans G Ln (R) ,
|| AB|| ≥ || A||.|| B||

T ROISIÈME PARTIE

Zéros de fonctions polynomiales .Application à la détermination de l’intérieur de R ac( A) On munit Rd de la norme infinie ||.||∞ .On  rappelle
qu’une application P de Rd dans R est une fonction polynomiale de Rd si , il existe un entier naturel N et une famille de réels ai1 ,...,id 1≤i ,...,i ≤ N
1 d
tels que :
∑ ai1 ,...,id x11 . . . xdd
i i
∀( x1 , . . . , xd ) ∈ Rd , P( x1 , . . . , xd ) =
1≤i1 ,...,id ≤ N
On appelle zéro de P tout élément ( x1 , . . . , xd ) ∈ Rd tel que P( x1 , . . . , xd ) = 0, l’ensemble des zéros de P est noté Z ( P).
On rappelle aussi que toute fonction polynomiale de Rd est continue sur Rd
¬ Question préliminaire
¬ Montrer que l’application : (
(Mn (R), N ) −→ (Mn (R), N )
f :
R 7−→ R2
est continue
­ En déduire que R ac( A) est une partie fermée de (Mn (R), N )
® Soit a = ( a1 , . . . , ad ) ∈ Rd et r > 0 .Montrer que B∞ ( a, r ) peut s’écrire comme produit de d intervalle ouverts de R
¯ Soient F et G deux parties de Rd .On suppose que F et G sont d’intérieur vide .Montrer que F ∩ G est encore d’intérieur vide
­ Exemples d’ensembles des zéros de fonctions polynomiale
¬ Dans cette question on prend d = 1 .Soit P une fonction polynomiale sur R.Dans quel cas Z ( P) est infini ? Justifier votre réponse
­ Dans cette question d = 2.On considère
P( x1 , x2 ) = 2x1 − x2 − 1 et Q( x1 , x2 ) = x12 − x2
¬ Représenter graphiquement dans le plan R2 les ensembles Z ( P) et Z ( Q)
­ Z ( P) et Z ( Q) sont-ils infinis ?
® L’intérieur de l’ensemble des zéros d’une fonction polynomiale.Soit P une fonction polynomiale sur Rd
¬ Soent ( Ik )1≤k≤d une famille de parties infinies de R.Montrer par récurrence que si la fonction polynomiale P s’annule sur I1 × I1 × . . . × Id
, alors P est la fonction nulle
­ En déduire que si P s’annule sur une partie de Rd d’intérieur non vide , alors P est la fonction nulle
® Si l’on suppose que P n’est pas la fonction nulle que vaut Z ( P) ?
¯ Application à l’étude de l’intérieure de R ac( A)
Dans cette question , on pose d = n2 et on confondra les espaces vectoriels Mn (R) et Rd .Soit A une matrice de Mn (R)
¬ Ecrire R ac( A) sous forme d’un sous ensemble de Rd
­ Montrer qu’il existe d fonctions polynomiales P1 , . . . , Pd sur Rd , tels que
d
\
R ac( A) = Z ( Pi )
k =1
® Déterminer l’intérieur de R ac( A)

Problème :7
Ce problème étudie le rayon spectral d’une matrice carré , son lieu avec des normes d’algèbre et le comportement de la suite ( Ak )k pour une
matrice A donnée
Soient n un entier naturel non nul et A une matrice carrée d’ordre n à coefficients dans C .On note ρ( A) = maxλ∈S p( A) |λ| appelé le rayon spectral
de A

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Première partie :Propriétés élémentaires de ρ
Soient α ∈ C , k ∈ N∗ , A , B deux matrices de Mn (C) , et P une matrice inversible à coefficients dans C.Montrer que :
¬ ρ(αA) = |α|.ρ( A)
­ ρ( Ak ) = (ρ( A))k
® ρ( AB) = ρ( BA)
¯ ρ P−1 AP = ρ( A)


° A-t-on pour toutes matrices A et B de Mn (C)


ρ( A + B) ≤ ρ( A) + ρ( B)? , ρ( AB) ≤ ρ( A)ρ( B)?
D EUXIÈME PARTIE :R AYON SPECTRAL ET NORME D ’ ALGÈBRE
Soit ||.|| une norme d’algèbre sur Mn (C)
¬ Montrer que ∀ A ∈ Mn (C) , ∀k ∈ N∗ , || Ak || ≤ || A||k
­ Montrer que la norme subordonnée à ||.||∞ de Cn est donnée par
n
N∞ ( A) = max ∑ |ai,j | avec A = (ai,j )i,j
1≤ i ≤ n j =1

® Vérifier que N∞ est une norme d’algèbre


¯ Donner une norme sur Mn (C) qui n’est pas une norme d’algèbre
° Montrer que ∀ A ∈ Mn (C) , ρ( A) ≤ || A||
± Soit P ∈ G Ln (C).Montrer que l’application : (
M n (C) → R
||.|| P :
M 7−→ || P−1 AP||
est une norme d’algèbre
² Soit ε > 0 et A ∈ Mn (C).
¬ Vérifier qu’il existe une matrice triangulaire supérieure T de Mn (C) et une matrice P dans G Ln (C) telles que A = P.T.P−1
­ On pose Du = diag(u, u2 , . . . , un ) avec u ∈ C.Calculer Du .T.Du−1 et montrer que pour u assez grand on a : N∞ Du TDu−1 ≤ ρ( A) + ε


® Vérifier que M 7−→ N∞ Du P−1 MPDu−1 est une norme sur Mn (C)


¯ En déduire qu’il existe une norme d’algèbre N sur Mn (C) vérifiant N ( A) ≤ ρ( A) + ε


³ Montrer que :
ρ( A) = inf || A||
||.||∈N
avec N est l’ensemble des normes d’algèbre de Mn (C)
T ROISIÈME PARTIE : R AYON SPECTRAL ET SUITES Soit A une matrice carré d’orde n à coefficients dans C .
¬ En utilisant les questions (5) et (7.d) , montrer l’équivalence suivante
 : 
∀ A ∈ M n (C) , A k → 0n ⇔ ρ ( A ) < 1
­ Démontrer que , pour toute norme ||.|| sur Mn (C) et pour toute matrice A de Mn (C) :
1
|| Ak || k → ρ( A)
Commencer par montrer le résultat lorsque ||.|| est une norme d’algèbre et utilisant 5 et 7 − d
® Déduire de la question précédente que , si A et B sont deux matrices de Mn (C) qui commutent , alors ρ( AB) ≤ ρ( A)ρ( B)
¯ ¬ Soit ( Ak )k une suite de matrices de Mn (C) telle que
Ak → 0n .Montrer que ρ( Ak ) → 0n
­ Soit A une matrice de Mn (C) , ( Bk )k et (
( Pk )k deux suites de matrices de Mn (C) telles que
∀k ∈ N , Pk ∈ G Ln (C) et Bk = PAPk−1
La suite ( Bk )k converge vers la matrice nulle
Etablir que la matrice A est nilpotente
° Soit A = ( ai,j )i,j une matrice à coefficients complexes et
M = (mi,j )i,j une matrice à coefficients dans R+ telles que :
∀(i, j) ∈ [[ 1, n ]]2 , | ai,j | ≤ mi,j
Montrer que : ρ( A) ≤ ρ( M)

Problème :8
1Première partie : Fonction Gamma D’Euler

¬ Soit x un réel strictement positif , montrer que la fonction t 7−→ t x−1 e−t est intégrable sur ]0, +∞[.
R +∞
On pose pour x ∈]0, +∞[ , Γ( x ) = 0 e−t t x−1 dt
­ Déterminer , pour x ∈]0, +∞[ , une relation entre
Γ( x + 1) et Γ( x ) et en déduire Γ(n) pour tout entier naturel non nul
® Montrer que Γ est de classe C 2 sur ]0, +∞[ (Enoncer le théorème utilisé )
¯ Montrer que Γ est convexe sur ]0, +∞[
° Déterminer un équivalent de Γ en 0+ et en déduire la limite de Γ en 0+
Γ( x )
± Déterminer la limite de Γ en +∞, ainsi que celle de x

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² Donner l’allure de la courbe représentative de Γ
t n x −1
Rn
³ Montrer que : ∀ x > 0 , Γ( x ) = limn→+∞

0 1− n t dt .(Enoncer le théorème utiliser)
n x n!
´ En déduire ∀ x > 0 , Γ( x ) = limn→+∞ x ( x +1)...( x +n)

Deuxième partie :Formule de Stirling


Dans
cette partie on se propose de déterminer un équivalent de Γ( x ) en +∞

¬ En effectuant le changement de variable t = x + u x , montrer que pour x >Z0 on a :
 x x √
Γ ( x + 1) = x f ( x, u)du
√ e R
avec f une fonction telle que f ( x, u) = 0 si u ≤ − x
­ Déterminer la limite de f ( x, u) quand x tend vers +∞ et à u fixé
® Si x ≥ 1 , montrer que ∀u ∈ R+ , 0 < f ( x, u) ≤ (1 + u)e−u
¯ Montrer alors , toujours pour x ≥ 1 , que :
√ u2
u ∈] − x, 0[ , 0 < f ( x, u) ≤ e− 2
√ x
° Démontrer alors la formule de stirling : Γ( x + 1) ∼ 2πx xe au voisinage de +∞

Troisième partie :Fonction Zêta de Riemann


On
rappelle que la série ∑n≥1 n1x converge simplement sur ]1, +∞[ , sa somme est appelée fonction Zêta de Reimann notée ζ et pour tout x ∈]1, +∞[ et tout
∞ 1
n ∈ N∗ on note Rn ( x ) = ζ ( x ) − ∑nk=1 k1x = ∑+
n +1 k x
¬ Montrer que : ∀n ∈ N∗ , ∀ x ∈]1, +∞[ , Rn ( x ) ≤ 1
(On pourra utiliser une comparaison série-intégrale)
( x −1 ) n x −1

­ On fixe l’entier p ≥ 2 et un réel ε > 0 .Indiquer une valeur de n pour laquelle on a : ∑nk=1 k1p − ζ ( p) ≤ ε

Quatrième partie : Suites de fonctions

¬ Soit ( f n )n une suite 


de fonctionsréglées sur le segment [ a, b] qui converge uniformément vers une fonction f sur [ a, b]. Montrer que f est réglée sur
Rb Rb
[ a, b] et que la suite a f n (t)dt converge de limite a f (t)dt
n
­ E XEMPLES ET CONTRE EXEMPLES
¬ Déterminer une suite ( f n )n de fonctions continues et affines
R par morceaux
 sur le segment [0, 1] qui converge simplement mais non uniformé-
1 R1
ment vers une fonction f sur [0, 1] et telle que la suite 0 f n (t)dt ne converge pas vers le réel 0 f (t)dt
n

­ Donner
R un exemple
 d’une suite de fonctions ( f n )n continues sur [0, 1] convergeant simplement vers une fonction f sur [0, 1], telle que la suite
1 R1
0 nf ( t ) dt converge vers le réel 0 f (t)dt sans que la convergence de la suite ( f n )n soit uniforme sur [0, 1]
n
® C AS D ’ UN INTERVALLE QUELCONQUE
¬ Montrer à l’aide de la suite de fonctions ( f n )n définies sur [0, +∞[ par
x n e− x
∀ x ∈ [0, +∞[ , f n ( x ) =
n!
que le théorème démontré dans la question (1) n’est pas vrai ( 0n pourra utiliser la question (5) de la deuxième partie
­ On considère ( f n )n une suite de fonctions continues et intégrables sur un intervalle borné , qui converge uniformément vers une fonction f
sur I
¬ Justifier l’existence d’un entier naturel p tel que , pour tout réel x ∈ I , | f ( x )| ≤ 1 + | f p ( x )| et en déduire que f est intégrable sur I
R  R
­ Montrer que la suite I f n (t)dt n converge vers le réel I f (t)dt.On notera l ( I ) la longueur de l’intervalle I
® Rappelez le théorème de convergence dominée
R +∞ sin( nx )
¯ Calculer la limite : limn→+∞ 0 e1+ x2 dx
° Rappelez le théorème (∗) d ’intégration terne à terme d’une série de fonctions sur un intervalle quelconque
± A PPLICATION :T HÉORÈME DE H ARDY.
Soit ∑ an une série de réels absolument convergente
¬ Montrer que la série de fonctions ∑n≥0 an!n x n converge simplement vers une fonction f continue sur R
R +∞
­ Montrer que la fonction x 7−→ f ( x )e− x est intégrable sur [0, +∞[ et exprimer 0 f ( x )e− x dx comme la somme d’une série numérique
² Montrer que la série de fonctions ∑n≥0 (−1)n x n ne converge pas uniformément sur [0, 1[
³ Pour , la série ∑n≥0 (−1)n x n sur [0, 1[ , les hypothèse du théorème (∗) sont -elles toutes vérifiées
R1
´ Montrer que , néanmoins , ∑ 0 (−1)n x n dx converge et :
+∞ +∞
!
Z Z1 1
∑ (−1)n x n dx = ∑ (−1)n xn dx
n =0 0 0 n =0
¯ Soit ∑ f n une série de fonctions réglées et intégrables sur un intervalle I qui converge simplement vers une fonction f réglée sur I .On suppose
que toutes les fonctions f n sont positives sur I et que la fonction f est intégrable sur I .On pose pour tout entier naturel n et tout réel x
, Sn ( x ) = ∑nk=0 f k ( x )
Montrer que la suite (Sn )n vérifie les hypothèses du théorème de convergence dominée , et en déduire
! que la série
Z +∞ Z Z +∞
∑ I
f n ( x )dx converge et ∑ f n ( x )dx = ∑ f n (x) dx
n =0 I I n =0
R +∞ t3
° Calculer après avoir justifié son existence , l’intégrale 0 e t −1
dt
R +∞ t x −1
± Exprimer pour x réel strictement supérieur ou égale à 1 , l’intégrale 0 e t −1
dt en fonction de Γ( x ) et ζ ( x )

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Problème :9
2
Première partie

Soit x un réel , on pose :


1
Z π
J (x) = cos ( x. sin(θ )) dθ
π 0
¬ ¬ Montrer que pour tout réel x , on a
2π π
1 2
Z Z
2
J (x) = cos ( x. sin(θ )) dθ = cos ( x. sin(θ )) dθ
2π 0 π 0
­ Montrer que la fonction J : R → R ainsi définie est continue , paire de classe C 2 sur R
® Montrer que J est bornée sur R
¯ Justifier l’encadrement :
h π i 2θ
∀θ ∈ 0, , ≤ sin(θ ) ≤ θ
2 π
° En déduire un encadrement de J ( x ) pour x ∈]0, 2]
± Préciser les valeurs de J (0) et J 0 (0)
² Montrer que J est décroissante sur [0, π ]

­ On pose pour n ∈ N In = 02 sin2n (θ )dθ
¬ Justifier que :
∀n ∈ N , (2n + 1) In = 2(n + 1) In+1
­ En déduire que :
(2n)!π
∀n ∈ N , In =
(n!)2 22n+1
® Rappeler le développement en série entière de la fonction cos et son rayon de convergence et en déduire que pour tout réel θ fixé , l’application
x 7−→ cos ( x. sin(θ )) est développable en série enti ?re sur R et préciser ce développement
¯ Montrer que J est développable en série enti ?re sur R avec :
+∞
(−1)n 2n
∀x ∈ R , J (x) = ∑ n 2
x
n=0 4 ( n! )
On précisera le théor ?me du cours utilisé

Deuxième partie.Etude d’une équation différentielle

¬ Vérifier que :
∀ x ∈ R , x.J 00 ( x ) + j0 ( x ) + x.j( x ) = 0
­ Montrer que l’ensemble des application de R dans R , développable en série entière et solution sur R de l’équation différentielle :
xy00 + y0 + xy = 0
est un espace vectoriel de dimension égale 1 , engendré par J
® Soit K ∈ C 2 (R∗+ , R) , solution dans R∗+ de l’équation xy00 + y0 + xy = 0.
Pour tout x > 0 , on pose : W ( x ) = J 0 ( x )K ( x ) − J ( x )K 0 ( x ).
¬ Montrer que W ∈ C 1 (R∗+ , R), et telle que pour tout réel strictement positif x , on ait : W 0 ( x ) = − 1x W ( x ).
­ En déduire l’expression de W
¯ Pour tout entier naturel non nul , on pose : Hn = ∑nk=1 1
k
 
H
¬ Montrer que limn→+∞ Hn+n 1 = 1
­ Montrer que le rayon de convergence de la série :
(−1)n+1 Hn 2n
∑ 4n (n!)2
x
n ≥1
est infini , on note ϕ sa somme .Expliciter sous forme d’une somme d’une série enti ?re simple la valeur de l’expression
xϕ00 ( x ) + ϕ0 ( x ) + xϕ( x )
Et la comparer avec −2J 0 ( x )
® On pose pour tout x > 0 , K ( x ) = ln( x ) J ( x ) + ϕ( x ).
¬ Vérifier que K est solution sur R+ 00 0
∗ de l’équation différentielle : xy + y + xy = 0
­ Expliciter la fonction W associée définie ? la question ().
® Que peut-on en déduire ?

Troisième partie :Usage de la transformation de Laplace

¬ ¬ Montrer que :
Z +∞
n!
∀n ∈ N , ∀y > 0 ; x n e− xy dx =
0 y n +1
­ Montrer que :
Z +∞ √  1 −1
∀y > 0 , e− xy J
x dx = e 4y
0 y
On pourra commencer par justifier l’existence de cette intégrale , puis le développement en série enti ?re de J , en précisant le théor ?me utilisé

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R +∞
­ Justifier que pour y > 0 l’existence de L(y) = 0 e− xy J ( x )dx
® Montrer que L ainsi définie est une application continue sur ]0, +∞[ vérifiant limy→+∞ L(y) = 0
¯ ¬ Déterminer et justifier le développement en série enti ?re sur ] − 1, 1[ de la fonction h : u 7−→ √ 1
1+ u2
­ En utilisant le développement en série enti ?re de J , montrer que
1
∀y ∈]1, +∞[ ; L(y) =
1 + y2
° Soit y > 0
¬ Pour tout n ∈ N∗ , on pose : Z n
Ln (y) = e− xy J ( x )dx
0
e−ny
Montrer que : | Ln (y) − L(y)| ≤ y
­ En remarquant que :
Z π Z n
 
π 2
Ln (y) = Re e x(−y+i sin(θ )) dx dθ
2 0 0
Montrer que : !
en(−y+i sin(θ ))
π π
1
Z Z
π 2 2
Ln (y) = Re dθ + dθ
2 0 −y + i sin(θ ) 0 y − i sin(θ )
® Montrer que : π
Z 2 en(−y+i sin(θ )) π e−ny
dθ ≤

0 −y + i sin(θ ) 2 y

¯ Par passage ? la limite , en déduire que , pour tout y > 0 , on a :


Z π
2y 2 1 1
L(y) = dθ = p
π 0 y2 + sin2 (θ ) 1 + y2
On pourra utiliser le changement de variable défini par u = tan(θ )

Problème
3
Pour tout nombre réel u ∈]0, 1[, on définit la fonction ϕu de la variable réelle t par : Pour tout t ∈ [−π, π [, ϕu (t) = cos ut
La fonction ϕu est périodique de période 2π.
1 ∞
Soit a0 (u) + ∑+n=1 an ( u ) cos nt la série de Fourier de la fonction ϕu .
2
Première partie

¬ Calculer an (u) pour tout n ∈ N.


La fonction ϕu est-elle égale en tout point de R à la somme de sa série de Fourier ?
­ En déduire pour tout u ∈]0, 1[, l’égalité :
+∞
π cos πu 1 2u
− = ∑ 2 2
.
n =1 u − n
sin πu u
® Montrer que la série de fonctions de terme général
x2
 
un ( x ) = ln 1 − 2 , n ∈ N∗
n
Converge simplement sur [0, 1[, et que la série de fonctions de terme général u0n ( x ) converge normalement sur tout segment [0, a] ⊂ [0, 1[.

En déduire une expression de ∑+ n=1 un ( x ) pour tout x ∈ [0, 1[.
¯ Soit (sn )n∈N la suite de fonctions définies pour tout x ∈ R par la récurrence :
x2
 
s0 ( x ) = x, sn ( x ) = 1 − 2 sn−1 ( x ) pour tout n ∈ N∗ .
n
¬
5.1 Montrer que la suite de fonctions (sn )n∈N converge simplement sur R.
Nous noterons s sa limite.
x+n+1
5.2 Montrer que pour tout n ∈ N∗ et tout x ∈ R on a sn ( x + 1) = s n ( x ).
x−n
En déduire que s( x + 1) = −s( x ) pour tout x ∈ R.
5.3 Calculer s( x ) pour tout x ∈ [0, 1[.
sin πx
En déduire que pour tout x ∈ R on a s( x ) = .
π

Deuxième partie
On
considère la suite ( f n )n∈N∗ de fonctions définies pour tout x ∈ R par :
n −1
n− x n− x
f n (x) =
( n − 1) !
x ( x + 1) . . . ( x + n − 1) =
( n − 1) ! ∏ ( x + k ).
k =0
¬ ¬
1.1 Soit p ∈ N un nombre entier naturel. Déterminer limn→+∞ f n (− p).

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1.2 On suppose que x n’est pas un nombre entier négatif ou nul.
f n +1 ( x )
Montrer que la suite ( f n ( x ))n∈N∗ converge vers une limite non nulle ( on pourra considérer la série de terme général ln , définie à
f n (x)
partir d’un certain rang Nx que l’on déterminera en fonction de x).
Nous noterons f la fonction limn→+∞ f n , définie sur R tout entier.
­ Montrer que pour tout x ∈ R on a f ( x ) = x f ( x + 1).
Calculer f (1) et en déduire f (n) pour tout n ∈ N∗ .
sin πx
® Montrer que pour tout x ∈ R on a f ( x ) f (1 − x ) = .
π
f n ( x ) f n ( 1 − x )
On pourra étudier, pour n ∈ N∗ le rapport .
sn ( x )
¯ On se propose dans cette question de montrer que pour tout x ∈ R et tout p ∈ N∗ on a la relation :
p −1  
p −1 1 k
(1) f ( px ) = (2π ) 2 p− px+ 2 ∏ f x + .
k =0
p
¬
4.1 Montrer que la relation (1) est vérifiée lorsque px est entier négatif ou nul.
p px−1 f pn ( px )
4.2 On suppose que px n’est pas entier négatif, et soit n un élément quelconque de N∗ . Montrer que p −1
  ne dépend pas de x. En
∏k=0 f n x + kp
déduire que f vérifie une relation du type :
p −1  
k
f ( px ) = A p p− px+1 ∏f x+
p
.
k =0
où A p est un nombre réel positif ou nul dépendant de p.
1
4.3 En écrivant pour x = la relation ci-dessus, montrer que :
p
p −1   p −1  
k k
Ap ∏ f = Ap ∏ f 1 − = 1.
k =1
p k =1
p
p −1
En déduire une expression de A2p en fonction de p et de ∏k=1 sin kπ
p .
4.4 Montrer l’identité suivante entre fonctions polynômes de la variable réelle x :
p −1  
2kπ
( x p−1 + x p−2 + . . . + x + 1)2 = ∏ x2 − 2x cos +1 .
k =1
p
p −1
En donnant à x la valeur 1, en déduire les valeurs de ∏k=1 sin kπ
p et de A p , ainsi que la relation (1).

Troisième partie

Soit Γ la fonction de la variable réelle x définie par


Z +∞
Γ( x ) = e−t t x−1 dt
0
¬ Déterminer le domaine de définition D de Γ et montrer que Γ est indéfiniment dérivable sur D .
­ Pour tout x ∈]0, +∞[ et tout n ∈ N∗ on pose n
Z n
t
Gn ( x ) = 1− t x−1 dt
0 n
.
¬
R1
2.1 On pose gn ( x ) = 0 (1 − u)n u x−1 du. Déterminer une relation entre gn ( x ) et gn−1 ( x + 1) et en déduire l’expression de gn ( x ) en fonction de x
et n.
n
En déduire que Gn ( x ) = .
(n + x ) f n ( x )
2.2 Montrer que pour tout t ∈ [0, n] on a les inégalités
t n t n
   
e−t ≥ 1 − et et ≥ 1 +
n n
En déduire que l’on a : " n #
t n t2
  
−t −t
0 ≤ e − 1− ≤e 1− 1− 2
n n
Pour tout t ∈ [0, n].
2.3 Montrer, par récurrence sur n, que l’on a (1 − a)n ≥ 1 − na pour tout a ∈ [0, 1] et tout n ∈ N∗ . En déduire que pour tout t ∈ [0, n] on a les
inégalités :
t n t2 e − t
 
0 ≤ e−t − 1 − ≤ .
n n
2.4 Déduire de ce qui précède la limite, pour x ∈]0, +∞[, de Gn ( x ) lorsque n tend vers +∞ et exprimer f ( x ) en fonction de Γ( x ) pour x ∈]0, +∞[.
® Montrer que f est indéfiniment dérivable sur R.

Problème
4
Soit E l’espace complexe des fonctions complexes définies et continues sur I = [0, π ] et ||.||∞ désigne la norme infinie sur E On désigne par F le sous
ensemble de E défini par :  
Z π
F= f ∈ E , f ∈ C 1 ([0, π ], C) , | f (t)|2 dt ≤ 1 , f (0) = f (π ) = 0
0

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Soit A l’ensemble des fonctions complexes f définies sur [0, π ] possédant les propriétés suivantes :
..Il existe une suite (bn )n , telle que la série ∑ n2 |bn |2 est convergente et sa somme est majorée par 2
π
n ≥1
..Pour tout réel x de I , la série trigonométrique ∑ bn sin(nx) , est convergente de somme f (x)
n ≥1
Le but de ce problème est d’étudier d’une part les relations existant entre les ensembles F et A d’autre part leurs propriétés
¬ Soit une suite complexe (bn )n≥1 telle que la série de terme général n2 |bn | , soit convergente. Démontrer que la série de terme général bn est
absolument convergente en utilisant par exemple l’inégalité : En déduire que l’ensemble A est inclus dans E
1
­ En admettant le résultat classique : la somme de la série de terme général n12 est égale à π6 . Calculer la somme S de la série ∑
2
2
n≥1 (2n + 1)

h l’application définie sur R , impaire , 2π-périodique dont la


® Soit h l’application définie sur [0, π ] par ∀ x ∈ [0, π ] , h( x ) = min( x, π − x ) et soit b
restriction à I est égale à h
¬ Montrer que b h est continue , et déterminer sa série de Fourier
h ?Retrouver la valeur de S calculer ci-dessus.
­ Quelle est la somme de la série de Fourier de l’application b
® En déduire que l’application k : x 7−→ √1 h ( x ) est un élément de E
π
¯ Etant données deux fonctions complexes f et g , définies et continues sur la R , 2π-périodiques, il est admis que, si les coefficients de Fourier des
fonctions f et g sont égaux, les deux fonctions f et g sont égales : L’égalité, pour tout entier relatif n , de cn ( f ) et de cn ( g) implique l’égalité de
f et de g.
° Démontrer que si f est une fonction complexe, définie et continue sur R , 2π-périodique , dont la série de Fourier converge uniformément , la
fonction f est alors égale à la somme de sa série de Fourier
± Soit f un élément de F
¬ Soit fb la fonction , définie sur R , impaire , 2π-périodique dont la restriction à I est égale à f .Etablir que fb est de classe C 1 sur R
­ En déduite l’existence d’une suite (bn )n de nombres complexes telle que pour tout réel x de I le complexe f ( x ) soit égale à la somme de la
série ∑ bn sin(nx ) .Préciser le type de convergence de cette série
n ≥1
® Montrer que f est un élément de A.L’inclusion F ⊂ A est -elle stricte ?
+∞
¯ Soit g un élément de A , soit (bn )n une suite de nombres complexes telle que ∀ x ∈ I , g( x ) = ∑ bn sin(nx) .On pose pour tout p ∈ N∗ et
n =1
p
pour tout réel x ∈ I ,g p ( x ) = ∑ bk sin(kx).
k =1

¬ Démontrer que ∀ p ≥ 1 , g p ∈ F
­ Etablir que g est la limite dans l’espace vectoriel normé (E , ||.||∞ ) de la suite de fonctions ( g p ) p≥1
® En déduire que le sous ensemble F est dense dans A
² Soit ( f r )r une suite de fonctions éléments de A qui converge vers une fonction f .Alors par définition de A , pour chaque f r , il existe une suite de
nombres complexes (br,n )n telle que la série ∑ n2 |br,n |2 est convergente ,et que sa somme est majorée par π2 et que pour tout réel x ∈ I le complexe
n ≥1
f r ( x ) est la somme de la série ∑ br,n sin(nx)
n ≥1
2

¬ Démontrer que , pour tout entier naturel fixé n , la suite (br,n )r est convergente et que sa limite notée bn est donné par bn = π 0 f ( x ) sin(nx )dx
­ Montrer que la série ∑n 2 2
|bn | est convergente et que sa somme est majorée par 2
π
n ≥1
® En déduire que la fonction f est un élément de A
³ Déterminer l’adhérence du sous ensemble A dans E , et en déduire que A est fermé de E .Quel est l’adhérence de F dans E ?
´ Soit f un élément de F .Démontrer que :
∀( x, y) ∈ I 2 , x ≤ y ⇒ | f (y) − f ( x )| ≤ y − x .(On pourra écrire f (y) − f ( x ) sous forme d’une intégrale )
p
 
µ Soit ( f r )r une suite de fonctions éléments de F .On admet qu’il existe une suite extraite ( f ϕ(r) )r de la sure ( f r )r telle que f ϕ(r) converge
r
simplement sur I ∩ Q .Démontrer que la suite de fonction ( f ϕ(r) )r converge uniformément sur I
¶ En déduire que le sous ensemble A est une partie compacte de E

Problème
5
Pour T ∈ R+ ∗ , on note C T l’ensemble des fonctions définies sur R , à valeurs complexes , continue et T-périodique .
0

Pour t > 0 , on appelle coefficients de Fourier complexes d’une fonction définie sur R, continue par morceaux et T-périodique , les nombres :
1 T
Z
−2inπt
cn = f (t)e T dt , n ∈ Z
T 0
On pourra utiliser la notation ω = 2π T
¬ Soit (un )n une suite de fonctions uniformément convergente sur un intervalle I de R et soit a ∈ I .
On note U = lim un et on suppose que pour tout n ∈ N , lim u( x ) = ln .Démontrer que la suite (ln )n est convergente , on note l sa limite
n→+∞ x→a
.Montrer que lim U = l
x→a
Z t
1
­ Soit g une fonction définie sur R à valeurs complexes , continue par morceaux et T-périodique et soit k ∈ Z , étudier lim eikx g( x )dx
t→+∞ t 0
(on distinguera les cas kT ∈ 2πZ et kT ∈
/ 2πZ)
0 de classe C 1 par morceaux et soit g une fonction continue par morceaux et T-périodique
® Soit f ∈ C2π

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1 t
T
/ Q.Montrer que : f ( x ) g( x )dx admet une limite finie quand t → +∞ et que cette limite vaut c0 ( f )c0 ( g)
R
¬ On suppose que 2π ∈ t 0
p Rt
­ On suppose que T
2π ∈ Q .On pose T
2π= forme réduite .Montrer que 1t 0 f ( x ) g( x )dx admet une limite quand t → +∞ et exprimer cette
q
limite à l’aide des coefficients de Fourier complexes de f et g
1 t
Z
Lorsque les coefficients complexes de Fourier de f et de g sont des réels positifs , montrer que lim f ( x ) g( x )dx ≥ c0 ( f )c0 ( g)
t→+∞ t 0
2ikx
¯ Soit φ un élément de C T0 , et soit k ∈ Z.On note ek la fonction : x 7−→ ek ( x ) = eπ T .Comparer ck (φ) et c0 (ek )
° Soit a et b deux fonctions continues 2π-périodique sur R.On suppose que l’équation différentielle y00 + a( x )y0 + b( x )y = 0 possède une solution y0
sur R non nulle et T-périodique avec 2πT
/ Q.

Prouver que y0 est solution de l’équation différentielle y00 + c0 ( a)y0 + c0 (b)y = 0

Problème
6
R est l’ensemble des nombres réels, Z est l’ensemble des entiers relatifs et n un entier
Soit f une application continue de R vers R. On note ( E f ) l’équation différentielle suivante :
y00 ( x ) − 2y0 ( x ) + 2y( x ) = f ( x )
Dans cet exercice on appelle solution de ( E f ) toute application de R vers R de classe C 2 vérifiant ( E f ) sur R.
Le but de l’exercice est de déterminer le nombre de solutions périodiques de ( E f ).
On rappelle qu’une application φ de R vers R est périodique si et seulement si il existe T élément de R∗ tel que : ∀ x ∈ R, φ( x + T ) = φ( x ). On dit alors
que φ est T-périodique ou que T est une période de φ.
Première partie
Dans
cette partie on établit quelques propriétés des applications périodiques. Soit φ une application T-périodique de R vers R.
¬
1. Montrer que si φ est continue sur R alors φ est bornée sur R.
2. Montrer que si φ est dérivable sur R alors φ0 est T-périodique.
3. On considère l’ensemble suivant
Pφ = { T ∈ R, ∀ x ∈ R, φ( x + T ) = φ( x )}
Montrer que Pφ est un sous-groupe de (R, +).

Deuxième partie
Etude des sous-groupes de (R, +)
Soit
G un sous-groupe de (R, +) non réduit à {0}.
¬
1. Montrer que G ∩]0, +∞[ n’est pas vide.
2. On pose a = inf( G ∩]0, +∞[).
¬
2.a On considère le cas où a > 0.
i ) Montrer qu’alors a appartient à G (on pourra faire un raisonnement par l’absurde, en montrant que si a n’appartient pas à G il existe des
éléments t1 et t2 de G tels que a < t2 < t1 < 2a et en déduire une contradiction).
ii ) Etablir l’égalité G = aZ.
2.b On considère le cas où a = 0. Prouver que G est dense dans R.

Troisième partie
Etude du nombre de solutions périodiques de ( E f ) dans trois cas simples

¬
1. Montrer que si ( E f ) admet une solution T-périodique alors f est T-périodique. Que peut-on conclure dans le cas où f n’est pas périodique.
2. Résoudre l’équation différentielle y0 ( x ) − 2y0 ( x ) + 2y( x ) = 0. Prouver que la fonction nulle est la seule solution périodique de ( E0 ).
3. Résoudre l’équation différentielle ( Ec ) suivante :
y00 ( x ) − 2y0 ( x ) + 2y( x ) = cos( x )
Prouver que ( Ec ) admet une seule solution périodique que l’on déterminera.

PARTIE D. D ANS CETTE PARTIE , ON SUPPOSE QUE f EST CONTINUE ET PÉRIODIQUE

On veut établir que ( E f ) admet une seule solution périodique.


¬
1. Dans cette question, on prouve que ( E f ) admet au moins une solution périodique.
¬
1.a Soit T une période de f et y une solution de ( E f ). On considère l’application z de R vers R définie par z( x ) = y( x + T ).
i ) Prouver que z est solution de ( E f ).
ii ) Montrer que y est T-périodique si et seulement si
y(0) = y( T ) et y0 (0) = y0 ( T )
1.b Démontrer que ( E f ) admet une solution périodique.
2. Dans cette question on prouve que ( E f ) admet une seule solution périodique.
¬

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2.a Cas où Pf est dense dans R.
i ) Montrer que f est constante (on pourra établir que ∀ x ∈ R, f ( x ) = f (0)).
ii ) Conclure.
2.b Cas où Pf = aZ avec a ∈ R+∗ .
Soient y1 , y2 des solutions périodiques de ( E f ), T1 une période de y1 , T2 une période de y2 .
i ) Prouver que T1 et T2 sont des éléments de Pf .
ii ) Montrer que y1 et y2 possèdent une période commune.
iii ) En déduire que y1 = y2 (on utilisera la question 2 de la partie C).

Quatrième partie
Détermination de la solution périodique de ( E f ) dans un cas particulier
Les
question 1 et 2 qui suivent sont indépendantes du reste de l’exercice.
Dans cette partie, f est l’application de R vers R, 2π-périodique, telle que :
∀ x ∈ [−π, π ], f ( x ) = x2
¬
1. Calculer les coefficients de Fourier de f . Etudier la convergence de la série de Fourier de f (préciser le mode de convergence de cette série et sa
somme).
2. Pour n ≥ 1, on considère l’application un de R vers R définie par :
4(−1)n  
un ( x ) = 2 4 (2 − n2 ) cos(nx ) − 2n sin(nx )
n ( n + 4)
Montrer que la série de fonctions ∑ un converge simplement sur R. Soit S l’application de R vers R définie par
π 2 +∞
S( x ) = + ∑ un ( x )
6 n =1
Montrer que S est de classe C sur R.
2

3. Prouver que S est l’unique solution périodique de ( E f ).


4. Pour x ∈ [−π, π ], calculer S( x ). Vérifier que
+∞
4(−1)n (2 − n2 ) π 1 π2
∑ 2 4
n ( n + 4)
= + −
sh(π ) 2 6
n =1

Problème
7
Préliminaire : Calcul de l’intégrale de Gauss
On
considère dans cette question les deux fonctions G et H définie sur R par :
Z 1 − x 2 (1+ u2 ) Z x 2
e 2
∀x ∈ R , G(x) = 2
du et H ( x ) = e−u du
0 1+u 0
¬ Montrer que G et H sont de classe C 1 sur R(En précisant les résultats utilisés)
π
­ Calculer les dérivées de H et de G et en déduire que G + H est constante et vaut 4
® Montrer que pour tout réel x on a :
Z 1 − x 2 u2
2 e π − x2
0 ≤ G ( x ) = e− x du ≤ e
0 1 + u2 4
¯ En déduire la limite de G puis celle de H quand x tend vers +∞
R +∞ 2
° En déduire la valeur de l’intégrale de Gauss à savoir 0 e−u du
Dans la suite du problème , on désigne par f une fonction à valeurs dans C continue et intégrable sur R.On appelle la transformée de Fourier de f
R +∞
la fonction F : x 7−→ −∞ f (t)e−2iπ.xt

Première partie :Transformée de Fourier :Généralités et quelques exemples

¬ Montrer que F est définie et continue sur R(On citera les théorèmes utilisés)
­ Montrer que F est bornée
1
® Un premier exemple.La transformée de Fourier de f : t 7−→ 1+ t2
¬ Etablir à l’aide d’une intégration par partie que pour tout réel x on a
Z +∞ −2iπ.tx
te
(1) : π.xF ( x ) = i
−∞ (1 + t2 )2
­ En déduire que pour tout réel non nul x on a F ( x ) ≤ 1
π |x|
et déterminer la limite de F en +∞ et en −∞
® Etablir que l’intégrale figurant au membre de droite de l’égalité (1) est de classe C 1 sur R et préciser sa dérivé (On citera le théorème utilisé).
¯ En déduire que F est de classe C 1 sur R∗ et montrer par dérivation de la relation (1) que pour tout réel non nul x on a :
Z +∞ −2iπ.xt
e
(2) : F ( x ) − xF 0 ( x ) = 2 dt
− ∞ (1 + t2 )2
° Etablir à l’aide de la relation (2) que F est de classe sur R∗ , puis former une équation différentielle de second ordre vérifiée par F sur R∗
± Calculer F (0) et en tenant compte des limites de F en +∞ et en −∞ , en déduire l’expression de F ( x )(on pourra distinguer les deux cas
x ≥ O et x ≤ O)
¯ Dérivée de la transformée de f et transformée de la dérivée

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¬ On suppose dans cette sous-question que la fonction t 7−→ t f (t) est intégrable sur R. Montrer que F est de classe C1 sur R et préciser sa
dérivée (on citera le théorème utilisé). Comment généraliser ce résultat aux dérivées successives de F ?
­ On suppose dans cette sous-question que f est de classe C1 et que f est intégrable sur R. Montrer que la fonction f tend vers O en +∞ et −∞
et déterminer la transformée de Fourier de f 0 . Comment généraliser ce résultat aux dérivées successives de f ?
2
° Un deuxième exemple : la transformée de Fourier de la fonction f : t 7−→ eπ.t On suppose dans cette question, et dans cette question seulement,
2
que f (t) = e−π.t .On se propose d’utiliser les résultats précédents pour obtenir la transformée de Fourier F.
¬ En déterminant les transformées de Fourier des deux membres de la relation f 0 (t) = −2π.t f (t), déterminer une équation différentielle linéaire
du premier ordre vérifiée par F.
­ Calculer F (0) , puis en déduire l’expression de F ( x ).
± Limite de la transformée de Fourier en +∞ et en −∞. On établit dans cette question que F ( x ) tend vers O quand x tend vers −∞ et + ∞.
¬ On considère une subdivision d’un segment [− A, A] notée − A = a0 < a1 < . . . < a p = A et une fonction en escalier φ définie sur [− A, A] par
φ(t) = φk si il existe k ∈ [[ 1, n ]] , t ∈ [ ak−1 , ak ] .Calculer alors l’intégrale suivante, puis déterminer sa limite quand x tend vers −∞ et vers +∞
Z A
e−2iπ.xt φ(t)
−A
­ Etablir que pour tout ε > 0 il existe un nombre réel positif A tel qu’on ait pour tout nombre réel x :
Z A
−21π.xt

F(x) − e f (t)dt ≤ ε
−A

® Justifier l’existence d’une fonction φ en escalier sur [− A, A] telle qu’on ait
ε
∀ x ∈ [− A, A] , | f ( x ) − φ( x )| ≤
2A
¯ Déduire des résultats précédents que F ( x ) tend vers O quand x tend vers −∞ et +∞
² Continuité de la transformée de Fourier
On munit l’espace vectoriel L1 (R) des fonctions à valeurs complexes continues et intégrables sur R de la norme N1 définie pour une fonction f de
L1 (R) par :
Z +∞
N1 ( f ) = | f (t)|dt
−∞
¬ Montrer que la transformation de Fourier (qu’on notera T ) réalise une application linéaire continue de l’espace L1 (R) muni de la norme N1
dans l’espace des fonctions bornées et continue sur R , Cb (R) muni de la norme N∞
­ Déterminer la norme subordonnée de cette application linéaire, égale par définition à :
N∞ ( T ( f ))
 
|| T || = sup , f ∈ L1 (R) , f 6 = 0
N1 ( f )

Problème
8
On désigne par N l’ensemble des entiers naturels, par N∗ celui des entiers naturels non nuls, par R celui des réels, par R+ celui des réels positifs ou nuls.
On désigne par C l’ensemble des complexes ; si s ∈ C, on note <s sa partie réelle et =s sa partie imaginaire. Lorsque l’on pose :
s = α + iβ,
on signifie par là que α = <s et β = =s.
Soit σ ∈ R ∪ {−∞ , +∞}. Si σ 6= +∞ et σ 6= −∞, on désigne par Π(σ ) le demi-plan formé des complexes s tels que <s > σ. On pose Π(+∞) = ∅, et
Π(−∞) = C.
On note C l’espace vectoriel des applications continues de R+ dans C.
R +∞ Rx R +∞
Si φ ∈ C , on dit que l’intégrale 0 φ(t)dt converge lorsque 0 φ(t)dt admet une limite dans C lorsque x tend vers +∞. On note alors 0 φ(t)dt la
R +∞
valeur de cette limite. On rappelle que 0 φ(t)dt peut converger sans que φ soit intégrable sur R+ .

Objectifs. La partie I est consacrée à la transformation de L APLACE. Certains résultats qui y sont énoncés sont utilisés tout au long du problème. La
partie II étudie les rapports entre le comportement au voisinage de 0 de la transformée de L APLACE d’une application f et l’existence de L( f )(0). La
partie III s’attache à étudier un résultat assez fin relatif à ce genre de situation, connu sous le nom de théorème d’Ikehara.

Première partie
La transformation de L APLACE
R +∞ Soit
f ∈ C . Si s ∈ C, on dit que L( f )(s) est défini lorsque l’intégrale 0 e− xs f ( x )dx converge. On note alors L( f )(s) la valeur de cette intégrale. Le domaine
de définition de L( f ), noté DL( f ), est une partie de C. L’application L( f ), qui va donc de DL( f ) dans C, est appelée transformée de L APLACE de f .
1. Premier exemple
Dans ce I1, f désigne l’application constante égale à 1 sur R+ .
a. Soit α ∈ R. Montrer que L( f )(α) est défini si, et seulement si, α est strictement positif. Calculer L( f )(α) pour α > 0.
b. Soit s = iβ, où β ∈ R \ {0}. Montrer que, lorsque X tend vers +∞ par valeurs réelles, e− Xs n’admet pas de limite dans C.
c. Soit s = α + iβ. Montrer que L( f )(s) est défini si, et seulement si, α est strictement positif. Calculer L( f )(s) pour s ∈ Π(0).
Indication. On commencera par déterminer |ez | lorsque z est un complexe.
2. Abscisse de convergence
Soit f ∈ C .
a. Soit s0 = α0 + iβ 0 ∈ DL( f ). On pose, pour tout x réel positif ou
R x nul :
F ( x ) = 0 e−ts0 f (t)dt.
Soit s ∈ Π(α0 ). Montrer que s appartient à DL( f ) et que :
L( f )(s) = (s − s0 ) 0 +∞e− x(s−s0 ) F ( x )dx.
R

Indication. On pourra procéder à une intégration par parties.


b. Montrer qu’il existe un unique σ ∈ R ∪ {−∞ , +∞} vérifiant les propriétés suivantes :
i. Si <s > σ, L( f )(s) est défini ;

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ii. Si <s < σ, L( f )(s) n’est pas défini.
Ce σ est appelé abscisse de convergence de L( f ). On le notera σ ( f ) lorsque l’on voudra marquer sa dépendance vis-à-vis de f .
c. Montrer que, si f est à valeurs réelles positives ou nulles et si s ∈ Π(σ ), l’application t 7→ e−ts f (t) est intégrable sur R+ .
3. Deuxième exemple
Soient λ ∈ C et f définie sur R+ par :
f ( x ) = eλx .
Déterminer DL( f ), σ ( f ) et L( f ).
4. Propriétés de L( f )
Soit f ∈ C telle que σ ( f ) < +∞.
a. Montrer que L( f ) est continue sur Π(σ ( f )).
Indication. On pourra utiliser I2a.
b. On pose, pour s = α + iβ ∈ Π(σ ( f )) :
L(α, β) = L( f )(s).
Montrer que L est de classe C 1 sur l’ensemble (α, β) ∈ R2 ; α > σ ( f ) . Montrer aussi que

Z +∞
∂L
(α, β) = − xe− xs f ( x )dx
∂α 0
Indication. On pourra utiliser I2a.
c. Montrer que, sur l’intervalle réel ouvert ]σ ( f ) , +∞[ , L( f ) est de classe C ∞ , et donner, pour k ∈ N, une expression intégrale de la dérivée
d’ordre k de L( f ), notée L( f )(k) .
d. Montrer que L( f )(α) tend vers 0 lorsque α tend vers +∞ par valeurs réelles.
I NDICATION . On pourra utiliser I2a. On pourra ensuite introduire un réel η tel que | F ( x )| ≤ ε pour x ∈ [0 , η ], puis écrire :
R +∞ − x (α−α ) R η − x (α−α ) R +∞ − x (α−α )
0 e 0 F ( x ) dx =
0 e
0 F ( x ) dx +
η e 0 F ( x ) dx.

Deuxième partie
Comportement asymptotique d’une transformée de L APLACE
Dans toute cette partie II, on considère une application f , élément de C . On examinera les rapports qui peuvent exister entre le comportement L( f ) au
voisinage de 0 et l’existence de L( f )(0).
1. Cas où L( f )(0) est défini
R +∞
Dans cette question II1, on suppose que l’intégrale 0 f ( x )dx converge.
a. Montrer que σ ( f ) ≤ 0.
R +∞
b. Montrer que L( f )(α) admet une limite, lorsque α tend vers 0 par valeurs réelles strictement positives, et que cette limite est égale à 0 f ( x )dx.
Indication. On pourra utiliser I2a.
2. Un contre-exemple
Dans cette question II2, on suppose que f est défini sur R+ par f (t) = sin t.
a. Déterminer DL( f ), ainsi que L( f )(s) pour s ∈ DL( f ).
R +∞
b. Montrer que L( f )(α) admet une limite, lorsque α tend vers 0 par valeurs réelles strictement positives, bien que 0 f ( x )dx ne converge pas.
3. Cas d’une application f positive
Dans cette question II3, on suppose que f est à valeurs positives ou nulles, que σ ( f ) ≤ 0 et que L( f )(α) admet, lorsque α tend vers 0 par valeurs
réelles strictement positives, la limite réelle λ.
R +∞
Montrer que l’intégrale 0 f ( x )dx converge. Déterminer sa valeur.
4. Un exemple de théorème TAUBERtaubérien
Dans cette question II4, on suppose que x f ( x ) tend vers 0 lorsque x tend vers +∞.
a. Vérifier que σ ( f ) ≤ 0.
1 RA
b. Montrer que | x f ( x )|dx tend vers 0 lorsque A tend vers +∞.
A 0
c. Montrer que, pour tous α et A réels strictement positifs, on a :
Z +∞
e− Aα
| f ( x )e− xα dx ≤ sup |t f (t)|
A Aα t≥ A
d. On fait, dans cette question II4d, l’hypothèse supplémentaire que L( f )(α) admet, lorsque α tend vers 0 par valeurs réelles strictement
positives, la limite complexe µ.
Déduire de ce qui précède qu’alors L( f )(0) est défini.
R +∞ RA
I NDICATION . On pourra étudier la différence 0 f ( x )e−αx dx − 0 f ( x )dx en choisissant convenablement α en fonction de A, et utiliser, en
la justifiant, l’inégalité 1 − e−u ≤ u pour u ≥ 0.

Problème
9
L’objectif de ce problème est d’étudier l’équation différentielle suivante, qui régit le mouvement d’un pendule :
(1) x” + ω 2 sin x = O
où ω est un nombre réel strictement positif et t → x (t) est une fonction de la variable réelle t.
On considere le problème de Cauchy
(2) x” + ω 2 sin x = 0, x (0) = 0, x 0 (0) = a,
où a est un nombre réel. Dans la première partie, on montre que l’unique solution maximale t → ϕ(t) du problème de Cauchy (2) est définie sur R tout
entier, et qu’elle est impaire. Dans la seconde partie, on détermine les trois types de mouvements possibles, selon le signe de a − 2ω. Dans la troisième
partie, on approfondit l’étude du cas où le mouvement est périodique.
Première partie

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1. a. Montrer que le problème de Cauchy (2) admet une solution maximale ϕ et une seule, définie sur un intervalle ouvert I =] β, γ[ contenant 0.
Que peut-on dire d’une solution ψ de (2) définie sur un intervalle J contenant 0 ?
b. Montrer que ϕ est de classe C ∞ sur I.
c. Déterminer cϕ lorsque a = 0.
2) a) Montrer que la fonction t → ϕ02 (t) − 2ω 2 cos ϕ(t) est constante sur I et égale à a2 − 2ω 2 .
b) En déduire que ϕ0 est bornée sur I.
3) On se propose de prouver que I = R. A cet effet, on raisonne par l’absurde en supposant, par exemple, que γ est un nombre réel
a) Montrer que ϕ admet une limite finie lorsque t tend vers γ par valeurs inférieures.
b) En déduire que ϕ”, puis ϕ0 , admet une limite finie lorsque t tend vers γ par valeurs inférieures.
c) Prouver que ϕ se prolonge en une fonction de classe C2 sur ] β, γ].
d) Démontrer finalement que I = R.
4) a) Déterminer en fonction de ϕ la solution maximale du problème de Cauchy
(3) x” + ω 2 sin x = 0, x (δ) = 0, x 0 (δ) = a,
où δ est un instant donné.
b) Prouver que ϕ est une fonction impaire.
c) Déterminer en fonction de ϕ la solution maximale du problème de Cauchy
x” + ω 2 sin x = 0, x (0) = 0, x 0 (0) = − a.
Dans toute la suite du problème, on suppose que a est strictement positif.
Deuxième partie

1. Montrer que si ϕ0 s’annule à l’instant α, où α appartient à R, alors a appartient à ]0, 2ω ].


2. Etude du cas où a = 2ω.
a) On se propose de montrer que, pour tout nombre réel t, ϕ(t) appartient à ] − π, π [. Pour cela, on suppose par l’absurde qu’il existe un instant
δ tel que ϕ(δ) = π. Montrer que ϕ0 (δ) = 0. Etablir que ϕ est constante (on pourra utiliser l’unicité des solutions d’un problème de Cauchy
associé à (1) à l’instant δ). Conclure.
a. Prouver que, pour tout nombre réel t, ϕ0 (t) > 0. En déduire que ϕ est la solution maximale sur R du problème de Cauchy
x
x 0 = 2ω cos , x (0) = 0.
2
b. Expliciter cette solution ϕ, étudier ses variations et son comportement asymptotique au voisinage de +∞.
3. Etude du cas où a > 2ω

a. Prouver que, pour tout nombre réel t, ϕ0 (t) ≥ m, où m = a2 − 4ω 2 .
Etablir que ϕ est un difféomorphisme de classe C ∞ de R sur lui-même. En déduire que ϕ est la solution maximale sur R du problème de
Cauchy q
x0 = m + 2ω 2 (1 + cos x ), x (0) = 0.
b. Soit ψ la fonction réciproque de ϕ. Montrer que pour tout nombre réel θ,
du
Z θ
ψ(θ ) = p
m + 2ω 2 (1 + cos u)
0
On pose T = ψ(2π ). Prouver que, pour tout nombre réel θ, ψ(θ + 2π ) = ψ(θ ) + T ; en déduire que, pour tout nombre réel t, ϕ(t + T ) =
ϕ(t) + 2π.
4. Etude du cas où a < 2ω
a) Prouver qu’il existe un nombre réel α et un seul appartenant à ]0, π [ tel que, pour tout nombre réel t
ϕ02 (t) = 2ω 2 (cos ϕ(t) − cos α)
a. Soit ψ la fonction définie sur ] − α, α[ par :
du
Z θ
ψ(θ ) = p
2ω 2 (cos u − cos α)
0
Prouver que ψ admet une limite finie, notée τ, lorsque θ tend vers α. Etablir enfin que ψ est un difféomorphisme de classe C ∞ de ] − α, α[ sur
] − τ, τ [.
b. On note χ l’application réciproque de ψ. Montrer que χ est solution du problème de Cauchy (2) sur l’intervalle ] − τ, τ [, et se prolonge en une
fonction de classe C2 sur [−τ, τ ], encore notée χ. Prouver que la restriction de ϕ à [−τ, τ ] est égale à χ.
c. Soit χb la fonction définie sur [τ, 3τ ] par χb(t) = −χ(t − 2τ ) . Prouver que χb est solution sur [τ, 3τ ] d’un problème de Cauchy associé à
l’équation (1) à l’instant τ. En déduire que la restriction de ϕ à [τ, 3τ ] est égale à χ.
b
d. b la fonction définie sur R par ϕ
Soit ϕ b = − ϕ ; en deduire que ϕ est 4τ-périodique.
b(t) = ϕ(t + 2τ ). Prouver que ϕ
e. Déterminer en fonction de τ les nombres réels t tels que ϕ(t) = 0, puis les nombres réels t tels que ϕ0 (t) = 0.
f. Donner l’allure de ϕ sur l’intervalle [−τ, 3τ ], dans le plan rapporté à un repère orthonormal.

Troisième partie
Dans
cette partie, on suppose que a < 2ω. Pour tout élément α de ]0, π [, on pose :
du
Z α
T (α) = 4 p
0 2ω 2 (cos u − cos α)
On note f la fonction définie sur ] − 1, 1[ par :

Z π/2
f (λ) = √
0 1 − λ2 cos2 θ
1. Développement de f en série entière

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1
a) Montrer que la fonction υ → √ est développable en série entière sur ] − 1, 1[ et expliciter ce développement, que l’on écrira sous la
1 − υ2
an 2n
forme ∑n+=∞0 υ
n!
an 2n
a. Pour tout entier naturel n, on note un la fonction définie sur [0, π/2] par un (θ ) = λ cos2n θ. Montrer que la série de fonctions ∑ un est
n!
normalement convergente sur [0, π/2]
∞ an
b. En déduire que la fonction f est développable en série entière sur ] − 1, 1[, sous la forme f (λ) = ∑+ 2n
n=0 n! I2n λ où, pour tout entier p ≥ 0,

I p = 0 sin p θdθ.
R π/2

c. Etablir une relation de récurrence entre I p+1 et I p−1 . En déduire que le rayon de convergence de la série entière précédente est égal à 1.
Calculer I2n et expliciter cette série entière.
2. Etude de T (α) au voisinage de α = 0.
a) Montrer que :
4  α
T (α) =
f sin
ωu 2
sin 2
On pourra utiliser, en le légitimant, le changement de variable t =
sin α2
a. Etablir que T admet un développement limité à tout ordre au voisinage de α = 0 et expliciter les termes d’ordre inférieur ou égal à 3 de ce
développement.
3. Recherche d’une partie principale.
Soit ρ une fonction de classe C1 sur [0, π/2] à valeurs strictement positives telle que ρ(0) = 1. On note g et h les fonctions définies sur ]0, +∞[ par :
dθ dθ
Z π/2 Z π/2
g(µ) = p et h(µ) = p
0 µ2 + θ 2 ρ2 ( θ ) 0 µ2 + θ 2
a) Calculer h(µ). Prouver que µ 7→ h(µ) + ln(µ) admet une limite finie lorsque µ tend vers 0.
a. Montrer que g − h est bornée.
b. En déduire un équivalent de g(µ) au voisinage de µ = 0.
4. Etude de T (α) au voisinage de α = π.
4 R π/2 dθ
a. Montrer que T (α) =
ω 0
q
cos2 (α/2) + sin2 (α/2) sin2 θ
b. Déterminer le comportement asymptotique de T (α) au voisinage de α = π (pour cela, on utilisera les résultats de la question 3).

10 Problème
Première partie
Soit
f une fonction continue sur R, 2π-périodique et à valeurs réelles.
¬ ¬ Justifier que f est bornée.
R +∞ f (t)
­ Montrer que, pour tout réel α > 1, l’intégrale 1 tα dt est convergente.
R 2π
­ On désigne par F une primitive de f . Montrer que F est 2π-périodique si, et seulement si, 0 f (t) dt = 0.
1
R 2π
® On pose c0 ( f ) = 2π 0 f ( t ) dt. Soit β un réel strictement positif.
¬ Montrer que toute primitive de la fonction
t 7−→ f (t) − c0 ( f ) est 2π − priodique
R +∞ f (t)−c0 ( f )
­ Montrer, à l’aide d’une intégration par partie, que l’intégrale 1 tβ
dt est convergente.
R x f (t)
® Si c0 ( f ) 6= 0 et β ≤ 1, donner un équivalent en +∞ de la fonction x 7−→ 1 t β dt .
¯ En déduire un équivalent, en +∞, de la fonction
Z x
sin t
x 7−→ t dt

1

Deuxième partie

¬ Soit f une fonction définie sur R, à valeurs réelles, continue par morceaux sur tout segment de R. On suppose que la fonction f possède une
intégrale absolument convergente sur R.
¬ Démontrer que, pour tout réel y, la fonction x 7−→ f ( x ) e−ixy possède une intégrable absolument convergente sur R.
R +∞
On définit alors une nouvelle fonction, notée fb, en posant : fb(y) = −∞f ( x ) e−ixy dx, y ∈ R.
­ Démontrer que la fonction fb est bornée et continue.
­ ¬ Soient α et β deux nombres réels tels que α < β. Calculer fb lorsque f est la fonction indicatrice, χ[α,β] , de l’intervalle [α, β] de R ; on rappelle
que
f ( x ) = 1 pour x ∈ [α, β] et f ( x ) = 0 sinon.
­ En déduire que, si a est un nombre réel > 0, et si ψa désigne la fonction indicatrice de l’intervalle [− a, a] de R, on a
ca (y) = 2 sin ay , pour y ∈ R, y 6= 0,
ψ y
ca (0) = 2 a.
ψ

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® Soit a un nombre réel > 0, et soient f et g deux fonctions définies sur R, à valeurs réelles, nulles hors de l’intervalle [− a, a] et continues sur cet
intervalle. On définit une nouvelle fonction, notée f ∗ g, en posant, pour tout réel x,
Z +∞
( f ∗ g)( x ) = f (y) g( x − y) dy.
−∞
¬ Vérifier que l’intégrale définissant f ∗ g a un sens, et que la fonction f ∗ g est nulle hors de l’intervalle [−2 a, 2 a].
­ Démontrer que la fonction f ∗ g est continue.
¯ Démontrer l’égalité
ψa ∗ ψa = 2 a ∆ 2 a
où ψa désigne la fonction indicatrice de l’intervalle [− a, a] de R et ∆2 a la fonction définie par
|x|
∆2 a ( x ) = 1 − si − 2 a ≤ x ≤ 2 a, , ∆2 a ( x ) = 0 , si | x | > 2 a.
2a
° Soient f et g deux fonctions vérifiant les hypothèses de la question 3. Démontrer l’égalité
f ∗ g = fb gb.
[

Troisième partie
Dans
la suite du problème, on utilisera le résultat suivant que l’on admettra :

Théorème de réciprocité de Fourier. — Soit f une fonction continue sur R, nulle hors d’un segment et à valeurs réelles. On suppose de plus que la fonction fb possède
une intégrale absolument convergente sur R. Alors, pour tout x ∈ R, on a
Z +∞
1
f (x) = fb(y) eixy dy.
2π −∞
b
¬ Soit b un nombre réel > 1. On pose f b (t) = sint t pour t réel non nul, et f b (0) = 1.

Démontrer que la fonction f b possède une intégrale convergente sur R.


Dans la suite, on note Jb la valeur de cet l’intégrale :
Z +∞
Jb = f b (t) dt
−∞
­ ¬ En utilisant les questions (2.b.), (4.) et (5.) de la partie précédente, démontrer
 que l’on a
c1 (y) = f 2 y .

2
­ En utilisant le théorème de réciprocité de Fourier, calculer la valeur de l’intégrale J2 .
® ¬ En utilisant la définition donnée dans (II.3) de la loi ∗, calculer la valeur de (∆1 ∗ ∆1 )(0).
­ En déduire la valeur de J4 .

Quatrième partie

¬ Soit ( xn )n∈N une suite décroissante de limite nulle. Pour tout n ∈ N, on pose Sn = ∑nk=0 (−1)k xk .
¬ Montrer que les deux suites (S2n )n∈N et (S2n+1 )n∈N sont adjacentes.
­ En déduire que la série ∑n≥0 (−1)n xn est convergente et donner un encadrement de sa somme, S, à l’aide des termes des suites (S2n )n∈N et
(S2n+1 )n∈N .
® Montrer que, pour tout n ∈ N, le signe de (S − Sn ) est (−1)n+1 .
­ En utilisant un développement en série entière, démontrer que l’on a
sin t t2 t4
≤ 1− + , pour , 0 < t2 ≤ 72.
t 6 120
® Démontrer de même que l’on a
2 t2 t4 t6
e−t /6 ≥ 1 − + − , pour , t2 ≤ 30.
6 72 1296
¯ En déduire que l’on a
sin t 2 36
0 ≤ ≤ e−t /6 , pour , 0 < t2 ≤ .
t 5
° Dans cette question, on suppose b ≥ 4. On pose c = √6 . On rappelle la valeur de l’intégrale
5 Z +∞
2 √
e− x dx = π.
−∞
¬ Démontrer que l’on a
Z +∞ Z +∞ +∞ dt
Z
2 /6
f b (t) dt ≤ e−bt dt + 2 .
−∞ −∞ c tb
­ Calculer, en fonction de b, la valeur des intégrales
Z +∞ +∞ dt
Z
2 /6
e−bt dt , et , ·
−∞ c tb
3 √
® Démontrer que l’on a x − 1 ≥ 2 x pour x ≥ 4.
¯ Déduire de ce qui précède la majoration !
r
π 6 4
Jb ≤ √ +
b π 3πc3
puis la majoration r
2
Jb < π ·
b

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11 Problème
Le but de ce problème est d’établir certain résultats classiques relatifs aux fonctions périodiques et aux séries de Fourier puis d’étudier les coefficients de
Fourier de certains fonctions qui ne sont pas de classe C 1 par morceaux,On rappelle les notations usuelles utilisées pour l ?expression des coefficients de
Fourier d’une fonction f continue et 2π- périodique :
1
Z π
∀k ∈ Z , ck ( f ) = f ( x )e−ikx dx
2πZ −π
1 π
∀k ∈ N ; ak ( f ) = f ( x ) cos(kx )dx
π −π
et
1 π
Z
∀ k ∈ N ∗ ; bk ( f ) = f ( x ) sin(kx )dx
π −π

Première partie
Préliminaire

¬ Montrer que :  
n sin n + 12
∀n ∈ N , ∀θ ∈ R\2πZ , ∑ eikθ =  
k =−n sin 2θ
p
!
n n
­ Pour n ∈ N∗ , développer ∑ ∑ eikθ sous la forme ∑ αk,n eikθ ou les αk,n sont des réels à déterminer
p =0 k =− p k =−n
 
sin p + 21 θ
n
® En considérant ∑   , montrer que pour tout entier naturel n et pour tout réel θ ∈ R\2πZ On a
p =0 sin 2θ
   2
n +1
n 
|k| 1  sin 2 θ 

∑ 1− n+1 e = n+1 ikθ  
k =−n sin θ 2
On désigne alors, pour n ∈ N , par φn la fonction définie par :
n
|k|
 
∀θ ∈ R , φn (θ ) = ∑ 1−
n+1
eikθ
k =−n

¯ Montrer que φn est continue sur R , 2π- périodique, paire, positive ou nulle et déterminer 1

2π −π φn (θ )dθ
° Soit r ∈]0, 1[.Montrer que pour tout réel θ , on a
+∞
1 − r2
= 1 + 2 ∑ r k cos(kθ )
1 + r2
− 2r cos(θ ) k =1
On désigne alors , pour r ∈]0, 1[ , par Pr la fonction définie par :
1 − r2
∀θ ∈ R , Pr (θ ) = 2
1 + r − 2r cos(θ )
± Montrer que Pr est continue sur R , 2π- périodique, paire, strictement positive et déterminer 1

2π −π Pr (θ )dθ

Première partie
Approximations de fonctions périodiques.
Soit
f une fonction d ? une variable réelle et à image réelle, continue sur R et 2π- périodique.Pour n ∈ N∗ , r ∈]0, 1[ et t ∈ R , on pose
1 1
Z π Z π
Qn ( f )(t) = φn (θ ) f (t − θ )dθ et Tr ( f ) Pr (θ ) f (t − θ )dθ
2π π 2π −π
¬ Montrer que f est uniformément continue sur R.
­ Montrer que Qn ( f ) est un polynôme trigonométrique dont on calculera ses coefficients de Fourier (ck ( Qn ))k∈Z en fonction des ck ( f )
® Soit δ un réel de ]0, 1[.Montrer que pour tout réel t on a :
1 1
Z δ Z π
φn (θ )| f (t − θ ) − f (t)|dθ + φn (θ )| f (t − θ ) − f (t)|dθ
2π −π 2π δ
1
≤ 2 sup | f ( x )|  
x ∈R (n + 1) sin 2δ
¯ Montrer alors que la suite de fonctions ( Qn ( f ))n∈N∗ converge uniformément sur R vers la fonction f.
° Montrer que !
n
1 1 k2
Z π  
−π
| f (t) Qn ( f )(t)| =
2π ∑ 2
2 k =1 ( n + 1 ) 2
| ak ( f )|2 + |bk ( f )|2
!
1  
2 k=∑
2 2
+ | ak ( f )| + |bk ( f )|
n +1
Cette intégrale mesure l ? erreur quadratique commise dans l ? approximation).
± Montrer que :
+∞
∀r ∈]0, 1[ , ∀t ∈ R , Tr ( f )(t) = ∑ r |k| ck ( f )eikt
k =−∞
² Montrer que la fonction Tr ( f ) est continue sur R et calculer ses coefficients de Fourier.
³ Montrer que :
∀ε > 0 , ∃r0 ∈]0, 1[ , ∀r ∈]r0 , 1[ , sup | Tr ( f )(t) − f (t)| ≤ ε
t ∈R

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´ Montrer que :
+∞  2
1 π Z
| f (t) − Tr ( f )(t)|2 dt = ∑ 1 − r |k| |ck ( f )|2
2π −π k =−∞
Cette intégrale mesure l’erreur quadratique commise dans l’ approximation.

Deuxième partie
Un cas particulier du théorème d ?échantillonnage de Shannon.
On
désigne par E le R-espace vectoriel des fonctions paires nulles en dehors du segment [?π, π ] et dont la restriction à ce segment est de classe C 1 . Pour f
élément de E , on définit la transformée de Fourier de f , notée fˆ , par Z
∀x ∈ R , f (x) = f (t)e−ixt dt
R
¬ Montrer que f est une fonction paire , de classe C ∞ sur R
­ Montrer que :
+∞
!!
1
∀ x ∈] − π, π ] , f ( x ) =

fˆ(0) + 2 ∑ fˆ(n) cos(nx )
n =1

12 Problème
Première partie :Généralités sur les polynomes orthogonaux
On
désigne par I =] a, b[ un intervalle de R, éventuellement ,
Rb
a = −∞ ou b = +∞, et par p une fonction définie, continue et strictement positive sur ] a, b[ telle que , pour tout n entier naturel , on a a tn p(t)dt est
convergente , cette fonction est appelée fonction poids,
 enfin on note Z b 
H= f ∈ C (] a, b[, R) , | f (t)|2 p(t)dt est convergente
a
Il est clair que H est un espace vectoriel , et que l’application :
Z b
h f , gi = f (t) g(t) p(t)dt
a
est un produit scalaire sur H.On admet que H muni de se produit scalaire est un espace de Hilbert.
¬ Montrer qu’il existe une unique suite de polyomes ( Pn )n telle que chaque Pn est un polynome unitaire de degré n et pour tout couple (n, m) ∈ N2 tel
que n 6= m , alors h Pn , Pm i = 0 , cette suite est appelée suite de polynômes orthogonaux pour le poids p
Pn
­ On suppose seulement dans cette question que I = [0, 1] et p = 1 et pour tout entier naturel n on pose Un = || Pn ||
.Montrer que la suite (Un )n est
une base hilbertienne de H(Utiliser le théorème de Weiestrass)
® On revient au cas général .Montrer qu’il existe deux suites (λn )n et (µn )n telles que :
∀n ∈ N , Pn+2 = ( X + λn ) Pn+1 − µn Pn
< P ,P +1>
Montrer que µn = <nP+n1,Pnn> ?
¯ On se proposede montrer que pour tout entier naturel non nul n, le polynome Pn possède n racines simples dans ] a, b[ . On pose Zn l’ensemble des
α1 , α2 , . . . , α p tel que
∀n ∈ [[ 1, p ]] , Pn (αi ) = 0
et α1 est de multiplicité impaire , il s’agit alors de montrer que p = n
¬ Justifier que p ≥ 1
p
­ Posons Q = ∏k=1 ( X − αk ) , justifier que la fonction
x 7−→ Q( x ) Pn ( x )
est de signe constant sur] a, b[.
® On suppose que p < n , Calculer h Q, Pn i .Conclure

Deuxième partie :Polynôme de Tchebicheff


On
étudie dans cette partie le cas ou ] a, b[=] − 1, 1[ et p : t 7−→ √1
1− t2
¬ Montrer que , pour tout entier naturel n , il existe un unique polynôme Tn tel que :∀θ ∈ R , Tn (cos(θ )) = cos(nθ ).On pourra trouver une relation
de récurrence sur les Tn en simplifiant cos ((n + 2)θ ) + cos(nθ )
1
­ Montrer que si ( Pn )n est la suite de polynômes orthogonaux pour p , alors on a ∀n ≥ 1 , Pn = T
2n −1 n
® Expliciter les racines de Pn et calculer < Pn , Pn >.Dans la suite α1 , . . . , αn désignent les racines de Tn

Troisième partie :Méthode de quadrature de Gauss

R 1 f (t) On
se propose dans cette partie de déterminer une valeur approchée de l’intégrale −1 √ 1 dt et une majoration de l’erreur pour f : [−1, 1] → R suffisam-
1− t
ment régulière
R 1 f (t)
¬ Montrer que , pour f continue sur [−1, 1] , l’intégrale −1 √ 1 dt est convergente
1− t
­ Montrer que pour toute famille ( β 1 , . . . , β n ) de réels distincts deux à deux de [−1, 1] , il existe un unique n-uplet de réels (µ1 , . . . , µn ) tel que
Z 1 n
P(t)
∀ P ∈ Rn [ X ] , √ dt = ∑ µi P( β i )
−1 1 − t2 i =1
R1 P(t)
® Soit P un polynôme de R2n−1 [ X ] tels que toutes les racines de Tn sont des racines de P.Montrer que −1 √ 2
1− t =0

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¯ En déduire l’existence d’un n-uplet de scalaires (λ1 , . . . , λn ) tels que
Z 1 n
P(t)
∀ P ∈ R2n [ X ] , √ dt = ∑ λi P(αi )
−1 1 − t2 i =1
Tn ( X )
° Si on note Πk ( X ) = X −αk , montrer que :
1
Z 1
Π2 ( t )
∀k ∈ [[ 1, n ]] , λk = √ k dt > 0
Π2k (αk ) −1 1 − t2
± Etablir l’existence d’une constante µ ∈ R telle que :
Z 1 n
P(t)
∀ P ∈ R2n−1 [ X ] , √ dt = ∑ λi P(αi ) + µP(2n) (0)
−1 1−t 2
i =1
π
² Montrer que µ = (2n)!22n−1
n
³ Montrer que , pour p ∈ [[ 1, n − 1 ]] , ∑ Tp (αk ) = 1 et en déduire que ∀k ∈ [[ 1, n ]] , λk = π
n
k =1

13 Problème
L’objet du problème est la résolution de l’équation différentielle :  
E a,b : y00 + a + be2ix y = 0
Pour certaines valeurs des nombres complexes a et b , ainsi que la recherche d’éventuelles solutions de période 2π.
Une solution de E a,b est une application à valeurs réelles ou complexes , de classes C 2 (au moins ) , de la variable réelle x et définie sur R
1
R 2π −int dt pour toute application f de R dans C , continue 2π périodique
On pose n entier relatif cn = 2π 0 f (t)e
¬ Préliminaire : Soit f une application de R dans R , continue , de période 2π
¬ Exprimer Cn ( f ) en fonction des fonctions de Fourier an ( f ) et bn ( f ) de l’application f si n ∈ N∗ .Exprimer de même c−n ( f ) en fonction de
an ( f ) et bn ( f ), si n ∈ N∗ .Exprimer enfin c0 ( f ) en fonction de a0 ( f )
­ Prouver que la convergence absolue des séries ∑ an ( f ) et ∑ bn ( f ) est équivalente à la convergence absolue des séries ∑ cn ( f ) et ∑ c−n ( f )
® Montrer que la série de Fourier de f peut s’écrire sous la forme : 
c0 ( f ) + ∑ cn ( f )einx + c−n ( f )e−inx
n ∈N∗
­ On suppose dans cette question que b est nul et que a est un réel.
¬ Pour quelles valeurs de a l’équation E a,0 admet-elle des solutions non nulles dont 2π est une période ?
­ Pour quelles valeurs de a l’équation E a,0 admet-elle des solutions réelles non nulles ?
® Soit f une application 2π périodique , indéfiniment dérivable de R dans C
¬ Exprimer cn ( f 0 ) en fonction de cn ( f ) , pour tout entier relatif n
­ En déduire une relation entre cn ( f ) et cn ( f (k) ) pour tout couple (n, k) ∈ Z × N
® Dans le cas ou f est à valeurs dans R , montrer que pour tout entier naturel non nul |cn ( f )| et |c−n ( f )| sont négligeables devant 1
nk
quand
l’entier naturel tend vers +∞
¯ Dans le cas ou f est à valeurs réelles , justifier pour tout x réelet tout k entier naturel la convergence
 absolue , et donner la somme des séries :
c0 ( f (k) ) + ∑ cn ( f (k) )einx + c−n ( f (k) )e−inx
Vérifier que l’on peut passer de la série de f (k) à la série de f (k+1) par dérivation terme à terme
¯ On suppose dans cette question que b ∈ C∗ et a ∈ C
¬ Prouver que toute solution de E a,b est indéfiniment dérivable
­ Prouver que toute solution réelle de E a,b de période 2π , est développable en série de Fourier , ainsi que ses dérivées successives
® Exprimer les coefficients cn ( g) de l’application
x 7−→ ( a + be2ix ) f ( x ) en fonction des coefficients cn ( f ) pour tout entier relatif n
¯ Montrer que les coefficients cn ( f ) d’une solution de E a,b de période 2π vérifient :
∀n ∈ Z , (n2 − a)cn ( f ) = bcn−2 ( f )
° On suppose dans cette question et la suivante que a = 0 , b ∈ C∗ , et que f est une solution indéfiniment dérivable et de période 2π de E0,b
¬ Exprimer c2p+1 ( f ) en fonction de c2p−1 ( f ) pour p ∈ Z .Si c1 ( f ) est nul , calculer c2p+1 ( f ) pour p ∈ Z.Si c1 ( f ) est non nul , prouver qu’ alors
la série ∑ c−2p+1 ( f ) n’est pas absolument convergente
­ Prouver que : ∀ p ∈ N∗ , c−2p ( f ) = 0
® Prouver que : ∀ p ∈ N∗ , c2p ( f ) = b
c
4p2 2p−2
(f)
b
± On définit une suite complexe (γn )n par γ0 = 1 et pour tout entier naturel n strictement positif , γn = γ
4n2 n−1
, et on définit une application ϕ , de

R dans C , par : ϕ( x ) = ∑+
n =0 γn e
2inx

¬ Déterminer le rayon de convergence de la série entière ∑ γn zn


­ Prouver la convergence de la série ∑n γn , et pour tout x réel , la convergence absolue de la série ∑ γn e2inx
® En admettant que ϕ est de classe C 2 sur R , et que l’on peut dériver deux fois sa série terme à terme pour trouver ϕ00 , vérifier que ϕ est une
solution non nulle , de période 2π , de l’équation différentielle E0,b

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14 Problème
Soit f : R2 → R de classe C 2 .On dit que la fonction vérifie le problème (H) si elle vérifie les deux conditions :
¬
­ ∀( x, y) ∈ R2 , f ( x, y) 6= 0
∂2 f ∂f ∂f
® ∀( x, y) ∈ R2 , f ( x, y). ∂x∂y ( x, y) = ∂x ( x, y ). ∂y ( x, y )

¬ ¬ Montrer que f vérifie le problème (H) si , et seulement si, il existe une application a de classe C 1 sur R , telle que :
∂f
∀( x, y) ∈ R2 , = a( x ) f ( x, y)
∂x
­ En déduire que les solutions de (H) sont exactement les fonctions de la forme de la forme : ( x, y) 7−→ ϕ( x )ψ(y) ou ϕ et ψ sont des fonctions
de classe C 2 sur Rne s’annulant pas .Pour une telle solution , y-a-t-il unicité du couple ( ϕ, ψ)
® Soit g et h deux fonctions de classe C 2 de R dans R∗ et telles que g(0) = h(0).Montrer qu’il existe une et une seule solution f de (H) et telle
que :
∀ x ∈ R , f ( x, 0) = g( x ) et ∀y ∈ R , f (0, y) = h(y)
­ Dans cette question f est une solution du problème (H) , strictement positive .
¬ Montrer que f présente en ( x0 , y0 ) un maximum local si, et seulement si , les fonctions x 7−→ f ( x, y0 ) et y 7−→ f ( x0 , y) présente
respectivement en x0 et en y0 un maximum local
­ En déduire que l’ensemble des points de R2 ou f présente un maximum local est de la forme A × B ou A et B sont deux parties de R à préciser
® Soit maintenant la fonction F : R2 → R définie par :
∀( x, y) ∈ R2 , F ( x, y) = ( xy)3 + | xy|3
¬ Montrer que F est de classe C2 (On pourra écrire F comme une composée)
­ Montrer que F est une solution du problème (H)
® Montrer qu’il n’existe pas de fonctions ϕ et ψ de R dans R telles que :
∀( x, y) ∈ R2 , F ( x, y) = ϕ( x )ψ(y)

15 Problème
Pour tout entier n ∈ N on note Cn [ X ] le sous espace vectoriel de C[ X ] constitué par les polynômes à coefficients complexes de degré inférieur ou égal à n.
On munit l’algèbre C ([−1, 1], C) des fonctions à valeurs complexes continues sur le segment [−1, 1] de la norme || ||∞ de la convergence uniforme,
définie par (∀ f ∈ C ([−1, 1], C)), || f ||∞ = sup | f ( x )|.
x ∈[−1,1]
Tout polynôme de C[ X ] est identifié à la fonction polynomiale qu’il induit sur [−1, 1].
Soit (λn )n∈N une suite de réels positifs.
• On dit que cette suite (λn )n∈N est à décroissance rapide si pour tout entier k ∈ N elle est dominée par la suite (n−k )n∈N∗ , c’est à dire si (∀k ∈
N) (∃ Mk ∈ R+ ) (∀n ∈ N∗ ), λn ≤ M nk
k
.
On note F∞ l’ensemble des fonctions f ∈ C([−1, 1], C) pour lesquelles il existe une suite ( Qn )n∈N de polynômes telle que :
∀n ∈ N , Qn ∈ C[ X ] et (|| f − Qn ||∞ )n est à décroissance rapide
• On dit que cette suite (λn )n∈N est à décroissance exponentielle si, pour un certain réel r ∈]0, 1[), elle est dominée par la suite géométrique (r n )nh∈N ,
c’est à dire si
∃r ∈]0, 1[ , ∃ M ∈ R+ , ∀n ∈ N , λn ≤ Mr n
On note Fexp l’ensemble des fonctions f ∈ C ([−1, 1], C) pour lesquelles il existe une suite ( Qn )n∈N de polynômes telle que :
∀n ∈ N , Qn ∈ C[ X ] et (|| f − Qn ||∞ )n est à décroissance exponentielle
Remarque : Une suite à décroissance rapide (respectivement exponentielle) converge vers 0 mais n’est pas forcément décroissante. L’objectif du problème
est de montrer, en utilisant les propriétés des polynômes de TCHEBYCHEV établies en partie I, que les fonctions de l’ensemble F∞ sont exactement les
f ( n ) (0)
fonctions de classe C ∞ sur [−1, 1] et de relier les fonctions f de l’ensemble Fexp aux fonctions f dont la série de TAYLOR ∑ ( x − a)n en tout
n ≥0
n!
point a ∈ [−1, 1] converge vers f ( x ) sur un voisinage de a.
Préliminaire
¬ Vérifier que si une suite est à décroissance exponentielle alors elle est à décroissance rapide.
­ Vérifier que les ensembles F∞ et Fexp sont des sous espaces vectoriels de C([−1, 1], C). Quelle relation d’inclusion existe-t-il entre ces deux
sous-espaces ?
® Soit f une fonction de classe C ∞ sur [−1, 1] dont toutes les dérivées sont bornées sur [−1, 1] par un même réel M. Montrer que f ∈ Fexp .
¯ Donner des exemples de fonctions de Fexp .

Partie I
Polynômes de TCHEBYCHEV

Pour tout entier n ∈ N on pose :


∀ x ∈ [−1, 1] , Tn ( x ) = cos(n arccos x )
Premières propriétés des Tn
¬ Montrer que Tn est une fonction polynomiale à coefficients entiers. Le polynôme associé est encore noté Tn s’appelle le nème polynôme de
TCHEBYCHEV.
­ Expliciter T1 , T2 , T3 , et T4 .
® Montrer que pour tout n ∈ N, Tn+2 ( x ) = 2xTn+1 ( x ) − Tn ( x ).
¯ En déduire la parité, le degré et le coefficient dominant de Tn .

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° Montrer que, pour tout t ∈ [0, π ], on a : Tn (cos t) = cos nt.
Calcul des normes
¬ Calculer || Tn ||∞ .
­ Montrer que (∀n ∈ N), | sin nu| ≤ n| sin u|.
® En déduire || Tn0 ||∞ = n2 .
¯ Encadrement de Tn ( x ) sur [1, +∞[
−1 r n +r − n
° Montrer que (∀r ∈ R∗ ), Tn ( r+2r ) = 2 .
± Soit un réel x ∈ [1, +∞[.
−1
¬ Montrer qu’il existe r ∈ R∗ , tel que x = r+2r .

­ En déduire que 1 ≤ Tn ( x ) ≤ ( x + x2 − 1)n .
Équation différentielle vérifiée sur R par Tn
¬ En dérivant l’égalité Tn (cos t) = cos nt valable pour tout réel t ∈ [0, π ], trouver une équation différentielle linéaire homogène du second ordre
vérifiée sur R par Tn .
­ Soit k ∈ N, k ≤ n. Déduire de la question précédente que :
(k) n (n + k)! 2k k!
Tn (1) =
n + k (n − k)! (2k)!
Puis montrer que
(k) (k)
Tn (−1) = (−1)n+k Tn (1)

Partie II
Application des polynômes de TCHEBYCHEV à la majoration des polynômes et de leurs dérivées
On
 j 
introduit la subdivision σ = ( a0 , a1 , ..., an ) du segment [−1, 1] définie par ∀ j ∈ [0, n], a j = cos (1 − n ) .
Par ailleurs pour tout i ∈ [0, n] on appelle Ei = [0, n]\{i } l’ensemble des entiers naturels autres que i qui sont inférieurs ou égaux à n. Enfin, pour tout
i ∈ [0, n] on note
∏ (X − aj )
j∈ Ei
Li ( X ) =
∏ ( ai − a j )
j∈ Ei
le polynome Li est appelé le i −ème polynôme de LAGRANGE associé à la subdivision σ.
¬ Majoration d’un polynôme sur [1, +∞[
­ Résoudre sur [−1, 1] l’équation | Tn ( x )| = 1 et calculer Tn0 ( a j ) pour j = n, pour j = 0 puis pour j ∈ [1, n − 1].
n
® Montrer que Tn ( X ) = ∑ (−1)n−i Li (X ).
i =0
n
¯ On suppose que x ∈ [1, +∞[. Montrer que Tn ( x ) = ∑ | Li (x)|.
i =0

° Soit P( X ) un polynôme appartenant à Cn [ X ]. Montrer que (∀ x ∈ [1, +∞[), | P( x )| ≤ || P||∞ ( x + x 2 + 1) n .
± Majoration des dérivées successives d’un polynôme sur [1, +∞[
¬ On suppose que x ∈ [1, +∞[. Montrer que
n
∑ | Li
(k) (k)
∀k ∈ [1, n], ), Tn ( x ) = ( x )|
i =0
­ Soit P un polynôme appartenant à Cn [ X ]. Montrer que
(k)
∀k ∈ [1, n] , ∀ x ∈ [1, +∞[ , | P(k) ( x )| ≤ || P||∞ Tn ( x )
² Majoration des dérivées successives d’un polynôme sur [−1, 1]
Soit P ∈ Cn [ X ]. On considéère un entier k ∈ [1, n].
λ−ε (k) |λ|+1 k (k)
¬ On pose (∀λ ∈ [−1, 1]), Pλ ( X ) = P( λ+ ε
2 X+ 2 ) avec ε = 1 si λ ∈ [0, 1] et ε = −1 si λ ∈ [−1, 0[. Montrer que | Pλ (1)| = 2 | P (λ)|.
(k)
­ En déduire que || P(k) ||∞ ≤ 2k Tn (1)|| P||∞ .
(n+k)!
k!
® Montrer que : || P(k) ||∞ ≤ 22k (2k )! (n−k)!
|| P||∞ et que, si k = 1, on a la majoration plus fine || P0 ||∞ ≤ 2n2 || P||∞ .

Partie III
Détermination de l’ensemble F∞
On
note C2π l’algèbre des fonctions 2π-périodiques et continues sur R, à valeurs complexes. On munit C2π de deux normes, la norme quadratique N2 définie
1
Rπ 2
 12 1

pour ϕ ∈ C2π par N2 ( ϕ) = 2π −π | ϕ ( t )| dt induite par le produit scalaire hermitien ( ϕ, ψ) = 2π −π ϕ ( t ) ψ ( t ) dt et la norme N∞ de la convergence
uniforme définie par
N∞ ( ϕ) = sup | ϕ(t)|
t∈[−π,π ]
Pour tout entier k ∈ Z on pose ek : t 7→ eikt . On rappelle que la famille (ek )ki nZ est une famille orthogonale de l’espace pré-hilbertien ( X2π , N2 ) et que
pour tout k ∈ Z le k −ème coefficient de FOURIER d’une fonction ϕ ∈ C2π est le complexe ck ( ϕ) = (ek | ϕ) = 2π 1 −ikt dt.

−π ϕ (t )e
Pour tout entier n ∈ N, on note τn le sous espace vectoriel de C2π engendré par les fonctions ek où k ∈ [−n, n] : τn = vect(e−n , ..., e0 , ...en ) ;
dim(τn ) = 2n + 1.
n
Soit ϕ ∈ C2π . Pour tout entier n ∈ N, on note Sn ( ϕ) = ∑ ck ( ϕ)ek le n−ième polynôme trigonométrique de FOURIER de ϕ.
k =−n

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¬ Propriétés liées aux normes N2 et N∞
¬ On suppose que la série ∑ (|cn ( ϕ)| + |c−n ( ϕ)|) converge. Montrer que la suite (Sn ( ϕ))n∈N converge uniformément sur R vers ϕ.
n ≥1
­ Soit ϕ ∈ C2π muni de la norme quadratique N2 . On rappelle que Sn ( ϕ) est la projection orthogonale de ϕ sur τn . En déduire que :
∀ω ∈ τn \{Sn ( ϕ)} , N2 ( ϕ − ω ) > N2 ( ϕ − Sn ( ϕ))
N∞ ( ϕ( p)
® On suppose que la fonction ϕ ∈ C2π est de classe C p sur R, avec p ≥ 1. Montrer que (∀k ∈ Z∗ ), |ck ( ϕ)| ≤ |k| p
.
­ Étude d’une application linéaire
On rappelle que C ([−1, 1], C) est muni de la norme || ||∞ . On note L l’application linéaire qui à toute fonction f de C ([−1, 1), C), associe la fonction
L f de C2π définie par ∀t ∈ R L f (t) = f (cos t).
Montrer que L est injective et calculer la norme subordonnée ||| L|||∞ de L lorsque l’on munit C2π de la norme N∞ puis la norme subordonnée
||| L|||2 de L lorsqu’on munit C2π de la norme N2 .
® Propriétés liées aux coefficients de FOURIER d’une fonction Lf
Dans cette section on considère une fonction f fixée dans C ([−1, 1], C).
¬ Vérifier que c−k ( L f ) = ck ( L f ).
­ Soit ( Qn )n∈N une suite de polynômes telle que pour tout n ∈ N on ait Qn ∈ Cn [ X ]. Montrer que :
1
∀k ≥ 2 , |ck ( L f )| ≤ √ || f − Qk−1 ||∞
2
® Pour tout entier ni nN on pose :
∀ x ∈ [−1, 1] , Un ( f )( x ) = Sn ( L f )(arccos x )
n
Montrer que Un ( f ) = c0 ( L f ) + 2 ∑ ck ( L f )Tk .
k =1
+∞
¯ On suppose que la série ∑ |ck ( L f )| converge. Montrer que || f − Un ( f )|| ≤ 2 ∑ |ck ( L f )|.
k ≥1 k = n +1

¯ Développement en série de TCHEBYCHEV d’une fonction f de F∞


On suppose dans cette question que f est une fonction de l’ensemble F∞ .
¬ Montrer que la suite (|cn ( L f )|)n∈N est à décroissance rapide.
­ Montrer que :
+∞
∀ x ∈ [−1, 1] , f ( x ) = c0 ( L f ) + 2 ∑ cn ( L f )Tn
n =1
Et que la série de fonctions converge normalement sur [−1, 1].
® En déduire que f est de classe C ∞ sur [−1, 1] et que
+∞
∑ cn ( L f )Tn
(k)
∀k ∈ N , ∀ x ∈ [−1, 1] , f (k) ( x ) = 2 (x)
n =1

° Achèvement de la détermination de l’ensemble F∞ .


On suppose dans cette question de f est une fonction de classe C ∞ sur [−1, 1].
¬ Montrer que la suite (|cn ( L f )|)n∈N est à décroissance rapide.
­ En déduire que f ∈ F∞ .
Partie IV Étude de l’ensemble Fexp
¬ Caractérisation des éléments de l’ensemble Fexp
Soit f une fonction de C ([−1, 1], C). Montrer que les assertions suivantes sont équivalentes : (a) f ∈ Fexp (b) La suite (|cn ( L f )|)n∈N est à
décroissance exponentielle.
­ Développement en série de TCHEBYCHEV d’une fonction f de Fexp
On suppose dans cette question que f est une fonction de l’ensemble Fexp . Il existe alors un réel r ∈]0, 1[ tel que :
∃ M ∈ R+ , ∀n ∈ N , |cn ( L f )| ≤ Mr n
¬ Justifier le fait que :
+∞
∀ x ∈ [−1, 1] , f ( x ) = c0 ( L f ) + 2 ∑ cn ( L f )Tn
n =1
Et que la série de fonctions converge normalement sur [−1, 1], que f est de classe C ∞ sur [−1, 1] et que
+∞
∑ cn ( L f )Tn
(k)
∀k ∈ N , ∀ x ∈ [−1, 1] , f (k) ( x ) = 2 (x)
n =1
(1−r )2
­ En déduire que (∀k ∈ N), || f (k) ||∞ ≤ 2M k!
1−r . [λ(r )]k , avec λ(r ) = 4r .

® Développement en série de TAYLOR au voisinage de tout point a ∈ [−1, 1] d’une fonction f de Fexp
On conserve les mêmes hypothèses qu’à la question précédente pour f . Soit un point a ∈ [−1, 1].
f (n) ( a )
Montrer que la série de TAYLOR ∑ ( x − a)n de f au point a converge vers f ( x ) sur le voisinage
n ≥0
n!
[−1, 1]∩] a − λ(r ), a + λ(r )[ du point a.
¯ Inclusion stricte entre Fexp et F∞
Montrer que la fonction f définie par
1
∀ x ∈ [−1, 1]\{0}, f ( x ) = exp(− ) et f (0) = 0
x2
appartient à F∞ mais n’appartient pas à Fexp .
° Réciproque partielle concernant la détermination de l’ensemble Fexp
Soit f une fonction à valeurs réelles ou complexes développable en série entière sur un intervalle ouvert ] − ρ, +ρ[, avec ρ > 1. Montrer que la
restriction de f au segment [−1, 1] appartient à Fexp .

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16 Problème
Notations
Dans ce problème n est un entier naturel non nul .L’ensemble des matrices symétrique réelles d’ordre n est noté Sn (R) et celui des matrices
orthogonales est noté On (R).On rappelle le théorème spéctral : Toute matrice symétrique réelle est diagonalisable au moyenne d’une matrice
orthogonale c’est à dire Il existe une matrice orthogonale P telle que PSt P est diagonale .L’espace Rn est muni de sa structure euclidienne canonique
et que si x et y sont deux vecteurs de Rn dont les matrices dans la base canonique sont X et Y repectivement , alors < x, y >=t XY

Première partie
Etude de la compacité de la partie
∑ = { x ∈ Rn , < x, s( x ) >= 1}
Dans
cette partie l’espace euclidien Rn
est rapporté à sa base canonique B = (e1 , . . . , en ) qu’est une base orthonormale pour le produit scalaire canonique et s
un endomorphisme autoadjoint de Rn .On considère la partie ∑ = { x ∈ Rn , < x, s( x ) >= 1}
¬ Dans cette question , on suppose que n = 2 .On considère le plan euclidien muni du repère orthonormal R = (O, e1 , e2 )ou O est un point du plan
.A tout vecteur x = x1 .e1 + x2 , e2 on associe le point M du plan de coordonnées ( x1 , x2 ) dans le repère R.On note σ l’ensemble des points du plan
ainsi associs aux vecteurs de ∑.Soit S la matrice de l’endomorphisme s relativement à la base B
 √ 
2 3
¬ On suppose que S = √ .Déterminer les valeurs propres et les sous espaces propres de la matrices S.Pour x = x1 .e1 + x2 .e2 dans R2 ,
3 4
calculer le produit < x, s( x ) >
­ Montrer que σ est une ellipse dont on donnera une équation réduite .Tracer cette ellipse dans le plan euclidienne muni du repère R
 √ 
2
√ 2 2
® On suppose que S = .Determiner sans calcul du polynôme cacaréristique les valeurs propres de S.Déterminer σ et tracer cet
2 2 4
ensemble dans le plan euclidien muni du repère R
­ Dans cette question n est quelconque dans N∗ .On note λ1 , . . . , λn les n valeurs propres distinctes ou confondues de s , chaque valeur propre
figurant avec son ordre de multiplicité .On veut montrer que ∑ est une partie compacte de Rn si, et seulement si tous les λi sont strictement
positifs.On ordonne les λi par ordre croissant λ1 ≤ λ2 ≤ . . . ≤ λn et on considère une base orthonormale (ε 1 , . . . , ε n ) de Rn formée des vecteurs
propres de s avec , pour tout i ∈ [[ 1, n ]] , s(ε i ) = λi ε i
n
¬ On suppose que λ1 > 0.Pour x = ∑ ai ε i ,
i =1
¬ Calculer < x, s( x ) > et montrer que l’ensemble ∑ n’est pas vide
­ Montrer que ∑ est une partie bornée de Rn
® Montrer que l’application x 7−→< x, s( x ) > est une application continue sur Rn
¯ En déduire que ∑ est une partie compacte de Rn
­ On suppose que ∑ est une partie compacte de Rn
¬ Montrer que l’inégalité λn ≤ 0 est impossible
q
1− λ1 r 2
­ On suppose que que λ1 ≤ 0 et λn > 0 et pour tout réel r , on considère le vecteur xr = rε 1 + λn ε n .Montrer que xr ∈ ∑ .Calculer
|| x ||2 et déterminer sa limite lorsque r tend vers +∞ .E déduire une contradiction puis conclure
Dans la suite du problème , on note Sn+ (R) (resp Sn++ (R)) l’ensemble des matrices symétrique réelles positive (resp définie positive).Soit S une matrice
symétrique associée canoniquement ò l’endomorphisme autoadjoint s .Si s est un vecteur de Rn de matrice relativement à la base canonique de Rn égale
à X .On a donc < x, sx =t X.S.X
Deuxième partie :Racine carré d’une matrice de
Soit
λ1 , . . . , λn les n valeurs propres de S et soit ( X1 , . . . , Xn ) une base orthonormale de Mn,1 formée des vecteurs propres de S telle que ∀i ∈ [[ 1, n ]] , SXi =
λi .Xi
¬ Montrer que
S ∈ Sn+ (R) ⇒ ∀i ∈ [[ 1, n ]] , λi ≥ 0
On montre de même et on admet que
S ∈ Sn++ (R) ⇒ ∀i ∈ [[ 1, n ]] , λi > 0
­ Montrer que si S est définie positive , alors S est inversible et que S−1 est une matrice symétrique définie positive
√ √
® On suppose que S ∈ Sn+ (R).On pose D = diag(λ1 , . . . , λn ) et ∆ = diag( λ1 , . . . , λn )
¬ Calculer ∆2
n
­ Soit N une matrice symétrique positive telle que N 2 = D.On note (C1 , . . . , Cn ) la base canonique de Mn,1 (R) .Soit y = ∑ yi .Ci et µ un réel
√ i =1
positif tels que NY = µ.Y .Montrer que :∀i ∈ [[ 1, n ]] , µ2 yi = λi yi , puis µ.yi = λi yi .En déduire que N = ∆

¯ Soit U ∈ On (R) telle que S = UD t U.Déterminer une matrice T ∈ Sn+ (R) telle que T 2 = S.Montrer que T est unique , cette matrice sera notée S

° Une détermination de S.On suppose que S ∈ Sn+ (R) et que S p(S) = {λ1 , . . . , λn }.On note µ1 , . . . , µ p les valeurs propres distinctes de S .Pour
k ∈ [[ 1, p ]], on définit les polynômes de Lagrange aux points µ1 , . . . , µ p par :
p
X − µi
∀k ∈ [[ 1, p ]] , Lk ( X ) = ∏
µ − µi
i =1,i 6=k k
± Calculer Lk (S) Xi pour tout i ∈ [[ 1, n ]], en distinguant les cas µk = λi et µk 6= λi
² Soit P le polynôme de degré inférieur ou égale à p − 1, à coefficients dans R tel que :

∀k ∈ [[ 1, p ]] , P(µk ) = µk √
Exprimer P comme combinaison linéaire des polynômes Lk .Calculer L(S) Xi et en déduire que P(S) ∈ Sn+ (R) .Montrer que P(S) = S

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 
7 2 −2 √
³ Application.On prend S =  2 4 −1.En appliquant la méthode décrite dans les questions précédentes Déterminer S
−2 −1 4

Troisième partie :Une propriété de trace des matrices de Sn+ (R)


Soit
S ∈ Sn+ (R).
¬ On considère la matrice δ = diag(α1 , . . . , αn ), avec pour tout i ∈ [[ 1, n ]] , αi ≥ 0.Soit V = (vi,j )1≤i,j≤n une matrice orthogonale d’ordre n.Montrer
que tr (δ.V ) ≤ tr (δ)
­ En déduire que ∀U ∈ On (R) , tr (SU ) ≤ tr (S)
® Dans cette question on va étudier la réciproque de la question précédente, c’est à dire si ∀U ∈ On (R) , tr (US) ≤ tr (S) ,alors S ∈ Sn+ (R).Posons
S = ( ai,j )1≤i,j≤n
¬ Soient a , b , θ des rèels .Montrer qu’il existe un réel ϕ indépendant de p θ tel que
a cos(θ ) + b sin(θ ) = a2 + b2 sin(θ + ϕ)
Et en déduire que :
∀θ ∈ R , a cos(θ ) + b sin(θ ) ≤ a ⇒ b = 0
¯ On considère l’espace euclidien Rn rapporté à la base orthonormale B = (e1 , . . . , en ) .Soit ( p, q) ∈ [[ 1, n ]]2 ,on note Π p,q le plan de Rn engendré par
e p et eq et soit u l’isométrie de Rn telle que u induit sur le plan Π p,q , orienté par la base (e p , eq ), la rotation d’angle θ et telle que u induit l’identité
sur l’orthogonal de Π p,q .Ecrire la matrice U de u relativement à la base B .Calculer tr (SU ), et en déduire que S ∈ Sn (R)
° On suppose qu’une valeur propre de S est strictement négative , et on considère une base V = (v1 , . . . , vn ) formée des vecteurs propres de
S ordonné de telle sorte que la valeur propre associée β 1 à v1 est strictement négative .Soit u l’isométrie de Rn définie sur la base V par
u(v1 ) = −v1 et ∀i in [[ 1, n ]] , i 6= 1 , u(vi ) = vi et notons par U la matrice de u dans la base V .Montrer que l’inégalité tr (US) ≤ tr (S) conduit à une
contradiction et en déduire que A ∈ Sn+ (R)

17 Problème
le R-espace
On considère  vectoriel R3 muni de son produit scalaire canonique .Dans ce problème on identifie l’espace M3,1 (R) et l’espace R3 ainsi la
x1
matrice X =  x2  s’identifie avec le vecteur x = ( x1 , x2 , x3 ) . Si A est une matrice carrée d’ordre 3 à coefficients dans R, on note
x3 n o
E ( A) = x ∈ R2 , || Ax || = 1
¬ Déterminer E ( A) si A est une matrice orthogonale
­ Montrer que si A est une matrice diagonale , alors E ( A) est une ellipsoïde
® On suppose dans cette question que A est inversible
¬ Montre que t AA est une matrice symétrique définie positive
­ Montrer qu’il existe une unique matrice S symétrique définie positive telle que t AA = S2
® En déduire qu’il existe une matrice orthogonale Q telle que A = QS
¯ En déduire que E ( A) = E (S)
° Montrer que E ( A) est une ellipsoïde
¯ Soient S et S0 deux matrices symétriques définies positives telles que E (S) = E (S0 )
¬ Montrer que ∀v ∈ R3 , v 6= 0R3 , ||S0 .v|| = ||S.v||
­ En déduire que ∀(v, w) ∈ (R3 )2 , < S.v, S.w >=< S0 .v, S0 .w > .On pourra commencer par exprimer le produit scalaire de deux vecteurs
x et y en fonction des normes des vecteurs x + y et x − y
® En déduire que S2 = S02
¯ Montrer que si α est une valeur propre de S alors ker(S − α.I3 ) = ker(S2 − α2 .I3 )
° Démontrer que S = S0
± Soient A et A0 deux matrices inversible d’ordre 3 à coefficients réels .MOntrer que E ( A) = E ( A0 ) si, et seulement si il existe une matrice
orthogonale V telle que A = V.A0

18 Problème 3 3
t AB
∑ ∑ aij bij .

Dans ce problème l’espace des matrices carrées d’ordre 3 est muni du produit scalaire usuel < A, B >= Tr =
i =1 j =1
On note O3 (R) le groupe des matrices orthogonales , S3 (R) l’espace des matrices symétriques , et S3+ (R) , l’ensemble des S d’ordre 3 matrices
symétriques positives , c’est à dire les matrices symétriques vérifiant ∀ X ∈ M31 (R) , t XSX ≥ 0 , on admet qu’une matrice symétrique est positive si et
seulement si, toutes ses valeurs propres sont positives
Première partie :Généralités sur les distances

¬ Si A est une matrice de O3 (R) , calculer || A||


­ Démontrer que O3 (R) est une partie bornée de M3 (R).En déduire que O3 (R) est compact de M3 (R)
® Démontrer que l’application : M 7−→ || M || de M3 (R) dans R est continue

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¯ Soit A ∈ M3 (R) .Démontrer que :
∃U ∈ O3 (R) , d ( A, O3 (R)) = k A − U k
° Soit φ l’application de M3 (R) dans R définie par :
∀ M ∈ M3 (R) , φ( M) = d ( M, O3 (R))
¬ Soient M ,N deux éléments de M3 (R) .Démontrer que :
∀U ∈ O3 (R) , d ( M, O3 (R)) ≤ k N − U k + k N − Mk
puis que
d ( M, O3 (R)) ≤ d ( N, O3 (R)) + k N − M k
­ En déduire que φ est continue
± Soit P un sous espace vectoriel de M3 (R) .Si r ∈ R+ , on pose :
Br = { M ∈ M3 (R) / k M k ≤ r }
¬ Démontrer qu’il existe r > 0 , tel que
d ( P, O3 (R)) = d ( P ∩ Br , O3 (R))
­ Démontrer qu’il existe A ∈ P telle que
d ( P, O3 (R)) = d ( A, O3 (R))

Deuxième partie-Décomposition polaire


Soit
M une matrice réelle carrée d’ordre 3
¬ Démontrer que t MM est symétrique positive
­ Démontrer qu’il existe S ∈ M3 (R) symétrique à valeurs propres positives telle que t MM = S2
® Démontrer que si M est inversible , il existe U ∈ O3 (R) telle que M = US
¯ Démontrer l’unicité du couple (U, S)
° On ne suppose plus que M est inversible .En utilisant la compacité de O3 (R) , démontrer qu’il existe un couple
(S, U ) ∈ Sn+ (R) × O3 (R) , M = US
± A-t-on l’unicité d’un tel couple ?
² Etude d’un exemple
 
1 0 0

On considère la matrice : M = 0 √1 − 2.En appliquant la méthode décrite ci-dessus déterminer U ∈ O3 (R) et S ∈ Sn+ (R) telles que
0 2 0
M = US

Troisième partie-Distance à O3 (R)

¬ ¬ Soient A ∈ M3 (R) et U ∈ O3 (R) .Démontrer que :


kU Ak = k AU k = k Ak
En déduire que , pour tout matrice A de M3 (R), il existe une matrice D diagonale à coefficients positifs telle que
d ( A, O3 (R)) = d ( D, O3 (R))
­ En déduire que si V est un sous espace vectoriel de M3 (R), il existe W sous espace vectoriel de M3 (R) vérifiant :
..dim(W ) = dim(V )
..d (W , O3 (R)) = d (V , O3 (R))
..∃ D = diag(λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ W , (λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ (R+ )3
telle que d (W , O3 (R)) = d ( D, O3 (R))
­ Soit D = diag(λ1 , λ2 , λ3 ) une matrice diagonale à coefficients dans R+
¬ Si U est une matrice de O3 (R) , montrer que !
3
kD − Uk = 2
∑ λ2i − 2 hU, D i + 3
i =1
­ Si U est un élément de O3 (R) , montrer que
3
hU, D i ≤ ∑ λi
i =1
® En déduire que d ( D, O3 (R)) = k D − I3 k
® Etude d’un exemple
 
1 0 0

Pour la matrice M = 0 √1 − 2 , calculer la distance d ( M, O3 (R))
0 2 0

Quatrième partie-Cas d’un sous espace de dimension 6

¬ Dans cette question seulement ,   


 a b 0 
6
V = c d 0 / ( a, b, c, d, e, f ) ∈ R

e f 0
 

¬ Soit A une matrice élément de V .En considérant les valeurs propres de t AA , démontrer l’inégalité
d (V , O3 (R)) ≥ 1
­ Calculer d ( I3 , O3 (R)), puis en déduire la valeur de d (V , O3 (R))

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Dans toute la suite du problème V désigne un sous espace vectoriel de dimension 6 quelconque de M3 (R).On se propose de
démontrer que d (V , O3 (R)) ≤ 1
A l’aide de la partie III , on se ramène au cas ou d (V , O3 (R)) = k D − I3 k , avec D = diag( x, y, z) ∈ V , et x, y, z sont des éléments de
R+ .On suppose que 6= D 6= I3 , si non d (V , O3 (R)) = 0, et l’inégalité est alors vraie
Pour t ∈ R , on note    
cos(t) − sin(t) 0 cos(t) 0 − sin(t)
R1 (t) =  sin(t) cos(t) 0 , R2 (t) =
  0 1 0 
  0 0 1 sin(t) 0 cos(t)
1 0 0
Et R3 (t) = 0 cos(t) − sin(t)
0 sin(t) cos(t)
­ Comparer ( D − I3 )⊥ avec V
® Vérifier que R10 (0), R20 (0), R30 (0) est une famille libre de matrice orthogonales à I3 − D .Démontrer qu’il existe a , b et c des réels non tous nuls tels

0 0 0
que aR1 (0) + bR2 (0) + cR3 (0) ∈ V
a , b et et c sont ainsi fixés pour la suite , et on considère l’application f définie sur R à valeurs dans M3 (R) définie par ∀t ∈ R , f (t) =
R1 ( at) R2 (bt) R3 (ct)
¯ Montrer que f a un développement limité du type :
f (t) = I3 + tA + t2 ( B + C ) + t2 ε(t) avec lim ε(t) = 0
t→o
ou ( A, B, C ) ∈ (M3 (R))3 vérifient : 
A ∈ V

B⊥ I3 − D
C = 21 diag − a2 − b2 , − a2 − c2 , −b2 − c2

 

Dans la suite , ε est la fonction apparaissant dans ce développement limité

° Justifier que : k I3 + t2 ( B + C + ε(t)) − D k ≥ k I3 − D k


± Etablir que :
k I3 + t2 ( B + C + ε(t)) − D k2 = k I3 − D k2 + 2t2 h I3 − D, C i + t2 ε 2 (t)
Avec limt→0 ε 2 (t) = 0 .Qu’en déduire sur h I3 − D, C i ?
² Démontrer que que l’un au moins des réels
2 − x − y , 2 − y − z et 2 − x − z
est négatif ou nul. On suppose pour la suite , ce qui ne change rien , que 2 − x − y ≤ 0
³ Démontrer que x2 + y2 + z2 = x + y + z
´ Identifier géométriquement les ensembles suivants :
E = ( x, y, z) ∈ R3 | x2 + y2 + z2 = x + y + z


F = ( x, y, z) ∈ R3 | x + y = 2


G = ( x, y, z) ∈ R | x + y ≥ 2
3


Justifier que E ∩ F est un cercle dont on déterminera le rayon


Quel est le diamètre de E ∩ G (c’est à dire la distance maximum entre deux de ses points ) ?
µ Démontrer que d (V , O3 (R))

19 Problème
Dans ce problème la lettre K désigne R ou C et E un K-espace vectoriel
Première partie
Dans
cette partie ϕ est une forme bilinéaire symétrique sur E
¬ Pour tout x dans E , on note h( x ) l’application de E dans K telle que
∀y ∈ E , h( x )(y) = ϕ( x, y)
1.1 Montrer que , pour tout x ∈ E l’application h( x ) est une forme linéaire de E
1.2 Montrer que h est une application linéaire de E dans E∗
1.2.1 Si A est une partie non vide de E , on note
A⊥ ϕ = { x ∈ E / ∀ a ∈ A , ϕ( x, a) = 0}
Montrer que A⊥ ϕ est un sous espace vectoriel de E.Dans la suite , lorsqu’on a pas d’ambiguité , on notera A⊥ au lieu de A⊥ ϕ
On dit que ϕ est non dégénérée si et seulement si E⊥ ϕ = {0E }.
1.3 Montrer que ϕ est non dégénérée si, et seulement si h est un isomorphisme
Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de E , on note
B ∗ = (e1∗ , . . . , en∗ ) sa base duale
1.4 Montrer que la matrice de h dans les bases B et B ∗ est MB ( ϕ)
¬ Montrer que ∀( x, y) ∈ E2 , ϕ( x, y) =t X.Ω.Y ou X (respY ) désignent respectivement la matrice de x (resp de y) relativement à la base B
­ Rappeler la définition d’une forme quadratique sur E.L’ensemble des formes quadratique sur E est noté Q( E)
® Soit q ∈ Q( E).Montrer qu’il existe une unique forme bilinéaire symétrique ϕ telle que ∀ x ∈ E , q( x ) = ϕ( x, x ), cette forme est appelée la forme
polaire de q.
On rappelle que la matrice de q relativement à la base B est MB ( ϕ, B) et que q est dite non dégénérée si ϕ est non dégénérée.Soit q une forme
quadratique sur E . Soit E0 un second -espace vectoriel de dimension n , et soit q0 une forme quadratique sur E0 . On appelle isométrie de ( E, q) dans
( E0 , q0 ) tout isomorphisme de E dans E0 vérifiant :
∀ x ∈ E , q0 ( f ( x )) = q( x )
On dira que ( E, q) et ( E0 , q0 ) sont isométriques si et seulement si il existe une isométrie de ( E, q) dans ( E0 , q). Montrer que E et E0 sont isométriques
si et seulement si il existe une base B1 de E et une base B10 de E0 telle que MB1 (q) = MB0 (q0 )
1

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2.1 Soit p ∈ N∗ .Notons (c1 , . . . , c2p ) la base canonique de K2p .Pour tout
2p p
x= ∑ xi ci ∈ K2p , on pose q p ( x ) = 2 ∑ xi xi+ p
i =1 i =1
Montrer que q p est une forme quadratique sur K2p et Déterminer la matrice de q p dans la base B
2.2 On appelle espace de Artin ou espace Artinien de dimension 2p tout couple ( F, q) ou F est un K-espace de dimension 2p et q est une forme
quadratique sur F telle que ( F, q) et (K2p , q p ) sont isométriques.Montrer que dans ce cas q est non dégénérée.
Lorsque p = 1 , on dit que ( F, q) est un plan Artinien
¬ On suppose que K = C et pour tout
2p 2p
x= ∑ xk ck ∈ C2p , onpose q( x ) = ∑ xk2
k =1 k =1
Montrer que (C2p , q) est un espace de Artin
­ On suppose que K = R et pour tout
2p p 2p
x= ∑ xk ck ∈ R2p , on pose q0 ( x ) = ∑ xi2 − ∑ xi2
k =1 i =1 i = p +1
Montrer que (R2p , q0 ) est un espace de Artin
® Si ( F, q) est un espace de Artin de dimension 2p , montrer qu’il existe un sous espace vectoriel G de F de dimension p tel que la restriction de
q à G est identiquement nulle

Deuxième partie
Dans toute la suite de ce problème , on suppose que ϕ est une forme bilinéaire symétrique non dégénérée sur E et on note q sa forme quadratique

¬ Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de E .On note encore


B ∗ = (e1∗ , . . . , en∗ ) la base duale de B .Soit p ∈ [[ 1, n ]] , on note F l’espace engendré par e1 , . . . , e p
 
1.1 Montrer que F ⊥ est l’image réciproque par h de V ect e∗p+1 , . . . , en∗

1.2 Montrer que dim F + dim F ⊥ = n


1.3 Montrer que ( F ⊥ )⊥ = F
­ Soient F et G deux sous espaces vectoriels de E .
2.1 Montrer que ( F + G )⊥ = F ⊥ ∩ G ⊥
2.2 Montrer que ( F ∩ G )⊥ = F ⊥ + G ⊥
® Soit F un sous espace vectoriel de E .On note ϕ F la restriction de ϕ à F2 .On dira que F est singulier si, et seulement si ϕ F est dégénérée.Montrer que
F est non singulier si, et seulement si, l’une des propriété suivantes sont vérifiées
..F ∩ F ⊥ = {0E }
..E = F ⊕ F ⊥
..F ⊥ est non singulier
¯ On dit que deux sous espaces vectoriels F et G de E sont orthogonaux si, et seulement si ∀( x, y) ∈ F × G , ϕ( x, y) = 0.Si F et G sont deux espaces
vectoriels de E orthogonaux et non singuliers , montrer que F ⊕ G est non singulier
° Soit q0 une seconde forme quadratique sur E dont la forme bilinéaire symétrique associée est notée ϕ0 .Comme dans la partie I on note h0
l’application de E dans E∗ telle que
∀( x, y) ∈ E2 , ϕ0 ( x, y) = h0 ( x )h0 (y)
5.1 On suppose dans cette question E = R2 et
q : ( x, y) 7−→ x2 − y2 et q0 : ( x, y) 7−→ 2xy
Déterminer une base q-orthogonale et une base q0 -orthogonale. Existe-t-il une base de R2 orthogonale pour q et pour q0
5.3 On revient au cas général Et supposons que qu’il existe une base B = (e1 , . . . , en ) une base q-orthogonale et q0 -orthogonale.Montrer que :
∀i ∈ [[ 1, n ]] , ei est un vecteur propre de h−1 oh0
5.4 On suppose que h−1 oh0 admet n valeurs propres distinctes .Montrer qu’il existe une base de E orthogonale à la fois pour q et pour q0
± 6.1 Soit x ∈ E tel que q( x ) = 0 et tel que x 6= 0.On se propose de démontrer qu’il existe un plan Π de E contenant x et tel que (Π, q\ Π) soit un
plan Artinien
6.2 Démontrer qu’il existe z ∈ E tel que ϕ( x, z) = 1
q(z)
6.3 On pose y = z 2 x.Calculer q(y).Conclure
² Soit F un sous espace vectoriel singulier de E .On suppose que (e1 , . . . , es ) est une base de F ∩ F ⊥ et on note G un supplémentaire de F ∩ F ⊥ dans F
7.1 Montrer que G est singulier
7.2 Démontrer par récurrence sur la dimension de F ∩ F ⊥ , en commençant par dim( F ∩ F ⊥ = 1) , puis par
dim( F ∩ F ⊥ > 1) qu’il existe s plans P1 , . . . , Ps tels que les trois propriétés suivantes soient vérifiées :
..Pour tout i ∈ [[ 1, s ]] , ( Pi , q\ Pi ) est un plan Artinien contenant ei
..Pour tout (i, j) ∈ [[ 1, s ]]2 avec i 6= j , Pi est orthogonal à Pj
..Pour tout i ∈ [[ 1, s ]] , Pi est orthogonal à G
7.3 Montrer que F = G ⊕ P1 . . . ⊕ Ps est non singulier.On dira que F est un complété non singulier de F
n
7.4 Montrer que si q/F = 0 , alors dim F ≤ 2
7.5 On suppose que n = 2p .Montrer que ( E, q) est un espace de Artin si, et seulement si il existe un sous espace vectoriel F de E de dimension p
tel que q/F = 0

Troisième partie :III


On note O( E, q) l ?ensemble des isométries de E dans lui-même, c ?est-à-dire l ?ensemble des automorphismes f de E vérifiant :
∀ x ∈ E , q( f ( x )) = q( x )

¬ Soit f un endomorphisme de E

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1.1 Montrer que f ∈ O( E, q) si, et seulement si :
∀( x, y) ∈ E2 , ϕ ( f ( x ), f (y)) = ϕ( x, y)
1.2 Montrer que si F est un sous espace vectoriel de E et si f ∈ O( E, q) , alors
f ( F ⊥ ) = ( f ( F ))⊥
1.3 Soit B = (e1 , . . . , en ) une base de E .Calculer la matrice de la forme bilinéaire :
( x, y) 7−→ ϕ ( f ( x ), f (y))
En fonction de la matrice de f et celle de ϕ relativement à la base B
1.4 Posons A = MB ( f ) et Ω = MB ( ϕ).Montrer que f est un élément de O( E, q) si et seulement si Ω =t M.Ω.M
1.5 Montrer que si f ∈ O( E, q) alors det( f ) ∈ {−1, 1}.On notera
O + ( E, q) = { f ∈ O( E, q) , det( f ) = 1}
Et
O − ( E, q) = { f ∈ O( E, q) , det( f ) = −1}
­ Soient F et G deux sous espaces vectoriels de E tels que
E = F ⊕ G, on note s la symétrie sur F parallèlement à G
2.1 Montrer que s ∈ O( E, q) si, et seulement si F et G sont orthogonaux (pour ϕ)
2.2 En déduire que les symétries de O( E, q) sont les symétrie par rapport à un sous espace vectoriel non singulier F de E parallèlement à F ⊥
2.3 Lorsque H est un hyperplan non singulier de E , on appellera réflexion d’hyperplan H la symétrie par rapport à H parallèlement à H ⊥ .Montrer
que toute réflexion de E est un élément de O − ( E, q)
2.4 Soient ( x, y) ∈ E2 tel que
q( x ) = q(y) et q( x − y) 6= 0
Déterminer une réflexion s transformant x en y .Cette réflexion est-elle unique ?
® 3.1 On suppose dans cette question que E est un espace Artinien de dimension 2p et que F est un sous espace de E de dimension p tel que
F/F = 0.Montrer que si f ∈ O( E, q) avec f ( F ) = F , alors f ∈ (O)+ ( E, q)
3.2 Soit F un sous espace de E tel que tel que F = E ou F désigne un complété non singulier de F .Montrer que si f ∈ O( E, q) avec f /F = id F ,
alors f ∈ O + ( E, q)
3.3 Soit f ∈ O( E, q) .On suppose que pour tout x de E tel que q( x ) 6= 0, on a f ( x ) − x 6= 0 et q ( f ( x ) − x ) = 0.On se propse de démontrer que
f ∈ O + ( E, q) et que f est un espace de Artin
3.3.1 Montrer que dim( E) ≥ 3
3.3.2 On note V = ker( f − id E ).Montrer que q/V = 0
3.3.3 Soit x ∈ E tel que q( x ) = 0 .Notons H = x ⊥ .Montrer que q/H n’est pas identiquement nulle , et en déduire qu’il existe y ∈ E tel que
q( x + y) = q( x − y) = q(y) 6= 0
3.3.4 On note U = I m( f − id F ).Montrer que q/U = 0
¬ Montrer que U ⊥ = V = U
3.3.5 En déduire que E est un espace de Artin et que
f ∈ O + ( E, q)

20 Problème
Dans tout le problème, F désigne un espace vectoriel hermitien de dimension n ≥ 1.
L’anneau des endomorphismes de F est noté L( F ), et la composée de deux éléments u et v de L( F ) cst notée u ◦ v.
Le produit scalaire hermitien de deux éléments x et y de F est noté h x, yi. A ce produit scalaire hermitien est associée une norme donnée pour tout
élément x de F par la formule k x k = h x, x i1/2 .
Si M est une partie non vide de F, l’orthogonal de M est l’ensemble M⊥ = { x ∈ F | ∀y ∈ M, h x, yi = 0}.
On rappelle que si u ∈ L( F ), il existe un unique élément noté u∗ de L( F ) vérifiant :
∀ x ∈ F, ∀y ∈ F, hu( x ), yi = h x, u∗ (y)i .
L’anneau
 des matrices carrées
 complexes à n lignes et n colonnes est noté Mn (C).
a1,1 . . . a1,n
Si A =  ...  ∈ Mn (C) , on note par A∗ la matrice dont les coefficients sont les conjugués de ceux de la transposée de A, appelée matrice
 

an,1 . . . an,n
adjointe de A
Les notions de matrice hermitienne et unitaire sont celles figurant au programme du concours. Un élément u de L( F ) sera dit respectivement
i. normal si et seulement si u∗ ◦ u = u ◦ u∗
ii. unitaire si et seulement si ku( x )k = k x k pour tout x ∈ F
iii. hermitien si et seulement si hu( x ), x i est réel pour tout x ∈ F
iv. positif si et seulement si hu( x ), x i est un réel positif ou nul pour tout x ∈ F.
Les candidats pourront utiliser sans démonstration le résultat suivant
(S) Pour tout u ∈ L( F ), il existe une famille finie F1 , . . ., Fk de sous-espaces vectoriels de F, une famille (λ1 , . . ., λk ) de nombres complexes et une famille
( p1 , . . ., pk ) d’entiers positifs telles que
F = F1 + F2 + . . . + Fk , u( Fi ) ⊂ Fi
Et (u − λi I ) pi = 0 pour tout i ≤k et pour tout x ∈ Fi .

Première partie
Pour
z ∈ C on note <z la partie réelle de z et =z la partie imaginaire de z. On pose :
ez = e x (cos y + i sin y) où x = <z, y = =z.

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1. Soit m un entier positif ou nul.
mπ mπ
Calculer cos + i sin − im .
2 2
2. Soit n un entier positif ou nul, et soient θ et t deux réels.
Donner une expression simple de :
n
n! h πi
∑ p!(n − p)!
(cos θ ) p (sin θ )n− p cos (n − p)
2
p =0
n
n! h πi
et ∑ (cos θ ) p (sin θ )n− p sin (n − p)
p =0
p! ( n − p ) ! 2

3. Soit θ un réel fixé. On pose, pour t ∈ R :


f (t) = et cos θ cos (t sin θ )
g(t) = et cos θ sin (t sin θ ).
a. Calculer f (n) (t) et g(n) (t) pour n≥0, en utilisant la formule de Leibniz.
∞ tn cos (nθ ) n
∞ t sin ( nθ )
b. En utilisant la formule de Taylor-Lagrange, montrer que les séries ∑+
n =0 et ∑+
n =0 convergent pour tout t ∈ R et que :
n! n!
+∞ n
t cos (nθ )
f (t) = ∑
n =0
n!
+∞ n
t sin (nθ )
g(t) = ∑ n!
.
n =0
+∞ +∞ n
zn z
4. Montrer que ∑ n!
converge et que ∑
n!
= ez pour tout z ∈ C.
n =0 n =0

Deuxième partie
On
rappelle que F désigne un espace vectoriel hermitien de dimension n≥1. La norme sur F est celle définie plus haut à partir du produit scalaire hermitien
de F.
1. On pose, pour u ∈ L( F ) :
|||u||| = sup {ku( x )k | k x k ≤ 1}
n o
ku( x )k
Montrer que |||u||| = sup kxk
| x ∈ F , x 6= 0F .
2. a. Montrer que l’on définit ainsi une norme sur L( F ).
b. Vérifier que ||| IF ||| = 1 et |||u ◦ v||| ≤ |||u|||.|||v||| pour tout u ∈ L( F ) et pour tout v ∈ L( F ).
3. Soit (un )n≥1 une suite d’éléments de L( F ) et soit u ∈ L( F ). Montrer que si limn→+∞ un = u dans l’espace normé L( F ) alors limn→+∞ v ◦ un ◦ w =
v ◦ u ◦ w pour tout v ∈ L( F ) et pour tout w ∈ L( F ).
4. Soit u ∈ L( F ).
a. Vérifier que (u∗ )∗ = u.
b. Montrer que |||u||| = |||u∗ |||.
5. Montrer que |||u∗ o u||| = |||u|||2 pour tout u ∈ L( F ).
6. Application numérique :
 
x1
On considère l’espace vectoriel Cn dont les éléments sont notés  ... . Soient λ1 , . . ., λn n éléments fixés de C, et soit v l’endomorphisme de Cn
 

x
 n 
x1 λ1 x1
défini pour tout élément X =  ...  de Cn par la formule v( X ) =  ... .
   

xn λn xn
   
x1 y1
On munit Cn du produit scalaire défini pour deux éléments quelconqucs X =  ...  et Y =  ...  de Cn par la formule : h X, Y i = ∑np=0 x p y p .
   

xn yn
Calculer |||v|||.
7. Application numérique :
   
x1 x1 + x2
On reprend les notations du 6a˛ avec n = 2. Soit w l’élément de L(C2 ) défini pour tout élément X = de C2 par la formule : w( X ) = √ .
x2 2x2
Calculer |||w|||.

Troisième partie

1. Vérifier les propriétés suivantes :


∀λ ∈ C, ∀µ ∈ C, ∀u ∈ L( F ), ∀v ∈ L( F ), (λu + µv)∗ = λu∗ + µv∗
(u ◦ v)∗ = v∗ ◦ u∗ .
2. Soit u ∈ L( F ) tel que hu( x ), x i = 0 pour tout x ∈ F.
a. Montrer que ∀ x ∈ F, ∀y ∈ F, hu( x ), yi + hu(y), x i = 0.
b. Montrer que u = 0.

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3. Soit u ∈ L( F ).
a. Montrer que si u = u∗ alors u est hermitien.
b. Montrer réciproquement que si u est hermitien alors u = u∗ .
4. Montrer que u∗ ◦ u est positif pour tout u ∈ L( F ).
5. Soit u un élémcnt de L( F ).
a. Montrcr que si u est unitaire alors :
h x, x i = hu∗ ◦ u( x ), x i pour tout x ∈ F.
Calculer u∗ ◦ u et u ◦ u∗ .
b. Montrer réciproquement que si u∗ ◦ u = I alors u est unitaire.
6. Soit B = (e1 , . . ., en ) une base orthonormée de F, soit u ∈ L( F ) et soit A la matrice représentant u par rapport à B.
a. Quelle est la matrice représentant u∗ ?
b. Que peut-on dire de A si u est normal ?
Même question si u est hermitien, ou si u est unitaire.
7. L’élément w de L(C2 ) défini au II.7a˛ est-il normal ? (le produit scalaire hermitien considéré est celui du II.6a).
˛

Quatrième partie

Dans toute cette partie, u désigne un élément normal de L( F ), c’est-à-dire vérifiant u ◦ u∗ = u∗ ◦ u.


1. Montrer que ku( x )k = ku∗ ( x )k pour tout x ∈ F.
2. Montrer que u − λI est normal pour tout λ ∈ C.
3. Pour λ ∈ C, on pose Gλ = { x ∈ F | u( x ) = λx } et
Fλ = { x ∈ F | u∗ ( x ) = λx }.
Montrer que Fλ = Gλ⊥ pour tout λ ∈ C.
4. Soit H un sous-espace vectoriel de F tel que
u( H ) ⊂ H , u∗ ( H ) ⊂ H
Montrer que u( H ⊥ )⊂ H⊥, u∗ ( H ⊥ )
⊂ H⊥.
Soit λ1 , . . ., λ p l’ensemble des valeurs propres distinctes de u. On pose H = ( Fλ1 + Fλ2 + . . . + Fλ p )⊥ .

5.
Montrer que H = {0F }
6. Montrer que si i 6= j alors Fλi ⊂ ( Fλ j )⊥ .
7. Montrer qu’il existe une base orthonormée de F formée de vecteurs propres de u.
8. Application numérique :
 
x1
On munit C2 du produit scalaire hermitien défini au II.6a.˛ Soit ρ l’endomorphisme de C2 défini pour tout X = de C2 par la formule :
  x2
( i + 2) x1 + ( i − 2) x2
ρ( X ) =
( i − 2) x1 + ( i + 2) x2
a. Montrer que ρ est normal.
b. Trouver une base orthonormée ( f 1 , f 2 ) de C2 pour laquelle ρ est représenté par une matrice diagonale que l’on calculera.

Cinquième partie
Si
u ∈ L( F ), et si n est un entier positif on pose :
| ◦ u ◦{z. . . ◦ u} .
u=u
n fois
On pose par convention u0 = I. L’espace L( F ) est muni de la norme définie au II.
+∞
|||um |||
1. Montrer que la série ∑ m!
est convergente pour tout u ∈ L( F ).
m =0
2. Soit u ∈ L( F ). On pose, pour n≥1 :
n
um
vn = ∑ m!
.
m =0
Montrer que (vn )n≥1 est une suite de Cauchy dans L( F ). En déduire qu’elle converge dans L( F ).
n
um
Dans toute la suite on pose, pout tout u ∈ L( F ) : exp u = limn→+∞ ∑ .
m =0
m!
3. Soient u, v ∈ L( F ) tels que u ◦ v = v ◦ u.
a. Etablir
" l’inégalité
# " : #
n n n
um vm (u + v)m
||| ∑ ◦ ∑ − ∑ |||
m =0
m! m =0
m! m =0
m!
2n
(|||u||| + |||v|||)m
≤ ∑ m!
.
m = n +1
b. En déduire que exp (u + v) = (exp u) ◦ (exp v).
4. Montrer que l’application u 7→ u∗ est une application continue de l’espace normé L( F ) dans lui-même.
5. Montrer que exp u∗ = (exp u)∗ pour tout u ∈ L( F ).

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6. Soit u ∈ L( F )
a. Etablir pour tout t ∈ R l’inégalité :
exp (tu) − I e|t|.|||u||| − 1
||| − u||| ≤ − |||u|||.
t |t|
exp (tu) − I
b. Calculer limt→0 .
t
7. Soit u ∈ L( F ) et soient λ ∈ C et x ∈ F vérifiant u( x ) = λx.
Montrcr que (exp u)( x ) = eλ x.
8. Application numérique :
a. Donner la matrice de exp w dans la base canonique de C2 où w est l’endomorphisme défini au II.7a.˛
b. Même question pour exp ρ où ρ est l’endomorphisme de C2 défini au IV.8a.˛

Sixième partie

1. Soit u ∈ L( F ) et soit x ∈ E. On suppose qu’il existe p≥2 tel que u p ( x ) = 0, u p−1 ( x )6=0.
Donner un équivalent de ||e(itu) ( x )|| quand t → +∞ (t étant réel).
2. Soit u ∈ L( F ) tel que la fonction d’une variable réelle
t 7→ |||e(itu) ||| soit bornée sur R.
a. u est-il nécessairemcnt diagonalisable ?
b. Que peut-on dire des valeurs propres de u ?
3. Donner une condition nécessaire et suffisante sur u pour que l’application t → |||e(itu) ||| soit bornée sur R.
4. Caractériser l’ensemble des éléments u de L( F ) vérifiant eu = I.
5. Application numérique :
 
x1
On considère l’endomorphisme u de C2 défini pour tout élément X = de C2 par la formule :
 x2 
14πx1 − 8πx2
u( X ) = .
24πx1 − 14πx2
Calculer e(itu) pour t ∈ R et montrer que : n o
1 < sup |||e(itu) , t ∈ R < +∞.

Septième partie

1. Soit u un élément hermitien de L( F ).


Montrer que exp (itu) est unitaire pour tout t ∈ R.
2. Soit v un endomorphisme unitaire de L( F ).
Montrer qu’il existe un endomorphisme hermitien u de F tel que exp (iu) = v.
L’endomorphisme u est-il unique ?
3. Soit u ∈ L( F ). On suppose que |||e(itu) ||| ≤ 1 pour tout t ∈ R.
a. Montrer que exp (itu) est unitaire pour tout t ∈ R.
b. Montrer que u est normal (on pourra utiliser V.6a).
˛
c. Montrer que u est en fait hermitien.
 
x1
4. Application numérique : On considère l’endomorphisme Φ de C2 défini pour tout élément X = de C2 par la formule :
x2
 x x 
√1 + √2
 2 2
Φ ( X ) =  − x1 x .
√ + √2
2 2
Vérificr que Φ est unitaire. Trouver un élément hermitien u de L(C2 ) tel que exp (iu) = Φ.

21 Un peu de géométrie
Exercice :1
 −→ − → Le
plan affine est rapporté au repère othonormé direct direct R = O, i , j
1
¬ Soit P la courbe d’équation polaire : r = 1−cos(θ )
¬ Etudier et tracer la courbe P
­ Montrer que P est une conique dont on précisera les éléments caractéristiques(foyer et directrice)


­ A tout point M de P on associe le point K projeté orthogonal de M sur l’axe (O, i ).On appelle N le symétrique de O par arpport à K et H le
projeté orthogonal du point O sur la droite ( MN ).On appelle E l’ensemble des points H
¬ Déterminer , en fonction de θ , les coordonnées du point H , dans le repère R

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−

\ −→
­ Lorsque H est distinct de O , on pose ϕ une mesure de l’angle i , OH modulo 2π.Calculer cos( ϕ) et sin( ϕ) en fonction de θ
sin(2ϕ)
® Montrer que l’équation polaire de l’ensemble E dans le repère R est r ( ϕ) = 1−sin( ϕ)
sin(2ϕ)
® Etudier la courbe E d’équation polaire r ( ϕ) = 1−sin( ϕ)
dans le repère R.En étudiera en particulier , le signe de r ( ϕ) , les branche infinies, les points
stationnaire s’il existent.
¯ Tracer la courbe E sur le même graphique que P

Exercice :2
Le
plan affine euclidien est assimilé à R2 , muni de son produit scalaire canonique noté h., .i et de la norme euclidienne associeé notée k.k .La base canonique
B = (e1 , e2 ) est alors une base orthonormale de R2 .
Pour tout réel θ , on note : 
uθ = cos(θ )e1 + sin(θ )e2

ρ(θ ) = 1 + 2 cos(3θ )

M (θ ) = ρ(θ )uθ

¬ On se propose dans cette question de représenter la courbe Γ0 d’équation polaire ρ(θ ) = 1 + 2 cos(3θ ) avec θ ∈ 0, π3
 

¬ Déterminer les valeurs de θ dans [0, π3 ] pour lesquelles ρ(θ ) = 0


­ Calculer la dérivée ρ0 de ρ et déterminer les valeurs de θ dans 0, π3 pour lesquelles ρ0 (θ ) = 0
 

® Expliciter les tangentes à Γ0 aux points M(0) , M 2π


 
9 et M π3
¯ Représenter Γ0 .On fera apparaître sur le dessin les tangentes aux points M(0) , M 2π
 π

9 et M 3
­ On se propose dans cette question de déduire la représentation de la courbe Γ de celle de la courbe Γ0 .On note σ la symétrie orthogonale par
rapport à la droites d’équation θ = π3 et v la rotation d’angle 2π
3
¬ Soit θ ∈ R.Exprimer l’image par σ du point M (θ ) .En déduire l’équivalence :
M (θ ) ∈ Γ ↔ σ ( M (θ )) ∈ Γ
­ Soit θ ∈ R.Exprimer l’image par v du point M(θ ) .En déduire l’équivalence :
M(θ ) ∈ Γ ↔ v ( M(θ )) ∈ Γ
® Représenter Γ : On utilisera σ pour représenter M (θ ) , θ ∈ 0, 2π et v et v −1 pour conclure
  
3
® Soit G = f ∈ O(R2 ) / f (Γ) = Γ , ou l’on a noté O( E) le groupe des transformations orthogonales de R2


¬ On note D le cercle centré en l’origine de rayon 3.Expliciter D ∩ Γ


­ Soit f ∈ G .Montrer que f ( M (θ )) est un élément de D ∩ Γ
® Soit f une rotation dans G .En distinguant selon la valeur de f ( M (θ )) , déterminer l’angle de f .Quelles sont les rotations de G ?
¯ Quelles sont, dans G , les symétries orthogonales par rapport à une droite ?
° Décrire tous les éléments de G .Quel est le cardinal de G ?

Exercice :3


→ − → On
considère dans le plan affine euclidien R2 la courbe Γ définie paramétriquement
( dans le repère orthonormé canonique (O, i , j ) de R2 par :
3
x ( t ) = t2 + t +1
3t
y(t) = t2 + t +1
¬ Etudier les variations de x et de y
­ En déduire que la courbe Γ est contenue dans un carré que l’on déterminera
® Dans cette question , on étudie la courbe Γ au voisinage du point O = (0, 0)
¬ Montrer qu’on peut prolonger par continuité la courbe en ajoutant le point O
−−−−→
­ Soit M(t) le point de coordonnées ( x (t), y(t)) .Calculer les limites du vecteurs tOM (t) lorsque t tend vers +∞ et lorsque t tend vers −∞
−−−−→
® Montrer que la droite passant par O de vecteur directeur tOM (t) admet une position limite quand t tend vers +∞ et lorsque t tend vers
−∞.En déduire que la courbe Γ admet tangente verticale en ce point
Désormais , on note Γ0 la courbe Γ à laquelle on a ajouté le point O
¯ Etablir une équation cartésienne de Γ0
° En déduire que Γ0 est une ellipse
± Montrer que Γ0 admet une tangente verticale en un unique point A autre que le point O .Montrer que le milieu du segment [O, A] est le centre
G de Γ0
1 1
 
² ¬ Montrer que la matrice 1 2 est diagonalisable au moyenne d’une matrice de passage orthogonale
2 1
­ En déduire les axes de Γ0
® Déterminer les sommets de Γ0
³ Représenter Γ0

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