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Université Mohammed V de Rabat

Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales – Souissi

Projet de fin d’étude pour l’obtention du diplôme du

Licence fondamentale en économie et gestion

Management préventif des risques dans les


transports publics

Travail réalisé par : ALAOUI Mohamed

Sous la direction de : Pr. ATTOUCH Hicham

Année universitaire 2019 - 2020


Dédicace

A mes chers parents :

Pour l’amour et l’affection sans mesure que vous m’avez procuré tout au
long de ma vie. Pour vos sacrifices ainsi que votre patience. Que Dieu vous
protège et vous gardes à mes côtés.

A toute ma famille et chers amis :

Je tiens à ne jamais oublier tous vos soutiens pendant toutes ces longues
années d’études, en particulier El Berri N. qui, par son soutien moral et son
encouragement, a favorisé l’aboutissement de ce projet. Que vous
trouveriez dans ce travail, le témoignage d’un amour éternel.

ALAOUI MOHAMED

I
Remerciement

Tout d’abord, je remercie Dieu de m’avoir donné le courage, la force et


le pouvoir d’effectuer et d’achever ce modeste travail.

Je tiens à exprimer mes remerciements et tout mon respect à mon


encadrant le Dr. Et Pr. ATTOUCH HICHAM pour ses recommandations, la
qualité de ses conseils et son temps précieux qu’il m’a accordé tout au long
de ce travail, et sans oublier la direction de la Faculté des Sciences Juridiques
et Economiques et Sociales de Rabat, Souissi.

Par ailleurs, j’exprime mes sincères gratitudes à Mr. Aniba M. ainsi que
Mr. Bachaoui M., des cadres chez l’ONCF, d’avoir pris de leurs temps et
sans hésitation pour me rependre au formulaire.

Enfin, je remercie toutes les personnes ayant eu l’amabilité de


participer, de près comme de loin, à la réalisation de ce mémoire.

II
Synthèse

Les mots clés : Management, prévention, risque, gestion, processus, ISO,


COSO, transport, ONCF.

Ce mémoire porte sur le thème du management préventif des risques


dans le secteur du transport public pour mettre au clair les différentes
mesures prisent par les entreprises pour faire face aux risques d’une part, et
l’influence de ces mesures sur l’activité de l’entreprise. Donc, quels sont les
différents risques qui menacent les entreprises de ce secteur ? Y-a-il un
processus ou une démarche précise pour en faire face ? quelle démarche
l’ONCF suit il pour échapper aux risques ?

III
Abréviations

ISO : Organisation International de Normalisation


CRO : Directeur de gestion de risque (Chief Risk Officer)
COSO : Committee Of Sponsoring Organizations of the Treadway
FDIS : First Data Independent Sales
ONCF : Office National des Chemins de Fers
UICF : Union Internationale des Chemins de Fers
UACF : Union Arabe des Chemins de Fers
CTFM : Comité du Transport Ferroviaire Maghrébin
SMCF : Société Marocaine des Chemins de Fers
CFM : Compagnies des chemins de Fer du Maroc
CMO : Compagnie du chemin de fer du Maroc Oriental
OITF : Organisation Internationale du Trafic Ferroviaire
CIM : Contrat de transport International ferroviaire des Marchandises
CIV : Contrat de transport International ferroviaire des Voyageurs
KDH : en Milliers de Dirhams
CRM : Conscience des Risques Métier
DH : Droit de l’Homme
CNDP : Commission Nationale de Contrôle et de la Protection des
Données à Caractère Personnel
ADR : Accord européen relatif au transport international des
marchandises Dangereuses par Route

IV
Sommaire :

INTRODUCTION.................................................................. - 1 -
Chapitre 1 : Le management préventif des risques : généralité et

spécificité. ............................................................................................. - 3 -

Section 1 : management préventif des risques : aperçu général. ....... - 3 -

Section 2 : Les spécificités du management préventif des risques dans le


transport. ............................................................................................... - 11 -

Chapitre 2 : Etude de cas : ONCF...................................................- 17 -

Section 1 : Présentation de l’entreprise .............................................. - 17 -

Section 2 : Le management des risques chez l’ONCF ....................... - 21 -

CONCLUSION .................................................................... - 27 -

V
Liste des tableaux :

Tableau 1 : Fiche signalétique .............................................................- 19 -

Liste des figures :

Figure 1 : Modèle de l'approche de Boehm .........................................- 7 -

Figure 2 : Processus du management des risques ISO/FDIS 31000 ..- 9 -

Figure 3 : Les étapes de la démarche de prévention (AFT) .............- 16 -

Figure 4 : Chiffres du rapport intégré 2016 ......................................- 21 -

Figure 5 : L'évolution des accidents de travails (2010-2016) ...........- 23 -

VI
INTRODUCTION

« Le futur appartient à ceux qui voient les possibilités avant qu'elles ne deviennent
évidentes »
Théodore Levitt1

Dans la mesure où le futur est incertain, les décisions économiques qui engagent
l’avenir, par exemple l’investissement, sont soumises à des risques d’autant plus
difficiles à évaluer que leur échéance est lointaine.

L’Homme a depuis toujours managé ou géré le risque. A chaque fois où nous


prenons une décision pour le futur où les résultats d'un cours donné d'une action sont
incertains, nous sommes consciemment ou inconsciemment entrain de gérer nos risques.
Nous pouvons même développer un plan d'atténuation du risque en se disant : "bien si
cela ne fonctionne pas, alors je pourrais…" Le fait que nous gérons le risque n'a pas
changé ; ce qui a changé est la manière dont nous percevons et définissons le « risque »,
et la manière dont on le gère.

Toutefois, l’action de l’Homme est source d’externalités, positives comme


négatives. Toute action n’est pas sans conséquence et la difficulté réside dans la maîtrise
des impacts de l’activité humaine sur autrui ainsi que sur l’environnement. La maîtrise
de ces conséquences peut alors être appréhendée notamment au travers de la gestion des
risques.

1
Théodore Levitt : un économiste américain, éditeur de la Harvard Business Review ainsi que professeur
de marketing à la Harvard Business School.
-1-
Introduction

Dans les années 90, la vue dominante du risque était considérée comme un
événement potentiel avec soit des résultats négatifs (menaces) ou des résultats positifs
(opportunités). L'information sur le risque a été utilisée pour soutenir les processus
organisationnels tels que la planification et les rapports. Aujourd'hui, l'Organisation
Internationale de Normalisation (ISO) 2 a établi une définition du risque convenu au
niveau international : « l'effet de l'incertitude sur objectifs, et la gestion du risque n'est
plus limitée à des fonctions spécifiques d'une organisation, mais plutôt il devrait faire
partie de tout processus de prise de décision. » (ISO, 2009)

2
ISO : Une organisation qui produit internationales des normes dans les domaines industriels et
commerciaux.
-2-
Chapitre 1 : Le management préventif des risques :
généralité et spécificité.

La gestion des risques (Risk Management), une notion accolée à la gestion de


qualité et qui s’est très vite développée afin de limiter les différents problèmes financiers
et industriels. Ce chapitre vise à mieux éclaircir cette notion en passant du risque au
management des risques.

Section 1 : management préventif des risques : aperçu


général.

Avant d’entamer le sujet du management des risques, il est nécessaire, dans un


premier temps, de définir et savoir la notion et les différents types de risque.

I. Du risque au management préventif des risques


1. Le risque :

Un danger ou péril. Un premier point sur lequel presque tout le monde s'accorde,
le risque se définit par rapport au danger. S’il n’y a pas de danger, il n’y aura pas de
risque. Depuis le 17e siècle, ce concept est très usité sous la forme de l'expression «
courir le risque de … » par exemple.

1.1. Définition :

D’après Larousse, le risque se définit comme « le fait de s'engager dans une action qui
pourrait apporter un avantage, mais qui comporte l'éventualité d'un danger ».

-3-
Chapitre 1

Selon Besson et Possin 3 (2006), le risque est « un danger bien identifié, lié à
l’occurrence d’un événement ou d’une série d’événements, parfaitement descriptibles,
et que l’on ne sait pas s’ils se produiront mais dont on sait qu’ils peuvent probablement
se produire ». Les risques d’entreprise selon Bressy4 (2004) sont « tous les évènements
qui peuvent survenir et qui sont de nature à menacer l’activité ou à réduire la rentabilité
de l’entreprise, voire même à remettre son existence en question ».

D’après ces différentes définitions, le risque est donc un terme aussi large que
complexe qui peut se définir comme « une probabilité survenue par un élément néfaste
et la sévérité de ses conséquences. Le risque lié à un événement particulier est caractérisé
par sa probabilité et par la gravité de ses effets » (la Commission européenne). Il peut
désigner à la fois la possibilité d’un danger et en même temps les conséquences
potentielles occasionnées par ce danger. Toutefois, chaque organisation accepte un
niveau de risque défini en fonction de son activité, de sa sensibilité aux risques, de sa
culture mais aussi de ce que peuvent supporter les actionnaires et autres parties
prenantes.

1.2. Les différents types de risques :

Le risque peut avoir plusieurs types, mais selon Prim.net, ces types sont groupés en 5
grandes familles :

 Le risque naturel : considéré comme des catastrophes naturelles, ça peut être des
feux de forêts, des inondations, des tremblements de terre, des tempêtes, séisme et
éruption volcanique, etc.

 Le risque technologique : c’est un risque dont l’origine est purement liée aux actes
et actions humaine. Il regroupe les risques industriels, nucléaires, biologiques,

3
Besson et Possin : auteurs du livre « l’intelligence des risques » sortie en 2006
4
G. Bressy : auteur du live « économie d’entreprise » sortie en 2004
-4-
Chapitre 1

rupture de barrage, exploitations des mines et souterraines, transport ou stockage de


matières et produits dangereux, etc.

 Le risque de transports collectifs (personnes, matières dangereuses) : il


représente un cas particulier des risques technologiques, car les enjeux peuvent
varier en fonction de l'endroit où se produit l'accident.

 Les risques de la vie quotidienne : ou aussi risques de la vie courante comme les
accidents domestiques, accidents de la route, fuites de gaz, blessures, etc.

 Les risques liés aux conflits : ces risques sont souvent les conséquences d’un mal
entendu qui peut être entre deux personnels au sein d’une entreprise par exemple,
entre deux parents, entre un étudiant et son professeur, etc.

Seules les trois premières catégories de risques sont considérées comme des risques
majeurs. Un risque majeur se caractérise par une faible fréquence (ignorer par l’Homme
grâce à leurs raretés), ainsi que par son énorme gravité (de nombreuses victimes est
dommages causés).

2. Le management préventif des risques


2.1. Naissance

L’étude du management des risques a eu naissance juste après la seconde guerre


mondiale. Selon plusieurs sources (Crockford, 1982 ; Harrington et Niehaus, 2003 ;
Williams et Heins, 1995), le management des risques moderne remonte à la période entre
1955 et 1964 aux États-Unis de la découverte du rôle central de la trésorerie pour la
survie de l’entreprise et accessoirement des difficultés de placement des coûts de
couverture d’assurance. Elle a pendant longtemps été associée à l’utilisation de
l’assurance de marché pour protéger les individus et les entreprises contre différentes
pertes associées à des accidents. A la fin des années 1980, le management des risques
s'apparentait surtout à une simple gestion des sinistres. A la fin des années 90, la gestion
des risques est devenue une affaire corporative. Les grandes décisions d’orientation de
la politique de gestion des entreprises (de même que leur suivi) doivent être maintenant
prises au conseil d’administration et c’est en général le comité d’audit qui est

-5-
Chapitre 1

responsable de leur surveillance, même si certaines grandes institutions financières ont


mis en place des comités de gestion des risques. Le poste de directeur de gestion des
risques (CRO) a été créé.

2.2. Définition

« Le management des risques est un processus mis en œuvre par le Conseil


d’Administration, la direction générale, le management et l’ensemble des collaborateurs
de l’organisation. Il est pris en compte dans l’élaboration de la stratégie ainsi que dans
toutes les activités de l’organisation. Il a pour mission d’identifier les événements
potentiels capables d’affecter ou de nuire à l’activité de l’organisation ainsi que gérer
les risques dans les limites de son appétence pour le risque. Il vise à fournir une
assurance raisonnable ainsi que d’atteindre les objectifs de l’organisation. » (COSO5 II).

La vision actuelle définie la gestion des risques comme un ensemble d’activités


(financières et opérationnelles) qui permet de maximiser la valeur d’une entreprise ou
d’un portefeuille en réduisant les coûts associés à la volatilité de ses flux d’entrées et de
sorties de fonds. Les principales activités sont la diversification et la couverture des
risques par l’utilisation de divers instruments dont les produits dérivés et structurés,
l’assurance de marché, l’auto-assurance et l’autoprotection.

2.3. Objectifs :

La gestion des risques a pour but de créer un cadre de référence aux entreprises
afin d’affronter efficacement le risque et l’incertitude. Les risques sont présents dans
presque toutes les activités économiques et financières des entreprises. Le processus
d’indentification, d’évaluation et de gestion des risques fait partie du développement
stratégique de l’entreprise et doit être conçu et planifié au plus haut niveau, soit au
conseil d’administration. Une approche intégrée de la gestion des risques doit évaluer,
contrôler et faire le suivi de tous les risques auxquels l’entreprise est exposée.

5
COSO : un révérenciel du contrôle interne qui mit en place des dispositions qui relèvent de la loi de
sécurité financière.
-6-
Chapitre 1

II. Processus du management préventif des risques :

1. Approche de Boehm :

D’après cette approche, qui est d’ailleurs une référence utilisée par plusieurs acteurs, la
gestion des risques se réalise en deux étapes principales : une étape d’évaluation et une
étape de maîtrise des risques, et chaqu’une de ces deux étapes se devise en trois étapes
secondaires. La figure suivante illustre l’approche de Boehm6 :

Identification des
risques

Evaluation des
Analyse des risques
risques

Priorisation des
risques
Gestion des risques
Planification des la
gestion des risques

Résolution des
Maitrise des risques
risques

Surveillance des
risque

Figure 1 : Modèle de l'approche de Boehm

Les trois étapes secondaires liées à l’évaluation sont :

 L’identification : cette étape produit une liste de risques du projet ; risques


qui compromettent vraisemblablement le succès du projet.

6
B. Boehm : un ingénieur et professeur américain de génie logiciel à l’université de Californie ainsi
qu’auteur du livre « Software of Risk Management ».
-7-
Chapitre 1

 L’analyse : elle évalue la probabilité et l’ampleur de la perte pour chaque


risque identifié. De plus, elle évalue l’effet combiné des risques dû à leurs
interactions.

 La priorisation : elle produit une liste des risques classés par ordre de
priorité.

Les trois étapes secondaires liées à la maitrise sont :

 La planification de la gestion des risques : cette étape a pour rôle d’aider


l’utilisateur de l’approche à se préparer pour traiter chaque risque. Lors de la
planification, les plans de chaque risque sont coordonnés entre eux et avec le
plan d’ensemble du projet.

 La résolution : elle produit une situation dans laquelle le risque est éliminé
ou résolu 4 autrement. Par exemple, le risque est évité par un assouplissement
des exigences.

 La surveillance : qui implique de suivre, la résolution des risques et de


prendre des actions correctives appropriées.

2. L’approche selon la norme ISO/FDIS 31000 :

Le succès à long terme d’une organisation dépend de nombreuses choses, et


notamment de l’évaluation et de la mise à jour en continu de son offre ainsi que de
l’optimisation de ses processus. Mais cela ne suffit pas. Une organisation doit aussi se
préparer à tous les imprévus en mettant en œuvre un management des risques.

-8-
Chapitre 1

Établissement du contexte

Appréciation du risque

Identification du risque

Communication Surveillance et
et concertation revue
Analyse du risque

Évaluation du risque

Traitement du risque

Figure 2 : Processus du management des risques (ISO/FDIS 31000, 2009)

a. Communication et concertation : il convient que la communication et la


concertation avec les parties prenantes internes et externes aient lieu à toutes les
étapes du processus de management du risque. Cela consiste l’élaboration des
plans de communication et concertation très tôt et qui doivent traiter des
questions relatives au risque lui-même, à ses causes et à ses conséquences.
b. Etablissement du contexte : En établissant le contexte, l'organisme énonce
clairement ses objectifs, définit les paramètres internes et externes à prendre en
compte dans le management du risque, et détermine le domaine d'application et
les critères de risque pour la suite du processus.
c. Appréciation du risque : C’est le processus global d'identification, d'analyse et
d'évaluation du risque. Cette approche comprend :
- L’identification du risque : il s’agit d’identifier les sources de risque, les
domaines d'impact, les événements (y compris les changements de
circonstances), ainsi que leurs causes et conséquences potentielles.

-9-
Chapitre 1

- L’analyse du risque : Elle nécessite d'acquérir une compréhension du risque.


L'analyse du risque fournit des données pour évaluer les risques et prendre la
décision de les traiter ou non, et permet de choisir les stratégies et méthodes de
traitement les plus appropriées.
- L’évaluation du risque : Le traitement du risque implique le choix et la mise en
œuvre d'une ou de plusieurs options de modification des risques. Une fois mis en
œuvre, les traitements engendrent ou modifient les moyens de maîtrise du risque.
d. Traitement du risque : Il implique le choix et la mise en œuvre d'une ou de
plusieurs options de modification des risques. Une fois mis en œuvre, les
traitements engendrent ou modifient les moyens de maîtrise du risque.
e. Surveillance et revue : il faut qu’elles soient planifiées dans le processus de
management du risque et s'accompagnent d'un contrôle ou d'une surveillance
régulière. Ce contrôle ou cette surveillance peuvent être périodiques ou
ponctuels.

- 10 -
Chapitre 1

Section 2 : Les spécificités du management préventif des


risques dans le transport.

Le secteur des transports routiers, à savoir les transports collectifs des personnes
ou ceux des marchandises, est considéré comme l’un des principaux piliers contribuant
à la mobilité des citoyens et des marchandises ainsi qu’à la production et au
développement des échanges commerciaux au niveau national et international.

Le risque routier est aujourd’hui le premier de tous les risques professionnels quant
au nombre de décès provoqués. En effet, de tous les morts liés au travail, plus de 1
personne sur 2 se tuent sur la route. Un certain nombre de facteurs agissent sur la
fréquence et la gravité de ces accidents. Qu’ils soient liés à l’environnement
géographique, à l’organisation de l’entreprise, au véhicule ou au conducteur lui-même,
la prévention trouvera toute son efficacité par la volonté, des employeurs et des salariés,
d’agir ensemble.

I. Le transport des marchandises :

Le transport de marchandises est une activité purement économique et l’un des


éléments essentiels de la logistique. Il permet d’expédier et de réceptionner des produits
en tout genre. Il est crucial de choisir le bon mode de transport de marchandises pour la
continuité et la prospérité de votre activité. Ça peut être un mode routier, aérien,
maritime ou ferroviaire. Il faut évaluer tous les facteurs qui peuvent impacter
l’acheminement des biens.

- 11 -
Chapitre 1

1. Les risques menaçant le transport des marchandises

Transports routiers, ferroviaires, maritimes ou aériens, tous ces modes de transport


comportent des risques pouvant endommager la marchandise. En effet, beaucoup
d’aléas peuvent survenir durant la livraison : vol, perte, détérioration …

Ces risques peuvent être soit des risques ordinaires ou des risques exceptionnels.

1.1. Les risques ordinaires

Selon le type de transport, les risques ordinaires peuvent être différents. En


revanche, chaque type de transport comporte des risques. Nous pouvons distinguer
plusieurs grands risques ordinaires :

 Accidents du travail et de maladies professionnelles : les accidents


routiers, les chutes et glissades ou du stress, les anticipations des taches, les
longs trajets, etc.
 L’incendie ou explosion : considérés comme événements majeurs, les
risques d’incendie ou d’explosion peuvent aussi bien provenir de la
marchandise en elle-même que du moyen de transport, ce qui double le risque.
 Les autres événements majeurs : les autres événements majeurs peuvent
être le naufrage, l’abordage, l’échouement, le déraillement de train, le crash
d’avion ou le renversement/accident d’un camion.
 L’humidité : mer agitée, mauvaises conditions climatiques, tempête, forte
pluie … la mouille des marchandises représente l’un des risques ordinaires.
 Les forces dynamiques : ces forces concernent les opérations de transport,
c’est-à-dire le chargement, le déplacement, le déchargement ou encore
l’entreposage.
 Les avaries communes : elles correspondent à un sacrifice ou une dépense
extraordinaire pour préserver le reste de la marchandise.

- 12 -
Chapitre 1

1.2. Les risques exceptionnels :

Les risques exceptionnels représentent principalement les risques de guerre ou de


conflit, les émeutes, le terrorisme, les mouvements de grève, ou encore les épidémies
(coronavirus actuellement).

Durant une période de guerre, la transaction peut être bloquée dans un port ou
même être détruite.

Le terrorisme est également un risque de plus en plus courant. Les transporteurs


peuvent subir une attaque ou un détournement. Les routes et voies de chemin de fer sont
facilement accessibles et représentent ainsi des cibles pour les attaques terroristes.

Durant la propagation d’une épidémie mortelle, et pendant un état d’urgence ou un


confinement, plusieurs entreprises arrêtent leurs activités et donc arrêtent leurs
livraisons. Ainsi, à cause de ces risques exceptionnels, les marchandises peuvent être
perdues ou endommagées.

2. Les modes de préventions :

Tout employeur doit avoir une responsabilité sur la santé et la sécurité de ses
employés. Il est donc nécessaire d’évaluer et de prévoir les risques auxquels sont
menacés ses salariés et de mettre en place des mesures de prévention à suivre.

Face aux différents risques, l’action la plus efficace consiste à supprimer ou faire
diminuer le danger. Par conséquent, des mesures de protection collective doivent être
placer pour limiter les risques. En revanche, des mesures de protection individuelles
doivent être mises en œuvre dans le cas où ces démarches s’avèrent insuffisantes ou
impossibles à réaliser. Parmi les formations proposées pour la prévention des risques
dans les entreprises de transports on trouve la formation (AFTRAL)7 qui se compose de
deux démarches :

7
AFTRAL : une entreprise française de formations supérieurs en transport et logistique.
- 13 -
Chapitre 1

Une démarche de la prévention des risques qui nécessite de :

- Définir les différents enjeux de la prévention des risques professionnels


- Mettre en place un diagnostic en Santé et Sécurité au Travail
- Mettre en œuvre un projet de prévention des risques professionnels
- Mobiliser les différents acteurs (internes et externes)
- Garder les leviers de mobilisation
- Organisation et animer des réunions d’information ou de sensibilisation

Et une démarche d’analyser des risques dans un but de proposer des solutions
d’amélioration et qui consiste à :

- Analyser une situation de travail à risque


- Savoir les différentes pistes d’amélioration
- Mettre une démarche de prévention adaptée à l’ensemble des risques du métier :
Troubles Musculosquelettiques, risques Psycho-Sociaux, risque routier
- Mettre en œuvre un plan d’action d’amélioration des conditions de travail

Comme exemple de mesures pour une prévention des risques, il faut :

- Éviter les sollicitations excessives en limitant la charge mentale des opérateurs.


- Éviter le travail dans la précipitation en organisant les horaires et les taches.
- Afin d’éviter les accidents, assurer une limite de poids unitaire des colis.
- Augmenter les périodes de pause et de repos sur les parkings sécurisés
- Définir des méthodes d’arrimage des charges à transporter avec le client

II. Le transport public :

Le transport en commun ou transport public est un mode de transport consistant à


transporter plusieurs personnes ensemble sur un même trajet. Il est généralement
accessible en contrepartie d'un titre de transport comme un billet, un ticket ou une carte.

- 14 -
Chapitre 1

Il est mis à la disposition du public dans les centres urbains et qui met en œuvre des
véhicules adaptés à l’accueil simultané de plusieurs personnes, et dont la tarification, les
horaires et les trajets sont planifiés et connus à l’avance. Le transport en commun est
habituellement assuré par l’autobus, le bus, le métro, le tramway, le train, etc.

1. Objectifs de la mise en place d’une démarche de prévention :


 Objectifs économiques : réduire les coûts liés aux accidents du travail et
maladies professionnelles, ainsi que les risques de désorganisation dans
l’entreprise
 Objectifs humains : limiter le turn-over, l’absentéisme, les conflits ;
maintenir dans l’emploi ; développer les compétences ; intégrer les
travailleurs handicapés dans l’activité
 Enjeux règlementaires : répondre aux obligations des employeurs
(document unique, protocoles de sécurité)
 Enjeux d’image pour l’entreprise : améliorer son attractivité ; afficher
sa performance

2. Les étapes pour une démarche de prévention :

Pour une meilleure prévention de risques chez chaque entreprise, il est nécessaire que
cette dernière développe un processus avec une bonne formation. AFT- TRANSPORT
ET LOGISTIQUE propose la démarche suivante :

- 15 -
Chapitre 1

Figure 3 : Les étapes de la démarche de prévention (AFT)

Il y a de différentes méthodes ou démarches pour bien gérer le risque. On a pu


connaitre quelques-uns mais cela diffère d’une organisation à une autre selon leurs
activités et la nature des risques qui peuvent survenir.

- 16 -
Chapitre 2 : Etude de cas : ONCF

Section 1 : Présentation de l’entreprise


I. L’Office National des Chemins de Fers

L’Office National des Chemins de Fers est un Etablissement Public à caractère


Industriel et Commercial (EPIC) doté de la personnalité civile et de l’autonomie
financière, et placé sous la tutelle du ministère de l’équipement et du transport. Il s’agit,
d’un facteur essentiel qui rapproche les distances et assure le trafic des voyageurs et des
marchandises entre les différentes villes dans les meilleures conditions possibles.
L’Office est membre de l’Union internationale des chemins de fer (UICF), du Comité
du transport ferroviaire maghrébin (CTFM), ainsi que l’Union arabe des chemins de fer
(UACF). L’ONCF aura bientôt un changement de statut qui se nommera La Société
Marocaine des Chemins de Fer (SMCF). La SMCF sera une société anonyme à 100%
avec un capital détenu totalement par l’Etat.

1. Historique

La construction du réseau des chemins de fer du Maroc date du 20ème siècle. En


1923 les voies à écartement normal ont vu le jour grâce à trois compagnies
concessionnaires privées qui se partagèrent le trafic ferroviaire et qui sont : compagnies
des chemins de fer du Maroc (CFM) et compagnie du chemin de fer du Maroc oriental
(CMO), la compagnie franco-espagnole du Tanger-Fès (TF), En 1963, le gouvernement
Marocain décide de reprendre les concessions et de créer l’Office National des Chemins
de Fer (ONCF), par le Dahir n° 163225. Le Maroc fait partie de l'Organisation
Internationale du Trafic Ferroviaire (OITF), qu'il s'agit de voyageurs (CIV) ou de
marchandises (CIM). Les agents de l’ONCF sont maintenant presque de 9767 agents,
ainsi qu’il fait gérer et exploiter un réseau de 1907 km de ligne (1003 électrifiées et 904
km en diesel). Pour ce qui est de l'activité de transport l’ONCF opère sur trois marchés

- 17 -
Chapitre 2

stratégiquement indépendants, à savoir : le transport des voyageurs, le transport des


marchandises diverses et le transport des phosphates.

Office National des Chemins de Fer

Création 1er janvier 1963

Forme Établissement public à vocation commerciale


juridique
Slogan(s) « L'avenir se lit sur nos Lignes »

Siège social 8, rue Abderrahmane El Ghafiki, Rabat - Agdal


(Maroc)

Direction Mohammed Rabie Khlie (DG)

Effectif 8000 agents

Activité(s) Transport de voyageurs et de fret, exploitation


ferroviaire

Site Web http://www.oncf.ma

Chiffre 3 milliards de dirhams (2009)


d’affaires
Résultat net 465 millions de dirhams (2009)

Tableau 1 : Fiche signalétique ONCF

2. Objectifs

Parmi les objectifs à moyen terme que l’Office doit réaliser, on trouve :

- Le développement du transport interurbain, en capitalisant sur les


investissements engagés et la valorisation du système « Grande Vitesse » et en
s’appuyant sur l’efficacité technique et commerciale du réseau conventionnel
déjà existant.
- 18 -
Chapitre 2

- Le renforcement de la compétitivité logistique, en optimisant davantage la chaîne


de production au service d’une meilleure compétitivité des opérateurs
économiques.
- Un positionnement réfléchi dans le domaine du transport urbain, selon des
conditions techniques et économiques efficaces et équitables pour l’Office
comme pour la collectivité.

II. Missions et valeurs de l’ONCF


1. Missions :

L’ONCF a pour principale mission d’assurer, le transport ferroviaire de voyageurs et de


marchandises au Maroc dans les meilleures conditions de sécurité, de sûreté, de confort,
de régularité, de coût et de développement durable. A ce titre, il assure :

- L’exploitation du réseau ferré national


- La réalisation des études, la construction et l’exploitation de nouvelles lignes de
chemins de fer
- L’exploitation des entreprises se rattachant, directement ou indirectement, à
l’objet de l’Office.

2. Valeurs :

L’ONCF adapte 5 valeurs autour desquelles s’agencent toutes ses actions :

 La sécurité : il veille à assurer le transport des personnes et des biens dans


les meilleures conditions en respectant les normes et les règles de sécurité
en vigueur et en menant les actions de vigilance, de prévention et de
surveillance qui s’imposent.
 L’excellence : il s’améliore en permanence avec l’envie de se dépasser,
tout en aspirant à un avenir meilleur dont les maîtres-mots sont la
performance et le professionnalisme au service de ses parties prenantes.

- 19 -
Chapitre 2

 La transparence : il communique ouvertement, en favorisant l’écoute et le


respect de l’opinion de l’autre. Il instaure un climat de confiance et de
compréhension basé sur la concertation et la sincérité.
 La rigueur : il veille au respect des règles et des procédures, tout en
adoptant une attitude responsable, des comportements professionnels et
en persévérant dans les bonnes pratiques.
 L’engagement : il s’implique et s’investit pour atteindre les objectifs fixés,
en privilégiant le travail d’équipe, l’esprit d’initiative et en plaçant la
satisfaction des parties prenantes au cœur de leurs préoccupations.

- 20 -
Chapitre 2

Section 2 : Le management des risques chez l’ONCF

I. Processus de management des risques : ONCF


1. Quelques chiffres

Selon le rapport du développement durable ONCF (2016), l’Office fait face à des
différents risques, menaces et charges durant son activité et qui sont :

170 101 0 cas


accidents de accidents de de corruption
personnes. travail. détecté

1871 45 362 110


collaborateurs
journées policiers
formés sur des
sujets de sécurité. sécurité ferroviaires

300 millions de 79% des voyageurs 47% des voyageurs


Dirhams investis ont un sentiment ont un sentiment
dans la sécurité de sûreté à bord de sûreté dans les
ferroviaire des trains gares

Figure 4 : Chiffres du rapport intégré 2016


Par ailleurs, l’ONCF veille à réduire significativement le taux d'incidents de sûreté
voyageurs et fret et logistique en réduisant :

- Le nombre d’incidents voyageurs et fret et logistique


- Le nombre de minutes perdues suite aux actes de malveillance

- 21 -
Chapitre 2

- Le nombre de trains supprimés suite aux actes de malveillance

Ainsi à réduire significativement le taux d'incidents de sûreté des infrastructures en


limitant :

- Le nombre de dégradations contre les installations fixes


- Les préjudices subis en KDH suite aux déprédations contre les installations fixes

2. Le processus sureté et sécurité

Dans le transport ferroviaire, les ressources humaines gèrent des situations et des
machines dont une simple négligence peut impacter des milliers d’usagers et portera
atteinte à leur intégrité physique.

La sûreté et la sécurité à bord des trains sont soutenues par le déploiement de


systèmes de management de la sécurité dont la finalité est d’identifier et de classer les
risques liés à la sûreté de l’ensemble de l’exploitation ferroviaire. A partir de 2016,
l'ONCF a intégré les facteurs organisationnels et humains dans le management de la
sécurité et a dispensé des formations sur la culture positive de sécurité. En 2016, 199
cadres supérieurs, managers et encadrants intermédiaires ont pu bénéficier de cette
formation. Une initiation à la démarche Conscience des Risques Métier (CRM) se
déploie. L’évaluation des risques de sûreté est effectuée en combinant la fréquence de
ces événements et la gravité de leurs conséquences. La montée des attentats terroristes
dans le monde a conduit l'ONCF à formaliser sa démarche en matière de vigilance. Dans
les grandes gares, et dans le cadre du renforcement du plan HADAR mis en place par
les autorités sécuritaires marocaines, des militaires et des policiers sont affectés à
l'ONCF.

En complément de ces dispositifs, l'ONCF a planifié un renforcement important


de sa stratégie de sûreté et sécurité par la création et la mise en service du Poste de
Commandement National Sûreté, la création de la Mission Centrale Sûreté ainsi que la
mise en place d’un système national de vidéosurveillance. En 2016, 15000 élèves dans
les écoles ont été sensibilisés aux risques ferroviaires et au respect d’autrui. En 2018,
l'ONCF prévoit l’inclusion des modules de formation portant sur les droits de l’Homme
- 22 -
Chapitre 2

pour les agents de sécurité. L'ONCF souscrit à la recommandation du Haut-


Commissariat des Nations Unies aux droits de l'Homme (DH) selon laquelle «
l'éducation aux droits de l'Homme constitue une contribution essentielle à la prévention
à long terme des violations des DH et représente un investissement important dans la
recherche d'une société juste dans laquelle tous les droits humains de toutes les
personnes sont valorisés et respectés ».

Figure 5 : L'évolution des accidents de travails (2010-2016)

3. Sécurité des données

L'ONCF respecte les stipulations de la Commission Nationale de contrôle de et la


protection des Données à caractère Personnel (CNDP), créée par la loi n°09-08 en 2009
et initialiser en 2010, relative à la protection des personnes physiques. Dans le cadre de
sa stratégie de développement durable, l'ONCF a retenu la certification ISO 27001
version 2013 comme axe de conformité à une politique Qualité & Sécurité de
l’information. Cela traduit l’engagement pour la protection des données personnelles de
ses clients, de ses salariés et de ses fournisseurs.

4. Transport de matières dangereuses

L'ONCF respecte la législation marocaine relative au transport des matières


dangereuses. Le Maroc s’est doté, en 2011, de la loi 30.05 relative au transport des
marchandises dangereuses par voie terrestre. Ce texte s’aligne sur les normes

- 23 -
Chapitre 2

européennes en la matière, notamment l’accord européen relatif au transport


international des marchandises dangereuses par route connu sous l’appellation ADR.

II. Présentation et analyse des résultat de l’enquête


1. Résultats du formulaire

Après avoir rédigé un questionnaire composé de 13 questions sur le management


préventif des risques, il a été adressé transmis à Mr. Aniba M. qui occupe le département
des voyageurs chez l’ONCF Oujda, ainsi Mr. Bachaoui M. qui occupe le département
des rescousses humaines chez le même établissement à Rabat.

Parmi les risques les plus fréquenté chez l’ONCF :

- Les risques d’accidents


- Les risques d’infraction des voyageurs
- Les risques de déprédation du matériel

D’après eux l’Office National des Chemins de Fers se dispose, pour limiter et faire
face aux risques, d’un processus de gestion des risques liés à la sécurité ferroviaire, ainsi
qu’un processus d'activités dans le cadre du système de management de la qualité, et
dont le recours s’avère fréquent à occasionnel (presque chaque mois) ainsi que très
couteux pour l’entreprise. Sur une échelle de 10, le niveau de maitrise des risques est
d’une moyenne de 7,5/10.

Parmi les objectifs que vise l’ONCF en mettant cette stratégie, c’est :

- Prévenir le risque avant qu’il devienne un problème


- Améliorer le service offert aux clients
- Rehausser le niveau performance et image de l’entreprise
- Garantir la sureté et la sécurité des voyageurs

- 24 -
Chapitre 2

2. Analyse et discussion des résultats

Après avoir collecté toutes ces informations, on peut en conclure que l’ONCF
fournit un grand effort pour assurer la sureté et la sécurité des voyageurs et de ses
employés ainsi que son image. En revanche, la question qui se pose : est-ce que cela est-
il suffisant pour atteindre tous les objectifs ? Ou est ce qu’il en a des améliorations d’une
année à une autre ?

Après l’accidents Bouknadel (février 2018), la cours des comptes a mis des remarques
sur de différents points qui s’avère grave :

 Une faible utilisation de certains engins de maintenance : rendement faible à


cause du vieillissement.

 Une augmentation du linéaire qui nécessite l’amélioration du niveau de


confort :

Une recommandation a été faite en 2014 pour améliorer le confort des passagers. La part
des tronçons à améliorer est passée entre 2012 et 2014 de 17% à 26%. Le linéaire des
tronçons inconfortables est passé de 34% à 36%.

 Des retards des trains à cause d’incidents liés aux composantes


d’infrastructure :

102 incidents en 2011 à cause des ruptures de soudures et cassures de rail (+150%). Une
légère augmentation de 2013 à 2014 et puis diminution de 44 cas en 2015 avec un cumul
de 19.646 minutes des retards de trains entre 2010 et 2015.

 Les quais des gares ne facilitant pas l’accès des voyageurs aux trains :

La distance entre le quai et la rame peut parfois atteindre 47 cm, ce qui fait courir aux
passagers des risques de sécurité, ainsi qu’augmenter le temps d’embarquement et de
débarquement et donc augmenter la durée d’arrêt des trains.
- 25 -
Chapitre 2

 Un parc en partie ancien :

En 2015, 47% des locomotives électriques avaient entre 30 et 38 ans, 53% des
locomotives diesel de ligne entre 40 et 47 ans et 43% ce qui donne la chance de plusieurs
risques d’apparaître (incendie, retard, accidents…)

 Un retard dans le renouvellement de la voie et le renforcement des ponts


métalliques (FES – OUJDA).

 Programme de sécurisation de la traversée de la voie :

Le taux de réalisation des passerelles pour piétons est faible : sur 50 passerelles prévues,
8 ont été réalisées jusqu’à 2015, soit un taux de 16%.

En se basant sur tout ce qui est précèdent, on peut en conclure que l’ONCF fournit
d’importants efforts pour faire face à tout risque qui pourra menacer son activité, mais
avec une certaine négligence et le retard de réaliser les différents projets, cela ne fait
qu’élargir l’écart entre l’Office et ses objectifs.

- 26 -
CONCLUSION

L'évaluation et le management des risques nécessitent non seulement une bonne


connaissance des sciences et techniques de la construction, des normes et des textes de
lois, qui évoluent en permanence et oblige un suivi et une veille continuelle, mais aussi
l'expérience et l'expertise des situations (acquisition des données et retour
d'expériences). Comme on a pu voir dans ce mémoire, la gestion des risques doit avoir
un processus bien maitrisé pour que chaque organisme puisse atteindre ses objectifs. Il
y a bien de très différents processus et démarche autre que celui proposé par Boehm ou
par l’ISO, car cela diffère d’un établissement à un autre.

- 27 -
Annexes

Le management préventif des risques dans le transport


public.

Cette étude s’inscrit dans le cadre du projet fin d’étude sur « le


management préventif des risques » qui a pour principal objectif de
savoir les différentes mesures prisent par les entreprises de transports
pour faire face aux différents risques qui peuvent les empêcher de
pouvoir atteindre leurs objectifs. Merci de bien vouloir rependre aux
questions suivantes soit en écrivant ou en cochant le(s) case(s) qui
correspond(ent) à votre repense sachant que vos repenses seront
strictement confidentielles.

1. Votre nom et prénom : *

Entrez votre réponse :

2. A quel département êtes-vous rattaché au sein de votre établissement ? *

Entrez votre réponse :

3. Avez-vous développé au sein de votre entreprise une procédure de management


des risques ? *

☐ Oui

☐ Non

VII
4.Quels genre de risques fréquentez-vous le plus ? *

☐ Risques d'accidents

☐ Risques de conflits

☐ Risques d'infractions des voyageurs

☐ Risques de déprédation de matériel

Autre :

5. Le recours aux outils de gestion des risques est : *

☐ Inexistant

☐ Rare (une fois par an ou moins)

☐ Occasionnel (deux ou trois fois par an)

☐ Fréquent (tous les mois)

☐ Systématique

6. Avez-vous un processus précis pour une démarche de gestion des risques ? *

☐ Oui

☐ Non

7. Si oui, lequel ?

Entrez votre réponse :

8.Quels sont les objectifs de la gestion des risques ? *

Entrez votre repense :

VIII
9. Avoir un département de management des risques s'avère très couteux pour
l'entreprise ? *

☐ Oui

☐ Non

10. Sur 10, comment qualifieriez-vous le niveau de maîtrise des risques ? *

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
Pas vraiment maitrisé Totalement maitrisé

11. Le management des risques favorise : *

☐ L'amélioration des performances globales de l'entreprise

☐ La diminution de la non qualité

☐ L'amélioration de la satisfaction client

☐ L'optimisation de la prise de décision

☐ Les opportunités (diverses)

Autre :

12. Le management des risques a un impact sur : *

☐ La qualité de service fournit

☐ Le modèle de management de l'établissement

☐ Le comportement des acteurs au sein de l'entreprise

☐ La pérennité de l'entreprise et son développement

Autre :

IX
13. La maîtrise des risques a permis de mieux atteindre les objectifs stratégiques et
opérationnels de l'organisation. *

☐ Tout à fait d'accord

☐ Plutôt d'accord

☐ Ni d'accord ni pas d'accord

☐ Plutôt pas d'accord

☐ Pas du tout d'accord.

Extrait du questionnaire adressé à l’ONCF.

X
Biblio-webographie

Bohem, B (1991). Software risk management : principles and practices, pp. 31

ISO/FDIS 31000 Norme Internationale (2009). Management du risque — Principes et lignes


directrices, pp. 18-21

Masrouri F., PANTET, A. (février 2009). Projet Cyber Ingénierie des Risques en Génie Civil :
Classification des risques, pp. 9

ONCF, (2016). Rapport annuel 2016. pp.14

ONCF, (2016). Rapport intégré : rapport développement durable, pp. 37-39

ONCF, (2018). Rapport annuel 2018. pp. 115

RAÏS Hassen Mourad, (2012). « Gestion des risques : Mesures et Stratégies ». Doctorat de
l’université de Toulouse, France. pp. 6-10

Malord, F. (05 février 2020). Les différents modes de transport de marchandises. URL:
https://www.transports-et-demenagement.com/les-differents-modes-de-transport-de-marchandises

ProRassur, (05 septembre 2017). Quels sont les risques liés au transport de marchandises ?
URL : https://www.prorassur.fr/risques-transport-marchandises/

S. N. (18 octobre 2018). ONCF: Voici les innombrables défaillances relevées par la Cour des
comptes en 2017. URL : https://www.medias24.com/MAROC/ECONOMIE/ECONOMIE/186755-ONCF-
Voici-les-innombrables-defaillances-relevees-par-la-Cour-des-comptes-en-2017.html

Stopnicki, P. (07 novembre 2007). L’évolution du Risk Management : de la gestion des


assurances à celle des risques. URL : https://www.journaldunet.com/management/finance/1032772-l-
evolution-du-risk-management-de-la-gestion-des-assurances-a-celle-des-risques/

https://www.winlassie.com/faq/management-des-risques/risques-secteur-transport/

https://www.aftral.com/formation/prevention-des-risques-dans-le-transport-routier-animateur-
prevention-du-transport-routier

https://www.oncf.ma/fr

https://www.actu-environnement.com/ae/dictionnaire_environnement/definition/risque.php4

XI
Table des matières

Dédicace ....................................................................................... I

Remerciement............................................................................. II

Synthèse .................................................................................... III

Abréviations ............................................................................. IV

Liste des tableaux :................................................................... VI

Liste des figures : ..................................................................... VI

INTRODUCTION.................................................................. - 1 -
Chapitre 1 : Le management préventif des risques : généralité et
spécificité. ..................................................................................... - 3 -
Section 1 : management préventif des risques : aperçu général. ....... - 3 -

I. Du risque au management préventif des risques ...............................- 3 -

1. Le risque : ..........................................................................................- 3 -

1.1. Définition :...................................................................................- 3 -

1.2. Les différents types de risques : .............................................- 4 -

2. Le management préventif des risques .............................................- 5 -

2.1. Naissance .....................................................................................- 5 -

2.2. Définition.....................................................................................- 6 -

2.3. Objectifs : .....................................................................................- 6 -

II. Processus du management préventif des risques :.............................- 7 -

1. Approche de Boehm :........................................................................- 7 -


XII
2. L’approche selon la norme ISO/FDIS 31000 : ...............................- 8 -

Section 2 : Les spécificités du management préventif des risques dans le


transport. ............................................................................................... - 11 -

I. Le transport des marchandises : .......................................................- 11 -

1. Les risques menaçant le transport des marchandises..................- 12 -

1.1. Les risques ordinaires ...............................................................- 12 -

1.2. Les risques exceptionnels :........................................................- 13 -

2. Les modes de préventions :.............................................................- 13 -

II. Le transport public : ...........................................................................- 14 -

1. Objectifs de la mise en place d’une démarche de prévention : ...- 15 -

2. Les étapes pour une démarche de prévention : ............................- 15 -

Chapitre 2 : Etude de cas : ONCF ........................................... - 17 -


Section 1 : Présentation de l’entreprise .............................................. - 17 -

I. L’Office National des Chemins de Fers ............................................- 17 -

1. Historique .........................................................................................- 17 -

2. Objectifs ...........................................................................................- 18 -

II. Missions et valeurs de l’ONCF ..........................................................- 19 -

1. Missions :..........................................................................................- 19 -

2. Valeurs : ...........................................................................................- 19 -

Section 2 : Le management des risques chez l’ONCF ....................... - 21 -

I. Processus de management des risques : ONCF ...............................- 21 -

1. Quelques chiffres .............................................................................- 21 -

2. Le processus sureté et sécurité .......................................................- 22 -

3. Sécurité des données .......................................................................- 23 -

4. Transport de matières dangereuses ...............................................- 23 -

XIII
II. Présentation et analyse des résultat de l’enquête .............................- 24 -

1. Résultats du formulaire ..................................................................- 24 -

2. Analyse et discution des résultats ..................................................- 25 -

CONCLUSION .................................................................... - 27 -

Annexes .................................................................................... VII

Biblio-webographie .................................................................. XI

Table des matières................................................................... XII

XIV