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Petit cours d’Histoire des Faits Économiques.

Chapitre 1 : De la révolution du néolithique à la révolution industrielle


En H.P.E, on se situe dans les périodes du mercantilisme et de la physiocratie.

Section 1 : Révolution du néolithique.


Le réchauffement climatique a provoqué le passage du nomadisme à la
sédentarisation chez les hommes. Ce passage est appelé : passage du
pléistocène (l’ère glaciaire) à l’holocène (l’ère du réchauffement) entre environ
10000 à 15000 ans.
La Mésolithique (l’âge de la pierre polie) coïncide avec la période du passage du
pléistocène à l’holocène.
Durant la période du Mésolithique, apparaissent les outils en bronze, en fer et
en pierre.
Durant cette même période, il y’a eu, grâce au réchauffement climatique post
glaciaire, l’augmentation des surfaces des forêts et la raréfaction du gibier. Il
n’y a pas encore de constat de sédentarisation mais, il y’a par contre
l’apparition d’échanges économiques entre groupe de nomades et l’existence
de l’exogamie.
- En Afrique durant cette période il y’a : La naissance de premiers outils de
pierres.
- En Europe on constate : l’emploi de l’arc et de la flèche avec l’apparition
des morceaux de pierres (silex) à l’extrémité des flèches.
Au néolithique il y’a des profondes mutations techniques et sociales :
l’économie de production fondée sur l’agriculture et l’élevage
entraînant, la sédentarisation.
Les innovations techniques sont : La généralisation de l’outillage en
pierre polie et de la poterie en céramique. Ces changements sont
apparus dans beaucoup de régions à l’instar du Proche-Orient avec les
civilisations de l’antiquité. Leur début est vers l’année 9000 av J.C et leur
fin vers l’année 3500 av J.C, avec la généralisation de la métallurgie et
l’invention de l’invention de l’écriture.

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- C’est pourquoi Douglass North affirme que « la première révolution
industrielle est celle du néolithique, parce qu'il y’a la modification du
climat, à l’origine ».
- Selon le prof Jacques Brasseul, « sur les plateaux et dans les plaines qui
vont de l’Inde à la Méditerranée, avec pour épicentre le Kurdistan et
l’Irak, un climat plus sec et parfois aride a entraîné, environ 8000 ans av
J.C, la raréfaction du gibier ».

Pour surmonter le problème du déséquilibre entre l’homme et les ressources


disponibles, il va faire ses premiers progrès en cultivant la terre, en découvrant
l’irrigation, l’attraction animale, la roue, le travail des métaux (cuivre, étain,
bronze et fer).
- Le fait d’avoir une terre fertile donne naissance à la propriété privée au
détriment de celle collective.
- Un « surplus » va entraîner une division du travail et une augmentation
de la productivité.
- La sédentarisation conduit à l’innovation dans l’exercice du pouvoir avec
la naissance d’une nouvelle forme d’organisation de l’État : l’impôt.
- L’écriture naît en Mésopotamie (Irak actuel) vers 3500 av J.C et vers 3300
av J.C en Égypte.
- Les causes économiques de l’apparition de l’écriture :
La nécessité de conserver les traces d’un contrat,
Calculer les coûts et bénéfices d’un contrat et,
Consigner les dettes…
L’agriculture est au centre de la révolution du néolithique.
Pourquoi c’est l’agriculture au lieu de la chasse et la cueillette qui a entraîné la
révolution industrielle (technique) du néolithique ?
Quand on innove dans l’agriculture, cela n’entraine pas la destruction des
ressources disponibles (l’innovation dans l’agriculture a permis d’améliorer sa
survie et non de la détruire).
Selon Douglass North, c’est à cause du rôle que joue les innovations dans les
deux cas :

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1er cas : dans le cas de la chasse et la cueillette, l’innovation entraine la
raréfaction des ressources dans un contexte climatique défavorable. Ainsi, il y’a
aucune incitation à innover parce qu'il n’y a pas de surplus.
2e cas : dans le cas de l’agriculture, l’innovation augmente la productivité qui, à
son tour, augmente un surplus. C’est ce qui incite à la possession des terres
fertiles conduisant à la propriété privée.
Résumé :
- Le changement climatique entraine le déséquilibre entre l’homme et les
ressources disponibles. Ce changement climatique oblige les hommes à
innover pour survivre, d’où la naissance de l’agriculture qui va entraîner
la notion de surplus. Cette notion de surplus va faire naître la division du
travail pour plus de productivité.
Tout cela entraîne de nouvelles formes d’innovations : monnaie, écriture,
architecture, naissance de la propriété privée.
Section 2 : L’antiquité : les civilisations de l’écriture et de la monnaie.
On peut diviser la civilisation de l’antiquité en deux grands groupes :
Ce qui se développe sur la terre ferme et fonde leur développement
économique sur l’agriculture, et ceux qui se développent sur les mers et vive du
commerce maritime.
- Les civilisations agricoles
L’agriculture est principalement en Mésopotamie et en Égypte.

La Mésopotamie est le pays situé entre deux fleuves, le Tigre et


l’Euphrate. Il y’a en Mésopotamie la culture des céréales et des
légumes…, il y’a également la naissance de l’écriture vers 3400-3300 av
J.C. Les peuples de la Mésopotamie vont pratiquer le commerce des
produits agricoles contre l’importation des matières premières dans une
liberté totale économique.
Le système économique de la Mésopotamie : l’agriculture et la liberté
économique.

En Égypte, on y pratiquait l’agriculture et la planification centrale.


L’Égypte est composée d’un désert et, traversée par le Nil qui est un

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fleuve. Il faut donc une économie centralisée pour financer les travaux
d’infrastructures pour la domestication du Nil.
Le système économique de l’Égypte était essentiellement composé de
l’utilisation des esclaves et une autorité centrale unique pour la
construction des digues afin de préserver de l’eau aux endroits
stratégiques pour l’irrigation durant les saisons sèches.
Le système économique de l’Égypte : l’agriculture et la centralisation de
l’autorité.

- Les civilisations du commerce maritime et du libre-échange.


Ce sont les phéniciens, les carthaginois et les grecques.

Les phéniciens : vers 3000 ans av J.C, il y’a eu en Phénicie la création de


nombreux comptoirs autour de la Méditerranée orientale pour effectuer
le commerce maritime.
Le système économique de la Phénicie : le commerce maritime et, il
reposait sur le respect des droits de propriété et des contrats.

Les carthaginois : en Carthage, il y’a eu le développement du commerce


maritime autour de la Méditerranée occidentale.

Les grecques : entre 1810 et 1750 av J.C, il y’a eu en Grèce le


développement du commerce maritime basé sur la liberté du commerce
intérieur, la non réglementation des activités économiques, la
reconnaissance et la protection du droit de propriété.

L’économie romaine : La Rome antique pratiquait un système mixte qui


était un mélange de liberté économique et un interventionnisme
étatique basé sur les conquêtes.

Section 3 : L’économie du capitalisme : le moyen-âge.


Les siècles obscurs :
Le système économique du Moyen-Âge se forme autour de deux
mondes : le monde germanique et le monde romain.

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Dans le monde germanique, le système était composé des hommes
libres autour des chefs et, d’un village pratiquant une agriculture mêlant
les aspects individuels et collectifs.

Dans le monde romain, le système était composé de l’utilisation de


beaucoup d’esclaves pour la construction des États.

La synthèse de ces deux systèmes va déboucher en quelques siècles sur


la naissance du régime féodal.
À la suite des innovations barbares et de la disparition de l’ordre romain,
les hommes vont se replier autour de grandes exploitations agricoles
rurales et indépendantes les unes des autres et, se réduisant quasiment
en circuit fermé. Les échanges se réduisent à des formes propres. Cette
période se caractérise par :
Le règne des domaines antarctiques pratiquant une agriculture assez
positive grâce à la pratique de l’élevage et d’autres techniques comme
l’assolement triennale.
Une industrie pratiquement inexistante réduite à l’artisanat du domaine.
De ce fait, l’économie domaniale se caractérisait par : une économie de
subsistance, une économie fermée avec des échanges très limités et
enfin, on peut dire que c’était une économie agricole. Elle a été
développé pendant une période de prospérité retrouvée, qui a débuté
en Europe occidentale au 15ème siècle grâce à la pacification de l’Europe,
grâce à l’Église catholique et grâce à l’augmentation de la production
agricole.
En effet, l’agriculture progresse d’abord avec la généralisation de
l’utilisation de la charrue à roue équipée de cinq ampères. Les premières
machines sont également apparues à cette époque : le moulin à eau, les
moulins à vent…, il s’agit de la première révolution industrielle de
l’histoire, Brundel 1979.

Section 4 : La reconnaissance, de la fin du moyen-âge à la révolution


industrielle.
La période de la renaissance est caractérisée par les grandes découvertes
géographiques ; la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, cette
découverte du nouveau monde entraine la naissance de l’économie de

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renforcement de l’esclavagisme. Les débuts de l’impérialisme et de la réforme
protestante.

Chapitre 2 : La révolution industrielle


En H.P.E, on se situe dans la période du libéralisme (classique)
La révolution industrielle est née en 1760 en Angleterre et elle a durée de 1760
à 1830 avant de se propager dans le reste du monde.
Section 1 : Les industries motrices entraînant la R.I.
L’objectif de cette section est de connaître les industries motrices (à l’origine de
la naissance de la R.I) et pourquoi peut-on dire que ces industries sont à
l’origine, à la source de la R.I ?
À cet égard, nous pouvons citer les industries de textile, de l’énergie et de la
métallurgie.
- Le textile : les innovations dans le textile constituent le point de départ
de la R.I (fabrication des chaussures). Elle est la première à être
mécanisée et c’est ce qui a entraîné les révolutions du temps de travail
pour produire.
Ex : Avant la R.I, il fallait 500 heures à un ouvrier pour produire un livre
du coton. Grâce maintenant aux innovations dans l’industries du textile,
il faudrait 3 heures à un ouvrier pour produire la même quantité de
coton. Ce qui va amener une production exponentielle mais également
une baisse des prix du textile et par conséquent, des changements
d’habitudes vestimentaires au sein de la population anglaise.

- L’énergie  : avant la R.I, les principales sources d’énergie étaient le vent,


l’eau et l’énergie humaine et animale. Pendant la R.I, il va y avoir
l’invention de la Machine à vapeur, c’est-à-dire la combinaison du
charbon pour produire de la vapeur et cela va entraîner l’exploitation de
vaste gisement de charbon qui devient une source d’énergie importante.
L’énergie tirée du charbon va entraîner un développement des
transports (transports fluviaux et ferroviaires).
C’est pendant cette période qu’on va inventer la locomotive à vapeur.

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- La métallurgie (industries de la production de fer) : l’augmentation de la
production du fer à entraîner une augmentation exponentielle de la
production des pompes, des chemins de fer des immeubles.

Section 2 : Le déclin de la population agricole.


Les progrès réalisés dans l’industrie ont entraîné une augmentation de la
population des villes et une baisse de celle des campagnes.
Les progrès techniques réalisés dans le secteur agricole ont conduit au
remplacement des hommes par les machines. C’est ce qui a entraîné une
augmentation de la productivité agricole pour nourrir la population des villes.
Sous la pression des industriels anglais, le prix des produits agricoles et ceux
des salaires vont être maintenus à un niveau très bas, c'est ce qui fait en sorte
que l’industrie anglaise soit beaucoup plus compétitive.
Rostow : «  le développement passe par l’agriculture  ».
Les innovations dans l’agriculture vont réduire la main d’œuvre. Ainsi, le déclin
de la population agricole est dû à cause du mauvais traitement de la main
d'œuvre dans les industries (bas niveau des salaires).

Section 3 : Les autres aspects de la R.I.


- L’accroissement démographique  :
La révolution industrielle anglaise a été impulsée par les investissements
privés qui ont construit des routes payantes, des canaux, des chemins de
fer, … on a également constaté l’accroissement démographique. Par
exemple, entre 1701 et 1841 la population anglaise passe de 5,8 à 15,09
millions d'habitants, grâce à l’amélioration du niveau de vie et des
conditions sanitaires.

- La naissance d’opposition entre le capital et le travail :


Il y’aura durant cette période les premières formes d’opposition entre le
capital et le travail. En effet, les conditions de travail sont très difficiles
dans les industries anglaises et les salaires sont maintenus à un niveau
très bas. Ainsi, les ouvriers vont commencer à s’organiser en syndicat
pour réclamer les meilleures conditions de travail et les augmentations
de salaires.
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Section 4 : La révolution industrielle dans le R.D.M
Comment la R.I s’est propagée dans le RDM (USA, Russie, Allemagne, France et
le Japon) ?
- Les USA :
Le 14 juillet 1776, les USA obtient leur liberté après une guerre
d’indépendance face l’Angleterre. La population américaine sera
essentiellement composée de la population européenne qui fuyaient la
persécution des protestants par les catholiques et les conquêtes de
l’ouest américaine. C’est ce qui va entraîner l’augmentation de la
population américaine.
Le manque de main d'œuvre va entraîner une mécanisation rapide du
système de production grâce au maintien de la coopération économique
avec l’Angleterre.
Le chemin de fer va être le moteur de la révolution industrielle aux USA
et va permettre de relier toutes les régions du pays (l’amélioration des
transports entraine une augmentation des échanges, ce qui va entraîner
de développement).

- La France :
Il y’a une lente industrialisation causée par la pratique du
protectionnisme sous l’influence des agriculteurs et, l’État continue
l’amélioration du réseau routier en créant les ponts et les chaussés.

- L’Allemagne :
La R.I a été impulsée en Allemagne par le Zollverein, c’est-à-dire la
création d'une union douanière en 1834 entre 39 états indépendants
allemands. Ce qui a par la suite entraîné l’union politique allemande de la
liberté de circulation des capitaux et des marchandises qui va entraîner à
son tour l’augmentation des prix sur le marché (inflation) et,
l’abaissement des prix de transport grâce au chemin de fer reliant les
différentes régions du pays.
L’État assure l’unification douanière du marché intérieur par la création
du Zollverein.

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- En Russie :
L’État dirige l’industrialisation en se basant sur les expériences
européennes.
Vers 1880 à 1890, l’État fait venir des ingénieurs et des capitaux
étrangers pour la construction des chemins de fer transsibériens et
transcaspiens. C’est l’État qui est au centre de la révolution industrielle
En Russie.

- Au Japon :
Il y’a eu une ouverture forcée des principaux ports commerciaux en 1854
par les occidentaux.
En effet, la défaite de l’armée japonaise a été posée par le retard
technologique, ce qui va entraîner l’instauration du « Meiji » c’est-à-dire
un gouvernement éclairé, entre 1868 et 1912. C’était un système qui
consistait à faire venir les spécialistes européens militaires, ingénieurs,
chimistes, médecins et des agronomes pour former les japonais. C’est ce
qui a entraîné par la suite la maîtrise du processus industriel par les
jeunes japonais.

Question : pensez-vous que le « meiji » peut sortir le Gabon de sa


situation ?

Chapitre 3 : De l’âge d’or de la première mondialisation à la crise de 1929.


En H.P.E, on se situe dans la période de la fin du libéralisme et l’arrivée du
Keynésianisme.
Section 1 : La belle époque ou l’âge d’or : l’apogée de l’Europe et, sur le plan
militaire.
- Le système d’étalon-or :
Vers la fin du 19ème siècle début 20ème siècle, l’Europe domine
économiquement et techniquement le monde. Dans cette période, on a
constaté un développement important des moyens de transport et de
communication. Cette période est caractérisée par une globalisation sans
précédent. On pouvait faire le tour du monde sans passeport pendant
cette période. Le système monétaire en vigueur pendant cette période
s’appelait l’étalon-or. C’est-à-dire que l’or sert d’étalon monétaire. Pour

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comprendre le système d’étalon-or, nous allons voir comment il a évolué
passant du bimétallisme au monométallisme.
Dans le système bimétallique, la loi définit l’unité monétaire à la fois par
un poids d’or et un poids d’argent. Ce qui a entraîné l’établissement d’un
rapport légal et fixe, entre l’or et l’argent.
Ex :
1 franc = 5g d’argent = 322,58mg d’or.
Le rapport légal or-argent : 5000/322,58 = 15,5. Ainsi légalement en
France, l’or valait 15,5 fois de plus que l’argent, à un poids égal.
L’or et l’argent servaient d’étalon monétaire dans un pays mais, étaient
aussi considérés comme des marchandises qui avaient une valeur
commerciale sur le marché mondial et, étaient donc déterminés par la loi
de l’offre et de la demande. Ainsi, le rapport commercial dépend de
l’abondance et de la demande de chaque métal qui, à son tour, va
dépendre des découvertes des nouveaux gisements. À la fin du 19 ème
siècle, on a constaté une dépréciation de l’argent (perte de la valeur de
l’argent). Le rapport commercial de l’or et l’argent qui était de 15,5 en
1866 en France passe à 18,05 en 1870, à 19,75 en 1880, à 33,03 en 1900
et 38,22 en 1910.

- Les causes de la dépréciation de l’or et l’argent :


De 1870 à 1910 il y’a eu une augmentation monétaire d’argent par
rapport à celle de l’or.
Entre 1858 à 1860, la Chine et le Japon vont s’ouvrir au commerce
mondial, on enregistre à cette époque l’augmentation des échanges avec
l’Inde, ce qui va entraîner un afflux massif de l’argent en Europe. Ainsi,
l’argent va perdre progressivement sa valeur au profit de l’or (on passe
du bimétallisme au monométallisme).
Il y’avait la stabilité monétaire au temps du système étalon-or (l’or est
l’étalon universel des valeurs, les autres instruments de paiement sont
convertibles en or afin d’avoir une valeur). Pour que ce système
réussisse, il fallait une libre circulation des capitaux, notamment l’or. Ce
système a entraîné une stabilité de la valeur de change entre les
monnaies (valeur de change : valeur d’une monnaie par rapport à une
autre).
Ex :
1£ = 7322,33mg d’or fin.
1F = 290,32mg d’or fin
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 Le pain : 7322,33mg/290,32mg = 25,22.
Ainsi, la livre sterling vaut 25,22 franc de pain. Cette stabilité de
change a entraîné l’expansion des échanges (achat des bien et service
mondiaux)

- Les points faibles de ce système :


Jean Boudin affirme « la quantité de produits disponibles est constante
sur le marché, alors que toute accroissement de la masse monétaire
provoque une augmentation des prix et inversement ». Il conseille donc
au roi que l’émission de la monnaie doit répondre aux besoins de
l’économie réelle sinon, il y’aura une inflation généralisée.

L’inégale répartition du stock d’or mondial dans les différents pays.

Le système est abandonné durant la 1 ère guerre mondiale, où on a


enregistré une création monétaire par les différents pays en conflits,
pensant gagner la guerre et rembourser leurs dettes.

Section 2 : Les conséquences économiques de la 1ère guerre mondiale.


Comme conséquences nous avons :
L’augmentation de l’intervention de l’État dans l’économie, l’arrivée du
communisme en Europe, le déplacement de la puissance économique de
l’Europe vers les USA et l’avènement du fascisme en Italie et en Allemagne.
- L’économie de guerre :
Elle était caractérisée par une augmentation de la pression fiscale, de la
dette, une baisse de la production et des destructions matérielles et
humaines importantes ; Les comités de coordination de la production
mis en œuvre par l’État pour l’effort de guerre.
- Conséquences économiques et sociales de la 1ère guerre mondiale en
Afrique :
Sur le plan économique, il y’a eu une augmentation de la production des
matières premières pour l’effort de guerre.
Sur le plan social, il y’a eu la pénurie des vivres dans beaucoup de pays
africain, des famines et des épidémies. En effet, l’économie de guerre
réquisitionnait des vivres pour la métropole.

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On va constater une immigration urbaine en Afrique francophone durant
cette période.

- L’arrivée des années folles et l’affirmation de la puissance américaine :


L’Amérique profite de la 1ère guerre mondiale, en fournissant du matériel
de guerre en Europe et, on peut également observer dans les années
après la 2nd guerre mondiale, le développement de la spéculation
boursière aux USA.

Section 3 : La crise financière de 1929.


Au début du 20ème siècle, les USA sont une nation capitaliste pratiquant
l’économie de marchés. L’idée développée était que la richesse est à portée de
tous par le travail des marchés financiers et de la spéculation boursière.
Le jeudi 24 octobre 1924, appelé encore « jeudi noir », on va enregistrer
l’effondrement des marchés financiers américains entraînant la crise financière
de 1929.
Les conséquences de la crise financière :
La perte de confiance des américains au système capitaliste, la contagion
de la crise, la ruine des millions d’américains, l’arrivée du Keynésianisme
en Europe.
La contagion de la crise financière dans le RDM est favorisée par les
interdépendances des banques internationales et le cercle vicieux du
protectionnisme.

Section 4 : Les conséquences de la crise financière de 1929 en Afrique.


L’économie coloniale de l’Afrique du Nord  :
La contagion s’est manifestée avec un léger retard à partir de 1932. Le
secteur le plus touché était l’agriculture à cause de la dépendance au
crédit bancaire et aux marchés extérieurs.
Les exploitants agricoles qui se sont endettés ne pouvaient plus
rembourser leurs crédits. La production minière est également affectée
car elle était exportée. L’artisanat est aussi touché à cause de la baisse
de l’arrivée des touristes.

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Chapitre 4 : L’État providence et le retour de la mondialisation.
En H.P.E, on se situe dans la période de la fin du Keynésianisme et le retour du
libéralisme.
N.B : Le plan Marshall est une idée de Keynes.
Section 1 : Le New Deal
Durant la crise de 1929, les USA connaissent une spirale déflationniste, la
dépression continue de s’aggraver aux États-Unis et la situation sociale tend à
devenir explosive et le chômage continue d’augmenter. En novembre 1932, il y
a l’arrivée au pouvoir du président Franklin Delanoë Roosevelt qui va prendre
des mesures pragmatiques pour résoudre la crise. Ces mesures sont
d’inspiration keynésienne, qui vont permettre de réduire le chômage et de
relancer l’activité économique. Et ces mesures vont être mises en œuvre dans
des secteurs tels que l’agriculture, l’industrie, le secteur étatique et le secteur
bancaire.
- L’intervention de l’État dans le secteur agricole :
Les autorités américaines vont tenter le redressement des pays agricoles
en subventionnant une réduction volontaire de la production des blés,
maïs et de coton. Cette réduction va par la suite devenir obligatoire.

- L’intervention dans l’industrie  :


Il va y avoir une concentration entre les industriels sous la supervision du
gouvernement pour définir les prix de marché, les quotas de production
et les minimas salariaux dont le but est de casser les prix en baisse, pour
enrayer la surproduction.

- L’implication de l’Etat dans l’activité économique :


Elle va marquer la rupture avec la tradition non interventionniste
américaine. L’intervention de l’État : c’est le cas par exemple de l’État du
Tennessee qui était en retard par rapport aux autres États. Ainsi, le
gouvernement américain va mettre en œuvre des grands travaux de
construction de barrages et d’usine hydroélectrique pour relancer
l’économie à travers la taxe sur la valeur ajoutée. C’est ce qu’on appelle
la relance par la consommation.

- La régulation du secteur bancaire :

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En 1933, l’état va intervenir pour réguler le secteur bancaire par la
création d’un système d’assurance fédérale des dépôts bancaires et la
séparation des activités bancaires de celle de la spéculation boursière.

Résumé : le keynésianisme de la politique de renouvelle est caractérisée


de l’intervention de l’État dans l’agriculture, l’industrie, la régularisation
du système bancaire et la mise en œuvre des grands travaux
d’infrastructures qui vont permettre de lutter contre le chômage et de
relancer l’activité économique par la demande. C’est la politique du New
Deal.

Section 2 : L’arrivée du Keynésianisme en Europe : le plan Marshall


- La construction européenne et le plan Marshall :
Les USA accordent aux États européens sauf à l’URSS et les pays satellites
les crédits pour la mise en place des grands travaux d’infrastructure pour
la reconstruction Européenne. Ce qui va entraîner le retour de la
croissance économique en Europe, après la Seconde Guerre mondiale. La
mise en œuvre du keynésianisme en Europe peut être résumé par
l’expansion budgétaire, la réduction de la fiscalité et l’accompagnement
monétaire.

- L’essor de l’économie mondiale après la mise en œuvre du plan


Marshall  :
Entre 1945 et 1965, les PIB de tous les pays occidentaux sont multipliés
par 3. L’Europe va connaître le retour du plein-emploi et l’arrivée de
techniques de production et de consommation américaine. L’une de ses
techniques de production s’appelait le fordisme qui, s’est inspirée du
taylorisme.

Le fordisme : tâches d’exécutions répétitives qui sont assignées à chaque


ouvrier qui travaillent à la chaîne avec les autres ouvriers.

- L’essor du commerce international :


Il est impulsif par l’accord général sur les tarifs douaniers et le commerce
(GATT), qui a entraîné la mise en place de l’OMC qui vise à permettre une

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concurrence commerciale loyale entre les nations et, de soutenir la
liberté des échanges.

- Le retour de la stabilité monétaire  :


Grâce aux accords de Bretton-Woods pour résoudre le problème de
désordre monétaire constaté pendant la première la Seconde Guerre
mondiale, 44 pays se réunissent en juillet 1944 à Bretton-Woods pour
organiser le système monétaire international d’après guerre.
Pendant les deux guerres mondiales, on a observé les dévaluations, les
crises de change et l’utilisation abusive de la planche à billets après
l’abandon du système de l’étalon-or. Lors des négociations de Bretton-
Woods, Keynes est le chef de la délégation britannique et propose la
création d'un système monétaire international appelé le « Bancor » qui
permettrait de retrouver la stabilité des changes entre les monnaies
nationales. Cependant, c’est la position américaine défendue par Henry
White qui est retenue. Par conséquent, il y’a eu la naissance d’un
nouveau système monétaire international : l’étalon échange-or.
Dans l’ancien système monétaire international appelé étalon-or, les
monnaies étaient définies par rapport à l’or.
Dans le nouveau système par contre, les monnaies sont définies par
rapport au dollar, lui-même défini par rapport à l’or. C’est ce qui va
entraîner une certaine prédominance du dollar.

Résumé : le nouveau système monétaire international mis en œuvre


après les accords de Bretton-Woods consistait à la mise en place d’un
système de change fixe dans lequel chaque monnaie est convertible en
dollar. Le dollar est en lui-même convertible en or. Hormis la naissance
de ce nouveau système monétaire international, les accords de Bretton-
Woods on peut également permis la naissance du Fonds Monétaire
International (FMI) afin de faciliter le maintien de la stabilité monétaire
international.

Section 3 : Le choc pétrolier de 1973 à la chute du mur de Berlin.


Le choc pétrolier de 1973 marque la fin du Keynésianisme et le retour du
libéralisme.
- La fin du système étalon échange-or  :

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À partir de 1971 le système de l’étalon d’échange-or dépérit lentement
après une première dévaluation du dollar par rapport à l’or. Depuis 1971,
le système monétaire international est devenu instable mais, le dollar
reste toujours le moyen de paiement international le plus utilisé. Le 15
août 1971, le président Nixon annonce la fin de la convertibilité du dollar
en or. On passe alors à un nouveau système appelé : étalon d’échange-
dollar.
Actuellement, le dollar est concurrencé sur le plan international par le
yen et l’euro.
- Les chocs pétroliers des années 70 :
La croissance économique étant fondée sur le développement industriel
qui consomme de plus en plus d’énergie, le pétrole avait donc une place
importante dans les pays développés. Entre 1950 et 1973, la
consommation mondiale d’énergie augmente. En 1973 l’Europe est
dépendante du pétrole importé à hauteur de 60 % de son
approvisionnement énergétique total.
Le 6 octobre 1973, l’Égypte et la Syrie déclenche simultanément une
offensive militaire surprise contre Israël : c’est le début de la guerre de
Kippour.
Les pays de l’OPEP dominé par les pays arabes augmentent les prix du
pétrole pour protester contre le soutien de l’Occident à Israël, ce qui a
entraîné dans les pays industrialisés la stagflation (coalition du chômage
et de l’inflation), car leurs économies dépendent de l’industrie du
pétrole.

Section 4 : Le retour du libre-échange et du laissez-faire, laisser-aller.


Pour mettre fin au chômage et à l’inflation, les gouvernements vont
abandonner le keynésianisme pour un retour au libre échange où, l’État
n’assure que ses missions régaliennes. Ce retour au libre-échange a été impulsé
aux États-Unis par le président Reagan et en Angleterre par la première
ministre Margaret Thatcher qui vont démanteler les politiques d’inspiration
keynésienne instaurées par leurs prédécesseurs.
Cette période est également marquée par le choc technologique des années 90
où on a vu la naissance d’Internet et d’autres nouveaux moyens de
l’information et de la communication. Cela va entraîner ce que l’on appelle
aujourd’hui la nouvelle économie de l’information. Cette période est

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I.J.B Say
également marquée par la nouvelle économie écologique c’est-à-dire, la
croissance économique doit tenir compte de l’environnement.

Chapitre 5 : La place de l’Afrique dans la mondialisation économique du


commerce.
L’insertion de l’Afrique dans le commerce international (l’Afrique n’est pas
toujours bien insérée).
- Causes de la non insertion de l’Afrique :
La dégradation des termes de l’échange c’est-à-dire, les produits
exportés coûtent moins cher que se transformés et importés en Afrique.
Cela est dû au fait que nous n’arrivons pas à transformer nos produits en
produits finis. C’est ce qui serait à l’origine de la dégradation des termes
de l’échange.
Le manque de diversification de l’économie. En effet, économie de bon
nombre de pays africains se repose sur un secteur, c’est une économie
de rente.

- Solutions pour mieux s’insérer  :


Transformer nos matières premières en produits finis pour gagner en
valeur ajoutée lors des exportations.
Limiter la spécialisation de l’économie sur un secteur (diversifié
l’économie), c’est-à-dire développé d’autres pôles pouvant faire tourner
l’économie.
Produire des biens de substitution aux importations (bien locaux de
consommation) afin de pouvoir lutter contre l’inflation importée.
Développer les nouvelles technologies de l’information et de la
communication.
Développer le secteur agricole afin d’assurer l’autosuffisance
alimentaire.

La place de l’Afrique dans le commerce international.


Pour que l’Afrique puisse participer aux échanges il faut  :
Une globalisation financière.
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I.J.B Say
La stabilité sociale, économique et politique pour la sécurité des
investissements et pour lutter contre la corruption.
Renforcer le processus d’intégration africain.

- Les risques liés à la globalisation économique et financière  :


(Voir le graph sur la santé de l’évolution d’une économie au fil des
années)

- Ce qui influence la conjoncture économique d’un pays (son évolution


économique) :
● les facteurs externes :
Les chocs internationaux (crise de l’exportateur international qui peut
toucher l’importateur)
Les catastrophes naturelles.
Les guerres.
L’augmentation imprévue des prix du pétrole.

●les facteurs internes : La politique économique : conjoncturelle et


structurelle.
1) La politique conjoncturelle
Politique budgétaire (mobilisation des recettes par le biais des
impositions et les emprunts et, les dépenses d’investissements de l’Etat)
Politique monétaire (prise par la banque centrale)
2) la politique structurelle
Les lois de la réglementation et toutes les politiques prises afin de
changer l’économie à long terme (politique d’éducation).

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