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fr] édité le 25 juillet 2014 Enoncés 1

Espaces préhilbertiens réels Calcul dans un espace préhilbertien


Exercice 6 [ 01572 ] [correction]
Produit scalaire Soit E espace vectoriel muni d’un produit scalaire (. | .).
Pour a ∈ E non nul et λ ∈ R, résoudre l’équation
Exercice 1 [ 01568 ] [correction]
(a | x) = λ
Soit n ∈ N. Montrer que
n
X d’inconnue x ∈ E.
ϕ(P, Q) = P (k)Q(k)
k=0
définit un produit scalaire sur Rn [X] Exercice 7 [ 00507 ] [correction]
Soit (e1 , e2 , . . . , en ) une famille de vecteurs unitaires d’un espace préhilbertien réel
E telle que
n
Exercice 2 [ 01569 ] [correction] 2
X
Montrer que ∀x ∈ E, kxk = (ei | x)2
Z 1 i=1
ϕ(f, g) = f (t)g(t)(1 − t2 ) dt Montrer que (e1 , e2 , . . . , en ) constitue une base orthonormée de E.
−1
définit un produit scalaire sur l’espace E = C([−1, 1] , R).
Exercice 8 [ 00508 ] [correction]
Soient E un espace préhilbertien réel et f, g : E → E telles que
Exercice 3 [ 01570 ] [correction]
Soit E = C 1 ([0, 1] , R). Pour f, g ∈ E, on pose ∀x, y ∈ E, (f (x) | y) = (x | g(y))
Z 1 Montrer que f et g sont linéaires.
ϕ(f, g) = f (0)g(0) + f 0 (t)g 0 (t) dt
0
Exercice 9 [ 00509 ] [correction]
Montrer que ϕ est un produit scalaire sur E. Soient E un espace préhilbertien réel et f : E → E une application surjective telle
que pour tout x, y ∈ E, on ait
Exercice 4 [ 01571 ] [correction] (f (x) | f (y)) = (x | y)
Soient E = R2 et a, b, c, d ∈ R. Pour u = (x, y) et v = (x0 , y 0 ) ∈ R2 , on pose
Montrer que f est un endomorphisme de E.
ϕ(u, v) = axx0 + bxy 0 + cx0 y + dyy 0
A quelle(s) condition(s) sur a, b, c, d a-t-on ϕ produit scalaire sur R2 ? Exercice 10 [ 00510 ] [correction]
Soient x, y deux vecteurs non nuls d’un espace préhilbertien réel. Etablir

Exercice 5 [ 01580 ] [correction] kx − yk
x y
− =

On définit une application ϕ : R [X] × R [X] → C par kxk2
2
kyk kxk kyk
Z π
1
ϕ(P, Q) = P (eiθ )Q(e−iθ ) dθ
2π −π Exercice 11 [ 03180 ] [correction]
a) Montrer que ϕ définit un produit scalaire sur R [X]. Soit S l’ensemble des vecteurs de norme 1 d’un espace préhilbertien réel. Montrer
b) Montrer que (X n )n∈N est une base orthonormale pour ce produit scalaire. ∀x, y ∈ S, x 6= y ⇒ ∀λ ∈ R\ {0, 1} , (1 − λ)x + λy ∈
/S

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Calcul dans un espace euclidien Exercice 17 [ 02733 ] [correction]


Soient c ∈ R, (E, h., .i) un espace euclidien de dimension n > 2, v1 , . . . , vn des
Exercice 12 [ 00521 ] [correction] vecteurs unitaires de E deux à deux distincts tels que :
Soit (e1 , e2 , . . . , en ) une famille de vecteurs unitaires d’un espace euclidien réel E 2
∀(i, j) ∈ {1, . . . , n} , i 6= j ⇒ hvi , vj i = c
telle que
n
∀x ∈ E,
X
(ek | x)2 = kxk
2 Déterminer une condition nécessaire et suffisante sur c pour que (v1 , . . . , vn ) soit
k=1
nécessairement liée.
Montrer que (e1 , . . . , en ) est une base orthonormée de E.
Inégalité de Cauchy Schwarz
Exercice 13 [ 01584 ] [correction] Exercice 18 [ 01575 ] [correction]
Soient E un espace vectoriel euclidien et f ∈ L(E) tel que Soit (x1 , x2 , . . . , xn ) ∈ Rn . Montrer
∀x, y ∈ E, (f (x) | y) = (x | f (y)) n
!2 n
X X
xk 6n x2k
a) Montrer que la matrice de f dans une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) est
k=1 k=1
symétrique.
b) Montrer que le noyau et l’image de f sont supplémentaires et orthogonaux. Etudier les cas d’égalités.

Exercice 14 [ 00522 ] [correction] Exercice 19 [ 01576 ] [correction]


Soit f un endomorphisme d’un espace vectoriel euclidien E tel que Soient x1 , . . . , xn > 0 tels que x1 + · · · + xn = 1.
Montrer que
∀x, y ∈ E, (f (x) | y) = (x | f (y)) X n
1
> n2
Montrer xk
k=1
Imf = (ker f )⊥ Préciser les cas d’égalité.

Exercice 15 [ 00523 ] [correction] Exercice 20 [ 01577 ] [correction]


Soit f un endomorphisme d’un espace vectoriel euclidien E tel que On considère C 0 ([a, b] , R) muni du produit scalaire
∀x ∈ E, (f (x) | x) = 0 Z b
(f | g) = f (t)g(t)dt
Comparer ker f et Imf . a

Pour f strictement positive sur [a, b] on pose


Z b b
Exercice 16 [ 02396 ] [correction]
Z
dt
Soit (E, h | i) un espace euclidien non nul et u ∈ L(E) tel que tr(u) = 0. `(f ) = f (t) dt
a a f (t)
a) Montrer qu’il existe x ∈ E\ {0} tel que hu(x) | xi = 0.
b) Montrer qu’il existe une base orthonormée de E dans laquelle la matrice de u Montrer que `(f ) > (b − a)2 .
est à diagonale nulle. Etudier les cas d’égalités.

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Exercice 21 [ 01578 ] [correction]


R1
Orthogonal d’une partie, d’un sous-espace vectoriel
Soit f : [0, 1] → R continue et positive. On pose In = 0 tn f (t) dt.
Montrer Exercice 26 [ 01585 ] [correction]
2
In+p 6 I2n I2p Soient F et G deux sous-espaces vectoriels d’un espace vectoriel euclidien E.
Exprimer (F ∪ G)⊥ en fonction de F ⊥ et G⊥ .

Exercice 22 [ 00504 ] [correction]


Soient A, B ∈ Sn (R). Montrer Exercice 27 [ 03081 ] [correction]
Soit E = C ([−1, 1] , R) muni du produit scalaire défini par
2
(tr(AB + BA)) 6 4tr(A2 )tr(B 2 ) Z 1
hf | gi = f (t)g(t) dt
−1

Exercice 23 [ 03883 ] [correction] On pose


Soit A = (ai,j )16i,j6n une matrice réelle vérifiant
F = {f ∈ E/∀t ∈ [−1, 0] , f (t) = 0} et G = {g ∈ E/∀t ∈ [0, 1] , g(t) = 0}
n n
a) Montrer que F ⊥ = G.
X X
∀i ∈ {1, . . . , n} , ai,i > 1 et a2i,j < 1
i=1 j=1,j6=i b) Les sous-espaces vectoriels F et G sont-ils supplémentaires ?

a) Montrer
∀X ∈ Rn \ {0} , t XAX > 0 Exercice 28 [ 00516 ] [correction]
On munit Mn (R) du produit scalaire défini par
b) En déduire que la matrice A est inversible.
(A | B) = tr(t AB)

Orthogonalité a) Montrer que la base canonique (Ei,j )16i,j6n de Mn (R) est orthonormée.
b) Observer que les espaces Sn (R) et An (R) sont supplémentaires orthogonaux.
c) Etablir que pour tout A ∈ Mn (R) on a
Exercice 24 [ 01579 ] [correction]
Soient E un espace euclidien et x, y ∈ E. Montrer que x et y sont orthogonaux si, √ p
tr(A) 6 n tr(t AA)
et seulement si,
∀λ ∈ R, kx + λyk > kxk et préciser les cas d’égalité.

Exercice 25 [ 00303 ] [correction]


Algorithme de Gram-Schmidt
Soit f un endomorphisme d’un espace euclidien E vérifiant
Exercice 29 [ 01581 ] [correction]
∀x, y ∈ E, x⊥y ⇒ f (x)⊥f (y) Dans R3 muni du produit scalaire canonique, orthonormaliser en suivant le
procédé de Schmidt, la famille (u, v, w) avec
Montrer qu’il existe λ ∈ R+ vérifiant
u = (1, 0, 1), v = (1, 1, 1), w = (−1, 1, 0)
∀x ∈ E, kf (x)k = λ kxk

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Exercice 30 [ 03805 ] [correction] Montrer que p est une projection orthogonale sur un plan dont on précisera une
a) Enoncer le procédé d’orthonormalisation de Gram-Schmidt. équation.
b) Orthonormaliser la base canonique de R2 [X] pour le produit scalaire
Z 1
(P, Q) 7→ P (t)Q(t) dt Exercice 35 [ 01592 ] [correction]
−1 Soient a et b deux vecteurs distincts d’un espace vectoriel euclidien E tels que

Projections et symétries orthogonales kak = kbk

Montrer qu’il existe une unique réflexion échangeant a et b.


Exercice 31 [ 01588 ] [correction]
On considère un espace vectoriel euclidien E muni d’une base orthonormée
B = (i, j, k). Exercice 36 [ 01593 ] [correction]
Former la matrice dans B de la projection orthogonale sur le plan P d’équation Soit E un espace vectoriel euclidien de dimension supérieure à 2.
x + y + z = 0. 2
Soient x et y deux vecteurs distincts de E tels que (x | y) = kyk .
Montrer qu’il existe un unique hyperplan H de E tel que y = pH (x).
Exercice 32 [ 01589 ] [correction]
On considère un espace vectoriel euclidien E muni d’une base orthonormée
B = (i, j, k). Exercice 37 [ 01594 ] [correction]
Former la matrice dans B de la symétrie orthogonale sur le plan P d’équation Soit E = C([−1, 1] , R).
x = z. Pour f, g ∈ E, on pose Z 1
ϕ(f, g) = f (t)g(t)dt
−1
Exercice 33 [ 01590 ] [correction]
On considère R4 muni de sa structure euclidienne canonique et F le sous-espace a) Montrer que ϕ est un produit scalaire sur E.
vectoriel de R4 défini par b) On note P et I les sous-ensembles de E formés des fonctions paires et impaires.
Montrer que I = P ⊥ .
F = (x, y, z, t) ∈ R4 | x + y + z + t = x − y + z − t = 0 c) Soit ψ : f 7→ fˆ avec fˆ : x 7→ f (−x).


Montrer que ψ est la symétrie orthogonale par rapport à P.


a) Déterminer une base orthonormale du supplémentaire orthogonal de F .
b) Ecrire la matrice dans la base canonique de R4 de la projection orthogonale sur
F.
Exercice 38 [ 01596 ] [correction]
c) Ecrire la matrice dans la base canonique de R4 de la symétrie orthogonale par
Soit E un espace vectoriel euclidien, H et H 0 deux hyperplans de E.
rapport à F .
On note s et s0 les réflexions par rapport à H et H 0 .
d) Calculer d(u, F ) où u = (1, 2, 3, 4).
A quelle condition s et s0 commutent-elles et préciser alors s ◦ s0 .

Exercice 34 [ 01591 ] [correction]


Soit E un espace vectoriel euclidien muni d’une base orthonormée B = (i, j, k). Exercice 39 [ 03403 ] [correction]
Soit p ∈ L(E) déterminé par Soient x et y deux vecteurs non nul d’un espace euclidien E.
  A quelle condition sur x et y, le projeté orthogonal du vecteur x sur la droite
5 −2 1 Vect(y) est-il égal au projeté orthogonal de y sur la droite Vect(x) ?
1
MatB (p) = −2 2 2 
6
1 2 5

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Exercice 40 [ 03803 ] [correction] Exercice 44 [ 03764 ] [correction]


Montrer que la matrice Soit A = (ai,j )16i,j6n ∈ Mn (R). Calculer
   
1 −2 −2
1 X 2
M= −2 1 −2  inf  (ai,j − mi,j ) 
3 M ∈Sn (R)
−2 −2 1 16i,j6n

est orthogonale.
Calculer det(M ). Qu’en déduire d’un point de vue géométrique ?
Exercice 45 [ 03117 ] [correction]
Donner les caractéristiques géométriques de M .
a) Montrer que (A | B) = tr (At B) définit un produit scalaire sur Mn (R).
b) Montrer que Sn (R) et An (R) sont supplémentaires et orthogonaux.
Exprimer la distance de
Distance à un sous-espace vectoriel
 
1 2 3
Exercice 41 [ 00073 ] [correction] M =  0 1 2  ∈ M3 (R)
On munit E = C([−1, 1] , R) du produit scalaire : 1 2 3

1 à S3 (R).
Z
1
(f | g) = f (x)g(x) dx c) Montrer que l’ensemble H des matrices de trace nulle est un sous-espace
2 −1
vectoriel de Mn (R) et donner sa dimension.
Pour i ∈ {0, 1, 2, 3}, on note Pi (x) = xi . Donner la distance à H de la matrice J dont tous les coefficients valent 1.
a) Montrer que la famille (P0 , P1 , P2 ) est libre mais pas orthogonale.
b) Déterminer, par le procédé de Schmidt, une base orthonormée (Q0 , Q1 , Q2 ) de
F = Vect(P0 , P1 , P2 ) à partir de la famille (P0 , P1 , P2 ). Exercice 46 [ 02571 ] [correction]
c) Calculer la projection orthogonale de P3 sur F et la distance de P3 à F . R1
a) Montrer que (f | g) = 0 f (t)g(t) dt définit un produit scalaire sur l’ensemble E
des fonctions continues sur R engendré par f1 (x) = 1, f2 (x) = ex et f3 (x) = x.
b) Pour quels réel a et b la distance de f2 (x) à g(x) = ax + b est-elle minimale ?
Exercice 42 [ 00527 ] [correction]
a) Montrer que (P | Q) = P (0)Q(0) + P (1)Q(1) + P (2)Q(2) définit un produit
scalaire sur R2 [X].  Exercice 47 [ 01598 ] [correction]
b) Calculer d(X 2 , P ) où P = aX + b/(a, b) ∈ R2 Soient n un entier supérieur à 3 et E = Rn [X].
a) Montrer que
Z 1
ϕ(P, Q) = P (t)Q(t) dt
Exercice 43 [ 02736 ] [correction] −1
On munit Mn (R) du produit scalaire rendant orthonormée la base canonique, définit un produit scalaire sur E.
dont on note k k la norme associée. Soit J la matrice de Mn (R) dont tous les b) Calculer
coefficients sont égaux à 1. Z 1 2
Si M ∈ Mn (R), calculer inf 2 kM − aIn − bJk. inf 3 t3 − (at2 + bt + c) dt
(a,b)∈R (a,b,c)∈R −1

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Exercice 48 [ 02734 ] [correction] Isométries vectorielles


Calculer le minimum de Z 1
(t3 − at2 − bt − c)2 dt Exercice 51 [ 01600 ] [correction]
0 Soit f ∈ L(E). Montrer que
pour a, b, c parcourant R.
∀x, y ∈ E, (f (x) | f (y)) = (x | y) ⇔ ∀x ∈ E, kf (x)k = kxk
Exercice 49 [ 01599 ] [correction]
[Déterminant de Gram]
Soit (x1 , . . . , xn ) une famille de vecteurs d’un espace vectoriel euclidien E. Exercice 52 [ 00344 ] [correction]
On note Soient f une isométrie vectorielle d’un espace vectoriel euclidien E et
G(x1 , . . . , xn ) = ((xi | xj ))16i,j6n ∈ Mn (R) F = ker(f − Id). Montrer
f (F ⊥ ) = F ⊥
a) Montrer que si (x1 , ..., xn ) est liée alors
det G(x1 , . . . , xn ) = 0
Exercice 53 [ 01601 ] [correction]
b) On suppose désormais que la famille (x1 , ..., xn ) est libre et on pose
Soit f : E → E une application. Justifier l’équivalence suivante
F = Vect(x1 , . . . , xn )
∀(x, y) ∈ E 2 , (f (x) | f (y)) = (x | y) ⇔ f ∈ O(E)
On note M = MatB (x1 , x2 , . . . , xn ) où B est une base orthonormée de F .
Exprimer G(x1 , . . . , xn ) en fonction de M et de t M . En déduire que
det G(x1 , . . . , xn ) > 0 Exercice 54 [ 01603 ] [correction]
Soient F un sous-espace vectoriel d’un espace vectoriel euclidien E et f ∈ O(E)
c) On introduit de plus x ∈ E. Montrer que tels que f (F ) ⊂ F .
Montrer
s
det G(x, x1 , . . . , xn )
d(x, F ) = f (F ) = F et f (F ⊥ ) = F ⊥
det G(x1 , . . . , xn )

Exercice 50 [ 00526 ] [correction] Exercice 55 [ 01605 ] [correction]


[Déterminant de Gram] Soient E un espace vectoriel euclidien et f une isométrie vectorielle de E. On pose
Soit E un espace préhilbertien réel. Pour (u1 , . . . , up ) famille de vecteurs de E, on g = f − Id.

note G(u1 , . . . , up ) la matrice de Mp (R) dont le coefficient d’indice (i, j) est a) Montrer que Img = (ker g) .
(ui | uj ). b) Soit p la projection orthogonale sur ker g.
a) Montrer que si la famille (u1 , . . . , up ) est liée alors Pour tout n ∈ N? on considère
det G(u1 , . . . , up ) = 0 1
pn = (Id + f + f 2 + · · · + f n−1 )
n
b) Etablir la réciproque.
c) Montrer que si (e1 , . . . , ep ) est une base d’un sous-espace vectoriel F de E alors Démontrer que pour tout x ∈ E
pour tout x ∈ E,
lim k(pn − p)(x)k = 0
s
det G(e1 , . . . , ep , x) n→∞
d(x, F ) =
det G(e1 , . . . , ep )

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Exercice 56 [ 00343 ] [correction] Exercice 61 [ 02404 ] [correction]


Soient F un sous-espace vectoriel d’un espace vectoriel euclidien E et f ∈ O(E). Soit A = (ai,j )16i,j6n ∈ On (R).
Montrer a) Montrer
f (F ⊥ ) = f (F )⊥
X √
|ai,j | 6 n n
16i,j6n

Exercice 57 [ 01606 ] [correction] b) Montrer


Soient a un vecteur unitaire d’un espace vectoriel euclidien E, α un réel et
X

fα : E → E l’application définie par

ai,j 6 n
16i,j6n
fα (x) = x + α(x | a).a
c) Peut-on avoir simultanément :
a) Montrer que {fα | α ∈ R} est stable pour le produit de composition et observer


que fα et fβ commutent. X X
|ai,j | = n n et ai,j = n ?
b) Calculer fαp pour p ∈ N.
16i,j6n 16i,j6n
c) Montrer que fα est inversible si, et seulement si, α 6= −1. Quelle est la nature
de f−1 ?
d) Montrer
fα ∈ O(E) ⇔ α = 0 ou α = −2 Exercice 62 [ 02743 ] [correction]
Soit A = (ai,j )16i,j6n une matrice réelle orthogonale. Montrer que
Quelle est la nature de f−2 ?


X
ai,j 6 n

Exercice 58 [ 00346 ] [correction]

16i,j6n
Soient E un espace vectoriel euclidien et f : E → E une application telle que

∀x, y ∈ E, (f (x) | f (y)) = (x | y)


Exercice 63 [ 02745 ] [correction]
En observant que l’image par f d’une base orthonormée est une base orthonormée Soient (a, b, c) ∈ R3 , σ = ab + bc + ca, S = a + b + c et la matrice
montrer que f est linéaire.  
a b c
M = c a b 
Matrices orthogonales b c a

Exercice 59 [ 03926 ] [correction] a) Montrer


Soient A et B dans On (R) telle que (A + 2B)/3 appartienne à On (R). Que dire de M ∈ O3 (R) ⇔ σ = 0 et S ∈ {−1, 1}
A et B ? b) Montrer
M ∈ SO3 (R) ⇔ σ = 0 et S = 1

Exercice 60 [ 00339 ] [correction] c) Montrer que M est dans SO3 (R) si, et seulement si, il existe k ∈ [0, 4/27] tel
Quelles sont les matrices orthogonales triangulaires supérieures ? que a, b et c sont les racines du polynôme X 3 − X 2 + k.

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Exercice 64 [ 02747 ] [correction] Mesures angulaires


Soit  
A B
M= ∈ On (R) Exercice 70 [ 01597 ] [correction]
C D
Soient E un espace vectoriel euclidien et u, v, w trois vecteurs unitaires.
où A ∈ Mp (R) et D ∈ Mn−p (R). On pose
Montrer que α = Ecart(u, v), β = Ecart(v, w) et θ = Ecart(u,w)
(det A)2 = (det D)2
En projetant v sur un plan contenant u et w, montrer que θ 6 α + β.

Exercice 65 [ 02926 ] [correction]


Soient p, q, r des réels et  
p q r
A= r p q 
q r p
Montrer que A est une matrice de rotation si, et seulement si, p, q, r sont les trois
racines d’un polynôme de la forme X 3 − X 2 + a où a est à préciser. Indiquer les
éléments de la rotation.

Exercice 66 [ 03171 ] [correction]


Soit A ∈ Mn (R) une matrice inversible vérifiant

At A = t AA

Montrer que la matrice Ω = t A−1 A est orthogonale.

Isométries du plan
Exercice 67 [ 01607 ] [correction]
Soit u et v deux vecteurs unitaires d’un plan vectoriel euclidien orienté.
Quels sont les isométries vectorielles qui envoient u sur v ?

Exercice 68 [ 01608 ] [correction]


Soit E un plan euclidien orienté, r une rotation de E et s une réflexion de E.
Calculer s ◦ r ◦ s et r ◦ s ◦ r.

Exercice 69 [ 01609 ] [correction]


A quelle condition une réflexion σ et une rotation r du plan commutent ?

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[http://mp.cpgedupuydelome.fr] édité le 25 juillet 2014 Corrections 9

Corrections Pour u = (−b, a), ϕ(u, u) > 0 donne

ad > b2
Exercice 1 : [énoncé]
Symétrie, bilinéarité et positivité : claires. Inversement, si a > 0, ad > b2 et b = c alors en reprenant l’étude ci-dessus, on
Si ϕ(P, P ) = 0 alors montre que ϕ est un produit scalaire.
Xn
P (k)2 = 0
k=0
Exercice 5 : [énoncé]
donc a) Par le changement de variable réelle ξ = −θ, on vérifie
∀k ∈ {0, 1, . . . , n} , P (k) = 0
ϕ(P, Q) = ϕ(Q, P )
Ainsi P admet au moins n + 1 racines, or deg P 6 n donc P = 0.
D’autre part
ϕ(P, Q) = ϕ(Q, P ) = ϕ(P, Q)
Exercice 2 : [énoncé]
donc ϕ(P, Q) ∈ R.
Symétrie, bilinéarité et positivité : claires.
ϕ est donc une application symétrique à valeurs réelles.
Si ϕ(f, f ) = 0 alors par nullité de l’intégrale d’une fonction continue et positive,
La bilinéarité et la positivité ne posent pas de problèmes.
on a pour tout t ∈ [−1, 1], f (t)2 (1 − t2 ) = 0 et donc pour tout t ∈ ]−1, 1[, f (t) = 0.
Si ϕ(P, P ) = 0 alors par nullité de l’intégrale d’une fonction continue positive, on a
Par continuité de f en 1 et −1, on obtient f (t) = 0 sur [−1, 1].
On peut alors conclure que ϕ est un produit scalaire. ∀θ ∈ R, P (eiθ ) = 0

Le polynôme réel P admet alors une infinité de racines complexes situées sur
Exercice 3 : [énoncé]
U = {z ∈ C/ |z| = 1}
ϕ est clairement une forme bilinéaire symétrique.
On a aussi ϕ(f, f ) > 0 et b) La famille (X n )n∈N est une base de R [X]. Elle est orthonormale car
ϕ(f, f ) = 0 ⇒ f (0) = 0 et f 0 = 0 1
Z π 
1 si k = `
k ` i(k−`)θ
ϕ(X , X ) = e dθ =
2π −π 0 sinon
car f 02 est continue, positive et d’intégrale nulle. On en déduit

ϕ(f, f ) = 0 ⇒ f = 0
Exercice 6 : [énoncé]
Considérons le vecteur
λ
Exercice 4 : [énoncé] x0 = 2a
kak
Il est immédiat que ϕ est une forme bilinéaire.
Supposons que ϕ soit un produit scalaire sur R2 . On a
En prenant u = (1, 0) et v = (0, 1), la symétrie ϕ(u, v) = ϕ(v, u) donne b = c. (a | x0 ) = λ
On a et donc x0 ∈ S.
ϕ(u, u) = ax2 + 2bxy + dy 2 Soit x ∈ E,
Pour u = (1, 0), ϕ(u, u) > 0 donne a > 0. x ∈ S ⇔ (a | x − x0 ) = 0
donc
b ad − b2 2
ϕ(u, u) = ax2 + 2bxy + dy 2 = a(x + y)2 + y S = x0 + Vect(a)⊥
a a
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Exercice 7 : [énoncé] Exercice 11 : [énoncé]


Pour j ∈ {1, . . . , n}, Soient x, y ∈ S avec x 6= y et λ ∈ R. On a
n
X
2
kej k = (ei | ej )2 2
k(1 − λ)x + λyk = λ2 + 2λ(1 − λ)(x | y) + (1 − λ)2
i=1
qui est une expression polynomiale en λ dont le coefficient du second degré est
donc (ei | ej ) = 0 pour tout i 6= j. Ainsi la famille (e1 , e2 , . . . , en ) est orthonormée.
Si la famille (e1 , e2 , . . . , en ) n’est pas une base, on peut déterminer en+1 ∈ E tel 2 − 2(x | y)
que (e1 , e2 , . . . , en , en+1 ) soit libre. Par le procédé d’orthonormalisation de
Schmidt, on peut se ramener au cas où Puisque les vecteurs x et y sont distincts et de même norme, ils ne peuvent être
positivement liés et donc
en+1 ∈ Vect(e1 , . . . , en )⊥ (x | y) < kxk kyk = 1
Mais alors Par suite
n
2
X
2 2 − 2(x | y) > 0
ken+1 k = (ei | en+1 ) = 0
2
i=1 Ainsi la quantité k(1 − λ)x + λyk est une expression polynomiale du second degré
ce qui est contradictoire. exactement. Puisque celle-ci prend la valeur 1 pour λ = 0 et pour λ = 1, elle ne
Par suite la famille (e1 , e2 , . . . , en ) est une base orthonormée. peut reprendre la valeur 1 pour aucune autre valeur λ et ceci permet de conclure.

Exercice 12 : [énoncé]
Exercice 8 : [énoncé]
Pour j ∈ {1, . . . , n},
Aisément n
(f (λx + λ0 x0 ) | y) = . . . = (λf (x) + λ0 f (x0 ) | y) 2
X
kej k = (ek | ej )2
et comme ceci vaut pour tout y on peut conclure à la linéarité de f . k=1

Idem pour g. donc (ek | ej ) = 0 pour tout k 6= j. Ainsi la famille (e1 , e2 , . . . , en ) est
orthonormée.
Soit x ∈ Vect(e1 , . . . , en )⊥ . On a
Exercice 9 : [énoncé] n
Aisément 2
X
kxk = (ek | x)2 = 0
(f (λx + λ0 x0 ) | f (y)) = (λf (x) + λ0 f (x0 ) | f (y)) k=1

donc donc Vect(e1 , . . . , en )⊥ = {0} puis Vect(e1 , . . . , en ) = E. Par suite la famille


f (λx + λ0 x0 ) − (λf (x) + λ0 f (x0 )) ∈ (Imf )⊥ = {o} (e1 , . . . , en ) est génératrice et c’est bien entendu une famille libre (car
d’où la linéarité de f . orthonormée) donc une base de E.

Exercice 10 : [énoncé] Exercice 13 : [énoncé]


En développant le produit scalaire a) A = MatB (f ) = (ai,j ) avec ai,j = (ei | f (ej )) = (f (ei ) | ej ) = aj,i .
b) Soit x ∈ ker f et z = f (y) ∈ Imf .
(x | z) = (x | f (y)) = (f (x) | y) = (0 | y) = 0 donc ker f ⊂ Imf ⊥ .
2  2
x y 1 (x | y) 1 kx − yk
− = − 2 + = De plus dim ker f = dim E − dim Imf = dim Imf ⊥ donc ker f = Imf ⊥ puis la

kxk2 2 2 2 2 2 kxk kyk

kyk kxk kxk kyk kyk conclusion.

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Exercice 14 : [énoncé] avec trA = 0. Considérons alors u0 l’endomorphisme de E 0 = Vect(ε2 , . . . , εn ) de


Soit y ∈ Imf . Il existe x ∈ E tel que y = f (x) et alors matrice A dans la base (ε2 , . . . , εn ). Puisque tru0 = trA = 0, un principe de
récurrence permet de former une base orthonormée (ε02 , . . . , ε0n ) de E 0 dans
∀z ∈ ker f , (y | z) = (f (x) | z) = (x | f (z)) = (x | 0) = 0 laquelle u0 est représenté par une matrice de diagonale nulle. La famille
donc Imf ⊂ (ker f )⊥ puis Imf = (ker f )⊥ par égalité des dimensions. (ε1 , ε02 , . . . , ε0n ) est alors une base orthonormée solution du problème posé.

Exercice 15 : [énoncé] Exercice 17 : [énoncé]


Soient x, y ∈ E. On a Etudions le problème inverse, c’est-à-dire, étudions la liberté de la famille
(f (x + y) | x + y) = 0 (v1 , . . . , vn ).
Supposons λ1 v1 + · · · + λn vn = 0E . On a alors
Or
hvi , λ1 v1 + · · · + λn vn i = cλ1 + · · · + cλi−1 + λi + cλi+1 + · · · + cλn = 0
(f (x+y) | x+y) = (f (x) | x)+(f (y) | y)+(f (x) | y)+(f (y) | x) = (f (x) | y)+(f (y) | x)
Si x ∈ ker f alors Considérons la matrice
∀y ∈ E, (x | f (y)) = −(f (x) | y) = 0
 
1 (c)
donc x ∈ (Imf )⊥ . Ainsi A=
 ..  ∈ Mn (R)


.
ker f ⊂ (Imf ) (c) 1
De plus, par la formule du rang il y égalité des dimensions et donc
et la colonne X = t (λ1 . . . λn ). Les équations précédentes fournissent le système

ker f = (Imf )
AX = 0

Exercice 16 : [énoncé] Si la matrice A est inversible alors la famille (v1 , . . . , vn ) est assurément libre.
a) Soit (e1 , . . . , en ) une base orthonormée de E. tru = 0 donne Inversement, si la famille A n’est pas inversible, il existe une relation linéaire sur
ses colonnes
n
X
hei | u(ei )i = 0 µ1 C1 + · · · + µn Cn = 0 avec (µ1 , . . . , µn ) 6= (0, . . . , 0)
i=1

Si dim E = 1 : ok Posons alors u = µ1 v1 + · · · + µn vn . On a


Si dim E > 1, il existe i 6= j tel que hei | u(ei )i > 0 et hej | u(ej )i 6 0. ∀1 6 i 6 n, hvi , ui = 0
L’application t 7→ hu(tei + (1 − t)ej ) | tei + (1 − t)ej i est continue, à valeurs
réelles et change de signe, en vertu du théorème des valeurs intermédiaires, elle et donc
s’annule et donc il existe t ∈ [0, 1] tel que pour x = tei + (1 − t)ej , hu(x) | xi = 0. u ∈ Vect(v1 , . . . , vn ) ∩ Vect(v1 , . . . , vn )⊥ = {0E }
De plus, l’indépendance de ei et ej assure x 6= 0.
La famille (v1 , . . . , vn ) est alors liée.
b) Il existe ε1 vecteur unitaire tel que
Résumons : (v1 , . . . , vn ) est libre si, et seulement si, A est inversible.
hε1 | u(ε1 )i = 0 Puisque
det A = (1 + (n − 1)c)(1 − c)n−1
On complète celui-ci en une base orthonormée (ε1 , ε2 , . . . , εn ). La matrice de u
dans cette base est de la forme   on peut conclure que (v1 , . . . , vn ) est liée si, et seulement si,
0 ?
? A c = 1 ou c = −1/(n − 1)

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Exercice 18 : [énoncé] Exercice 21 : [énoncé]


Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz appliquée au produit scalaire canonique sur Rn Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz
n
!2 n
!2 n
! n ! n
Z 1 2 Z 1 2 Z 1 Z 1
n+p n
p p
p 2n
t2p f (t) dt
X X X X X
xk = xk 1 6 2
xk 1 2
=n x2k t f (t) dt = t f (t)t f (t) dt 6 t f (t) dt
0 0 0 0
k=1 k=1 k=1 k=1 k=1

Il y a égalité si, et seulement si, (x1 , . . . , xn ) et (1, . . . , 1) sont colinéaires i.e. :


x1 = · · · = xn . Exercice 22 : [énoncé]
Sur Mn (R), on définit un produit scalaire par

(A | B) = tr(t AB)
Exercice 19 : [énoncé]
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz Pour A, B ∈ Sn (R),
!2 tr(AB + BA) = 2(A | B)
n n n
X 1 √ X 1 X
√ xk 6 xk et l’inégalité de Cauchy-Schwarz fournit la relation demandée.
xk xk
k=1 k=1 k=1

Donc Exercice 23 : [énoncé]


n
X 1
> n2 a) En notant X = (x1 , . . . , xn ), on obtient
xk
k=1 n X
n
X
t
De plus, il y a égalité si, et seulement si, il y a colinéarité des n-uplets XAX = ai,j xi xj
  i=1 j=1
1 1 √ √
√ ,..., √ et ( x1 , . . . , xn ) et donc
x1 xn n n n
X X X
t
ce qui correspond au cas où XAX = ai,i x2i + ai,j xi xj
i=1 i=1 j=1,j6=i
√ √
x1 xn Par l’inégalité triangulaire
√ = ··· = √
1/ x1 1/ xn
n n n n
X X X X
soit encore a x x
i,j i j
6 |x i | |ai,j | |xj |
x1 = · · · = xn = 1/n

i=1 j=1,j6=i i=1 j=1,j6=i

Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz


Exercice 20 : [énoncé] p v v
u  2
Soit g ∈ C([a, b] , R) l’application définie par g(t) = f (t). n X
X n
uX
u n uX n Xn
x2i t
u
Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz :
ai,j xi xj 6 t  |ai,j | |xj |
!2 Z i=1 j=1,j6=i i=1 i=1 j=1,j6=i
Z b b Z b
2 1 dt
(b − a) = g(t). dt 6 f (t) dt. = `(f ) et une nouvelle fois
a g(t) a a f (t)
 2
n n n n n
1
Il y a égalité si, et seulement si, t 7→ g(t) et t 7→
X X X X X
g(t) sont colinéaires ce qui  |ai,j | |xj | 6 a2i,j x2j 6 a2i,j x2j
correspond à f constante. j=1,j6=i j=1,j6=i j=1,j6=i j=1,j6=i j=1

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On obtient donc Exercice 26 : [énoncé]


F, G ⊂ F ∪ G donc (F ∪ G)⊥ ⊂ F ⊥ ∩ G⊥ .
n X n n n n n
X X
2
X X
2
X Soit x ∈ F ⊥ ∩ G⊥ . Pour tout y ∈ F ∪ G, en discutant selon l’appartenance de y à
x2i

ai,j x i x j
6 x a <

i=1 j=1,j6=i

i=1
i i,j
F ou G, on a (x | y) = 0 donc x ∈ (F ∪ G)⊥ . Ainsi F ⊥ ∩ G⊥ ⊂ (F ∪ G)⊥ puis
i=1 j=1,j6=i i=1
l’égalité.
puis
n
X n
X
t
XAX > ai,i x2i − x2i > 0 Exercice 27 : [énoncé]
i=1 i=1
a) Soient f ∈ F et g ∈ G.
b) Si X ∈ ker A alors t XAX = 0 et donc X = 0 en vertu de ce qui précède. Z 1 Z 1
hf | gi = f (t)g(t) dt = 0 dt = 0
−1 −1
Exercice 24 : [énoncé]
(⇒) Via Pythagore Les sous-espaces vectoriels F et G sont orthogonaux et donc G ⊂ F ⊥ .
2
(⇐) Si pour tout λ ∈ R on a kx + λyk > kxk alors 2λ(x | y) + λ2 kyk > 0. Inversement, soit g ∈ F ⊥ .
2
Si, par l’absurde (x | y) 6= 0 alors 2λ(x | y) + λ2 kyk ∼ 2λ(x | y) qui change de Montrons que, pour tout x ∈ ]0, 1[, g(x) = 0.
λ→0 Par l’absurde, supposons g(x) 6= 0 pour un x ∈ ]0, 1[ et, quitte à considérer la
signe en 0. Absurde.
fonction −g, supposons g(x) > 0. Par continuité de g, il existe α > 0 tel que
Par suite (x | y) = 0.
[x − α, x + α] ⊂ ]0, 1[ et g(t) > 0 sur [x − α, x + α]
Exercice 25 : [énoncé] Considérons alors la fonction f définie par le schéma.
Soient x, y deux vecteurs unitaires de E.
Puisque
2 2
(x + y | x − y) = kxk − kyk = 0
les vecteurs x + y et x − y sont orthogonaux et donc f (x + y) et f (x − y) le sont
aussi.
On a donc
2 2
kf (x)k − kf (y)k = (f (x) + f (y) | f (x) − f (y)) = (f (x + y) | f (x − y)) = 0

On en déduit que les images par f des vecteurs unitaires de E ont tous la même
norme. En posant λ cette valeur commune, on a

∀u ∈ E, kuk = 1 ⇒ kf (u)k = λ

Pour x ∈ E non nul, le vecteur u = x/kxk est unitaire et donc La fonction f


  La fonction f appartient à F et la fonction produit f g est continue, positive mais
x
f =λ n’est pas la fonction nulle donc
kxk
Z 1
d’où l’on tire f (t)g(t) dt > 0
kf (x)k = λ kxk −1

relation qui reste valable quand x = 0. C’est absurde car on a supposé g ∈ F ⊥ .

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On a donc pour tout x ∈ ]0, 1[, g(x) = 0 puis par continuité, g(x) = 0 pour tout Exercice 31 : [énoncé]
x ∈ [0, 1]. Soit n = i + j + k un vecteur normal à P . Notons p la projection orthogonale sur
Ainsi g ∈ G et finalement F ⊥ = G. P.
b) Si les sous-espaces vectoriels étaient supplémentaires alors toutes fonctions On sait
continues sur [−1, 1] est somme d’une fonction de F et d’une fonction de G et est (x | n)
∀x ∈ E, p(x) = x − 2 n
donc une fonction s’annulant en 0. C’est absurde. knk
Les sous-espaces vectoriels F et G ne sont donc par supplémentaires. et donc  
2 −1 −1
1
MatB (p) = −1 2 −1 
3
Exercice 28 : [énoncé] −1 −1 2
a) (Ei,j | Ek,` ) = tr(Ej,i Ek,` ) = tr(δi,k Ej,` ) = δi,k δj,` .
b) Pour A ∈ Sn (R) et B ∈ An (R),
Exercice 32 : [énoncé]
t t t
(A | B) = tr( AB) = tr(AB) = −tr(A B) = −tr( BA) = −(B | A) Soit n = i − k un vecteur normal à P . Notons s la symétrie orthogonale par
rapport à P . La relation
donc (A | B) = 0 et l’orthogonalité des espaces. Leur supplémentarité est connue. (x | n)
s(x) = x − 2 2 n
c) L’inégalité de Cauchy-Schwarz donne knk
donne
|(In | A)| 6 kIn k kAk 
0 0 1

MatB (s) =  0 1 0 
d’où 1 0 0
√ p t
tr(A) 6 n tr( AA)
avec égalité si, et seulement si, tr(A) > 0 et (A, In ) liée, i.e. A = λIn avec λ > 0.
Exercice 33 : [énoncé]
4
 H = (x, y,4 z, t) ∈ R | x + y + z + t = 0 et
a) Soient
K = (x, y, z, t) ∈ R | x − y + z − t = 0
Exercice 29 : [énoncé] On a F = H ∩ K puis F ⊥ = H ⊥ + K ⊥ .
On obtient la famille (e1 , e2 , e3 ) avec Soient n = (1, 1, 1, 1) et m = (1, −1, 1, −1) des vecteurs normaux à H et K.
Par Schmidt
1 1 1 1 
1 1 1 1
 
1 1 1 1

e1 = ( √ , 0, √ ), e2 = (0, 1, 0) et e3 = (− √ , 0, √ ) e1 = , , , et e2 = ,− , ,−
2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2 2
forment une base orthonormée de F ⊥ .
b) On peut facilement former MatB (pF ⊥ ) car
Exercice 30 : [énoncé]
a) cf. cours ! ∀x ∈ E, pF ⊥ (x) = (x | e1 )e1 + (x | e2 )e2
b) Au terme des calculs, on obtient la base (P0 , P1 , P2 ) avec
√ √  donc  
1 0 −1 0

1 3 3 5 2 1
P0 = √ , P1 = √ X et P2 = √ X − 1 0 1 0 −1 
2 2 2 2 3 MatB (pF ) = I4 − MatB (pF ⊥ ) =  
2  −1 0 1 0 
0 −1 0 1

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c) sF = 2pF − Id donc Exercice 37 : [énoncé]


  a) Rien à signaler.
0 0 −1 0 b) On a
 0 0 0 −1  ∀f ∈ P et ∀g ∈ I, ϕ(f, g) = 0
MatB (sF ) = 
 −1

0 0 0 
0 −1 0 0 car le produit t 7→ f (t)g(t) est impair et intégré sur un intervalle symétrique par
rapport à 0.
d) Pour u = (1, 2, 3, 4), pF (u) = (−1, −1, 1, 1) donc Ainsi P ⊂ I ⊥ .
√ √ Inversement, soit h ∈ I ⊥ . On sait P ⊕ I = E donc on peut écrire h = f + g avec
d(u, F ) = ku − pF (u)k = 4 + 9 + 4 + 9 = 26 f ∈ P et g ∈ I.
On a ϕ(h, g) = ϕ(f, g) + ϕ(g, g). Or ϕ(h, g) = 0 et ϕ(f, g) = 0 donc ϕ(g, g) = 0
d’où g = 0.
Exercice 34 : [énoncé] Ainsi h = f ∈ P puis I ⊥ ⊂ P. On conclut.
Notons A = MatB (p). On a A2 = A donc p est une projection. c) ψ 2 = Id donc ψ est une symétrie.
En déterminant ker p, on obtient ker p = Vect(a) avec a = i + 2j − k.
Imp est un plan dont p(i) et p(j) forment une base. ∀f ∈ P, ψ(f ) = f et ∀f ∈ I = (P)⊥ , ψ(f ) = −f
Puisque (p(i) | a) = (p(j) | a) = 0 on a Imp ⊂ (ker p)⊥ puis Imp = (ker p)⊥ par
égalité des dimensions. donc ψ est la symétrie orthogonale par rapport à P.
p est donc la projection orthogonale sur le plan dont a est vecteur normal i.e.

P : x + 2y − z = 0 Exercice 38 : [énoncé]
Soit n et n0 des vecteurs normaux à H et H 0 .
Si s et s0 commutent alors s ◦ s0 (n) = s0 ◦ s(n) = −s0 (n) donc s0 (n) ∈ H ⊥ .
Exercice 35 : [énoncé] Puisque ks0 (n)k = knk on a s0 (n) = n ou s0 (n) = −n i.e. n ∈ H 0 ou n ∈ H 0⊥ .
Unicité : Si σ est une réflexion par rapport à un hyperplan H solution alors : Inversement :
σ(a − b) = b − a et donc Si n ∈ H 0 alors on peut construire une base adaptée qui permet matriciellement
H = Vect(b − a)⊥ de conclure à la commutativité et d’observer que s ◦ s0 est la symétrie orthogonale
par rapport à H ∩ H 0 .
Existence : Soit H = Vect(b − a)⊥ et σ la réflexion par rapport à H.
Si n ∈ H 0⊥ alors H = H 0 et s ◦ s0 = Id.
σ(a − b) = b − a et σ(a + b) = a + b car (a + b | a − b) = 0.
Donc
1 1
σ(a) = σ(a + b) + σ(a − b) = bet σ(b) = a Exercice 39 : [énoncé]
2 2
Le projeté orthogonal de x sur la droite Vect(y) est
La réflexion σ est solution.
(y | x)
2 y
kyk
Exercice 36 : [énoncé]
Unicité : y = pH (x) implique y − x ∈ H ⊥ , or y − x 6= 0 donc y − x est vecteur Les projetés orthogonaux considérés seront donc égaux si, et seulement si,
normal à H.
(y | x) (x | y)
Ceci détermine H de manière unique. 2 y= 2 x
Existence : Soit H l’hyperplan dont y − x est vecteur normal. kyk kxk
Puisque (x | y) = (y | y) on a (x − y | y) = 0 donc y ∈ H. Cette équation est vérifiée si, et seulement si, x et y sont orthogonaux ou
On a alors x = y + (x − y) avec y ∈ H et x − y ∈ H ⊥ donc pH (x) = y et H est
2 2
solution. kxk y = kyk x

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Dans ce dernier cas x et y sont colinéaires ce qui permet d’écrire y = λx et Exercice 42 : [énoncé]
l’égalité donne a) Sans difficulté, notamment parce qu’un polynôme de degré 6 2 possédant trois
2 2
λ kxk x = λ2 kxk x racines est nécessairement
nul.
b) d(X 2 , P ) = X 2 − π avec π = aX + b projeté orthogonal de X 2 sur P .
d’où λ = 1. (X 2 − π | 1) = (X 2 − π | X) = 0 donne le système
Finalement, les projetés orthogonaux considérés seront égaux si, et seulement si, (
les vecteurs x et y sont égaux ou orthogonaux. 3a + 3b = 5
5a + 3b = 9

Exercice 40 : [énoncé] Après résolution (


Les colonnes de M sont unitaires et deux à deux orthogonales, c’est donc une a=2
matrice orthogonale. b = −1/3
En développant selon une rangée det M = −1.
et après calcul
Puisque la matrice M est de surcroît symétrique, c’est une matrice de réflexion p
d= 2/3
par rapport à un plan. Ce plan est celui de vecteur normal t (1, 1, 1).

Exercice 43 : [énoncé]
Exercice 41 : [énoncé] Le cas n = 1 étant évident, on suppose désormais n > 2.
a) Si λ0 P0 + λ1 P1 + λ2 P2 = 0 alors le polynôme λ0 + λ1 X + λ2 X 2 admet une La quantité cherchée est m = d(M, Vect(I, J)) = kM − p(M )k avec p la projection
infinité de racines. C’est donc le polynôme nul et par conséquent orthogonale sur Vect(I, J).
λ0 = λ1 = λ2 = 0. p(M ) = aI + bJ avec (p(M ) | I) = (M | I) = tr(M ) et (p(M ) | J) = (M | J) = σ
La famille (P0 , P1 , P2 ) est donc libre. Elle n’est pas orthogonale puisque avec σ la somme des coefficients de M .
(P0 | P2 ) = 1/3 6= 0. La résolution de ce système donne
b) R0 = P0 , kR0 k = 1, Q0 : x 7→ 1 √ √ ntr(M ) − σ σ − tr(M )
(P0 | P1 ) = 0, R1 = P1 , kR1 k = 1/ 3, Q1 : x 7→ 3x. a= et b =
n(n − 1) n(n − 1)
R2 = P2 + λ0 R0 + λ1 R1 .
(R2 | R0 ) = 0 donne λ0 = −(P2 | P0 ) = −1/3, donc
(R2 | R1 ) = 0 donne λ1 /3 = −(P2 | R1 ) = 0. √ 2 2 (n − 1)tr(M )2 + (tr(M ) − σ)2
2 m2 = kM − p(M )k = (M − p(M ) | M ) = kM k −
, Q2 : x 7→ 25 3x2 − 1 .

R2 : x 7→ x2 − 1/3, kR2 k = 3√ 5 n(n − 1)
c) Le projeté orthogonal de P3 sur F est

R = (Q0 | P3 )Q0 + (Q1 | P3 )Q1 + (Q2 | P3 )Q2 Exercice 44 : [énoncé]


En introduisant la norme euclidienne canonique sur Mn (R) définie par
soit, après calculs  1/2
3 X
R : x 7→ x kAk =  a2i,j 
5
16i,j6
La distance de P3 à F est alors
on peut interpréter l’infimum calculé
2
d = kP3 − Rk = √
 
5 7 X 2
inf  (ai,j − mi,j )  = d(A, Sn (R))2
M ∈Sn (R)
16i,j6n

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La distance introduite se calcule par projection orthogonale. Sachant A = M + N Exercice 46 : [énoncé]


avec a) On reconnaît une restriction du produit scalaire usuel sur l’espace des fonctions
A + tA A − tA réelles continues sur [0, 1].
M= ∈ Sn (R) et N = ∈ An (R) = Sn (R)⊥
2 2 b) La distance f2 à g sera minimale quand g est le projeté orthogonal de f2 sur
on obtient Vect(f1 , f3 ).
2 1 X Ce projeté g vérifie (f2 − g | f1 ) = (f2 − g | f3 ) = 0 ce qui donne le système
d(A, Sn (R))2 = kN k = (ai,j − aj,i )2
4
16i<j6n 1

 a+b=e−1

2
 1a + 1 = 1

Exercice 45 : [énoncé] 3 2
a) (A | B) = tr (At B) définit le produit scalaire canonique sur Mn (R), Après résolution, on obtient a = 18 − 6e et b = 4e − 10.
n
X
(A | B) = ai,j bi,j
i,j=1 Exercice 47 : [énoncé]
a) Symétrie, bilinéarité et positivité : ok
b) Pour A ∈ Sn (R) et B ∈ An (R), on a R1
Si ϕ(P, P ) = 0 alors −1 P 2 (t)dt = 0 donc (fonction continue positive d’intégrale
nulle)
(A | B) = tr(At B) = −tr(AB) et (A | B) = (B | A) = tr(t AB) = tr(AB)
∀t ∈ [−1, 1] , P (t) = 0
On en déduit (A | B) = 0. Comme le polynôme P admet une infinité de racines, c’est le polynôme nul.
Les espaces Sn (R) et An (R) et donc en somme directe. b) On a
Puisqu’on peut écrire pour tout M ∈ Mn (R), Z 1
2
inf 3 t3 − (at2 + bt + c) dt = d(X 3 , F )2
1  1 (a,b,c)∈R −1
M + tM + M − tM

M=
2 2 2
où F = Vect(1, X, X ).
1 1 Soit P le projeté orthogonal de X 3 sur F . On peut écrire P = a + bX + cX 2 et on
avec (M + t M ) ∈ Sn (R) et (M − t M ) ∈ An (R), les espaces Sn (R) et An (R)
2 2 a par orthogonalité
sont supplémentaires orthogonaux.
La distance de M à S3 (R) est égale à la distance de M à son projeté orthogonal (X 3 − P | 1) = (X 3 − P | X) = (X 3 − P | X 2 ) = 0
sur S3 (R) i.e.
1 On en déduit que P = 35 X puis
d(M, S3 (R)) = M − t M = 2

2
c) H est le noyau de la forme linéaire non nulle trace, c’est donc un hyperplan de 8
d(X 3 , F )2 =
Mn (R). 175
La matrice In est orthogonale à tout élément de H et c’est donc un vecteur
normal à l’hyperplan H.
On en déduit Exercice 48 : [énoncé]
|(In | J)| n √ Sur R [X], on définit un produit scalaire par
d(H, J) = =√ = n
kIn k n Z 1
(P | Q) = P (t)Q(t)dt
0

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La quantité cherchée m apparaît alors sous la forme En exprimant la première colonne du déterminant comme somme de deux
2 colonnes :
inf X 2 − (aX 2 + bX + c)

m= knk2

a,b,c∈R ?
det G(u + n, x1 , . . . , xn ) = det G(u, x1 , . . . , xn ) +
0 G(x1 , . . . , xn )
C’est donc le carré de la distance de X 3 au sous-espace vectoriel R2 [X]. En
introduisant la projection orthogonale p sur ce sous-espace vectoriel or det G(u, x1 , . . . , xn ) = 0 car la famille est liée et
2
knk2

m = d(X 3 , R2 [X])2 = X 3 − p(X 3 )

? = knk2 det G(x1 , . . . , xn )

0 G(x1 , . . . , xn )
On peut écrire
p(X 3 ) = a + bX + cX 2 On en déduit s
det G(x, x1 , . . . , xn )
Pour chaque i = 0, 1, 2, on a d(x, F ) =
det G(x1 , . . . , xn )
(p(X 3 ) | X i ) = (X 3 | X i )

car Exercice 50 : [énoncé]


3 3
(p(X ) − X | X ) = 0i a) Si la famille (u1 , . . . , up ) est liée alors il existe (λ1 , . . . , λp ) 6= (0, . . . , 0) tel que
Pp Pn
On obtient alors un système d’équations d’inconnue (a, b, c) λi ui = 0E et on observe alors λi Li = 0 en notant L1 , . . . , Ln les lignes de la
i=1 i=1
 matrice G(u1 , . . . , up ).
 a + b/2 + c/3 = 1/4
 On conclut det G(u1 , . . . , up ) = 0.
a/2 + b/3 + c/4 = 1/5 b) Si det G(u1 , . . . , up ) = 0 alors il existe (λ1 , . . . , λp ) 6= (0, . . . , 0) tel que
 n n
a/3 + b/4 + c/5 = 1/6
 P P
λi Li = 0 et on obtient alors que le vecteur λi ui est orthogonal à tout uj ,
i=1 i=1
La résolution de ce système donne c’est donc un vecteur commun à Vect(u1 , . . . , up ) et à son orthogonal, c’est le
vecteur nul.
a = 1/20, b = −3/5 et c = 3/2 On conclut que la famille (u1 , . . . , up ) est liée.
c) x = u + n avec u ∈ F et n ∈ F ⊥ . En développant det G(e1 , . . . , ep , x) selon la
On en déduit dernière colonne :
2 1
G(e1 , . . . , ep ) 0

m = X 3 − p(X 3 ) = (X 3 − p(X 3 ) | X 3 ) =

2800 det G(e1 , . . . , ep , u + n) = det G(e1 , . . . , ep , u) +
2
? knk

or det G(e1 , . . . , ep , u) = 0 car la famille est liée et donc


Exercice 49 : [énoncé]
2
a) Si (x1 , . . . , xn ) est liée alors les colonnes de G(x1 , . . . , xn ) le sont selon la même det G(e1 , . . . , ep , x) = knk det G(e1 , . . . , ep )
relation.
n
avec knk = d(x, F ).
ak,i ak,j avec M = (ai,j ) donc G(x1 , . . . , xn ) =t M M .
P
b) (xi | xj ) =
k=1
Par suite det(G(x1 , x2 , . . . , xn )) = det(M )2 > 0 car M inversible puisque
(x1 , . . . , xn ) libre. Exercice 51 : [énoncé]
c) x = u + n avec u ∈ F et n ∈ F ⊥ . On a d(x, F ) = knk. (⇒) Il suffit de prendre x = y

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(⇐) Par polarisation, pour tout x, y ∈ E, donc


2
kf (x + y) − (f (x) + f (y))k = 0
1 2 2 2
(f (x) | f (y)) = (kf (x) + f (y)k − kf (x)k − kf (y)k ) et ainsi
2
f (x + y) = f (x) + f (y)
Or f (x) + f (y) = f (x + y) et donc
Finalement f est linéaire. De plus f conserve le produit scalaire et a fortiori la
1 2 2 2
 norme et donc f ∈ O(E).
(f (x) | f (y)) = kx + yk − kxk − kyk = (x | y)
2
Exercice 54 : [énoncé]
Exercice 52 : [énoncé] f étant un automorphisme, dim f (F ) = dim F donc f (F ) = F .
Soit y ∈ f (F ⊥ ). Il existe x ∈ F ⊥ tel que y = f (x). On a alors Soit y ∈ f (F ⊥ ) on peut écrire y = f (x) avec x ∈ F ⊥ .
Soit v ∈ F on peut écrire v = f (u) avec u ∈ F .
∀z ∈ F , (y | z) = (f (x) | f (z)) = (x | z) = 0 On a alors
(y | v) = (f (x) | f (u)) = (x | u) = 0
Par suite f (F ⊥ ) ⊂ F ⊥ .
De plus, f conserve les dimensions car c’est un automorphisme. Il y a donc égalité. Ainsi f (F ⊥ ) ⊂ F ⊥ , puis par égalité des dimensions f (F ⊥ ) = F ⊥ .

Exercice 55 : [énoncé]
Exercice 53 : [énoncé] a) Soient z = g(a) ∈ Img et y ∈ ker g. On a f (y) = y donc
(⇐) ok
(⇒) Le problème est de montrer que f est linéaire. (z | y) = (g(a) | y) = (f (a)−a | y) = (f (a) | y)−(a | y) = (f (a) | f (y))−(a | y) = 0
Soient x ∈ E et λ ∈ R
Ainsi Img ⊂ ker g ⊥ puis par égalité des dimensions Img = ker g ⊥ .
2 2 2
kf (λx) − λf (x)k = kf (λx)k − 2λ(f (λx) | f (x)) + λ2 kf (x)k b) Soit x ∈ E, on peut écrire x = y + z avec y = p(x) et z ∈ Img.
2 2 2 2 1 1
or kf (λx)k = λ2 kxk , (f (λx) | f (x)) = λ(x | x) et kf (x)k = kxk donc (pn − p)(x) = pn (z) = (Id + f + f 2 + · · · + f n−1 ) ◦ (f − Id)(a) = (f n (a) − a)
n n
2
kf (λx) − λf (x)k = 0

Or f n+1 (a) = kak donc
Ainsi 2 kak
f (λx) = λf (x) k(pn − p)(x)k 6 →0
n
Soient x, y ∈ E,
2 2 2 Exercice 56 : [énoncé]
kf (x + y) − (f (x) + f (y))k = kf (x + y)k −2(f (x+y) | f (x)+f (y))+kf (x) + f (y)k
f étant un automorphisme, dim f (F ) = dim F et dim f (F ⊥ ) = dim F ⊥ . Par suite
2 2
or kf (x + y)k = kx + yk , dim f (F ⊥ ) = dim f (F )⊥
(f (x + y) | f (x) + f (y)) = (f (x + y) | f (x)) + (f (x + y) | f (y)) = (x + y | x + y) Soient x ∈ f (F ⊥ ) et y ∈ f (F ). On peut écrire x = f (a) et y = f (b) avec a ∈ F ⊥
et b ∈ F . On a
et (x | y) = (f (a) | f (b)) = (a | b) = 0
2 2 2 2 2
kf (x) + f (y)k = kf (x)k + 2(f (x) | f (y)) + kf (y)k = kxk + 2(x | y) + kyk donc f (F ⊥ ) ⊂ f (F )⊥ puis l’égalité par les dimensions.

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Exercice 57 : [énoncé] Exercice 60 : [énoncé]


a) On a Les matrices diagonales avec coefficients diagonaux égaux à 1 ou −1. Le résultat
∀(α, β) ∈ R2 , fα ◦ fβ = fα+β+αβ = fβ ◦ fα s’obtient en étendant les colonnes de la première à la dernière, en exploitant
b) Par récurrence qu’elles sont unitaires et deux à deux orthogonales.
fαp = f(α+1)p −1
c) Si α = −1 alors fα (a) = 0. Exercice 61 : [énoncé]
f−1 est la projection orthogonale sur Vect(a)⊥ . a) Par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
Si α 6= −1 alors g = f−α/(α+1) satisfait à la propriété fα ◦ g = g ◦ fα = Id donc fα n
v v
u n 2 uX
u n

uX
inversible.
X
|ai,j | 6 t ai,jt 12 = n
d) Si α = 0 alors fα = Id. j=1 j=1 j=1
Si α = −2 alors fα est la réflexion par rapport à Vect(a)⊥ . P √
Dans les deux cas fα ∈ O(E). donc |ai,j | 6 n n.
16i,j6n
Si α 6= 0, −2 alors fα (a) = (1 + α).a puis 
b) Pour X = t ai,j = t XAX. Or
P
1 ... 1 , on vérifie
kfα (a)k = |1 + α| =
6 1 = kak 16i,j6n
t
XAX = (X | AX) donc toujours √ par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,

et donc fα ∈
/ O(E). | t XAX| 6 kXk kAXk. Or kXk = n et kAXk = kXk = n car A ∈ On (R) donc

P
ai,j 6 n.

Exercice 58 : [énoncé]

16i,j6n
f transforme une base orthonormée B = (e1 , . . . , en ) en une base orthonormée c) On peut avoir l’égalité si n = 1 mais aussi si n = 4 avec
B 0 = (e01 , . . . , e0n ). Pour tout x ∈ E,  
n n
−1 1 1 1
X X 1  1 −1 1 1 
f (x) = (f (x) | e0i )e0i = (x | ei )e0i A=  
2  1 1 −1 1 
i=1 i=1
1 1 1 −1
d’où la linéarité de f . √
En fait, un approfondissement du problème donne n ∈ 2Z condition nécessaire à
l’obtention de l’égalité.
Exercice 59 : [énoncé]
Puisque On (R) est un groupe multiplicatif, on a
Exercice 62 : [énoncé] 
(I + 2M )/3 ∈ On (R) Pour X = t 1 . . . 1 , on vérifie
avec M = A−1 B ∈ On (R). Pour x ∈ Rn unitaire, X
ai,j = t XAX
kx + 2M xk = 3 16i,j6n
t
Mais aussi Or XAX = (X | AX) donc par l’inégalité de Cauchy-Schwarz,
kxk + k2M xk = kxk + 2 kxk = 3 t
XAX 6 kXk kAXk
Il y a donc égalité dans l’inégalité triangulaire et, par conséquent, il existe λ ∈ R+ √ √
Or kXk = n et kAXk = kXk = n car A ∈ On (R) donc
vérifiant
2M x = λx
X


En considérant à nouveau la norme, on obtient λ = 2 puis M x = x. Ceci valant

ai,j 6 n
pour tout x ∈ Rn , on conclut M = In puis A = B.
16i,j6n

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Exercice 63 : [énoncé] Compte tenu de ses variations, pour que f s’annule 3 fois il est nécessaire que
a) Les colonnes de M sont unitaires et deux à deux orthogonales si, et seulement f (0) > 0 et f (2/3) 6 0.
si, ( Cela fournit les conditions k > 0 et k 6 4/27.
a2 + b2 + c2 = 1 Inversement, si k ∈ [0, 4/27], f admet trois racines réelles (comptées avec
ab + bc + ca = 0 multiplicité)
Ainsi, si M ∈ SO3 (R) alors a, b, c sont les racines du polynôme X 3 − X 2 + k avec
Puisque (a + b + c)2 = a2 + b2 + c2 + 2σ, on obtient k ∈ [0, 4/27].
Inversement, si k ∈ [0, 4/27], le polynôme X 3 − X 2 + k admet trois racines a, b, c
M ∈ O3 (R) ⇔ σ = 0 et S 2 = 1 vérifiant σ = 0 et S = 1 donc M ∈ SO3 (R).
b) On suppose la matrice M orthogonale et l’on calcule sont déterminant. En
ajoutant toutes les colonnes à la première puis en factorisant
Exercice 64 : [énoncé]
1 b c Introduisons
t
 
A Op,n−p

det M = (a + b + c) 1 a b N= t
1 c a B I
On a
puis en retranchant les premières lignes aux suivantes 
At A + B t B B

MN =

1 b c

C t A + Dt B D

det M = (a + b + c) 0 a − b b − c Or
At A + B t B At C + B t D
 
0 c−b a−c t
M M= = In
C t A + Dt B C t C + Dt D
Enfin
det M = (a + b + c) (a − b)(a − c) + (b − c)2
 donc  
Ip B
MN =
Ainsi On−p,p D
det M = S a2 + b2 + c2 − ab − bc − ac = S

En passant cette relation au déterminant, on en déduit
car a2 + b2 + c2 = 1 et σ = 0.
Finalement det M × det t A = det D
M ∈ SO3 (R) ⇔ σ = 0 et S = 1
Sachant det M = ±1, la conclusion est dès lors facile.
c) Les nombres a, b, c sont les racines du polynôme X 3 − X 2 + k si, et seulement si,

X 3 − X 2 + k = (X − a)(X − b)(X − c)
Exercice 65 : [énoncé]
En identifiant les coefficients, cette identité polynomiale équivaut à la satisfaction A est une matrice de rotation si, et seulement si, A ∈ O3 (R) et det A = 1 ce qui
du système fournit le système :  2
 2 2
 a+b+c=1
 p + q + r = 1

ab + bc + ca = 0 pq + qr + rp = 0

 3
p + q 3 + r3 − 3pqr = 1

abc = −k

De plus, le polynôme X 3 − X 2 + k admet trois racines réelles si, et seulement si, (le déterminant se calculant par Sarrus).
k ∈ [0, 4/27]. En effet, considérons la fonction f : x 7→ x3 − x2 + k. La fonction f Posons σ1 = p + q + r, σ2 = pq + qr + rq, σ3 = pqr, S2 = p2 + q 2 + r2 ,
est dérivable sur R et f 0 (x) = x(3x − 2). S3 = p3 + q 3 + r3 et t = p2 q + pq 2 + q 2 r + qr2 + t2 p + tp2

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Si (p, q, r) est solution du système alors σ12 = S2 + 2σ1 donne σ1 = ±1. Exercice 70 : [énoncé]
De plus σ1 σ2 = 0 donne t + 3σ3 = 0 et donc Notons v 0 le projeté de v sur un plan P contenant u et w.
σ1 = σ13 = S3 + 3t + 6σ3 = S3 − 3σ3 = 1. Orientons P , de sorte que (u, w) = θ [2π].
Ainsi p, q, r sont les trois racines du polynôme X 3 − X 2 + a. Notons α0 = Ecart(u, v 0 ) et β 0 = Ecart(v 0 , w).
Inversement, on vérifie que les trois racines du polynôme X 3 − X 2 + a satisfont le (u | v) = kuk kvk cos α et (u | v) = (u | v 0 ) = kuk kv 0 k cos α0 avec kv 0 k 6 kvk donc
système. cos α 6 cos α0 puis α0 6 α.
Il ne reste plus qu’à étudier à quelle condition sur a ces trois racines sont réelles. De même β 0 6 β.
L’étude des variations de P donne la condition nécessaire et suffisante suivante Par des considérations d’angles orienté :
θ = α0 + β 0 , α0 − β 0 , −α0 + β 0 , −α0 − β 0 [2π].
P (0) > 0 et P (2/3) 6 0 Si θ = α0 + β 0 [2π] alors θ = α0 + β 0 et θ 6 α + β.
Si θ = α0 − β 0 [2π] alors θ = α0 − β 0 6 α0 6 α + β.
i.e. a ∈ [0, 4/27]. Si θ = −α0 + β 0 [2π] : idem.
La rotation alors obtenue est d’axe dirigé et orienté par (1, 1, 1) et d’angle θ avec Si θ = −α0 − β 0 [2π] alors θ = 2π − α0 − β 0 et α + β > α0 + β 0 > π > θ.
cos θ = 3p−1
2 et sin θ du signe de q − r.

Exercice 66 : [énoncé]
On a
Ωt Ω = t A−1 At AA−1
Or A et t A commutent donc

Ωt Ω = t A−1t AAA−1 = In

Exercice 67 : [énoncé]
Il existe une seule rotation (et non deux) qui envoie u sur v, celle d’angle (u, v).
Reste à déterminer les réflexions qui échangent u et v. Soit s une telle réflexion.
Si u = v alors s est la réflexion par rapport à Vect(u).
Si u 6= v alors s est la réflexion par rapport à Vect(u − v)⊥ .

Exercice 68 : [énoncé]
Posons r = Rotθ et s = σD .
(s ◦ r ◦ s) ◦ r = (s ◦ r)2 = Id car s ◦ r ∈ O− (E) et c’est donc une réflexion.
Par suite s ◦ r ◦ s = r−1 = Rot−θ .
s ◦ (r ◦ s ◦ r) = (s ◦ r)2 = Id donc r ◦ s ◦ r = s−1 = s.

Exercice 69 : [énoncé]
Si σ ◦ r = r ◦ σ alors r = σ ◦ r ◦ σ or σ ◦ r ◦ σ = r−1 donc r = r−1 . Ainsi, si σ et r
commutent alors r = Id ou r = Rotπ . La réciproque est immédiate.

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