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LA MUSIQUE CLASSIQUE

UN RÉSUMÉ DES ÉPOQUES


LE MOYEN-ÂGE : (500-1400)

Le Moyen-Âge musical n’a pas de frontières bien définies.

C’est une période très longue où cohabitent, dans sa phase finale,


les façons de chanter héritées des églises chrétiennes antiques et
des œuvres qui portent en germe tout le développement ultérieur
de la musique classique occidentale.

La musique savante médiévale est intimement liée à


la liturgie chrétienne.
Pour désigner la musique « religieuse » on emploie en général le terme de musique sacrée.
L’autre versant de la musique médiévale est celui de la musique profane : chansons, musique
instrumentale …

Le chant grégorien
Le chant grégorien est encore pratiqué dans l’église catholique à l’heure actuelle.
C’est un chant monodique (une seule « voix »). Tous chantent la même mélodie.
Chaque chant a une couleur déterminée, uniforme, car il est basé sur un mode,
comme dans la musique indienne.

On parle de musique modale par opposition à la musique ultérieure qui


est tonale et qui n’utilise plus que deux modes, le majeur et le mineur jusqu’à la
fin du 19e siècle.

Œuvre : Répons de Matines pour la fête de Saint


Bernard
Interprètes: Marcel Pérès, Ensemble organum
Album : Chant Cistercien
Extrait: Virtute Multa

Les premières polyphonies

La grande invention du Moyen Âge fut celle de la polyphonie. C'est au IXe siècle que cet art
commence à apparaître et à se développer, de manière encore discrète mais manifeste, à l'église
tout d'abord.
À Notre-Dame, les chantres les plus connus ont été Léonin et Pérotin.

Cette polyphonie à deux voix est l’une des plus anciennes traces écrites de polyphonie:

Œuvre: Polyphonies Aquitaines du XIIe


siècle
Interprètes : Marcel Pérès, Ensemble
organum
Album : Polyphonies Aquitaines du XIIe
siècle: Saint Martial de Limoges
Extrait : Veri solis radius

Les grandes écoles


Saint-Martial
La France et la Flandre dominent la production musicale savante. A partir Notre Dame
du 12e siècles, on utilise les divisions suivantes pour caractériser les Ars Antiqua
écoles et époques qui se succèdent dans le nord de la France jusqu’à la Ars nova
Renaissance Ars subtilitor
LA RENAISSANCE : 1400-1600

D’un point de vue musical, la Renaissance est une


période de transition, lors de laquelle se met en
place la tonalité.
On y découvrira des polyphonies sacrées
somptueuses et d’une grande complexité et des
œuvres instrumentales profanes déjà très modernes.
La musique instrumentale qui était improvisée auparavant devient semi-écrite
(tablatures qui guident l’improvisation) puis écrite à la fin du 16e siècle.

Pendant la Renaissance, le centre de gravité de la musique sacrée se déplace de la France à l’Italie,


l’école franco-flamande qui dominait au 15e siècle cède la prééminence aux
écoles romaines et vénitiennes au cours du 16e siècle.

Josquin Des Prés ou Josquin Desprez (1440-1521 est un des très grands maîtres de l’école franco
flamande.

Oeuvre: Missa Hercules Dux Ferrariae


Compositeur: Josquin Desprez
Composé en: 1480
Interprètes: A sei voci
Album : Josquin Desprez – Missa Hercules
Dux Ferrariae

Extrait : Kyrie

Le luth

Pendant la Renaissance, la nouvelle "mode" du contrepoint - c'est à dire la musique à plusieurs voix -
incite les luthiers et les luthistes à transformer cet instrument pour pouvoir imiter les chanteurs et
jouer à "plusieurs voix". C'est le début d'une évolution du luth dans toute l'Europe.

Le luth proviendrait du ud persan. Il accompagne souvent les chanteurs mais est suffisamment
expressif pour bénéficier d’un répertoire propre à cet instrument.

Oeuvre : Ricercar 33
Compositeur : Marco dall’Aquila École franco-flamande: Dufay,
Josquin, Ockeghem, de Lassus
Composé en : 1520
Interprète : Paul O’ Dette
Écoles italiennes: Gabrielli,
Album: Dolcissima et Amorosa Palestrina
Extrait : Début du ricercar
Angleterre: Tallis, Byrd, Dowland

Espagne:Victoria, Cabezon
Le virginal

Le virginal est un instrument de musique de la famille


des instruments à clavier et à cordes pincées. Présent pendant la
Renaissance et le début du baroque dans tous les pays européens, le virginal était le plus répandu en
Italie, en Flandre et en Angleterre.

Oeuvre: Pavan and Galliard en Do


Compositeur: William Byrd
Composé en : 1575
L’ÉPOQUE BAROQUE : 1600-1750

Le terme baroque est emprunté à l’histoire de l’art car à cette époque l’architecture et
notamment les églises sont « baroques », c’est-à-dire pleines d’ornements compliqués
par rapport au style plus épuré de la Renaissance.
Au début de l’époque baroque l’influence de la musique italienne est immense, elle
donnera une grande unité à la musique européenne continentale, jusqu’en Pologne.

La musique baroque est très expressive. L’homme est présent avec ses passions, ses misères et ses
faiblesses. La science du contrepoint (la science de la superposition des lignes mélodiques) est à son
apogée notamment avec le plus grand compositeur de l’époque baroque, Jean-Sébastien Bach (1685-
1750).

L’opéra est né dans les années 1600 à Florence en Italie. L’ Orféo de Claudio Monteverdi, (1567-
1643) dont la première représentation a eu lieu en 1607 est le véritable acte de naissance de la
période baroque.

La musique instrumentale
Johan Pachelbel (1653-1706), né à Nuremberg, est essentiellement connu pour son canon sur une
basse obstinée.
Dans un canon, on joue une mélodie à la première voix puis à la seconde, de manière à ce qu’elle se
chevauchent.
Compositeur : Johan Pachelbel
Composé en : 1680
Interprète : Taverner Players,Andrew Parrott

Extrait: Début du canon

Le concerto désigne rapidement une forme musicale dans laquelle un groupe d’instruments
(concerto grosso) ou un instrumentiste soliste dialogue avec l’orchestre. Les concertos sont
généralement divisés en trois parties (rapide-lente-rapide. La partie centrale est généralement
notée lento ou adagio, ce qui signifie à l’aise en italien. L’influence de l’Italie transparaît jusque dans
le vocabulaire.

Dans le bel adagio du concerto pour hautbois op.9 n°8 (op.9=opus 9=groupe d’œuvres n°9) du
vénitien Tommaso Albinoni (1671-1750), la mélodie au hautbois se détache particulièrement bien de
l’accompagnement joué par l’orchestre en sourdine.

Oeuvre : Concerto pour hautbois opus 9 n°8


Compositeur : Tommaso Albinoni
Composé en : 1722
Interprète : Academy of ancient
Music,Christopher Hogwood
Album : Albinoni – 12 concertos op. 9
Extrait : Début de l’adagio
Le clavecin

Le clavecin est un instrument à clavier dont les cordes sont pincées et non frappées comme sur le
piano. Comme il n’est pas possible, au clavecin, de jouer une note plus fortement qu’une autre,
l’interprète doit donner beaucoup de liberté rythmique à son jeu pour être expressif.
En France, François Couperin (1668-1733), l’un des plus illustres clavecinistes fait triompher l’esprit
français, qui préfigure le classicisme: pas d’emphase, mais un mélange très spirituel de profondeur et
de légèreté. Le morceau choisi est écrit dans le style dit luthé, car il s’apparente à celui des
compositions pour luth.

Oeuvre : Livre II – Ordre 6 – «Les Baricades


Mistérieuses»
Compositeur : François Couperin
Composé en : 1720
Extrait : «Les Baricades Mistérieuses»

L’orgue

L’époque baroque est aussi celle du « Roi des instruments », l’orgue. L’organiste, véritable homme-
orchestre, dispose de plusieurs claviers reliés à plusieurs jeux de tuyaux, chacun ayant une couleur
particulière. Les basses sont jouées sur un pédalier, par les pieds du musicien.
Nous écouterons un extrait de la fugue de la célèbre Toccata en ré mineur BWV 565 de Jean-
Sébastien Bach. Les toccatas sont des pièces virtuoses pour instrument à clavier. La fugue est une
forme fort savante dans laquelle un motif mélodique principal et des motifs mélodiques secondaires
s’entremêlent en suivant des règles précises.

Oeuvre : Toccata en ré mineur BWV 565


Compositeur : Jean-Sébastien Bach
Composé en : 1720
Interprète : Marie-Claire Alain
Album : Bach – Complete Works for Organ ed. 1994,
vol.12
Extrait : Début de la fugue

La musique sacrée

La musique sacrée revêt des habits tantôt humbles, tantôt somptueux, comme par exemple dans
le Messie de Händel ou le Gloria de Vivaldi. Grâce à l’utilisation conjointe d’un orchestre, de chœurs
et de solistes certains genres comme les oratorios, les cantates ou les passions (évocation de la
Passion du Christ) permettent aux compositeurs de déployer toute leur science, au service de la
musique mais surtout à la gloire de Dieu.

Quelques compositeurs baroques :


Oeuvre : Passion selon Saint Jean
Compositeur : Jean Sébastien Bach
Composé en : 1724 France : Charpentier, Lully, Delalande,
Album : Passio Secundum Johannem Couperin, Rameau
Extrait: Début du choeur d’ouverture
Italie : Monteverdi, Corelli, Vivaldi,
« Herr unser Herrscher »
Scarlatti
Allemagne : Händel, Bach,Telemann
Angleterre : Purcell
L’ÉPOQUE CLASSIQUE : 1760-1810

Bien qu’il n’en soit pas l’initiateur, son plus illustre représentant est Wolfgang Amadeus Mozart
(1756-1791). La musique classique « classique » est assez reconnaissable à l’oreille en ce qui
concerne sa période centrale. Elle donne une impression de clarté et de simplicité par rapport à
l’époque baroque. La science du contrepoint s’est un peu perdue en route. C’est la musique d’une
civilisation urbaine, policée et bourgeoise, d’une religiosité moins affirmée et moins tragique que
celle des époques antérieures.
Certains genres musicaux s’affirment à cette période, comme la sonate et la symphonie. Le piano et
l’orchestre moderne apparaissent également à l’époque classique. La période classique connait aussi
un épisode préromantique à partir de 1768: le mouvement Sturm und Drang.

La symphonie

Dans la symphonie, le discours musical est prononcé par l’orchestre entier, qui ne dialogue plus avec
un soliste comme dans le concerto. Mozart compose la symphonie n°25 à 18 ans. La tonalité de sol
mineur lui donne une couleur tragique.

Oeuvre : Symphonie KV 183 n°25


Compositeur : Wolfgang Amadeus Mozart
Composé en : 1773
Extrait: Début du premier mouvement Allegro con brio

Le quatuor à cordes

Le quatuor à cordes apparait au XVIIIe siècle. Cette formation de musique de


chambre regroupe deux violons, un alto et un violoncelle.
Les compositions de musique de chambre sont destinées à être jouées en
privé par des musiciens amateurs de bon niveau. Composer un quatuor est un exercice difficile dans
lequel n’excellent que les grands compositeurs. Les lignes mélodiques ressortent particulièrement
bien.

Oeuvre : Quatuor à corde opus 76 n°4, lever du soleil


Compositeur : Joseph Haydn
Composé en : 1797
Extrait : Début du premier mouvement Allegro con spirito

Le premier mouvement est de la forme


Le concerto concerto : une introduction orchestrale, et
ensuite le soliste réexpose les thèmes dans
Le concerto grosso tombe en désuétude et le concerto de soliste leurs diverses tonalités.
Il se termine par une cadence. Il s’agit d’une
commence une nouvelle carrière. partie où le soliste joue seul, sans orchestre.
La cadence était improvisée au XVIIIème
siècle mais par la suite, les compositeurs ont
Oeuvre : Concerto pour piano No.21 K.467 préféré l’écrire, pour être surs de ne pas être
Compositeur : Wolfgang Amadeus Mozart trahis par l’interprète.
Composé en : 1785 Le 2ème mouvement, lent doit mettre en
Extrait: Extrait du deuxième mouvement, valeur l’expression et le lyrisme.
andante
Le 3ème mouvement est le plus souvent de la
forme rondo, mais peut-être aussi de la
forme sonate ou thème et variations
Quelques compositeurs classiques:
Allemagne : Les fils de J-S Bach
Autriche : Haydn, Mozart
Italie : Boccherini
Ludwig van Beethoven est un cas à part : un pied dans l’époque classique et un
pied dans le XIXe siècle révolutionnaire.
LE XIXe SIÈCLE

Si le XIXe siècle est encore classique à ses débuts, il va être fortement marqué par le romantisme
allemand dont l’influence se fera sentir jusqu’au XXe. Dans la seconde moitié du XIXe on voit
parallèlement émerger des courants nationaux qui se positionneront contre ou dans la continuité de
ce romantisme.

Un vent de révolution

Le début du XIXe siècle est encore classique dans la forme mais révolutionnaire dans l’esprit. Le
début du 4e mouvement de la Symphonie n°5 de Beethoven est plein d’enthousiasme.

Oeuvre : Symphonie n° 5
Compositeur : Ludwig van Beethoven
Composé en: 1807
Extrait: Début du 4e mouvement, allegro
presto

Les romantiques

Franz Schubert dernier des classiques ou premier des romantiques, et les musiciens de la génération
1810 (Chopin, Schumann…) exploreront les détours de l’âme humaine avec un langage harmonique
d’une grande subtilité. Dans les pays de langue germanique, les chansons ou Lieder, déjà présent
dans l’œuvre de Haydn ou Mozart évolueront sous la plume des poètes et des musiciens
romantiques, pour devenir un genre majeur, de la musique classique.
Oeuvre : Schwanengesang (Le Chant du cygne): Ständchen
(sérénade)
Compositeur : Franz Schubert,Ludwig Rellstab(paroles)
Interprète : Thomas Quasthoff
Album : Schubert Lieder with orchestra

Un polonais à Paris

Frédéric Chopin, polonais de père français, apparait tel une météorite dans le ciel européen. La
nouveauté de son langage musical et ses dons de pianiste stupéfièrent ses contemporains
notamment Robert Schumann. Sa musique a une couleur inimitable, sans doute en raison des
influences du folklore polonais. Cette influence de la musique populaire dans la musique savante fait
de Chopin un précurseur.

Œuvre: Nocturne opus 9 No 1


Compositeur: Frédéric Chopin
Composé en: 1830
Interprète: Claudio Arrau
Album : Chopin The Nocturnes
Le romantisme tardif

Après 1850 le romantisme persiste en Allemagne, son plus illustre représentant étant Johannes
Brahms. On a souvent rappelé le conservatisme de Brahms, son respect pour les musiciens du passé
et les formes classiques héritées de Beethoven, dans lesquelles il réussit à insuffler vigueur, noblesse
et mélancolie. Né en 1833 il attendra 1876 pour composer sa première symphonie. Dans ce XIXe
siècle tourmenté, Brahms, insensible aux modes, se dresse tel un roc dans la tempête.

Oeuvre : Symphonie n°3


Compositeur : Johannes Brahms
Composé en : 1883

Extrait : début du 3e mouvement , Poco Allegretto

Liszt, le grand témoin

Franz (Ferenc) Liszt, né dans l’actuelle Hongrie en 1811, appartient de ce fait à la génération 1810,
mais c’est après 1850 qu’il compose ses plus belles œuvres (Sonate en si mineur, Dante-
Symphonie…). Sa longue vie lui permit de faire évoluer considérablement son langage musical et ses
dernières œuvres (Nuages gris, la lugubre gondole) annoncent le XXe siècle. Liszt était un musicien
visionnaire et généreux qui a beaucoup soutenu et influencé Richard Wagner.
En Russie c’est Tchaïkovski (1843-1893) qui prolonge le romantisme allemand.

Le cas Wagner

Richard Wagner né en 1813, constitue un puissant pôle d’attraction ou de répulsion. Artiste total, il a
révolutionné le genre de l’opéra en réalisant dans ses drames une synthèse organique entre
musique, texte et orchestration. Son œuvre inspirée par la mythologie et les légendes germaniques
ainsi que par le christianisme et le mythe du Graal est profondément spirituelle. Wagner incarne le
génie allemand dans sa grandeur et sa démesure.

Oeuvre : Parsifal
Compositeur : Richard Wagner
Composé en : 1882
Interprète: Herbert von Karajan, Berliner
Philarmoniker
Album : Parsifal
Extrait: début du Prélude

La mère patrie

Des musiciens nordiques, comme Sibelius et Grieg, d’Europe Centrale


comme Dvorak ou Smetana feront eux aussi entendre, à la suite de Chopin, les accents de leur mère
patrie. Cela correspond à un mouvement général de redécouverte des racines, du folklore, qui est
parfois lié à des aspirations politiques.
Le poème symphonique Finlandia,
de Jean Sibelius, évoque la nature Oeuvre : Finlandia
finlandaise et la résistance face à Compositeur : Jean Sibelius
Composé en : 1899
l’oppresseur russe.
Interprète : Leonard Bernstein,NYP
Album : Grieg: Peer Gyn Suite – Sibelius : Finlandia
Fin de siècle

A la fin du XIXe siècle le langage harmonique évolue à nouveau considérablement mais dans des
directions diverses en préfigurant l’éclatement de la musique du XXe siècle. Le XIXe siècle musical ne
s’achève pas en 1900. Des musiciens majeurs du XXe siècle comme Richard Strauss ou Rachmaninov
témoignent de la persistance des esthétiques nées au cours de ce, décidément si riche, XIXe siècle.

Dans cet extrait de l’une des dernières œuvres de Franz Liszt, La lugubre gondole II (1883), la tonalité
se brouille et annonce le futur de la musique occidentale. On est très loin de la troisième symphonie
de Brahms, composée pourtant la même année.

Oeuvre : La lugubre gondole II


Compositeur : Franz Liszt
Composé en : 1883
Interprète : Krystian Zimerman
Album : Liszt, Sonate en si mineur

Debussy, l’enchanteur

Claude Debussy (1862-1918) s’inscrit dans un vaste mouvement de ré enchantement du monde en


réaction à l’industrialisation et à la mécanisation. On a qualifié sa musique d’impressionniste mais il
aime en réalité les peintres et poètes symbolistes.
Aucun romantisme dans la musique de Debussy, mais une capacité stupéfiante à évoquer les
mystères de la nature d’une manière si extraordinaire, se jouant de la tonalité sans être atonal tout
en incorporant les modes les plus divers.
Le Prélude à l’après midi d’un faune (1894), inspiré par le poème de Mallarmé a été étonnamment
bien accueilli lors de sa création malgré son étrangeté.

Œuvre: Prélude à l’après-midi d’un faune


Compositeur: Claude Debussy
Composé en: 1894

Quelques musiciens importants qui n’ont pas été cités:

Allemagne : Mendelssohn
Autriche: Bruckner, Mahler
France: Berlioz, Bizet, Chabrier, Fauré
Russie: Scriabine
Italie: Paganini, Verdi
LE XXe SIÈCLE

Il se produit un événement tout à fait extraordinaire au XXe siècle : les recherches des théoriciens de
la musique qui remontent à l’époque baroque et qui se basent sur la tonalité aboutissent à un point
final. Il n’y a plus de progrès possible. Tout a été déjà inventé.

Au XXe siècle, il n’y a plus aucune unité stylistique. C’est une époque de crise et de recherche.
Plusieurs possibilités se sont offertes aux compositeurs du XXe, en voici quelques-unes:

 Utilisation du langage tonal (Ravel, Richard Strauss, Mahler, Rachmaninov…)


 Utilisation des modes grégoriens ou bien des modes exotiques, nouveaux comme
chez Debussy et Messiaen.
 Utilisation des musiques populaires comme chez le hongrois Bela Bartok, de la polyrythmie,
des micro-intervalles: 1/3 de tons, 1/4 de tons.
 Recherche de nouvelles sonorités: musique concrète, musique électronique
 Possibilité plus radicale: tout détruire et repartir de zéro. C’est la grande aventure de la
musique atonale initiée par le viennois Arnold Schönberg dans les années 1910. L’école viennoise
est à l’origine de la musique contemporaine. Il n’y a plus de tonalité, et parfois plus aucun point
fixe pour l’auditeur.

Le Sacre

Le ballet, Le Sacre du printemps, composé en 1913 par Igor Stravinski (1882-1971), est considéré
comme un des chefs-d’œuvre de la musique moderne. Stravinski superpose rythmes et tonalités
différentes et crée une œuvre profondément originale. Le « Sacre » conte le déroulement d’une
cérémonie sacrificielle dans une Russie païenne imaginaire. La musique qualifiée de « sauvage » par
ses détracteurs et la chorégraphie de Nijinski scandalisèrent le public parisien lors de la première.

Oeuvre : Le sacre du printemps


Compositeur : Igor Stravinski
Composé en : 1913
Extrait : Début de la danse des adolescentes

Le dodécaphonisme

Anton Webern (1883-1945) est l’un des chefs de file de l’école de Vienne. C’est un élève d’ Arnold
Schönberg dont il reprend la technique dodécaphonique: chaque œuvre est caractérisée par une
série de 12 sons. Les variations pour piano op. 27 sont considérées par Webern lui-même comme
l’une de ses œuvres les plus abouties. Sa complexité, sa sécheresse émotionnelle voulue, l’utilisation
de séries dissonantes, rendent cette œuvre difficilement accessible.

Oeuvre : Variations pour Clavier op.27


Compositeur : Anton Webern
Composé en : 1935
Interprète : Maurizio Pollini
Extrait : 1. Sehr mäßig