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Exposé

DROIT PENAL DES AFFAIRES


SUR LE Thème :

LES INFRACTIONS LIEES A LA


CONSTITUTION ET FONCTIONNEMENT
DISSOLUTION ET LIQUIDATION DE SOCIETES

Encadré par  :
Mr RABHI Taoufik

Réaliser par   :
Mme Bella Ouafae
Mme Najeddine Najiya

Années 2020-2021

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Plan :
Introduction
chapitre I - Les infractions relatives à la constitution et fonctionnement
*Sous-titre I : Les infractions relatives à la constitution
A- Condition commune à la constitution du contrat de société
a-) Condition générale de validité du contrat de société
b-) Condition spécifique à la validité du contrat de société
B- Sanction des règles de constitution de publication
a-) régularisation
b-) La responsabilité des fondateurs
C- Les infractions liées à la souscription et au versement du capital social
a-) Principe Légaliste
b-) L’élément matériel
c-) L’élément moral

*Sous-titre II - Les infractions liées au fonctionnement de la société et leurs


sanctions
A- Les infractions  commises par les administrateurs, gérants et directeurs de société

a)- La distribution de dividendes fictifs :


b)- La publication et la présentation d’états de synthèse ne donnant pas une image fidèle des
comptes de la société.
C)- L’abus des biens sociaux, des pouvoirs et des voix.

B- Les infractions liées à la mise à mal des intérêts des associés :


a)- Le droit à l’information  :

a1) Le défaut de la mise à la disposition des associés de certains documents.


a2) Défaut de réunion de l’assemblée générale dans les délais légaux
et  de présentation des états de synthèse et du rapport de gestion.

Chapitre II- Les infractions relatives à la dissolution et la liquidation


*sous-titre I : les infractions relatives à la dissolution de la sociét

A- Le cas de la société anonyme


B- Le cas de la société à responsabilité limité

* Sous-titre II : les infractions relatives à la liquidation de la société


A- Le cas de la société anonyme

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B- Le cas de la société à responsabilité limité

Conclusion

Introduction

L a criminalité d’affaire constitue l’une des formes de criminalité les plus répandues de l’époque actuelle, non
pas qu’elle n’ait jamais existé auparavant, bien au contraire, elle est toute aussi vieille que les autres crimes,
et dont elle peut en constitue quelquefois le mobile, qui s’accompagne souvent d’ un foisonnement de
sanctions  souvent disproportionnées, qui menace les entreprises. Ces sanctions trouvent leur fondement légal soit
dans le code pénal, soit dans une multitude des textes spécifique au droit des sociétés. Dans un monde où les
acteurs économique et juristes, ont besoin d’une lisibilité du droit régissant les affaires ; on est donc en droit de
poser la question de savoir ce qu’est le droit pénal des affaires ? Le droit pénal des affaires est une branche du droit
pénal, qui présente des particularismes marqués, mais qui reste soumise aux principes fondamentaux du droit
pénal, ce qui ne permet pas de dire que le droit pénal des affaires est un droit autonome par rapport au droit
pénal. Cette matière en constante évolution, car elle suit les changements du droit des affaires et des orientations
des politiques économiques, recouvre de multiples infractions commises dans le cadre de la constitution, du
fonctionnement, de la dissolution, et de la liquidation d’une entreprise le cas échéant, et qu’on retrouve dans la
plupart des textes traitant du droit des sociétés. C’est par ailleurs, grâce a ce dispositif juridique que le législateur
compte répondre à la protection du climat des affaires et pérenniser, de facto, le bien social que représente la
société, sans oublier les difficultés que pose cette fiction juridique, posé par la personnalité morale, étant donné
que celle ci ne peut accomplir des actes que par le biais de personnes physiques, ce qui donne l’impression d une
mise à mal du principe d’individualisation des peines, et personnalisation des infractions, si cher au pénaliste, d’où
est né le besoin d’un droit pénal spécial et spécifique, et qui traite principalement des infractions commise dans le
contexte économique et qui a pour « scène de crime » des domiciliations dans des boites aux lettres , ou l’adresse
d’une unité industrielle en plein conflit social et qui finit par mettre les clés sous la porte et dont le dirigeant est
porté disparu , derrière l’une ou l’autre de ces images peuvent cacher des incrédules ayant l’œil pus gros que le
ventre, tout comme cela peut cacher de redoutables délinquants en col blanc, connaissant les lois et s’entourant
des meilleurs juristes et experts en tout genre. Devenus citoyens du monde, ils profitent de ce que les législations
internes peuvent leurs offrir de meilleur , toujours est-il que ces derniers ne forment qu’une infime catégorie de
cette population, le reste constituant la majorité des actionnaires, détenteurs de parts sociale , dirigeants et
administrateurs de société se retrouve souvent et presque accidentellement en infractions et pointent souvent du
doigt les crises économiques, trop de lois ou pas assez, ne dit-on pas que «  les lois inutiles affaiblissent les lois
nécessaire » selon eux ,trop de charges et trop d’impôts . A croire que toutes ces doléances ont quelque fois servie
à voir basculer des hommes et des femmes, tout ce qui est de plus respectable dans des agissements digne de gros
parrain de la pègre, cependant ces textes de lois qui régissent la matière entrent en concours avec des
qualifications similaires existant dans le code pénal et qu’on retrouve également dans le pénal spécial, et qui n’est
autre qu’un répertoire de qualifications spécifique aux infractions contre les personnes , les biens et l’ordre
publique , peut on donc a partir de ce constat, qualifier à titre d’exemple, la distribution de dividendes fictive
d’escroquerie ?

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Sachant qu’un fait unique susceptible de plusieurs qualifications doit être apprécié suivant la plus grave (ART 118
DU CODE PENAL) d’où l’intérêt d’une maitrise de la théorie général du pénal puisque le droit pénal spécial a
connu un raffinement des qualifications, ce qui a pour résultat que des infractions mère ont donné naissance à des
infractions filles, qui ont elles-mêmes engendrées des infractions dite ‘petites filles’, autant dire que cela complique
considérablement le travail de qualification pénale, ce qui nous pousse dans une réflexion autour de la
problématique suivante : Y’aurai t-il une quelconque frontière qui délimiterai le droit pénal spécial et droit pénal
des affaires ? Ce qui nous ramènera d’abord dans cet exposé à passer en revue les principales infractions qui
peuvent survenir durant la vie d’une société ainsi que la tentative de délimitation des frontières entre deux
éléments qui appartiennent a la même discipline juridique.

Chapitre I - Les infractions relative à la constitution et au fonctionnement des sociétés :  


Sous-titre  I : Condition communes à la constitution:
Comme tout acte juridique, le contrat de société est soumis à des conditions générales de validité

Il doit comporter des éléments particuliers, tenant à sa nature propre et respecter une forme bien déterminée et
l’inobservation de ces conditions de constitution entraîne des sanctions.
A- condition commune à la constitution du contrat de société

a-) Conditions générales de validité du contrat de  société :

Se sont celles exigées par tout acte juridique, elles concernent le consentement et la capacité des associés, ainsi
qu'un objet et une cause licite. (art 2 du DOC)

b-) Condition  de validité spécifique au contrat société :

Ces conditions comprennent les éléments de fond : 

 Les Apports
 Le but lucratif  
 Le partage des bénéfices et des pertes 
  Affectio societatis 
Et des éléments de formes qui sont : 
 La forme des statuts et leurs contenus : mentions obligatoires (forme, objet, durée, dénomination, siège
social, montant du capital, apports et modalités de fonctionnement)  et des mentions  facultatives comme
par exemple (cessions des titres, répartitions des bénéfices)
 Les formalités de publicité.

Les statuts doivent être enregistrés  selon les formes mentionnées (ART 93 de la loi sur les SARL)
1- L’avis dans journal d’annonce légal ou sont reproduites les mentions obligatoires des statuts Et Qui donne
des informations concernant les dirigeants.
2- dépôt au greffe du tribunal : des statuts de la justification du siège etc.  Ainsi par le billet du dépôt au
greffe du tribunal auprès duquel le registre de commerce est tenu, les documents visés doivent être
déposés en double exemplaire  et certifiés conforme et doit se faire par l’un des fondateurs ou des
représentant légaux de la société
L’utilité de la publicité est de faire connaître la société aux tiers  et lui faire acquérir la personnalité morale
par le moyen de l’immatriculation.

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B- Sanction des règles de constitution et de publicité : 
De la nullité des actes : dans le sens de l'art 98 de la loi 5/96

La sanction de l’inobservation des conditions de formation d’un acte juridique est  la  nullité relative ou absolue ; 
en principe la nullité est rétroactive ; toutefois en matière des sociétés il est peu pratique de mettre
rétroactivement à néant toutes les opérations effectués par la société entre la date de sa constitution à celle   de la
nullité prononcé ; de ce faite de nombreuses restitutions seraient impossible donc  les sanctions des irrégularités
de constitution des sociétés est la régularisation au lieu de la nullité ainsi que 
La mise en cause de la responsabilité des fondateurs 

a-) Les régularisations :

Elle consiste à accomplir la formalité omise ou à refaire la formalité irrégulière.

b-) La responsabilité des fondateurs :

L’inobservation des formalités de publicité engage la  responsabilité du représentant légal, le texte de loi (art 15 LOI
SUR LES SA) les désigne comme étant des représentants légaux de la personne morale ou bien tout mandataire
qualifié. Le législateur n’accorde aucun délai pour l’accomplissement de cette formalité :

Lorsque la publicité concerne soit la modification des statuts, soit la constitution proprement dite de la
société, toutefois le législateur accorde un délai de 30 jours dans tout les autres cas  afin de régulariser la
situation. Aussi en matière de sanctions communes à toutes les sociétés (Article 108 LOI SARL Chap. II qui  
dispose que « seront punis d’une amende de 10 000 à 50 000 MAD, les dirigeants qui n’auront pas procédé
dans les délais légaux  à un ou plusieurs dépôt des pièces ou actes au greffe du tribunal ou qui n’auront pas
procédé à une ou plusieurs formalités de publicité prévues dans la présente loi  »  (voir titre VII intitulé de la
publicité  art 93 et suivant de la loi 5/96.)  
C- Les infractions liées à la souscription et au versement du capital : 
La règle veut qu’il y ait des conditions de forme, à respecter lors de la constitution de la société de forme SA. Celle-
ci est considérée comme régulièrement constitué par l’accomplissement de quatre actes principaux : 
 signature de statut par les actionnaires 
 La libération de chaque action d’au moins le quart de sa valeur nominale  
 Le transfert à la société en formation des apports en nature après leur évaluation par un commissaire aux
apports. 

Concernant les souscriptions, figure parmi les actes justement déposé au greffe par les fondateurs, il y’a une
expédition du certificat de souscription et de versement des fonds indiquant la souscription du capital social ainsi
que les parts des actions libérés par chaque actionnaire, cette formalité fait l’objet d’une publicité, qui est suivi de
l’immatriculation au registre de commerce.

a-) Principe légaliste : 

Article 379 : “Seront punis d'un emprisonnement de un à six mois et d'une amende de 8.000 à 40.000 dirhams ou
de l'une de ces deux peines seulement : 

1) Ceux qui, sciemment, pour l'établissement du certificat du dépositaire constatant les souscriptions et les
versements auront affirmé sincères et véritables des souscriptions qu'ils savaient fictives ou auront déclaré que
les fonds qui n'ont pas été mis définitivement à la disposition de la société ont été effectivement versés, ou
auront remis au dépositaire une liste des actionnaires mentionnant des souscriptions fictives ou le versement de
fonds qui n'ont pas été mis définitivement à la disposition de la société.

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2) Ceux qui, sciemment, par simulation de souscriptions ou de versements, ou par publication de souscriptions ou
de versements qui n'existent pas ou de tous autres faits faux, auront obtenu ou tenté d'obtenir des
souscriptions ou des versements 

 3) Ceux qui, sciemment, pour provoquer des souscriptions ou des versements, auront publié les noms de
personnes, désignées contrairement à la vérité comme étant ou devant être attachées à la société à un titre
quelconque. 

4) Ceux qui, frauduleusement, auront fait attribuer à un apport en nature une évaluation supérieure à sa valeur
réelle. 

b-) L’élément matériel : 

L’élément matériel de cette infraction se caractérise par des affirmations fallacieuses, de l’usage d’une fausse
qualité, qui constitue les outils d’une manœuvre frauduleuse, qui se caractérise par un montage préalable dont
l’objet est d’induire en erreur. 

c-) L'élément moral :

Le législateur emploie le terme "sciemment" ce terme emprunté au jargon du code pénal détermine en fait, la
volonté coupable et la mauvaise foi de la personne comme condition qui justifie les sanctions précités donc on peut
dire que la dissimulation de fait vrais, et l’accomplissement de manœuvres frauduleuses afin d'atteindre un certain
résultat (dol spécial) constituent les éléments indispensable à cette infraction reste à déterminer si elle a été  
génératrice de dégâts qui inciterait les victimes à porter plainte.

Sous-titreII : - Les infractions liées au fonctionnement de la société et leurs sanctions :

Ces infractions, telles qu’elles ont été édictées par la loi 5-96 sont les suivantes :

✔  Les infractions liées à l’exercice des fonctions d’administration et de direction. 


✔  Les infractions liées aux  manquements légaux envers les assemblées générales d’associés.

A- Les infractions  commises par les administrateurs, gérants et directeurs de société :


Se sont principalement les plus répandues des infractions, se réalisant  en cours  de vie d’une société :
a- La distribution de dividendes fictifs  :

 L’article 107 de la loi n°5-96 : « seront punis d’un emprisonnement de un à six mois et d’une amende de 10000 à
100000 dirhams ou de l’une de ces peines seulement :
1-les gérants qui auront, sciemment, opéré entre les associés la répartition de dividendes fictifs, en l’absence
d’inventaire ou au moyen d’inventaire frauduleux ;…» élément matériel se divise en deux :             
 - Le 1 est la dilapidation du capital social. Le second est l’absence ou pire falsification de l’inventaire est ceci
er

constituant un délit.
  
L’élément moral est constitué par la mauvaise foi  et par la volonté coupable  réitéré car  la mauvaise foi de l’auteur
est établie par la connaissance du caractère fictif du dividende distribué. La fictivité du dividende est caractérisée
par un prélèvement sur un bénéfice non effectivement réalisé. Il en est ainsi du dividende prélevé sur les sommes
indisponibles (capital social, réserves légales ou statutaires),et la volonté coupable par l’omission de faire
l’inventaire préconisé par la loi 9/88  sur les obligations comptable ; ou bien  pire  la falsification  de cet  inventaire
Dans le but de tromper on en déduit que ce délit de distribution de dividende fictif  est une infraction complexe 
qui suppose plusieurs actes matériels  distincts, coordonnés et concourants à une fin unique . 

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b- La publication et la présentation d’états de synthèse ne donnant pas une image fidèle des
comptes de la société  :

 L’article 107 de la loi n°5-96 punit d’un emprisonnement d’un à six mois et d’une amende de 10000 à 100000
dirhams ou de l’une de ces peines seulement… ; les gérants qui, même en l’absence de toute distribution de
dividendes, auront sciemment présenté aux associés des états de synthèse ne donnant pas, pour chaque exercice,
une image fidèle du résultat de l’exercice, de la situation financière et du patrimoine à l’expiration de cette période
en vue de dissimuler la véritable situation de la société … »
 L’élément matériel de cette infraction réside dans la publication des états de synthèse erronés voir   frauduleux qui
ne reflètent pas une image fidèle des comptes de la société.
Quant à son élément moral, le gérant doit procéder à cette publication ou présentation en connaissance de son
caractère frauduleux.
Notant que, à la clôture de chaque exercice, le gérant doit établir les états de synthèse tels que ceux-ci sont définis
par la loi n°9-88. 

                c- L’abus des biens sociaux, des pouvoirs et des voix  :

Force est d’établir une distinction entre l’abus des biens sociaux (A) et l’abus des pouvoirs et des voix (B).

1-) L’abus des biens sociaux :

Le code pénal marocain prévoyait déjà cette infraction dans son art 523 qui énonce que tout copropriétaire ou
associé qui dispose frauduleusement des choses communes ou du fonds social est passible d’une peine
d’emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 200 à 1000 dh.
 Dans le même sens l’article 107 (3°)  de la loi 5-96  punit d’un emprisonnement d’un à six mois et/ou d’une
amende de 10.000 à 100.000 dhs les gérants : « …Qui, de mauvaise foi, auront fait des biens ou des crédits de la
société, un usage qu’ils savaient contraire aux intérêts économiques de celle-ci, à des fins personnelles ou pour
favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement… ».

L’élément matériel consiste donc pour le gérant à disposer des biens ou crédits de la société de façon contraire  à
son objet ou à ses  intérêts pour des  fins personnelles. Ainsi la réalisation de cette infraction suppose la réunion de
trois éléments :

✔    L’usage des biens ou crédit de la société : les biens sociaux englobent tous les éléments mobiliers ou
immobiliers du patrimoine social, même pour une durée déterminée et  avec l’intention de le restituer.  Ainsi
l’usage doit être contraire à l’intérêt social, c’est-à-dire compromettre l’intégrité de l’actif social. Aussi le préjudice
n’est pas nécessaire à l’existence du délit, il suffit que l’acte ait fait courir un risque à la société. La notion d’intérêt
social n’a pas été définie par loi, il appartient donc au juge de chercher à qui a profité l’acte délictuel.
✔   Les  fins personnelles : l’intérêt personnel s’entend non seulement à la recherche d’un profit ou d’une
perspective de profit mais aussi de tout avantage moral ou professionnel  ex : le souci d’entretenir des relations
privilégiés avec des personnages influents.
D’un point de vue jurisprudentiel, le délit de l’abus des  biens sociaux n’est établi, conformément à l’article 523 du
code pénal, que si le bien faisait déjà partie du fond social. Il en résulte donc que le fait  pour l’associé de disposer
d’une partie de ses biens destinés à la formation du capital social de la future société, ne constitue pas l’élément
matériel de ce délit.
L’appréciation de l’élément moral suppose que le gérant use  intentionnellement les biens sociaux contrairement
aux intérêts de la société et pour ses fins personnelles.
       
  2-) L’abus des pouvoirs et des voix :
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L’alinéa 4 de l’art 107 de la loi 5-96 puni  de la même peine les gérants : « Qui, de mauvaise foi, auront fait des
pouvoirs et, ou des voix dont ils disposaient, en cette qualité, un usage qu’ils savaient contraire aux intérêts
économiques de la société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement ».
Ainsi, pour être condamné le gérant doit avoir usé des pouvoirs ou des voix dont il dispose à des fins personnelles
mais que faut-il entendre par pouvoirs et voix ?
Par pouvoir on entend tous les droits accordés par la loi ou les statuts aux gérants sociaux. Souvent l’abus des
pouvoirs s'accompagne d’abus des biens.
S’agissant de l’abus des voix, c’est lorsque l’usage des voix a été fait  contrairement à l’intérêt social, de mauvaise
foi, et dans un intérêt personnel, Il en est ainsi, lorsque le gérant use de   procurations qui lui sont faites par les
associés pour l’adoption d’une décision qui sert son intérêt personnel au détriment de celui de la société. Il faut
noter que c’est une infraction matérielle, c’est  à dire que l’infraction n’est consommée que par la réalisation d’un
dommage, par opposition à infraction formelle qui est  punissable indépendamment de l’existence du dommage,
par exemple l’empoisonnement et la fabrication de fausse monnaie. 

B- Les infractions liées à la mise à mal des intérêts des associés :


Ces infractions sont nombreuses et ont pour objet de sauvegarder les droits des associés. 

A-Le droit à l’information  :

a 1-) Le défaut de la mise à la disposition des associés de certains documents:


Aux termes de l’article 117  de la même loi dispose que seront punis d'une amende de 2.000 à 20.000 dirhams, les
gérants d'une société à responsabilité limitée qui n'auront pas, à toute époque de l'année, mis à la disposition de
tout associé, au siège social, les documents suivants concernant les trois derniers exercices soumis aux assemblées
générales : états de synthèse, inventaires, rapports des gérants et, le cas échéant, celui du ou des commissaires aux
comptes s’ils existent, et les  procès-verbaux des assemblées générales.
Dans ce cas il s’agit d’une infraction d’omission dont l’élément matériel se concrétise par  l’absence de remise  des
documents précités aux  principaux intéressées dans le stricte respect du délai à savoir 15 jours conformément  
art 111 de la même  loi .

a 2-) Défaut de réunion de l’assemblée générale dans les délais légaux et  de présentation des états  de
synthèse et du rapport de gestion :

D’après l’article 110 de la loi 05-96 seront punis d'une amende de 2.000 à 20.000 dirhams, les gérants qui n'auront
pas procédé à la réunion de l'assemblée des associés dans les six mois de la clôture de l'exercice ou qui n'auront
pas soumis à l'approbation de ladite assemblée ou de l'associé unique l'inventaire, les états de synthèse et le
rapport de gestion.
Il s’agit d’une infraction matérielle qui se consomme  dès lors qu’un gérant, absorbé  par des difficultés liées à la
marche de la société ne réunit pas l’assemblé générale annuelle dans le délai de six mois après la clôture de
l’exercice encourt une peine d’amende de 2.000 à 20.000 dirhams. Par ailleurs, le juge français a affirmé que
l’omission de convoquer l’assemblé générale ordinaire dans le délai légal constitue à elle seule un délit, même en
l’absence d’intention frauduleuse.

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Chapitre II : Infractions relatives à la dissolution et la liquidation de la société
Après une existence plus ou moins longue, les associés d’une société commerciale peuvent se séparer en
toute liberté ou par exigence en cas où la situation de la société devenu irrémédiablement compromise.
Cette opération dite de « dissolution » a pour conséquences: -la « liquidation » de la société, c'est à dire
sa disparition, d'où le retour à l'état d'indépendance des associés et des éléments autrefois groupés ; -le
« partage » des biens sociaux entre les associés. La dissolution, la liquidation et le partage sont régis en
droit marocain par les articles 1051 et suivants du Dahir des Obligations et Contrats (D.O.C.) ainsi que par
certaines règles spécifiquement applicables aux sociétés de capitaux, en l’occurrence :

- d’une part, les dispositions prévues par les articles 37 et 38 du dahir du 11 août 1922 relatif aux sociétés
anonymes ;

- d’autre part, celles contenues dans l’article 36 du dahir du 1er septembre 1926 relatif aux sociétés à
responsabilité limitée.

Le nouveau droit des sociétés n’a pas manqué d’introduire des innovations touchant les règles et les
modalités de la dissolution, de la liquidation et du partage. C’est ainsi que :

 la loi n° 20-05 modificative de la loi 17-95 du 30 août 1996 relative aux sociétés anonymes a prévu
respectivement dans ses titres XII (articles 356 à 360) et XIII (articles 361 à 372) des règles spécifiques à la
dissolution et la liquidation ; les articles 421 à 424 de la même loi prévoient des mesures répressives en
cas d’infractions ;
 la loi n°21-05 modifiant et complétant la loi 5-96 du 13 février 1997 relative aux autres sociétés
commerciales (sociétés à responsabilité limitée -SARL-, sociétés en nom collectif -SNC-, sociétés en
commandité simple -SCS-, sociétés en commandite par actions -SCA- et sociétés de participations -SP-)
stipule dans ses articles 85 et 86 des dispositions relatives à la dissolution des SARL ; les articles 18, 30 et
91 traitent de la liquidation de la SNC, de la SCS et de la SP. Les SCA sont par ailleurs soumises en la
matière aux règles prévues par la loi n° 20-05 sur les SA.

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Sous titre I : Les Infractions relatives à la dissolution de la société :

la dissolution est la première étape de la procédure de dissolution-liquidation d’une


société. Il s’agit de la décision de fermer l’activité prise soit par les associés, réunis en
assemblée générale extraordinaire, soit exceptionnellement par le juge du tribunal de
commerce, conformément aux disposition de l’article 1051 du DOC 1.
Tout manquement aux règles qui régissent la vie de la société depuis sa constitution jusqu'à
sa dissolution, constitue une infraction, dont les conséquences seront supportées par les personnes
habilitées à agir au nom de l'entité.

A -Cas de la Société Anonyme :

Les éléments constitutifs de l’infraction relative à la dissolution de la SA prévue dans le


chapitre 7 :

Elément légal : article 407 qui prévoit un emprisonnement de un à six mois et d'une amende
de 4000 à 20 000 dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement.

Elément matériel : Ceux qui sciemment lorsque la situation nette de la société, du fait de
pertes constatées dans les états de synthèse devient inférieure au quart du capital social
n'auront pas, dans les trois mois qui suivront l'approbation des comptes ayant fait apparaître
ces pertes, convoqué l'assemblée générale extraordinaire à l'effet de décider s'il y a lieu à
dissolution anticipée de la société. Contrairement au législateur marocain, son homologue
français n’exige la convocation de l’AGE que si les pertes deviennent inférieurs à la moitié du
capitale sociale .

Elément moral : L’élément moral est l’intention qui est exigée et illustré par le terme
« sciemment » ce qui justifie la sévérité des peines

B -Cas de la SARL :

En vertu de l’Article 115 : Seront punis d'un emprisonnement de un à six mois et d'une amende de
2.000 à 20.000 dirhams ou de l'une de ces deux peines seulement, les gérants d'une société à
responsabilité limitée qui, sciemment, lorsque la situation nette de la société du fait de pertes
constatées dans les états de synthèse, devient inférieure au quart du capital social :

1
.Art 1051  du DOC : La socié té finit : 1. Par l'expiration du terme fixé pour sa duré e, ou par l'ac- complissement de la
condition, ou autre fait ré solutoire, sous laquelle elle a é té contracté e; 2. Par la ré alisation de l'objet en vue duquel elle avait é té con-
tracté e, ou par l'impossibilité de le ré aliser; 3. Par l'ex tinction de la chose commune, ou la perte partielle assez considérable pour
empêcher une exploitation utile; 4. Par le décès, l'absence déclarée, l'interdiction, pour infirmité d'esprit, de l'un des associés, s'il n'a été
convenu que la société continuerait avec ses héritiers ou représentants, ou qu'elle continuerait entre les survivants; 5. Par la déclaration de
faillite245 ou la liquidation judiciaire de l'un des associés; 6. Par la volonté commune des associés; 7. Par la renonciation d'un ou plusieurs
associés, lorsque la durée de la société n'est pas déterminée, soit par le contrat, soit par la nature de l'affaire qui en fait l'objet; 8. Par
autorité de justice, dans les cas prévus par la loi.
. 355 ‫المنظومة الزجرية لشركات المساهمة بين لبصرامة و المرونة طارق البختى‬
2  
‫ص‬ Page 10
1. n'auront pas, dans les trois mois qui suivent l'approbation des comptes ayant fait apparaître ces
pertes, consulté les associés afin de décider s'il y a lieu à dissolution anticipée de la société ;

2 . n’auront pas, déposé au greffe du tribunal , inscrit au registre du commerce et publié dans un
journal d’annonces légales, la décision adoptée par les associés.

Si la dissolution est un moyen auquel les associés ou actionnaires aient recours pour mettre fin à la
société suite à un accord commun et sans faire appel à la justice, en revanche la jurisprudence
n’opte pas facilement pour la dissolution compte tenu du rôle que la société joue dans la relance de
l’économie et création d’emplois . de ce fait les juges ne se fondent pas sur quel n’importe motif
pour prononcer la dissolution , sauf s’elle demeure l’ultime solution devant l’impossibilité de la
continuité de l’activité , chose qu’on remarque à travers de nombreuses décisions judiciaires ,
notamment celle prise par la cour d’appel de commerce à travers son arrêt du 30/05/2013 infirmant
le jugement de 1ère instance du 18/12/2011 ordonnant la dissolution de la société «  SIDANA » et la
désignation d’un liquidateur pour entamer la procédure de liquidation, étant donné que le
commissaire aux compte avait exprimé sa réserve concernant la certification des états de synthèses ,
et que la situation nette de la société est devenu inferieur au quart du capital social ,d’où la
nécessité de la soumettre aux procédures de traitement de difficulté des entreprises. De sa part la
cour de d’appel a motivé sa décision de ne pas dissoudre la société du fait que la décision de
réduction du capital à un montant équivaut au montant de pertes subies , est prise lors de
l’assemblée générale extraordinaire et que cette réduction ne constitue pas un motif pour la
dissolution , c’est une mesure corrective de la situation de la société, prise avant le jugement de 1 ère
instance ordonnant la dissolution ce qui donne lieu à son infirmation.

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Sous titre II-Les Infractions relatives à la Liquidation de la société
La Liquidation n’est qu’une phase conséquente de la dissolution, elle met fin à l’activité de
l’entreprise par la vente des derniers actifs, du règlement des créanciers et enfin l’éventuelle
distribution d’un boni de liquidation aux associés. Elle peut être amiable ou judiciaire. S’elle est
amiable , elle est précédée d’une dissolution décidée d’un commun accord entre les associés ou
actionnaires.

Lorsqu’elle est judicaire, l’ensemble de la procédure se fait devant le juge, elle n’a alors rien de
volontaire , cela signifie la plupart du temps que la société est dans l’impossibilité de faire face à la
poursuite de son activité, la situation est si compromise que la société n’a pas d’autres choix que de
disparaitre. Elle est soumise aux dispositions des procédures collectives prévues par le livre V du
code de commerce.

Dans cette étape, le liquidateur devient la seule personne à pouvoir agir légalement au nom de la
société. Ce qui entrainera sa responsabilité pénale en cas d’infractions commises durant la
liquidation.

A -Cas de la société anonyme :

a1- sanctions relatives à la désignation du liquidateur

l’Art 421 ( loi 20-05) prévoit que le liquidateur d’une société qui n’aura pas, dans le délai de trente
jours de sa nomination, publié dans un journal d’annonces légales et en outre, au « Bulletin officiel »
si la société a fait publiquement appel à l’épargne, l’acte le nommant et procédé au dépôt au greffe
du tribunal et à l’inscription au registre du commerce des décisions prononçant la dissolution, sera
puni d’une amende de 5.000 à 25.000 dirhams .

a2- sanctions relatives à la mission du liquidateur

Un emprisonnement de un à trois mois pourra, en outre, être prononcé, si le liquidateur d’une


société n’a pas convoqué les actionnaires, en fin de liquidation, pour statuer sur le compte définitif,
sur le quitus de sa gestion et la décharge de son mandat, et pour constater la clôture de la liquidation
ou n’a pas, dans le cas prévu à l’article 369 1 déposé ses comptes au greffe du tribunal, ni demandé en
justice l’approbation de ceux-ci ( art 421 loi 20-05).

Aussi le liquidateur et en vertu de l’ Art 422 ,Sera puni des peines prévues au 2e alinéa de l’article
421, si, sciemment, aura manqué aux obligations que lui imposent les dispositions des articles 1064 à
1091 du dahir du 9 ramadan 1331 (12 août 1913) formant code des obligations et des contrats et
celles de la présente loi, en ce qui concerne l’inventaire, l’établissement des états de synthèse, la
tenue des assemblées, l’information des actionnaires et la conservation des fonds et des documents
sociaux.

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1
art 369 : Si l’assemblée de clôture prévue à l’article 368 ne peut délibérer ou si elle refuse d’approuver les comptes du liquidateur, il
est statué par décision de justice, à la demande de celui-ci ou de tout intéressé.Dans ce cas, les liquidateurs déposent leurs comptes au
greffe du tribunal où tout intéressé peut en prendre connaissance et en obtenir à ses frais copie.Le tribunal statue sur ces comptes et, le
cas échéant, sur la clôture de la liquidation, aux lieu et place de l’assemblée des actionnaires.
Toujours dans le cadre de l’exercice de sa mission , le liquidateur qui, de mauvaise foi, Sera puni d’un
emprisonnement de un à six mois et d’une amende de 8.000 à 40.000 dirhams ou de l’une de ces
deux peines seulement s’il:

1) aura fait des biens ou du crédit de la société en liquidation, un usage qu’il savait contraire à
l’intérêt économique de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société
ou entreprise dans laquelle il était intéressé directement ou indirectement ;
2) aura cédé tout ou partie de l’actif de la société en liquidation contrairement aux dispositions
des articles 365 et 366. ( art .423)

comme il sera passible de l’emprisonnement de un à six mois et d’une amende de 4.000 à 20.000
dirhams ou de l’une de ces deux peines seulement, s’il procède à la répartition de l’actif social entre
les actionnaires, avant l’apurement du passif ou avant la constitution de réserves suffisantes pour en
assurer le règlement ou qui, sauf clause contraire des statuts, ne partage pas les capitaux propres
subsistant, après remboursement du nominal des actions, entre les actionnaires dans la même
proportion que leur participation au capital social. (Article 424 )

B- Cas de la SARL et les autres formes de sociétés :

En vertu de l’article 105 de la loi 21-05 portant sur la SARL ; SNC ;SCS ; les dispositions des articles
de 421 à 424 de la loi 20-05 portant sur la SA sont applicables aux liquidateurs.

Concernant les sociétés en commandité par actions, l’article 118 de la même loi stipule que : les
sanctions pénales de la loi n° 20-05 relatives aux société anonymes leur sont applicable.

13
Conclusion
Malgré les nouveautés introduites par le législateur , à travers les lois régissant les sociétés en
matière des sanctions , ayant pour but d’alléger le caractère répressif et la protection des
actionnaires aussi pour rendre aux patrons et aux gestionnaires imprudents , mais de bonne foi le
gout d’entreprendre. Ceci soit par l’ajout de certaines dispositions pénales ou le remplacement
d’autres par des amendes . il paraît que ces disposition n’ont pas atteignent l’objectif visé puisque les
dirigeants et administrateurs n’ont pas renoncé aux pratiques frauduleuses , au contraire certaines
d’elles vont freiner les actes de toute personne habilité à représenter la société avec l’exigence de
l’élément moral qualifiant un délit .

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Biblographie :

1- Ouvrage
 Didier R .Martin- Droit des Affaire 1 ère edition – al madariss
 Mohamed EL MERNISSI – Traité Marocain de Droit Des Sociétés – édition 2020- Lexis Nexis

2- Lois :
 Code Marocain de Commerce et Des Sociétés – Didier Martin – Al Madariss
 Lois 17-95 et 5-96

3- Webographie :
 https://www.doc-du-juriste.com/droit-prive-et-contrat/droit-des-
affaires/dissertation/infractions-relatives-constitution-societes-maroc-461757.html
 https://revue.ersuma.org/no-1-juin-2012/etudes-13/LA-SANCTION-PENALE-DU-NON-
RESPECT
 https://cours-de-droit.net/droit-penal-marocain-des-affaires- l .

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Table de Matières

Introduction
chapitre I - Les infractions relatives à la constitution et fonctionnement
*Sous-titre I : Les infractions relatives à la constitution ………………………….4
A- Condition commune à la constitution du contrat de société……………………………………………………4
a-) Condition générale de validité du contrat de société………………………………………………………….4
b-) Condition spécifique à la validité du contrat de société……………………………………………………..4
B- Sanction des règles de constitution de publication…………………………………………………………………4
a-) régularisation……………………………………………………………………………………………………………………5
b-) La responsabilité des fondateurs………………………………………………………………………………………..5
C- Les infractions liées à la souscription et au versement du capital social……………………………………5
a-) Principe Légaliste…………………………………………………………………………………………………………. …..5
b-) L’élément matériel……………………………………………………………………………………………………………..6
c-) L’élément moral……………………………………………………………………………………………………………………6

*Sous-titre
II - Les infractions liées au fonctionnement de la société et leurs
sanctions……………………………………………………………………………
…………………….. 6
A- Les infractions  commises par les administrateurs, gérants et directeurs de société …………6

a)- La distribution de dividendes fictifs :………………………………………………………………………………..


b)- La publication et la présentation d’états de synthèse ne donnant pas une image fidèle des
comptes de la société………………………………………………………………………………………………………………………6
C)- L’abus des biens sociaux, des pouvoirs et des voix……………………………………………………………7

B- Les infractions liées à la mise à mal des intérêts des associés :………………………………………...8


a)- Le droit à l’information  :

a1) Le défaut de la mise à la disposition des associés de certains documents……………………….8


a2) Défaut de réunion de l’assemblée générale dans les délais légaux
et  de présentation des états de synthèse et du rapport de gestion…………………………8

Chapitre II- Les infractions relatives à la dissolution et la liquidation


*sous-titre I : les infractions relatives à la dissolution de la société……10
A- Le cas de la société anonyme …………………………………………………………………………………………..10
B- Le cas de la société à responsabilité limité……………………………………………………………………… …10

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* Sous-titre II : les infractions relatives à la liquidation de la société…..12
A- Le cas de la société anonyme ……………………………………………………………………….12

B- Le cas de la société à responsabilité limité …………………………………………………13

Conclusion…………………………………………………………………………….14

Bibliographie …………………………………………………………………………15

17

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