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1-Définitions :

On appelle fondation, la base de l'ouvrage qui se trouve en contact


direct avec le terrain d'assise et qui a pour rôle de transmettre à celui-ci
toutes les charges et les surcharges supportées par la construction.
La technique des fondations concerne donc simultanément deux
problèmes à savoir; L’évaluation de la capacité portante du sol et le calcul
de l’élément intermédiaire qui lui transmet les charges.

Très souvent, seul le second aspect du problème est envisagé ; il peut en


résulter des désordres, car l’aptitude d’une fondation à servir de support
est limitée par les caractéristiques du terrain sous-jacent. Il convient
donc de ne pas dissocier les deux problèmes.

Le bon sol: capable de supporter les constructions projetées sans


permettre ni tassement appréciable et ni glissement.
Tassement: diminution du volume sous l’effet de la pression.

2- Fonctions assurées par les fondation :

Les fondations doivent assurées deux fonctions essentielles

* Reprendre les charges et les surcharges supportées par la structure


* Transmettre ces charges et surcharges au sol dans de bonnes conditions,

de façon à assurer la stabilité de l'ouvrage.

2.1- Équilibre des fondations :


Les fondations doivent être en équilibre sous :
*- Les sollicitations dues à la superstructure;

*- Les sollicitations dues au sol.


2.2- stabilité des ouvrages :

* Les fondations ont pour rôle d'assurer la stabilité de l'ouvrage en


fonction
des forces transmises par la superstructure et par le terrain.
* Les conditions de stabilité doivent conduire à respecter le principe
fondamental
de l'égalité des actions transmises parla superstructure avec les
réactions
transmises par le sol.

* Le terrain d'assise ne doit pas tasser sous les massifs de fondation.


Dans
la pratique, les tassements de l'ordre de 5mm à 25 mm ne présentent

aucun danger s'ils sont uniformément reparties sous la construction. Ces


types
de tassement sont dits "uniformes ou instantanés" (fig. 1) et n'évoluent
pas dans
le temps.

* Lorsque les tassements ne sont pas uniformément repartis sous


l'ouvrage, ils
sont dits "différentiels" et évoluent dans le temps (fig. 2).
tassements uniformes ou instantanés (fig. 1) tassements
différentiels (fig. 2)

2.3-Utilisation du joint de rupture :

Ce qui différencie le joint de rupture par des autres types de joints, c'est
qu'il intéresse tout particulièrement les fondations et la superstructure
naturellement. Cette solution s'impose dans les cas suivants :

* Quand l'ouvrage comporte deux parties de hauteurs très différentes et


transmet des charges très inégales à un même sol.
* Quand des fondations hétérogènes sont prévues sur un terrain
homogène. Ainsi, il n'est pas convenable d'associer une partie de bâtiment
fondée sur pieux, à l'autre établie sur un radier général.
* Quand le niveau des bons sols utilisé pour la même construction se trouve
à des niveaux différentiels
* Lorsque le terrain à bâtir présente dans le même plan horizontal une
structure géologique hétérogène.
* Si on veut étendre en surface une construction existante, dont le sol est
complètement consolidé (plus de tassement) : la liaison des fondations de
l'ouvrage neuf avec celle de l'ancien entraînerait des désordres.

3- Constitution d'une fondation :

Quelle que soit sa forme, la fondation est constituée de trois parties plus
au moins solidaires :
* La semelle qui, par sa surface d'appui repartit les charges sur le sol.
* Le fut, lié à la semelle, transmet les charges.
* Le béton de propreté, en béton dosé à 150Kg, le but est d'éviter la
Souillure de
la semelle.
4- Types de Fondations :

ous un bâtiment, on peut mettre en place trois principaux types de


fondations:
01 - Fondations Superficielles D/B < 4
02 - Fondations Semi profondes 4 < D/B <10
03- Fondations Profondes D/B > 10.

Le choix de l'une ou l'autre dépend directement du terrains et de la taille


de l'ouvrage, il faut respecter autant que possible l'homogénéité des
fondation lors d'un projet de bâtiments. Tous les éléments doivent être
fondés sur le même système afin de limiter principalement les tassements
différentiels.
4.1- Fondations superficielles :

On appelle "fondation superficielles", toutes les fondations dont


l'encastrement D dans le sol n’excèdent pas deux fois la largeur B de la
semelle ou D/B < 4
On distingue trois types de fondations superficielles :

A - Semelles ponctuelles :

Il s'agit des semelles isolées sous poteau. Destinées à transmettre au


sol des charges concentrées. La forme et les dimensions de telles semelles
dépendent :
* Des charges transmises à la semelle;
* Du taux de travail admis par le sol;
* De la section droite des poteaux reposant sur ces semelles.

B - Semelles filantes :

- sous murs :

Lorsque le taux de travail du sol est faible par rapport aux charges à
transmettre, ou bien que le terrain est hétérogène, la fondation en gros
béton ne convient pas, la largeur calculée impose un débordement
important. On choisit donc la semelle en béton arme de préférence à
une semelle en gros béton de forte section qui serait une surcharge très
importante pour le sol.

- sous poteaux :

Quand les poteaux et par conséquent les semelles dans une direction
donnée sont proches les uns des autres, on réalise une semelle continue
sous cette file de poteau.
C- Radiers General :
C-1 - Radiers plats :
Ce sont des radiers constitués par une simple dalle reposant
directement sur le sol et sur laquelle les murs viennent s'appuyer
C-2 - Radiers nervurés(avec raidisseur) :

Il sont constitués par un système de dalles, de poutres et de solives

Dimensions d'une semelle isolée : *

Calcul d’une semelle isolée (fig. 14) sous un poteau de section rectangulaire

"a x b" avec "b > a" :


On détermine la surface minimum nécessaire à la transmission de la charge
comme suit:
Surface = Charge totale (Kg) /admissible du sol (Kg/cm²)
A partir de cette surface, on prend les dimensions A, B de la semelle dans
le même rapport que les dimensions "a et b" de la section droite du poteau.
La hauteur utile de la semelle sera égale au plus grand nombre trouvé par
l'une ou l'autre des relations :

hu1> A-a /4 ; hu2 > B-b / 4

* Le ferraillage des semelles isolées : dépend des charges et peut


varier

considérablement :

* D’un simple quadrillage placé à la base d'un bloc prismatique de faible


emprise dans le cas de poteaux peu chargés ou d’un très bon sol de
fondation .

* ou une armature complexe et dense, comportant un double quadrillage et


des étriers, pour des semelles pyramidales fortement chargées ou un
mauvais sol de fondation (voir figure).
La semelle isolée (armée) travaille dans les deux sens. Ainsi la partie
inférieure est

tendue dans les deux sens.


Semelle isolée Radier généra

Semelle Filante sous Ppoteau Semelle Filante sous Mur


4.2- Fondations Semi Profondes ( Puits ) :

- Ces fondations sont utilisées lorsque le sol est de mauvaise qualité •


sur une épaisseur inférieure à 8 mètres ou dans le cas de sols
gonflants (sols argileux).

Elles sont constituées par des colonnes rondes ou rectangulaires en
gros béton, d'une profondeur variant de 3 a 10 mètres. Elles
transmettent jusqu'au bon sol les charges apportées par une semelle
de section réduite, et par leur poids, s'oppose aux variations de
volume des terrains argileux.
- La section des puits est calculée en fonction des possibilités du sol •
sous son assise; le frottement latéral n'est pas pris en compte sinon
pour compenser le poids propre du puits.
- Les puits sont des fondations creusées à la main ou mécaniquement •
avec des bennes preneuses; c'est ce qui limite la profondeur des
puits. Un puits peut être élargit à la base (dans les sols de cohésion
suffisante) : c'est une structure en patte d'éléphant.
4.3- Fondations Profondes ( Pieux ) :

On Adopte pour ce mode de fondation, lorsque les charges à transmettre


au sol sont très importantes et lorsque le terrain en surface est de
mauvaise portance. Les fondations profondes sont surtout utilisées pour
les ouvrages importants supportant de fortes charges : bâtiments
industriels, ouvrages d'art, etc. …

-Définitions d’un pieu :

Un pieu est une fondation élancée qui reporte les charges de la structure
sur des
couches de terrain de caractéristiques mécaniques suffisantes pour
éviter la rupture du sol et limiter les déplacements à des valeurs très
faibles.
Les 3 parties principales d’un pieu sont la tête, la pointe, et le fût compris
entre la tête et la pointe. La longueur d’ancrage h est la longueur de
pénétration du pieu dans les couches de terrains résistantes.
D’un point de vue mécanique on distingue la longueur D du pieu de la
hauteur d’encastrement mécanique De.

Cette valeur de De tient compte du fait que les caractéristiques


mécaniques de la couche d’ancrage sont nettement supérieures à celles des
sols de couverture traversés par le pieu .

Il existe deux types de pieux : Pieux battus et Pieux forés.


a- Pieux battus :

Ceux-ci sont enfoncés dans le sol grâce à des 'sonnettes de battage'


munies de moutons batteurs'. Les pieux battus refoulent au cours du
battage, la matière qui constitue le milieu, ce qui mobilise
parfaitement le frottement latéral qui peut atteindre au maximum la
valeur de la butée. Ces pieux peuvent être préparés à l'avance sous la
forme de pieux en béton armé en béton précontraint, en bois ou
encore en acier. Ils peuvent être de section carrée, polygonale,
circulaire. Ils peuvent être creux ou pleins.
Leur pied a le plus souvent la forme d'une pyramide mais parfois la partie
inférieure comporte un bulbe pour augmenter la surface d'appui. La
difficulté principale pour les pieux préfabriqués réside dans la
détermination de la longueur des pieux avant le chantier. Cependant
au début du chantier on exécute des pieux d'essai qui permettent de
préciser leur longueur.

b- Pieux forés :

Ils sont réalisés par extraction du sol et bétonnage en place. L'intérêt


des pieux forés
est de permettre la traversée des couches dures d'épaisseur
insuffisantes sur lesquelles s'arrêtaient éventuellement des pieux battus.
Le forage est généralement exécuté mécaniquement. Certaines machines
permettent de réaliser à la base un élargissement de la section appelé
patte d'éléphant et permet d'augmenter l'effet de pointe. L'emploi des
techniques pétrolières permet, dans certains cas, de se passer de tubage
en injectant dans le forage des boues à base d'argiles qui assurent le
double rôle suivant:
- équilibrer la poussée des terres par leur densité;
- stabiliser la paroi des forages par la formation d'une couche
superficielle d'argile.
.
pieu foré Pieu battu
EXEMPLE
Semelle isolée sous poteau :
2-1/ Sollicitation :
NU = 1.35G +1.5Q = 53536.34 kg
NS = G + Q = 36947.55 Kg
Pré-dimensionnement : Il faut que :
Nu
 =  qadm
A.B
D'après le rapport de sol : σadm=2 barre avec D =2.00 m
Nu1= Nus +1,35gavant poteau + 1,35gsemelle + 1,35gsol
L'effort Nser= 369.475 KN = 369475 N = 36947.5 Kg
Contrainte ultime au sol ql qu = 3  adm
qu = 3*2 = 6barre = 0,6Mpa
N ser  a 1.15  36947 .50  30
B = = 21244 .81cm2  B  21244 ,81 = 146 cm = 1.46 m
 adm  b 2  30

On prendre B= 1,70 m
B = a B=L
D’après la condition : L b

d0 B − b 170 − 30
H = = = 35,00  H = 40 cm
2 4 4

e≥15cm on prendre e=20 c


Nu1= Nus +1,35gavant poteau + 1,35gsemelle + 1,35gsol
Nu= 53536.34 + 425.25+3901.5+9952.74 = 67815.83 kg
qu 3   adm 3  1,8
qref  = = = 2,7
Il faut vérifier la condition 2 2 2

Nu 67815 ,83
qref = = = 2.34  2.7
……………………. Condition vérifié B2 170 2

- Ferraillage de la semelle sous poteau :


Pu  ( B − b) 1
As = 
8 d fe
s

Pu = Nu ( s ) + 1,35 g ( avantpoteau ) = 53536 .34 + 1.35(0.30  0.30  1.40  2500) = 53961 ,59kg

539615 ,90  (170 − 30) 1


As =  = 975 .86 mm 2 = 9,76cm2
8  35 400
1.15

On adopte : 9HA12= 10.18cm2


- Vérification de besoin de crochets :
Pour déterminer la longueur des barres et leurs modes d’encrage
de scellement :

Ls=
 fe
4 s
( )  s = 0.6 2 f tj

Haute Adhérence = 1.5

Diamètre des barres. :


 s = 0.6 x(1.5)2 x 2.1 = 2.84 Mpa


1.2   400 
L = 4 . 2.84 =42.25cm
s

B B B = 0.425 m
, 8 =0.212 alors LsO 4 4
Donc toutes les barres doivent être prolongées jusqu’aux
extrémités de la semelle et comporter des ancrages courbes.
*Vérification de cisaillement du béton :
p 
= surfacefissuré = 2.h t(a +b) ≤  
 0.15f tj ;4MPA
La fissuration préjudiciable : =min  b 
 =2.5MPA

539615 .90
= 2 x400 (300 + 300 ) =1.12Mpa ≤ =2.5Mpa……………………………….Vérifiée 

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