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I.

INTRODUCTION

Les communications sans-fil sont devenues une partie intégrante de notre vie
quotidienne. Cette technologie a contribué à l'augmentation de la production et le renforcement
de la sécurité au travail, dans différentes industries. L'OFDM constitue le cœur des importants
standards utilisant la radio. Elle fut premièrement décrite en 1966 par R.W. Chang au Bell
Labs. Cette technique de multiplexage est semblable à la FDM mais comporte beaucoup plus
d’améliorations. Nous nous chargerons d’expliquer en termes simples et précis ce qu’est
l'OFDM, ses principes ainsi que ses différents domaines d’applications.

II. L’objet de TP

Avec les déférents blocks du système OFDM sur simulink <<Matlab>>, on va


déterminer le spectre de signal et la constellation de le modulateur et démodulateur<<QAM>>
pour différentes valeurs de SNR.

III. Partie théorique


1. Définition

L'OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing). Elle permet d'envoyer


plusieurs faisceaux de données en parallèles sur des sous-porteuses orthogonales. OFDM
(Orthogonal Frequency Division Multiplexing) est une technique de transmission multi-
porteuses qui est similaire à la technique FMT dans le sens qu'elle divise le canal large bande
en plusieurs sous canaux à évanouissement plat. Par contre, l'OFDM se distingue par le fait
qu'elle permet la transmission de l'information via des sous-porteuses dont les spectres se
chevauchent sans, pour autant, perdre l'information, et ce grâce au principe de l'orthogonalité.
En outre, les sous-porteuses orthogonales sont générées avec une simple FFT (Fast Fourier
Transform), ce qui implique une implémentation plus simple comparée à la technique FMT. Il
se fait aussi appelé modulation par décalage orthogonal de fréquence (OFSK) .

2. FONCTIONNEMENT DE L’OFDM
2.1. Principe de modulation à porteuses multiples

Les techniques qu’on appelle multi porteuses consistent à transmettre des données
numériques en les modulant sur un grand nombre de porteuses en même temps. Ce sont des
techniques de multiplexage en fréquence qui existent depuis longtemps. Le regain d’intérêt
actuel réside dans l’amélioration apportée pour augmenter l’efficacité spectrale en
orthogonalisant les porteuses ce qui permet d’implémenter la modulation et la démodulation à
l’aide de circuits performants de transformée de Fourier rapide. Le principe est de transmettre
des données numériques en parallèle modulées sur un grand nombre de porteuses à bas débit.
Dans un système conventionnel de transmission de données en série, les symboles sont
transmis séquentiellement : le spectre de chaque donnée est autorisé à occuper toute la bande
passante disponible.

Le principe du multiplexage en fréquence est de grouper des données numériques par


paquets de N, qu’on appellera symbole OFDM et de moduler par chaque donnée une porteuse
différente en même temps.

2.2. Principe de l’orthogonalité

La figure ci-dessous montre que l’espace entre chaque sous-porteuse 1/TS permet,
lorsque le spectre d’une sous-porteuse est maximal, d’annuler le spectre de toutes les autres :
c’est la condition d’orthogonalité (Orthogonal de OFDM ). Cette condition d’orthogonalité
permet d’avoir un recouvrement entre les spectres des différentes sous-porteuses, et malgré ceci
d’éviter les interférences entres sous-porteuse si l’échantillonnage est fait précisément à la
fréquence d’une sous-porteuse. L'orthogonalité permet également une haute efficacité spectrale
et la bande passante étant quasiment utilisée dans son intégralité. Le multiplexage orthogonal
produit un spectre de fréquence presque plat (typique du bruit blanc), ce qui entraîne un
minimum d'interférences avec les canaux adjacents. Un filtrage séparé de chaque sous-porteuse
n'est pas nécessaire pour le décodage, une transformée de Fourier FFT étant suffisante pour
séparer les porteuses entre elles.
2.3. Intervalle de garde

Le signal se propageant entre l’émetteur et le récepteur subit des réflexions, des


diffractions et des diffusions. Ainsi, plusieurs versions du même signal arrivent au niveau du
récepteur avec des délais différents. C'est ce qu'on appelle communément la propagation multi-
trajets. La figure ci-dessous illustre l'effet de dispersion, causé par les multi-trajets, sur les
différentes sous porteuses d'un signal OFDM. De cette figure, on constate que la dispersion
entraine l'apparition de l'interférence inter-symboles (IIS), ce qui peut provoquer la perte
d'orthogonalité entre les sous porteuses. Ceci réduirait énormément les performances du
système de transmission OFDM. L'ajout d'un intervalle de garde, dans ce cas, est la solution qui
a été prônée, pour éliminer cet effet indésirable du canal. Il existe principalement deux types
d'intervalles de garde utilisés dans la pratique :
2.3.1. Préfixe cyclique CP (Cyclic Prefix)

Le CP Consiste à copier une partie de la fin d'un symbole OFDM dans son début
comme il est illustré dans la figure ci-dessous. Paradoxalement, le suffixe cyclique consiste à
copier une partie du début d'un symbole OFDM dans sa fin. Il a été démontré que l'ajout d'un
intervalle de garde, de longueur égale ou supérieure à la dispersion 9 maximale causée par le
canal, permet de maintenir l'orthogonalité entre les différentes sous porteuses. Le CP Consiste à
copier une partie de la fin d'un symbole OFDM dans son début comme il est illustré dans la
figure ci-dessous. Paradoxalement, le suffixe cyclique consiste à copier une partie du début
d'un symbole OFDM dans sa fin. Il a été démontré que l'ajout d'un intervalle de garde, de
longueur égale ou supérieure à la dispersion maximale causée par le canal, permet de maintenir
l'orthogonalité entre les différentes sous porteuses.

2.3.2. Zero Padding (ZP)

À la différence de l'intervalle de garde de type CP, dans ce cas, l'intervalle de garde ne


contient que des zéros.

2.4. Bande de garde

Un symbole OFDM, dans le domaine : fréquentielle, est la somme des sous porteuses,
chacune, représentée par un signal en sinus cardinal (Sine). Cette somme résulte en un
débordement du spectre du signal OFDM, ce qui engendre une interférence avec les spectres
adjacents. C'est pour cette raison qu'une bande de garde est ajoutée des deux côtés du spectre
du signal OFDM pour minimiser les interférences avec les spectres adjacents. Il y a
principalement deux façons de réduire le débordement du spectre :
a) L'utilisation d'un filtre passe-bande

Ceci induit une complexité plus élevée pour avoir un filtrage acceptable. Une
alternative à cela est l'utilisation d'une fenêtre dans le domaine temporaire, comme la fenêtre en
cosinus surélevé.

b) L'utilisation de porteuses virtuelles

L'utilisation de porteuses virtuelles :

Ce sont des sous-porteuses qui ne sont pas utilisées. Elles sont ajoutées sur les deux
bords de la bande du signal OFDM, réduisant, ainsi, le débordement du spectre. Cependant,
ceci a pour effet latéral de dégrader l'efficacité spectrale d'un taux égale à N used /NFFT, NFFT
étant le nombre total de sous-porteuses, et Nused le nombre de sous-porteuses utilisées pour la
transmission de l'information utile.

3. Applications

L'OFDM (ou une technique proche) est utilisé dans :

 la télédiffusion numérique terrestre (DVB-T, DVB-H).

 la radiodiffusion numérique terrestre DAB.

 la radiodiffusion numérique terrestre T-DMB.

 la radiodiffusion numérique DRM.

 les liaisons filaires telles que l'ADSL, le VDSL, les modems sur courant porteur , les
modems câble.

 les réseaux sans-fils basés sur les normes 802.11 ,802.16 (WiMAX) et HiperLAN.

 les réseaux mobiles de nouvelles générations (LTE, 4G, 5G) qui utilisent une technique
d'accès multiple basée sur l'OFDM appelée OFDMA.

4. Avantages et inconvénients

La technique OFDM est désormais une technique populaire qui est adoptée par
plusieurs standards. Cette technique, à l'instar de toute technique de communication, a ses
avantages et ses inconvénients. Les principaux avantages de l'OFDM sont :

 L'efficacité spectrale : avec l'OFDM, il y a la possibilité d'augmenter le nombre.


 des sous-porteuses utilisées sans pour autant, augmenter la bande de fréquence utilisée, tant
que l'orthogonalité entre les sous-porteuses est préservée.

 Implémentation simple : l'implémentation de l'OFDM nécessite une simple FFT.

 Complexité réduite du récepteur : Puisque l'OFDM transforme un canal sélectif en fréquence,


en plusieurs sous canaux à évanouissement plat, l'égalisation devient très simple au niveau du
récepteur.

 Convenable pour les transmissions à haut débit.

Les principaux inconvénients de l'OFDM sont :

 Rapport du pique à la puissance moyenne du signal très élevé comparé au système à une
seule porteuse : Ceci requit des amplificateurs avec une très large plage de linéarité.

 Sensibilité aux erreurs de synchronisation temporelle et fréquentielles

 Pertes en efficacité, dues à l'ajout des sous-porteuses virtuelles dans le domaine fréquentiel
ainsi que l'intervalle de garde dans le domaine temporel.

IV. Parie Pratique


1. La définition de simulink

Simulink est un logiciel de modélisation système multi-physique édité par


l'entreprise américaine The MathWorks.

Utilisation

Simulink est une plate-forme de simulation multi-domaine et de modélisation de systèmes


dynamiques. Il fournit un environnement graphique et un ensemble de bibliothèques contenant
des blocs de modélisation qui permettent le design précis, la simulation, l’implémentation et le
contrôle de systèmes de communications et de traitement du signal. Simulink est intégré
à MATLAB, fournissant ainsi un accès immédiat aux nombreux outils de développement
algorithmique, de visualisation et d’analyse de données de MATLAB.
2. Le rôle de chaque Bloc de simulink
Random Integer Generator :

Génère un nombre aléatoire d’entiers avec les paramètres suivant:

 4 états d’entiers

 3MHz la bande passante

 192 entiers par trame.

Integer to bit converter :


Pour la conversion des entiers en des bits avec un seul paramètre à modifier qui est le
nombre de bits pour chaque entier, dans notre cas on va choisir 2 bits car l’entrée est composée
de 4 états possibles.

Bit to integer Converter

Pour la conversion des bits en entiers, avec le même paramètre à modifier qui est le
nombre de bits pour chaque entier et qui vaut 2 bits.

Modulation QPSK

La source qu’on a utilisé est composée de 4 états possibles donc la modulation qu’on
doit utiliser doit être elle aussi à 4 états. La norme LTE offre la possibilité d’utiliser la
modulation QPSK (4-QAM) et ça sera notre choix pour cette simulation : pour cela on a utilisé
le bloc QPSK Modulator, en modifiant l’ordre de la constellation : GRAY au lieu de BINARY.
IFFT :

IFFT est le bloc le plus important dans la chaine de modulation OFDM, la taille de
l’IFFT choisi est 256.

Préfixe cyclique

Pour chaque symbole on doit ajouter un préfix cyclique, pour cela juste après le bloc
d’IFFT on ajoute le bloc selector. Sachant qu’à l’entrée de l’IFFT la taille de la matrice est
(196,1) alors à l’aide le préfix cyclique on va essayer d’étendre cette matrice jusqu’à atteindre
256. Pour cela les paramètres du préfix cyclique seront comme suit :

A ce niveau, on a généré un signal OFDM, l’étape suivante est l’envoi d’un signal dans un
canal.

Canal Gaussien

La valeur du SNR peut être modifiée pour déterminer la limite pour laquelle on
commence à avoir un taux d’erreur élevé.
Remove Cyclic Prefix :

Pour enlever le préfix cyclique: Lors de la modulation la sortie finale est un vecteur de 317
éléments, comme nous avons ajouté un préfixe cyclique de 61 éléments (256-195) alors à la
réception on doit extraire les premiers 61 et cela se fera en utilisant les paramètres suivant :

FFT :

A la sortie du préfixe cyclique la taille du vecteur est 256, qui sera directement traiter
par le bloc FFT. Pour la taille de la FFT on a le choix entre 256 ou « Inherit FFT length from
input dimensions »

Frame Conversion :

Pour regrouper les données en trame de 256 éléments.

A cette étape nous avons reconstitué 256 éléments ,196 éléments de données utiles plus 60
zéros de bourrage ajoutées par l’IFFT lors de la modulation.
Remove zero-padding :

Pour éliminer les zéros de bourrage

Select Rows

Sans les zéros de bourrage nous avons 196 éléments, alors pour avoir la même trame de
la source on doit enlever les symboles provenant des sous-porteuses pilotes et la sous porteuse
centrale. Pour cela, il faut tout d’abord détecter l’emplacement exact de chaque sous-porteuse à
enlever et cela en raisonnant sur le découpage qu’on a fait au niveau de la modulation.

Démodulation QPSK :

Même paramètres que le bloc de modulation QPSK. Pour les blocs restants, ils ont le même rôle
et paramètres que ceux utilisés au niveau de la modulation
 Pour chaque valeur de SNR (SNR=10 ,30, 60), on donne le diagramme de constellation
et le spectre pour la partie transmission et réception ainsi que les taux d’erreurs binaires.
 SNR=10
 A l’émission

On vois le diagramme de constellation et le spectre suivant

 A la réception
On vois le diagramme de constellation et le spectre suivant
Le taux d’erreur binaire = 0.023900948976871

 SNR = 30
 A la réception

On vois le diagramme de constellation et le spectre suivant


Le taux d’erreur binaire = O

 SNR = 60
 A la réception
On vois le diagramme de constellation et le spectre suivant

Le taux d’erreur binaire = 0

Remarque

D’après le diagramme de constellation et le spectre, on quand le SNR augment, on obtient une


bonne qualité de transmission et le taux d’erreur binaire égale à 0 (BER = 0).

Et lorsque le SNR diminue, on obtient une mauvaise qualité de transmission avec la


présentation le taux d’erreur binaire
V. Conclusion

Un des majeurs problèmes que rencontre la transmission à débit élevé est le problème
de trajet multiple. L’OFDM apparaît comme une bonne solution pour les trajets multiples,
et ceci en divisant la bande de transmission en N sous-canaux orthogonaux. Un préfixe
cyclique (Intervalle de Garde) est ensuite ajouté au début du symbole et ce préfixe est
identique au segment de même longueur à la fin du symbole. La longueur de cet intervalle
est choisie de façon à être supérieure à la valeur maximale de délai dû à l’effet de trajet
multiple.

L’OFDM présente une grande simplicité dans la modulation et la démodulation ayant


besoin d’un seul modulateur et d’un seul démodulateur. Ceci a lieu dans le cas où les
différents éléments fondamentaux sont correctement sélectionnés : Nombreuses porteuses
orthogonales, intervalle de garde, entrelacement et des bonnes informations sur l’état du
canal.

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