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CLAIR-OBSCUR

STRAUSS BERG ZEMLINSKY

SANDRINE PIAU
ORCHESTRE VICTOR HUGO
JEAN-FRANÇOIS VERDIER
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TRACKLIST

FRANÇAIS
ENGLISH
DEUTSCH

SUNG TEXTS
ALEXANDER VON ZEMLINSKY (1871-1942)
1 Waldgespräch Ballad for soprano, two horns, harp and violin 7’03

RICHARD STRAUSS (1864-1949)


2 Morgen!, op.27 no.4 3’42
3 Meinem Kinde, op.37 no.3 2’40

ALBAN BERG (1885-1935)


SIEBEN FRÜHE LIEDER
4 I. Nacht 3’45
5 II. Schilflied 2’06
6 III. Die Nachtigall 1’52
7 IV. Traumgekrönt 2’19
8 V. Im Zimmer 1’11
9 VI. Liebesode 1’37
10 VII. Sommertage 1’33

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RICHARD STRAUSS
VIER LETZTE LIEDER
11 I. Frühling 3’07
12 II. September 4’53
13 III. Beim Schlafengehen 5’07
14 IV. Im Abendrot 6’46

15 Malven 2’55

TOTAL TIME: 50’44

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SANDRINE PIAU SOPRANO
ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ
JEAN-FRANÇOIS VERDIER CONDUCTOR
MATHILDE BORSARELLO SOLO VIOLIN
SANDRINE MAZZUCCO, SÉBASTIEN MORLOT, CAROLINE SAMPAIX,
SERENA MANGANAS, EMMANUEL ORY, LOUISE COUTURIER, ANDRY RICHAUD,
ANGELINA ZURZOLO, HÉLÈNE CABLEY-DENOIX, TIANREN XIE, OLGA HUNZINGER VIOLIN 1
ISABELLE DEBEVER, CAMILLE COULLET, CAROLINE LAMBOLEY, BENG BAKALLI,
CÉLIA BALLESTER, CLÉMENTINE BENOIT, ANASTASIIA LINDEBERG, AURORE MOUTOMÉ,
MARIE-ANNE RAVEL, LUCIE PIERRARD VIOLIN 2
DOMINIQUE MITON, MARIN TROUVÉ, MATÉO VERDIER, SHIH-HSIEN WU, VALÉRIE PELISSIER,
JACQUES PEREZ, FRÉDÉRIQUE ROGEZ, LOÏC ABDELFETTAH VIOLA
SOPHIE PAUL-MAGNIEN, GEORGES DENOIX, SÉBASTIEN ROBERT,
EMMANUELLE MITON, RACHEL GLEIZE, ANAÏS BODART CELLO
EMILIE LEGRAND, BASTIEN ROGER, BAPTISTE MASSON, PIERRE HARTMANN DOUBLE BASS
THOMAS SAULET, PIERRE-JEAN YÈME, ELIAS SAINTOT FLUTE
FABRICE FEREZ, SUZANNE BASTIAN, RÉMY SAUZEDDE OBOE
ANAÏDE APELIAN, LUC LAIDET, LISE GUILLOT CLARINET
BENOIT TAINTURIER, MICHEL BOCHET, ARNAUD SANSON BASSOON
NICOLAS MARGUET, MATHIEU ANGUENOT, SYLVAIN GUILLON, EMMA COTTET HORN
PIERRE KUMOR, FLORENT SAUVAGEOT, PIERRE NICOLE TRUMPET
MATHIEU NAEGELEN, PIERRICK CABOCHE, PHILIPPE GARCIA TROMBONE
QUENTIN DUTHU TUBA
PHILIPPE CORNUS, JOËL LORCERIE, BERTRAND MONNERET PERCUSSION
AGNE˙ KEBLYTE˙ HARP
SYLVIA KOHLER CELESTA

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« Le vase donne une forme au vide et la musique au silence. »
‘A vase gives form to emptiness, and music gives form to silence.’
„Die Vase gibt der Leere Form und die Musik der Stille.“

Georges Braque, Le Jour et la nuit, Cahiers 1917-1952

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Mes proches connaissent cette obsession qui ne me quitte jamais


totalement.
L’antagonisme entre lumière et obscurité, le clair-obscur…
Il y a dans la musique des vestiges de peinture, des flashs d’ombre et de
lumière, des envolées comme le geste suspendu du peintre. Car il est aussi
question de couleurs, de nuances, de dégradés, de pointillisme..
Telle une esquisse, la portée incarne cette liaison entre écriture et peinture,
entre noir et blanc, immobilité et mouvement.
Le clair-obscur, choc des couleurs absentes, rencontre impossible des
contraires, symbolise pour moi la richesse de la musique qui, parée de
mystère, crée des unions sans pareilles.

Sandrine Piau avec Léa Weber

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FRANÇAIS
GENÈSE DE CLAIR-OBSCUR
PAR SANDRINE PIAU
Je rêvais depuis longtemps d’aborder ce répertoire dans lequel on ne m’imaginait guère, après des années
à porter les couleurs de musiques plus anciennes.
Je reviens pourtant à mes amours d’étudiante.
Chaque lied raconte une histoire et je m’évertue à les réunir pour n’en raconter qu’une seule, la mienne.
Le disque débute et s’achève sur des textes d’Eichendorff. Au départ, la nuit, une chevauchée éperdue pour
échapper aux griffes ensorceleuses de la Lorelei. En vain...
Morgen! apporte les promesses de l’aube ; des amoureux regardent, muets et confiants, l’horizon et la
beauté des choses.
Meinem Kinde (R. Strauss) est le chant d’une mère à son enfant endormi qu’elle berce de son amour. Le
violon solo, caressant comme la main de cette femme, devient menaçant dans Waldgespräch (Zemlinsky),
ou semble tracer les lignes d’une destinée fatale.
Les Sieben frühe Lieder de Berg initient le retour à la lumière. Durant ce cycle, on sent une bascule incessante
entre le jour et la nuit (Nacht et Schilflied), les prémices d’un émoi amoureux sous un soleil écrasant (Die
Nachtigall), l’ultime rencontre avec le fantôme de l’aimée au crépuscule (Traumgekrönt)…
Im Zimmer et Liebesode sont des parenthèses de sensualité, dans la lumière d’automne puis dans une
chambre éclairée par la lune.
Enfin, Sommertage, dont le lyrisme exacerbé est un hommage, autant qu’un adieu, à l’ancien monde et au
romantisme de Richard Strauss, questionne l’homme sur sa place en ce monde.
Il m’est apparu comme une évidence que les Quatre derniers lieder de Strauss devaient refermer cet album.
L’ultime lied sur un texte d’Eichendorff évoque, dans la lumière du couchant, l’attente apaisée de la mort.
Rien n’est jamais linéaire et j’aime ces rebonds, ces correspondances littéraires sans chronologie véritable,
parce que la fin d’une chose n’est pas toujours le début d’une autre. Et parce qu’enfin, si nous n’avions pas
le luxe de pouvoir tordre le temps à notre guise, en pensée tout du moins, la vie serait moins belle.
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DÄMMERUNGEN
PAR NICOLAS DERNY

L’allemand ne connait qu’un seul mot – Dämmerung – pour désigner aube et crépuscule, moments du
jour, d’une relation ou d’une vie qui relient ce programme. Parmi les quatre mélodies que Richard Strauss
offre en cadeau de mariage à la soprano Pauline de Ahna, qu’il épouse en 1894, Morgen! évoque la félicité
amoureuse sur un texte de John Henry Mackay, militant gay germano-écossais aux sympathies anarchistes.
Trois ans plus tard, l’instrumentation laisse la part belle au violon solo en dialogue avec la harpe, tandis que
les cordes en sourdine mettent la voix sur du velours. Laquelle entre trop tôt, perdue dans ses pensées,
quelque part dans une phrase commencée par Und : « et ».
En 1897, Pauline porte l’unique enfant du couple. Le petit Franz n’est encore pas né que Richard lui compose
déjà les trente-six mesures de Meinem Kinde, sur des mots tendres de Gustav Falke. Orchestrée en 1900, la
pièce culmine sur le mot Sternlein (« petite étoile »), acmé réprimée par un pianissimo subito qui préserve le
sommeil d’un nourrisson bercé par le doux balancement des violons.
Nommé président de la Chambre de musique du Reich dès 1933, Strauss eut le tort de croire que son
influence sauverait la musique allemande de la « mise au pas par des amateurs et des arrivistes ignorants »
(comprenez : les tristes sbires d’Hitler et de Goebbels). Il n’en fut rien. Il se retire en Suisse après la guerre,
dans l’attente du verdict de son procès en dénazification – innocent ! À Montreux, l’octogénaire rumine. Ses
projets ? « Mourir, bien sûr ! » Son temps semble passé : le père d’Elektra, chef-d’œuvre jadis si moderne,
n’est plus « que » l’auteur de Capriccio, loin de son époque. Plus rien à dire ? Voire. Ses derniers feux
rougeoient comme un splendide anachronisme au moment où Boulez met la double barre à sa Deuxième
Sonate pour piano.
En mai-juin 1948, Strauss achève Im Abendrot, esquissé un an plus tôt sur un texte de Joseph von
Eichendorff. « Las d’errer » (wandermüde), un couple ayant marché ensemble dans « l’adversité et la joie »
(Not und Freude) contemple l’envol d’alouettes dont les trilles gazouillent. Les silhouettes de Richard et
Pauline semblent se détacher du contrejour, tandis que les arabesques de la soprano s’intègrent partout à la
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FR
trame d’un orchestre au chatoiement crépusculaire. Le dernier vers s’interroge : serait-ce l’heure du dernier
souffle libérateur ? Réponse dans le postlude, où altos, cors et clarinettes citent le « motif de l’Idéal » tiré
de Mort et transfiguration, poème symphonique écrit soixante ans plus tôt. Ainsi s’ouvre l’éternité céleste.
Le compositeur trouvera matière poétique à trois autres morceaux chez Hermann Hesse, tout juste nobelisé.
Il fixe d’abord Frühling, seul Allegretto parmi trois Andante. La musique émerge des tréfonds d’ut mineur
pour mieux célébrer la lumineuse renaissance de la nature (la majeur). Vient ensuite Beim Schlafengehen,
non sans analogies avec Morgen!. Mais si la voix y entre aussi comme au milieu d’une phrase, le chant du
violon avant la dernière strophe donne l’espoir à la narratrice de voir son « âme prendre son envol ». Dernier
complété, September regarde la vie se faner. La splendeur du jardin s’éteint au son du cor, instrument
paternel qui hante Strauss depuis toujours. Il rendra l’âme un an plus tard, sans avoir pu entendre, ordonner
ni éditer ces joyaux. Pas les derniers à proprement parler – Malven suivra –, mais un testament quoi qu’il
en soit.
Plus d’un demi-siècle avant le crépuscule straussien, Eichendorff trône déjà sur le bureau de Zemlinsky.
En ce tournant de 1895-1896, il vient à peine de rencontrer Schoenberg, violoncelliste amateur dans
l’ensemble viennois Polyhymnia auquel son chef destine Waldgespräch. Cette ballade pour soprano, cordes,
harpe et deux cors repose sur des vers qui inspirèrent Schumann (Opus 39, n°3) parmi une dizaine d’autres
compositeurs. Alexander lui-même s’y essayait dès 1890, dans la classe de Johann Fuchs.
Cinq ans plus tard, le Lied laisse place à une scena en sol mineur dont la musique épouse la structure du
poème. Allegro moderato, les cordes plantent le décor forestier qu’accents des souffleurs et couleurs d’alto
assombrissent. Guirlandes de harpe et sortilèges du violon solo se mélangent aux mots de la jeune femme
qui s’exprime, Andante, dans les strophes paires. Lancée par des rythmes pointés, la troisième s’extasie
devant tant de charme avant de reconnaître la belle : Lorelei ! La nymphe aura le dernier mot sans un cri,
mais gardera le Wanderer prisonnier de ces bois.
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Au milieu de la décennie suivante, le temps de la composition des Lieder dits « de jeunesse » (1905-
1908) d’Alban Berg est aussi celui de la rencontre avec Helene Nahowski, épousée en 1911. Les sept
déclinaisons du motif de l’amour qu’il orchestre et lui dédie la quarantaine venue baignent donc encore dans
le postromantisme, sur des thèmes chers au XIXe siècle – la nuit, le rêve, le vague à l’âme (Sehnsucht). Seuls
l’Alpha et l’Oméga du recueil mobilisent l’effectif au grand complet. La troisième mélodie n’utilise que les
cordes divisées, la cinquième se contente des vents, de la harpe et de discrètes cymbales.
Berg joue volontiers d’un lyrisme aussi sensuel qu’ambigu notamment basé sur la gamme par tons, échelle
entendue dès l’entame d’une Nacht mâtinée de couleurs debussystes – différences esthétiques mises à
part, l’injonction O gib acht! (« Prends garde ! ») rappelle l’extrait d’Ainsi parlait Zarathoustra utilisé par
Mahler dans la Symphonie n°3 (O Mensch! Gib Acht!). « Dans la lumière trouble de Schilflied pointe déjà
l’éclipse éternelle qui assombrit les champs et les rues de Wozzeck », note Adorno à propos de ce Lied
qu’une orchestration diaphane rend d’autant plus suggestif. Si Die Nachtigall et Im Zimmer, écrits parmi
les premiers, prolongent Schumann et Brahms, Traumgekrönt, harmoniquement plus louvoyant, varie une
cellule de quatre notes présentée d’emblée par les seconds violons. Passé la Liebesode post-tristanesque,
l’exigeant Sommertage tend vers une dernière exaltation (Schwungvoll).

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« Le vieux monde se meurt, le nouveau tarde à apparaître
et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. »
‘The old is dying, the new cannot be born, and in that
chiaroscuro, monsters appear.’
„Die alte Welt stirbt, die neue erscheint nur langsam, und in
diesem Dämmerlicht tauchen Ungeheuer auf.“

Antonio Gramsci, Cahiers de prison

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SANDRINE PIAU SOPRANO

RÉVÉLÉE AU PUBLIC PAR LA MUSIQUE BAROQUE, SANDRINE PIAU AFFICHE AUJOURD’HUI UN LARGE
RÉPERTOIRE ET CONFIRME SA PLACE D’EXCEPTION DANS LE MONDE LYRIQUE.
ELLE S’ILLUSTRE DANS DE NOMBREUX RÔLES SUR LES PLUS GRANDES SCÈNES INTERNATIONALES :
CLÉOPÂTRE (GIULIO CESARE), MORGANA (ALCINA) À L’OPÉRA DE PARIS ET AU FESTIVAL DE SALZBOURG,
DALINDA (ARIODANTE) AU FESTIVAL DE SALZBOURG, ALCINA, MÉLISANDE, SANDRINA (LA FINTA
GIARDINIERA), SŒUR CONSTANCE (DIALOGUES DES CARMÉLITES) À LA MONNAIE, ALCINA ET DALINDA
(ARIODANTE) À AMSTERDAM, PAMINA (DIE ZAUBERFLÖTE), DONNA ANNA (DON GIOVANNI) ET SŒUR
CONSTANCE AU THÉÂTRE DES CHAMPS-ÉLYSÉES, DESPINA (COSÌ FAN TUTTE) ET TYTANIA (A MIDSUMMER
NIGHT’S DREAM) AU FESTIVAL D’AIX EN PROVENCE.
SANDRINE PIAU SE PRODUIT RÉGULIÈREMENT EN CONCERT ET EN RÉCITAL, NOTAMMENT À PARIS, NEW
YORK, LONDRES, TOKYO, MUNICH, ZURICH, SALZBURG.
SANDRINE PIAU A DÉJÀ CONSACRÉ QUATRE DISQUES À HAENDEL ET MOZART ET DEUX ALBUMS DE
RÉCITALS, APRÈS UN RÊVE ET ÉVOCATIONS, TÉMOIGNANT DE SA RELATION PRIVILÉGIÉE AVEC SUSAN
MANOFF AVEC LAQUELLE ELLE SE PRODUIT RÉGULIÈREMENT EN RÉCITAL (CARNEGIE HALL, WIGMORE
HALL, TOURNÉE AUX USA ET AU JAPON). DESPERATE HEROINES, ENREGISTRÉ AVEC L’ORCHESTRE DU
MOZARTEUM SALZBURG ET IVOR BOLTON A FAIT L’UNANIMITÉ DES CRITIQUES.
SANDRINE PIAU ENREGISTRE AUJOURD’HUI EXCLUSIVEMENT POUR ALPHA CLASSICS, SON PREMIER
DISQUE SOUS CE LABEL ÉTANT UN DISQUE DE RÉCITAL EN COLLABORATION AVEC SUSAN MANOFF ET
INTITULÉ CHIMÈRE. SON RÉCITAL SI J’AI AIMÉ, AVEC LE CONCERT DE LA LOGE DE JULIEN CHAUVIN A REÇU
UN DIAPASON D’OR, UN CHOC DE CLASSICA ET UN GRAMOPHONE AWARD. EN 2019 PARAÎT LE STABAT
MATER DE PERGOLÈSE AVEC LES TALENS LYRIQUES DE CHRISTOPHE ROUSSET.
LA SAISON 2019/2020 VOIT SANDRINE PIAU PRENDRE PART À UNE GRANDE TOURNÉE CÉLÉBRANT LE
40ÈME
ANNIVERSAIRE DES ARTS FLORISSANTS, À UNE TOURNÉE EUROPÉENNE AVEC TEODOR CURRENTZIS,
AINSI QU’À DES CONCERTS DU MARTYRE DE SAINT SÉBASTIEN DE DEBUSSY SOUS LA DIRECTION DE
VALERY GERGIEV.
LORS DE LA SAISON 2020/2021, SANDRINE PIAU PARTICIPERA À PLUSIEURS TOURNÉES DE CONCERTS À
TRAVERS L’EUROPE AVEC DIFFÉRENTS ENSEMBLES COMME LE KAMMERORCHESTER BASEL ET IL GIARDINO
ARMONICO AINSI QU’À LA CRÉATION D’INNOCENCE DE KAIJA SAARIAHO À AIX-EN-PROVENCE.
SANDRINE PIAU A ÉTÉ FAITE CHEVALIER DE L’ORDRE DES ARTS ET DES LETTRES EN 2006 ET ÉLUE « ARTISTE
LYRIQUE DE L’ANNÉE » AUX VICTOIRES DE LA MUSIQUE 2009.

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JEAN-FRANÇOIS VERDIER DIRECTION

CHEF D’ORCHESTRE, SOLISTE, COMPOSITEUR, ENSEIGNANT, JEAN-FRANÇOIS VERDIER EST PRÉSENTÉ


COMME L’UNE DES PERSONNALITÉS LES PLUS INTÉRESSANTES DU MILIEU MUSICAL EN FRANCE.
TOUT D’ABORD CLARINETTISTE, SUPER-SOLISTE DE L’OPÉRA DE PARIS, IL EST LAURÉAT DE CONCOURS
INTERNATIONAUX DANS PLUSIEURS DISCIPLINES (TOKYO, VIENNE, ANVERS, COLMAR, ET LUGANO), ET JOUE
SOUS LA DIRECTION DE BERNSTEIN, OZAWA, MUTI, GERGIEV, SALONEN, BOULEZ, JORDAN, DOHNÁNYI,
BARENBOIM, DUDAMEL, NELSONS...
PRIX BRUNO WALTER DU CONCOURS INTERNATIONAL DE LUGANO EN 2001, IL REÇOIT LES CONSEILS
D’ARMIN JORDAN, EST ASSISTANT DE KENT NAGANO, PUIS DE PHILIPPE JORDAN AUX WIENER SYMPHONIKER.
DIRECTEUR ARTISTIQUE DE L’ORCHESTRE VICTOR HUGO DEPUIS 2010, IL CONSTRUIT EN QUELQUES
ANNÉES UN ORCHESTRE À SUIVRE, IMAGINATIF ET DYNAMIQUE, DONT LA QUALITÉ EST SALUÉE PAR LA
PRESSE ET LA CRITIQUE. IL ENREGISTRE AVEC CET ORCHESTRE PLUSIEURS DISQUES PRIMÉS (MOZART,
OPÉRA FRANÇAIS, ALMA MAHLER, STRAUSS, CRÉATIONS JAZZ, CONTES MUSICAUX…)
IL EST DÉSORMAIS SOLLICITÉ COMME CHEF D’ORCHESTRE PAR LES GRANDES SCÈNES INTERNATIONALES :
OPÉRA NATIONAL DE PARIS, MUNICH BR, ORCHESTRE DE CHAMBRE DE LAUSANNE, MADRID, LUXEMBOURG,
BERNE, BIEL, MEXICO, SALERNO, TOKYO, NAGOYA, VIENNE, BOLCHOÏ DE MOSCOU... ET EN FRANCE, PAR
LES ORCHESTRES NATIONAUX (TOULOUSE, LYON, MONTPELLIER, METZ, ILE-DE-FRANCE, NANTES...).
TRÈS IMPLIQUÉ EN FAVEUR DE LA JEUNESSE, IL COMPOSE DES CONTES MUSICAUX ET UN OPÉRA (ORPHÉE)
POUR LES ENFANTS. SES MUSIQUES SONT JOUÉES NOTAMMENT PAR LA RADIO BAVAROISE DE MUNICH, LE
CAPITOLE DE TOULOUSE, L’OPÉRA DE DESSAU, L’OPÉRA DE ROUEN, L’ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE
STRASBOURG, L’ORCHESTRE NATIONAL DE METZ OU ENCORE L’ORCHESTRE DE CHAMBRE DE LAUSANNE.
IL EST CHEVALIER DES ARTS ET LETTRES.

ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ


L’ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ INTERPRÈTE UN LARGE RÉPERTOIRE ALLANT DE BACH
AU SACRE DU PRINTEMPS, DE LILI BOULANGER À BERIO, DE GLASS À LEOPOLD MOZART, DE MAHLER
À DEBUSSY, DU JAZZ-ROCK AU ROMANTISME. IL N’HÉSITE PAS À PROGRAMMER DES CONCERTOS POUR
MARIMBA, GLASS HARMONICA, BLUES BAND, OU MÊME COR DES ALPES ET PROPOSE DES CRÉATIONS
INNOVANTES. L’ORCHESTRE SE DÉFINIT COMME UN COLLECTIF AU SERVICE DU PUBLIC ET DE LA
MUSIQUE. TRÈS IMPLIQUÉ DANS LA VIE SOCIALE DE SA RÉGION, IL EN EST AUSSI UN AMBASSADEUR ACTIF
(PHILHARMONIE DE PARIS, FOLLE JOURNÉE...). IL TEND LA MAIN À TOUS LES PUBLICS, EN PARTICULIER

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LES ENFANTS ET LES ADOLESCENTS, AVEC DES PROJETS ARTISTIQUES SPÉCIALEMENT CONÇUS POUR
EUX, ET LANCE EN 2018 RENDEZ-VOUS CONTE, LA PREMIÈRE SAISON PARTICIPATIVE CONSACRÉE AUX
CONTES MUSICAUX.
JEAN-FRANÇOIS VERDIER, DIRECTEUR ARTISTIQUE, CHOISIT LE MEILLEUR DES SOLISTES ET CHEF(FE)S
POUR ACCOMPAGNER CETTE AVENTURE MUSICALE. DES ARTISTES FRANÇAIS QUI PARCOURENT LE
MONDE : LUDOVIC TÉZIER, KARINE DESHAYES, FRANÇOIS LELEUX, ANNE QUEFFÉLEC, SANDRINE PIAU,
JEAN-FRANÇOIS HEISSER, ISABELLE DRUET, ALEXANDRE KANTOROW... DES CHEFFES D’ORCHESTRE :
SOFI JEANNIN, DEBORA WALDMAN, DINA GILBERT... DES SPÉCIALISTES RENOMMÉS D’UN RÉPERTOIRE :
SIGISWALD KUIJKEN, REINHARD GOEBEL, AWEK BLUES, BAPTISTE TROTIGNON, PACHO FLORES, SIRBA
OCTET… ET DES SOLISTES TELS QUE ISABELLE FAUST, SERGEI NAKARIAKOV, ÈVE-MAUD HUBEAUX, ALEXEI
OGRINTCHOUK, SOPHIE DERVAUX, ALEXANDRA SOUMM, EDICSON RUIZ...
L’ORCHESTRE VICTOR HUGO FAIT PARTIE DES ORCHESTRES FRANÇAIS LES PLUS IMAGINATIFS EN MATIÈRE
DISCOGRAPHIQUE, AVEC PAS MOINS DE HUIT PUBLICATIONS DEPUIS 2015, QUI ONT REÇU DE NOMBREUSES
DISTINCTIONS.
L’ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ EST FINANCÉ PAR LA VILLE DE BESANÇON, LA RÉGION
BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ, LA VILLE DE MONTBÉLIARD ET PAYS DE MONTBÉLIARD AGGLOMÉRATION
DANS LE CADRE D’UN SYNDICAT MIXTE. IL REÇOIT LE SOUTIEN DU MINISTÈRE DE LA CULTURE (DRAC
BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ).

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« Le rêveur ! Ce double de notre être,
ce clair-obscur de l’être pensant. »
‘The dreamer! That double of our existence,
that chiaroscuro of the thinking being.’
„Der Träumer! Dieser Doppelgänger unseres Seins,
diese Dämmerung des denkenden Wesens.“

Gaston Bachelard, La Flamme d’une chandelle

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My family and friends are familiar with this obsession, which never leaves
me completely.
The antagonism between light and darkness, clair-obscur in French,
‘chiaroscuro’ in Italian and English . . .
There is music that contains vestiges of painting, flashes of light and
shadow, soaring flights like the suspended gesture of the painter. For here
too we are speaking of colours, nuances, gradations, pointillism . . .
Like a sketch, the staff embodies this link between writing and painting,
between black and white, immobility and movement.
Chiaroscuro, a shock of absent colours, an impossible meeting of opposites,
symbolises for me the richness of music, which, draped in mystery, creates
matchless unions.
Sandrine Piau with Léa Weber

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CLAIR-OBSCUR: GENESIS OF THE PROJECT
BY SANDRINE PIAU

ENGLISH
I have long dreamt of tackling this repertory in which hardly anyone would ever have imagined hearing me,
after years of championing earlier music.
Yet now I return to the first love of my student years.
Each lied tells a story and I have done my utmost to bring them together to tell just one, my own.
The disc begins and ends with texts by Eichendorff. At the start, it is night: a frantic ride to escape the
bewitching clutches of the Lorelei. In vain . . .
Morgen! brings the promise of dawn; mute and confident, lovers gaze upon the horizon and the beauty
of things.
Meinem Kinde (Strauss) is a mother’s song to her sleeping child, whom she rocks with her love. The solo
violin, caressing like that woman’s hand, grows threatening in Waldgespräch (Zemlinsky), or seems to trace
the lines of a fatal destiny.
Berg’s Sieben frühe Lieder initiate the return to light. In this cycle, one feels a ceaseless oscillation between
day and night (Nacht and Schilflied), the first stirrings of amorous turmoil under a blazing sun (Die Nachtigall),
the last meeting with the ghost of the beloved at dusk (Traumgekrönt) . . .
Im Zimmer and Liebesode are parentheses of sensuality, the first in the light of autumn, the second in a
moonlit room.
Finally, Sommertage, whose exacerbated lyricism is at once a tribute and a farewell to the old world and the
Romanticism of Richard Strauss, questions humanity as to our place in this world.
It seemed obvious to me that Strauss’s Vier letzte Lieder should close the album. The last song, on a text by
Eichendorff, evokes, in the light of the setting sun, the tranquil expectation of death.
Nothing is ever linear, and I love these recurrences, these literary correspondences devoid of real chronology,
because the end of one thing is not always the beginning of Another. And because, in the end, if we didn’t have
the luxury of being able to twist time around as we please, at least in thought, then life would be less beautiful.
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DÄMMERUNGEN
BY NICOLAS DERNY
German has but a single word – Dämmerung – for both dawn and dusk, the moments of the day, of a
relationship or of a life that serve as this programme’s guiding thread. One of the four songs that Richard
Strauss gave as a wedding present to the soprano Pauline de Ahna on their marriage in 1894, Morgen!
evokes amorous bliss on a text by John Henry Mackay, a German-Scottish gay activist with anarchist
sympathies. The orchestral version, completed three years later, gives pride of place to the solo violin in
dialogue with the harp, while the muted strings provide a velvety background for the voice – which enters
‘too early’, lost in thought, somewhere in a phrase begun by ‘Und’.
In 1897 Pauline was pregnant with the couple’s only child. Little Franz was not yet born, but Richard had
already composed for him the thirty-six bars of Meinem Kinde, a setting of tender words by Gustav Falke.
Orchestrated in 1900, the piece culminates with the word ‘Sternlein’ (little star), a climax at once repressed
by a pianissimo subito that protects the sleep of an infant lulled by the gentle rocking of the violins.
When he was appointed president of the Reichsmusikkammer in 1933, Strauss mistakenly believed that his
influence would save German music from being ‘“reorganised” by amateurs and ignorant place-seekers’
(by which he meant the dismal henchmen of Hitler and Goebbels). Such proved not to be the case. He
retired to Switzerland after the war, awaiting the verdict of his denazification trial – innocent! In Montreux,
the octogenarian ruminated. His plans? ‘To die, of course!’ His time seemed to have passed: the father of
Elektra, a masterpiece that was once so modern, was now ‘merely’ the creator of Capriccio, far out of his
time. Nothing more to say? Hardly that. His genius blazed its last like a splendid anachronism at the same
moment as Boulez was putting the finishing touches to his Second Piano Sonata.
In May-June 1948 Strauss completed Im Abendrot, sketched a year earlier on a text by Joseph von
Eichendorff. ‘Tired of wandering’ (wandermüde), a couple who have walked together through ‘adversity and
joy’ (Not und Freude) contemplate larks soaring upwards amid twittering trills. The silhouettes of Richard and
Pauline seem to stand out against the light, while the soprano’s arabesques are continuously integrated into

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ENGLISH
the fabric of a shimmeringly crepuscular orchestra. The last line wonders: has the moment come for the last
breath that will liberate them? And the answer is heard in the postlude, where violas, horns and clarinets
quote the ‘motif of the Ideal’ from his symphonic poem Tod und Verklärung (Death and transfiguration),
composed sixty years earlier. Thus the heavens open for eternity.
Strauss found poetic material for three more songs in the works of Hermann Hesse, recently awarded the
Nobel Prize. First he set Frühling, the only Allegretto alongside three Andantes. The music emerges from
the depths of C minor, the better to celebrate the luminous rebirth of nature (A major). Next came Beim
Schlafengehen, which is not without its resemblances to Morgen! But while the voice once again enters as
if in the middle of a phrase, the cantabile violin theme before the final strophe offers hope that the soul will
‘soar up in freedom’. The last song to be completed, September, watches as life ebbs away. The splendour of
the garden fades to the sound of the horn, his father’s instrument, which haunted Strauss all his life. He died
a year later, without having been able to hear these jewels, to place them in order or to publish them. Not his
very last songs, strictly speaking – Malven was still to come – but a true testament.
More than half a century before Strauss’s twilight, a volume of Eichendorff was already sitting on Alexander
von Zemlinsky’s desk. At the turn of 1895 and 1896, he had only just met Schoenberg, then an amateur cellist
in the Viennese ensemble Polyhmnia, which Zemlinsky conducted and for which he wrote Waldgespräch.
This ballad for soprano, strings, harp and two horns sets verse that had previously inspired Schumann (in the
Liederkreis op.39 no.3) and a dozen other composers. Alexander himself had already tried his hand at it back
in 1890, while studying composition with Johann Fuchs.
Five years later, that early lied made way for a scena in G minor, whose music follows the structure of the
poem. Allegro moderato, the strings set the woodland scene, which is darkened by horn accents and viola
colourings. Then harp garlands and a spellbinding solo violin blend with the words as the young woman
expresses herself, Andante, in strophes two and four. Launched by dotted rhythms, the third strophe allows

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MENU
the male protagonist to enthuse over such charms before recognising the beauty he has encountered: the
Lorelei! The nymph will have the last word without raising her voice, but will keep the Wanderer captive in
these woods.
In the middle of the following decade, the period of composition of Alban Berg’s so-called ‘Seven Early
Songs’ (1905-08) was that of his acquaintance with Helene Nahowski, whom he married in 1911. The seven
evocations of the theme of love he went on to orchestrate and dedicate to her in his early forties are thus
still steeped in post-Romanticism, treating topics dear to the nineteenth century – night, dreams, melancholy
yearning (Sehnsucht). Only the first and last songs in the set make use of the full orchestra. The third calls
only for divided strings, the fifth only for wind, harp and a discreetly employed cymbal.
Berg enjoys playing on a lyricism as sensual as it is ambiguous, founded notably on the whole-tone scale,
which is heard from the very beginning of Nacht, a setting sprinkled with Debussyan colours; while, aesthetic
differences aside, the injunction ‘O gib Acht!’ (Oh behold!) recalls the lines from Nietzsche’s Also sprach
Zarathustra set by Mahler in his Third Symphony (fourth movement: ‘O Mensch! Gib Acht!’). ‘In the dim light
of Schilflied there is already a glimmer of the light that glows like an eternal solar eclipse in the fields and
streets of Wozzeck’, said Adorno of this lied, made all the more suggestive by its diaphanous orchestration.
While Die Nachtigall and Im Zimmer, among the first to be written, prolong the heritage of Schumann and
Brahms, Traumgekrönt, harmonically more equivocal, varies a four-note cell presented by the second violins
at the start. After the post-Tristanesque Liebesode, the vocally demanding Sommertage tends towards a final
elation (it is marked ‘Schwungvoll’, energetic).

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SANDRINE PIAU SOPRANO

AFTER INITIALLY GAINING A REPUTATION IN BAROQUE MUSIC, SANDRINE PIAU NOW SINGS A BROAD
REPERTORY AND HAS CONFIRMED HER OUTSTANDING POSITION IN THE OPERATIC WORLD.
SHE HAS DISTINGUISHED HERSELF IN NUMEROUS ROLES IN THE LEADING INTERNATIONAL OPERA HOUSES,
INCLUDING CLEOPATRA (GIULIO CESARE) AND MORGANA (ALCINA) AT THE OPÉRA DE PARIS, DALINDA
(ARIODANTE) AT THE SALZBURG FESTIVAL, ALCINA, MÉLISANDE, SANDRINA (LA FINTA GIARDINIERA),
SISTER CONSTANCE (DIALOGUES DES CARMÉLITES) AT LA MONNAIE, ALCINA AND DALINDA IN AMSTERDAM,
PAMINA (DIE ZAUBERFLÖTE), DONNA ANNA (DON GIOVANNI) AND SISTER CONSTANCE AT THE THÉÂTRE
DES CHAMPS-ÉLYSÉES, AND DESPINA (COSÌ FAN TUTTE) AND TYTANIA (A MIDSUMMER NIGHT’S DREAM)
AT THE FESTIVAL D’AIX-EN-PROVENCE.
SANDRINE PIAU APPEARS REGULARLY IN CONCERTS WITH ORCHESTRA AND AS A RECITALIST, NOTABLY IN
NEW YORK, PARIS, LONDON, TOKYO, MUNICH, ZURICH AND SALZBURG.
SHE PREVIOUSLY MADE FOUR SOLO DISCS OF HANDEL AND MOZART ARIAS AND RECORDED TWO RECITAL
PROGRAMMES, APRÈS UN RÊVE AND ÉVOCATIONS, ATTESTING HER CLOSE PARTNERSHIP WITH SUSAN
MANOFF, WITH WHOM SHE APPEARS REGULARLY ON THE CONCERT PLATFORM (CARNEGIE HALL, WIGMORE
HALL, TOURS OF THE UNITED STATES AND JAPAN). THE OPERATIC RECITAL DESPERATE HEROINES, WITH
THE MOZARTEUMORCHESTER SALZBURG UNDER IVOR BOLTON, RECEIVED UNANIMOUS CRITICAL ACCLAIM.
SANDRINE PIAU NOW RECORDS EXCLUSIVELY FOR ALPHA CLASSICS. HER FIRST DISC ON THE LABEL WAS
A RECITAL PROGRAMME WITH SUSAN MANOFF ENTITLED CHIMÈRE. HER RECITAL SI J’AI AIMÉ, WITH LE
CONCERT DE LA LOGE UNDER THE DIRECTION OF JULIEN CHAUVIN, RECEIVED A DIAPASON D’OR, A CHOC
DE CLASSICA AND A GRAMOPHONE AWARD. IN 2019 ALPHA RELEASED PERGOLESI’S STABAT MATER WITH
LES TALENS LYRIQUES DIRECTED BY CHRISTOPHE ROUSSET.
THE 2019/20 SEASON SAW HER TAKE PART IN A MAJOR TOUR TO CELEBRATE THE FORTIETH ANNIVERSARY OF
LES ARTS FLORISSANTS, A EUROPEAN TOUR WITH TEODOR CURRENTZIS, AND CONCERT PERFORMANCES
OF DEBUSSY’S LE MARTYRE DE SAINT SÉBASTIEN CONDUCTED BY VALERY GERGIEV.
AMONG HER PROJECTS FOR THE 2020/21 SEASON ARE CONCERT TOURS OF EUROPE WITH A NUMBER OF
ENSEMBLES INCLUDING KAMMERORCHESTER BASEL AND IL GIARDINO ARMONICO, AND THE PREMIERE OF
KAIJA SAARIAHO’S INNOCENCE AT AIX-EN-PROVENCE.
SANDRINE PIAU WAS APPOINTED CHEVALIER DE L’ORDRE DES ARTS ET LETTRES IN 2006 AND VOTED
VOCAL ARTIST OF THE YEAR AT THE VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE 2009.

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JEAN-FRANÇOIS VERDIER CONDUCTOR

THE CONDUCTOR, SOLOIST, COMPOSER AND TEACHER JEAN-FRANÇOIS VERDIER IS REGARDED AS ONE
OF THE MOST INTERESTING PERSONALITIES IN THE FRENCH MUSIC WORLD TODAY.
INITIALLY A PRINCIPAL CLARINETTIST (SUPER-SOLISTE) AT THE OPÉRA NATIONAL DE PARIS, HE HAS WON
PRIZES AT INTERNATIONAL COMPETITIONS IN SEVERAL DISCIPLINES (TOKYO, VIENNA, ANTWERP, COLMAR,
LUGANO) AND HAS PLAYED UNDER THE DIRECTION OF BERNSTEIN, OZAWA, MUTI, GERGIEV, SALONEN,
BOULEZ, JORDAN, DOHNÁNYI, BARENBOIM, DUDAMEL, NELSONS AND MANY OTHERS.
AFTER WINNING THE BRUNO WALTER PRIZE AT THE LUGANO INTERNATIONAL COMPETITION IN 2001, HE
RECEIVED GUIDANCE FROM ARMIN JORDAN AND BECAME ASSISTANT FIRST TO KENT NAGANO, THEN TO
PHILIPPE JORDAN AT THE WIENER SYMPHONIKER.
AS ARTISTIC DIRECTOR OF THE ORCHESTRE VICTOR HUGO SINCE 2010, HE HAS BUILT IT UP IN A FEW
YEARS INTO AN ORCHESTRA OF NOTE, IMAGINATIVE AND DYNAMIC, WHOSE QUALITY IS ACCLAIMED BY
THE PRESS AND SPECIALIST CRITICS. HE HAS MADE SEVERAL AWARD-WINNING RECORDINGS WITH THE
ORCHESTRA, INCLUDING MUSIC BY MOZART, ALMA MAHLER, STRAUSS, FRENCH OPERA, JAZZ CREATIONS
AND MUSICAL TALES.
JEAN-FRANÇOIS VERDIER IS NOW IN DEMAND AS A CONDUCTOR IN THE MAJOR INTERNATIONAL VENUES,
NOTABLY WITH THE OPÉRA NATIONAL DE PARIS, THE MÜNCHNER RUNDFUNKORCHESTER, THE ORCHESTRE
DE CHAMBRE DE LAUSANNE, IN MADRID, LUXEMBOURG, BERN, BIEL, MEXICO CITY, SALERNO, TOKYO,
NAGOYA, VIENNA AND MOSCOW (BOLSHOI) AND WITH NATIONAL ORCHESTRAS IN FRANCE (TOULOUSE,
LYON, MONTPELLIER, METZ, ÎLE-DE-FRANCE, NANTES).
HE IS VERY INVOLVED IN YOUTH WORK AND HAS COMPOSED MUSICAL TALES AND AN OPERA (ORPHÉE) FOR
CHILDREN. HIS MUSIC HAS BEEN PLAYED BY THE MÜNCHNER RUNDFUNKORCHESTER, THE ORCHESTRE
NATIONAL DU CAPITOLE OF TOULOUSE, THEATER DESSAU, THE OPÉRA DE ROUEN, THE ORCHESTRE
PHILHARMONIQUE DE STRASBOURG, THE ORCHESTRE NATIONAL DE METZ AND THE ORCHESTRE DE
CHAMBRE DE LAUSANNE, AMONG OTHERS.
JEAN-FRANÇOIS VERDIER IS A CHEVALIER DES ARTS ET LETTRES.

ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ


THE ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ PERFORMS A WIDE REPERTORY RANGING FROM BACH
TO LE SACRE DU PRINTEMPS, FROM LILI BOULANGER TO BERIO, FROM GLASS TO LEOPOLD MOZART,
FROM MAHLER TO DEBUSSY, FROM JAZZ-ROCK TO ROMANTICISM. IT DOES NOT HESITATE TO PROGRAMME
CONCERTOS FOR MARIMBA, GLASS ARMONICA, BLUES BAND OR EVEN ALPHORN, AND PRESENTS

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INNOVATIVE CREATIONS. THE ORCHESTRA DEFINES ITSELF AS A COLLECTIVE AT THE SERVICE OF THE
AUDIENCE AND OF MUSIC. DEEPLY COMMITTED TO THE SOCIAL LIFE OF ITS REGION, IT IS ALSO AN
ACTIVE AMBASSADOR IN SUCH VENUES AS THE PHILHARMONIE DE PARIS AND LA FOLLE JOURNÉE DE
NANTES. IT REACHES OUT TO ALL AUDIENCES, ESPECIALLY CHILDREN AND TEENAGERS, WITH ARTISTIC
PROJECTS SPECIALLY DESIGNED FOR THEM, AND IN 2018 IT LAUNCHED RENDEZ-VOUS CONTE, THE FIRST
PARTICIPATIVE SEASON DEVOTED TO MUSICAL TALES.
ITS ARTISTIC DIRECTOR JEAN-FRANÇOIS VERDIER SELECTS THE LEADING SOLOISTS AND CONDUCTORS
TO ACCOMPANY THIS MUSICAL ADVENTURE. THE CONCERTS FEATURE FRENCH ARTISTS WHO TRAVEL THE
WORLD – LUDOVIC TÉZIER, KARINE DESHAYES, FRANÇOIS LELEUX, ANNE QUEFFÉLEC, SANDRINE PIAU,
JEAN-FRANÇOIS HEISSER, ISABELLE DRUET, ALEXANDRE KANTOROW; NOTED FEMALE CONDUCTORS –
SOFI JEANNIN, DEBORA WALDMAN, DINA GILBERT; RENOWNED SPECIALISTS IN PARTICULAR REPERTORIES
– SIGISWALD KUIJKEN, REINHARD GOEBEL, AWEK BLUES, BAPTISTE TROTIGNON, PACHO FLORES, SIRBA
OCTET; AND SUCH OTHER INTERNATIONAL SOLOISTS AS ISABELLE FAUST, SERGEI NAKARIAKOV, ÈVE-MAUD
HUBEAUX, ALEXEI OGRINTCHOUK, SOPHIE DERVAUX, ALEXANDRA SOUMM AND EDICSON RUIZ.
THE ORCHESTRE VICTOR HUGO HAS ONE OF THE MOST IMAGINATIVE DISCOGRAPHIES OF ANY FRENCH
ORCHESTRA, WITH NO FEWER THAN EIGHT RELEASES SINCE 2015, WHICH HAVE RECEIVED NUMEROUS
DISTINCTIONS.
THE ORCHESTRE VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ IS FINANCED BY THE CITY OF BESANÇON, THE
BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ REGION, THE CITY OF MONTBÉLIARD AND THE PAYS DE MONTBÉLIARD
AGGLOMÉRATION, WITHIN THE FRAMEWORK OF A JOINT CULTURAL ASSOCIATION. IT RECEIVES SUPPORT
FROM THE FRENCH MINISTRY OF CULTURE (DRAC BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ).

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« Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c’est pour guetter l’aurore
Qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent. »
‘Now, from the depths of night, we still bear witness
To the splendour of day and all its presents.
If we do not sleep, it is to watch for the dawn
Which will prove that at last we live in the present.’

„Nun aber bezeugen wir aus den Tiefen der Nacht


den Glanz des Tages und all seine Gaben.
Wir schlafen nicht, weil wir auf die Morgendämmerung warten,
die beweisen wird, dass wir endlich in der Gegenwart leben.“

Robert Desnos, « Demain », dans Destinée arbitraire

33
MENU

Wer mir nahesteht, kennt diese Besessenheit, die mich nie ganz loslässt.
Der Antagonismus zwischen Licht und Dunkelheit, die Dämmerung..
In der Musik gibt es Spuren der Malerei, Licht- und Schattenblitze,
Höhenflüge, die wie schwebende Gesten von Malern aufsteigen. Denn
es stellt sich die Frage nach Farben, Nuancen, Abstufungen, nach
Pointillismus..
Wie eine Skizze verkörpern die Notenlinien diese Verbindung zwischen
Schreiben und Malen, zwischen Schwarz und Weiß, Stillstand und
Bewegung.
Die Dämmerung, ein Schock fehlender Farben, ein unmögliches
Zusammentreffen von Gegensätzen, symbolisiert für mich den Reichtum
der Musik, die voller Rätsel steckt und einzigartige Verbindungen schafft.

Sandrine Piau mit Léa Weber

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ZUR ENTSTEHUNG VON CLAIR-OBSCUR
VON SANDRINE PIAU
Ich habe lange davon geträumt, mich mit diesem Repertoire zu beschäftigen, das man sich für mich kaum
vorstellen konnte, nachdem man mich jahrelang nur als Interpretin älterer Musik kannte.
Aber jetzt besinne ich mich auf die Liebe zu diesen Werken, die ich schon als Studentin verspürte.
Jedes dieser Lieder erzählt etwas, und ich versuche, sie so zusammenzufügen, dass sie nur eine einzige

DEUTSCH
Geschichte erzählen, nämlich meine eigene.
Das Album beginnt und endet mit Texten von Eichendorff.
Am Anfang, in der Nacht, steht ein verzweifelter Ritt mit dem vergeblichen Versuch, den verzauberten Klauen
der Lorelei zu entkommen...
Der Morgen! bringt die Verheißungen der Morgendämmerung; die Liebenden schauen stumm und zuver-
sichtlich auf den Horizont und die Schönheit der Dinge.
Meinem Kinde (R. Strauss) ist das Lied einer Mutter an ihr schlafendes Kind, das sie in ihrer Liebe wiegt. Die
Sologeige, die die streichelnde Hand dieser Frau zu verkörpern scheint, wird im Waldgespräch (Zemlinsky)
bedrohlich und wirkt, als zeichne sie die Linien eines fatalen Schicksals nach.
Bergs Sieben frühe Lieder leiten die Rückkehr zum Licht ein.
In diesem Zyklus spürt man ein unaufhörliches Schwanken zwischen Tag und Nacht (Nacht & Schilflied), man
lauscht dem Beginn einer Liebesbeziehung unter der drückenden Sonne (Nachtigall) und der endgültigen
Begegnung mit dem Geist der Geliebten in der Abenddämmerung (Traumgekrönt)...
Im Zimmer und Liebesode stellen einen Einschub voller Sinnlichkeit dar, im Herbstlicht und dann in einem
mondbeschienenen Zimmer.
Schließlich stellt das Lied Sommertage, dessen zugespitzte Lyrik sowohl eine Hommage auf die alte Welt und
die Romantik von R. Strauss als auch ein Abschied davon ist, den Platz des Menschen in dieser Welt in Frage.

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Es schien mir offensichtlich, dass Strauss’ Vier letzte Lieder den Abschluss dieses Albums bilden sollten.
Das letzte Lied über einen Text von Eichendorff beschwört im Licht der untergehenden Sonne friedvolle
Todeserwartung herauf.
Nichts ist jemals linear, und ich mag diese Sprünge, diese literarischen Korrespondenzen ohne tatsächliche
Chronologie, weil das Ende einer Sache nicht immer der Anfang einer anderen ist. Und schließlich wäre das
Leben weniger schön, wenn wir nicht den Luxus hätten, die Zeit – zumindest in Gedanken – nach Belieben
verzerren zu können.

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DÄMMERUNGEN
VON NICOLAS DERNY
Im Deutschen kann das Wort Dämmerung sowohl für die Morgen- als auch für die Abenddämmerung stehen,
jene Momente eines Tages, einer Beziehung oder eines Lebens, die in diesem Programm Verbindungen
schaffen. Unter den Vier Liedern, die Richard Strauss der Sopranistin Pauline de Ahna, die er 1894 heiratete,
als Hochzeitsgeschenk überreichte, beschwört Morgen! das Glück der Verliebtheit herauf. Der Text stammt

DEUTSCH
von John Henry Mackay, einem deutsch-schottischen Dichter, der für die Rechte von Homosexuellen eintrat
und mit anarchistischen Ideen sympathisierte. Drei Jahre später arrangierte Strauss das Lied für Solovioline
und Orchester; dabei liegt der Fokus auf der Geige, die im Dialog mit der Harfe steht, während die gedämpf-
ten Streicher die Gesangsstimme samten begleiten. Diese setzt gedankenverloren uns scheinbar zu früh mit
einem Satz ein, der mit dem Wort „Und“ beginnt.
Im Jahr 1897 erwartete Pauline das einzige Kind des Paares. Der kleine Franz war noch nicht geboren, als
Richard das 36 Takte lange Lied Meinem Kinde auf die zärtlichen Worte von Gustav Falke für sie komponierte.
Das 1900 orchestrierte Stücke steigert sich auf das Wort „Sternlein“ hin, das dann aber im pianissimo subito
erklingt, damit der Schlaf des Säuglings nicht gestört wird, den die sanft schaukelnden Geigen wiegen.
Der 1933 zum Präsidenten der Reichsmusikkammer ernannte Strauss glaubte zu Unrecht, dass sein Einfluss
die deutsche Musik davor bewahren würde, unter die Fuchtel unwissender Amateure und Emporkömmlinge
(also der erbärmlichen Handlanger Hitlers und Goebbels’) zu geraten. Doch dies war nicht der Fall. Nach dem
Krieg zog Strauss sich in die Schweiz zurück, wo er auf das Urteil seines Entnazifizierungsprozesses wartete
– er wurde unschuldig gesprochen! In Montreux grübelte der Achtzigjährige vor sich hin. Hatte er noch Pläne,
außer zu sterben? Seine Zeit schien vorbei zu sein: Der Schöpfer der Elektra, eines Meisterwerks, das einst
so modern war, war nur noch der Komponist von Capriccio, nicht mehr auf der Höhe seiner Zeit. Hatte er
sonst nichts mehr zu sagen? Oh doch. Seine Vier letzten Lichter glühen wie ein prächtiger Anachronismus,
entstanden zu dem Zeitpunkt, als Boulez den letzten Doppelstrich in seiner zweiten Klaviersonate schrieb.
Im Mai und Juni 1948 vollendete Strauss Im Abendrot, das er ein Jahr zuvor über einen Text von Joseph von

39
Eichendorff skizziert hatte: „Wandermüde“ ist das Paar, das in „Not und Freude Hand in Hand gegangen“ ist,
es betrachtet den Flug der Lerchen, deren Triller zwitschern. Die Silhouetten von Richard und Pauline schei-
nen sich im Gegenlicht abzuheben, während die Arabesken der Sopranistin durchgehend mit dem Geflecht
eines dämmerungsschimmernden Orchesters verwoben sind. In der letzten Zeile steht die Frage, ob es Zeit
sei für den letzten befreienden Atemzug. Die Antwort erklingt im Nachspiel, in dem Bratschen, Hörner und
Klarinetten das Motiv des Ideals aus Tod und Verklärung zitieren, einer sechzig Jahre zuvor entstandenen
sinfonischen Dichtung. So öffnet sich die himmlische Ewigkeit.
Weiteres poetisches Material fand der Komponist in drei Gedichten von Hermann Hesse, der gerade den
Nobelpreis erhalten hatte. Zuerst vertonte er Frühling als einzigen Satz im Allegretto; die anderen drei stehen
im Andante. Die Musik taucht aus c-Moll-Tiefen auf, um die leuchtende Wiedergeburt der Natur in A-Dur
besser feiern zu können. Darauf folgt Beim Schlafengehen, das Analogien zu Morgen! aufweist. Auch wenn
der Einsatz der Stimme wirkt, als finde er in der Mitte einer Phrase statt, so verleiht das Singen der Geige
vor der letzten Strophe der Erzählerin die Hoffnung, ihre Seele werde „in freien Flügen schweben“. Das Lied
September wurde als letztes vollendet und stellt eine Betrachtung über die Vergänglichkeit des Lebens dar.
Die Pracht des Gartens verblasst zum Klang des Horns, jenes Instruments, das Strauss’ Vater spielte und
dessen Klang ihn seit jeher verfolgte. Ein Jahr später stirbt Strauss ohne die Möglichkeit, diese wunderbaren
Werke zu hören oder überarbeiten zu können. Streng genommen sind sie nicht seine letzten Lieder – er
komponierte noch das Lied Malven – aber sie sind auf jeden Fall ein Vermächtnis.
Mehr als ein halbes Jahrhundert vor der Dämmerung bei Strauss lag bereits ein Eichendorff-Text auf Alexan-
der von Zemlinskys Schreibtisch. An einem Wendepunkt seiner Laufbahn, zwischen 1895 und 1896, hatte er
gerade Schönberg kennen gelernt, einen Amateurcellisten des Wiener Vereins Polyhymnia, für den das Wald-
gespräch bestimmt war. Diese Ballade für Sopran, Streicher, Harfe und zwei Hörner basiert auf Versen, die
neben einem Dutzend anderer Komponisten auch Robert Schumann inspirierten (Opus 39, Nr. 3). Zemlinsky
selbst versuchte sich bereits 1890, in der Klasse von Johann Fuchs, an diesem Text.
Fünf Jahre später wurde das Lied zu einer Szene in g-Moll, deren Musik der Struktur des Gedichts folgt.
Im Allegro moderato geben die Streicher den Rahmen für die Waldszene, die durch Bläserakzente und die

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MENU
Klangfarbe der Viola abgedunkelt wird. Harfengirlanden und der Zauber der Solovioline vermischen sich
mit den Worten der jungen Frau, die sich im Andante in der zweiten und vierten Strophe äußert. Die dritte
Strophe beginnt mit punktierten Rhythmen und sprüht vor Charme, bevor die Schöne schließlich als „die
Hexe Lorelei“ erkannt wird. Diese Nymphe behält das letzte Wort, ohne zu schreien – der Wanderer wird
„nimmermehr aus diesem Wald“ kommen.
In der Mitte des folgenden Jahrzehnts komponierte Alban Bergs seine sogenannten Jugendlieder (1905-
1908). In dieser Zeit lernte er auch Helene Nahowski kennen, die er 1911 heiratete. In seinen Sieben frühen

DEUTSCH
Liedern beschäftigte er sich mit sieben Facetten der Liebe. Er orchestrierte diese Lieder 1928 und widmete
sie Helene; sind von spätromantischen Themen durchdrungen, wie sie im 19. Jahrhundert im Mittelpunkt
standen: Nacht, Träume, Sehnsucht. Nur zu Beginn und am Ende erklingt das volle Orchester. Im dritten Lied
sind nur geteilte Streicher zu hören, im fünften nur Bläser, Harfe und dezente Becken.
Berg spielt bereitwillig mit einer ebenso sinnlichen wie zweideutigen Lyrik, die vor allem auf Tonleitern
beruht, was von Anfang an in Nacht zu hören ist, einem Lied, dessen Farben trotz aller ästhetischen Unter-
schiede an Debussy erinnern. Der Einwurf „O gib acht!“ erinnert an das Zitat aus Also sprach Zarathustra,
das Mahler in seiner Dritten Sinfonie (O Mensch! Gib Acht!) verwendete. „Im getrübten Licht des Schilflieds
dämmert schon jenes Licht, das auf Feld und Strassen des Wozzecks als ewige Sonnenfinsternis scheint
[…]“, bemerkt Adorno zu diesem Lied, das durch seine durchsichtige Orchestrierung umso suggestiver
wirkt. Die früh entstandenen Lieder Die Nachtigall und Im Zimmer stehen in der Nachfolge von Schumann
und Brahms, doch im harmonisch ausweichenderen Lied Traumgekrönt wird eine zu Beginn von den zweiten
Geigen vorgetragene Zelle aus vier Noten variiert. Nach der Liebesode, die über den Tristan hinausgeht, leitet
das anspruchsvolle Lied Sommertage zu einem abschließenden Höhepunkt (Schwungvoll).

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SANDRINE PIAU SOPRAN

SANDRINE PIAU, DIE BEIM PUBLIKUM MIT BAROCKEN WERKEN BEKANNT WURDE, VERFÜGT HEUTE ÜBER
EIN BREITES REPERTOIRE UND NIMMT EINEN AUSSERGEWÖHNLICHEN PLATZ IN DER WELT DER OPER EIN.
SIE IST IN VIELEN ROLLEN AUF DEN WICHTIGSTEN INTERNATIONALEN BÜHNEN AUFGETRETEN: CLEOPATRA
(GIULIO CESARE), MORGANA (ALCINA) AN DER PARISER OPER UND BEI DEN SALZBURGER FESTSPIELEN,
DALINDA (ARIODANTE) BEI DEN SALZBURGER FESTSPIELEN, ALCINA, MÉLISANDE, SANDRINA (LA FINTA
GIARDINIERA), SŒUR CONSTANCE (DIALOGUES DES CARMÉLITES) IN LA MONNAIE, ALCINA UND DALINDA
(ARIODANTE) IN AMSTERDAM, PAMINA (DIE ZAUBERFLÖTE), DONNA ANNA (DON GIOVANNI) UND SŒUR
CONSTANCE IM THÉÂTRE DES CHAMPS-ELYSÉES, DESPINA (COSÌ FAN TUTTE) UND TYTANIA (A MIDSUMMER
NIGHT‘S DREAM) BEIM FESTIVAL D‘AIX EN PROVENCE.
SANDRINE PIAU TRITT REGELMÄSSIG BEI KONZERTEN UND LIEDERABENDEN AUF, INSBESONDERE IN
PARIS, NEW YORK, LONDON, TOKIO, MÜNCHEN, ZÜRICH UND SALZBURG.
SANDRINE PIAU HAT HÄNDEL UND MOZART BEREITS VIER CDS GEWIDMET UND ZWEI RECITAL-ALBEN
AUFGENOMMEN (APRÈS UN RÊVE UND ÉVOCATIONS), DIE VON IHRER BESONDEREN BEZIEHUNG ZU
SUSAN MANOFF ZEUGEN, MIT DER SIE REGELMÄSSIG IN RECITALS AUFTRITT (CARNEGIE HALL, WIGMORE
HALL, TOURNEEN IN DEN USA UND JAPAN). DESPERATE HEROINES, AUFGENOMMEN MIT DEM MOZARTEUM
SALZBURG ORCHESTRA UND IVOR BOLTON, WURDE VON DER KRITIK EINHELLIG GELOBT.
SANDRINE PIAU NIMMT INZWISCHEN EXKLUSIV FÜR ALPHA CLASSICS AUF; IHRE ERSTE CD FÜR DIESES
LABEL WAR EIN RECITAL-ALBUM MIT SUSAN MANOFF MIT DEM TITEL CHIMÈRE. IHR RECITAL SI J‘AI AIMÉ,
MIT DEM CONCERT DE LA LOGE UNTER JULIEN CHAUVIN, ERHIELT EINEN DIAPASON D‘OR, EINEN CHOC DE
CLASSICA UND EINEN GRAMOPHONE AWARD. IM JAHR 2019 ERSCHIEN PERGOLESIS STABAT MATER MIT
LES TALENS LYRIQUES UNTER CHRISTOPHE ROUSSET.
IN DER SAISON 2019/2020 WIRKTE SANDRINE PIAU AN EINER GROSSEN TOURNEE ANLÄSSLICH DES
40-JÄHRIGEN JUBILÄUMS VON LES ARTS FLORISSANTS MIT UND SANG BEI EINER EUROPATOURNEE MIT
TEODOR CURRENTZIS UND IN KONZERTEN MIT DEBUSSYS MARTYRE DE SAINT SÉBASTIEN UNTER DER
LEITUNG VON VALERY GERGIEV. IN DER SAISON 2020/2021 WIRD SANDRINE PIAU MIT VERSCHIEDENEN
ENSEMBLES WIE DEM KAMMERORCHESTER BASEL UND IL GIARDINO ARMONICO KONZERTE IN GANZ
EUROPA GEBEN UND AN DER URAUFFÜHRUNG VON KAIJA SAARIAHOS INNOCENCE IN AIX-EN-PROVENCE
MITWIRKEN. SIE WURDE 2006 ALS CHEVALIER DE L‘ORDRE DES ARTS ET DES LETTRES AUSGEZEICHNET
UND 2009 BEI DEN VICTOIRES DE LA MUSIQUE CLASSIQUE ZUR OPERNSÄNGERIN DES JAHRES GEKÜRT.

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JEAN-FRANÇOIS VERDIER LEITUNG

JEAN-FRANÇOIS VERDIER IST DIRIGENT, SOLIST, KOMPONIST UND DOZENT UND GILT ALS EINE DER INTERESSAN-
TESTEN PERSÖNLICHKEITEN DER FRANZÖSISCHEN MUSIKSZENE.
VOR ALLEM IST ER ALS HERAUSRAGENDER SOLOKLARINETTIST DER PARISER OPER EIN INSTRUMENTALIST UND
PREISTRÄGER INTERNATIONALER WETTBEWERBE IN MEHREREN DISZIPLINEN (TOKIO, WIEN, ANTWERPEN,
COLMAR UND LUGANO). ER SPIELTE UNTER DER LEITUNG VON BERNSTEIN, OZAWA, MUTI, GERGIEV, SALONEN,
BOULEZ, JORDAN, DOHNANYI, BARENBOIM, DUDAMEL, NELSONS...
DER GEWINNER DES BRUNO-WALTER-PREISES AM INTERNATIONALEN WETTBEWERB VON LUGANO 2001 WURDE
VON ARMIN JORDAN BERATEN UND WAR ASSISTENT VON KENT NAGANO SOWIE SPÄTER VON PHILIPPE JORDAN
BEI DEN WIENER SYMPHONIKERN.
SEIT 2010 IST ER KÜNSTLERISCHER LEITER DES ORCHESTERS VICTOR HUGO UND HAT IN WENIGEN JAHREN
EIN FANTASIEVOLLES UND DYNAMISCHES ORCHESTER AUFGEBAUT, DESSEN QUALITÄT VON DER PRESSE UND
DER KRITIK HOCH GELOBT WIRD. MIT DIESEM ORCHESTER HAT ER MEHRERE PREISGEKRÖNTE AUFNAHMEN
EINGESPIELT (MOZART, FRANZÖSISCHE OPER, MAHLER, STRAUSS, JAZZ, MUSIKALISCHE ERZÄHLUNGEN...).
HEUTE IST JEAN-FRANÇOIS VERDIER EIN GEFRAGTER DIRIGENT AUF GROSSEN INTERNATIONALEN BÜHNEN: OPÉRA
NATIONAL DE PARIS, MÜNCHNER RUNDFUNKORCHESTER, ORCHESTRE DE CHAMBRE DE LAUSANNE, MADRID,
LUXEMBURG, BERN, BIEL, MEXIKO-STADT, SALERNO, TOKIO, NAGOYA, WIEN, BOLSCHOI-THEATER MOSKAU... UND
AUSSERDEM BEI DEN INTERNATIONALEN FRANZÖSISCHEN ORCHESTERN (TOULOUSE, LYON, MONTPELLIER, METZ,
ILE-DE-FRANCE, NANTES...).
ER ENGAGIERT SICH SEHR FÜR DIE JUGEND UND KOMPONIERTE MUSIKALISCHE ERZÄHLUNGEN UND EINE OPER
FÜR KINDER (ORPHÉE). SEINE MUSIK WURDE VOM BAYERISCHEN RUNDFUNK IN MÜNCHEN, IM CAPITOLE IN
TOULOUSE, AM ANHALTISCHEN THEATER DESSAU, AN DER OPER ROUEN, VOM ORCHESTRE PHILHARMONIQUE
DE STRASBOURG, VOM ORCHESTRE NATIONAL DE METZ UND VOM ORCHESTRE DE CHAMBRE DE LAUSANNE
GESPIELT.
JEAN-FRANÇOIS VERDIER IST CHEVALIER DES ARTS ET LETTRES.

ORCHESTER VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ


DAS ORCHESTER VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ SPIELT EIN VIELFÄLTIGES REPERTOIRE, DAS VON BACH BIS
ZUM SACRE DU PRINTEMPS, VON LILI BOULANGER BIS BERIO, VON GLASS BIS LEOPOLD MOZART, VON MAHLER
BIS DEBUSSY, VON JAZZ-ROCK BIS ZUR ROMANTIK REICHT. AUF DEN PROGRAMMEN STEHEN KONZERTE FÜR
MARIMBA, GLASHARMONIKA, BLUESBAND ODER SOGAR ALPHORN, UND DAS ORCHESTER VERGIBT INNOVATIVE

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KOMPOSITIONSAUFTRÄGE. ES DEFINIERT SICH ALS KOLLEKTIV IM DIENST DES PUBLIKUMS UND DER MUSIK.
ES IST SEHR STARK IN DAS GESELLSCHAFTLICHE LEBEN SEINER REGION EINGEBUNDEN UND AUCH ALS
BOTSCHAFTER AKTIV (PHILHARMONIE DE PARIS, LA FOLLE JOURNÉE...). ES WENDET SICH AN EIN BREITES
PUBLIKUM, INSBESONDERE AN KINDER UND JUGENDLICHE, MIT KÜNSTLERISCHEN PROJEKTEN, DIE SPEZIELL AUF
SIE ZUGESCHNITTEN SIND. 2018 WURDE RENDEZ-VOUS CONTE INS LEBEN GERUFEN, DIE ERSTE SPIELZEIT MIT
MITMACHKONZERTEN, DIE DEM MUSIKALISCHEN GESCHICHTENERZÄHLEN GEWIDMET WAR.
DER KÜNSTLERISCHE LEITER JEAN-FRANÇOIS VERDIER LÄDT HERVORRAGENDE SOLISTEN UND DIRIGENTEN EIN,
UM DIESES MUSIKALISCHE ABENTEUER MITZUGESTALTEN. FRANZÖSISCHE KÜNSTLER, DIE AUF DER GANZEN WELT
AUFGETRETEN SIND: LUDOVIC TÉZIER, KARINE DESHAYES, FRANÇOIS LELEUX, ANNE QUEFFÉLEC, SANDRINE PIAU,
JEAN-FRANÇOIS HEISSER, ISABELLE DRUET, ALEXANDRE KANTOROW... DIRIGENTEN: SOFI JEANNIN, DEBORA
WALDMAN, DINA GILBERT... RENOMMIERTE SPEZIALISTEN FÜR BESTIMMTES REPERTOIRE: SIGISWALD KUIJKEN,
REINHARD GOEBEL, AWEK BLUES, BAPTISTE TROTIGNON, PACHO FLORES, SIRBA OKTETT... UND SOLISTEN
WIE ISABELLE FAUST, SERGEI NAKARIAKOV, ÈVE-MAUD HUBEAUX, ALEXEI OGRINTCHOUK, SOPHIE DERVAUX,
ALEXANDRA SOUMM, EDICSON RUIZ...
MIT NICHT WENIGER ALS ACHT VERÖFFENTLICHUNGEN SEIT2015, DIE ZAHLREICHE AUSZEICHNUNGEN ERHALTEN
HABEN, GEHÖRT DAS ORCHESTER VICTOR HUGO ZU DEN FANTASIEVOLLSTEN ORCHESTERN FRANKREICHS, WAS
DIE DISKOGRAPHIE BETRIFFT.
DAS ORCHESTER VICTOR HUGO FRANCHE-COMTÉ WIRD VON VERSCHIEDENEN TRÄGERN WIE DER STADT
BESANÇON, DER REGION BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ, DER STADT MONTBÉLIARD UND DER AGGLOMERATION
PAYS DE MONTBÉLIARD FINANZIERT. ES WIRD VOM KULTURMINISTERIUM (DRAC BOURGOGNE FRANCHE-COMTÉ)
GEFÖRDERT.

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« J’ai embrassé l’aube d’été… »
‘I have kissed the dawn of summer . . .’
„Ich habe die sommerliche Morgendämmerung geküsst...“

Arthur Rimbaud, « Aube », dans Illuminations

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ALEXANDER VON ZEMLINSKY
(1871-1942)
1 Waldgespräch Entretien dans la forêt Dialogue in the Forest
Joseph von Eichendorff (1788-1857)

Es ist schon spät, es ist schon kalt, Il est bien tard, il fait bien froid, It is already late, already it grows cold.
Was reitst du einsam durch den Wald? Pourquoi chevauches-tu seule à travers le bois ? Why are you riding through the forest alone?
Der Wald ist lang, du bist allein, Le bois est vaste et tu es seule, The forest is vast, you are alone,
Du schöne Braut! Ich führ dich heim! Belle fiancée, je te conduis chez toi ! Fair damsel! I shall take you home! –

„Groß ist der Männer Trug und List, « Grande est la malice des hommes, ‘Great is the deceit and the cunning of men:
Vor Schmerz mein Herz gebrochen ist, De douleur mon cœur est brisé, With sorrow my heart is broken.
Wohl irrt das Waldhorn her und hin, Le cor erre dans la forêt, The huntsman’s horn sounds hither and thither;
O flieh! Du weißt nicht, wer ich bin.” Oh fuis ! Tu ne sais qui je suis. » Oh flee! You know not who I am.’ –

So reich geschmückt ist Roß und Weib, Si richement parés coursier et cavalière, So richly arrayed are steed and lady,
So wunderschön der junge Leib, Si merveilleux l’éclat de ta jeune beauté, So wondrous fair the young form.
Jetzt kenn ich dich - Gott steh mir bei! Je te connais ! Dieu me protège ! Now I know you – God help me!
Du bist die Hexe Lorelei. - Tu es Lorelei, la sorcière ! You are the witch Lorelei. –

„Du kennst mich wohl - von hohem Stein « C’est vrai, tu me connais – d’un rocher escarpé ‘You know me indeed – from its high rock
Schaut still mein Schloß tief in den Rhein. Silencieux, mon château regarde au fond du Rhin. My castle looks silently down over the Rhine
Es ist schon spät, es ist schon kalt, Il est bien tard, il fait bien froid, far below.
Kommst nimmermehr aus diesem Wald.” Plus jamais de ce bois tu ne ressortiras. » It is already late, already it grows cold.
You will never leave this forest again.’

RICHARD STRAUSS (1864-1949)


2 Morgen Demain ! Tomorrow!
John Henry Mackay (1864-1933)

Und morgen wird die Sonne wieder scheinen, Et demain le soleil brillera de nouveau, And tomorrow the sun will shine once more,
Und auf dem Wege, den ich gehen werde, Et sur le chemin que suivront mes pas, And on the path that I shall walk
Wird uns, die Glücklichen, sie wieder einen Nous, les heureux, encore il nous réunira, It will unite us happy ones again
Inmitten dieser sonnenatmenden Erde . . . Au sein de cette terre abreuvée de soleil… In the midst of this sun-breathing earth . . .

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Und zu dem Strand, dem weiten, wogenblauen, Et vers la rive, vaste, et bleue de tant de vagues, And to the wide, blue-waved shore
Werden wir still und langsam niedersteigen, Sans un mot, à pas lents, tous deux nous We will go down, quietly and slowly;
Stumm werden wir uns in die Augen schauen, descendrons ; Mutely we will gaze into each other’s eyes,
Und auf uns sinkt des Glückes stummes Nous nous regarderons dans les yeux sans rien dire, And the speechless silence of bliss will fall upon
Schweigen . . . Et le silence du bonheur sur nous se posera. us . . .

3 Meinem Kinde À mon enfant To My Child


Gustav Falke (1853-1916)

Du schläfst und sachte neig ich mich Tu dors, et moi doucement je me penche You sleep, and gently I lean down
Über dein Bettchen und segne dich. Sur ton petit lit et te bénis. Over your cot and bless you.
Jeder behutsame Atemzug Et ta respiration légère, chaque fois, Every cautious breath
Ist ein schweifender Himmelsflug, Est un envol vagabond vers le ciel, Is a roving flight towards the heavens,
Ist ein Suchen weit umher, C’est une quête, loin, très loin, Is a quest far and wide to see
Ob nicht doch ein Sternlein wär, À la recherche d’une étoile If there might not be some little star
Wo aus eitel Glanz und Licht Où, ceint d’un pur éclat et de lumière, From whose pure lustre and light
Liebe sich ein Glückskraut bricht, L’amour viendrait cueillir une herbe de bonheur Love may pluck an auspicious herb,
Das sie geflügelt herniederträgt Qu’il apporterait jusqu’à toi, sur ses ailes, Then bear it down upon her wing
Und dir aufs weiße Deckchen legt. Et qu’il déposerait sur tes petits draps blancs. And lay it on your white coverlet.

ALBAN BERG (1885-1935)


SIEBEN FRÜHE LIEDER SEPT LIEDER DE JEUNESSE SEVEN EARLY SONGS
4 I. Nacht Nuit Night
Carl (Ferdinand Max) Hauptmann (1858-1921)
Les nuages couvrent la nuit et la vallée, Clouds gather over night and valley,
Wolken über Nacht und Tal, La brume flotte, l’onde murmure doucement. Mists hover, waters murmur gently.
Nebel schweben, Wasser rauschen sacht. Voici que maintenant d’un coup tout se dévoile : Now all of a sudden the veil is lifted:
Nun entschleiert sich’s mit einem mal: Oh, prends garde ! Prends garde ! Oh behold! Behold!
O gib Acht! Gib Acht!
Un vaste pays de merveilles ouvre ses portes. A vast wonderland opens up:
Weites Wunderland ist aufgetan. Des montagnes d’argent surgissent, immenses, Silvery mountains tower, grand as in a dream;
Silbern ragen Berge, traumhaft groß, féériques, Silent paths leading valleywards, silver-bright,
Stille Pfade silberlicht talen Et de muets sentiers éclatant de blancheur From a secret womb;
Aus verborg’nem Schoß; Montent du sein caché de la vallée ;

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Und die hehre Welt so traumhaft rein. Et le monde est sublime, et pur comme en un And the sublime world so divinely pure.
Stummer Buchenbaum am Wege steht songe. A mute beech-tree stands on the pathway,
Schattenschwarz, ein Hauch vom fernen Hain Un hêtre silencieux se tient près du chemin, Shadowy black – a breath from the distant grove
Einsam leise weht. Noir de ténèbres ; un souffle du bosquet lointain Wafts solitary and soft.
Passe, paisible et solitaire.

Und aus tiefen Grundes Düsterheit Et de l’obscurité de la vallée profonde And from the gloom far below
Blinken Lichter auf in stummer Nacht. Scintillent des lueurs dans la nuit qui se tait. Lights twinkle in the silent night.
Trinke Seele! Trinke Einsamkeit! Bois, mon âme ! Bois la solitude ! Drink, soul! Drink solitude!
O gib Acht! Gib Acht! Oh, prends garde ! Prends garde ! Oh behold! Behold!

5 II. Schilflied Chant du roseau Song Amid the Reeds


Nikolaus Lenau (1802-1850)

Auf geheimem Waldespfade Par un sentier secret au plus profond des bois, On a secret forest path
Schleich’ ich gern im Abendschein J’aime, aux lueurs du soir, à me faire un passage, I like to steal in the evening light
An das öde Schilfgestade, Vers la rive déserte où pousse le roseau, To the deserted reedy bank,
Mädchen, und gedenke dein! Ma mignonne, et je pense à toi ! Maiden, and think of you!

Wenn sich dann der Busch verdüstert, Et puis, quand les buissons se couvrent de When the bushes then grow dark,
Rauscht das Rohr geheimnisvoll, ténèbres, The reeds rustle mysteriously,
Und es klaget und es flüstert, Un mystérieux frisson agite les roseaux, Lamenting and whispering
Daß ich weinen, weinen soll. Cela gémit, cela murmure, That I must weep and weep.
Et mes pleurs, aussitôt, mes pleurs baignent
mes yeux.

Und ich mein’, ich höre wehen Alors, tout bas, je crois entendre And I seem to hear, gently wafting,
Leise deiner Stimme Klang, Passer le doux son de ta voix, The sound of your voice,
Und im Weiher untergehen Et dans l’eau noire de l’étang And your lovely song
Deinen lieblichen Gesang. S’abîmer ton chant adorable. Drowning in the pond.

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6 III. Die Nachtigall Le rossignol The Nightingale
Theodor Storm (1817-1888)

Das macht, es hat die Nachtigall C’est l’ouvrage du rossignol It is because the nightingale
Die ganze Nacht gesungen; Qui a chanté la nuit entière ; Has sung all night:
Da sind von ihrem süßen Schall, Aux accents de son chant suave Now, from her sweet song,
Da sind in Hall und Widerhall Et dans ses échos répétés, As it echoed and re-echoed,
Die Rosen aufgesprungen. Toutes les roses sont écloses. The roses have burst forth.

Sie war doch sonst ein wildes Blut, Elle était naguère une sauvageonne, She was once a wild creature;
Nun geht sie tief in Sinnen, La voilà maintenant qui s’avance, pensive, Now she wanders, deep in thought,
Trägt in der Hand den Sommerhut Son chapeau d’été à la main Holding in her hand her summer hat,
Und duldet still der Sonne Glut Et souffrant sans un mot la flamme du soleil, And silently endures the heat of the sun,
Und weiß nicht, was beginnen. Et ne sait par où commencer. And does not know what to do.

Das macht, es hat die Nachtigall C’est l’ouvrage du rossignol It is because the nightingale
Die ganze Nacht gesungen; Qui a chanté la nuit entière ; Has sung all night:
Da sind von ihrem süßen Schall, Aux accents de son chant suave Now, from her sweet song,
Da sind in Hall und Widerhall Et dans ses échos répétés, As it echoed and re-echoed,
Die Rosen aufgesprungen. Toutes les roses sont écloses. The roses have burst forth.

7 IV. Traumgekrönt Couronné de songe Crowned with Dreams


Rainer Maria Rilke (1875-1926)

Das war der Tag der weißen Chrysanthemem, C’était le jour des blancs chrysanthèmes, That was the day of the white chrysanthemums;
Mir bangte fast vor seiner Pracht… J’avais presque peur de leur splendeur… Its splendour almost frightened me . . .
Und dann, dann kamst du mir die Seele nehmen Et puis, et puis tu es venue prendre mon âme, And then, then you came to take my soul
Tief in der Nacht. Au plus profond de la nuit. In the depths of night.
Mir war so bang, und du kamst lieb und leise, Mon cœur était si lourd, et toi, charmante et I was so afraid, and you came sweetly and gently;
Ich hatte grad im Traum an dich gedacht. douce, I had just thought of you in my dreams.
Du kamst, und leis’ wie eine Märchenweise Tu vins, et dans mon rêve j’avais pensé à toi. You came, and soft as a fairy melody
Erklang die Nacht. Tu vins et, doucement, comme une musique The night resounded.
céleste,
La nuit s’est mise à chanter.

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8 V. Im Zimmer Dans la chambre In the Room
Johannes Schlaf (1862-1941)

Herbstsonnenschein. Soleil d’automne. Autumn sunshine.


Der liebe Abend blickt so still herein. Le doux soir jette un œil paisible dans la chambre. The lovely evening looks in so quietly.
Ein Feuerlein rot Un petit feu vermeil A little red fire
Knistert im Ofenloch und loht. Crépite dans le poêle et danse. Crackles and blazes in the stove.
So, mein Kopf auf deinen Knien, Ainsi, ma tête sur tes genoux, Just like this, with my head on your knees,
So ist mir gut. Ainsi je me sens bien. Like this I feel good.
Wenn mein Auge so in deinem ruht, Lorsque mes yeux ainsi reposent dans les tiens, When my eyes rest in yours like this,
Wie leise die Minuten ziehn. Comme les minutes passent doucement. How gently the minutes pass!

9 VI. Liebesode Ode d’amour Ode to Love


Otto Erich Hartleben (1864-1905)

Im Arm der Liebe schliefen wir selig ein, Dans les bras de l’amour nous dormions, In the arms of love we fell blissfully asleep.
Am offnen Fenster lauschte der Sommerwind, bienheureux, At the open window the summer breeze listened,
Und unsrer Atemzüge Frieden Le vent d’été écoutait par la fenêtre ouverte, And carried our peaceful breathing
Trug er hinaus in die helle Mondnacht. Et emportait la paix de nos calmes soupirs Out into the bright moonlit night. –
À travers la clarté de cette nuit de lune.

Und aus dem Garten tastete zagend sich Du jardin, hésitant, un doux parfum de roses And from the garden a scent of roses
Ein Rosenduft an unserer Liebe Bett Se frayait un chemin jusqu’à notre lit d’amour Hesitantly made its way to our bed of love
Und gab uns wundervolle Träume, Et nous offrait des rêves merveilleux, And gave us wondrous dreams,
Träume des Rausches, so reich an Sehnsucht. Rêves d’ivresse, si riches de désir. Dreams of rapture – so rich in longing!

10 VII. Sommertage Jours d’été Summer Days


Paul Hohenberg (1885-1956)

Nun ziehen Tage über die Welt, Maintenant passent sur le monde Now days sent from blue eternity
Gesandt aus blauer Ewigkeit, Des jours que nous envoie l’éternité d’azur, Pass over the world;
Im Sommerwind verweht die Zeit. Le temps se perd dans le vent d’été. Time drifts by on the summer breeze.
Nun windet nächtens der Herr Maintenant, la nuit, le Seigneur Now at night the Lord weaves
Sternenkränze mit seliger Hand Tresse de sa main bénie des couronnes d’étoiles Garlands of stars with blessed hand
Über Wander- und Wunderland. Sur cette terre de monts et de merveilles. Over this land of wanderings and wonders.

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O Herz, was kann in diesen Tagen Ô mon cœur, en ces jours, que peut dire O heart, in these days, what can
Dein hellstes Wanderlied denn sagen Ton chant si pur de voyageur Your most cheerful walking song express
Von deiner tiefen, tiefen Lust: De ta profonde, profonde joie ? Of your deep, deep joy?
Im Wiesensang verstummt die Brust, Dans le chant des prairies ton sein devient muet, In the song of the meadows the heart falls silent,
Nun schweigt das Wort, wo Bild La parole à présent se tait quand des images And words fail, when image upon image
um Bild Zu dir zieht und dich ganz erfüllt. En foule te visitent et pleinement te comblent. Greets you and fulfils you utterly.

RICHARD STRAUSS
VIER LETZE LIEDER QUATRE DERNIERS LIEDER FOUR LAST SONGS
11 I. Frühling Printemps Spring
Hermann Hesse (1877-1962)

In dämmrigen Grüften Dans des antres obscurs In twilit caverns


träumte ich lang J’ai longtemps rêvé Long have I dreamt
von deinen Bäumen und blauen Lüften, De tes arbres, de tes brises d’azur, Of your trees and blue skies,
von deinem Duft und Vogelsang. De tes parfums et de tes chants d’oiseaux. Of your fragrance and birdsong.

Nun liegst du erschlossen Maintenant tu es là, révélé Now you lie revealed
in Gleiß und Zier, Dans ton éclat et ta splendeur, In your glittering array,
von Licht übergossen Inondé de lumière, Bathed in light
wie ein Wunder vor mir. Comme un miracle devant moi. Like a miracle before me.

Du kennst mich wieder, Tu me reconnais, You know me again,


du lockst mich zart, Doucement tu m’attires, You lure me tenderly,
es zittert durch all meine Glieder Je sens à travers tous mes membres All my limbs tremble
deine selige Gegenwart. Frémir ta présence divine. With your blessed presence.

12 II. September Septembre September


Hermann Hesse

Der Garten trauert, Le jardin pleure, The garden mourns,


kühl sinkt in die Blumen der Regen. La pluie en froides gouttes tombe sur les fleurs. The cool rain sinks into the flowers.
Der Sommer schauert L’été en silence frissonne, Summer shudders
still seinem Ende entgegen. Voyant approcher sa fin. Silently towards his end.

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Golden tropft Blatt um Blatt L’or s’égoutte de feuille en feuille Leaf upon leaf drops, golden,
nieder vom hohen Akazienbaum. Le long du grand acacia. Down from the tall acacia.
Sommer lächelt erstaunt und matt L’été sourit, étonné, alangui, Summer smiles, astonished and exhausted,
in den sterbenden Gartentraum. Dans le songe mourant du jardin. Into the garden’s dying dream.

Lange noch bei den Rosen Longtemps encore, auprès des roses Long by the roses
bleibt er stehen, sehnt sich nach Ruh. Il s’attarde, aspirant au repos. He tarries, yearning for rest.
Langsam tut er die großen Lentement, il ferme Slowly he closes
müdgewordnen [Augen] zu. Ses grands yeux devenus las. His [great]1 wearied eyes.

13 III. Beim Schlafengehen Au moment de dormir Going to Sleep


Hermann Hesse

Nun der Tag mich müd gemacht, Maintenant que le jour m’a rendu las, Now that day has made me weary,
soll mein sehnliches Verlangen Il est temps que la nuit étoilée May my ardent yearning
Freundlich die gestirnte Nacht Accueille mon fervent désir, Be enfolded by the benign starlit night
wie ein müdes Kind empfangen. En amie, comme un enfant fatigué. Like a tired child.

Hände, laßt von allem Tun, Mains, cessez toute activité, Hands, leave off all work;
Stirn, vergiß du alles Denken, Front, oublie toute pensée, Brain, forget all thought;
alle meine Sinne nun Tous mes sens à présent Now all my senses
wollen sich in Schlummer senken. Veulent plonger dans le sommeil. Long to sink into slumber.

Und die Seele unbewacht Et mon âme, sans surveillance, And the soul, unguarded,
will in freien Flügen schweben, Flottera, les ailes libres, Longs to soar up in freedom,
um im Zauberkreis der Nacht Dans le cercle enchanté de la nuit, So that, in night’s magic circle,
tief und tausendfach zu leben. Pour vivre d’une vie profonde et multiple. It may live deeply and a thousandfold.

14 IV. Im Abendrot Au couchant At Sunset


Joseph von Eichendorff

Wir sind durch Not und Freude Parmi les douleurs et les joies, Through adversity and joy
Gegangen Hand in Hand, Main dans la main nous avons cheminé ; We have walked hand in hand;
Vom Wandern ruhen wir Maintenant, de ce long voyage, Now we rest from our wanderings
Nun überm stillen Land. Nous nous reposerons sur ces calmes contrées. Above the still countryside.
1 Word not set by Strauss.
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Rings sich die Täler neigen, Tout autour les vallées s’inclinent, Around us the valleys slope down;
Es dunkelt schon die Luft, L’air déjà s’assombrit, Already the skies grow dark.
Zwei Lerchen nur noch steigen Seules, vers les hauteurs montent deux alouettes, Only two larks still rise
Nachträumend in den Duft. Rêvant parmi les parfums de la nuit. Dreamily into the haze.

Tritt her, und laß sie schwirren Viens, laissons-les s’ébattre, Come here, and let them fly.
Bald ist es Schlafenszeit, Il est temps de dormir, Soon it will be time to sleep,
Daß wir uns nicht verirren Ne nous égarons pas And we must not go astray
In dieser Einsamkeit. Dans cette solitude. In this solitude.

O weiter, stiller Friede! Ô vaste et calme paix ! O vast, tranquil peace!


So tief im Abendrot, Si profonde au couchant ! So deep in the sunset glow,
Wie sind wir wandermüde – Comme nous sommes las tous deux de ce voyage – How tired we are of wandering –
Ist dies etwa der Tod? Serait-ce donc la mort ? Might this perchance be death?

15 Malven Mauves Hollyhocks


Betty Wehrli-Knobel (1904-1998)

Aus Rosen, Phlox, Parmi roses et phlox, From among roses, phlox,
Zinienflor, Floraisons de zinnias, flowering zinnia,
ragen im Garten S’élèvent au jardin hollyhocks soar
Malven empor, De grandes mauves, up in the garden,
duftlos und ohne Sans parfum, sans without scent
des Purpurs Glut, Le feu de la pourpre, or crimson fire,
wie ein verweintes, Comme un visage like a tear-stained,
blasses Gesicht Couvert de pleurs, et blême, pallid face
unter dem gold’nen Sous la lumière beneath the golden
himmlischen Licht. Dorée des cieux. light of heaven.
Und dann verwehen Puis, doucement, bien doucement, And then they drift away
Leise, leise im Wind, Au vent s’envolent gently, gently on the wind,
zärtliche Blüten, Les frêles fleurs, these tender blooms,
Sommersgesind … Servantes de l’été. these servants of summer …

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CRÉDITS PHOTOS
P.8 Georges de la Tour, La Madeleine à la veilleuse. Paris, musée du Louvre. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre)
/ Gérard Blot. P.9 Pierre Bonnard, Déjeuner sous la lampe. Paris, musée d’Orsay. Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)
/ Michèle Bellot. P.16-17 Pablo Picasso, Guernica. Madrid, musée national centre d’art Reina Sofía. © Succession Picasso.
Photo © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand Palais / Alfredo Dagli Orti P.22 Georges Seurat, Le Dormeur. Paris, musée d’Orsay,
conservé au musée du Louvre. Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Tony Querrec. P.29 Gustav Kimt, Mother with two
children. Vienne, Osterreichische Galerie Belvedere. Photo © Bridgeman Images P.34 Georges Hendrik Breitner, Effet de
clair de lune (Maannacht). Paris, musée d’Orsay. Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Hervé Lewandowski. P.35 Edvard
Munch, Deux êtres, deux solitaires. Berlin, Kupferstichkabinett (SMPK). Photo © BPK, Berlin, Dist. RMN-Grand-Palais / Jörg P.
Anders. P.46 Edvard Munch, Soir. Mélancolie I (Sur la plage). Berlin, Kupferstichkabinett (SMPK). Photo © BPK, Berlin, Dist.
RMN-Grand-Palais / Jörg P. Anders. P.47 Egon Schiele, Naked Squatting. New York, Museum of Modern Art. Photo © Luisa
Ricciarini / Bridgeman Images.

Recorded in March 2020 at Auditorium CRR de Besançon (France)


LAURE CASENAVE RECORDING PRODUCER, EDITING & MASTERING
MARTIN WEBER GERMAN COACHING
CHARLES JOHNSTON ENGLISH TRANSLATION
RICHARD STOKES ENGLISH TRANSLATION (SUNG TEXT NO.15)
SUSANNE LOWIEN GERMAN TRANSLATION
MICHEL CHASTEAU FRENCH TRANSLATION (SUNG TEXTS)
VALÉRIE LAGARDE DESIGN & ARTWORK
SANDRINE EXPILLY COVER & INSIDE PHOTO (SANDRINE PIAU P.3)
YVES PETIT INSIDE PHOTO (JEAN-FRANÇOIS VERDIER P.18)
JC POLIEN INSIDE PHOTO (ORCHESTRE P.20)

Frühling, September, Beim Schlafengehen, aus: Hermann Hesse, Sämtliche Werke in 20 Bänden.
Herausgegeben von Volker Michels. Band 10: Die Gedichte. © Suhrkamp Verlag Frankfurt am Main 2002.
Alle Rechte bei und vorbehalten durch Suhrkamp Verlag Berlin.

ALPHA CLASSICS
DIDIER MARTIN DIRECTOR
LOUISE BUREL PRODUCTION
AMÉLIE BOCCON-GIBOD EDITORIAL COORDINATOR

ALPHA 727 p & © Alpha Classics / Outhere Music France 2020


also available

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