Vous êtes sur la page 1sur 8

L Etat

«  Nulle société ne peut subsister sans un pouvoir de commandement et une force …sans lois qui
modèrent l ‘appétit de plaisir et les passions sans frein . » Spinoza .

Le problème de la politique : comment assurer l ‘unité d ‘une cité , d ‘une société : comment unir la
pluralité des volontés individuelles et des intérêts individuels de sorte qu ‘ils forment une volonté
commune et un interêt commun en vue du bien de tous. ce n ‘est pas un Accord qui se fait par la
nature , mais est institué .Le citoyen: l ‘homme qui a des droits : liberté , propriété par institution :
Puffendorf .
Nous verrons comment L Etat peut permettre à l individu de s ‘accomplir quand l Etat défend les
droits de l ‘individu , nous verrons que l Etat peut aussi contrevenir aux droits de l ‘individu et
abuser de son pouvoir .

I ) L ‘origine des sociétés :


A ) Sociétés animales : règles fixées une fois pour toutes par le déterminisme naturel. Mode de vie
instinctif , pas d ‘évolution , pas de consentement volontaire ( d ‘où pas de refus ) ensemble de
réactions mécaniques prèscrites par l ‘hérédité .Vie en société pas de choix volontaire , pas objet
de choix conscient : par exemple un animal d ‘une espèce ne peut vivre au sein d ‘une autre
espèce . Respect de la hiérarchie , pas de choix des rapports qui dominent les animaux . pas de
volonté , pas de choix , pas de réflexion . Pures actions et réactions : instincts .grégaires.
B ) Sociétés humaines :insociable sociabilité : concept posé par Kant dans le texte p 371 .
L homme a une tandance à s ‘associer pour répondre à ses besoins , mais il a une tendance à se
dissocier : recherche de la compagnie de ses semblables et incapacité à se plier à des règles
commune de l ‘association . chacun veut l ‘emporter sur chacun et imposer sa volonté . la
concurrence cependant a de bons côtés permet de developper son habileté et son intelligence . l

l'homme est un animal qui, quand il vit avec d'autres [mem- bres] de son espèce a besoin d'un
maître. Car il abuse à coup sûr de sa liberté à l'égard de ses semblables; et, bien qu'en tant que
créature raisonnable il souhaite une loi) qui mette des bornes à la liberté de tous, pourtant, son
penchant animal égoïste l'entraîne à faire exception pour lui, quand il le peut. Il a donc besoin
d'un maître, qui brise sa volonté personnelle et le force à obéir à une volonté universellement
recon- nue, de sorte que chacun puisse être libre. Mais d'où sortira-t-il ce maître? Nulle part
ailleurs que dans l'espèce humaine. Mais ce maître est de la même façon un animal qui a besoin
d'un maître. L'homme peut donc mener cela comme il veut, on ne voit pas d'ici comment il
pourrait se procurer un chef de la justice publique qui soit lui- même juste; qu'il le cherche en un
particulier ou qu'il le cherche en une société de plusieurs personnes choisies à cet effet. Car
chacun, parmi eux, abusera toujours de sa liberté si personne n'exerce sur lui un contrôle
d'après les lois. Mais le chef suprême doit être juste en lui-même et être pourtant un homme.
C'est pourquoi cette tâche est la plus difficile de toutes, et même sa solution parfaite impossible :

‘antagonisme entre les hommes va obliger les hommes à organiser leur vie en société en instituant
des lois et les obliger à progresser moralement . ils vont devoir developper une volonté
raisonnable sous peine de mourrir .
les hommes sont condamnés à avoir une histoire , à changer de modes de vie , d ‘institutions, de
régles de vie afin de survivre et de bien vivre , de vivre en paix . l ‘histoire : l ‘antagonisme des
passions à l ‘intérieur de l ‘âme humaine , l antagonisme des hommes entre eux qui créée un
dynamisme de changement .
l insociablilté menace sans cesse de dissoudre la société , la société doit être gouvernée par un
gouvernant que applique des lois qui limitent les actions des hommes , cependant celui qui
gouverne doit lui même rechercher le bien commun des individus en société . L homme l'homme
est un animal qui, quand il vit avec d'autres [mem- bres] de son espèce a besoin d'un maître. Car il
abuse à coup sûr de sa liberté à l'égard de ses semblables; et, bien qu'en tant que créature
raisonnable il souhaite une loi) qui mette des bornes à la liberté de tous, pourtant, son penchant
animal égoïste l'entraîne à faire exception pour lui, quand il le peut. Il a donc besoin d'un maître,
qui brise sa volonté personnelle et le force à obéir à une volonté universellement recon- nue, de
sorte que chacun puisse être libre. Mais d'où sortira-t-il ce maître? Nulle part ailleurs que dans
l'espèce humaine. Mais ce maître est de la même façon un animal qui a besoin d'un maître.
L'homme peut donc mener cela comme il veut, on ne voit pas d'ici comment il pourrait se procurer
un chef de la justice publique qui soit lui- même juste; qu'il le cherche en un particulier ou qu'il le
cherche en une société de plusieurs personnes choisies à cet effet. Car chacun, parmi eux,
abusera toujours de sa liberté si personne n'exerce sur lui un contrôle d'après les lois. Mais le chef
suprême doit être juste en lui-même et être pourtant un homme. C'est pourquoi cette tâche est la
plus difficile de toutes, et même sa solution parfaite impossible : dans un bois aussi courbe que
celui dont est fait l'homme, rien ne peut être taillé qui soit tout à fait droit. La nature ne nous
impose que de nous rapprocher de cette idée besoin d ‘un maître qui lui, même a besoin d ‘un
maître ! le problème fondamental de la politique est de trouver un critère de justice et de légitimité
pour celui qui prétend gouverner . ( Kant
Transition : Aristote nous permet de trouver ce critère :
C ) La constitution politique selon Aristote ; La cité est une communauté de besoins : « la cité est
une communauté de vie heureuse , c ‘est à dire dont la fin est la vie parfaite et autarcique pour les
familles et les lignages . «  Aristote . le bien de l ‘individu est visé par l ‘organisation de la vie en
société dans la cité comme le bien de tous . chaque individu doit être au service du bien de tous .
la cité est une communauté constitué en vue du bien vivre . La fin d ‘une chose : la pleine
suffisance d ‘une chose :la cité est une organisation politique en vue de la satisfaition de l ‘intérêt
commun des Citoyens . La vie dans la cité constituée par la division du travail et les échanges en
vue de s ‘autosuffire à soi même la cité un tout antérieur aux parties que sont les individus dont la
vie dépend des arts mécaniques multiples , des échanges économiques , des ressources militaires
, des impôts , des institutions judiciaires . La cité est la condition ontologique de la possibilité de vie
des individus et du bien vivre .
La politique déterminante pour le devenir moral de l ‘individu et son bonheur :la cité pas
considération de la vie mais de la vie bonne .
L’ ‘Etat ne prescrit pas à travers les lois ce qu ‘il faut faire en vue d ‘être heureux car chaque
individu a sa conception du bonheur : pour les uns ce sont les plaisirs des sens , l ‘acquisition de
richesses , de l ‘action pour les autres , l ‘action contemplative pour les autres .
Mais la possibilité de l individu de vivre dans la cité lui donne les moyens d ‘être heureux . , les
conditions matérielles du bonheur . mais selon Aristote c ‘est moins l ‘acquisition des choses qui
rendent l ‘homme heureux que l ‘accomplissement de son excellence propre : le bien. de l ‘homme
: vivre selon la vertu , selon une disposition que l ‘organisation politique doit actualiser par l
‘éducation et des conditions favorables d ‘éclosion : la raison , la vertu .
Théorie finaliste : tout être agit en vue d ‘une fin , en tant que cause finale , achévement par quoi
son essence est actualisée : l ‘actualisation de soi incluse bien et un plaisir qui se surajoute en
général à l ‘activité d ‘actualisation .
l ‘actualisation de l ‘essence de l homme c ‘est vivre selon la raison :
-sous le versant de la connaissance
-sous le versant de l ‘action rationnelle dans l ‘ordre politique .
le bien le plus élevé permis par la vie en société : le souverain bien : quand l ‘action est conforme
à la raison , à ce qui est raisonnable et peut être répété jusqu ‘à se transformer en disposition .
Mais pour réaliser la disposition morale de l homme à la raison , l ‘homme a besoin de la structure
de la cité le lien social permet d ‘acquérir la vertu par l enseignement .L enseignement de la vertu
dans la cité dépend de l existence de bonnes lois . et celles ci dépendent de l ‘excellence de la
constitution .
Conclusion : la politique doit assurer aux citoyens la disposition de ressources necessaires pour
vivre et doit mettre en oeuvre les conditions de leurs formation pour leur permeetre de vivre selon
leur vertu qui est l ‘existence raisonnable . l auto réalisation éthique de l ‘individu humain qui trouve
sa source dans une tendance naturelle devient l ‘objectif de la politique . les hommes peuvent
alors developper les vertus de justice ( trancher des différents ), de prudence (agir au mieux
dans un monde contingent ), d ‘amitié ( créer de la concorde)et de courage ( se défendre et
attaquer ) .
La politique produrait l ‘éthique et l ‘éthique pourrait être reproduite par la politique . le bonheur
résiderait dans la transformation du sujet . le bonheur : changement de l ‘individu : l ‘Etat rend l
‘homme heureux en le rendant vertueux . Mais est ce le cas de tous les Etats ?
Aristote distingue par exemple les Etats avec constitution et ceux sans constitutions
(C ) La constitution :
Ce sont les règles de la coopération et l’ action collective , règles collectivement admises que
les citoyens admettent comme un bien propre . Les citoyens possèdent un bien en commun qui est
la constitution : «  la constitution est une sorte de propriété commune … les citoyens sont ceux qui
possèdent en commun une cité une . « Politique II , 1 1261
La constitution est au fondement des institutions par lesquelles on prend des décisions collectives
exprimées par des lois .

La politique est un ordre institué entre les individus qui vivent dans la cité , elle organise les aprties
en vue du tout . la constitution garantit la vie de la Cité . » Toute mise en commun se fonde sur la
justice » Ethique à Nicomaque , VI , 9 . la justice doit régler les rapports entre les memebres de la
communauté et est la condition de la permanence de la communauté .
L ‘Etat est donc une société qui se tient unie et qui est à la poursuite d ‘une fin commune . C ‘est
aussi l ‘union d ‘îndividus dissemblables , liés par une relation d ‘autorité et de commandement .

B ) La légitimité du pouvoir :
La question à poser est est ce que le pouvoir gouverne dans l ‘intérêt de tous ou seulement dans
l ‘intérêt des gouvernants . Aristote : «  Les régimes qui visent l ‘avantage commun sont des
formes droites selon le juste , les formes de pouvoir qui visent le seul intérêt des gouvernants est
défectueuse . « 
Ainsi la royauté peut se détériorer quand elle est mise au service du gouvernant en tyrannie .
L ‘aristocratie peut dégénérer en oligarchie .
Et la masse qui a le pouvoir dans une démocratie peut gouverner pour soi et non pour tous .

Pouvoir exercé par un seul quelques uns la masse

pour tous royauté aristocratie régime constitutionnel

pour soi tyrannie oligarchie démocratie

C ) L ‘idéal politique :
Un gouvernement qui gouverne en vue du bien commun et en vue de l ‘égalité des cotoyens . Il
faut que celui qui détient le pouvoir soit désintéréssé . Il ne faut pas toujours que cela soit les
mêmes qui gouvernent , car ils pouraient confisquer le pouvoir pour servir leurs intérêts .
Confisqueraient pour eux , ce qui doit servir pour tous . Le critère de la justice est l ‘intérêt
général , le critère de la justice n ‘est donc pas qui gouverne , mais en vue de quoi , en vue de qui
gouverne t on ?

Les hommes se sont donné les moyens de juger la politique et Platon a été particulièrement
clairvoyant : l ‘on peut se demander ce qui détermine les hommes à faire la révolution , à changer
de régimes politiques au cours de l ‘histoire : est ce une claire vision du meilleur ou au contraire
un déterminisme inéluctable ?
II ) L ‘histoire de la décadence des régimes politiques selon Platon :
Platon montre qu ‘il y a une tendance de tous les régimes à se corrompre du fait de leurs nature
même :
A ) L aristocratie :
gouvernement des meilleurs , inégalitaire , basé sur la valeur militaire . La valeur est l ‘honneur
c ‘est à dire le courage militaire mais ce régime peut dégénérer en recherchant à la place de l
‘honneur , la richesse . En mettant la supériorité des hommes dans leurs possessions plutôt que
dans leurs actions .
B ) L ‘oligarchie : Etat fondé sur la recherche des richesses . l le pouvoir est donné aux plus riches
des citoyens . La richesse des uns accroît la pauvreté des autres . Ce qui va déboucher sur une
révolte des plus pauvres animés par des orateurs qui promettent le rétablissement de l ‘égalité et
de la justice .
C ) la démocratie :
Au temps de Platon elle est directe et tous peuvent y participer quelques soient leurs compétences
politiques . le pouvoir est donné au peuple . la démocratie dégénère par excès de revendication de
la valeur de la liberté et des revendications d ‘égalité . « licence de faire tout ce qu ‘on veut «  «  l
on n ‘est pas contraint de gouverner , ni d obéir si l on ne veut pas . « 
cela donne une situation de désordre , d anarchie , de passions . âme vide de science , vide de
vérité s abandonne au désir qui se présente . .
D où appel à un tyran pour rétablir l ‘ordre .
D ) La tyrannie :
excès de servitude . paradoxe de l obéissance à une servitude volontaire : ( la Boëtie ) les
hommes acceptent de perdre volontairemant leur liberté en échange de sécurité . Le tyran se
présente comme protecteur pour assurer une obéissance absolue . il promet une redistribution de
la richesse .

III) Les différentes théories politiques :

A) Hobbes : la monarchie constitutionelle : pouvoir aux mains d ‘un seul en vue de la sécurité et
par suite de la liberté .
B) Rousseau : la démocratie: Pouvoir aux mains de tous en vue de l ‘égalité de droits et de la
liberté .
C) Montesquieu : La séparation des pouvoirs : théorie de l « équilibre des pouvoirs le l éxécutif ,
le législatif , le judiciaire sont interdépendants mais doivent chacun limiter le pouvoir de chacun
afin que le pouvoir n abuse pas selon son essence du pouvoir . chaque pouvoir a sa sphère
propre , sans interférer avec le pouvoir de l autre . les pouvoirs sont séparés , ses memebres
ne sont pas les mêmes ( roi , ministres , députés , magistrats ) , les objets de ces pouvoirs sont
distincts . exemple : l éxécutif ne peut intervenir dans le législatif en proposant des lois , ou
dans le judiciaire en exercant des pressions . aucun membre législatif n ‘assure un mandat
exécutif ou judiciaire . Montesquieu cherche à distinguer les régimes politiques et montre que
dans chaque régime politique uen valeur domine : dans la monarchie , la vertu est amour de l
hommeur et du rang . dans le despotisme : la crainte va de pair avec l absence d ‘éducation .
D) dans la démocratie , c’est amour des lois qui conduit les hommes .
Quand le pouvoir n ‘appartient qu ‘à uen seule personne , l on est dans le despotisme , dans la
monarchie le pouvoir est partagé entre le roi l exécutif et la noblesse qui détient le pouvoir
judiciaire . dans la démocratie : l ‘exécutif et le judiciaire ne peuvent détenir le pouvoir législatif et
les lois sont faites dans l ‘intérêt des gouvernés .
Si il y a collusion entre législatif et exécutif les lois sont faites dans l ‘intérêt des gouvernants .
De même si il y a collusion entre l exécutif et le judiciaire qui peuvent conduire à des détentions
arbitraires . Si il y a collusion entre le législatif et l éxécutif et le législatif , celui qui gouverne
gouverne comme un tyran et non par a légitimité de la volonté du peuple .

IV) Rapport de la politique et de la morale :


La politique organise la relation des individus, du bien et du mal mais dans leurs effets publics et
institués définis comme ordre social , répondant aux intérêts de l Etat et pas forcément bien et mal
en soi , . la politique contraint l ‘homme à agir selon des lois assorties de sanctions s ‘il n y obéit
pas . Il répond à une exigence d ‘ordre social davantage que de justice . La morale se préoccupe
de la vertu privée de l ‘individu et témoigne du jugement intérieur que l ‘homme peut porter sur ses
actes indépendamment des lois . Il peut parfois s ‘opposer à l ‘ordre social au nom de ce qu ‘il
considère comme juste : c ‘est l ‘opposition entre le droit naturel et le droit positif .
NB / Il peut y avoir des actions légales non morales et des actions morales qui s ‘opposent à la loi
au nom de la morale .
La politique organise les relations entre les individus dans la cité , les rend telle moraux ? ou est -
elle d ‘un autre ordre ?
A ) Aristote :
La politique doit changer le citoyen : l ‘individu devient vertueux en obéissant aux lois . Vivre en
harmonie dans la société va permettre les échanges, l ‘industrie , l ‘art , la science . Si les
hommes sont dans des relations de violence entre eux , il n ‘est pas possible de developper
l ‘excellence de l ‘homme qui est de se conduire selon la raison , une disposition qui doit trouver
des conditions pour s ‘épanouir et developper ce qui fait de lui un homme : sa rationalité et son
caractère d ‘être raisonnable .
B ) Platon : L ‘Etat est la condition de l ‘effectivité de la morale , parce que les lois nous obligent à
devenir des êtres moraux , à force d ‘intérioriser la contrainte de la loi , devenons nous plus
moraux ? Non il y a des lois , parce que les hommes ne sont pas naturellement moraux .
Platon : la légende de Gygès , République II . ( Si nous pouvions être injustes impunément , nous
le serions : Gygès le berger est vertueux par crainte de la sanction , s ‘il découvre le pouvoir
d ‘être invisible , il devient immoral puisqu il n ‘a plus peur d ‘être puni par la loi : on n ‘est jamais
justes naturellement , mais par crainte . )
C ) Hegel : Le droit permet la coexistence des libertés individuelles , ce sont des règles de justice
qui sont établies par les hommes afin que la liberté des uns respectent celels des autres . Selon
Hegel , c ‘est le règne de l Etat de droit qui permet à la morale de devenir effective dans le
concretsinon l ‘exigeance morale rest toujours une abtraction , un voeu pieux dans la conscience
des sujets .
MAIS
D ) La politique peut aussi aller contre les idéaux de la morale :
On aurait alors le devoir moral de s ‘opposer à l ‘Etat . Pour penser la relation entre morale et
politique l ‘on peut utiliser la relation entre le droit naturel et le droit positif : le droit naturel serait la
conscience de la justice en soi indépendamment des intérêts d ‘un Etat .
Le droit positif serait l ‘ensemble des lois instituées dans un temps donné , en fonction d ‘un ordre
social voulu par l Etat à un moment donné . L ‘idéel serait un idéal d ‘ordre plutôt que de justice .
ordre social favorable au maintien du pouvoir : ordre éco , social possibles droit positif qui légalise
l ‘esclavage , les inégalités sociales, économiques , l ‘absence de liberté d ‘opinions , l ‘absence de
sécurité des citoyens … exemple des lois sous le régime de Vichy : loi sur la non assistance à
personne en danger à ce moment prêter assistance à victimes du terrorisme …Lois antijuives .
Selon Kelsen , seul compte la positivité des lois , ce qui leur donne une validité elles sont posées
par l ‘homme en vue de l ‘ordre , il n ‘y a pas d’autre source du droit . La justice idéale , n ‘existe
pas .

Selon Léo Strauss qui s ‘oppose à Kelsen , le seul fait que nous puissions nous demander ce que
valent nos lois , montrent que ce qui nous permet de juger la politique ne se ramène pas à l ‘ordre
institué , que nous avons en nous des idéaux de justice qui sont indépendants des ordres
politiques existants et qui permettent de faire évoluer le droit positif .
Exemple même si à une certaine époque , l ‘hommosexualité a été considérée comme un délit
puni d ‘emprisonnement , cela n ‘a pas empêché le combat pour faire reconnaître le droit des
homosexuels et remmetre en question la criminalisation de cette orientation sexuelle .
Exemple : lois antijuives : on ne peut abandonner sa conscience au législateur : nous devons être
hommes d ‘abord , et sujets ensuite : il faut garder une réflexion critique vis à vis des lois de l Etat :
ne pas y obéir simplement parce que c ‘est la loi .
Les droits de l ‘homme et du citoyen déclarés après la révolution française ont été pensés comme
des canons de justice universels et idéaux que devaient suivre les législateurs de la France post
révolutionnaire , mais aussi du monde car ils sont définis comme universels : c ‘est à dire
indépendants des pays , valables pour tous les hommes et à toutes les époques .
De nos jours remise en cause de cette universalité présentée par certains comme étant un
impérialisme de l ‘occident déguisé . Recherche des droits particuliers selon des cultures et des
religions : exemple la prise en compte valant jurisprudence de l ‘absence des mêmes codes
culturels pour juger un cas d ‘agression sexuelle .(La jurisprudence : adaptation de l application de
la loi à un cas déterminé qui se présente ) .

C ) La justice divine contre la justice étatique :la figure d ‘Antigone selon Hegel : Phénoménologie
de l ‘Esprit II
Le frère de Antigone Polynice a cherché à prendre le pouvoir à Créon , l Etat n ‘autorise pas de
sépulture à Polynice , Antigone au nom des lois morales non écrites supérieures à celles
arbitraires instituées par les hommes se révolte contre l Etat qui ne respecte pas les droits
fondamentaux des hommes . La lutte d Antigone est lutte de la subjectivité contre l Etat , mais
cela pourrait être de nos jours un combat contre un groupe industriel : Monsanto Etc …On a le
droit de résister à des lois quand celles ci se détournent de leur finalité première qui est de
protéger les individus au sein de la société .

D ) le droit de résistance : Locke : «  Second traité du gouvernement civil . « 222


L Etat a pour légitimité de faire respecter les droits naturels fondamentaux de l ‘individu :
vie , liberté , propriété . «  l ‘autorité publique doit défendre les droits des individus « Aristote ,
Politique 1, 1 . Le pouvoir de l Etat doit donc être limité .

Selon Locke : « La liberté de chaque individu , le sentiment qu ‘il a de sa propre sureté , dépend
de l ‘administration impartiale de la justice . »
Locke défend le rôle de l Etat devant être une république : une chose publique , visant le bien de
tous au moyen des lois : les citoyens sont tous égaux devant la loi . Il a pour objet de protéger la
propriété par exemple . Traité du gouvernement civil , 93 .
Qui peut juger quand l Etat trahit son mandat ?
PB des factions , de citoyens qui animés par des intérêts particuliers , privés ou communautaires
se désolidarisent du tout ? Traité du gouvernement civil , 240 . Il faut que cela soit l ‘ensemble des
individus qui se désolidarisent de l Etat . L ‘Etat est mandaté par l ‘ensemble des individus qui lui
confie son droit de se gouverner : les individus renoncent à se gouverner eux mêmes pour être
gouvernés par les lois . C ‘est l ‘ensemble des individus qui a le droit de se révolter : faire la part.
entre l ‘activisme individuel et des révoltes groupusculaires qui se révoltent pour leur bien
particulier en prenant l ‘alibi du bien de tous .
Si l Etat ne protège plus les citoyens , les citoyens ont le droit politique et moral , de remmetre en
question un pouvoir qui menace la liberté civile et la justice . Mais PB le citoyen lambda connaît -il l
‘art de gouverner , et est il à même de juger ce qui est juste ou injuste , menace ou non sa liberté ?

E ) Une contradiction entre la politique et l ‘économie ?


Critique de l ‘Etat protecteur des droits des seules classes dominantes : pouvoir : pouvoir
économique ?
1 . Aristote : les échanges ont dérivé vers la chrématistique plutôt que le bien commun : le
commerce a en vue l ‘enrichissement de quelques uns plutôt que la satisfaction des besoins de
tous .
2. la charité comme moyen de compenser les inégalités .Pb la charité contreproductive part d
arbitraire , ne résoud pas l ‘organisation inégalitaire de la société au contraire contribue à la
maintenir : V. Yankélévitch : la charité est l ‘inverse de la justice , privée , particulière et non
publique et universelle , …
3Locke montre que si l Etat doit protéger des droits naturels de l individu qui sont l existence , la
liberté , l ‘égalité de droist entre les hommes , la propriété . celui qui produit une chose par son
travail a un droit que l ‘on ne peut lui ôter sans son consentement . Il doit y avoir des limites à la
propriété qui sont les limites de la consommation : il faut laisser aux autres les biens
necessaires . Il faut pouvoir rendre possible la subsistance de tous , ne pas permettre que des
hommes restent dans la misère et le besoin tandis que d ‘autres seraient dans le superflu et l
‘abondance . Traité du gouvernement civil 2 , V , §29 . Comme Aristote , Locke montre que la
monnaie a ruiné l égalité naturelle des hommes avec le désir de posséder plus .
La société peut admettre des inégalités économiques à condition qu ‘elles ne compromettent pas
le bien commun . Il pense ici la nécessité de l ‘impôt pour redistribuer les ressources en excès
au profit du plus grand nombre .
3. Marx critique les droits de l ‘homme et la question des inégalités économiques: l ’exercice de
droits somme toute abstraits dégagés de leur conditions matérielles d ‘exercice . Les inégalités
économiques empêchent l ‘effectivité des droits de l homme . Ils représentant un idéal jamais
réalisé tant les conditions économiques conditionnent la possibilité de leurs réalisations : exemple :
être au chomage : condition concrète en contradiction avec l ‘exercice d ‘un droit au travail devenu
abstrait . les droits de l ‘homme protègent avant tout la propriété selon Marx .
III) Les différentes théories politiques :

A) Hobbes : la monarchie constitutionelle : pouvoir aux mains d ‘un seul en vue de la sécurité et
par suite de la liberté .
B) Rousseau : la démocratie: Pouvoir aux mains de tous en vue de l ‘égalité de droits et de la
liberté .
C) Montesquieu : La séparation des pouvoirs : théorie de l « équilibre des pouvoirs le l éxécutif ,
le législatif , le judiciaire sont interdépendants mais doivent chacun limiter le pouvoir de chacun
afin que le pouvoir n abuse pas selon son essence du pouvoir . chaque pouvoir a sa sphère
propre , sans interférer avec le pouvoir de l autre . les pouvoirs sont séparés , ses memebres
ne sont pas les mêmes ( roi , ministres , députés , magistrats ) , les objets de ces pouvoirs sont
distincts . exemple : l éxécutif ne peut intervenir dans le législatif en proposant des lois , ou
dans le judiciaire en exercant des pressions . aucun membre législatif n ‘assure un mandat
exécutif ou judiciaire . Montesquieu cherche à distinguer les régimes politiques et montre que
dans chaque régime politique uen valeur domine : dans la monarchie , la vertu est amour de l
hommeur et du rang . dans le despotisme : la crainte va de pair avec l absence d ‘éducation .
D) dans la démocratie , c’est amour des lois qui conduit les hommes .
Quand le pouvoir n ‘appartient qu ‘à uen seule personne , l on est dans le despotisme , dans la
monarchie le pouvoir est partagé entre le roi l exécutif et la noblesse qui détient le pouvoir
judiciaire . dans la démocratie : l ‘exécutif et le judiciaire ne peuvent détenir le pouvoir législatif et
les lois sont faites dans l ‘intérêt des gouvernés .
Si il y a collusion entre législatif et exécutif les lois sont faites dans l ‘intérêt des gouvernants .
De même si il y a collusion entre l exécutif et le judiciaire qui peuvent conduire à des détentions
arbitraires . Si il y a collusion entre le législatif et l éxécutif et le législatif , celui qui gouverne
gouverne comme un tyran et non par a légitimité de la volonté du peuple .