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SONDAGES, TECHNIQUES D’ENQUÊTES

1
&
ANALYSE DE DONNÉES

(STEAD)

POUR LE MASTER
« ANALYSE ECONOMIQUE & MODÉLISATION : AEM »

Pr. EL KAMLI Mohammed


2 INFORMATION :

 L’INFORMATION EST UNE NOUVELLE OU UN ÉLÉMENT


QUI PERMET D’ÉTENDRE LA CONNAISSANCE.

 UNE INFORMATION EST UN ÉLÉMENT QUI PERMET DE


COMPLÉTER NOTRE CONNAISSANCE SUR UNE
PERSONNE, UN OBJET, UN ÉVÉNEMENT … .
3

REMARQUE :
UN SYSTÈME D'INFORMATION EST CONSTITUÉ PAR
L’ENSEMBLE DES INFORMATIONS RELATIVES À UN
DOMAINE BIEN DÉFINI.
4
DONNEE :
 UNE DONNÉE EST UN MORCEAU D'INFORMATION CONSTITUÉ DE
SYMBOLES QUI DOIVENT ÊTRE ÉLABORÉS POUR PRODUIRE UNE
INFORMATION.

 UN SYSTÈME D'INFORMATION CONTIENT LES DONNÉES ET LES


TRAITEMENTS NÉCESSAIRES POUR ASSIMILER ET STOCKER LES
INFORMATIONS ENTRANTES ET PRODUIRE LES INFORMATIONS
SORTANTES.
5
 DANS LES SYSTÈMES D'INFORMATION NOUS
RETROUVONS GÉNÉRALEMENT LES TRAITEMENTS
SUIVANTS :

➢CONSULTATION DES DONNÉES


➢AJOUT DE DONNÉES
➢SUPPRESSION DE DONNÉES
➢MODIFICATION DE DONNÉES
6 BASES DE DONNEES :

 UNE BASE DE DONNÉES (BD EN ABRÉGÉ) EST UN


ENSEMBLE D’INFORMATIONS ARCHIVÉES DANS
DES MÉMOIRES ACCESSIBLES À DES
ORDINATEURS EN VUE DE PERMETTRE LE
TRAITEMENT DES DIVERSES APPLICATIONS
INFORMATIQUES PRÉVUES POUR ELLES.
7

 UNE BASE DE DONNÉES (BD EN ABRÉGÉ) EST


UN ENSEMBLE STRUCTURÉ DE DONNÉES
ENREGISTRÉES DANS UN ORDINATEUR ET
ACCESSIBLES DE FAÇON SÉLECTIVE PAR
PLUSIEURS UTILISATEURS.
8 ENQUETE :
 L'ENQUÊTE SE DÉFINIT COMME UNE RECHERCHE
OBJECTIVE, INDÉPENDANTE, MÉTHODIQUE ET
RIGOUREUSE.

 L'ENQUÊTE EST UNE MÉTHODE DE RECUEIL DE DONNÉES


PRIMAIRES À PARTIR D'UN QUESTIONNAIRE ADMINISTRÉ À
UN ÉCHANTILLON ISSU D'UNE POPULATION CIBLE.
9
METHODE D’ENQUETE :

UNE MÉTHODE D’ENQUÊTE PEUT SE DÉFINIR


COMME LA COMBINAISON DES MOYENS MISE EN
ŒUVRE POUR COLLECTER ET TRAITER
L’INFORMATION.
10 PRÉPARATION D’UNE ENQUÊTE :
ETAPE 1

ANALYSER LE CONTEXTE :
ACTEURS
MOYENS DISPONIBLES
PERSONNEL
ENQUÊTEURS
INTERPRÈTES
MOYENS LOGISTIQUES
11 PRÉPARATION D’UNE ENQUÊTE :
ETAPE 2
CLARIFIER LES OBJECTIFS :
EN FONCTION ON PROPOSE CE QUI
DÉTERMINE
DES OBJECTIFS GÉNÉRAUX LA TAILLE DE LA LA ZONE D’ÉTUDE
DE L’ÉTUDE ZONE D’ÉTUDE
DES OBJECTIFS LES HYPOTHÈSES LE DISPOSITIF (TYPE
SPÉCIFIQUES DE L’ENQUÊTE D’ENQUÊTE ET DE
ET DES QUESTIONS DE MÉTHODE)
RECHERCHE
12 PRÉPARATION D’UNE ENQUÊTE :

ETAPE 3

ELABORER LES HYPOTHÈSES :

CETTE ÉTAPE PERMET DE CADRER LA COLLECTE DE


L’INFORMATION ET DE LA LIMITER AUX DONNÉES
RÉELLEMENT NÉCESSAIRES.
13 PRÉPARATION D’UNE ENQUÊTE :

ETAPE 4

DÉFINIR LE DOMAINE D’ÉTUDE :

ECHELLE DE TRAVAIL

THÈME DE RECHERCHE
14 PRÉPARATION D’UNE ENQUÊTE :
ETAPE 5
PLANIFIER LES ACTIVITÉS :

 RÉPARTIR LES RESPONSABILITÉS POUR LES ACTIVITÉS À EXÉCUTER ET


LES OBJECTIFS /RÉSULTATS INTERMÉDIAIRES À ATTEINDRE

 FAIRE UN TABLEAU DE PROGRAMMATION DES ACTIVITÉS

 ORGANISER LA LOGISTIQUE NÉCESSAIRE À CES ACTIVITÉS


(FIXATION DES RENDEZ-VOUS, PRÉPARATION DE L’ÉQUIPEMENT)
15 ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :
QUESTIONNAIRE :
UN QUESTIONNAIRE EST UN ENSEMBLE DE QUESTIONS
CONSTRUIT DANS LE BUT D’OBTENIR L’INFORMATION
CORRESPONDANT AUX QUESTIONS DE L’ÉVALUATION.

TYPE DE QUESTIONNAIRE :
a) QUESTIONNAIRE OUVERT
b) QUESTIONNAIRE SEMI-OUVERT
c) QUESTIONNAIRE FERMÉ
ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :
16

1) COMMENT ÉLABORER UN QUESTIONNAIRE :

1.1) SE POSER LES BONNES QUESTIONS :


• QU’EST- CE QUE JE CHERCHE ?

• CHACUNE DES QUESTIONS EST-ELLE STRICTEMENT NÉCESSAIRE ?

• UNE SEULE QUESTION SUFFIRA-T-ELLE POUR OBTENIR CETTE INFORMATION ?

• LA PERSONNE INTERROGÉE SERA-T-ELLE EN MESURE DE RÉPONDRE ?

• LA PERSONNE INTERROGÉE VOUDRA-T-ELLE FOURNIR L’INFORMATION EXACTE ?


ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :
17

1) COMMENT ÉLABORER UN QUESTIONNAIRE :

1.2) STRUCTURER ET RÉDIGER LE QUESTIONNAIRE :

• CERNER LE SUJET D’INVESTIGATION ET CIBLER LE QUESTIONNAIRE DE


FAÇON PRÉCISE

• PRÉVOIR DES QUESTIONS QUI SE RECOUPENT POUR VÉRIFIER LA FIABILITÉ


ET LA COHÉRENCE DES QUESTIONS

• FORMULER DES QUESTIONS CLAIRES POUR LES RÉPONDANTS, CONCISES,


UNIVOQUES, NEUTRES, PRÉCISES, ET IMPLIQUANT LA PERSONNE
INTERROGÉE
18 ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :

2) COMMENT PRÉPARER L’ENQUÊTE :

2.1) CONSTRUIRE L’ÉCHANTILLON :


LE CHOIX DE LA MÉTHODE EST LIÉE À LA DÉFINITION DE LA
POPULATION QUI CONSTITUERA LE PUBLIC-CIBLE.
19 ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :
CETTE DÉFINITION DÉPEND :

• DE L’OBJET DE L’ENQUÊTE

• DES HYPOTHÈSES DE TRAVAIL CHOISIES

• DE LA NATURE DES DOCUMENTS DISPONIBLES

• DES CONTRAINTES DE L’ÉVALUATION

• DU DEGRÉ D’HOMOGÉNÉITÉ DE LA POPULATION

• DE L’ETENDUE DU TERRITOIRE DE L’ENQUÊTE


20 ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :

3) TESTER LE QUESTIONNAIRE :

IL S’AGIT DE VÉRIFIER LA CLARTÉ DES QUESTIONS,


LA FACILITÉ À RÉPONDRE, LA DURÉE ET LA
FLUIDITÉ DU QUESTIONNAIRE, LES PROBLÈMES
QUE PEUVENT RENCONTRER LES ENQUÊTEURS.
21 ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :
4) COMMENT ADMINISTRER LE QUESTIONNAIRE :

PAYS DÉVELOPPÉES :
LES ENQUÊTES PAR TÉLÉPHONE ; E-MAIL ; INTERNET
SONT DE PLUS EN PLUS PRATIQUÉES

PAYS EN DÉVELOPPEMENT :
L’ENQUÊTE EN FACE À FACE RESTE LE MOYEN LE PLUS
SÛR D’OBTENIR LES INFORMATIONS RECHERCHÉES
22 ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :
5) QUELLES SONT LES RESSOURCES NÉCESSAIRES ? :

• TEMPS

• RESSOURCES HUMAINES

• RESSOURCES FINANCIÈRES

• RESSOURCES MATÉRIELLES

• RESSOURCES LOGISTIQUES

• …………….
23
Enquête par questionnaire :
6) Quels sont les avantages et les limites de l’outil :

 INFORMATION FIABLE
 UTILE POUR MESURER LE CHANGEMENT ET FAIRE

AVANTAGES DES COMPARAISONS ENTRE OPINIONS

 PERMET DE CONSULTER UN GRAND NOMBRE DE

BÉNÉFICIAIRES FINAUX

 PERMET DE TRAVAILLER SUR UN « MODÈLE RÉDUIT »

DE LA POPULATION CIBLE (PERMET DE MESURER LES


RÉSULTATS D’UN PROGRAMME OU D’UNE POLITIQUE)
ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :
24
6) QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES LIMITES DE L’OUTIL :
 DEMANDE UN TEMPS DE RÉALISATION QUI EXCÈDE LA DURÉE

MOYENNE D’UNE MISSION D’ÉVALUATION

 NÉCESSITÉ DES RESSOURCES IMPORTANTES ET UNE LOGISTIQUE

LOURDE FOURNIES PAR UN PARTENAIRE LOCAL FIABLE

 NÉCESSITÉ DE DISPOSER DE DONNÉES SUR LA SITUATION DE DÉPART


LIMITES
 MOBILISE UNE ÉQUIPE DE TRAVAIL IMPORTANTE POUR

L’ADMINISTRATION DU QUESTIONNAIRE ET LE TRAITEMENT DES


RÉSULTATS

 DIFFICULTÉS ÉVENTUELLES À CONSTITUER L’ÉCHANTILLON

REPRÉSENTATIF;

 NE PEUT FOURNIR QU’UNE IMAGE SIMPLIFIÉE DE LA RÉALITÉ


25 ENQUÊTE PAR QUESTIONNAIRE :
7) COMMENT ADMINISTRER LE QUESTIONNAIRE :

• CODAGE DES QUESTIONNAIRES ;

• COMPTAGE DES RÉSULTATS ET CORRÉLATIONS ;

• ANALYSE DES RÉSULTATS.

REMARQUE :
L’EXPLOITATION DES QUESTIONNAIRES FERMÉS RISQUE DE
NE PAS PRODUIRE LES RÉSULTATS ATTENDUS.
26 CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :
C’est quoi un code ? :
Au sens strict un code est un “ dictionnaire
des équivalences entre deux langages “ (Le
Robert)

En quoi consiste une codification ? :


L’opération de codification consiste à
reconvertir le langage ordinaire du
questionnaire en un langage qui s’apprête
au traitement informatique.
27
CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :

Comment procéder ? :
L’opération de codification correspond à un
chiffrement, elle consiste à accorder un
chiffre unique à une variable, à une modalité
ou une réponse donnée.

Pourquoi un code ? :
Rendre possible le traitement et l’analyse
numérique de données récoltées surtout
28
CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :
Types de codes :

Numérique : composé uniquement de


chiffres :
Simple : 1 à n
Décimal : 1, 2, 3, …
11, 12, 13, 21, 22, 23, 31, 32, 33,…
111, 112, 121, 122, 131, 132, etc.

Alphanumérique : combine des chiffres et


des alphabets, comme par exemple : 12a,
12b, 12c ou A1, A2, A3.
29
CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :

Étape de la codification :
Elle s'effectue en général en deux temps :

✓ Pré codage du questionnaire : Codification


préalable des questions fermées et semi -
fermées

✓ Codage a posteriori : Codification


complémentaires après la réalisation des
enquêtes sur terrain (Codification des
réponses aux questions ouvertes, etc.)
30
CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :

Exemples pratiques :
Questions fermées :

1. L’exploitant recrute-t-il de la main d’œuvre extérieure ?


Code : [1. Oui, 2. Non]

En cas de oui 1
En cas de Non 2
31 CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :

Exemples pratiques :
Questions fermées :
2. Niveau d’instruction :
Code : 1. Analphabète, 2. Ecole primaire, 3. Niveau secondaire, 4. Niveau
supérieur

En cas Analphabète 1

En cas Ecole primaire 2


32
CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :
Exemples pratiques :
Questions semi fermées :
Quelle est l’activité secondaire du chef de l'UE ?
Code : 1. Agriculture; 2. Élevage; 3. Cueillette; 4. Exploitation du bois; 5.
Commerce; 6. Fonctionnaire; 7. Artisanat; 8. Apiculture; 9.Tourisme; 10. Autre
(préciser) :……………
En cas de Agriculture 1

En cas de Élevage 2
Etc.
En cas de « autre » 10
Puis inscrire la réponse
33
CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :
Exemples pratiques :
Questions ouvertes :
Quels objectifs en termes de production espérez-vous
atteindre à l’issue de la prochaine campagne agricole ?
…………………………………………………………………..…………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………

Le codage est effectué lors de l'opération de


dépouillement après avoir cerner les réponses et les
grouper, après quoi un code leur sera accordé.
34 CODIFICATION DES QUESTIONNAIRES :
Exemples pratiques :
Questions ouvertes :
Exemple : si, pour un échantillon de 50 individus, les
réponses à la question se présentent comme suit :
✓ Augmenter la production : 25 individus ;
✓ Améliorer la qualité : 10 individus ;
✓ Accroître la part de la production biologique : 8
individus ;
✓ Diverses réponses différentes pour les 7 restants.

Le code sera par exemple le suivant :


1. Augmenter la production, 2. Améliorer la qualité, 3. Accroître la part de la
production biologique, 4. autres
35 DÉPOUILLEMENT ET TRANSCRIPTION
SUR TABLEAU DES DONNÉES :

Dépouillement :
Ensemble d'opérations de vérification et d'épuration
des questionnaires, de finalisation de la codification.

Cas simples d'échantillon Cas pratiques de grandes


réduit : enquêtes :
Un traitement manuel permet de Le dépouillement informatique
faire ressortir les résultats et leur est nécessaire.
interprétation.
36 DÉPOUILLEMENT ET TRANSCRIPTION
SUR TABLEAU DES DONNÉES :
Transcription sur tableau des données :
Le tableau de données est une matrice (tableau à double
entrée) constitué de n lignes (individus) et m colonnes
(caractères) :
Caractères V1 V 2 … Vj … Vm M caractères
N Individus ..
Ind. 1
…….
Ind. i
…..
Ind. n
37 DÉPOUILLEMENT ET TRANSCRIPTION
SUR TABLEAU DES DONNÉES :
Transcription sur tableau des données :
Exemple simple :
Caractères Age** Activité Superficie …
Individus (Années) principale* (Ha)** …

1 65 20 0,4 …
2 40 21 1,5 …
3 30 21 0,8 …
4 83 21 2,0 …
……. ……. ……. ……. …
* Variables qualitative, ** Variables quantitatives
38 DÉPOUILLEMENT ET TRANSCRIPTION
SUR TABLEAU DES DONNÉES :

Transcription sur tableau des données :


Saisie et apurement des données :
Après la saisie des données, procéder à la vérification
des erreurs et de la validité des données introduite dans
une opération d'apurement.

L'apurement éviterait d'obtenir des résultats aberrants


dont l'interprétation pourrait induire le spécialiste en
erreur.
EXEMPLE DE TABLEAU DE DONNÉES : PROGRAMME ROSELT/OSS (EXTRAIT DU
TABLEAU DE DONNÉES SUR EXCEL DE L'ENQUÊTE NIVEAU 2 (UE)
Cas de l’observatoire de MH, IRA, Tunisie :
Caractères
39

Individus
<

<
EXEMPLE DE TABLEAU DE DONNÉES
TABLEAU FORMAT SPSS (Cas de l’observatoire de MH, IRA, Tunisie) :
40
Caractères
Individus <

<
41 ANALYSE DES DONNEES :
l’analyse des données est un ensemble de techniques
pour découvrir la structure, éventuellement
compliquée, d’un tableau de nombres à plusieurs
dimensions et de traduire par une structure plus simple
et qui la résume au mieux.

Remarque :
Cette structure peut le plus souvent, être représentée
graphiquement’’.
42 TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :
Quand l’opération de T&A des données
pourra être entamée ? :
✓Après avoir été rassuré de la fiabilité du tableau à la
suite de l’apurement ;

✓Dans la pratique des itérations entre dépouillement et


traitement des données s'avèrent parfois nécessaires
(résultats douteux ou incompatibles) ;

✓Donc, des corrections ultimes sont apportées dans le


tableau de données.
43 TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :

Deux grandes catégories de T&A des


données (selon les besoins de l'approche
méthodologique adoptée) :
é
❑ Analyse générale ou tri à plat ;

❑ Analyses complexes exigeant


la maîtrise de la modélisation
et/ou de l'économétrie.
44
TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :

Analyse générale ou tri à plat :

Deux grandes familles d'analyse :

✓ Cas des variables qualitatives

✓ Cas des variables quantitatives


45
TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :

✓ Cas des variables qualitatives :


Analyse de fréquences :

Fréquence : Nombre de fois le cas est présent.


Nombre de fois le cas est présent
( ) X 100
Nombre total de l’ échantillon
Pourcentage :

Pourcentage cumulé : Somme des pourcentages précédents.


46 TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :
Exemple : Résultats des analyses des fréquences de
la variable « niveau d'instruction » :

Variables Fréquence Pourcentage Pourcentage Cumulé


Analphabéte 9 36.0 36.0
Koutteb (Ecole
coranique) 3 12.0 48.0

Ecole primaire 11 44.0 92.0

Niveau secondaire 2 8.0 100.0

TOTAL 25 100.0
47 TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :
Représentations graphiques :
Histogramme de fréquences avec la courbe de la loi normale :

Secteurs
ou Fromage

Module 5_socio eco


TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :
48
✓ Cas des variables quantitatives :
49 TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :

✓ Cas des variables quantitatives :


Analyses descriptives :
La moyenne : la moyenne arithmétique, que l’on se contente
généralement d’appeler moyenne tout court, se calcule de la
manière suivante :
X 1 + X 2 + X 3 + ... + X i + .... X n
X=
n
où X1 , X2 , X3, …, Xn sont les valeurs successives de la variable
envisagée, et n le nombre total d’observations.

X =
X i
X se lit "x barre"
n
50 Distribution de fréquences :
F1 X1 + F2 X 2 + .... + Fi X i .... + Fn X n 
X= X=
FX
i i

n n

Exemple : Soient les âges observés dans une classe


d’école primaire. L’âge moyen des enfants sera de :
1*8 + 14*9 + 11*10 + 3*11 + 1*12
X=
30
La moyenne = 9,6 ans ou 9ans 8mois.
Il y a en effet 30 observations au total, correspondant à
l’effectif des 30 élèves de la classe.
51

La variance et écart-type :
la variance est égale à la somme des carrés des
écarts à la moyenne rapportée à l’effectif de la
population :

La variance : 2 =  f ( x − x) 2
n ou n-1

L’écart-type est la racine carrée de la variance :

L’écart-type : =  f ( x − x) 2
n ou n-1
La médiane : la médiane est le paramètre qui divise la
52

distribution en deux parties égales.


Dans une distribution simple :
Si le nombre d’observations est impair, il n’y a aucun
calcul à effectuer. Soit, pour 7 entreprises d’une région
donnée, les effectifs de leurs personnels respectifs : 15
25 66 74 87 194 432, la médiane de la distribution est
la 4iéme observation, soit 74 ; de part et d’autre de 74,
en effet, il y a 3 observations.
Si le nombre d’observations est pair la médiane
correspond à la moyenne arithmétique des deux
observations centrales.
53 TRAITEMENT ET ANALYSE DES DONNÉES :
Exemple : Analyse descriptive de 3 variables quantitatives :
Tableau de données et commande des analyse sur SPSS :
Analyses
demandées
Variables analysées

Module 5_socio eco


54 OUTILS D’ANALYSE DE DONNEES :

L'analyse des données moderne ne peut être dissociée


de l'utilisation des ordinateurs.

 De nombreux logiciels permettant d'utiliser les


méthodes d'analyse des données :
SPSS, Statistica, HyperCube et SAS fournissent des
modules complets d'analyse des données ; le
logiciel R aussi avec des bibliothèques comme
FactoMineR, Ade4 ou MASS ; Braincube, solution
d'analyse de données massives pour l'industrie.
55
SCIENCES SOCIALES :
✓ Les Sciences sociales rassemblent toutes les matières
scientifiques dont l’objet d’étude est lié aux activités et
au comportement des êtres humaines ;

✓ Les sciences sociales analysent donc les manifestations


de la société, aussi bien matérielles que symboliques.

✓ Les sciences sociales sont un ensemble


de disciplines étudiant divers aspects de la
réalité humaine.
56
SCIENCES HUMAINES & SOCIALES :

✓ L'expression Sciences Humaines et Sociales désigne


l'ensemble des disciplines scientifiques qui étudient les
humains et la société ;

✓ Les Sciences Humaines et Sociales s'intéressent aux


activités, aux comportements, à la pensée et aux
intentions, aux modes de vie, à l'évolution de l'être
humain, dans le passé ou dans le présent, qu'il soit seul
ou en groupe.
57 TECHNIQUES DE SONDAGES :

Population d’intérêt :

Exemples :
 Ensemble des étudiants de la FSJES Souissi ;
 Ensemble des ménages de la région de grand
Casablanca ;
 Ensemble des enfants de moins de 5 ans à Agdal ;
 Ensemble des chômeurs et leurs diplômes au Maroc.
58
On s’intéresse à la valeur de l’un ou l’autre paramètre-
population :
Exemples :
 Montant moyen dépensé par les étudiants de la FSJES -
Souissi ;
 Proportion d’étudiants de la FSJES - Souissi qui ont, durant
la semaine, un travail régulier rémunéré ;
 Revenu net moyen des ménages en région de Salé ;
 Revenu net total des ménages en région de grand
Casablanca.
59

60

Théorie des sondages :


Un ensemble d’outils statistiques permettant
d’extrapoler les résultats obtenus sur une partie de
la population à la totalité de celle-ci.
61 La réalisation d’un sondage comporte plusieurs étapes :
1. Spécifier les objectifs poursuivis ( raisons de la nécessité
d’une enquête) :
 Quelle est la population d’intérêt ? ;
 De quelles informations a-t-on besoin ? ;
 Quelle(s) variables(s) veut-t-on observer ? ;
 Quelles données veut-on récolter ? ;
 Quelle(s) hypothèse(s) de recherche cherche-t-on à
vérifier ? ;
 Quel(s) paramètre(s) de la population (total, moyenne,
variance, proportion, ….) ?
62
Spécifier les modalités de la collecte des
données :
 Qui ? ;
 Quand ? ;
 Comment ? ;
 Par quels moyens ? (interview par enquêteur,
questionnaire-papier, appel téléphonique,
….) ;
 Pour quel traitement ?.
63

64
7. Contrôle de la qualité des données (contrôle de la
cohérence, détection des valeurs aberrantes, etc.) ;
8. Analyse descriptive de l’ensemble des données ( Analyse
des données au moyen des méthodes habituelles de la
statistique descriptive (graphiques, distributions observées,
mesures de position, de dispersion ou de forme, approches
exploratoires, …..) ;
9. Utilisation au niveau de la population (inférence
statistique : il s’agit essentiellement d’un processus
d’estimation de paramètres-population)
65
Remarque : Le statisticien a le choix de l’estimateur, lié
généralement au choix du mode de tirage de
l’échantillon.

N.B. : Le choix du mode de tirage de l’échantillon est


effectué en tenant compte :
a) du coût qui en résulte ;
b) de la simplicité de mise en œuvre ;
c) de la conséquence sur la précision de l’estimateur.
66

67 b) Erreur d’observation :
Regroupe toutes les erreurs qui ne sont pas dus au plan de
sondage et au tirage de l’échantillon ; on peut la réduire de
manière importante en prêtant un soin particulier à la
conception et à la rédaction du questionnaire ;
Même avec un bon questionnaire, l’information obtenue
parfois insuffisante ou de mauvaise qualité.
Exemples :
 Certaines réponses peuvent être biaisées (quelle est
votre rémunération nette par mois, votre âge, ….) ;
 Certaines questions peuvent rester sans réponse
(question délicate, modalité de réponse non prévue,
….).
68
c) Erreur d’interprétation :
Provient le plus souvent d’une mauvaise maîtrise des
techniques de sondages et d’inférence statistique.

11) Publication des résultats de l’enquête.


69
CONCEPTS ET NOTATIONS DE BASE :

70


71


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73

74

75
76 
77 
78 
79 
80

81
Exemples :
➢Méthode de quotas : repose sur la connaissance
de la répartition dans la population d’un certain
nombre de caractères importantes (le sexe,
l’âge, la catégorie socio-professionnelle, ….).

L’échantillon est construit en choisissant les


individus de telle sorte que la répartition des
caractères retenus soit la même dans
l’échantillon et la population :
(Echantillon = « modèle réduit » de la population)
82
Exemple : Si une population d’étudiants comprend 55%
d’hommes, 40% d’enfants de père universitaire, 17%
d’individus de plus de 25 ans, etc., on construira un
échantillon qui respectera les mêmes proportions.

➢ Echantillonnage « sur place » :


Exemple : Sondage auprès des clients d’une grande
surface, réalisé par un enquêteur à la sortie du
magasin.
83
➢ Méthodes des itinéraires (ou Echantillonnage sur place) :

Avantages Inconvénients
Pas besoin d’une base de Impossibilité d’évaluer la
sondage, simplicité de mise en précision des estimateurs,
œuvre, réduction du coût de risque important de biais
l’enquête et du délai de livraison. de sélection.

84
85


86
87 

88
89 
90 
91

C.2. le sondage en grappes :


✓ La population U est partitionnée en sous-ensembles
appelés unités primaires ;

✓ On prélève un échantillon aléatoire d’unités


primaires et on interroge tous les individus des unités
primaires retenues.
92

Exemple :
La population que l’on veut sonder est celle d’une
région divisée en communes :
Sondage en grappe : on choisit un certain nombre
de communes selon une procédure de tirage du
type PESR et on interroge ensuite tous les individus
des communes retenues.
93

C.3. le sondage à plusieurs degrés :


✓ La population U est partitionnée en sous-ensembles
appelés unités primaires ;

✓ On prélève un échantillon aléatoire d’unités


primaires.

✓ Dans les unités primaires retenues, on définit des


unités secondaires parmi lesquelles on fait un
deuxième prélèvement aléatoire, etc.
94

Exemple :
La population d’une région divisée en communes
(unités primaires), elles-mêmes divisées en quartiers
(unités secondaires).

Sondage en grappe : on choisit un certain nombre de


communes selon une procédure de tirage du type
PESR et on interroge ensuite tous les individus des
communes retenues.
95 Sondage à 3 degrés :
1. Sélection d’un certain nombre de communes selon
une procédure de tirage du type PESR ;

2. Pour chaque commune retenue, sélection d’un


certain nombre de quartiers selon une procédure
de tirage du type PESR ;
96
3. Pour chaque quartier retenu, sélection d’un certain
nombre d’individus par une procédure de tirage du
type PESR.

Avantage : pas nécessaire de procéder la base


de sondage globale ; on ne doit disposer d’une
liste exhaustive des individus qu’au sein des
unités secondaires retenues.
97 

98
99

100